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Become another person
MessageSujet: Become another person   Become another person EmptyMer 11 Mar - 21:58

Plus rien ne serait comme avant, tout serait différent maintenant. Connaître ainsi l’amour, celui avec un grand A, celui qui vous anime pour lequel vous seriez prêt à faire n’importe quoi. Pour lequel aucune autre force n’est comparable. Une fois que vous avez connu cela et qu’il vous est arraché brutalement, alors vous êtes en droit de remettre en question tous vos choix. Ces derniers qui vous ont menés là vous êtes aujourd’hui. Sans lesquels vous ne seriez pas la personne que vous êtes. Il suffisait d’un seul événement, d’une seule prise de décision, et le destin d’un individu en aurait été changé. Alors bien sûr Garlan s’en était fais la réflexion, et il se la faisait encore. Comment aurait-il pu empêcher la mort de sa femme et de leur enfant à naître ? Quelle est la mauvaise décision qu’il avait pu prendre ? Qu’est ce qu’il aurait faire pour ne pas que ça se reproduise ?

Être là à leur côté, c’était impossible et il le savait avant de s’engager réellement dans cette relation. Il s’était trouvé honteux en pensant que s’il ne l’aurait jamais aimé, elle serait peut-être en vie aujourd’hui. Deux vies auraient été préservées, peut-être que Yesaminda aurait eu assez de force à opposer à ses assaillants en attendant que la garde n’intervienne. Oui cela aurait été bien différent. Il n’avait pas été là pour les protéger, et par cette réflexion, il se montrait particulièrement dur et cruel avec lui-même. Mais dans un sens, cela dépeignait une triste réalité et il savait qu’il avait besoin de tirer le drap de la responsabilité sur sa personne, que cela ne servait à rien de nier et que ça ne l’aiderait pas. Donc oui, c’était sa décision, sa responsabilité, sa faute. Et aujourd’hui, il en porterait la conséquence jusqu’à la fin de ses jours.

Aujourd’hui, il reprenait pleinement ses activités, en ses temps troublés, il ne lui était pas possible de faire complètement le deuil de son épouse. Le combat était proche et il devait faire en sorte que son escadron soit prêt à en découdre. Cependant, son esprit ne cessait de penser à Yesaminda, à ce qu’il aurait pu faire, à ce qu’il n’avait pas fais. Il devait s’efforcer d’être dans l’instant présent, mais c’était difficile. Une fine pluie s’abattait dans les alentours d’Accalmie, rendant la surface du terrain d’entrainement boueuse et glissante à force des piétinements des hommes d’armes qui se succédaient dans leurs passes d’arme. Garlan avait fais réunir son escadron, un des derniers entrainements avant le grand départ. Il les pensait prêt, mais il avait besoin d’insister de nouveau sur certains points. Au programme d’aujourd’hui, l’entrainement face à un ennemi ayant un meilleur équipement comme de l’infanterie lourde et parfois face à une supériorité numérique qui plus est.

Il leur avait davantage appris à se battre en formation et groupée plutôt qu’individuellement, mais parfois les capacités individuelles pouvaient permettre de s’en sortir face à un ennemi et donc d’avoir la vie sauve. Il allait commencé son deuxième combat, il était recouvert de boue de la première passe d’arme, ses cheveux étaient collés par un mélange de terre et d’eau. Son souffle hatelant de l’effort produit précédemment. Garlan s’était avancé une nouvelle fois au milieu du terrain d’entrainement et avait demandé à deux individus de le rejoindre. L’un des membres de son escadron, équipé d’une épée courte et d’un équipement léger typique des chevau-légers et un autre individu, armuré comme un chevalier, un ancien compagnon d’arme de la troupe de feu le roi Kevan Gardener. La pluie s’abattait sur nos combattants, un cercle s’était formé autour du terrain d’entrainement, les soldats étaient attentifs au combat s’y déroulant. Les guerriers avaient enclenchés l’engagement, le jeune homme s’était entraîné à maintes reprises à des situations de lutte contre un ennemi supérieur en nombre et il avait également pu y être confronté lors des batailles auxquelles il avait pu participer.

Il savait que bien des éléments pouvaient alors permettre de rester en vie, la force brute n’en faisait pas parti, il fallait savoir réfléchir, analyser la situation,  et agir avec les éléments en sa possession. Il pouvait essayer de prendre le dessus avec son agilité, c’est pour cela qu’il ne s’était pas équipé trop lourdement. Le terrain était glissant avec cette boue et la pluie qui continuait à tomber, cela représentait une contrainte pour tous les combattants, mais d’autant plus pour ceux équipés d’une armure lourde. Les corps étaient en mouvement depuis deux minutes, attaques, parades, esquives. Coup de lame, de bouclier, de pied. Il fallait savoir faire usage de tous les éléments en sa possession. Garlan devait se montrer plus fort, plus impitoyable qu’auparavant. C’était ce qu’il s’était promis, devenir plus fort. Aussi bien physiquement que mentalement, il devait se forcer de devenir une autre personne, c’était une dure leçon que cela et il le devait, et il ferait tout son possible pour cela. Car c’était une nécessité.

Il n’avait pas réussi à tenir ses promesses, à protéger ceux à qui il tenait. Donc il devrait tout donner et combattre le peu qui avait de la valeur à ses yeux et pour cela il devait devenir une autre personne. Reprenant son souffle, il dut affronter un nouvel assaut du chevalier en armure, parant à trois reprises sa lame, il le vit élancer son bras gauche pour lui assener un coup de bouclier sur la partie supérieur de son corps. Son équipement léger permettait à Garlan une bonne mobilité et il tenta d’esquiver l’impact d’un brusque mouvement vers l’arrière. Cependant, son corps, mit à rude épreuve par les entrainements et par le manque conséquent de sommeil de ses derniers jours, n’était plus très frais, ainsi que ses réflexes. Si bien que le léger retard de sa manœuvre fit qu’un côté du bouclier vint heurter son casque.

Un tel choc le fit chanceler en arrière, son équilibre était perturbé, il entendait comme un bourdonnement dans ses oreilles, il ressentait une vive douleur au niveau de son arcade sourcilière. Par chance, son chancellement lui permit d’esquiver un coup de pied de son camarade bieffois et par réflexe, le Goldwyne tenta une attaque latérale dès plus maladroite au vu de son état. Le chevalier esquiva, mais dans son mouvement, il glissa dans la boue et chuta lourdement au sol, et se débattait pour essayer de se relever. Garlan retira son casque, il avait l’impression que ce dernier lui comprimait le crâne suite au coup reçu. Il essayait de retrouve l’entièreté de ses sens. Il porta sa main au niveau de sa douleur, une légère plaie, mais elle faisait couler de façon continue un filet de sang. Il essaya de se remettre en garde lorsque son dernier adversaire fonda sur lui et enchaîner les coups d’estoc et de taille. Garlan réussit à en contrer quelques-unes avant de se faire désarmer, encore semé par le coup reçu. Alors qu’il tomba un genou à terre, il vit le cavalier hésiter un instant. Un comportement qu’il ne comprenait pas pour le coup et qui fit monter en lui une certaine colère. Il en profita pour puiser dans ses réserves d’énergie pour lancer sa masse sur lui et le plaquer au sol. Les deux corps s’effondrèrent dans la boue, le bieffois reprenant des plus difficilement le dessus sortit un couteau d’un étui à sa ceinture pour le disposer près de la gorge de son adversaire pour lui faire comprendre qu’il était hors-jeu.

Ce dernier ne chercha pas à protester, le capitaine releva son regard vers le chevalier, ce dernier se débattait toujours et commençait à s’extraire de la boue. Garlan se dirigea de façon nonchalante vers lui, encore assommé par le coup reçu, son corps était fatigué, des beaux cernes en dessous de ses yeux, son teint était assez livide et avec sa plaie au niveau de son arcade. Non il faisait bien piètre figure, je puis vous l’assurer ! Arrivé près du chevalier alors que ce dernier avait réussi à s’accroupir, il vint percuter son épaulière avec son pied pour le plaquer de nouveau au sol. Le capitaine tomba alors sur lui, le maintenant à terre de sa masse avec son genou droit en dessous de l’abdomen, il vint de nouveau disposer sa lame au niveau de la jointure entre le gorgerin et le casque, cela intima à son compère le respect et le calme. D’une voix assez forte pour que le reste de l’escadron l’entende, il tonna : « Vous vous retrouverez à coup sûr contre des chevaliers si nous croisons le fer avec les armées du Bief. Ces derniers sont de redoutables combattants que ce soit à cheval ou à pied. Cependant leur équipement lourd  contraint leurs mouvements et comme vous avez pu le voir, un terrain difficile les handicape. Vous ne devrez manquer aucune occasion, saisir chaque opportunité qui s’offre à vous ! Leur armure est lourde et vous ne saurez par la percer, cherchez donc les points faibles de leur carapace pour les vider de leur sang. Entre chaque pièce d’armure. » Il allia le geste à la parole, en montrant son couteau au niveau du gorgerin. « Entre le gorgerin et le casque. Sous les aisselles. Ou bien même au niveau de l’entrejambe. Ils n’auront aucune pitié, n’en n’ayez aucune ! »

Il jeta un coup d’œil circulaire sur sa troupe, quelques signes de tête approbateurs lui permirent de comprendre que la leçon était comprise. Il se releva assez difficilement, rangea son couteau et aida le chevalier à se relever. Alors qu’il se dirigea vers son épée pour aller la récupérer, il vit l’autre combattant rejoindre ses camarades, il l’interpella alors : « Vous ! » Le soldat en question se retourna, le capitaine en profita pour ramasser son épée et se diriger vers le cavalier concerné. La troupe resserra son dispositif autour de ces deux personnes. « Pourquoi avez-vous renoncé ? Vous aviez toutes les chances de l’emporter. Vous n’aviez pas à hésiter ! » Le cavalier scruta un moment son supérieur et après avoir tourné deux fois sa langue dans sa bouche, il lâcha : « Vous étiez désarmé, capitaine, cela n’aurait pas été loyal. Puis je craignais de vous blesser gravement, Ser.» Garlan continua à sentir cette colère ressentit tout à l’heure, monter en lui, il scanda : « Vous aviez l’avantage ! L’hésitation est ce qui pourrait causer non seulement votre perte, mais également celle de vos camarades ! »

On pouvait voir le cavalier hésiter, semblant chercher le soutien de ses camarades du regard pour s’exprimer, mais il n’en trouva pas : « Vous êtes notre capitaine et… » Il marqua une pause et reprit : «avec ce que vous … »  Il n’osa pas continuer, Garlan s’avança d’un pas en sa direction, il semblait particulièrement mauvais en cet instant : « Et bien ! Continuez, soldat ! » Cinq secondes, qui semblèrent bien longues, s’écoulèrent sans qu’aucune réponse ne vienne, le bieffois haussa le ton : « J’attends ! » Toujours rien, il entendit quelqu’un se rapprocher de lui par l’arrière et la voix d’un sergent, de son second s’éleva : « Capitaine. Je pense que William ne cherchait pas à vous manquer de respect…» Garlan continua à fixer le soldat en question, puis déclara : « Peu importe le rang qui est le mien ! Et ce que je peux traverser… » Puis il désigna le soldat du doigt : « Je ne veux aucun traitement de faveur que ce soit de vous ! » Puis il se retourna précipitament pour désigner l’ensemble de la troupe : « Ni d’aucun d’entre vous ! »

Il n’eut qu’un silence en guise de réponse et cela lui convenait bien. Le bieffois donna alors ses ordres : « Par groupe de deux, un assaillant en armure, entraînez vous dans un premier temps à ce que vous venez de voir. Puis dans un deuxième temps, par groupe de trois, deux assaillants, un en armure lourde et un en armure légère, seulement un défenseur afin de simuler l’infériorité numérique au combat. Sergent, veuillez vous assurer de la bonne réalisation de l’entrainement. » La troupe se dispersa, le bourdonnement venait de disparaître seulement maintenant, le sang continua à couler sur sa joue, il coupa une partie de sa manche avec son couteau pour faire pression sur sa plaie, il commençait à retrouver son calme.


“Loyalty means I am down with you whether you are wrong or right, but I will tell you when you are wrong and help you get it right.”



Spoiler:
 
Garlan Goldwyne

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Ser / Capitaine dans la cavalerie impériale
Âge du Personnage: 26 ans
Allégeance: Ma loyauté va à mon Souverain.
Garlan Goldwyne
Par-delà le cap !
Messages : 6666
Membre du mois : 244
Célébrité : Joshua Sasse
Maison : Goldwyne
Caractère : Loyal ♠ Rancunier ♠ Blasé ♠ Téméraire ♠Juste ♠ Têtu ♠ Galant ♠ Méfiant
Par-delà le cap !
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MessageSujet: Re: Become another person   Become another person EmptyMer 25 Mar - 17:31

La situation continuait d’être complexe. Et dangereuse. La guerre allait bientôt reprendre ses droits. La campagne allait commencer. Les dernières pièces se mettaient en place avant que le plateau tout entier ne se mette à bouger. Pendant encore un moment il y aura possibilité d’avoir un peu de contrôle sur la situation. Je disais bien un peu, car le contrôle total lui, était quasiment exclu. Quoiqu’il en soit il commençait à y avoir beaucoup d’incertitudes sur cette guerre qui reprenait ses droits. Les gens qui nous entouraient avaient peur. Beaucoup détournaient leur regard en croisant le nôtre. Pour quelle raison exactement ? Allez savoir. On ne saura si c’était parce qu’ils craignaient pour leur vie ou pour celle de leurs proches, ou s’il s’agissait avant tout ce qu’ils voyaient dans notre propre regard qui ne leur convenait pas. Forcément dans ces circonstances, personne ne savait vraiment quoi faire ou quoi dire, et il n’était pas question de commettre le moindre impair compte tenu de la situation globale ; tout le monde avait le sentiment de marcher constamment sur des œufs.


Je n’étais pas le seul à avoir perdu des gens, et risqué d’en perdre bien plus. Il y avait un homme qui avait perdu beaucoup plus que moi, c’était Garlan Goldwyn. Un homme loyal et droit, un homme aux besoins simples. Marié à l’une des dames de l’entourage impérial, et en particulier du prince et de la princesse, il avait perdu son épouse dans le dernier acte de celle-ci ; de l’héroïsme pur, à l’état brut. Elle avait donné sa vie pour tenir le temps que les secours arrivent. Et elle avait perdu tout espoir d’avenir et son enfant en même temps que la lame fatale transperçait sa chair.


Goldwyne était quelqu’un de fort, de solide. Il n’était pas du genre à renoncer. Je le savais atteint, parce qu’en lui annonçant la nouvelle j’avais bien vu le choc dans ses yeux et ce qu’il s’était passé au fond de ceux-ci. Mais je lui avais laissé le temps. Je savais qu’il n’avait pas mis de côté ses responsabilités, car il avait une centaine d’hommes sous son commandement et je le connaissais assez pour savoir qu’il ne voudrait pas que des gens meurent pas sa faute. Il devait ronger son frein en silence, jeter des pelletées de terre meuble sur son chagrin et continuer à avancer, comme l’a jadis fait un Roi du Nord de votre connaissance qui enterrait sa femme après avoir découvert quantité de ses secrets, et leur funeste épilogue. Tout cela me renvoyait à une partie de ma vie que je préférais oublier, qui me semblait parasiter mes autres pensées et toutes les obligations qui étaient aujourd’hui les miennes.


On m’indiquait que sa troupe s’exerçait à un endroit bien précis du camp que je rejoignait. Mon fidèle Brennus était mort à Buron, comme tant d’autres braves montures. Je faisais avec un nouveau destrier, tout aussi ombrageux que Brennus, un peu moins fort mais plus rapide. Il trotta avec constance et agilité au milieu du camp ; poulain de la monture d’un de mes plus vieux cavaliers, le canasson était robuste et appris depuis toujours à vaquer parmi les grands rassemblement d’hommes et de ses congénères que la guerre pouvait provoquer.


J’arrivais à distance alors que la manœuvre était toujours en cours ; combat à cheval de toute évidence. Contre des individus équipés lourdement, et l’homme montrait les failles d’une armure classique pour être en mesure de donner le coup fatal. Le discours du capitaine tonne, quand il explique comment les terribles chevaliers ennemis peuvent être dangereux mais quels sont les dangers inhérents à leur équipement et à leur manière de se battre. Dans tous les cas ils sont un danger avéré pour des cavaliers moins lourdement équipés et Goldwyne y connaissait son affaire ; il avait lui-même trop longtemps porté l’armure du chevalier natif des terres bordant la Mander… Personne n’était mieux placé que lui dans ces circonstances. Je ne voulais en aucun cas qu’il garde pour lui son expertise…


Alors je le laissais continuer à houspiller et à secouer ses hommes autant qu’il le jugeait nécessaire, car les choses pouvaient rapidement dégénérer sur une ligne de bataille et il fallait que l’entraînement soit dur pour que le caractère des gens qui nous entouraient le soit tout autant. Il fallait que les hommes ne lâchent rien, à aucun moment. Il avait raison en tout cas de les pousser dans les retranchements et même s’il était dur, il ne faisait que dire la vérité. Je le laissais terminer tranquillement tandis qu’il changeait les modalités de l’entrainement. Au bout d’un moment, je piquais des deux et ma monture avança vers l’homme qui s’occupait d’une blessure superficielle au visage. Les hommes cessèrent l’entrainement et regardaient le trio qui s’avançait vers eux ; deux Demalion dont un porte-bannière de l’étendard impérial, et moi, armure recouverte d’une cape en peaux de loups.



| Le bonjour, soldats. |


Je les toisais d’un air sévère et un peu dur alors qu’ils saluaient en se débarrassant de leur couvre-chef. Ou de leur casque, ce qui revenait au même.


| Ma présence ne signifie pas fin de l’entraînement, messieurs. Travailler les techniques données par votre capitaine vous fera vivre plus longtemps que de regarder la vilaine trogne de votre Empereur. |


Je les secouais à mon tour, même si je voyais chez certains la plus grande déférence, le plus grand respect et de la compassion, mais ce n’était pas le moment. Je me penchais vers Goldwyne, qui venait donc de se rendre compte de notre présence.


| Capitaine Goldwyne. Comment progressent vos hommes ? Seront-ils prêts, lorsque nous nous mettrons en marche ? |




~~~
Soothsayer, can you save them?
Can you see the streets in blood?
The remnants of your name?
Soothsayer, can you save them?
Soothsayer, let these words set you free
And now, give this leave and come away with me

~~~


Spoiler:
 
Torrhen Braenaryon

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Torrhen Braenaryon
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