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Are you listening?
MessageSujet: Are you listening?   Dim 22 Jan - 22:01






Herpivoie

An 0 Mois 10.


Je relevais la tête en entendant quelques coups frappés à ma porte. N’attendant personne, je me levais et allais jusqu’à la porte pour l’ouvrir. Un serviteur tenait un paquet déballé dans ses mains. Nul doute que mes gardes avaient d’abord regardé à l’intérieur avant de l’autoriser à être amenée dans ma chambre. Question de sécurité.  L’homme était plutôt jeune, mais ne semblait pas venir du coin. Son teint était très halé et ses vêtements n’étaient pas d’origine Westorinne. Il s’inclina devant moi, tout en me tendant le paquet qu’il avait Majesté. Je vous apporte un cadeau de la part de Messire Forel de Braavos. Il m’a demandé de vous le remettre en main propre. J’arquais un sourcil d’interrogation. Mon anniversaire était déjà passé depuis plusieurs semaines et Baâl m’avait déjà offert un carnet pour l’occasion. De plus il ne s’était jamais fait appelé Messire Forel de Braavos. Je ne comprenais vraiment pas il m’avait fait venir un cadeau, d’Essos qui plus est. J’ouvris la porte et lui indiquais à mon garde d’aller le poser sur mon lit. Qu’il soit envoyé ou non par mon général, je ne préférais pas qu’un inconnu entre dans mes quartiers. Il s’inclina de plus belle devant moi avant de donner son présent à l’un de mes chevaliers qui s’exécuta aussitôt. En moins de deux minutes il avait regagné son poste de garde, sans avoir jeté le moindre coup d’œil à la pièce ni même aux documents qui trainaient sur la table, sans avoir esquissé un geste envers le dragonneau endormi sur l’un des coussins. Je leur faisais confiance et ils me prouvaient à chaque fois que j’avais raison d’avoir foi en eux.

Le porteur remercié et congédié, je regagnais la pièce. J’étais bien trop curieuse pour ne pas aller voir ce que m’avait fait porter Baâl. Délicatement je soulevais le papier, puis le tissu qui recouvrait le cadeau, remis à la va vite par mes gardes. Je lâchais un hoquet de surprise. Mes doigts vinrent caresser délicatement le bois, puis les cordes. La vièle n’était pas neuve. L’archet avait déjà servi, et à certains endroits, on pouvait voir qu’il était légèrement usé. Mais il en ressortait une âme, une histoire. Ce cadeau était… Parfait. Je me promis de remercier Baâl à sa juste valeur. Je prenais entre mes mains, avec une grande précaution l’instrument. Je m’approchais de la fenêtre, laissant le paysage sous mes yeux m’inspirer. On pouvait voir des gardes sur les murailles, des servantes et servantes en plein travail, des nobles se dépêchant dans les couloirs. Et au loin, la nature éclairée par un ciel ensoleillé sans nuage. Cela me rendait nostalgique de Peyredragon. Je plaçais l’instrument contre mon épaule, et mes doigts sur mes cordes. Dans mon autre main, je tenais fermement l’archet. Délicatement, laissant les souvenirs de mon royaume emplir mon cœur et mon âme, je le fis glisser sur les cordes. Je fermais les yeux et laissais mes sentiments guider ma main. Je retrouvais des repères que je pensais perdu à force de ne pas m’exercer. Le rythme était d’abord lent puis se fit de plus en plus rapide. J’entendis la porte s’ouvrir, mais je n’y fis pas gaffe. Seul comptait la musique qui résonnait dans la pièce, s’échappant par la fenêtre. Joie, nostalgie, colère, amour, et désespoir s’alternèrent, se mélangèrent et s’unirent jusqu’à n’être qu’un dans ses accords que je produisais. Je ne suivais aucune partition, aucun air connu. Je laissais simplement s’échapper ce que mon âme me dictait. Des larmes coulèrent sur mes joues sans que je n’y prenne garde non plus. Je relâchais tout, ce masque de Reine. Ne restait que Rhaenys, la musicienne, l’artiste, l’aimée et l’aimante ; Rhaenys la meurtrie, la désespérée ; Rhaenys, la jeune femme en quête de vengeance et en colère ; Rhaenys la dragonne.

Un dernier accord et je relâchais mes deux bras, maintenant sans les abimer les deux morceaux de l’instrument. J’ouvrais les yeux et les posais aussitôt sur le dragonneau qui avait grimpé sur l’appui de fenêtre. Son regard fixait intensément le mien, partageant tout ce que je pouvais ressentir. Je posais délicatement l’archet contre le mur pour passer ma main sur ses écailles. Il se vola contre ma paume avant de grimper le long de mon bras pour venir s’entourer autour de mon cou, comme il en avait l’habitude. Je récupérais l’archet et me retournais alors vers la jeune femme qui était entrée plus tôt. Je savais bien de qui il s’agirait. Baâl m’avait demandé de prendre soin de sa Nièce, et d’en faire l’une de mes suivantes. Il espérait qu’elle se sentirait mieux avec une présence à ses côtés et s’acclimaterait plus rapidement si je l’aidais. Je n’étais pas certaine d’être la bonne personne pour cela. Je ne restais que peu de temps dans mes quartiers et elle se retrouvait souvent seule. De plus je n’étais la plus sociable qui soit. J’avais perdu l’habitude de côtoyer des inconnues, et de me mêler aux autres. Je me savais maladroite mais elle ne semblait pas s’en formaliser et s’accommoder de mes silences.  Soyez la bienvenue Lady Forel. lui dis-je, comme à mon habitude. Puis voyant son regard braqué sur l’instrument je lui demandais Savez-vous en jouer ?



Combien de civils dans les villes et campagnes ne font pas partie des convois qu'on épargne. Mon parcours coupe court au vol malsain des vautours. Depuis des décennies c'est le même phénomène. Mais pour la veuve et l'orphelin il faudrait lever l'ancre. On rêvait de donner plein de coups dans la vie, nous n'avons que des ecchymoses. J'ose te le dire, j'veux pas qu'mon monde brûle. Voilà pourquoi le soir sous la lune avec les loups je hurle.

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MessageSujet: Re: Are you listening?   Mar 24 Jan - 21:47

La jeune femme revient de l’embranchement du fleuve du Trident et la Rufurque, non loin d’Herpivoie. Elle est agacée, d’avoir été suivie tout du long par un garde que lui a imposé son oncle. Être suivie de la sorte n’est pas ce qu’elle apprécie le plus, même si elle a conscience qu’elle l’est pour sa sécurité. Elle a surtout l’impression d’être espionnée par le garde qui ira tout rapporter à Baâl. C’est tout nouveau pour la jeune femme, à Braavos, elle était libre d’aller et venir selon son bon désir, sans escorte. Ou si c’était le cas, elle ne l’a jamais découvert.

Elle revient au campement avec son panier de linge propre sous le bras. Le garde avait paru étonné de la voir laver les bandages des blessés, il n’avait pas été le seul au vu des regards qui s’étaient tournés vers elle à son retour. Pour eux, la noblesse n’a pas à se charger du sale travail, du moins le suppose-t-elle. Certains nobles étaient ainsi à Braavos, ils se contentaient du minimum et refourguaient le reste à leurs employés. Mais lorsque l’on travaille pour la Maison des Mains Rouges, d’une, aucune distinction n’est faite entre petits gens et noblesses, de deux, il ne faut pas avoir peur de se salir les mains lorsqu’on est guérisseurs.

Yesaminda dépose son panier auprès des mestres qui se chargeront de panser les blessés au sein du château et se dirige ensuite vers l’appartement de Rhaenys. Elle ignore si elle l’y trouvera, quand elle la croise, c’est un peu au petit bonheur la chance et le plus souvent ailleurs qu’au sein du château. Elle s’est engagé auprès de son oncle à tenir compagnie à la reine, mais cette dernière ne lui facilite pas toujours la tâche. En femme occupée, elle jouit rarement de temps libre.

De la musique lui parvient depuis le couloir, inconsciemment, la jeune femme se laisse guider par la mélodie de l’instrument à cordes jusqu’à la porte de Rhaenys. Ce doit être elle qui joue, merveilleusement bien. Le garde en poste devant la porte hoche la tête à son arrivée et l’autorise à entrer, ce qu’elle s’exécute de faire, trop heureuse de ne pas avoir à parcourir tout le château ou le campement à la recherche de l'insaisissable reine dragon. La musique ne cesse pas alors que la jeune femme referme la porte après elle.

Rhaenys n’est plus elle, c’est juste une musicienne aux doigts enchanteurs. Yesaminda ferme les yeux et se laisse entraîner par la mélodie, à aucun moment, elle ne tente d’interrompre la musicienne. L’envie irrépressible la saisit, de pousser la chansonnette. Envoûtée, inspirée par les notes qu’impose la dragonne à son instrument, l’envie de compter son histoire. Mais elle n’en fait rien, cette histoire est encore trop douloureuse, elle ne ferait que gâcher cette mélodie par une voix chevrotante de larmes.

Finalement, la reine dragon cesse et la jeune femme rouvre les yeux. Elle réalise seulement que le dragonneau est là, Erebrion, dont elle a eu l’occasion et l’honneur de participer à sa naissance. Il la terrifie autant qu’il la fascine. Yesaminda observe, toujours silencieuse, le spectacle visuel que lui offrent la reine et sa complicité avec son dragon. Elle la découvre, pour la première fois, comme une femme aux multiples talents plutôt que comme la reine qu’elle est. Puis, elle se retourne et comme à l’accoutumée, l’étrangère s’incline devant elle. “Ma Dame.” La salue-t-elle.

C’est alors que son regard tombe sur l’instrument à cordes, la jeune femme se fige dans son mouvement. Brusquement folle furieuse, elle se redresse vivement et croise le regard de Rhaenys. Les lèvres entrouvertes, elle se tut aussi brusquement que lui est venue l’idée de la houspiller. Sans parler de la présence d’Erebrion, comme s’il avait ressenti sa colère, il chuinte dans sa direction et se montre protecteur envers sa Mère. Raison de plus de garder le silence.

“J’en jouais.” La jeune femme repose les yeux sur son instrument, peut-être y a-t-il méprise ? Peut-être confond-elle? Non, le doute n’est pas permis, elle reconnaît chaque infime petite usure de l’instrument. Le sien. “Ma Dame, puis-je vous demander où vous vous êtes procuré cet instrument ?”



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MessageSujet: Re: Are you listening?   Mer 1 Fév - 23:00






Herpivoie

An 0 Mois 10.


Jouer déclenchait en moi, à la fois de la joie, à la fois de la nostalgie. C’était avec regret que je reposais l’instrument. Mais continuer à jouer n’aurait pas été correct. J’avais bien des choses à faire et me laisser aller à de telle distraction n’était pas digne d’une Reine. Je m’étais accordée une pause, et c’était déjà plus que je ne l’aurais dû.

Je saluais la jeune femme qui était entrée dans mes quartiers avec politesse. Je ne la connaissais guère, je devais bien l’avouer. Pour autant elle me semblait sympathique, et j’appréciais sa discrétion. Elle n’essayait pas sans cesse avoir mes faveurs. Non elle restait discrète, sans me harceler de questions, sans me déranger dans mon travail. Nous avions que peu discuter finalement mais c’était bien ainsi. Je ne recherchais pas une amie. Je ne voulais plus me lier à personne. J’avais appris à mes dépends le risque que cela était. J’avais accepté qu’elle soit ma suivante, mais uniquement cela. Je n’avais rien d’autre à offrir. En voyant son regard se poser sur l’instrument, je lui demande si elle sait y jouer. Sa réponse est vague, mais je n’insiste pas. C’est une sorte d’accord tacite entre nous. Je n’exige rien et elle n’exige rien en retour. Je me contente de faire un léger signe de tête avant de reprendre l’instrument et venir le poser sur mon lit, dans les tissus qui l’entouraient pendant son voyage. Je me retournais vers Yesaminda lorsqu’elle me demanda poliment où je l’avais obtenu. J’arquais un sourcil de surprise, mais lui désignais tout de même le lit et la carte qui indiquait que c’était un présent pour sa Majesté Rhaenys Targaryen et sa Suite, de la part de Sir Forel de Braavos. Je la laissais avoir elle-même sa réponse, m’écartant du lit. Je ressortais les documents que lesquels je devais travailler aujourd’hui. Ils n’étaient pas confidentiels, mais ne devaient pas non plus être ébruité. Cela faisait quelques semaines que l’Essossienne était désormais là. Elle n’avait jamais divulgué la moindre information, aussi anodines soient-elles. Pour autant, je ne pouvais lui accorder ma confiance. Et c’était là un nouveau test pour elle. Je déployais la carte de Westeros et plaçais plusieurs figurines en bois dessus. Ma table à Peyredragon me manquait je devais bien l’avouer. Je regardais les troupes avec attention, réfléchissant à la suite des évènements, tout en parlant Avez-vous trouvé la réponse à votre question ? Ebrion non ! J’essayais de récupérer le Dragonneau mais il fut plus rapide que moi. Il prit dans sa mâchoire la figurine du cerf pour s’enfuir à l’autre bout de la table avec et le mâchonner à sa guise. Je lui ordonnais en Valyrien de revenir mais il se contenta de me regarder avant de s’éloigner un peu plus. Je poussais un soupir et contournais la table… Et il en fit de même. Il voulait jouer avec moi. Mais je ne le pouvais pas. Je devais travailler. J’essayais une fois de plus de l’attraper, mais il sauta au même moment du meuble et resta quelques secondes en l’air en battant des ailes. Seulement son poids conjuguait à celui de la pièce en bois était trop lourd pour ses petites ailes. Il chuta et je me retrouvais à plonger au sol de manière très disgracieuse pour le rattraper à temps dans mes mains. Mes genoux s’écorchèrent ainsi que mes coudes. Mais le dragon n’avait rien c’était le plus important. Je poussais un soupir de soulagement et me relevais… pour aussitôt me retrouver à terre. Je poussais un juron de douleur. Je n’avais pas fait gaffe et je venais de me cogner fortement la tête. D’ailleurs plusieurs pièces posées sur la carte se mirent à rouler et à nous tomber dessus. Je protégeai Ebrion entre mes doigts et encaissais les légers chocs à sa place, tout en maudissant tout en n’importe quoi pour ma maladresse et la douleur que je ressentais. Lady Forel pourriez-vous... Le poser sur mon lit... Il va essayer de vous mordre, prenez garde... soufflais-je à la jeune femme. D'abord Ebrion, ensuite moi. Ma tête me tournait légèrement à cause du grand choc, accentué par les petits que j'avais pris. Je voyais des points noirs, et je ne me sentais pas de me relever tout de suite. Alors à défaut de pouvoir mettre autre de porté le dragon nuit moi même, je demandais à la jeune femme. Faire venir Baâl pour s'en charger ou Kora serait trop loin... Je faisais preuve d'une confiance aveugle en mon général en demandant pareille chose à la jeune femme. Parce que je rendais vulnérable pour dragon, et qu'elle pourrait lui faire du mal sans que je ne sois capable de l'arrêter.




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MessageSujet: Re: Are you listening?   Sam 11 Mar - 22:54

La reine lui désigne l’objet, signifiant par là qu’elle l’autorisait à en découvrir davantage sur l’origine de ce présent. La jeune femme hésite, en a-t-elle vraiment le droit ? Ne serait-ce pas outrepassé ses droits, même si la Reine l’y invite ? Yesaminda meurt d’envie d’en savoir plus, de savoir pour quelle raison son instrument se trouve entre les mains de cette reine. Il ne fait aucun doute qu’il s’agisse du sien, alors elle n’y résiste pas. La jeune femme s’en approche, caresse du bout des doigts l’objet de sa convoitise et s’empare ensuite du mot. Elle n’en croit pas ses yeux, son oncle en a clairement fait cadeau à Rhaenys, pourtant la preuve est bien là.

Son coeur se sert, quand bien même elle ne l’a volontairement pas emporté avec elle lors de son départ précipité. Il ne fait aucun doute que sa mère ait pris la décision de lui faire parvenir son si précieux instrument. Enfin, il l’était, quand son fils était vivant, quand elle en jouait spécialement pour lui. Désormais, qu’en ferait-elle? L’instrument renferme désormais plus de souvenirs malheureux que plaisants. Elle referme son poing avant qu’il ne lui vienne l’envie incontrôlable de s’emparer de son instrument. Au contraire, elle s’en détourne, le visage ferme. Cet instrument fait désormais de son passé.

Yesaminda est bien décidée à ne rien dire de ses tourments. C’est auprès de Baâl qu’elle doit trouver des explications, jamais elle n’oserait réclamer son instrument à la reine, si son oncle lui en a fait cadeau. Ce serait bien trop délicat, son éducation le lui interdit. “Mon oncle a bon coeur.” Répond-elle simplement à Rhaenys lorsqu’elle lui demande. Elle doute qu’elle l’ait entendu au vu de la scène qui se joue ensuite sous ses yeux. A aucun moment elle tenta de s’interposer, à dire vrai, elle ne saurait comment réagir face au dragon, aussi petit soit-il, il reste majestueux, mais surtout terrifiant.

Seulement, la suite des événements fait bondir son coeur. La mère dragon en souhaitant protéger son petit se blesse, probablement, Yesaminda en tant que guérisseuse ne peut qu’intervenir, s’assurer que la reine n’est pas blessée. “Votre Majesté?” S’inquiète-t-elle en s’avançant. Mais le dragon la rend nerveuse, elle en sait que trop peu sur l’animal pour oser s’interposer. Rhaenys le lui demande, de la même façon que Yesaminda s’assurerait avant tout que son fils n’ait rien, la reine veut en premier lieu mettre son dragon en sûreté. Une vraie mère. Qu’a cela ne tienne, la jeune femme prend son courage a deux mains pour venir prendre le dragonneau entre ses mains, et lâche un cri de surprise mêlé de douleur, lorsqu’il mord dans la peau tendre de sa main, entre le pouce et l’index, tandis que ses griffes se plantent dans son avant-bras, ses petites ailes battant l’air, exprimant son agitation.

Rhaenys l’avait prévenu, ça n’empêche pas d’être surpris, mais passé cette dernière la douleur n’est finalement pas insurmontable. La douleur, ça la connaît, c’est comme une vieille amie qui vient se rappeler à son souvenir. Loin d’exécuter les ordres de sa reine, Yesaminda s’approche de cette dernière pour lui prendre l’avant-bras de sa main libre et l’aider à se relever. Du moins, était-ce son intention, lorsque les gardes pénétrèrent la pièce. La suite se déroula à une vitesse fulgurante, elle fut décollée de Rhaenys et menacer d’une lame sous la gorge.

Son couinement est pitoyable, le fait est qu’elle ne comprend pas ce soudain accès de violence de leur part alors qu’elle tentait de venir en aide à leur Reine. Finalement, l’explication surgit, ils ont dû entendre l’agitation dans la pièce et cru qu’elle s’en prenait à Rhaenys et le dragon. Du moins, c’est la seule explication qui lui vient. “Elle est blessée.” Dit-elle. Cela n’exprime pas son innocence, mais c’est tout ce qu’elle est en mesure d’énoncer tandis que la lame s’appuie contre sa carotide, menaçante, prête à trancher net.

HRP:
 



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MessageSujet: Re: Are you listening?   Lun 20 Mar - 21:33

[quote="Rhaenys Targaryen"]




Herpivoie

An 0 Mois 10.


Je m’en voulais. Enormément. Je n’avais pas fait assez attention à mon dragonneau. J’aurais dû me montrer plus vigilante. Je n’avais pas volé les bleus qui allaient fleurir sur ma peau. Ni même les écorchures que j’écoperais. J’avais été trop imprudente. S’il lui était arrivé quelque chose… Je ne me le saurais jamais pardonné. Jamais. C’était mon rôle de le protéger, de veiller sur lui jusqu’à ce qu’il soit capable de le faire tout seul.

J’avais plongé sans hésiter, sans réfléchir. J’étais tombée lourdement sur le sol, mais qu’importe, qu’importe parce que je l’avais rattrapé. Protégé dans mes mains, j’avais pris les coups et les blessures à sa place. Et en voulant me relever trop vite je me cognais contre la tête, faisant pleuvoir sur nous des pions en bois. Ils ne tombaient pas de si haut que cela en m’atterrissant dessus, mais cela ne manqua pas d’être douleur. Le tout combinait l’était. J’avais l’habitude d’encaisser oui, mais cela ne m’empêchait pas d’avoir un horrible mal de crâne, et la tête qui tournait. Je n’étais pas capable d’éloigner mon Dragon de la Nuit toute seule. J’avais tapé fort et je saurais pas étonné d’écoper d’une énorme bosse. Mais je ne pouvais pas continuer à le tenir ainsi. A terre, il était trop vulnérable. Alors j’inspirais un bon coup et plaçant toute ma confiance en Baâl, je demandais à la jeune femme de le récupérer et le poser sur le lit, non sans l’avertir de ce qu’elle risquait en le faisait. Il n’était pas docile et Yesaminda était une inconnue pour lui, une inconnue qui plus est, qui ne possédait aucune magie dans son sang.

le Dragon ne se laissa pas faire comme je pouvais m’y attendre. Mais je ne pus m’empêcher de fermer quelques instants les yeux. Ma tête me faisait horriblement mal. J’ai envie de vomir et mon ventre se retourne quand deux paires de bras me soulèvent et me font m’asseoir sur une chaise. Je n’avais pas entendu mes gardes entrer. Surement avais-je dû avoir une absence quelques instants. Une nausée me vient de nouveau puis s’échappe de mes lèvres pour atterrir sur les bottes de Gawain. J’eus juste le temps de tourner la tête et lui de tenir mes cheveux. Une fois mes hauts de cœur passé, il s’accroupit devant moi, sans se soucier de ses chaussures souillées et me demande doucement Majestée. Dois-je faire appeler le mestre ? Où souffrez-vous ? mais avant que je ne réponde, il tourna la tête et son ton doux se fit sec et brutal. Que lui avez-vous fait ? Il est accusateur… Il se doit de l’être en qualité de capitaine de ma garde. Sans cela je ne serais pas aussi bien protégé. Seulement, seulement il se trompe d’ennemi aujourd’hui. Tout cela est uniquement de ma faute. Ma tête me tourne un peu moins. Mais présumant de mes forces j’essaye de me lever pour tomber aussitôt dans les bras de l’homme qui me rattrape sans difficulté. Ebrion comment va-t-il ? lui demandais-je en le cherchant du regard. Je pousse un soupir en le voyant sur le lit, en train de mordre le dessus de ma couche, pour déchiqueter un peu le tissu. Relâchez-là messieurs je vous pries… Elle n’a rien fait. dis-je aussitôt en voyant la jeune femme entourée par deux gardes supplémentaires. Et pour finir de les convaincre j’ajoute Lady Yesaminda… Voulez-vous bien ?... je laisse ma question en suspens. Je n’avais pas besoin de la finir pour que tous comprennent que je lui demandais de l’aide.



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MessageSujet: Re: Are you listening?   Dim 23 Avr - 18:36

C’est donc ça ? Voir la mort en face ? C’est ainsi, par la lame tranchante d’une épée qu’elle mourrait ? Elle déglutit difficilement, les yeux écarquillés. Elle voit dans le regard du détenteur de l’épée, qu’il n'hésitera pas. Il est prêt à le faire. Tâcher l’éclat argenté de sa lame par son sang. Combien de fois, ces dernières semaines, a-t-elle rêvé que la mort l’emporte ? Chaque jour. Chaque jour a ce goût de cendre. Ce jour est enfin arrivé, et pourtant, elle est terrifiée. Par la mort. Elle se surprend, à souhaiter qu’il ne la tue pas.

Du coin de l’oeil, la reine rend le contenu de son estomac, Yesaminda tique. C’est bien plus grave que ce que l’on pourrait penser. Que lui a-t-elle fait, demande le capitaine de la garde. La lame se fait plus tranchante, la pressant de répondre. Elle ne bouge pas, incapable d'émettre le moindre son. Finalement, Rhaenys leur demande de la relâcher, non sans avoir vérifié où se trouvait son dragonneau auparavant. L’épée disparu de sa gorge, elle put respirer de nouveau, mais son coeur battait toujours la chamade.

“Elle jouait avec Ebrion…” Ou plutôt il voulait jouer, mais elle se moque des détails pour l’instant. “Elle s’est cogné la tête contre la table.” Explique-t-elle, pour répondre au capitaine de la garde dont la curiosité n’est pas épanché. “J’essayais de la relever quand vous êtes entrés.” Ils ont probablement dû croire qu’elle l’attaquait, tout ce qu’elle en retient c’est que personne ne lui fait confiance. Sauf Rhaenys. Cette femme mérite toute la gratitude de l’étrangère. Méfiante, mais déterminée, elle s’éloigne du garde qui la tenait pour s’approcher de la Reine.

“Installez la sur le lit.” Demande-t-elle au capitaine qui la porte. Elle est d’une fermeté absolue. Yesaminda aurait pu lui demander de s'asseoir sur une chaise, mais elle devine assez bien qu’elle souhaiterait être près de son dragon. “Ne bougez pas Votre Majesté.” Le capitaine ne la quitte pas d’une semelle, observant chacun de ses gestes, comme s’il s’attendait qu’elle sorte une dague de sous sa robe pour assassiner la reine sous leurs yeux.

Sans hésitation, mais la main un peu tremblante et ensanglantée, elle échange de main pour la poser sur le front de Rhaenys. Elle prend délicatement son menton pour relever ce beau visage aux cheveux blond-argentés vers elle et observe ses pupilles. “Ressentez-vous encore des nausées ? Vertiges ? Maux de tête ?” Elle relève sa main rouge de sang par la morsure du dragon et lève 3 doigts. “Combien de doigts voyez-vous?”

La morsure l’élance, mais la Reine est sa priorité. Depuis 5 ans qu’elle exerce, elle en a vu mourir pour des blessures que tous pensaient anodines. Le tout est de saisir rapidement les symptômes et fournir un remède rapidement.



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MessageSujet: Re: Are you listening?   Lun 15 Mai - 21:19






Herpivoie

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Ma tête me faisait atrocement mal. Mon estomac se soulevait et rejetait tout ce que j’avais pu avaler plus tôt sur les bottes de mon capitaine des gardes. Ce dernier ne s’en préoccupa pas, trop inquiet à mon sujet. Il interrogea férocement ma nouvelle suivante, tout en continuant à me maintenir sur la chaise. J’avais du mal à voir clair mais je devinais sans peine qu’une épée menaçait surement la nièce de mon général. Heureusement, Baâl était un homme sage et ne s’en offusquerait pas. Il appréciera au contraire le zèle de Gawain. Peu importe l’identité de la personne qui pourrait me faire du mal. Quelle qu’elle soit, il la tuerait sans état d’âme si elle touchait à un seul de mes cheveux. Et c’est aussi pour cela qu’ils avaient tous deux ma confiance. Mais pour l’instant cela ne me préoccupe pas. Ebrion. Tout ce qui compte c’est qu’Ebrion n’ait pas été blessé.

Yesaminda parle et répond à mon capitaine. Elle leur demande de m’installer sur le lit et je sens Gawain se contractait. Il n’a d’ordre à recevoir de personne et ne le supportera pas. Alors je lui prends doucement la main et la serre, pour lui faire comprendre qu’il pouvait s’exécuter. Sans laisser un autre se charger, il me soulève comme je ne pesais qu’une plume, et avance doucement jusqu’à ma couche pour m’y déposer doucement. A peine y suis-je que mon dragon revient vers moi se frotter contre ma main, avant de remonter le long de mon bras pour venir se nicher dans mon cou. Je pousse un soupir de soulagement et bouge la main pour venir la poser sur lui. Il va bien. Il va bien et il n’avait rien. J’ai de nouveau envie de vomir, mais j’arrive à contenir mon haut le cœur. Gawain reste à côté de lui sans bouger. Et il ne le fera pas tant qu’il n’aura pas la certitude que tout va bien. Yesaminda me cache alors la vue de l’homme en se plaçant juste devant lui. Elle pose une main sur mon front, puis me fait bouger légèrement la tête. Ses questions s’enchainent sans me laisser le temps de répondre. Elle me montre alors trois doigts me demandant combien j’en voyais. Je fronce des sourcils. Vous saignez. Vous devriez rincer votre main avec de l’eau claire afin de ne la laisser s’infecter… Les crocs de Dragon peuvent être nocifs. et je le savais mieux que personne ici dans cette pièce. J’essaye de me relever, esquissant un geste et aussitôt les bras de Gawian viennent me soutenir. Je soupire. Je n’aime pas me sentir aussi faible et impuissante… Aussi vulnérable. Gawain s’il te plait, ça va. Juste un malaise rien de plus. Je peux le faire toute seule. Avec réticente il s’écarte légèrement, mais s’arrangeant pour que je reste à porter. Je m’adosse à la tête de lit et ferme les yeux un instant. Oui, mais ça passe. Oui légèrement. Un peu mais j’ai connu pire. Trois. finis-je pas répondre à ma suivante. Je repose ma tête contre le mur et respire doucement pour faire passer la nausée qui menace de salir de nouveau le sol, ou ma literie. Deux inspirations et expirations plus tard et cela va mieux. Ebrion me pousse la joue de sa tête, et je pose de nouveau ma main sur lui pour le rassurer, le calmer. S’il ne peut pas comprendre ce qui arrive, il sait que quelque chose n’est pas comme d’habitude et cela l’inquiète. Il était né depuis peu mais nous étions déjà énormément liés tous les deux. Gawain Laisse nous. Lady Yesaminda n’est pas une menace. Je t’appellerais si j’ai besoin de toi. Oh et… Désolée pour tes bottes. lui soufflais-je.




Combien de civils dans les villes et campagnes ne font pas partie des convois qu'on épargne. Mon parcours coupe court au vol malsain des vautours. Depuis des décennies c'est le même phénomène. Mais pour la veuve et l'orphelin il faudrait lever l'ancre. On rêvait de donner plein de coups dans la vie, nous n'avons que des ecchymoses. J'ose te le dire, j'veux pas qu'mon monde brûle. Voilà pourquoi le soir sous la lune avec les loups je hurle.

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MessageSujet: Re: Are you listening?   Jeu 18 Mai - 18:32

Oui, elle saigne et non ça ne l’inquiétait pas plus que cela, jusqu’à ce que Rhaenys fasse remarquer que les crocs peuvent être nocifs. Et sachant cela, la Reine lui a tout de même confié son dragonneau tout en la prévenant qu’il mordrait. D’accord, qu’ajouter à cela ? Absolument rien. Elle ne peut qu’être honorée que la Reine lui fasse suffisamment confiance pour lui confier son Ebrion. Ca ne doit pas arriver à beaucoup d’autres.

La jeune femme est bien placée pour savoir ce qu’elle peut appliquer sur la morsure après l’avoir nettoyé. Elle surveillera que ça ne s’infecte pas. En attendant la Reine est sa priorité. Cette dernière finit par reprendre ses esprits et par lui répondre exactement ce qu’elle attend. C’est moins inquiétant que ça en a l’air. Yesaminda s’autorise enfin à respirer normalement, à coup sûr, elle aurait été accusée de meurtre, si Rhaenys succombait. Avoir une autre accusation sur le dos n’est pas vraiment ce qu’elle souhaite. Pas plus que mourir, mais ça, elle vient de le réaliser.

Frôler la mort ouvre les yeux, mais ne résout pas ses souffrances. Elle pensait que seule la mort pourrait lui faire oublier le corps sans vie de son fils, mais n’a jamais eu la force de se la donner elle-même. Elle s’est trouvée face à une occasion mortelle, mais la peur l’a figée sur place. Yesaminda ne veut pas mourir, pas plus qu’elle ne veut vivre avec la mort de son enfant sur la conscience.

Elle pousse un soupir affligé et se détourne de Rhaenys tandis qu’elle s’excuse auprès de son Capitaine. Non sans expliquer avant cela, qu’elle ne représente pas une menace. Pas de tous les points de vue. Certains ne voient en elle qu’une opportuniste, une étrangère, à peine arrivée et déjà si proche de leur Reine. Elle en a même entendu un, une fois, prétendre qu’elle n’est qu’une espionne du Tigre. Yesaminda s’était fâchée, sans se permettre de houspiller l’accusateur.

Mais ce qu’il faut retenir de cette scène, c’est la confiance que Rhaenys lui accorde, tandis que Yesaminda ment. Par omission, mais un mensonge tout de même. Elle se sent honteuse, coupable. Elle trahit la confiance de sa Reine en gardant ce silence. Tandis que les hommes de sa garde sortent de la chambre, Yesaminda se relève du lit, sa main l’élance, elle doit s’en occuper. “Ma Reine, j’aimerais vous concocter une tisane qui soulagera vos maux, me le permettez-vous ? J’ose également pousser mon audace pour vous inviter à une marche, si le coeur vous en dit ? Vous devez être fort occupée, j’en ai conscience et je comprendrai que vous refusiez.”

Elle a tellement de choses à lui dire, du moins une chose importante qui lui coûterait beaucoup, mais elle ne peut continuer à trahir la confiance de la majestueuse dragonne. Elle ne dit pas non plus que la promenade peut faire du bien aussi bien à la maîtresse, qu’au dragonneau. Ebrion est très proche de sa maîtresse, ou mère ? Comment définir leur relation ?



Comment vous qui guérissez les autres ne vous guérissez-vous pas vous-même ?
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MessageSujet: Re: Are you listening?   Ven 2 Juin - 19:45






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Gawain sort de la pièce avec réticence. Je le vois à la manière dont il se tient. Il est raide et n’arrête pas de me jeter des regards. Yesaminda n’existe désormais plus. Il a foi en mon jugement… Et moi j’ai foi en celui de Baâl. Qu’elle soit ou non sa nièce, il ne l’aurait pas laissé m’approcher et être à mes côtés s’il pensait qu’elle était une menace pour ma personne. L’homme était doué pour cerner les personnalités et je savais qu’il serait capable de décimer toute sa famille si cela me gardait en sécurité. Je n’avais aucun doute sur ce point... Et j’étais réaliste, la jeune femme était moins proche de mon général que je ne l’étais. Ils ne se connaissaient pas vraiment, et n’avaient pas tissé de liens forts non plus. Alors que je savais que j’étais une fille pour lui comme il était un père pour moi. Et cette place particulière qu’il avait dans ma vie, il ne l’avait pas volé, mais gagné et mérité. Je l’avais connu pour ainsi dire toute ma vie, et il avait toujours été là, à nous soutenir, nous aider, nous aimer tout simplement.

Je réponds à la jeune femme, dans l’ordre, après m’avoir adossé à la tête du lit. Je laissais la nausée passer puis après un dernier signe de tête à mon capitaine, le regardais fermer la porte derrière lui. Il allait rester juste derrière, je le savais… Mais au moins n’était-il plus dans la pièce alors que sa présence n’était pas nécessaire. J’appréciais Gawain… Seulement des fois, il prenait son travail un peu trop à cœur. Je n’étais pas une petite chose fragile… Et je détestais qu’on me traite ainsi. Yesaminda se relève de mon lit, et me propose de me concocter une tisane avant de me proposer de marcher. Je la regarde un instant avant de lui répondre. Commençons déjà par soigner votre main c’est le plus urgent. Ensuite, la tisane… Puis une balade… Dès que j’aurais rangé tout cela. lui dis-je en indiquant la tête. Je ne lui demandais pas de le faire, car ce n’était pas à elle de le faire. Les documents concernaient des affaires d’état et je ne voulais pas que quiconque y touche. Cela ne me regardait que moi et moi seule. Non pas que j’avais des soupçons à son encontre, pas du tout. Pour autant, il ne fallait pas tenter le diable. Préférez le Hypericum perforatum au Plantago major. Les dragons sont attirés par l’odeur des premiers et aiment en manger. lui précisais-je. Je ne doutais pas qu’elle savait quoi appliquer sur sa main, mais la conseillais quand même. Je m’étais fait mordre plus d’une fois et j’avais appris à reconnaître les bons remèdes des mauvais… Et je connaissais les dragons contrairement à elle.




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