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 Tour 9 – Embuscade à Chantrerive - Année 2 - Mois 1 - Semaine 2

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MessageSujet: Tour 9 – Embuscade à Chantrerive - Année 2 - Mois 1 - Semaine 2   Tour 9 – Embuscade à Chantrerive - Année 2 - Mois 1 - Semaine 2 EmptyLun 5 Avr - 22:49

Embuscade à Chantrerive
Conflans



Cinquième bataille de la deuxième campagne du Conflans, entre les forces du Conflans Fédéré et celles du Sel et du Roc.

L’armée de Réserve du Sel et du Roc, sous le commandement de Lord Harloi, était à pied d’œuvre depuis environ deux semaines dans le Conflans. Elle avait participé au pillage de nombreux villages côtiers et attendait en vain la bataille dans un camp retranché sur l’une de leurs prises. Mais les nouvelles de l’est étaient mauvaises, avec la défaite du roi Yoren et le désintérêt apparent des riverains pour la sécurité de leurs côtes ; les Tully ayant concentré leurs forces pour abattre le dernier Hoare. Les événements s’étaient précipités, alors. Les ruses du Harloi ne fonctionnaient pas sans adversaire et le nombre relativement restreint de l’armée, sans parler de sa composition largement marquée d’hommes trop jeunes ou trop vieux, handicapait les fer-nés. Harren le Noir, ses fils Joren et Harren, avaient en effet déjà mobilisé tous les guerriers l’année précédente… Restaient les survivants, les blessés remis sur pied, et les conscrits. L’armée restait forte, et motivée. Mais seule, elle n’avait pas beaucoup de chances. Bien sûr, avec la mort de Yoren vint bientôt la nouvelle d’une entrée en guerre de l’Ouest et du Val contre l’Empire, mais aussi le fait que la Couronne de Bois Flotté restait vacante… Déjà, les prétendants se faisaient connaître, avec en tête de liste Eren, fille d’Harren et sœur de Yoren, mais Reine du Bief, et Rodrik Harloi, chef depuis environ un an de la Flotte de Fer. Les capitaines avaient déjà l’esprit ailleurs et se préparaient à partir participer aux Etats Généraux de la royauté…

Quand on signala l’afflux de patrouilleurs riverains sur les traces d’une des forces de pillage. Ni une, ni deux, Rodrik Harloi saisit l’occasion de ramener une victoire dans son escarcelle en chargeant un de ses cousins, Rothgar, de prendre les Tully en défaut. Cela devait se jouer sur les arrières fer-nées, alors que l’étau continuerait de se resserrer.

Les riverains mordirent à l’hameçon. Dans la grisaille d’un matin riverain, sous la pluie, une petite troupe d’éclaireurs entra dans le village de Chantrerive, non loin de Vieilles Pierres. Les hommes de l'armée riveraine manquent de vigilance et le temps exécrable n'aide pas du tout à repérer des traces éventuelles de l'ennemi. Les flèches sifflent tout à coup, les soldats tombent les uns après les autres ! Certains cavaliers réussissent presque à s'échapper de ce guet-apens, mais ils sont abattus dans le dos et achevés une fois à terre. Les corps sont dissimulés et les traces laissées par les éclaireurs effacées.



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Plan de Bataille des fer-nés

Le plan est complexe, chez les fer-nés. Une fois les premiers éclaireurs ennemis abattus, il convient d’attirer à soi le reste de la troupe riveraine, en provoquant l’ennemi. Ils montent un bûcher, y attachant des habitants du crû. Ils y sont torturés, malmenés, et ont pour but de faire enrager les soldats adverses qui ne pourront que perdre leurs moyens devant les sévices infligés et les cris pour se faire l’écho de leur barbarie. Un grand nombre de soldats fer-nés, badigeonnés de sang et vêtus des oripeaux des villageois abattus, auront alors à charge de sauter sur l’ennemi depuis l’intérieur de ses rangs, tandis que cavaliers et fantassins mieux équipés attendront au dehors, sous le couvert des arbres, pour sceller le piège. Tout est fait pour désorganiser l’ennemi, le pousser à la faute, l’encercler et le détruire.

Rothgar Harloi cherche la destruction de la force adverse.


Plan de Bataille des Riverains

Les riverains n’ont encore aucune idée de ce dans quoi ils mettent les pieds. Leur objectif, c’est de coller au train des fer-nés pour continuer de tout savoir de leurs mouvements. Ils ont bien noté et constaté les mouvements ennemis ; il n’a suffi que de suivre leurs traces en remontant les pistes de cadavres. Les insulaires n’ont fait aucun prisonnier en route, depuis leur débarquement, et ont achevé de faire haïr le nom des principales maisons fer-nées, Hoare en tête, des continentaux. Les patrouilleurs sont décidés à en découdre si le besoin s’en fait sentir, mais leur capitaine, Ser Ugor, n’a pas l’intention de livrer une bataille rangée s’il peut l’éviter ; il sait que des renforts sont possibles et que son Roi, Lyham Tully, lui a demandé de se concentrer sur la reconnaissance des déplacements et du nombre des forces ennemies plus que sur le combat, le plan étant de se rassembler pour les écraser avec des forces plus nombreuses.

Les riverains cherchent avant tout à collecter des renseignements et à préserver leurs forces.


Premier Tour ; La Ruse et l’Horreur


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Inconscients du danger, les riverains entrent en ordre de marche dans le village, des cavaliers et fantassins sont laissés aux entrées du village pour protéger les entrées. Les premiers soldats s'avancent vers le bûcher pour libérer les prisonniers quand d'autres essaient de retourner les corps. La pluie étouffe à demi les flammes du bûcher et les archers fer-nés sortent de leurs cachettes… Mais les fer-nés sont repérés avant que les premières flèches ne partent, et les tirs doivent s’ajuster malgré l’averse qui nuit aux cordages et à la visée. Les tirs abattent plusieurs riverains à bout portant mais dans la confusion, des fer-nés qui mimaient être morts parmi les villageois sont touchés à leur tour ! Les tirs amis ne sont pas rares avec des arcs, pis encore par mauvais temps et la confusion du corps à corps qui immédiatement s’engage n’arrange rien. La panique se répand malgré tout comme un feu de forêt en plein été, chez les riverains, qui viennent d’assister à l’horreur de la découverte de la boucherie dans le village, du bûcher de prisonniers, des tirs à bout portant et des « morts » qui se relèvent. Ser Ugor envoie aussitôt des estafettes chercher du renfort mais les quelques cavaliers sont pris dans la confusion des combats qui s’engagent et sont impitoyablement abattus.

La situation empire aussitôt. Les fer-nés déjà présents parmi les corps, bien que sous le feu de leurs camarades, sont déjà au milieu des rangs riverains. Des hommes par dizaines se relèvent, d’autres sortent des maisons en périphérie et chargent. Les tireurs sur les toits ajustent leurs tirs. Les cavaliers riverains sont fauchés, tirés à bas leur selle, mais la mauvaise protection des insulaires les fait aussi payer un certain tribut en hommes. Au petit jeu de celui qui sait le mieux tuer l’autre dans un petit espace, les fer-nés sont bien meilleurs… Les riverains sont abattus les uns après les autres. L’arrière de la colonne, commence à se déployer…

Mais une volée de flèches s’abat sur les rangs. Les soldats sont désorganisés. Ca crie, ça appelle à l’aide. Une autre volée en transperce par dizaines alors que les boucliers sont tendus vers le haut pour tenter, un peu vainement, de se protéger. Les traits finissent par se raréfier et les bruits de combat du village sonnent comme un peu étouffés par la pluie, qui tinte contre les casques et les équipements des soldats.

Un grand cri se fait entendre, au nord-est. Vers la forêt, par-delà les champs de maïs. Le cri recommence, une fois, deux fois, puis plane sur le champ de bataille en un cœur de centaines de voix. Les cris de panique se répandent dans la colonne. « Les fer-nés ! Attaque ! Attention à droite ! Tue, tue ! ». Le cor sonne, et les cris de guerre se font frénétiques. Une vague de guerriers hurlant et brandissant leurs armes s’abat sur les natifs du Conflans. Une troupe de cavalerie légère rend aussi les pousses de Maïs, les foule et les écrase. Les riverains, estomaqués par la violence de l’attaque alors que dans le village on continue de s’y tuer, se cramponnent de justesse à leurs armes et à leurs boucliers.

En pure perte ; c’est l’élite de l’armée ennemie. Des guerriers bien équipés, bien entraînés, plus les conscrits pourchassés par la petite troupe depuis deux semaines. Oh bien sûr, certains de ces guerriers casqués sont trop vieux, parfois trop jeunes. Rothgar Harloi enfonce une unité de lanciers avec ses plus braves compagnons. Boucliers fracassés, fendus, soldats massacrés à grand renforts de cris de bête. Les riverains se voient écrasés sous la pluie et sous l’acier, et sont prestement massacrés. Leurs rangs se disloquent. Beaucoup s’enfuient, mais les cavaliers légers des iles, montés de petites rosses ombrageuses, les rattrapent et les fauchent.

Bientôt, les corps sont entassés, débarrassés de leurs frusques et mutilés.

La rage brute des Îles a littéralement détruit la patrouille continentale.


Pertes totales
- Les riverains perdent 700 hommes, dont 100 cavaliers lourds, 100 cavaliers légers, 200 archers, 100 fantassins moyens, 100 lanciers, 100 arbalétriers.
Ils sont anéantis.
- Les Hoare perdent 300 hommes, dont 100 fantassins moyens, 100 fantassins lourds, 50 cavaliers légers, 50 archers.



EPILOGUE

En revenant à ses fondamentaux des coups de main de modeste envergure, l’armée fer-née obéissait à plusieurs impératifs. Tout d’abord, les ambitions Hoare avaient dépouillé les Iles de Fer de la majorité de leur population masculine et adulte, en âge de se battre. Ceux qui restaient étaient voués aux travaux essentiels ; nourriture et forge, notamment. Il était toujours possible de recruter plus de travailleurs d’importance stratégique à mesure que la population mâle déclinait sur le front, car il y avait moins de bouches à nourrir et à équiper, mais la qualité de la troupe s’en retrouvait sans cesse amoindrie. L’économie des forces avait été oubliée par les Hoare, s’appuyant sur des ressources humaines autrefois innombrables. Ce n’était plus le cas, et l’investissement pour les batailles devait être plus mesuré. Harloi venait d’obtenir une victoire sans importance stratégique, mais qui dorait son blason, lui qui avait surtout navigué dans l’ombre de Yoren et Eren Hoare. Il avait mis les côtes nordiennes et riveraines à feu et à sang, et sa troupe restait invaincue. Il envoyait en sus le message qu’il fallait toujours compter sur son armée autant que sur ses propres compétences.

Bien sûr, les riverains et les autres ennemis des fer-nés ne pécheraient pas toujours par imprudence, mais il pouvait pousser ses adversaires à un excès de prudence à l’avenir, pour éviter de retomber dans des pièges du genre de ceux de Chantrerive. Les riverains venaient de payer très cher leurs reconnaissances, avec plus de deux fois plus de pertes subies que l’ennemi.

L’armée partit bien vite et les patrouilles riveraines lancées depuis Corneilla ne trouvèrent qu’un village en ruines, des centaines de corps massacrés, empilés, démembrés pour certains et têtes sur des piques. Les ravages causés à Chantrerive par les pillards sonnaient comme un cruel rappel des sombres siècles du passé ; les insulaires ne considéraient plus le Conflans comme une terre amie, ou conquise, mais comme une zone à punir et à s’approprier par la force. La peur se répandit plus encore en territoire continentale, et n’avait d’équivalent dans le cœur riverain que la haine de l’ennemi qui l’accompagnait.


Points de l’Empire
-5 pts défaite mineure
-5pts objectif perdu

Points des Hoare
+5 pts victoire mineure
+5pts objectif réussi
+5pts bonus armée ennemie détruite


Le Cyvosse
Le Cyvosse
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