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Losing you is impossible, because you're like a sister to me [PV Jeyne]
MessageSujet: Losing you is impossible, because you're like a sister to me [PV Jeyne]   Dim 2 Juil - 23:44

« La Princesse se repose, vous n’êtes pas autorisé à venir lui rendre visite. Seuls les membres de la famille y sont autorisés, quand elle sera prête à les recevoir à nouveau. »

Pour la énième fois, Bowen venait de se heurter au refus catégorique du mestre qui s’occupait de Jeyne Lannister, née Stark, de monter prendre de ses nouvelles et malgré toute sa légendaire patience, le jeune homme commençait sérieusement à bouillir sur place de rage envers ce maudit enchaîné dans sa bure noire qui lui sortait furieusement par les yeux. A cet instant, rien ne lui aurait fait plus plaisir que d’empoigner son épée et de la lui passer au travers du corps, ou tout simplement de lui faire goûter au poing d’acier des Glover, qu’il sache à qui il osait parler de la sorte. Il n’était pas un courtisan ni un vulgaire palefrenier, mais un noble du Nord, un Lord, pourvoyeur de la cinquième armée du royaume malgré la dévastation de son fief, second du roi Stark en personne et surtout, ami intime de Son Altesse. Alors les regards de haut de ce pendard lui échauffaient les sangs plus que de raison.

« Sa Majesté le roi Jon Stark m’a autorisé à accéder aux appartements de Son Altesse sa sœur, pourtant. »

« Je regrette, mais ce n’est pas possible. »

Au diable la tempérance et les convenances. Bowen était un homme certes posé et pétri de tradition, mais à cet instant précis, il était avant tout un jeune garçon de vingt-et-un qui brûlait de s’assurer que l’une de ses meilleures amies d’enfance, qu’il n’avait pas vu depuis plusieurs mois et qui lui manquait chaque jour allait bien, que ses jours n’étaient pas en danger après l’immonde attaque traîtresse et vile qui avait manqué lui coûter la vie, et qui n’aurait sans nul doute pas manquer de le faire si Rhaenys Braenaryon, ex-Targaryen, n’était pas intervenue sur le dos de son dragon pour sauver sa belle-fille, sa suite ouestrienne et les dames Tully les accompagnant. Une fois encore, la guerre avait failli lui arracher l’un de ses êtres chers, et nul doute que le Glover n’aurait pas supporté un autre deuil, si rapproché des précédents. Aussi il éprouvait à cet instant précis une reconnaissance sans borne envers l’épouse de son ancien mentor, et s’il ne pouvait que demeurer circonspect face aux coutumes qu’apportait cette femme, il était en revanche follement heureux qu’elle soit intervenue, tout comme il admettait que ces lézards géants et démoniaques qu’elle montait et qui constituaient à ses yeux une abomination particulièrement dangereuse avaient quelques avantages, pourvu qu’ils soient contrôlés et dans son propre camp.

« Mène-moi à elle ou je te mets en pièce. Immédiatement. »

Cette fois, Bowen ne souriait plus. Ne tentais même plus de paraître poli. Il avait agrippé le mestre par son col, son poing ganté et hérissé de maille lui rentrant dangereusement dans la gorge tandis que la force de l’impact l’avait presque soulevé de terre. L’homme de sciences s’apprêta à protester, mais le regard du nordien lui cloua le bec et il gargouilla un assentiment étouffé avant de se précipiter au-devant du Glover, secoué d’un long frisson alors qu’il venait de relâcher sa poigne de fer. Les yeux qui l’avaient contemplé respiraient la mort, la haine et le sang. C’était les yeux d’un fou, d’un être assoiffé de vengeance et qui, l’espace d’un bref instant, avait laissé tous ses démons intérieurs ressortir pour contempler de toute sa noirceur d’âme ce malheureux mortel. C’étaient les yeux qui s’étaient gorgés des souffrances sauvageonnes sur leurs croix, qui avaient massacré les derniers survivants avec une hargne proche de la démence, et qui avaient joui de leurs tourments avec une délectation malsaine. C’étaient les yeux de Bowen, ceux qu’ils ne montraient que sur le champ de bataille, quand l’ivresse le prenait et que la haine le submergeait. L’attaque de Jeyne avait simplement réveillé ses pires angoisses, et contrôler ses instincts était devenu trop complexe, aussi le Poing du Nord avait finalement décidé de les laisser s’exprimer un bref instant.

Il prit plusieurs secondes pour se calmer, revenir à lui, et d’un pas lourd, progressa vers la chambre où la jeune femme se reposait. Une fois devant, il inspira profondément et toqua plusieurs fois, avant de s’annoncer d’une voix forte :

« Lord Bowen Glover. »

Puis il attendit patiemment que Jeyne lui réponde, ou du moins soit suffisamment présentable pour le faire. Peut-être était-elle blessée ? Non, si c’était le cas, Jon Stark ne l’aurait pas autorisé à venir. Encore que … Ah, il ne savait pas, et ces questions qui n’arrêtaient pas de surgir dans son esprit fatigué le rendaient fou. Cependant, la voix de la jeune louve vint le tirer de ses errements, aussi il entra rapidement, manquant faire sortir la porte de ses gonds tant il l’ouvrit avec force, avant de se précipiter sans plus de cérémonie vers la Princesse du Roc et de l’entourer de ses bras puissants pour l’étreindre longuement, savourant tout simplement le contact avec son ami, comme s’il avait cru ne jamais la revoir et refusait presque de de la laisser repartir. Il fallut pourtant qu’il se détache d’elle, tout d’abord pour la laisser respirer. Pour autant, il maintint ses bras autour d’elle, soufflant finalement :

« Jeyne … J’étais fou d’inquiétude, quand j’ai appris … Vous n’avez rien ? »



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MessageSujet: Re: Losing you is impossible, because you're like a sister to me [PV Jeyne]   Mer 12 Juil - 17:57

Mon arrivée dans le Conflans était un événement majeur. Et également l'occasion de revoir tous les gens chers à mon cœur. En temps normal, il m'aurait fallu aller dans le Nord pour cela, pour tous les retrouver. Mais nous étions en temps de guerre et le Nord ne ménageait pas ses efforts pour repousser l'envahisseur Hoare... Et soutenir les désirs de conquêtes de Peyredragon. Le Conflans était une contrée fortement agitée, souvent conquise. Je n'avais appris que récemment que l'une des familles importantes de cette région avait décidé de se rebeller contre la suprématie Hoare pour embrasser les idéaux de l'empire. Mais au vu des conditions proposées par Père et son épouse, le Tully aurait été bien sot de refuser n'est-ce pas ? Entre être vassal des Hoare ou être roi du Conflans (mais tout de même vassal de l'Empire), le choix était plutôt vite fait.

Je vis apparaître soudainement un Mestre tout blanc et tout tremblant et je fronçai les sourcils en me demandant ce qui avait bien pu mettre l'homme de sciences dans cet état avant d'entendre la voix tonitruante de Bowen au dehors qui résonnait. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine alors qu'un sourire s'épanouissait sur mon visage.

« Cet homme est fou et vous êtes convalescente votre Grâce et... »

« Il suffit. Je vais très bien et Lord Glover est un ami de très longue date. »

J'observai l'homme, me demandant à quel point Bowen avait du le malmener pour le faire plier alors qu'il prenait ma santé très à cœur. Un peu trop d'ailleurs. Et je savais que mon ami était du genre sanguin et pas forcément très tendre quand il avait un objectif en tête. Il m'avait parlé de cette rage qui l'habitait, de cette puissante envie de tuer, de détruire le moindre Sauvageon, sans aucune pitié. S'il avait pensé me faire peur en disant cela, il s'était trompé. J'étais désolée pour lui qu'une telle rage qui semblait inextinguible puisse l'animer, mais je ne le considérais pas comme un monstre pour autant.

« Entrez Lord Glover ! »

Si j'avais été seule, je ne lui aurai pas donné du Lord Glover, mais du Bowen, mais j'avais là une paire d'yeux inconnus et en qui je n'avais pas vraiment confiance.

« Vous pouvez disposer. »

Il fit mine d'ouvrir la bouche pour protester, mais je lui jetai un regard noir. Et quand Bowen entra dans la pièce d'un pas vif, il blêmit et battit en retraite en refermant la porte, tandis que je me retrouvais emprisonnée dans les bras amis. Je soupirai d'aise, laissant aller ma tête contre son torse puissant. C'était là un tableau peu banal et qui pouvait être fortement compromettant. Bowen n'était pas un frère. Il était un ami. Un autre homme. Mais je n'en avais cure. Nous étions seuls d'une part. Il avait la confiance de mon père et de Jon. Et je n'avais rien à me reprocher, il n'y avait aucune ambiguïté dans notre relation.

« Je vais bien, Bowen. Plus de peur que de mal, je vous assure. »

Je lui offris un sourire sincère et réconfortant.

« Je ne sais pas ce que vous avez fait à ce pauvre Mestre, mais il était aussi blanc qu'un cadavre. »

J'avais soufflé cela d'un ton amusé, le regard pétillant de malice. Comme je me sentais bien à présent !

« Pour le plaisir de vous revoir mon ami, ce voyage en valait la peine. »



   
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MessageSujet: Re: Losing you is impossible, because you're like a sister to me [PV Jeyne]   Mer 19 Juil - 23:22

Jeyne lui assurait qu’elle allait bien. Presque instinctivement, ses yeux bleus avaient commencé à la scruter, comme pour s’assurer que la moindre écorchure guérissait, comme s’il n’arrivait pas à la croire vivante, en bonne santé, face à lui. Et en même temps que cette inquiétude qui refusait de se taire, le Glover commençait à éprouver un intense sentiment de soulagement, qui déferla bientôt en lui comme une vague venue des tréfonds de la Baie des Glaces pour se briser sur les falaises de Motte-la-forêt, arrachant tout sur son passage et apaisant son cœur angoissé, épris d’effroi à l’idée que quoi que ce soit puisse arriver à la cadette des Stark. Sans doute que ses deuils successifs l’avaient rendu quasiment paranoiaque quant à la santé de ses proches. Souvent, ces dernières nuits, il avait été réveillé par des cauchemars terribles prédisant la mort en couches de son épouse et la perte de leur enfant, à tel point qu’il se demandait si les fantômes de la folie ne débutaient pas leur lente danse autour de son esprit. Nul doute qu’apprendre le décès de la Princesse l’aurait conduit au seuil du pathologique. Après tout, il avait conscience, malgré son apparence calme et compassée, que sa santé mentale ne tenait qu’à un fil … Et de façon ironique, la seule qui avait connaissance de son mal se tenait quelques instants auparavant dans ses bras. Oui, le Poing du Nord aurait pu parler de ses tourments à de nombreux fiers soldats qui avaient connu le pire … Mais il avait choisi pour s’épancher celle qui était encore à l’époque une jeune pucelle. Et il ne le regrettait aucunement, car elle avait su lui apporter le réconfort nécessaire à l’acceptation de sa dualité interne, de ce faciès hideux qui ressortait dans la bataille ou dans l’énervement et tranchait tellement avec sa personnalité ordinaire, nettement plus douce et modérée. A vrai dire, maintenant que les brumes de la colère se dissipait, que l’angoisse diminuait, que Bowen retrouvait son caractère normal, il sentit la honte l’envahir en pensant à ce qu’il avait infligé à ce malheureux mestre. C’est donc un Glover fort penaud soudainement qui regarda ses chausses avec application en cherchant ses mots, l’air clairement embarrassé :

« J’ai peut-être … hum … légèrement été … euh … insistant à son endroit. »

Doux euphémisme. Sans doute que le pauvre homme était en train de changer ses robes compissées par la peur. Non Bowen n’avait guère été compréhensif ou tendre avec ce mestre qui ne faisait, finalement, que veiller avec un peu trop de dévouement sur sa si précieuse patiente. Même si franchement, son entêtement avait été des plus … agaçants. Pour parler poliment.

« Je tiens à dire pour ma défense que j’avais reçu l’autorisation de votre frère pour venir, et que cela n’a pas suffi. Alors … j’ai dû me montrer convaincant. »

Son regard clair se posa sur la jeune femme, alors qu’il ajoutait, se rendant compte après coup de l’ambiguïté d’une telle attitude, qui avait tout de l’amant éperdu tentant d’avoir des nouvelles de sa maîtresse :

« Je suis désolé, mais après … tout, je me devais de vous voir en personne. »

Heureusement, le sourire éblouissant de Jeyne le convainquit qu’il n’avait rien fait de répréhensible, tout à sa hâte. Il était même heureux de constater, avec une pointe de joie personnelle et un peut fat, qu’il avait manqué à la jeune fille autant qu’il avait regretté son absence. Leur correspondance avait été éparse, après tout, soumise aux aléas de ses déplacements militaires et des devoirs d’une Princesse qui avait autre chose à faire que d’envoyer des corbeaux à un vieil ami d’enfance, surtout que, si la Lannister surveillait la correspondance de sa bru, ce qui n’aurait pas été improbable au vu de la réputation féroce de la Lionne de Castral Roc, nul doute qu’une relation épistolaire prolongée avec un mâle nordien au cousinage éloigné n’aurait pas été à son goût. Aussi Bowen consentit quelques instants à une touche de plaisanterie, répondant gentiment, et avec un brin de galanterie :

« Traverser tout le Conflans me paraît soudain une entreprise moins périlleuse, si c’est pour voir sourire à nouveau, Jeyne.

Vous m’avez manqué. »


Puis, comme toujours avec le Poing du Nord, le sérieux reprit très rapidement le dessus, et il ajouta, contrit :

« Néanmoins … j’admets que j’aurais préféré que les circonstances soient plus douces, moins … heurtées.

Cette embuscade aurait pu avoir des conséquences tellement … Je préfère ne pas y penser. Mais j’espère que votre escorte sera d’un autre acabit lors de votre voyage de retour. Ser Kenning a fait ce qu’il a pu avec ce qu’il avait, mais vos hommes n’étaient guère nombreux, surtout pour une dame de votre rang et de votre parage. »


La place de Bowen n’était pas de critiquer les Lannister ouvertement, et il ne le fit pas. Pour autant, il n’arrivait pas à comprendre comme les souverains du Roc avaient pu risquer leur nouvelle bru ainsi. Certes, il n’était pas idiot au point de ne pas avoir quelques idées sur le pourquoi de son envoi au-devant des Braenaryon. Jouer sur la fibre paternelle de Torrhen n’était pas stupide, quoique la ficelle fut un peu grosse. Mais quelque part, ce mouvement, alors que la guerre faisait rage, lui paraissait fou. En un voyage, Jordane Lannister avait parié la nouvelle génération de sa famille, en engageant en territoire contesté et son gendre, et sa belle-fille. Oui, vraiment, l’esprit familial si puissant du jeune homme avait du mal à comprendre, lui qui avait tout fait pour protéger son épouse, quitte à la faire quitter ses terres, et qui donnait secrètement des ordres pour que son frère soit protégé si une attaque survenait. Là était sans doute la différence entre des rois et des lords. Lui ne se serait jamais résolu à risquer sa maison de cette façon. Ou peut-être que si, à une époque où les Glover étaient prospères et nombreux. A présent, cette seule pensée lui était purement insupportable.

« Enfin … Je crois que je suis simplement heureux de vous savoir … remise. Sincèrement, Jeyne, apprendre qu’un malheur vous était arrivé m’aurait rendu fou.

J’aurais eu l’impression … de perdre à nouveau ma famille … »



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MessageSujet: Re: Losing you is impossible, because you're like a sister to me [PV Jeyne]   Sam 2 Sep - 14:36

Cela faisait un bien fou de le revoir. De tous les revoir. Ils m'avaient tant manqué au cours des derniers mois. C'était notre lot à tous de suivre chacun notre voie, et celui des femmes de quitter leur famille pour vivre dans celle de leur époux, mais cela ne rendait pas la séparation plus aisée et moins douloureuse, loin de là. L'idéal aurait été de les revoir au sein de mes terres natales et adorées, mais cela aurait été bien gourmand de ma part. La guerre était en route, des hommes mourraient, j'avais frôlé une mort certaine et pourtant, je ne regrettais pas ce voyage. Bowen me toisait, me scrutait, comme pour s'assurer que j'allais effectivement bien et que je n'avais pas été blessée. Je m'amusai de la réaction du mestre qui avait pâli et semblait paniqué, avec les yeux prêts à lui sortir des orbites, me demandant ce qu'avait bien pu faire le Glover pour lui faire une telle impression. Et j'éclatai de rire en le voyant embarrassé comme un enfant ayant fait une bêtise et pris en faute.

« Légèrement insistant, hum ? »

Une lueur de malice dansait dans mes yeux à sa réponse et en imaginant assez bien Bowen ordonner que mestre de le laisser me voir, le surplombant de toute sa taille et la fougue de sa jeunesse.

« J'imagine sans mal votre façon d'être convaincant Bowen. Et voilà qui m'éclaire sur la panique de ce pauvre homme. Savez-vous qu'aucun ordre ne saurait faire plier un homme de science qui a à cœur de bien être de son patient ? »

J'étais amusée et touchée de l'empressement de Bowen à me voir. Même si je n'avais pas été malmenée pendant le voyage, il aurait accouru. Et encore, il avait du ronger son frein. Cela avait du être difficile pour cet homme que je considérais comme un frère et un ami cher.

« Il n'y a pas à être désolé... Il saura qu'on ne contient pas la fougue d'un homme du Nord. »

Sa présence me réchauffait le cœur et je voulais chasser de ses yeux clairs l'inquiétude qu'il pouvait concevoir à mon égard depuis bien trop longtemps. Et même si le voyage était périlleux et sans doute, insensé aux yeux de bien des gens, je ne pouvais que lui avouer avoir été heureuse de l'entreprendre pour le plaisir de le revoir et de lui parler de nouveau. Je souris quand il me répondit sensiblement la même chose. Il n'y avait plus à ressasser ce sinistre incident. Mais c'était sans compter sur Bowen qui ne pouvait balayer aussi facilement les événements. Je soupirais à ses reproches.

« C'est toujours la difficulté de doser les effectifs pour demeurer discret et ne pas sembler une menace, tout en n'étant pas non plus à la merci de l'ennemi, malheureusement. Il semblerait que nous ayons mal évalué le danger. A notre décharge, nous ignorions les récents événements ayant secoué le Conflans... »

Le choix des Tully de rallier l'Empire par exemple. Et accueillir leurs membres dans notre escorte n'avait pas été étranger à cette brutale attaque.

« Je sais. Et ma vie est bien moins précaire que la votre. Alors imaginez la peur qui me tenaille les entrailles et le cœur de vous savoir tous ici, à le merci de l'ennemi, en une guerre dévastatrice... Mais je suis femme et c'est là mon lot quotidien, n'est-ce pas ? »

J'ai sans doute parlé avec un brin d'amertume alors que les hommes ne comprennent pas la difficulté de les attendre, la peur chevillée au corps. Cependant, je chassai vite ces sombres pensées et repris, avec plus de douceur et un sourire :

« Et comment se porte Lady Glover ? Votre mariage vous rend-il heureux ? Je me souviens des doutes que vous conceviez la dernière fois... »

Les mois avaient passé et chacun de notre côté, nous avions apprit à connaître ceux qui partageaient notre vie.



   
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MessageSujet: Re: Losing you is impossible, because you're like a sister to me [PV Jeyne]   Dim 3 Sep - 20:12

Qu’il était doux de retrouver cette aisance, cette complicité avec une amie partie depuis ce qui semblait être des siècles à Bowen. Il appréciait les taquineries de Jeyne à son égard, son amusement non-feint face à ses travers, de même que son inépuisable capacité à ne jamais s’en offusquer. Manifestement, le Roc n’était pas venu à bout du caractère typiquement nordien de la jeune femme, et c’était pour le mieux. La seule fille du Loup avait toujours su comprendre les hommes de son entourage, mieux que ce dernier n’en avait jamais eu conscience d’ailleurs, et se montrer à la hauteur de son héritage et des rudes traditions de leur royaume balayé par les vents froids et la neige. L’Hiver forgeait des mâles rudes et parfois frustes, même pour les plus policés, mais aussi, et l’on aurait tort de l’oublier, des dames sachant parfaitement conjuguer leur rôle avec les exigences des rigueurs locales, à quelques exceptions près, évidemment. Mais il n’en demeurait pas moins que la désormais Lannister avait tout d’une Stark, mariée ou pas, et que ce simple accès de compréhension sans plus de questionnement face à ce qui aurait pu être pris ailleurs comme un véritable coup de sang rassurait le Glover sur l’état de la lady : elle allait bien, en effet … et elle n’avait pas changé. Pas totalement, du moins. Il était normal d’évoluer, cependant, entrevoir le froid au-milieu de l’apparat ouestrien lui mettait du baume au cœur. Du reste, elle était la seule à connaître réellement son secret, l’étendue de cette violence qui le dévorait, sommeillant en lui et se réveillant parfois, au creux de la bataille ou quand ses proches étaient menacés. Elle l’avait compris, sans jugement, et cette fois encore, ne s’en formalisait pas, se contentant d’en rire doucement, infusant dans le corps du garçon une chaleur délicate, de celle qu’on ressent quand on se sent chez soi, même au milieu d’une couronne étrangère, en plein territoire ennemi. Dans cette petite pièce de la Haye-Pierre, il y avait un parfum de jeunesse et de Nord, l’odeur des après-midis à Winterfell, si lointaine et pourtant si proche à cet instant précis.

« Vous ne changez pas, Jeyne … Toujours aussi indulgente avec les écarts de vos nordiens … Une vraie louve, quoiqu’il advienne. »

Il avait dit cela avec le sourire, mais au-delà de la boutade amicale, il y avait une sincérité réelle au fond de ses yeux bleus, comme s’il essayait de transmettre un message, celui d’un jeune homme admiratif d’une dame partie pour d’autres contrées, mais qui demeurait à jamais nordienne, de cœur et d’esprit, du moins à ses yeux pas totalement objectifs, il était vrai. Peut-être qu’il s’emballait, pour autant, il avait vraiment l’impression que tout était à sa place, à ce moment précis, comme si tous deux avaient continué leur route sur des chemins parallèles pour se retrouver suite à un croisement un brin brutal, sans oublier qui ils étaient, ni d’où ils venaient. Tout était pareil, et tout était différent, le cours du destin se modifiant brusquement ces derniers temps, comme si les dieux qui tissaient les fils de leur existence se perdaient en circonvolutions, effarouchés par les bouleversements induits par leurs adorateurs. D’une certaine façon, Jeyne avait été victime de cela, de même que les Lannister lorsqu’ils avaient recueillis de bonne foi les femmes Tully dans leur convoi, sans réellement savoir que la Truite n’était plus jurée au Sautoir, mais au Loup et au Dragon. Le geste avait été noble, la sanction avait failli être fatale.  

« Je me doute en effet que les Tully n’ont point été dissert sur leur changement d’allégeance … A compter que Lady Tully et sa fille aient été au courant de tous les tenants et aboutissements à ce moment. Les pauvres ont été prises dans l’engrenage induit par le changement d’allégeance de Ser Lyham. Et vous n’avez été que le dommage collatéral imprévisible des luttes fratricides entre riverains.

Heureusement que l’Impératrice est arrivée. Son dragon est une créature terrifiante, mais salvatrice … »

Malgré sa réticence plus que profonde à l’égard de ces bêtes cauchemardesques, le jeune homme devait admettre qu’à choisir, il les préférait dans son camp plutôt que chez ses adversaires. Cette horrible montagne d’écailles le terrifiait, et passait à ses yeux pour une véritable abomination de la nature qu’il n’aurait pas dédaigné éradiquer de la surface de la terre. Néanmoins, force était de constater qu’elle pouvait s’avérer particulièrement utile, aussi il éprouvait une réelle reconnaissance à l’égard de sa chevaucheuse pour avoir empêché le massacre du convoi Lannister.

La réponse suivante de son interlocutrice peina instantanément Bowen, le ramenant à des préoccupations plus personnelles que ses considérations intimes sur les dragons. Outre que sentir l’amertume dans la voix de son amie lui était désagréable, il devait avouer que ses soupirs faisaient écho aux lettres de son épouse, dont elle lui parla immédiatement après. Le remords le submergea, plus puissamment encore qu’à la réception de la dernière missive de sa femme. Que la guerre et les hommes étaient cruels pour infliger de pareilles souffrances aux dames de leur cœur, surtout quand ils n’avaient pas le pouvoir de les soulager, ou si peu, par quelques mots jetés sur le parchemin et trop vite lus, qui ne suffisaient pas à transmettre l’essentiel de leur propre inquiétude ou de leur amour. Et pourtant, il tentait d’écrire régulièrement à ses proches, mais il s’était rendu compte que les déplacements autrement plus importants que lorsqu’il parcourait le Nord et la vie elle-même de celles et ceux restés en arrière empêchait bien souvent une correspondance correcte de s’établir. Les nouvelles étaient éparses, et le courrier attendu avec d’autant plus d’impatience. Le pire ? Il avait conscience d’être particulièrement privilégié, contrairement aux gens de la troupe qui eux ne savaient pas lire pour la plupart, et ne recevaient donc quasiment rien de leurs familles, sauf quand un événement particulier ou une âme charitable survenait. Le Poing du Nord avait ainsi demandé avant son départ à son intendant de relayer les moments importants de ses gens, et lisait à ses hommes les missives reçues, partageant les joies et peines de ceux qui avaient une épouse enceinte après des noces expédiées comme c’était son cas, suite à ses efforts auprès de l’ancien Roi du Nord pour trouver des femmes à ses gueux au plus vite.

Il était néanmoins vraiment touché que Jeyne se souvienne des confidences qu’il lui avait faites à Winterfell, et qu’elle se soucie de l’état de son mariage. En même temps … N’avait-il pas les mêmes questions à lui retourner ? N’était-ce pas cela, l’amitié ? Se soucier de l’autre et de son bien-être sans avoir rien à y gagner, par le simple plaisir de le ou la savoir entre de bonnes mains ? Quant à la réponse en tant que telle … Le jeune homme l’avait déjà plus ou moins donnée dans un des corbeaux qu’il lui avait envoyés quand il l’avait pu durant sa traversée du Conflans, mais il avait dû se perdre … ou arriver au moment où sa destinataire quittait Castral Roc. Voilà qui le plaçait face à ses responsabilités de futur père, lui qui allait désormais annoncer à l’une de ses plus chères amies d’enfance la grossesse de son épouse.

« Croyez bien que je vis les mêmes affres que vous, quoique de manière différente … »

A la suite de ces paroles pour le moins cryptiques, il développa donc avec une émotion non-feinte, tant la nouvelle le submergeait encore par son énormité, comme s’il n’arrivait pas lui-même à y croire, ou à réaliser exactement tout ce que cela impliquait :

« Maedalyn est enceinte. »

Comment trois mots pouvaient à ce point faire basculer une vie vers l’inconnu ? Lui-même s’émerveillait encore de ce fait, de penser que ses maigres étreintes avec son épouse ait pu concevoir la vie, et que cette dernière s’épanouissait dans le ventre de sa dame, pour le renouveau de la maison Glover et son bonheur personnel, quand bien même ce dernier était naturellement teinté d’inquiétude.

« Je vous avais envoyé un corbeau pour vous l’annoncer dès que j’ai su la nouvelle … et vous prévenir de la mort de mon père …

Je gage que vous avez dû vous croiser en chemin, vu que je n’étais point au courant de votre départ du Roc … »


Sa voix avait faibli au moment de se remémorer le trépas de son géniteur. Malgré les quelques semaines écoulées, la peine demeurait en lui, profonde et douloureuse, quoique atténuée par le sentiment d’inéluctabilité qu’il avait très tôt ressenti en voyant son paternel alité après la Mort-aux-loups. Sa blessure n’était pas mortelle, mais il fallait un esprit fort et combattif pour repousser les infections inhérentes à ce type d’atteinte. Galbart Glover n’avait ni l’un ni l’autre depuis le massacre de sa famille, et Bowen n’avait pu que constater, impuissant, le départ du seul parent qu’il lui restait vers les rivages des Anciens Dieux. Quelque part, au chagrin se mêlait une rancœur sourde, celle d’avoir été abandonné trop tôt, avec une charge trop lourde sur les épaules. Son père aurait pu faire tellement plus … Il avait préféré s’abandonner en léguant à son fils aîné l’héritage d’une tache indélébile et sanglante. Pis encore, même la présence de sa nouvelle belle-fille n’avait pas été suffisante pour le sortir de sa léthargie, s’il en croyait les sous-entendus des missives de sa femme. Oui, le fils en voulait au père autant qu’il se reprochait sa mort. S’il avait été son frère, aurait-il été en mesure de retenir Galbart ? De lui insuffler ce souffle de vie nécessaire pour parfaire l’éducation de l’enfant préféré ? Parfois, amèrement, il se le demandait …

« Mon épouse l’a assistée jusque dans ses derniers instants … Et malgré son début de grossesse. Maintenant qu’elle est seule à Motte-la-forêt, je préférerais qu’elle parte pour Winterfell. Elle et l’enfant y seront davantage en sécurité, et elle aura l’aide que je ne saurais lui offrir, si loin …

Je ne peux rien faire de plus pour la soulager que de demander en faveur à votre frère, le Prince Walton, que d’assurer sa protection. »


Avec une lueur d’affection autant que de tristesse, Bowen ajouta dans un murmure :

« Cette naissance … Ce mariage … Ils me rendent heureux, oui. Plus que je ne l’aurais imaginé. Je crains juste que mon absence n’écorne ce que mon départ n’a guère eu le temps de construire …

Chaque jour peut signifier la perte de mon enfant, ou de mon épouse, et je ne peux rien y faire. Je peux simplement … attendre ses corbeaux. Et lui écrire que je pense sans cesse à elle et à notre enfant à naître. Que je prie tous les jours pour eux. Mais je ne suis qu’un homme, et c’est là mon lot, n’est-ce pas ?»


Il n’y avait pas une once de moquerie dans ce constat en miroir, seulement l’aveu d’une impuissance en commun, d’une communauté de destins de ceux qui ne pouvaient pas influer sur le destin de leurs proches :

« Maintenant que je me suis épanché … Puis-je vous retourner la question. Est-ce que vos jours au Roc aux côtés du Prince Lyman vous ont été agréables ? Vos … attentes dont je me souviens ont-elles été comblées ? »

Bowen laissa un mince sourire s’épanouir sur ses lèvres fines, avant de dire, légèrement gouailleur :

« Si ce n’est pas le cas, attendez que nous terminions cette guerre et je viens derechef le provoquer en duel ! »



Through the darkness, we shall survive et rise again, stronger, because we are the Iron Fist, and we stricke the ennemis of the North.




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MessageSujet: Re: Losing you is impossible, because you're like a sister to me [PV Jeyne]   Mar 12 Sep - 12:03

Un sourire un peu mélancolique se peignit sur mes lèvres alors qu'une ombre passait dans mon regard aux compliments de Bowen. Une vraie louve, quoiqu'il arrive... vraiment ? Pourquoi fallait-il que ce soit un ami et non ma propre famille qui ai ces paroles à mon égard ? Je ne savais plus vraiment qui j'étais et à qui allait ma loyauté. Évidemment, que j'étais très attachée au Nord qui m'avait vue grandir et que j'aimerai qu'ils remportent leurs batailles et puissent enfin se venger du Noir. Mais l'alliance maritale de mon père avec la Targaryen, cette idée d'Empire, me plongeaient dans une grande confusion. Et la position des Lannister sur tout cela ne m'aidait pas vraiment. Je reprochais à ma belle-famille leur inaction et le fait de soutenir Harren et en même temps, j'approuvais qu'ils ne souhaitent pas se retrouver sous la coupe de cet Empire sorti de nulle part. J'eus soudainement envie de pleurer contre Bowen... Comme une enfant perdue. Mais je ne pouvais me le permettre aussi restais-je bien droite et digne, malgré le doute qui me poignardait le cœur.

« Je connais le cœur valeureux des loups, Bowen. »

Peut-être mon indulgence venait-elle de là. Les guerriers du Nord étaient bien différents des soldats de l'Ouest. Et je conservais une tendresse toute particulière pour les premiers, évidemment. Surtout certains d'entre eux. Comme le jeune homme plein de fougue qui me faisait face. Valeureux, mais hanté par la haine. Je l'avais vue briller dans ses yeux bleus. Et je ne m'en étais pas effrayée. Concernant le danger qui avait failli nous emporter, je ne pouvais que plaider un fâcheux concours de circonstances alors que nous ignorions la situation. Bowen résuma parfaitement la situation à ce sujet, d'ailleurs. Je ne pus me retenir de pincer les lèvres quand il ajouta que le dragon de l'Impératrice avait été une bénédiction. Et cela me tuait de devoir admettre que nous lui devions la vie alors que je détestais ses prétentions et sa façon de traiter les autres souverains.

« Heureusement, en effet. »

Ma voix était sans doute bien plus froide que je ne l'aurais voulu alors que je m'étais raidi, que la nostalgie était passée au profit de la situation présente. J'étais sans doute plus sensible que d'ordinaire. Les Mestres disaient que c'était normal quand on était enceinte. Et bien, c'était pénible. J'étais heureuse que Bowen se soit fait du soucis pour moi, preuve s'il en fallait qu'il tenait à moi. Cette impuissance alors qu'un être aimé était en danger, je la connaissais bien. Et il n'était pas sans l'ignorer alors que son visage se paraît d'un voile préoccupé, voire chagriné. Il était marié après tout. Il avait une épouse qui l'attendait quelque part, morte d'inquiétude de ne jamais le revoir. Parce que je ne doutais pas que leur mariage se passait bien. De ce que je connaissais de Maedelyn, elle avait de quoi réchauffer le cœur d'un guerrier de la trempe de Bowen. Et il devait éprouver de la tendresse pour elle. Elle ne devait pas prier d'être délivrée d'un époux violent ou désagréable. Je le regardais, intriguée à sa réponse, avant qu'il ne lâche que son épouse était enceinte. Un lent sourire heureux s'épanouit sur mon visage.

« Oh, mes sincères félicitations, mon cher ami ! De combien de mois ? »

Je devais me faire violence pour ne pas lui avouer l'être aussi... Me trahirait-il ? Je ne savais plus si je pouvais me confier à mes proches... Cependant, mon sourire s'évanouit à la suite. Je posai une main sur son avant bras.

« Je suis désolée de l'apprendre. »

Je hochai la tête quand il me confia qu'elle s'était occupée de son père mourant malgré sa grossesse et qu'il souhaiterait qu'elle soit protégée au sein de Winterfell.

« Je doute que Walton vous refuse cette faveur. Vous avez beaucoup fait pour les Stark. Il n'est que justice que nous vous rendions tant en retour. Protéger la génération future des Glover est bien la moindre des choses. »

Je fus peinée et aussi soulagée quelque part, de l'entendre me dire qu'il était heureux de ce mariage, mais craignait que son absence ne vienne détruire ce qui n'avait pas encore été consolidé avant son départ.

« C'est malheureusement notre lot à tous, surtout en temps de guerre... Une guerre qui risque de durer longtemps. »

Je soupirai, chagrinée. Ce n'était guère rassurant pour lui. Comme c'était parti, il était tenu de rester loin des siens pendant des années, de ne pas voir grandir ses enfants et cela me rappelait ma propre situation quand j'étais enfant.

« Mais vos missives sont déjà un baume sur un cœur inquiet... Je vous l'assure. »

Pour l'avoir vécu moi-même. C'était une lueur d'espoir dans une attente interminable et bien sombre. Naturellement, Bowen me retourna la question et je ris quand il conclue qu'il provoquerait Lyman en duel si jamais je n'étais point heureuse.

« Ils le sont. Lyman est un homme charmant, prévenant et attentionné à mon endroit. Notre relation est basée sur une confiance mutuelle, malgré nos caractères résolument différents et nos éducations opposées. Il est réfléchi, prudent, diplomate. Je suis impulsive, entière et souvent colérique. J'apprends de lui. Et je crois qu'il apprend de moi. Il n'est pas le même homme quand nous sommes seuls. Mes attentes ont été comblées, oui. »

C'était là un sujet assez intime, que je confiais avec un sourire en coin. Sourire qui s'évanouit alors que j'hésitais à lui confier ma plus grande joie.

« Bowen... Vous êtes un ami de longue date. J'ai toute confiance en vous. Mais... Je me sens désormais en décalage avec ceux que j'ai toujours connu et aimé. On me reproche la position de l'Ouest. On me reproche d'avoir oublié d'où je venais et de ne pas avoir lancé l'Ouest aux côtés de l'Empire... Je ne sais plus qui je suis et ce que je dois faire... J'essaie d'agir au mieux, en accord avec mes propres convictions et pour le bien du plus grand monde... Il est tellement difficile d'être femme dans une cour étrangère. Je suis censée soutenir mon époux... Au détriment de ma famille ? »

J'avais voulu parler d'une voix calme et assurée, mais elle s'était réduite à un murmure à la fin. Allait-il m'accabler de reproches lui aussi ? Me rejeter ? Me déclarer traîtresse à mon sang ?



   
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MessageSujet: Re: Losing you is impossible, because you're like a sister to me [PV Jeyne]   

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Losing you is impossible, because you're like a sister to me [PV Jeyne]
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