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It took one sun to bright, but four to shine [Tour I - Terminé]
MessageSujet: It took one sun to bright, but four to shine [Tour I - Terminé]   Lun 4 Mai - 23:29

Assise à même le sol, appuyée contre le bastingage, je caresse distraitement Saskya, sa tête posée sur mes genoux. Zaki est allongé quelques mètres plus loin, l’air vaguement endormi, mais je sais qu’il me surveille. Je relève la tête et essaie de distinguer les étoiles, sans grand succès. Chez nous, on les verrait. Chez nous, je n’aurais besoin de porter une veste… Il n’est pas si tard pourtant. Et on est en été, il fait beau. Roward va encore dire que j’exagère, mais je n’y peux rien moi, si j’ai besoin de soleil. De mon soleil. De chez moi.

Je refais le tri mentalement une énième fois. Non, nous n’avions rien oublié. Non, nous ne partions pas pour une période indéfinissable. Et non, nous ne partions pas dans un pays de sauvages. Mais… c’était si soudain… et ça arrivait si peu de temps après les cérémonies… Je n’avais même pas vraiment eu le temps de prendre mes marques à Dorne, chez moi. Et me voilà en train de voguer vers le Royaume du Val, pour rencontrer des suzerains plus âgés, plus sages, plus retords et plus avisés. Serais-je à la hauteur ? Et si à cause de moi ou de mon incompétence… Non. Tout allait bien se passer. Mima m’a entraînée toute ma vie pour ça. Je grimace. Entraînée. Alors que les autres sont rompus à ce genre d’exercices. Mais je n’étais pas seule. Roward, Arianne et Anders étaient là. Et Ser Dayne, il m’aidera également… Pas si je me retrouve seule avec eux. Ce qui risque d’arriver. Saskya gémit. Non, tout va bien.

Nous avions pris la mer rapidement, quelques jours après avoir reçu l’invitation. Tous n’étaient pas ravis, loin de là, que je souhaite me rendre à ce conclave…
J'avais besoin de Roward. Et Arianne… Arianne me suivait. J’aurais pu essayer de la convaincre, elle était presque aussi têtue que moi sur certaines choses. Et c’était Arianne. Et puis Anders avait suivi forcément.
Quand bien même je n'étais pas certaine que ce soit une bonne idée de partir sans laisser de Martell à Lancehélion, je n'avais guère eu le choix, toute jeune Princesse que je sois.
Ser Jordayne et Allyrion y étaient. Et ils faisaient partis de ceux qui m’avaient poussé à accepter l’invitation de la Reine. A trouver des alliances.
Au final, nous avions passées, Arianne et moi, plus de temps à choisir des tenues qu’à nous décider à venir. Bon, le choix des tenues et des soldats nous accompagnants, vu le nombre restreint qui pouvaient nous accompagner. Elios avait fait son choix, Roward avait plus ou moins vérifié et donné son accord sous mon sourire amusé.

Je ferme les yeux. Ai-je bien fait ? Je n’aurais peut-être pas dû les emmener. Si jamais il y avait le moindre problème… Mais non, sotte que tu es. Dorne commerce depuis des années avec le Val. La Reine Aryn n’est pas Harren… Oui, sauf qu’il devrait être là. Et pire encore. Le Bief. J’inspire profondément. Tout ira bien. Roward n’est pas si stupide. Il a beau être en colère et réclamer vengeance, il n’ira pas chercher querelle à un Roi sur des terres étrangères, où nous sommes invités. N’est-ce pas ? J’avais demandé à Elios de garder spécialement un œil sur lui… qu’il n’exagère pas trop… Il trouverait à redire, sans doute encore plus que quand c’était Mima, mais qu’importe. Je ne pouvais pas risquer qu’il s’emporte à un tel rassemblement. J’avais besoin de lui pour m’aider, pour me soutenir, pas pour créer de nouvelles tensions quelles qu’elles soient. Enfin, Arianne était là, fort heureusement, elle m’aiderait. Et avec lui, et avec les autres. Même si au final, je risquais de m’énerver moi si on s’en prenait à elle…
Je suis… effrayée. Et désemparée. Je ne devrais pas. Je suis plus forte que ça. J’aurais dû aller prier. L'Aïeule m’aurait peut-être aidé…
Je remonte mes genoux, resserrant ma jupe autour de moi, et y pose ma tête. Non. Je suis Princesse de Dorne. Je suis Deria Martell. Petite fille de Meria. Je souris. Tout ira bien.


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MessageSujet: Re: It took one sun to bright, but four to shine [Tour I - Terminé]   Mar 5 Mai - 19:16

L'anniversaire de Meria, sa mort ainsi que celle de Nymor, la tristesse, la haine, la hargne, la soif de vengeance. Tout semblait aller trop vite. Alors que cette fête devait permettre au prince de retrouver enfin sa famille entière après deux longues années passées à arpenter les frontières et à combattre, tout en se faisant petit à petit un nom, elle n'eut bien au contraire rien de joviale. Sa chère et tendre grand-mère qui lui avait tout appris, qui avait passé d'innombrables heures à lui enseigner ce qu'il devait savoir, mais surtout de façon à ce que lui, avec ses troubles puisse le comprendre. La voir elle, sur le sol, en train de suffoquer sans que personne puisse faire quoi que ce soit. La scène était insoutenable. A cet instant, notre ami se remémora son adolescence, quand il se surprit à ressentir une profonde aigreur envers cette personne qui lui avait tout donné. Ce qui fut au final perçu comme un manque de confiance n'était, en fait, qu'un amour profond doublé à la peur que le moindre mal lui soit fait. En cet instant, le Martel regretta profondément ses erreurs. Regretta de ne jamais avoir pu lui dire combien il l'aimait, à cause de sa fierté mal placée, ou ne serait-ce que la remercier pour le travail colossal qu'elle avait entrepris. Son père mourut de la même façon, empoisonné, mais malgré tout, la perte de Meria lui causait bien plus de peine. Ce fut aussi l'occasion pour sa très chère sœur de devenir la suzeraine de Dorne et pour lui, de prêter allégeance comme il se devait envers son nouveau seigneur. Suite à cela, toutes les accusations se tournèrent vers un seul homme, le seigneur Mern, que l'on surnommait à juste titre l'Empoisonneur. Qui d'autre aurait pu commettre pareille atrocité ? Qui d'autre qu'un bieffois pouvait être aussi lâche pour faire pareille chose ?

Peu à peu le peuple se mit à gronder. Roward ne souhaitait qu'une seule chose, venger sa famille, sa nation, mais surtout laisser exploser cette rage qui lui dévorait les entrailles. Sa très chère sœur, dans sa grande sagesse préférait attendre, réunir des preuves avant de se lancer dans une quelconque guerre difficile. Pour les avoir observés pendant près de deux ans, le Prince savait pertinemment que cette contrée était dangereuse, les hommes y étaient nombreux, bien équipés et bien entraînés. Une guerre contre cette région serait des plus difficiles, d'autant plus que si leur roi était suffisamment fourbe pour empoisonner un suzerain voisin, il aurait été tout aussi suffisamment malin pour placer ses pions ça et là en attente d'une quelconque attaque. Sans doutes que Deria avait comprit cela, c'est tout du moins ce que le prince pensa, à tête reposée, mais tête reposée ou non, une seule chose lui était certaine, ce crime ne pouvait rester impuni et le peuple semblait tout autant d'accord comme bon nombre de seigneurs du désert.

Comme si cela ne suffisait pas, une corbeau du Val finit par arriver à Lancehélion, une invitation à un grand tournoi afin de célébrer les quatorze ans de l'aîné des Arryn. Une chose bien particulière selon Roward qui ne comprenait que guère les gens du « Nord ». En plus de cela, il était question d'un Conclave où tous les suzerains seraient réunis afin de discuter de politique, espérant sans aucun doutes apaiser les mœurs. L'idée était plutôt bonne, mais avec l'affront que venait de faire le Bief, plus rien n'était à apaiser, tout comme l'hideuse stratégie mise en place par Harren le Noir. Une telle chose finirait sans aucun doutes dans un bain de sang. Néanmoins, un tournoi réunissant Westeros permettrait d'évaluer chacun et de montrer au Monde à quel point un dornien pouvait être effrayant une lame à la main. Le prince espérait cependant ne pas avoir à tomber face à ce ser Kevan lors des affrontements. Effrayant ou pas, le Martell n'aurait absolument aucune chance face à lui. Sa sœur semblait plus ou moins du même avis et de fait, l'expédition fut préparée en direction de la demeure des Grafton. Du personnel fut embarqué, des servants mais aussi des hommes d'armes pour assurer la protection de chacun. Le prince, de son côté, de demanda qu'à deux de ses soldats de le suivre. Ceux en qui il avait le plus confiance et qui faisaient parti de l'élite. Ces derniers lui avaient jurés fidélité et protection durant sa campagne aux frontières. Le premier se nommait Farouk, un homme gigantesque, fils de forgeron aux muscles impressionnants. Sa force exceptionnelle avait déjà sorti le prince de gros problème plus d'une fois. Le second, quant à lui, était des plus particulier, un enfant des rues nommé Hakim. Agile comme un singe, il était capable de se faufiler n'importe où. Doué avec des couteaux de lancers, ce dernier devenait mortellement dangereux avec un arc en main. Même s'il ne parlait que peu sa dévotion avait été à de nombreuses fois prouvée.

C'est ainsi que quelques jours plus tard, la famille princière se retrouva sur un bateau en direction du Val. Le prince s'ennuya rapidement durant cette traversée, se perdant, de temps à autres à jouer de la flûte dans son coin, malheureusement cela ne l'occupait guère longtemps à chaque fois. En plus de quoi, le climat semblait de plus en plus hostile pour les dorniens. Tant habitué aux canicules, le moindre courant d'air pouvait faire frissonner la plupart d'entre eux. Un soir, alors que notre ami se promenait, il tomba sur sa très chère sœur, Deria, assise à même le sol en compagnie de ses deux chiens. Souriant devant cette scène, le protecteur s'avança avec douceur, la surprenant dans ses pensées et doutées, comprenant sûrement mieux que quiconque ce qui pouvait se passer dans sa petite tête. Alors, toujours avec une douceur infinie, Roward posa sa veste sur les frêles épaules, mais ô combien convoitées de sa très chère sœur afin de lui glisser quelques mots en un souffle léger.

« Tu ne devrais pas rester ainsi, il serait idiot d'arriver là-bas souffrante. Mais … Je comprends ton envie d'être ici, c'est … Magnifique n'est-ce pas ? L’océan a perte de vue, le doux son des vagues venant se briser sur la coque de notre vaisseau, comme si … Plus rien n'avait la moindre importance. »

Riant avec légèreté, le prince vint s'installer aux côtés de son soleil avant de caresser l'animal qui tenait compagnie à sa suzeraine. Un léger silence s'installa entre les deux jeunes gens avant que le soldat ne vienne le rompre, espérant ainsi la rassurer par quelques mots.

« Tu n'as pas à douter de toi, tu as pris la bonne décision. Refuser une telle invitation, cela aurait pu être perçu comme une marque de faiblesse, après notre douloureuse perte. En plus de quoi, un tournoi sera l'occasion de montrer au monde que Dorne regorge de grands guerriers, que les Martells ne sont pas à prendre à la légère. Que nous ayons toujours repoussés tous nos assaillants n'a rien d'un mythe, ou d'une histoire que l'on raconte au coin du feu non. Insoumis, invaincus, intacts. Je ne peux qu'imaginer le poids que tu porte sur tes épaules désormais, mais je peux t'aider. Tu pourras toujours compter sur moi et te reposer sur mon épaule. »

Souriant tendrement, le petit-frère finit par prendre délicatement la demoiselle dans ses bras pour l'enlacer tendrement, osant espérer que tout ce qui la tourmentait puisse disparaître avec tant d'aisance. Pour finir de la rassurer et comme s'il était capable de deviner ce qui lui triturait l'esprit, le jeune prince lui avoua, rieur, ce qui devait être dit. Rieur ? Du moins pour la première partie.

« Mais ne t'en fais pas, je ne me jetterai pas sur le roi Mern si tôt que je l'aurais vu. Je saurais me contenir là-bas, même si cela est difficile, désormais, je suis le frère de la suzeraine, je … Je ne peux me permettre de telles idioties. Cependant, si quelqu'un venait à vous toucher, toi ou Arianne, je crains de ne pas réussir à me contrôler. »
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MessageSujet: Re: It took one sun to bright, but four to shine [Tour I - Terminé]   Mer 6 Mai - 0:24

Combien de nuits avaient-ils passées sur ce bateau, depuis leur départ ? Combien de nuits troublées Arianne avait-elle occupées en ressassant tout ce qu’elle n’avait jamais osé faire ? Dire à son père qu’elle l’aimait. Demander à sa grand-mère le droit de l’appeler Mima. Toutes ces choses qu’elle s’était refusées, sous prétexte qu’elle était trop grande, et pas légitime. Combien de temps avait-elle consacré à se languir de sa captivité, inconsciemment et involontairement, de son pirate ? Ce maudit pirate, qu’elle aurait souhaité jeter par-dessus bord, qui lui avait ravi des semaines de sa vie. Qui lui avait ravi bien plus que ça, peu importe la puissance avec laquelle elle se mentait, refusant de lui donner quelque importance que ce soit. Cette nuit la n’échappait pas aux sombres pensées qui l’habitaient. La sérénité n’était pas l’apanage de la bâtarde, pendant ce voyage, bien qu’elle se sente renaître grâce au roulis du bateau, à l’odeur saline et au contact des embruns. C’est pourquoi elle était ainsi appuyée sur le bastingage, les yeux fermés, essayant d’ignorer toute pensée déplaisante. Ce n’était pas chose aisée… Quand elle ne pensait pas à la famille qui l’avait accueillie à bras ouvert et qu’elle avait perdue, pour ces semaines de captivité comme celle qu’elle avait définitivement perdue, elle pensait aux embûches que ce voyage pourrait causer. Et s’il ne s’agissait que d’un piège ? C’était une possibilité à ne pas négliger. Soupirant, elle rouvrit les yeux, posant ses prunelles sur l’étendue d’eau aussi sombre qu’elles. Deria avait-elle fait le bon choix ? Elle avait besoin d’asseoir sa toute nouvelle position, de montrer qu’elle serait à la hauteur de sa grand-mère. Oh, Arianne n’avait aucun doute à ce sujet, par ailleurs. Et elle savait qu’il était nécessaire que sa sœur contracte des alliances. Surtout si les paroles de Mima sur son lit de mort étaient réelles. Le cœur de la jeune femme se serra encore un peu plus à cette pensée.

Elle se surprit à souhaiter plonger à l’eau, oblitérer toute pensée pour simplement profiter de l’air revigorant, se protéger de tout tracas. Sauf qu’elle mourrait très certainement de froid avant même d’atteindre l’eau. Cette pensée suffit à la faire frissonner, alors qu’elle était protégée par un châle qui aurait suffit à quiconque effectuait sa traversée. Quiconque ne venait pas du pays du Soleil, comme elle, et trouvait déjà ce temps pourtant clément trop froid. L’idée de se réchauffer dans une cabine ne lui vint pourtant pas. Elle aurait encore davantage ressassé ses sombres souvenirs. Un rire, un soupçon de rire plutôt, qu’elle connaissait bien, la sortit de son marasme. Etait-il réellement là, à émettre un son si réjouissant ? Son frère, l’impétueux, l’intrépide, l’intenable ? Arianne se décolla du bois qui l’avait accueillie, se dirigeant doucement vers la source de bruit, de chaleur, qui l’avait distraite. Le bruit du ressac couvrait largement celui de ses pas, déjà discret sans cela. Le tableau de ses frère et sœur, des derniers Martell, était touchant. Arianne le contempla sans un mot, n’osant briser l’affection tangible entre ceux qui comptaient plus que tout à ses yeux – avec Anders, évidemment. Elle se décida à se joindre à eux, cependant, en entendant son nom, essayant de sourire comme elle en était coutumière.

« Ne joue pas au preux chevalier, petit frère, tu dois être l’excellent petit prince, pas le parfait défenseur de ses dames. »

Arianne s’arrêta, quelque peu en retrait, peu désireuse de s’immiscer dans leur étreinte.

|HJ| J’espère que ça vous ira



             
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MessageSujet: Re: It took one sun to bright, but four to shine [Tour I - Terminé]   Mer 6 Mai - 23:26

Perdue dans mes pensées, je ne l’entendis pas arriver. Seul le mouvement de Saskya m’annonça l’arrivée de quelqu’un. Je ne bougeais pourtant pas. Oh, je sais bien que même sur mon navire, même entourée de gardes de confiance, tout pouvait arriver. Toutefois, Zaki n’avait pas bougé, et Saskya, elle,  se contenta de lever la tête avant de la reposer contre moi. Cela réduisait considérablement le nombre de personne pouvant s’approcher ainsi. Je sentis une veste peser sur mes épaules, et souris avant même qu’il ne prenne la parole. Je me redresse un peu en l’entendant rire. Qu’est-ce que j’aime ce son. Je le regarde alors qu’il prend place à mes côtés.

« Oui. C’est facile ici d’oublier tout le reste. De juste écouter les vagues et de se perdre dans les étoiles. » Je lui souris. « Il ne fait pas froid, je ne vais pas m’enrhumer pour si peu tu sais. Mais merci pour ta veste. »

Je m’appuie contre le bastingage et lève à nouveau la tête pour essayer de distinguer les étoiles. Si tout était aussi facile que ça. Grand-mère m’a appris ce que je devais savoir pour gouverner. Elios m’a appris ce que je devais savoir pour diriger mes troupes. Les septas m’ont enseignés tout ce que je devais savoir sur l’histoire, le droit, et tout un tas de trucs plus barbants les uns que les autres. Et j’ai été bonne élève. J’ai travaillée dur. Tous les jours. Pourtant… rien de tout ça ne m’a préparé à ça. Rien de tout ça ne m’aide à trouver ma place en tant que suzeraine de mon Royaume. Tout va trop vite. Je ne suis pas prête pour rencontrer les autres Seigneurs.
Je tourne la tête vers Roward. Et souris. Il a beau être vif et emporté, il est loin d’être stupide. Et il lit en moi comme dans un livre ouvert. Je secoue la tête et tente de lui répondre en cherchant mes mots. Il n’y a guère qu’avec ma famille que je peux me permettre d’être ainsi hésitante.

« Oui. Nous avons besoin de montrer que nous sommes toujours là. Toujours puissants. Toujours invaincus. La perte de Mima et de Père est déjà bien trop lourde pour que nous puissions nous permettre le moindre signe de faiblesse ou de retrait. Ce n’est vraiment pas le moment de reculer. Et nous ne reculons pas. Nous sommes les Martell. Nous sommes Dorne.
J’ai bien conscience que je me dois d’y être. Et c’est bien pour cela que nous y allons. Mais rien que de savoir que je vais me retrouver en face des autres rois, et reines. Et ils sont tous à la tête de leur Royaume depuis si longtemps…
Comment vais-je faire face à eux ? S’ils sont tous présents… ou qu’importe qu’ils y soient tous ou non… Je viens seulement de… »

Je soupire. « Marchander pour des accords commerciaux, avec des nobles, des marchands ou peu importe, je sais faire… Mais là… c’est l’avenir de Dorne. De notre Royaume. Si jamais… je dis ou fais quelque chose de travers. Si je n’arrive pas à m’imposer comme Mima le faisait. Si je ne suis pas capable de me montrer digne d’elle, digne de Dorne… »

Alors qu’il me prend dans ses bras, je pose ma tête contre lui, serrant son bras de ma main. Depuis quand est-il devenu si rassurant ? Sa présence l’a toujours été certes, mais, depuis quand a-t-il mûri ? Oh, je ne m’illusionne pas pour autant. Il est toujours le même, mon petit frère fier et emporté. Mais d’un côté, savoir que rien n’a changé et qu’il est toujours là… me rassures plus que de raison.
Pourtant… tout ça. C’est trop. Je souris malgré tout quand il reprend la parole. Oui, un vrai livre ouvert. Ou c’est simplement qu’il sait que moi, je le connais parfaitement.
Je me redresse alors qu’il poursuit, mais avant que je ne puisse répondre, j’entends Arianne. Je tourne la tête vers elle et lui souris. Qu’elle est agaçante à craindre encore d’être de trop. Je tends la main vers elle pour l’encourager à ne pas rester si loin. J’ai besoin d’elle. Autant que de Roward. Ne le sait-elle pas ?

« Je suis ravie, et vraiment rassurée de savoir que tu n’essayeras pas de tuer un Roi devant ses gardes et en présence de tous les autres suzerains Roward. Vraiment. Pour être franche, oui, c’est une des choses qui me… tracassait. »
Je lui souris, avant de lui donner une tape sur le bras.
« Quand au reste, notre sœur a raison Roward. N’exagère pas. Je ne vais pas te poursuivre pour t’éviter de courir les servantes, je te prierais de faire de même. Nous allons à un banquet, organisé par la Reine Arryn. Des personnes vont forcément nous toucher, que ce soit pour une danse ou une conversation. Ne fais pas d’esclandre. »

Oui, ce n’était pas forcément à ce genre de geste qu’il faisait allusion. Mais quand bien même. Cela fait longtemps que j’ai passé l’âge d’avoir un chaperon. Qui plus est si c’est mon petit frère.



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Dernière édition par Deria Martell le Mer 13 Mai - 12:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: It took one sun to bright, but four to shine [Tour I - Terminé]   Dim 10 Mai - 16:19

La délicieuse princesse de Dorne ne sembla guère entendre les bruits de pas de son frère, sûrement camouflés en grande partie par la danse délicate des eaux. Malgré tout, lorsque la veste fut posée sur ses épaules, celle-ci n'eut nul sursaut, ne semblant même pas surprise de cette arrivée. Sans doutes le regard de Saskya l'avait-il trahi ? L'idée même le fit sourire. Souriante, resplendissante comme à son habitude, la demoiselle acquiesça sur ce qui fut dit, devant pareil paysage, il était aisé de se perdre dans ses pensées, ou de se laisser tout simplement emporter par les étoiles et cette douce mélopée, de ne penser à rien et de voyager doucement. Revenant sur le présent de son protecteur, elle le remercia, expliquant néanmoins qu'il ne faisait pas suffisamment froid pour attraper un quelconque rhume, cela fit légèrement rire le jeune prince.

« Je préfère ne prendre aucun risque ma sœur. Imagines-tu cette scène ? Arrivant à Goëville tu es souffrante et c'est à moi que revient le … Privilège d'assister au Conclave en ton nom. Cela serait sûrement la fin de Dorne, précédée de quelques guerres bien musclées. Non … Il est préférable de ne pas tenter le diable. »

Les prédictions de Roward semblaient tout ce qu'il y a de plus plausible. Lorsque l'on connaissait son caractère belliqueux, impulsif et fort peu patient, le moindre mot était capable de le faire partir au quart de tour. D'autant plus que face à tant de personnes que notre ami semblait haïr profondément, les risques demeuraient largement accentués. Après tout, comment ne pas vouloir la mort de celui dont on était certain d'avoir causé la mort de sa grand-mère et de son père ? Ou comment ne pas haïr ce roi auto-proclamé qui avait usé des pires stratagèmes pour en arriver là ? Même si Dorne avait toujours su se tenir à l'écart des affaires des Sept Couronnes, cela n'empêchait pas le jeune homme de trouver ce genre de choses révoltantes et de fait, ne guère apprécier ce genre d'homme. Ne démontrait-il pas par là sa nature profonde ? Celle d'un homme prêt à tout, cruel et sans pitié ? Le genre de personnage que l'on ne voudrait en aucun cas côtoyer et, l'imaginer seigneur des sept couronnes, cela ne pouvait présager que de mauvaises choses.

Sur les mots du jeune prince, la suzeraine de Dorne semblait effectivement du même avis que lui, malgré les récents événements douloureux tant pour eux que pour la principauté, il fallait se montrer solides et forts. Malgré tout, ces événements s'emboîtaient assez mal les uns avec les autres. Cette succession de pouvoir suivie de très près par ce tournoi et ce fameux conclave, comme si … Cela avait été fait exprès pour affaiblir de la meilleure des façons Dorne. Mais … Était-ce réellement prévu ? Ou bien n'était-ce là qu'une des facéties de dame Destinée ? Dans tous les cas, cela déstabiliser Deria qui semblait avoir bien trop peu confiance en elle pour ce genre de choses. Elle se disait plutôt à l'aise pour tout ce qui touchait aux accords de commerces et autres, mais dans pareil lieu, la belle avait bien peur de ne pas disposer de l’aplomb de leur chère grand-mère. Cela le fit rire doucement, tandis que son étreinte se resserra quelques peu pour l'embrasser sur le front.

« Je crains que personne ne puisse un jour être aussi ferme que notre très chère grand-mère, mais … Est-ce réellement un soucis ? Tu as ça en toi, Mima t'as appris ce qu'il y avait à savoir, père t'a conseillé et essayé de te transmettre ce qu'il pouvait, tu n'as pas à douter de toi. Dorne tout entière est derrière toi et crois en toi. Tu ne feras pas d'erreurs, j'en suis certain. Plus que quiconque, tu sais ce qui est bon pour notre principauté, alors que je voulais partir en guerre, tout comme le peuple, tu as réussi à nous calmer, à surmonter ta colère et évaluer posément la situation. Je n'ai peut-être pas le même avis sur la chose, mais … Tu as appris à réfléchir pour le bien de nous tous. Tu finiras par surpasser grand-mère, j'en suis certain. »

C'est à ce moment là que leur demie-sœur arriva, discrète et presque gênée d'arriver à ce moment-là, donnant seulement son avis sur le rôle de leur frère, qu'il devait être un bon prince, pas un preux chevalier portant secours aux demoiselles en détresse. Deria sembla être du même avis qu'elle, lui tapotant légèrement le bras, avant de l'inviter à les rejoindre. Elle reprit même les mots d'Arianne pour expliquer que durant un tournoi, un bal et banquet, les occasions de se faire toucher, pour danser ou par politesse seraient des plus nombreuses. Se retrouvant seul face à l'adversité, le prince soupira légèrement.

« Je sais bien mais … Je pense être bien placé pour savoir ce qui peut se cacher derrière certains gestes, certains mots ou même invitation. Je … J'ai toujours été le plus jeune de la fratrie, mais vous êtes ce que j'ai de plus précieux. S'il vous plaît, permettez moi encore un peu d'être … Un bon prince, et un chevalier servant. »
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MessageSujet: Re: It took one sun to bright, but four to shine [Tour I - Terminé]   Mar 12 Mai - 21:37

Que sa sœur l’invite à les rejoindre, et à ne pas participer tout en étant en retrait n’a de cesse de toucher Arianne. Si la jeune femme avait une certaine assurance, celle-ci disparaissait, quand il était question de sa famille. Quand bien même elle portait le nom Martell, maintenant. Elle se sentait toujours reconnaissante, encore plus maintenant que sa sœur lui avait fait l’honneur de la légitimer. Elle savait que ça pouvait lui couter cher, en image et en crédibilité. Elle ne s’inquiétait pas outre mesure, cependant. Comment ne pas approuver les propos de son frère, sur les qualités de Deria Martell, Princesse régnant sur Dorne ? Digne élève de notre père et de notre grand-mère, au sang-froid impressionnant pour une dornienne, et à la réflexion aiguisée. Le peuple verrait en elle la femme juste et bénéfique pour nos contrées qu’elle était, Arianne en était persuadée. Souriant légèrement, elle se rapprocha d’eux.

« Mais nous savons, je t’assure, déceler les intentions masquées derrière des gestes délicats et charmeurs. Ce n’est qu’à plus grande échelle que les attentions que reçoit notre chère sœur à Dorne, auprès de tous ces nobles qui espèrent être dans les bonnes grâces de la famille régnante. Nous serons toujours précieuses pour toi, mais nous ne pourrons pas échapper aux preuves de galanterie, à la proximité, bien que vertueuse, avec les sujets des autres royaumes. Arianne lui sourit, mi taquine, mi sérieuse. C’était malgré tout une vérité qu’il aurait mieux fait d’accepter. Mais tu seras toujours notre chevalier servant, prompt à aller faire une course pour nous si nous te le demandons, à porter haut les couleurs de Dorne, à protéger nos terres des assauts qui pourraient les menacer… »

Ça n’était bien évidemment pas ce dont il parlait, mais c’était bien la seule prétention quant à son rôle qu’il pouvait avoir. C’était déjà beaucoup. Il était talentueux, et plus que capable de protéger Dorne. De protéger ses habitants. De veiller à sa préservation. Et quant à notre séjour dans le Val… « Et un fier et valeureux Prince comme vous, mon frère, aurait bien mieux à faire, pendant les festivités. Guerroyer, pour montrer votre valeur à tous. Découvrir les mets et boissons du pays… et les suivantes de votre choix, ne le niez pas, mon seigneur. La jeune femme mima une courbette, amusée. Et surtout, plutôt que de couver tes sœurs, ne nie pas que tu voudras et devras faire plus ample connaissance avec les Princesses des autres royaumes. Un bon Prince s’empresserait d’être un parfait gentleman à leurs côtés. »

Arianne s’adossa à la paroi du bateau, fixant Deria et Roward.



             
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MessageSujet: Re: It took one sun to bright, but four to shine [Tour I - Terminé]   Sam 16 Mai - 1:04

Je ris à mon tour, alors qu’il me charrie. Certes, ce serait vraiment un manque de chance phénoménale que de tomber malade pour si peu. Et il a beau dire, même tout emporté qu’il est, si l’avenir de Dorne était en jeu…
Bon, non, peut-être pas.

«  Même malade, j’y assisterais. Jamais oh grand jamais, je ne pourrais te laisser y aller. Surtout quand tu me sors des trucs comme ça. » Je souris. « Je garde ce magnifique privilège pour ma personne. Je t’en trouverais d’autres… moins risqués pour l’avenir de Dorne. »

Mais comment ne pas craindre ce conclave ? Certes, Dorne et le Val commercent depuis de nombreuses années, nous n’avons jamais eu d’esclandres avec eux, jamais de tensions particulières non plus. Je ne crains pas un coup fourré, la Reine Arryn est loin d’être Harren le Noir. Ce n’est pas la peur d’un piège ou d’un traquenard. C’est simplement de me retrouver si loin de chez moi, si peu de temps après tout… tous ces drames. C’est simplement de me retrouver entourée de Suzerains que je ne connais pas, si ce n’est à travers les légendes. Dont l’un d’entre eux a sans doute fait assassiner nos parents. Dont deux d’entre eux se targuent d’être le Seigneur des autres.

Mais, pour le moment, je me sens rassurée dans ses bras. Je souris, alors qu’il ressert ses bras autour de moi, comme pour mieux me protéger. J’aimerais tellement être aussi sûre et sereine qu’il semble l’être.

« Je sais ce qui est bon pour Dorne, pour notre Peuple. Empêcher mes soldats, mes généraux, toi… d’entrer en guerre sans preuve est une chose. Je suis Princesse de Dorne. Tous m’obéissent et toi… toi, tu m’aimes, alors… » Je secoue la tête. « Mais arriverais-je à défendre ses intérêts en face d’autres Seigneurs ? Si c’est moi qui ne me contient pas et non toi ? » Je souris en le regardant, avant de reposer ma tête contre lui. « J’espère que tu as raison. Je ne demande pas à la surpasser, elle était terrifiante quand elle s’y mettait… Quoique si, j’aimerais lui ressembler. Et ne vraiment pas faire d’erreurs. »

Et alors qu’il continue, poursuivant sur son rôle à nos côtés, Arianne nous rejoint et lui répond. Je ne veux pas la voir si loin. Je sais qu’elle ne le fait pas volontairement, mais cela me fait presque mal de la voir rester à l’écart. Elle se rapproche de moi alors que je lui fais signe de venir. Je lui souris. Il faudrait que Roward se rende compte qu’il ne peut nous tenir à l’écart. Nous avons tous un rôle à jouer. Je suis Princesse de Dorne, héritière du trône. Les politesses et autres simulacres sociales sont un jeu quotidien. Une partie de moi le trouve toujours tellement chou de vouloir nous protéger de la sorte. Mais le reste… le reste est tout à fait d’accord avec Arianne. Je me redresse.

« Roward. Je trouve ça vraiment adorable que tu veuilles nous protéger de la sorte. Vraiment. Mais nous fréquentons la Cour depuis notre naissance. Crois-moi, je sais aussi bien que toi ce que peuvent cacher les gestes, regards ou mots innocents. Les jeux de séductions, les gentillesses, cachent toujours quelque chose. D’autant plus maintenant que je représente un Royaume entier. » Je me tourne vers lui. « Mais Arianne a raison. Tu vas toi aussi jouer de ces jeux avec les demoiselles présentes. Pour être un bon prince. Pour ton plus grand plaisir, j’en suis sûre. » Je pose ma main sur sa joue. « Tu seras toujours notre chevalier servant, petit frère. Et crois-moi, je sais ce que nous représentons pour toi, parce que c’est pareil pour nous.
Et je compte sur toi pour défendre nos couleurs lors du tournoi. »


Je lui souris avant de me faire à nouveau plus sérieuse. Je m’adosse à nouveau au bastingage.

« Et il faudrait que nous prenions des décisions. Savoir à qui nous pourrions nous allier. Ce que nous devons faire. Je n’y arriverais pas seule. Et j’essaie de me dire que ce conclave va aboutir à quelque chose, je l’espère… Mais j’en doute. Entre Rhaenys. Harren le Noir. Sans parler de tous les autres… Et de nous. »

Je secoue la tête. Pourtant, il va bien falloir avancer. Nous ne pouvons rester seuls, aucun des autres royaumes ne peut réellement rester seul face à de telles menaces.

« Mais si certains accords peuvent être trouvés. Ne serait-ce que commerciaux. Il en résulterait quelque chose de bénéfique. Et certains Suzerains se montreront peut-être suffisamment raisonnables pour réellement bâtir quelque chose. »

Et j’espère parvenir à en faire partie. Dorne ne peut rester isolé.



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MessageSujet: Re: It took one sun to bright, but four to shine [Tour I - Terminé]   Jeu 21 Mai - 17:50

Malgré le fait que Roward eut toujours été le plus jeune de la fratrie, il s'imposa depuis toujours le rôle de protecteur. Bien sûr que ces sœurs étaient capables de se défendre, bien sûr qu'elles étaient capables de répliquer face à n'importe quel homme. Lui n'avait jamais été doué que dans l'art du combat et encore, cela était bien plus dû à un quelconque acharnement quotidien qu'un quelconque talent naturel ou un quelconque don. Sa grand-mère, sa très chère grand-mère elle-même n'avait pas suffisamment foi en lui pour le laisser combattre des étrangers. Si elle-même n'avait pas confiance en ses capacités, qui le ferait ? Bien évidement, ce fut en ces sœurs qu'il retrouva cette confiance et, de peur de les décevoir un jour, le garçon s'entraîna comme un damné chaque jour, jusqu'à devenir un guerrier suffisamment doué pour repousser les avances de prétendants un peu trop entreprenants. Cela dit, ces compétences restaient limités pour un prince de Dorne. Il n'était capable que de commandent seulement un détachement, de surveiller les frontières. Dorne avait-elle besoin d'un homme si peu utile ? Dans sa grande sagesse, la princesse Deria ne lui avait pas confié la responsabilité des armées, chose tout à son honneur, mais dans ce cas, dans ce gouvernement, quelle serait sa place ? Conseiller ? Peut-être ne serait-ce là qu'une question de protocole et d'éthique que d'écouter son frère, mais, lui serait-il réellement utile ? Cela faisait des jours, des semaines même que la question le déchirait. Et maintenant, ces sœurs, celles qui donnaient un sens à sa vie essayaient d'échapper à sa protection. Oh oui, elles étaient devenues des femmes, fortes et solides, de vraies dorniennes, bien avant que lui ne devienne un vrai dornien.  S'il ne pouvait plus les protéger de ça … Quel serait son rôle dans ce pays ? Dans ce monde ? Un jour, sa sœur viendrait à épouser un grand nom de Westeros, un homme sûrement fort et cultivé. Peu à peu, cet homme prendrait sa place dans son cœur et dans sa politique. Qu'adviendrait-il de lui alors ? S'il ne pouvait ni être général, ni bon conseiller que lui restait-il ? Champion de Dorne peut-être mais … Y arriverait-il ? Ses voyages dans le Bief l'avait confronté à un ennemi effrayant, penser qu'un Homme puisse être si fort, l'écart les séparant étaient des plus immenses. A moitié perdu dans ses pensées à causes de cette ligue unie contre sa protection, les mots de la plus âgée le firent revenir à lui, à moitié rieur, à moitié triste.

« Je veux bien être votre chevalier servant, faire tout ce que vous me demandez, combattre n'importe quel chevalier, mais … Pour ce qui est de diriger les armées, laissons plutôt faire ceux qui savent faire. Je doute d'être un bon général et Dorne ne tombera jamais à cause de mon inexpérience sur la chose. »

Riant légèrement, les mots de ses deux sœurs le firent sourire de plus belle, chassant peu à peu ses mauvaises pensées qui s'était immiscées dans son esprit. Il était question de demoiselles à séduire, de princesses à charmer, mais aussi de faire son devoir en tant que Prince. Pourquoi ne pas ouvrir la voie à de potentielles alliances après tout ?

« Les princesses … Il n'y en a que trop peu, mais, je ferais ce que je peux, voilà bien un domaine ou je me sens à mon aise. Cependant, qui dois-je viser ? La maison Targaryen ne nous apporterait sans doutes que des malheurs pour l'instant, nous immiscer dans la guerre qui déchire en deux les Sept Couronnes ne me semble guère être une idée lumineuse. En plus de quoi, je devrais quitter Dorne. Oh, certes, j'aurais une épée en acier valyrien, ainsi qu'un des plus charmantes épouses, mais, je ne pense pas que cela puisse faire pencher la balance. »

Souriant légèrement le prince se gratta légèrement le menton pour repenser aux prétendantes possibles, tentant de se remémorer des arbres généalogiques enseignées par sa grand-mère et des nouvelles apportées. Grâce aux corbeaux.

« Pour ce qui est du Nord, une alliance nous serait inutile de quelconques mouvements de troupes de l'un ou l'autre pour aller aider dans une quelconque rixe serait bien rapidement stoppé par de quelques alliées adverses ou encore nos propres ennemis. Nous sommes actuellement bloqués par le Bief et … Jamais nous nous allieront à cette famille de lâche. Quant au Val, je doute fort qu'épouser la reine Sharra soit profitable. Je gage que n'importe quel homme voudrait se retrouver au bras de pareille femme, mais Dorne n'y gagnera que très peu. Nos accords sont déjà suffisants. Son fils, quant à lui, peut sûrement ouvrir des portes. Harren le Noir, nul besoin d'y penser, il faut fuir cet homme comme la peste. Reste donc l'Orage et l'Ouest. Une alliance avec l'un des deux royaumes, voire les deux nous serait profitable. Cela dissuaderait sans doutes le Bief de faire quoi que ce soit pour ne pas se faire attaquer de plusieurs côtés. Je pense que ce sont les Lannister et les Durandon qu'il faut approcher en priorité. Je suppose qu'un mariage avec une de ses familles serait grandement bénéfique à Dorne. Mais … Le choix te reviendra toujours, princesse. »
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MessageSujet: Re: It took one sun to bright, but four to shine [Tour I - Terminé]   Mar 26 Mai - 12:12

    Le trajet en bateau était un supplice. C'était... lent. Trop lent. Trop petit. Anders aimait les grands espaces et pouvoir bouger, hors là, on avait vite fait le tour de ce satané navire. Il lui arrivait de donner un coup de main aux marins, de s'entretenir avec le capitaine pour tuer l'ennui et faire quelque chose d'utile. Le jeune bâtard n'avait jamais été oisif et s'il avait été un mauvais élève qui préférait sortir qu'apprendre, ce n'était pas par paresse, mais simplement parce qu'il lui était difficile de rester assis des heures à ne rien faire d'autre que d'écouter. L'immobilité, ce n'était pas son truc, sauf quand cela avait un intérêt. Comme tendre une embuscade par exemple. Là, il pouvait demeurer aux aguets et ne pas bouger pendant un sacré bout de temps.

    Sauf que sur ce navire, il n'y avait rien de tout cela. Et le temps s’égrenait bien trop lentement. Ce voyage vers le Val tombait à un mauvais moment, il ne fallait pas le nier. Dorne était encore endeuillée de la perte de deux membres de la famille princière. La quitter maintenant n'était pas de gaieté de cœur, même si des hommes compétents étaient restés en arrière pour diriger les affaires courantes. Tout jeune princesse régnante, Deria se devait d'être là au conclave, pour prouver qu'elle était digne de sa couronne et également faire preuve de force pour éviter que les charognards ne s'abattent sur leur royaume pour s'en emparer. Anders n'aurait pas aimé être à sa place. Il avait souffert d'être un bâtard et on lui en avait tellement rabattu les oreilles qu'il lui était impossible de l'oublier. Il savait que son statut était à part, même si grâce à Deria qui avait fait du Sand, un Martell, il pouvait approcher de plus hautes fonctions. Mais un nom n'empercherait jamais les gens de se souvenir qu'il était un enfant naturel... Néanmoins, il n'aurait pas aimé avoir les responsabilités de Deria. Sans doute parce qu'il n'avait pas été éduqué en ce sens. Roward n'avait guère plus de libertés... Il aurait pu demeurer à Lancehélion, mais il était préférable qu'il soit de la partie également. Ne serait-ce que pour prospecter un peu en vue d'éventuelles épousailles qui garantiraient la sécurité de Dorne. Là encore, Roward avait moins de liberté que son frère. Même si Anders ne se leurrait pas et savait que Deria lui trouverait un jour un parti, il savait aussi que ce serait plus délicat de par son statut. C'était moins... pressant que pour Roward.

    Arianne était là, elle aussi. Elle avait vécu beaucoup trop de drames en trop peu de temps... Son enlèvement, puis la mort de Meria et Nymor... Elle encaissait, courageusement, ne se plaignait jamais, n'en parlait pas davantage. Elle avait instauré une certaine distance avec Anders qui le mettait en rage. Avoir été si proches... Et maintenant... Il brûlait d'amour pour elle et elle le rejetait. Il était conscient du caractère incestueux de ses désirs, bien sûr ! Mais les Targaryens l'étaient et cela n'empêchait pas le monde de tourner ! Arianne lui échappait et à force d'insister, il risquait bien de la perdre totalement. C'était intenable. Et il avait tout le temps de ruminer ce genre de pensées pendant le voyage... La mort de leur père et grand-mère, l'enlèvement d'Arianne par les Fer-Nés... Il haïssait ces pirates amoraux et sans honneur. A choisir, il préférait encore les dragons !

    Il aurait pu demeurer à Dorne, mais être le seul à ne pas venir... Et puis, le placer à ce genre de responsabilité n'était pas forcément une très bonne idée. Non pas qu'il soit totalement stupide et inconséquent, mais il n'avait pas été éduqué pour régenter un royaume, quand bien même il était épaulé par des politiciens chevronnés. Son statut de bâtard le préservait du trône et il pouvait jouir d'une insouciance interdite à Deria et Roward. Ce qui ne l'empêchait pas de tout faire pour sa famille bien sûr. Et d'essayer de ne pas éclabousser leur nom par quelques frasques.

    Incapable de trouver le sommeil, il décidé de s'aérer l'esprit. La brise maritime et nocturne était fraîche. Ils n'étaient pas habitués à cela à Dorne, même si, en ayant œuvré pendant deux ans à la frontière, il avait connu un climat moins sec et chaud. Il marqua un temps d'arrêt en entendant des voix qu'il identifia sans trop de difficultés. Un sourire se dessina sur son visage alors qu'il approchait en silence, saisissant des bribes de conversation. Ils étaient tous inquiets concernant ce conclave et l'avenir. Deria plus encore que les autres, car c'était elle qui représenterait Dorne et elle qui devrait prendre les décisions. Tous les souverains seraient là. Tous les royaumes... Dont le Bief. Le Bief qui avait, selon toute vraisemblance, fait assassiner Meria et Nymor. Comment cotoyer ces assassins sans réclamer justice pour leurs actes immondes et lâches ? Il était question d'alliances et de mariage. Auprès de qui Dorne irait chercher du soutien ou donnerait le sien ? Anders s'amusa des conjectures de son frère sur une éventuelle fiancée et les rejoignit sur ces bonnes paroles, un sourire affiché sur son visage pour contraster avec les mines sombres qui l'entouraient. Il prit l'épaule de Roward et souffla d'un ton joyeux :

    « De l'or ou un royaume... Quel choix cornélien ! »

    Si l'Ouest avait un héritier mâle et deux princesses, l'Orage n'avait qu'une fille. Qui l'épouserait, aurait l'Orage sur un plateau. Mais les Lannister étaient riches et puissants. Un sacré casse tête. Mais un raisonnement qui se tenait.

    « Qu'importe que tu épouses une Durrandon, une Lannister ou une Targaryen, je crains que nous ne puissions rester en dehors du conflit de toutes façons, surtout avec les alliances qui sont en train de se nouer ou de se dénouer. »

    Techniquement, Dorne se fichait de Harren ou Rhaenys. C'était contre le Bief que la guerre devait avoir lieu. Mais en fonction des alliés, la balance pouvait pencher d'un côté ou de l'autre. Il fixa alors Deria et Arianne, son cœur s'emballant toujours quand il posait les yeux sur cette dernière.

    « Tu crois que Meria Martell n'a jamais fait d'erreurs ? Que les souverains qui seront en face de toi sont parfaits ? Plus âgés, plus expérimentés, sans aucun doute, mais fort des erreurs qu'ils ont pu commettre et dont ils ont tiré leçon. Tu es intelligente et pondérée Deria. Tu feras ce qu'il faut pour Dorne. »

    Trop pondérée même, empêchant Dorne de déclarer la guerre au Bief et forçant Anders et Roward à ronger leur frein. Mais il pouvait la comprendre. Il relâcha son petit frère pour s'adosser au bastingage à son tour.

    « Ah pauvre Roward, devoir approcher toutes ces princesses... Quelle terrible charge ! Si tu as besoin d'un petit coup de main, je suis prêt à me sacrifier ! »

    Il adressa un clin d’œil à Roward. Il n'était pas le dernier pour jouer le joli cœur. Même s'il n'irait pas séduire une princesse au point de la compromettre, il n'était pas idiot. Mais Deria devait frôler l'apoplexie en pensant son petit frère aussi léger en mœurs. Et Arianne... Il la regarda, se demandant si elle pouvait éprouver une quelconque jalousie qu'il convoite d'autres femmes. Il aurait aimé, mais c'était trop demandé. Pour elle, il était son petit frère. Voilà tout.


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MessageSujet: Re: It took one sun to bright, but four to shine [Tour I - Terminé]   Mar 26 Mai - 16:26

La nouvellement Martell n’avait pas souhaité interrompre sa fratrie, ni même s’immiscer dans leur conversation, mais elle ne pouvait faire comme si elle n’avait rien entendu, alors que sa sœur doutait. Oh, assurément, Arianne savait être la moins impétueuse d’eux quatre, mais Deria n’était pas en reste non plus. Elle ne se laisserait pas aller à une impulsion malvenue, en ne se contenant pas. Non, de cela, l’ainée des Martell en était persuadée. C’est pourquoi, en plus de l’invitation de la main de sa sœur, elle se rapprocha.

« Tu sais, Mi… Meria t’a entraînée, t’a appris ce que tu avais besoin d’apprendre, t’a confiée aux meilleurs professeurs, et si elle te semblait infaillible, si elle te semblait ne pas faire d’erreur, alors elle n’en a pas fait avec toi non plus. Tu seras inflexible, fière mais pas hautaine, parfaite pour ce rôle qui a toujours été tien. J’ai confiance en toi. Et si tu veux en parler, préparer ce que tu veux défendre pour Dorne, nous le ferons. Toi et moi, avec nos frères si tu le souhaites. Nous ne serons pas là physiquement, mais nous t’aurons aidée avant, et nous aurons confiance en toi. »

Même après sa mort, et même alors qu’elle savait qu’elle l’aimait profondément, Arianne peinait à s’autoriser à utiliser ce surnom pour sa grand-mère, cette marque d’affection qui poussait sa belle-mère à la punir insidieusement encore davantage, elle qui ne tolérait pas qu’on l’emploie. Elle secoua légèrement la tête, prétextant une mèche de cheveux qui la gênait en la remettant derrière son oreille, et sourit en voyant Deria se redresser, s’imposer, presque inconsciemment. N’avait-elle réellement pas conscience de sa grandeur, de sa prestance ? Oh, elle pourrait en imposer à beaucoup, j’en étais persuadée. Elle, au contraire, s’affaissa légèrement, ce qui passa inaperçu, adossée comme elle l’était au bastingage. Ou du moins le souhaitait-elle. Elle n’avait pas fréquenté la Cour depuis sa naissance. Pas comme Deria, pas comme Roward, pas même comme Anders. Il y était arrivé tôt, mais elle, elle avait déjà huit ans. Elle avait connu les affres du bordel, la peur d’être vendue, comme Perle devait l’être, quand elle avait pris conscience de ce qui les attendait. La tristesse se voyait-elle sur son visage ? Très certainement. Elle se retourna, pour fixer la mer, certaine que son stratagème ne leurrerait personne. Mais elle devait se redonner une contenance. Sourire. Penser à la chance qu’elle avait eue, d’être sortie de là, d’avoir pu en sortir Perle, bien qu’elle aurait préféré en sortir sa mère par la même occasion.

Légèrement apaisée, quoi qu’encore troublée, elle s’efforça à sourire, sans se retourner pour autant. « Tu es encore jeune, et déjà combatif, déjà talentueux, tu seras un bon général un jour. Mais oui, contentons-nous de tes prouesses à plaire à ces demoiselles. Un beau et charmant Prince comme toi ne peut que les contenter. Mais fais attention, mon frère. Les rumeurs courent vite. Tu sais bien que tu ne dois en privilégier aucune… Pas tant que tu es libre. Mais nous te faisons confiance. » Pourquoi le préciser ? Il n’était pas écervelé, et Arianne le savait pertinemment. Mais tout geste, tout échange, toute parole serait scrutés, étudiés, entendus et écoutés. Surtout les leurs. Deria régnait, Roward était son seul héritier, ils seraient au centre des regards, avec les autres têtes couronnées. Alors tant que rien n’était conclu, tant que Deria n’avait rien choisi, tant que pareille alliance n’avait pas été décidée… Oui, il faudrait être prudent. Mais si Roward pouvait être léger et insouciant, il ne ferait rien qui nuirait à Dorne, qui nuirait à Deria. Non, rien.

Elle tressaillit, entendant la voix de son frère, du plus âgé de ses frères. Elle ne savait guère comment se comporter, avec celui qui avait eu sa préférence bien longtemps, pour bien des raisons. Si elle aimait profondément Deria et Roward, ils n’avaient pas vécu tout ce que les deux enfants naturels avaient subi. Ils les avaient défendus, Anders et elle, farouchement, mais ça n’était pas la même chose. Arianne souffrait, de la distance qui les séparait, depuis son retour, depuis… depuis qu’elle avait mit fin à ce qu’elle ne prenait que pour un jeu. Elle ne comprenait pas sa colère, pas davantage qu’il persiste. Pourquoi ne pouvait-il pas se comporter comme le valeureux et courageux petit frère qu’elle avait toujours aimé ? Et pourquoi, elle-même, ressentait-elle cette douleur en l’entendant plaisanter vis-à-vis de ces princesses, et de l’aide qu’il pourrait apporter à Roward ? Oh, ce n’était pas de la jalousie, elle ne souhaitait pas qu’il la voie comme ça. Et elle n’était pas dupe, c’était pourtant le cas. Elle craignait juste de perdre le soutien inébranlable qu’il avait été, de perdre l’amitié qui les liait, auparavant. Si elle mourrait d’envie de se retourner, de regarder ce qui transparaissait sur son visage, elle s’obligeait à ne pas le faire. Elle ne voulait pas feindre l’indifférence, alors que c’était tout sauf ce qu’elle ressentait. Mais elle ne pouvait pas lui donner ce qu’il voulait. Deria et Roward s’étaient-ils rendu compte de tout ce qui se passait entre Anders et elle ? Elle ne le saurait surement pas. Soupirant, elle s’efforça de maîtriser l’incertitude qui devait transparaître dans sa voix. « Elles tomberont surement en pâmoison devant vous deux, en moins de temps qu’il n’en faudra pour que vous parliez. »



             
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MessageSujet: Re: It took one sun to bright, but four to shine [Tour I - Terminé]   Dim 31 Mai - 23:49

Les avoir à mes côtés me suffit. En temps normal. Mais il n’y a plus rien de normal depuis quelques semaines déjà. Je sais que je les inquiètes pour rien. Je sais que j’essaie de me décharger en partie de ce fardeau trop lourd pour moi sur leurs épaules. Mais je ne sais faire autrement. Je n’y arrive pas. Moi, Deria Martell, Princesse de Dorne, et son besoin irrépressible d’avoir sa famille en soutien.
Je souris alors qu’Arianne continue encore d’essayer de me rassurer. Que Mima n’ait pas fait d’erreurs avec moi est une chose. Que moi je n’en fasse pas… Mais oui, savoir qu’ils me soutiennent représentent bien plus qu’ils ne pourront jamais l’imaginer.

Je lui souris. Pourtant. Je sens sa peine. Que puis-je faire pour lui enlever cette douleur ? Comment moi puis-je l’aider ? Elle qui me soutient et m’aide sans cesse et sans faillir… Je ne sais pas. Comment puis-je aider mon peuple, si je suis incapable d’aider ma propre sœur ?
Je saisis sa main et la presse doucement. Juste pour lui montrer que je suis là.

Et c’est au tour de Roward. Décidément, je réussis à mettre de sombres pensées dans l’esprit de chacun. Bon, non, je sais fort bien que ce n’est pas moi. Mais je suis responsable d’eux.
Je le connais, je sais ce qu’y lui trotte dans la tête. Trop jeune, trop novice dans bien des domaines, mon benêt de petit frère se pense inutile. Je lâche la main d’Arianne, après l’avoir serré une dernière fois, et me tourne vers Roward.

« Tu n’as que 20 ans Roward. Tu ne peux tenir la comparaison avec un général du double de ton âge. Tu apprendras. Tu es intelligent et doué. Je ne me fais pas souci à ce sujet. Et crois-moi, rares sont les points qui ne m’inquiètent pas dernièrement. » Je souris, et approuve une fois de plus les paroles de notre sœur. « Concernant les innombrables princesses qui feront battre ton cœur… Ne vise personne. Soit charmant et souriant comme tu sais si bien le faire. Nous aviserons après le conclave… si quelque chose est envisageable. »

Je relève les yeux en voyant Anders approcher. Nous voilà réunis au complet. Je lui souris alors qu’il se moque gentiment de son frère.
Il tourne son regard vers moi. Ah, voilà que lui aussi cherche à me rassurer. Quelle piètre grande sœur et suzeraine je fais.

« Je n’ai pas dit qu’elle était parfaite. Ou que les autres le sont. Ils ont fait des erreurs, et comme tu le dis, ils en ont appris des choses. Moi… Je n’ai pas encore eu l’occasion d’en faire. Ni du coup d’apprendre et de ne plus les refaire… Et je ne veux tout simplement pas en faire durant un rassemblement si important. »  Je souris. « Mais merci Anders. Et oui. Je ferais ce qu’il faut pour notre Royaume. »  J’espère juste que ce sera suffisant.
« Et tu as raison. Je crains fort que quoi que nous fassions, Dorne ne puisse rester en dehors de tout ceci cette fois-ci. Et je ne suis pas certaine que cela serait une bonne idée si nous en avions l’occasion. Nous nous tenons retranchés. Et c’est autant une force qu’une faiblesse pour moi. Les autres royaumes ne nous connaissent pas, ne savent pas si nous sommes dignes de confiance, ne savent pas qui nous sommes et ce que nous valons. Plus réellement du moins. »  

Je ris un peu alors qu’Anders poursuit et qu’Arianne en rajoute une couche. Et cette… distance, ce léger malaise que j’avais déjà ressenti est toujours présent. Devrais-je essayer de demander à Arianne ce qu’il se passe ? Il n’y a qu’entre eux que je sens cette… retenue... légère, mais certaine. Et Roward ne m’a parlé de rien… M’en aurait-il parlé si Anders lui avait dit un truc ? Certainement pas. Ce n’est sans doute rien de bien méchant, ils se parlent encore. J'essayerais d'en discuter avec elle.
Mon sourire est toujours là.

« Quel sens du sacrifice Anders. C’est tout à ton honneur.
Et je ne doute pas qu’à vous deux, vous fassiez des ravages. Tant que cela reste… sage, je n’aurais rien à dire. »


Et je sais que cela n’a rien de réellement pressé. Que de nous tous, c’est moi qui suis le plus sujet à caution au vu de mon âge… et de mon récent statut. Mais rien que de m’imaginer que l’un d’eux puisse partir… Je sais bien que cela arrivera. Mais pas maintenant. C’est trop tôt. J’ai encore besoin d’eux. Égoïste que je suis.



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MessageSujet: Re: It took one sun to bright, but four to shine [Tour I - Terminé]   Mar 9 Juin - 4:20

Arianne avait toujours été la plus sage de la fratrie, la plus calme et la plus réfléchie. Sans doutes que sans elle, les deux frères se seraient retrouvés dans bien des guêpiers. Sans doutes que Roward ne serait pas devenu ce prince sans sa présence. C'est bien souvent vers cette grande sœur qu'il se tournait lorsque quelque chose lui pesait sur le cœur ou la conscience. D'aucuns auraient pu insister qu'elle n'était qu'une demie-sœur pour notre ami, à ceux-là, le jeune homme aurait pu leur causer bien des souffrances. Sa relation était différente que celle avec Deria. Moins fusionnelle, leur différence d'âge et son calme à toute épreuve firent d'elle l'oreille la plus appropriée. Conscient du fardeau que portait la princesse de Dorne, son jeune frère ne voulut jamais lui causer du soucis plus que nécessaire. La bâtarde Martell s'était toujours mis quelques peu à l'écart du reste de la famille, ce qui avait souvent noué le cœur du prince, mais, malgré ses mots, jamais il ne voulu la forcer à quoi que ce soit. Qu'elle le ressente ou non, elle était sa sœur et, sans elle, il ne serait certainement pas devenu aussi bon bretteur. De nombreuses fois il dû lever l'épée pour un duel, face à de jeunes hommes un peu trop entreprenant. Certes, il en fit de même avec Deria, mais … Serait-il devenu ce qu'il était avec seulement la moitié de ces duels ? Certainement pas. Ainsi, à chaque fois que la plus âgée de la fratrie prenait le temps d'offrir quelques conseils, l’impétueux écoutait sagement, certain de pouvoir apprendre ou comprendre des choses. L'on accordait aisément à Roward de détenir un don pour l'utilisation des mots, mais en bien des points il se sentait inférieur à elle. Malgré tout, la voir tenter de rassurer leur sœur le fit grandement sourire. Il comprenait sans mal que Deria ne se sente pas à la hauteur, son fardeau devait être terrible. Rien que de s'imaginer à sa place, le petit frère pourrait en faire un malaise. Le manque de confiance, cela lui était familier. Cette germe qu'avait posé sa grand-mère en achetant la défaite de chevaliers n'avait cessé de grandir. Et si, au final, c'était elle qui avait raison ? Et si ce petit-fils n'était qu'un bon à rien ? Malgré son rôle secondaire dans la gestion de la principauté, notre ami ne pouvait qu'être anxieux. Suite aux mots de leur demie-soeur, la princesse montra qu'elle était bel et bien assez peu confiante. Cela fit rire le prince qui se releva en s'étirant longuement tout en baillant légèrement.

« Tu réfléchis trop ma sœur. Agis, simplement. Pense à Dorne, pense à ton peuple et fais ce qu'il te semble bien pour eux. Tu es la digne héritière de Mima. Quoiqu'on puisse en dire. Tu débutes mais cela fait-il de toi une faible ? Certainement pas. A ton avis, que préfère le peuple de Dorne ? Une gentille petite princesse qui reste dans son coin, timide et peureuse de faire quoi que ce soit pour sa nation ? Ou bien une femme forte capable d'aller de l'avant pour le bien de ses gens, quitte à faire des erreurs ? C'est en forgeant que l'on devient forgeron ma chère. Si tu n'oses pas, tu n'oseras jamais. Tu vas assister à quelque chose d’exceptionnel. A quand remonte pareil Conclave ? J'ignore même si pareille chose a déjà eu lieue dans l'histoire de Westeros. Tu vas être en présence des plus grandes puissances du continent. Écoutes. Apprends. Agis. »

Souriant légèrement, le jeune homme finit par faire quelques pas sur le pont avant de se retourner vers ses deux sœurs. Rapidement la conversation pris une tournure le concernant, lui, son rôle et ses dons de séduction. Il lui fallait être poli et courtois envers toutes, sans en privilégier la moindre. Quant à ses talents de guerriers et d'officier, on lui reconnaissait un certain talent, mais il était encore bien jeune, il ne pouvait se comparer à de plus âgés. Avant qu'il ne puisse répondre quoi que ce soit, une main chaleureuse vint se poser sur son épaule, très vite une voix familière vint s'y rajouter, décochant ainsi un large sourire à Roward. Son grand-frère donna son avis sur la situation, certain que Dorne n'échapperait pas à la guerre, avant de rassurer Deria pour enfin revenir au sujet des demoiselles se permettant d'offrir son aide, ce qui le fit rire. La boutade fut aussi rejointe par ses deux sœurs, ce qui ne put que le rendre heureux. Malgré les récents événements, ils étaient enfin réunis, comme dans leur enfance. Comme si rien ne pouvait les arrêter, tous présents l'un pour l'autre.

« Il ne manque plus que Perle pour que l'on soit au complet je crois bien. »

Ils n'étaient peut-être pas lié par le sang, mais, avec le temps, la Sand rentra peu à peu dans la famille. Selon le prince, Arianne la considérait comme une sœur, ainsi, n'était-ce pas naturel que la sœur de sa propre sœur fasse partie de sa famille ? Certainement que oui. La belle avait voulu apprendre le maniement des armes pour protéger sa bienfaitrice. Ce petit geste avait réellement touché le petit frère qui avait voulu participer à sa formation, s'entraînant de temps à autres avec elle à l'épée. C'était une femme d'une incroyable force intérieure, malgré sa vie passée … Lui trouvait cela admirable. Souriant tendrement, Roward put enfin répondre à ce qui fut dit plus tôt.

« Je te remercie mon frère, mais … Je devrais être capable de me débrouiller seul, et … Je ferais selon vos conseils. Cependant … Tu n'as pas à t'inquiéter Arianne, je sais faire la part des choses. Même si un jour je venais à m'éprendre pour quelqu'un. Sincèrement j'entends, je continuerai à être le prince vivant pour le bien de Dorne. Si cette femme ne représente que peu d'intérêt pour notre nation je ne ferais pas en sorte que quelque chose soit possible. »

Souriant nerveusement, le prince fit quelques pas vers le bastingage pour regarder la mer, restant silencieux quelques instants.

« Je sais bien que … Je ne peux pas rentrer en comparaison avec d'autres généraux expérimentés mais … C'est maintenant que Dorne a besoin d'un Martell à sa tête capable de diriger les troupes. Je serais perçu comme faible par nos ennemis et … Nous pourrons essuyer des attaques à cause de cela. Je gage que Bief et l'Orage se montreront sage, du moins le temps des festivités mais … L'annonce de la mort de père et grand-mère pourrait leur donner de fâcheuses idées. Ce n'est pas dans dix ans qu'il me faut être un général compétant, c'est dans les mois à venir. Il est temps de grandir. De devenir un homme et un chef de guerre et de m'y préparer le mieux possible. Moi vivant, je ferais tout pour empêcher quiconque de profaner nos terres. »
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MessageSujet: Re: It took one sun to bright, but four to shine [Tour I - Terminé]   Dim 14 Juin - 16:21

    La discussion était bien sérieuse. Or, s'il était bien quelque chose que le jeune homme n'aimait pas, c'était le sérieux. Bien sûr, il savait faire preuve de gravité sur certains sujets qui ne souffraient pas la plaisanterie, mais il était quand même celui des quatre qui avait le plus de facilités à rire de tout. C'était aussi une façon de ne pas trop s'appesantir sur les sujets douloureux, ne pas prendre les choses trop à cœur, un moyen de se protéger des coups de la vie. Et il en avait reçu beaucoup, autant qu'Arianne, voire même davantage parce qu'il avait tendance à relever la tête et provoquer encore et encore là où sa sœur se faisait plus discrète. Cela dit, qu'elle soit fille de prostituée et ai été élevée un temps parmi elles n'avait pas facilité les choses pour Arianne.

    Ils étaient inquiets, tous autant qu'ils étaient, sur ce qui les attendait au Val. Une réunion, d'une importance suprême pour l'avenir de Westeros et de Dorne. Deria y prendrait ses fonctions, siégeant pour la première fois comme princesse dirigeante de Dorne, devant affronter les meurtriers de leur père et de leur grand-mère et devant garder la tête froide malgré la rage au ventre. Elle était sans doute la plus sage et la moins emportée de la fratrie. Il fallait croire que l'impulsivité avait tendance à davantage toucher les hommes de la famille Martell. Il était bien heureux que ni Roward, ni Anders, n'aient à prendre de décision pour l'avenir de Dorne. Ils en avaient bien conscience tous les deux.

    Mais concernant les alliés qu'ils pourraient trouver là bas... C'était délicat. Ils pouvaient signer nombre de traités commerciaux, cela ne serait jamais fiable. Les mariages demeuraient les plus solides alliances. Et pourtant, il n'y avait aucune garantie que cela rapproche de façon solide deux royaumes. Il était plutôt heureux d'être bâtard à cet instant, parce que son propre mariage n'était pas prioritaire et il ne prétendrait jamais à une princesse. C'était le privilège de Roward et il le lui laissait volontiers ! Il n'était pas naïf au point de penser que Deria le laisserait tranquille et continuer sa petite vie dissolues indéfiniment non plus. C'était un bâtard oui, mais légitimé et il était très proche de la princesse et de son frère ce qui faisait de lui un parti intéressant malgré tout. Pour un banneret.

    Deria doutait de ses capacités de princesse, Roward de commandant d'hommes. Mais ils étaient jeunes tous les deux, inexpérimentés tous les deux. Plongés dans le chaos des événements trop tôt à leurs goûts. Mais il apprendraient. Anders n'avait aucun doute les concernant. Roward manquait d'assurance, mais il avait l'étoffe d'un meneur d'hommes. Quant à Deria, elle avait l'intelligence et la diplomatie. Tous deux feraient des erreurs, tous deux apprendraient. Et Arianne et Anders seraient là pour les encourager, les soutenir et les conseiller. Même si pour ce dernier point, la jeune femme était sans doute de meilleur conseil ! Il rassura son aînée, quand bien même leur relation était plus chaotique que celle qu'il avait avec Arianne et Roward. Pour des raisons multiples et qu'il n'expliquait pas forcément d'ailleurs. Peut-être Deria le jugeait-elle trop frivole.

    « Je doute que Dorne puisse vivre en autarcie et en paix si c'est le chaos tout autour, en effet. »

    C'était une réalité. C'était aussi le risque de se faire dévorer par les grandes puissances autour pour ne pas avoir voulu jouer aux jeux de pouvoir. La neutralité se payait toujours. Et au prix fort. Cependant, il se montra bien plus léger et taquin en proposant son aide pour soulager son frère de son devoir envers les princesses. Roward ne put s'empêcher de faire remarquer qu'il ne manquait que Perle pour que le tableau soit complet. Une remarque anodine, mais qui fit légèrement grimacer le bâtard. Il n'était pas spécialement très friand de Perle Sand. Il n'appréciait pas la jeune femme qui, elle, avait une relation privilégiée avec Arianne. La relation qu'Anders avait eu autrefois. Jaloux ? Sans aucun doute. Néanmoins, il ne fit aucun commentaire pour ne pas gâcher le moment, mais il ne jugeait pas la suivante d'Arianne comme faisant partie de la famille.

    C'était plus agréable de discuter des princesses, alors que ses sœurs s'amusaient de son dévouement. Anders jeta un regard à Arianne quand elle assura qu'elles tomberaient en pamoison devant le charme des deux Martell... Ah si seulement, ELLE, elle pouvait tomber sous ce charme. Néanmoins, il tint encore sa langue, se contentant de sourire et d'incliner la tête, faussement modeste, alors que Deria renchérissait, non sans rappeler qu'il fallait aussi savoir se contrôler. Elle eut le droit à un sourire angélique :

    « Oh allons, la sagesse est l'une de mes principales qualités voyons ! »

    Absolument pas en fait. Il aimait jouer avec le feu. Mais pas au point de déflorer une princesse et de causer une guerre. Ou de se retrouver marié pour réparation. Brr, l'angoisse. Roward repoussa la proposition d'aide de son frère qui sourit malicieusement :

    « Comme tu veux. Moi, je disais ça pour toi petit frère ! »

    Mais Roward était bien sérieux alors qu'il assurait qu'il ferait son devoir au détriment des élans de son cœur. Ah quel noble sacrifice ! Mais Anders n'était pas d'humeur à s'émouvoir et à se montrer compréhensif avec son cadet. Même si celui-ci continua dans la même veine, arrachant un soupir à Anders. Et hop, conversation plombée de nouveau, youpi ! C'était maintenant qu'il fallait se jeter par dessus bord ? Anders lui donna l'accolade, souriant :

    « Mais tu es déjà un homme, même si, malheureusement pour toi et moi nous serons toujours des gamins pour nos grandes sœurs ! »

    Il fit un clin d’œil à son frère reprenant tranquillement :

    « Arrête de te miner Roward, tu as toutes les qualités qu'il faut pour mener des hommes. Et je ne dis pas ça parce que tu es mon frère. Durant ces deux années, je t'aurais suivi les yeux fermés, même sans te connaître aussi bien ! Et les soldats ne s'y sont pas trompés. Et tu ne seras pas seul de toutes façons. »

    Il y avait les vieux guerriers, devenus conseillers. Il y avait son frère qui le suivrait jusqu'à la mort, même si son expérience était aussi conséquente que celle du prince.

    « Deria, Roward, vous êtes des Martell, vous avez été éduqué toute votre vie en vue de ce jour. Il est venu trop tôt, mais il serait toujours arrivé trop tôt. Arianne, moi, tout le peuple de Dorne croyons en vous. Sans vouloir vous mettre la pression bien sûr ! »

    S'il avait été sérieux au début, il ne put s'empêcher de terminer par une petite pointe d'humour.


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MessageSujet: Re: It took one sun to bright, but four to shine [Tour I - Terminé]   Dim 21 Juin - 1:44

Arianne espérait que cette conversation suffirait à apaiser Deria, au moins pour un temps. Bien évidemment, elle serait là pour elle à chaque instant de doute. C’était son rôle, sa place, son devoir. Et si ça ne l’avait pas été, elle l’aurait fait pour l’amour qu’elle portait à sa sœur, sans la moindre hésitation. La main qui presse celle d’Arianne, alors qu’elle ne peut dissimuler une légère vague de tristesse à sa propriétaire, à sa sœur, lui réchauffe le cœur, et elle la tient plus fermement et plus fortement à son tour, peut-être un peu trop, mais de manière dérisoire par rapport à la force de ses sentiments pour sa fratrie. Arianne y puisait la force de tout affronter et de tout surmonter, à ses côtés. Si la pression sur l’enfant illégitime était moindre, il n’était pas de tout repos de devoir conseiller la Princesse de Dorne, et elle s’en acquittait pourtant avec une bonne volonté sans faille. De même qu’elle s’acquittait d’écouter son plus jeune frère, dont elle était l’oreille attentive. Oh, pas qu’il n’ait pas confiance en Deria, non, mais une Princesse ne pouvait être confrontée à tout ce qui pouvait bien se passer. Le conflit entre ses obligations et ce que Roward expérimentait serait bien trop difficile à affronter, et décider entre l’un et l’autre impossible. L’aînée de la fratrie devait faire abstraction de tout cela lorsque Deria sollicitait son aide, ou tenter de le concilier avec les besoins de la Principauté quand c’était possible, mais malgré les complications qui en découlaient, jamais elle n’aurait cessée d’être présente pour qui que ce soit parmi les Martell. Ça lui était aussi inconcevable que d’arrêter de respirer. Et autant qu’auparavant, elle devait apaiser les doutes et les inquiétudes des Martell. Des premiers Martell. Ils l’étaient, Anders et elle, aussi, maintenant. Elle sourit, à voir Deria accorder toute son attention à Roward. Il ne voulait peut-être pas la distraire de ses apprentissages d’héritière, plus jeune, et de ses fonctions princières maintenant, mais elle était bien évidemment toujours là pour le réconforter, qu’il en soit conscient ou non. Qu’elle plaisante sur son cœur qui s’emballera pour une multitude de princesses, ou qu’elle se contente d’affirmer avec un ton qui ne laisse pas de place au doute qu’il apprendra, et apprend déjà. Si elle pouvait être aussi indulgente avec elle-même…

Si elle se trouvait face à l’étendue d’eau, tournant le dos à ses frères et sœur un bref instant, elle ne put que me retourner, et affronter le regard d’Anders, en l’entendant. Il avait raison, bien évidemment. Si les Martell envisageaient d’être pacifistes et de ne pas s'impliquer, ils se trouveraient tôt ou tard perdants. Qui, pour arrêter de nous alimenter, pour fournir ces denrées dont leurs alliés auraient besoin, et manqueraient, à nos dépends ? Et ça n’était qu’un exemple parmi tant d’autres. Fort heureusement pour elle, alors que la conversation se poursuivait, elle ne put ainsi pas voir la réaction d’Anders, à l’évocation de Perle. Si Roward avait mis du baume au cœur à Arianne en l’évoquant comme partie de la famille, le rejet d’Anders la blessait bien plus qu’elle ne s’autorisait à le montrer. Elle était peut-être, très certainement même, idéaliste, mais elle aurait souhaité qu’ils soient, tous les cinq, inséparables. Soupirant, elle finit malgré tout par se retournant, souriant à moitié.

N’aurait-elle pas mieux fait de rester ainsi qu’elle l’était, appuyée sur le bastingage, plutôt que d’affronter les yeux d’Anders, cherchant les siens, alors que l’on parlait de séduction ? Elle peinait à cacher tout ce qu’elle dissimulait, quand elle y plongeait, comme s’il avait le pouvoir de lui faire tout avouer. Mais jamais elle ne pourrait se confesser au sujet de sa captivité, jamais elle ne pourrait s’avouer à elle-même les sentiments contradictoires et absurdes qui l’habitaient, et encore moins à d’autres. Elle mourrait d’envie de s’approcher d’Anders, d’appuyer sa tête contre son épaule, affectueusement, mais ce réconfort lui était interdit. Elle ne put que se laisser aller à un petit rire, alors qu’il parlait de sagesse, sachant qu’il n’en prendrait pas ombrage. Elle se concentra attentivement, toutefois, lorsqu’elle sentit son ton se faire plus sérieux, moins rieur. Chose rare, non qu’il n’en soit pas capable, mais plutôt qu’il faisait volontairement fi de ce qu’il était à même de faire. N’écoutant que son impulsion, ignorant tout ce qui pouvait l’éloigner de son frère, Arianne s’avança à ses côtés, saisissant doucement sa main, pour le remercier. Oui, il finissait en plaisantant, mais il réconfortait surtout plus que nul n’aurait pu le faire leur frère et leur sœur, elle en était certaine.



             
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MessageSujet: Re: It took one sun to bright, but four to shine [Tour I - Terminé]   Mer 24 Juin - 21:47

Roward se relève, je le suis des yeux. Quelque chose d’exceptionnel. Sur ce point, j’étais d’accord. Et c’est bien ce point en particulier qui m’angoisse. Débuter son règne par un tel concile est assez…. Perturbant. Et impressionnant.
Mais ils ont raison. Ce n’est pas en hésitant que j’apprendrais. Ce n’est pas en restant en retrait que je ferais avancer Dorne. Et ça c’est tout ce qui compte en fin de compte, Dorne, notre Royaume.
Tous les trois à me rassurer et à tenter de me montrer plus forte et plus sage que je ne le suis en réalité. Ont-ils raison là-dessus également ? Non pas que je ne leur fasse pas confiance, loin de là, mais, j’en suis tellement peu persuadé, j’ai tellement de peurs et de doutes. J’ai beau savoir qu’ils seront toujours là, qu’il me suffit de leur parler, de leur demander… C’est mon rôle, c’est à moi que revient tout ça. Je ne peux tant m’en décharger sur eux.

Et pour le coup, Anders a raison. C’était étonnant comme il pouvait parfois se montrer perspicace et sérieux. Parfois. Le reste du temps, il sortait encore plus de boutades et bêtises que Roward.
Dorne ne pourra effectivement pas s’en sortir seul. Pas avec le Bief. Pas avec l’Orage. Pas avec Harren. Pas avec Rhaenys… Tant d’ennemis potentiels. Trop de fronts. Nous aurons besoin de liens, d’alliances. Au minimum. Nous trouverons. Je ferais le nécessaire.

Je souris alors qu’Arianne rit. Anders et la sagesse. Association aussi amusante, qui le serait tout autant avec Roward soit dit en passant.  
J’observe Roward. Mon cœur se sert. Je sais bien qu’il en va de même pour moi. Je ferais ce qu’il faut pour Dorne. Toujours. Qu’importe le prix à payer. Mais… c’est mon petit frère… quand bien même il est prince au même titre que moi. Il pourrait s’enticher et… Non. Il ne pourrait pas. Oh peut-être appréciera-t-il ou même aimera-t-il celle qui partagera sa vie, mais… Qu’importe au final. Il le fera. Et cet état de fait me rend terriblement triste.
Et il doute également de lui-même à présent. Je me lève à mon tour, serrant sur mes épaules la veste de mon frère. Je m’appuie contre le bastingage, au côté d’Arianne.

« Je ne te demande pas de diriger toutes nos troupes. Laisses les commandants et autres conseillers en place le faire. Tu ne seras pas perçu comme faible, car tu ne l’es pas. Tu ne l’as jamais été. Anders  a raison. Tu n’es pas seul. Les hommes ont confiance en toi. Le reste viendra avec le temps. »

Restait juste à savoir si nous l’aurions le temps. Quant aux fâcheuses idées, il faut croire que certains en avaient déjà eu en assassinant notre famille. Mais je n’allais certainement pas relancer le débat en interne. J’avais déjà eu bien du mal à être écouté, ce n’était pas pour recommencer tout à nouveau. Surtout pas avec eux.

Je relève la tête. Oui, il serait arrivé trop tôt quoiqu’il en soit. Je souris. Qu’est-ce que je disais. Pas sérieux plus de 3 minutes consécutives. Aucune pression. Non, évidemment que non. Dorne. Pourvu qu’il ait raison. Je regarde Arianne s’approcher de lui et lui prendre la main. Peut-être ai-je tord et que tout va bien entre eux. Peut-être ai-je tord et que tout se passera bien. Je l’espère.



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MessageSujet: Re: It took one sun to bright, but four to shine [Tour I - Terminé]   Mer 1 Juil - 10:29

    Il comprenait le poids sur les épaules de la jeune princesse, propulsée à la tête de Dorne par un acte odieux. Et plongée dans la tourmente à peine installée sur le trône. Elle n'avait pas le temps de prendre ses marques. Elle devait déjà faire ses preuves devant des têtes couronnées bien vissées sur leurs trônes depuis des années, voire des décennies. Elle allait devoir faire forte impression rapidement. Pas étonnant qu'elle ne trouve pas le sommeil. Et pour ce concile, elle serait seule. Personne ne la suivrait et ne lui soufflerait quelques paroles adaptées à la situation. Anders et Arianne restaient des bâtards, malgré tout. Ils ne seraient pas autorisés à la suivre. Même le prince de Dorne ne le serait pas. Prince de Dorne qui doutait tout autant de ses qualités de meneur d'hommes. Tout le monde s'accordait à dire que Roward n'avait aucun talent diplomatique, comme son frère. En revanche, il en allait autrement de ses vertus guerrières.

    Pour une fois, Anders ne joua pas le trublion, se contentant de leur livrer à tous les deux ce qu'il pensait réellement d'eux. Même si c'était moins aisé avec Deria qu'avec son petit frère, il le fit avec sincérité. Et la princesse renchérit les paroles de son bâtard de frère pour réconforter le dernier de la famille. Anders hocha la tête silencieusement. Arianne s'empara alors de sa main, spontanément et il lui lança un regard en coin. Que dire sur ce qu'il ressentit à ce moment précis ? Ce n'était pas normal que ce simple geste, si anodin, si normal entre un frère et une sœur, ai le pouvoir de lui tourner la tête de cette façon et de faire accélérer son rythme cardiaque quand même ! C'était délicieux et une torture en même temps. Elle fuyait ses regards, il la sentait plus mal à l'aise quand il jouait de séduction avec elle. Pourtant, elle avait encore besoin de lui, toujours de l'affection pour lui.

    Ses doigts se resserrèrent autour de ceux de la jeune femme quelques instants. Et puis il la lâcha, passant soudainement son bras autour des épaules d'Arianne, l'attirant à lui pour lui embrasser délicatement la tempe, conscient que ce geste n'avait sans doute pas la même signification pour lui que pour elle. Heureusement, ni Roward, ni Deria ne pouvait deviner dans cette étreinte quelque chose de vicié de la part d'Anders. Il espérait qu'Arianne n'en serait pas gênée non plus. S'il y avait autre chose que de l'amour fraternel de la part du bâtard maternel, il n'en demeurait pas moins qu'il était terriblement attaché à son aînée et que c'était aussi là le câlin du petit frère à sa grande sœur. Même si désormais, il la dépassait de plusieurs centimètres. Il était loin le temps où le petit garçon se blotissait dans les bras de sa sœur, qui lui caressait doucement les cheveux en murmurant quelques paroles réconfortantes, ou en lui comptant quelques histoires fantastiques de sa voix mélodieuse. Elle avait été sa grande sœur, son guide, un substitut de mère pendant une paire d'années, avant qu'il ne devienne plus grand, plus indépendant, plus farouche, ne laissant plus les larmes couler, laissant difficilement Arianne voir ses blessures. Il s'était endurci, avec l'arrogance, la colère et la désinvolture en bouclier de son âme.

    Quoiqu'il advienne, il garderait longtemps en tête l'image de cette nuit là, alors qu'ils voguaient vers leur destin et celui de Dorne, réunis sous les étoiles, quelque part entre ciel et mer, plus soudés que jamais, se réconfortant les uns les autres. Belle image d'une famille qui affrontait le malheur et l'adversité.

    Ensemble.


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MessageSujet: Re: It took one sun to bright, but four to shine [Tour I - Terminé]   

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