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Tour 3 - La Bataille de Paege - Année 0 - Mois 9 - Semaine 2
MessageSujet: Tour 3 - La Bataille de Paege - Année 0 - Mois 9 - Semaine 2   Tour 3 - La Bataille de Paege - Année 0 - Mois 9 - Semaine 2 EmptyDim 24 Fév - 1:09




  • Bloody Crown
La Bataille de Paege



Première Bataille de la campagne du Conflans, entre la Coalition du Nord et de Peyredragon contre le Conflans


La campagne avait été menée tambour battant depuis son commencement. Le Nord surprit le Conflans en l’attaquant dès que la première incursion fer-née sur Moat Cailin fut repoussée, deux mois auparavant. Jon Stark menait cette première armée, qui n’était qu’une diversion, alors que le Roi du Nord en personne devait percer avec les armées alliées. Des déconvenues diplomatiques mirent sévèrement à mal les plans du Nord et Jon Stark n’eut que deux choix ; rebrousser chemin, ou percer vers Harrenhal pour rejoindre l’armée de Peyredragon. De peur que son fils isolé soit détruit avec son armée, le Roi du Nord engagea le plus vite possible sa propre campagne depuis les Epois. L’armée principale du Nord avançait aux côtés de Peyredragon et utilisant son organisation par division, l’armée avança vite en couvrant un large terrain. Chaque unité restait proche de ses voisines, suffisamment pour les soutenir, mais tout en empruntant différents chemins pour balayer la région devant elle. Le Corps de Cavalerie nordien d’Arnaut Karstark était partout ; il poussa au Nord et toujours plus à l’ouest, identifiant l’arrivée du corps principal d’Harren le Noir dans la région, l’armée de Lyham Tully, chargé d’attaquer les envahisseurs en direction des Epois. Tully n’était pas seul dans la région ; Harrenhal était largement garni en troupes et une autre armée fer-née suivait à une semaine derrière. Toutefois, l’immense armée d’Harren le Noir se concentrait ailleurs, et les coalisés, pour la première fois, entamaient une campagne en supériorité numérique. La supériorité était sans doute qualitative également ; les nordiens venaient de gagner une guerre et n’avaient plus connu de paix véritable depuis quinze ans, tandis que les peyredragoniens volaient de victoire en victoire depuis six mois. Le plan général de campagne était simple pour les coalisés ; il fallait prendre de vitesse Harren le Noir car leur supériorité n’étant que provisoire, il fallait faire compter ce temps où ils étaient en meilleure posture pour rétablir au maximum l’équilibre entre les deux camps en guerre. Il fallait pour cela de la vitesse et de la flexibilité. Débordé par Jon Stark qui se présentait à Herpivoie et pris de court par l’avancée rapide des coalisés, Tully prit le parti de se fortifier au sud de Darry, pour tenir les fermes fortifiées et les hauteurs de la région. Son armée, organisée avec l’infanterie au devant, fut prise de court. Les nordiens étaient déjà présents, utilisant les ressources de leur cavalerie pour bloquer la progression riveraine. La Reine de Peyredragon, Rhaenys Targaryen, prit quant à elle la décision d’arrêter sur place l’avancée des troupes du Conflans, car le terrain était idéal pour livrer bataille. Voyant qu’il n’avait affaire qu’à quelques centaines de cavaliers mais se doutant que toute l’armée ennemie se rapprochait, Tully savait qu’il avait de plus des unités qui le contournaient pour l’encercler. Plutôt que d’attendre d’être détruit sur place par des forces très largement supérieures en nombre et venant de tous côtés, le coupant en plus de son ravitaillement, le chevalier de Vivesaigues décida d’opter pour la seule stratégie valide ; l’attaque.

L'armée du Conflans alignait environ 20 000 hommes contre environ 30 000 coalisés, qui, il est vrai, seraient tout d'abord 20 000 sur le terrain avant de recevoir plusieurs unités de renforts.

Les deux camps avaient chacun leurs forces et leurs faiblesses. Les coalisés entouraient déjà l’ennemi grâce à la manœuvre de leur avant-garde, disposaient également de troupes excellentes et aguerries… Ainsi que du terrifiant dragon Meraxès. Toutefois, seul un tiers de l’armée nordienne serait présente, le reste étant en cours de chemin ou trop loin pour participer aux combats. L’essentiel des efforts du début de la bataille porteraient donc sur les troupes de Peyredragon. De l’autre côté, Tully disposait d’une cavalerie nombreuse et de qualité, ainsi que de quelques points d’appui fortifiés, mais il était surclassé dans de nombreux domaines ; tireurs, infanterie lourde… La bataille s’annonçait terrible !


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Plan de Bataille des Coalisés

Les Coalisés veulent remporter rapidement la victoire, sans laisser le temps aux riverains de s’installer et de se fortifier. Ainsi, Rhaenys Targaryen a-t-elle utilisé la mobilité du Corps de Cavalerie Nordien de Lord Kastark pour envelopper l’armée Tully, peu manoeuvrante. Son but fut de destabiliser l’ennemi sur les flancs et de menacer ses arrières, elle se plaça donc seule dans le village de Hamstead, avec Meraxès, dans le but de perturber le déploiement ennemi. Une large troupe de cavaliers nordiens menacerait l’ennemi depuis le flanc gauche, tandis que le reste du Corps de Cavalerie retiendrait l’ennemi le temps que l’infanterie coalisée prenne position sur la colline. La menace sur la gauche serait renforcée de toute la cavalerie Peyredragonienne, sous le commandement de Ser Ulmer Rey. L’infanterie aura pour charge de fixer le front ennemi tandis que la charge sur la gauche des nordiens et peyredragoniens aura pour but de d’ébranler l’ennemi et de le tailler en pièces. L’infanterie du Nord obliquera vers la droite tandis que les renforts nordiens enfonceront le clou sur le cercueil de l’ennemi en l’attaquant de plein fouet, alors qu’il sera déjà affaibli. Rhaenys Targaryen restera mobile pour perturber le plus possible l’ennemi et se posera avec son dragon là où elle pourra accroître le plus les dégâts pour l’ennemi. Torrhen Stark tiendra quant à lui l’extrêmité droite de l’armée, la plus fragile car les nordiens ne combattent qu’avec une petite fraction de leurs troupes.

L’objectif est de bousculer l’ennemi pour le faire battre en retraite ou le mettre en déroute, afin d’ouvrir la route du Conflans et permettre la jonction avec Jon Stark.


Plan de Bataille du Conflans

Ser Tully sait parfaitement qu’il n’a pas l’avantage. Si au début de la bataille il a la supériorité numérique, il sait que d’autres unités ennemies peuvent rejoindre le champ de bataille. Il va donc attaquer. Déjà, il va foncer sur Hamstead à l’est, pour priver la coalition de ce point d’appui. Ensuite, une unité de troupes solides, des hallebardiers, avancera à l’ouest pour sécuriser une ferme fortifiée, sans savoir qu’elle est déjà sous la menace des cavaliers nordiens. Une troupe plus restreinte bien que plus mobile avancera au sud-ouest pour menacer le flanc ennemi. Le gros morceau du plan constitue à une attaque frontale et massive contre le centre coalisé ; un millier de cavaliers doit ouvrir l’attaque pour ébranler l’ennemi, puis 12 000 fantassins chargeront l’ennemi pour le briser ; de la cavalerie lourde et des chevaliers tentant d’envelopper les ailes des coalisés pour les forcer à fuir la queue entre les jambes.

L'objectif est de tenir Bourg Paege et son Castel en stoppant l’avancée ennemie.

Premier Tour ; Rencontre à Paege


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La bataille commence tôt le matin. Prévenu en fin de nuit du contact établi la veille au soir avec les avant-postes ennemis, Torrhen Stark fait lever tout son monde et l’armée, bien que très proche, n’arrive que morcelée alors que le soleil monte dans le ciel et dévoile une armée du Conflans déjà rangée en ordre de bataille. La cavalerie nordienne est partout, mais l’ennemi, même sans avoir conscience de sa présence, avance.

Face à Hamstead, c’est l’incompréhension. Aucun nordien. Rien. Personne. Une troupe d’élite du Conflans, renforcée de chevaliers et d’infanterie qui avance avec précaution dans les vergers, progresse prudemment alors que la brume matinale se lève. Soudain, un terrible rugissement se fait entendre et les hommes agrippent leurs armes ; certains se font dessus, d’autres refluent en désordre. On ne voit rien, mais le danger est là. Un bruit de fournaise, et c’est un jet de flammes qui enveloppe les premiers rangs. Le dragon et Rhaenys se dévoilent, dominant le couvert des arbres. Les troupes du Conflans se dispersent dans la plus grande confusion ; les chevaux hénissent de terreur, les hommes flanchent, reculent. Certains attaquent ; Rhaenys en abat un, Meraxès en déchiquette un autre à coup de dents. Des flèches sont tirées. Manquant de la puissance des arcs de plus grande envergure ou des arbalètes, les flèches ricochent en grande partie sur les épaisses écailles du monstre. Meraxès bondit et écrase un groupe de riverains, dispersant les courageux chevaliers en secouant un des nobles et sa monture ensemble dans sa gueule, avant de jeter leurs corps au loin. Toutefois, de braves lanciers se reprennent et s’ils sont incinérés pour la plupart, d’autres parviennent à larder pattes et torse du monstre. Rhaenys, dépassée par des centaines d’ennemis, accablée sous les projectiles et malgré sa bête qui attaque, vive comme l’éclair, décolle pour éviter de mourir encerclée. Hagards, les blessés sont très nombreux, les riverains dispersés dans les vergers. Des arbustes brûlent encore, les chevaux hennissent et les mourants hurlent ; la mêlée fut brève mais meurtrière !


Sur le flanc gauche, c’est la confusion. Si des lignes arrières arrivent des centaines de cavaliers de Peyredragon sous le commandement de Ser Ulmer Rey, les riverains prennent l’initiative ; leur aile attaque férocement la Réserve de Cavalerie du Nord et les nordiens s’alignent avant de charger à leur tour. Certains sont percés de flèches, d’autres brutalement empalés sur les lances des fantassins et chevaliers du Conflans. Mais la supériorité en cavalerie laisse l’avantage aux nordiens ; on dit que le jeune Botler tue ou capture trois chevaliers riverains coup sur coup, tandis que des groupes de cavaliers légers nordiens percent le flanc des riverains. Les chevaliers de la Verfurque poussent et renversent de nombreux sergents nordiens ; la mêlée de cavalerie est terrible. A cause du fracas des combats, une réserve nordienne, jusque là encore inconnue de l’armée Tully, se présente sur la colline à l’ouest de Paege. La menace qui pèse sur le flanc Tully est terrible ; les nordiens ont placé leurs unités de cavalerie sur le flanc gauche après que la Targaryen ait rusé sur le droit !

Avec ce concert de rugissements, le centre riverain hésite. Tully chevauche en retrait de ses troupes, à la tête de magnifiques groupes de chevaliers du Conflans. Son avant-garde pique des deux et les sergents montés arborant la bannière du Sautoir, du Sanglier ou de la Truite chargent en hurlant, lances couchées et épées tirées. Les cavaliers nordiens tiennent position. Lentement, ils abaissent leurs lances. Leur général, Lord Karstark en personne, hurle son fameux cri de guerre à ses hommes « A la charge ! A fond cavaliers, à fond ! » La contre-charge se lance au pied de la colline. Déjà de part et d’autres des corps de bataille qui s’avancent, les cavaliers se lancent les uns vers les autres. Le choc est puissant, et fera vibrer l’âme de ses parties prenantes jusqu’à la fin de leur vie. Les meilleures armures des cavaliers du Conflans comptent, mais l’élan des nordiens est important. Les lances se brisent, les chevaux hennissent. Dépassés, les riverains s’éloignent. Leur aile a néanmoins violemment percuté les tireurs de Peyredragon qui, gravissant la colline, se sont retrouvés nez à nez avec une lourde cavalerie. Des volées sont tirées à bout portant et les chevaux abattus jettent leur cavalier au sol, tandis que les rangs des tireurs sont fauchés par les épées et les masses, détrempant le sol de sang. Les cavaliers du Conflans sonnent toutefois la retraite alors que la taille de l’armée ennemie s’impose à eux. Les masses de tireurs s’arrosent de part et d’autres de la plaine, avec un net avantage pour la coalition, du fait d’un nombre bien plus grand de tireurs. Les flèches et carreaux sifflent dans les airs et claquent contre les boucliers, perforent les armures et les mailles des hommes d’armes du Conflans. Les tireurs de Peyredragon ayant investi le fortin abandonné criblent les cavaliers du Conflans depuis les créneaux. C’est un carnage, mais l’armée Tully avance, résolument. Les cavaliers Hoare sont incapables de fuir sous la grêle de tirs et sous la pression des cavaliers nordiens, eux-mêmes prisonniers des blocs d’infanterie du Dragon qui les suivent. Ce sera jusqu’à la mort… Karstark est blessé légèrement à de nombreuses reprises, mais serre les dents et pique des deux, emmenant ses nobles au cœur de la mêlée.

Torrhen Stark envoie messager sur messager pour se tenir informer de l’arrivée de ses renforts, et exhorte ses troupes en scandant d’anciens hymnes guerriers du Nord. Ses hommes répondent en chœur, prêts à en découdre. L’Hiver vient.


Pertes sur le flanc droit
- Meraxès est blessée ; elle sera handicapée dans ses prochains combats au corps à corps.
- Les riverains perdent 50 hommes : 20 lanciers, 10 archers, 10 chevaliers, 10 cavaliers légers.
Les riverains passent « ébranlés », des dizaines d’entre eux souffrent de brûlures ou de lacérations et les chevaux sont en pleine panique.


Pertes sur le flanc gauche
- Les nordiens perdent 450 hommes, soit 200 cavaliers légers, 200 cavaliers lourds, 50 chevaliers.
- Les riverains perdent 690 hommes, soit 320 lanciers, 100 archers, 270 chevaliers
Les survivants riverains dans l’infanterie passent « déroute » ; ils se sont fait massacrer par la cavalerie. En revanche, les chevaliers restent « confiants » malgré les pertes supérieures subies, grâce à la bravoure de ce type de troupe.

Pertes du centre
- Les Coalisés perdent 850 hommes, soit 600 arbalétriers et 100 archers pour Peyredragon, 100 cavaliers lourds et 50 chevaliers pour le Nord.
- Les riverains perdent 1 500 hommes, soit 600 cavaliers lourds, 900 fantassins moyens

Total 1er tour
- Les coalisés perdent 1 300 hommes, dont 700 de Peyredragon et 600 du Nord.
- Les Riverains perdent 2 240 hommes.


Second Tour ; Poussée des alliés, attaques et contre attaques


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La cavalerie nordienne piaffe d’impatience sur la gauche. Un Blunt de Pic-Glacial lève bien haut son épée et l’abaisse. La cavalerie s’ébranle. La terre tremble, sur l’arrière de Castel-Paege. Les nordiens chargent au son du cor. Les riverains eux, sont des professionnels. Les gardes de dizaines de petits seigneurs du royaume, ainsi que plusieurs centaines de sergents Tully. Les soldats forment un épais mur de mailles et de cuirs, brandissant leurs hallebardes, leurs vouges et leurs piques en direction de l’ennemi. La formation serrée tient le choc alors que les chevaux brisent les corps, les épées et lancent déchiquettent les hallebardiers. Des cavaliers se prennent des fers de hallebarde en plein corps, d’autres sont dévastés une fois piégés sous leur cheval abattu. La mêlée est terrible. Les fantassins sont massacrés mais la moindre avancée des cavaliers du Nord coûte cher en hommes de mérite ; la mêlée est confuse, les nordiens désemparés par les pertes et les riverains également. Plus bas, le premier affrontement entre cavaliers nordiens et troupes du Conflans s’achève sur une victoire nette ; les nordiens, plus nombreux et disposant de cavaliers de mérite, achèvent d’encercler les riverains déjà ébranlés par la première charge. Ils ne font pas de quartier, et lacèrent leurs ennemis à coups de lame. Les chevaliers riverains sont battus, les survivants s’enfuyant du champ de bataille, mais les nordiens, épuisés, se regroupent sur place.


Le centre connaît une poussée incroyable de la part des deux protagonistes. Voyant le flanc des riverains à découvert grâce au travail nordien sur l’aile, toute la cavalerie Peyredragonienne charge comme un seul homme. Les riverains, dont Lord Tully, constatent vite que le flanc est en danger. La réserve contre-charge, parfois avant même que l’ordre ne fut envoyé ! La tonnerre de milliers de sabots est terrible. 1 400 Riverains affrontent 2 400 Peyredragoniens. Le talent des sires du Conflans n’est plus à démontrer, et les pertes sont lourdes des deux côtés alors que les groupes de cavaliers se retrouvent éclatés par la charge ; l’engagement devient confus et les cavaliers se retrouvent à lutter étriers contre étriers avec leurs voisins. Les Peyredragoniens, beaucoup plus nombreux, arrivent à submerger leurs adversaires, faisant refluer leurs cavaliers lourds. Les chevaliers de Ser Tully, eux, tiennent fermement leurs positions et clament haut et fort leur honneur, leur envie de se battre, même dans l’adversité. Ser Rey, commandant la cavalerie de la Reine, est tué en duel contre Ser Bracken. Ses hommes hésitent, mais la vue au loin du dragon rend du courage à ces hommes, qui chargent derechef. Le capharnaüm est complet, entre les chevaux blessés qui fuient, les cavaliers agonisants et le chaos du combat.

L’infanterie de Peyredragon lâche de terribles volées de flèches et de carreaux en toute impunité. La proximité des deux armées rend le tir tendu impossible, aussi les tireurs refluent et c’est l’infanterie qui charge. Peyredragoniens et hommes de la Néra, tous font front et se jettent sans cohésion ni professionnalisme dans la mêlée. Mais en face, même combat. Les deux armées sont composées de milliers de fantassins qui courent sus à l’ennemi en brandissant leurs armes. Travail de boucher. Les hurlements déchirant des centaines de blessés couvre à peine le fracas des armes. Les riverains sont légèrement avantagés par leur plus grande proportion d’hommes d’armes, mais les Peyredragoniens ont un moral très élevé. Le tribut est très lourd dans ce carnage de la valetaille. Les lanciers de Peyredragon transpercent leurs ennemis, puis se font équarrir par les rangs suivants. Les deux blocs poussent, faisant trébucher et piétinant les blessés. Les peyredragoniens disposent en sus de l’appui de milliers de tireurs, qui tirent comme ils peuvent par-dessus la mêlée, ou mieux, depuis le fortin qui leur permet de cibler plus précisément la masse ennemie. Ces tirs redonnent l’avantage aux soldats de la Reine, avantage conquis à la pointe de la pique de sa garde, qui pousse en avant, laissant les coups ennemis rebondir sur l’armure de ces fantassins lourds tandis qu’ils empalent les premiers rangs des troupes Tully, et poussent en avant. La cavalerie de Karstark piétine dans un bain de sang depuis longtemps ; les troupes ennemies se pressent autour mais les tirs venant du fortin et la poussée des piquiers de la Reine à droite donnent de l’air aux nordiens, qui étrillent ce qui passe à leur portée malgré la fatigue. Karstark tombe d’épuisement et à cause des pertes de sang.

Plus à droite, la bonne nouvelle se répand. Une nouvelle division nordienne prend part à la bataille, les hommes de Winterfell ! Une grande clameur se répand dans les rangs nordiens alors que la division arrive au son des tambours et des cors de guerre, faisant trembler le sol du rythme martial de leur progression. C’est le moment que choisit le Roi du Nord pour brandir Glace au milieu des rangs des hallebardiers de Blancport. Un aide de camp souffle du cor et contre toute attente, les nordiens dépassent leurs tirailleurs en se ruant vers l’ennemi ! Cette soudaine contre-attaque prend les riverains à contre pied, qui pourtant attaquent à leur tour. Les rangs des nordiens incluent de petites unités de cavalerie, qui rentre comme dans du beurre dans les rangs des levées féodales riveraines, déjà accablées du feu des tirailleurs nordiens. Le bataillon de hallebardiers de Torrhen Stark disperse ses adversaires immédiats, ventilant une brume couleur sang à chaque fois qu’un fer rencontre la chair. L’agencement est excellent ; les nordiens eussent été fort en peine face à de la cavalerie lourde, mais de l’infanterie de mauvaise qualité est facilement dessoudée par la cavalerie de choc du Roi et son infanterie lourde, tandis que ses moins bonnes troupes encaissent des pertes sur les ailes. Le Roi est toutefois blessé ; un coup d’épée qui dévie sur son plastron entaille sa cuisse et s’il continue de combattre, l’homme est ralentit dans son œuvre sanglante. Le carnage est grand… Mais voilà qu’une manœuvre ennemie met en péril le flanc nordien. Des centaines de cavaliers lourds et de chevaliers riverains sortent de la forêt, en rangs serrés. Leur charge perfore les troupes moyennes du Nord, les détruisant dans leur furie ! les hommes sont impitoyablement massacrés et piétinés dans la charge. Mais voilà que fond du ciel la Reine de Peyredragon et le terrifiant Meraxès ! Le dragon aplatit plusieurs chevaliers en attérissant lourdement au sol, et en incendie plusieurs autres ! Cela ne suffit pas à combler la brèche, mais l’arrivée d’un monstre aussi haut qu’un moulin, déchiquetant ce qui passe à portée et carbonisant le reste, panique les cavaliers du Conflans, ainsi que les nordiens survivants à la percée ennemie.


Pertes sur le flanc droit (devient l’aile nordienne à droite du combat principal)
- Les nordiens perdent 1 480 hommes, dont 40 chevaliers, 40 cavaliers lourds, 600 lanciers, 600 fantassins moyens, 200 hallebardiers. Meraxès reste blessée
Le moral des nordiens reste « confiant », et « optimal » pour l’infanterie lourde. L’extrêmité de la ligne passe « ébranlée ».
- Les riverains perdent 1760 hommes 1 660 fantassins moyens et 50 cavaliers lourds, 50 chevaliers
Les riverains passent « ébranlés », seulement pour la cavalerie, car ils sont débordés par un dragon.


Pertes sur le flanc gauche
- Les nordiens perdent 550 hommes, soit 200 cavaliers lourds, 300 chevaliers, 50 cavaliers légers.
Les nordiens passent « ébranlés » car ils ont subi plus de 50% de pertes.
- Les riverains perdent 1030 hommes, soit 750 hallebardiers, 100 chevaliers, 180 lanciers
Les hallebardiers passent « ébranlés » du fait des pertes, les survivants de l’autre groupe passent « déroute » et s’enfuient.

Pertes du centre
- Les Coalisés perdent 2 130 hommes, dont 350 cavaliers lourds et 230 chevaliers de Peyredragon, 600 fantassins moyens et 750 lanciers, 100 piquiers. Les nordiens perdent 50 chevaliers et 50 cavaliers lourds.
Le moral reste globalement bon ; les pertes ennemies sont supérieures et les rangs arrières poussent vers l’avant.
Les peyredragoniens gardent la supériorité numérique, ils restent « confiants ».
- Les riverains perdent 2 930 hommes, soit 700 cavaliers lourds et 300 chevaliers, 200 lanciers, 1730 fantassins moyens
Les cavaliers lourds passent « ébranlés » et reculent, les chevaliers restent « confiants » et combattent. L’infanterie reste « confiante », car ses flancs sont encore protégés et les rangs arrière poussent vers l’avant. Le moral diminue, toutefois.


Total tours cumulés
- Les coalisés perdent 5 460 hommes, dont 2 730 de Peyredragon et 2 730 du Nord.
- Les Riverains perdent 7 960 hommes.


TroisièmeTour ; L’Enveloppement


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Sur la gauche, aucun des bélligérants ne lâche quoi que ce soit. Les hallebardiers Tully frappent à grands coups de lame les chevaliers et cavaliers lourds du Roi du Nord, l’élite de sa Réserve de cavalerie. La mêlée est confuse, mais les deux unités restent sur leurs positions. Les cavaliers tentent de percer les lignes ennemies par petits groupes. Certains y parviennent et renversent l’infanterie lourde ennemie pour les perforer de leurs lances, ou les pourfendre de leurs lames. D’autres sont bloqués, leurs chevaux jetés au sol et eux-mêmes déchiquetés par les lourdes hampes des hallebardes. La charge de flanc de renforts nordiens est compensée par la contre-charge de cavaliers légers, les éclaireurs de l’armée Tully. Les cavaliers des deux côtés échangent des orions violents et le sol se couvre un peu plus encore de cadavres. Les deux groupes, ébranlés par les pertes, perdent en efficacité ; il y a des blessés en quantité, des fuyards, les hommes rechignent à se battre alors que l’épuisement guette. Les renforts nordiens pèsent plus lourds et de gros groupes de nobles perforent les rangs des hallebardiers, qui partent en déroute avec les cavaliers légers. Toutefois, les pertes des fantassins sont telles qu’ils refluent dans le plus grand désordre, abandonnant leurs armes pour sauver leur peau. Les nordiens se regroupent malgré tout, incapables de poursuivre immédiatement sachant les pertes qu’ils viennent de subir.


Au centre, c’est le chaos. La charge de feu Ser Rey a ouvert les vannes du flanc riverain et tous les efforts de Tully semblent inefficaces pour combler la brèche. Les premières unités de Peyredragon, lanciers lourds à cheval, percutent violemment les flancs du centre riverain et fauchent des centaines d’hommes. L’infanterie de Peyredragon pousse, mais difficilement. La fatigue commence à se faire sentir et les hommes doivent passer sur un tapis de cadavres et d’agonisants. Un sergent du Conflans parvient à blesser un peu plus Lord Karstark, tuant ses deux gardes du corps en armure, avant de finir lui-même percé de plusieurs flèches. Lord Tully tient le flanc avec les restes de la brillante cavalerie du Conflans. Tout autour, hommes et chevaux trépassent. Il forme un dernier bloc et relance la charge, couvert de sang. Les peyredragoniens s’élancent à leur rencontre et la mêlée produit grand fracas. Plus au centre, piquiers de Peyredragon et cavaliers du Nord continuent de pousser. Les riverains, courageux, continuent de tailler dans les rangs adverses à coups d’épée et veulent se ménager un passage vers le fortin. Mais ils sont harassés de tirs venant du bastion, ou de volées qui passent par-dessus la ligne de front. Beaucoup n’avancent plus, certains reculent. L’ennemi attaque partout.


Sur la droite, Rhaenys Targaryen s’échine à abattre tous ceux qui s’approchent des flancs de son dragon, vulnérable au sol. Le monstre continue d’agripper chevaliers et montures, et c’est un bain de sang. Il tient le flanc à lui tout seul. Mais Rhaenys est plus fragile. Un chevalier, passant sur le côté, la frappe au visage avec sa lance de cavalerie. La pointe glisse sur son casque et lui arrache du visage, non sans lui entailler la pommette. Le sang coule abondamment, même si la blessure est superficielle. Dépassant leur stupeur, les soldats de la division de Winterfell rejoigne le combat en hurlant. Ils sont fantassins et non cavaliers, mais ils perforent la mêlée alors que l’ennemi est dispersé à cause du dragon. La mêlée dégénère en quantité de combats individuels. Lord Nerbosc est tué, jeté à bas de sa monture par plusieurs lanciers Cerwyn qui le lardent de coups d’épieux. Les tirs des nordiens, maladroits car mal ajustés, font refluer plusieurs groupes de cavaliers. Les tirs d’archers du Conflans font hurler le dragon de colère, mais la bête est très vite soulagée ; l’Hiver est venu pour les ennemis du Loup et du Dragon. Du côté de la division du Sud-Est, Torrhen Stark lance en criant une prière martiale aux Anciens Dieux, reprise par ses hommes. Les hallebardiers ponctuent l’avancée de l’invocation par leurs cris rauques. Huss. Huss. Ils poussent en avant, taillant en pièce les hommes d’armes pauvrement équipés et entraînés du Conflans. Sur ses côtés immédiats, les cavaliers de Blancport sont renforcés par les nobles de la région de Winterfell. La cavalerie fait grand mal et perce les lignes ennemies en un endroit, renversant des rangs entiers de jeunes fermiers du Conflans sur son passage. L’équilibre cavalerie/fantassins du Roi Loup fonctionne, et la percée est faite ; les soldats du Conflans abandonnent leurs armes et c’est le sauve qui peut, refluant dans le plus grand désordre, terrifiés par les féroces cavaliers du Nord, leur cavalerie lourde, et ce roi qui répand le sang avec sa monstrueuse épée d’acier valyrien.


Pertes sur le flanc droit (devient l’aile nordienne à droite du combat principal)
- Les nordiens perdent 570 hommes, dont 150 lanciers, 100 chevaliers, 100 cavaliers lourds, 100 fantassins moyens, 120 hallebardiers
Le moral des nordiens reste « confiant », et « optimal » pour l’infanterie lourde. L’extrêmité de la ligne passe « ébranlée ».
- Les riverains perdent 1 160 hommes dont 150 chevaliers, 150 cavaliers lourds, 860 fantassins moyens
Les riverains passent « déroute »

Pertes sur le flanc gauche
- Les nordiens perdent 200 hommes, soit 100 cavaliers légers, 50 chevaliers et 50 cavaliers lourds.
Les nordiens restent « ébranlés » des pertes subies. Ils sont trop épuisés pour poursuivre l’ennemi et passeront un tour à se regrouper.
- Les riverains perdent 460 hommes, soit 360 hallebardiers et 100 cavaliers légers
Les hallebardiers passent « déroute » car ébranlés le tour précédent et deuxième défaite consécutive.

Pertes du centre
- Les Coalisés perdent 1260 hommes, dont 360 lanciers, 360 fantassins moyens, 40 piquiers, 60 hallebardiers, 60 cavaliers lourds, 60 chevaliers, 60 cavaliers légers de Peyredragon, les nordiens perdent 40 cavaliers lourds, 40 chevaliers
Le moral reste globalement bon ; les pertes ennemies sont supérieures et les rangs arrières poussent vers l’avant.
Les peyredragoniens gardent la supériorité numérique, ils restent « confiants ».
- Les riverains perdent 2 000 hommes, dont 1 600 fantassins moyens, 150 chevaliers, 250 cavaliers lourds
Les cavaliers lourds passent « déroute » et s’enfuient, les chevaliers passent « ébranlés » et combattent. L’infanterie passe « ébranlée », car elle subit des tirs sans répliquer, des charges de cavalerie et commence à être prise de flanc.


Total tours cumulés
- Les coalisés perdent 7 490 hommes, dont 3 910 de Peyredragon et 3 580 du Nord.
- Les Riverains perdent 11 580 hommes.


Quatrième Tour ; Le Chant du Cygne


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La bataille en est à son tournant. Sur les flancs, la bataille se termine. Les cavaliers nordiens, rassénérés par la victoire qui se profile à l’horizon, se sont regroupés. Le cor de chasse signe la traque des soldats ennemis sur le champ de bataille. Ceux-ci sont des fantassins ayant réchappé aux durs combats sur les flancs, qui ont entraîné dans leur déroute la garnison de Castel Paege. Ils sont impitoyablement chargés et piétinés par les cavaliers du Nord, dont certains s’amusent aux cruels dépends de leurs ennemis. Un sergent de Fort-Terreur tira sur plusieurs centaines de mètres un prisonnier encordé à sa selle, jusqu’à ce que le pauvre homme ne rende son dernier soupir.

Partout, les riverains s’enfuient. Constatant la défaite évident de leur armée, la colonne de Hamstead s’enfuit, les levées féodales n’attendant pas de réclamer leur reste alors que des chevaliers et cavaliers lourds s’enfuient à bride abattue autour d’eux, hurlant qu’un dragon dévore leurs camarades. La panique se répand.

Le pire est sur la ligne de bataille. Les troupes de Peyredragon encerclent l’ennemi, maintenant que la chevalerie Tully est en train de mourir, percée de toutes parts. Les cavaliers légers de Peyredragon leur lance des javelines à bout portant et font la chasse aux fuyards qui, de plus en plus nombreux, abandonnent les rangs face à la poussée de centaines de cavaliers du Nord, de la garde régine, et de toute l’armée du Dragon. Les pertes sont lourdes. Mais leur retraite bloquée, des centaines d’hommes sont massacrés par les cavaliers qui perforent leurs rangs, l’infanterie qui les accule, et les traits qui les transpercent. Des centaines finissent par mettre bas les armes. Tully, blessé légèrement, est fait prisonnier avec des dizaines d’autres nobles du Conflans, dégoûtés, ruminant leur défaite. Les paroles sont amères quand on les met aux fers, leurs remarques vis-à-vis des Hoare qui ont prélevé presque tous les tireurs et quantité des meilleures troupes du royaume pour leurs campagnes extérieures, au détriment de la défense du territoire. Voilà où ils en sont… Des milliers de morts et un boulevard ouvert pour l’envahisseur en plein cœur du pays.

Les combats sont plus rudes à droit. Les cavaliers de Peyredragon n’ont pas encore le temps d’achever l’encerclement que l’ultime réserve Tully charge. Il s’agit des cavaliers initialement malmenés par le dragon, qui se sont ressaisis. Ils chargent les lignes nordiennes, étendues par l’arrivée de la division de Winterfell. Des centaines de hallebardiers nordiens serrent les rangs alors que le Roi lève Glace au plus haut en battant le rappel des troupes. Ses hommes l’encadrent. Ils se préparent au choc. Des dizaines de chevaux et de cavaliers en armures lourdes meurent dès le premier choc ; la ruée des destriers mourant écrase quantité de nordiens. Les trous ainsi formés dans leurs rangs permettent aux chevaliers d’avancer, frappant à gauche et à droite. Mais les nordiens sont trop disciplinés. Les hommes de Winterfell sont frais et dispos ; ils se ressaisissent et acculent les cavaliers, les massacrant sans égard pour leurs quartiers de noblesse. La mêlée est terrible. Le Roi tue coup sur coup plusieurs chevaliers du Conflans jusqu’à ce qu’un coup d’épée d’un cavalier en pleine charge ne lui fasse sauter le casque et ne lui laisse une sanglante balafre sur le côté du cuir chevelu, qui saigne abondamment. Les nordiens se jettent dans la mêlée en hurlant aux cris de « Il faut sauver le Roi ! Tue ! Tue ! ». Ils étripent les chevaliers, désarçonnés par la défense rugueuse de cette infanterie lourde. La charge est rompue. L’ennemie en fuite. Le Roi évacué sur une civière alors qu’il a perdu connaissance. La rumeur se répand que le Roi est touché ; fantassins et cavaliers massacrent les riverains dans leur fuite.

La Garde-Loup arrive sur le champ de bataille avec Conrad Omble. Elle dispose des prisonniers, et sécurise Castel-Paege pendant que l’armée prend ses cantonnements pour la nuit, à proximité de la plaine jonchée de corps.


Pertes sur le flanc droit (devient l’aile nordienne à droite du combat principal)
- Les nordiens perdent 520 hommes, dont 450 hallebardiers, 50 fantassins moyens, 20 cavaliers lourds.
Le moral des nordiens passe à « ébranlé » pour les troupes moyennes et « confiant » pour l’infanterie lourde.
- Les riverains perdent 1 400 hommes, dont 100 cavaliers légers, 300 chevaliers, 900 fantassins moyens et 100 lanciers.
Les riverains passent « déroute »

Pertes sur le flanc gauche
- Les nordiens ne perdent pas de troupes.
Ils sont trop fatigués pour entamer la poursuite au-delà du champ de batailles
- Les riverains perdent 180 hommes, soit 80 lanciers et 100 archers
Les riverains sont en déroute ou anéantis.

Pertes du centre
- Les Coalisés perdent 640 hommes, dont 80 chevaliers, 80 cavaliers légers, 210 lanciers, 210 fantassins moyens, 20 piquiers de Peyredragon, les nordiens perdent 40 cavaliers lourds
Le moral reste globalement bon ; les pertes ennemies sont supérieures et les rangs arrières poussent vers l’avant.
Les peyredragoniens gardent la supériorité numérique, ils restent « confiants ».
- Les riverains perdent 3 550 hommes, dont 3 100 fantassins moyens, 300 chevaliers, 150 cavaliers lourds
Tout le monde est en déroute et se fait sabrer pendant la poursuite, ou se rend alors que les cavaliers de Peyredragons poursuivent l’encerclement.


Total tours cumulés
- Les coalisés perdent 8 480 hommes, dont 4 340 de Peyredragon et 4 140 du Nord.
- Les Riverains perdent 16 710 hommes.


Epilogue :

La bataille se termine sur un sanglant constat ; la Coalition a vaincu et s’est ouvert la route de l’intérieur du Conflans.

La tragédie a fait plus de 25 000 victimes, tués, blessés, et prisonniers, dont environ les deux tiers pour les vaincus.
-Le Nord perdit 4 140 hommes dont 770 hallebardiers, 750 lanciers, 750 fantassins moyens, 840 cavaliers lourds, 680 chevaliers, 350 cavaliers légers,
-Peyredragon accusait la perte de 4 340 hommes dont 600 arbalétriers, 100 archers, 410 cavaliers lourds, 370 chevaliers, 140 cavaliers légers, 1 180 fantassins moyens, 1 320 lanciers, 160 piquiers, 60 hallebardiers.
-Le Conflans perdit 900 lanciers, 210 archers, 1 630 chevaliers, 210 cavaliers légers, 1 900 cavaliers lourds, 10 740 fantassins moyens, 1 110 hallebardiers,

Plusieurs raisons peuvent expliquer cette débâcle Hoare. La première et la plus évidente, fut le prélèvement de quantité de troupes du Sautoir pour d’autres fronts, d’autres armées. L’armée Tully avait bien un grand nombre de chevaliers, mais son infanterie était pauvre en qualité et surtout, en tireurs. Pour la première fois de son histoire, l’armée du Nord était la plus nombreuse, et grâce aux récentes campagnes, aguerrie. C’était également le cas de l’armée de Peyredragon, quand l’armée du Conflans, elle, était incomplète et largement constituée de conscrits en dehors de chevaliers vétérans de la précédente guerre contre le Nord, huit ans plus tôt. Dépassée par le nombre et la compétence d’adversaires plus aguerris, les hommes d’armes du Conflans ont payé un lourd tribut sur le champ de bataille.

En sus, l’armée du Conflans combattit seul et face à l’inconnu ; sa traditionnelle avancée, confiante en territoire amie, n’était pas du tout adaptée au rythme imposé par le Roi du Nord, qui disposait de cavaliers dans toutes les directions pour le renseigner précisément sur les mouvements de l’adversaire. Sa mobilité plus grande lui a permis de livrer bataille où il le voulait. Tully a malgré tout failli prendre l’ascendant au début des combats. Mais les renforts ennemis ont décidé du sort de la bataille. Sa lenteur, infanterie en tête, l’a également sans doute privé d’une charge dévastatrice alors que l’ennemi n’était pas encore en ordre de bataille. Toutefois, sa manœuvre sur les flancs failli rompre la ligne nordienne, bien en peine car débordée par l’arrivée d’un grand groupe de cavalerie lourde sur son flanc le plus vulnérable. Aussitôt l’ennemi battu sur les flancs, l’armée coalisée était meilleure et n’avait plus qu’à pousser. L’encerclement et la poursuite par certaines unités accru de manière considérable les pertes ennemies.

Deux autres éléments expliquent cette large victoire. Bien sûr et c’est évident, l’impact psychologique d’un monstre aussi haut qu’un moulin, sachant cracher du feu et déchiquetant ce qui arrive à portée, est proprement terrifiant. Les chevaux à proximité, amis comme ennemis, ont été littéralement terrifiés alors que les hommes savaient tout juste garder leur calme. Le dragon en lui-même subi de nombreuses blessures superficielles ; l’absence d’arbalétriers ou d’archers longs, et plus encore de nombreux archers, lui sauva sans doute la mise. Ceci en plus de ses récurrentes attaques surprises, le maintinrent à l’écart des plus graves dommages. Le monstre en lui-même n’abattit que peu d’hommes, mais il en retint un bien plus grand nombre. L’autre élément poussant les nordiens cette fois à la victoire, était leur toute nouvelle organisation par division. L’infanterie de base du Nord s’est montrée tout à fait capable de tenir tête aux levées du Conflans, sauf que l’infanterie lourde et la cavalerie de choc déployées en damier permettaient de cumuler les avantages contre les levées riveraines ; à chaque fois, les pauvres soldats du Conflans étaient opposés à la férocité des hallebardiers du Nord et aux charges de petites unités de cavalerie d’élite, ce qui était trop pour garder leur cohésion.

Toutefois, les coalisés perdirent beaucoup de leurs troupes. Le Nord souffrit en particulier de la perte de nombre de ses cavaliers, et de la blessure grave de Lord Kastark, qui serait inapte pendant plusieurs semaines. L’armée du Nord en serait moins mobile. L’armée de Peyredragon quant à elle, avait perdu quantité de ses troupes de ligne, au détriment de ses tireurs, encore très nombreux. Ces deux armées allaient sans doute devoir se réorganiser pour rééquilibrer leurs forces.

L’armée du Conflans avait vu les plans de ses ennemis avoir raison de la fine fleur de sa cavalerie, décimée en égale mesure des nordiens et peyredragoniens dans de terrifiants combats sur les flancs. L’infanterie, bien que négligée par tous ces grands guerriers du pays des Collines et des Rivières, fut taillée en pièces. C’est une armée disparate et ayant souffert de très lourdes pertes, qui profita de la nuit qui tombait pour battre en retraite.

Si le Roi du Nord était sérieusement blessé à la tête, il ne serait qu’affaibli pendant une à deux semaines. La blessure ne lui a pas ouvert le crâne et l’homme a la tête dure. Il sera sans doute sujet à des maux de tête et des vertiges à l’avenir, mais qu’est ce que ces séquelles quand on vient de battre l’armée de son pire ennemi ? Ser Tully était prisonnier avec des centaines d’autres nobles et fils de nobles riverains. Le Conflans n’avait plus d’armée à proximité pour menacer son avancée, et Jon Stark avec ses propres divisions était non loin pour renforcer l’armée d’invasion. De plus, la popularité du Roi du Nord et de la Reine de Peyredragon était à leur zénith au sein de leurs propres troupes. Mais mieux encore, pour leur première bataille commune, les nordiens et les peyredragoniens étaient devenus des frères d’armes, comptant les uns sur les autres. Les soldats du Dragon avaient appris à respecter le Roi qui les avait conduits sur le champ de bataille et qui les avaient menés au plus fort de la mêlée. Les soldats du Nord avaient quant à eux découvert la première Reine-guerrière depuis des siècles, semant la mort depuis son dragon, protégeant le flanc à nu de la division du Sud-Est et sauvant l’affaire. La cohésion de la coalition était alors à son apogée.

Après avoir longtemps joué au sud, Harren le Noir allait devoir apprendre à ne négliger aucun ennemi, et s’il voulait garder la suzeraineté du Conflans, la confrontation était inévitable. La débauche de moyens employés contre l’Orage et Dorne, Flotte de Fer à Lancehélion et le Prince Joren contre Accalmie, avaient permis au Sautoir d’engranger les succès, mais en laissant l’est bien peu défendue. Il allait falloir repousser l’envahisseur, avant qu’il ne coupe Harrenhal du reste du royaume en poussant le pays à la sédition.

Une nouvelle phase de campagne allait démarrer.

Deux jours après la bataille, se présentèrent des blessés du Conflans renvoyés à Harrenhal. La plupart avaient été mutilés pendant les combats, forcés par des cavaliers nordiens de marcher vers le sud avec leur terrible message. Harren le Noir l’apprit de la bouche de ces soldats vaincus et meurtris dans leur chair ; Feu, Sang et Hiver.



Points du Nord et de Peyredragon
+ 30 pts Victoire majeure (plus de 40 000 hommes impliqués)
+ 5 pts Objectif rempli
+ 5 pts « Vive la Coalition ! » ; l’unité des deux royaumes est renforcée par la réussite de la première entreprise commune.

Points du Conflans
- 30 pts défaite majeure (plus de 40 000 hommes impliqués)
- 5 pts Objectif non rempli
+ 5 pts « Pour l’honneur ! » ; la chevalerie du Conflans meurt dans l’honneur, charge et contre-charge !
Le Cyvosse
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