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Effleure le trône, là sera ta seule consolation [Tour II - Terminé]
MessageSujet: Effleure le trône, là sera ta seule consolation [Tour II - Terminé]   Mar 29 Déc - 1:05

Cela ne fait que quelques jours que nous nous sommes échappés de l’émeute et que nous avons pu regagner le château. J’ai l’impression que c’était hier. Et j’ai tout autant l’impression qu’une fois de plus, le temps me file entre les doigts. Des nobles et d’autres sont revenus. Plus que je ne l’espérais. Mais la note reste trop lourde. Au total, trop de personnes mortes. Trop de violence et de pertes.
Et si les rues sont redevenues calmes, nul dornien ne sort réellement du château. Un ordre de ma part autant qu’une simple précaution élémentaire. Pourtant, j’organise déjà le retour de la plupart d’entre eux. De la quasi-totalité pour être franche. Les derniers… Nous verrons. Je ne sais point encore.

Du fond de mon lit, je regarde par la fenêtre, dont Célène vient de tirer les rideaux. Le soleil finit lentement et timidement de se lever. Il est encore tôt, mais c’est encore une belle journée qui s’annonce. Quoiqu’il arrive, rien n’empêche la terre de tourner n’est-ce pas ? J’aimerais pourtant avoir un peu de repos, un peu de temps. Pouvoir me dire que tout ne va pas si vite, que tout ne va pas si mal.
Je m’étire en fermant les yeux. Si encore je parvenais à dormir correctement. Enfin, cette nuit s’est déjà mieux passée que les deux précédentes, ne nous plaignons point.
Je finis par me lever et m’habiller. Une longue et ample robe en soie rouge, cintrée à la taille, sans manche, dont les bretelles sont recouvertes de diamants. Célène relève quelques mèches de mes cheveux et les attaches avec de fines et délicates pinces. Je m’empare du bracelet en or blanc formant un serpent autour de mon avant-bras.

J’ai encore tant à faire. Toujours. Je saisis un parchemin et griffonne une note alors que je donne des instructions à Célène. Le roi Gardener n’y verra nul souci. Une table sera installée dehors, avec de quoi se restaurer pour le déjeuner. Je confie le courrier à Deran afin qu’il l’amène à Lady Gargalen.

Missive pour Irelia:
 

C’est un des sujets entre autre que je dois traiter avant leur départ. J’avais laissé de côté ce que le prince Lyman m’avait rapporté, après tout, même si cela était tendancieux, il n’y a guère au final qui porte réellement à préjudice. Malheureusement, j’ai entendu d’autres murmures, d’autres chuchotis depuis sur lesquels je ne peux passer. J’ai assuré au roi que les miens n’étaient en rien fautifs dans tout ce drame, mais comment puis-je en être certaine si certains d’entre eux semblent au final… inconstants…
Peut-être n’est-ce que des rumeurs. Je l’espère pour elle. Je me montre bien plus magnanime que ne l’a jamais été ma grand-mère, ou du moins, plus qu’elle ne l’avait été depuis fort longtemps. Mais je ne puis permettre non plus de tels actes ou paroles. Etre clémente et patiente à longueur de temps est une gageure pour moi, mais je ne peux faire autrement avec la position qui est mienne… Toutefois, il serait fort dangereux pour quiconque de tenter d’outrepasser mes limites.

Je me promène dans le parc du château, les yeux perdus dans les roses et autres fleurs qui poussent ici à foison. Cela vaudrait presque mes jardins. Je souris. Sourire qui s’agrandit quand je vois la table et les mets déjà mis en place. Bien, il ne manque plus que la principale intéressée.



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Dernière édition par Deria Martell le Ven 26 Aoû - 22:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Effleure le trône, là sera ta seule consolation [Tour II - Terminé]   Mar 29 Déc - 22:52

Quel château ravissant. Le Bief est un endroit radieux, absolument des plus charmant. On voit que les jardiniers et paysagistes font leur travail ici, les jardins y sont à l'image du château : symétrique, harmonieux et bien entretenu. J'avais déjà eu le loisir de m'y balader quelques peu, bon le survoler serait le mot le plus adéquate, mais il m'avait laisser un souvenir clair et apaisant, avec ces tableaux de couleurs et de formes. J'ai toujours été une femme qui apprécie la beauté, quelle soit dans une fleur, un mobilier, un animal... Et puis, même dans la plus sombre lueur des ténèbres réside une part de beau. Croyez-moi je sais ce que je dis. Car mes yeux s'assombrissent. La beauté des lumières me semble aujourd’hui lointaine, moins attrayantes, elle m'atteint peu comme si elle n'était plus qu'un écho parmi d'autres voix plus violentes et meurtrières.

- Une missive pour vous votre Grâce.

- Cesse de m’appeler ainsi. Ici je suis Lady.

Ma voix était de glace, pleine de promesse de mort. Mon regard noir se fixa sur l'importun qui avait osé troubler mon pauvre moment de repos. Depuis cette nuit faite de cris et de sang, je n'avais plus eu une once de répits, et j'étais lasse d'attendre. Ainsi ma haine et mon impatience se retournait sur tout ce qui pouvait bouger. Le jeune homme, un de mes servants personnel baissa la tête en un signe de soumission, en me tendant la lettre, la main tremblante. Je la lui arrachais des mains, mais il savait que ce serait ma seule punition : voir mes yeux sombres le remettre à sa place d'impur.
La missive venait de ma souveraine. Hmm, si on pouvait le lui donner son nom à l'heure actuelle ! Elle mettait un peu trop de temps pour évacuer son peuple à mon gout. Et plus le temps passait, plus la mort frappait à la porte, et les odeurs du sang emplissait l'air à chaque fois que cette ouverture s’entrebâillait. Comme par hasard, elle me demandait de la rejoindre pour un déjeuner dans les jardins.

- Hmm. Avec grand plaisir. Deria. Martell.


Je me fis laver, et j'enfilais une robe légère, accommodé à la température bien que plus fraiche qu'à Dorne, tout de même assez chaude pour ne pas sortir torp couverte. Je pris soin de choisir une de mes préférés, faisant honneur à la personne que j'allais voir : une robe de dentelles et de voile, avec de la soie pour le bustier, le reste de la robe était des tissus si fins qu'ils semblaient voltiger dans l'air, et c'était beau. Voir se rouge si vif et ce noir si sombre, ne faisait qu'encore accroître une humeur qui est la mienne au quotidien : sombre mais Indéfinissable dans le détail. Un mélange de mélancolie, de haine, et de désir de conquête. je décidais de fermer les yeux, revêtant un masque plus adéquates à leur réouverture. Voilà, j'étais une autre. J'étais la petite noble, fidèle à la couronne.

Arrivée au jardin, guidé par un serviteur, j'appréciais la beauté de la diversité des plantes. Des roses ici... Je m'arrêtais devant elles. Leurs rouge se fondaient dans ma robe, j'avais envie d'en cueillir une. J'approchais ma main.

- Lady Garga..

Trop tard. Une épine s'était inscrite dans ma peau, y laissant une marque sanglante; Hum, j'avais oublié. A quel point la beauté d'une chose peu la rendre encore plus dangereuse. Je souris à cette pensée. Ne pas se fier aux apparences, le dicton très commun ! Je regardais mon index gauche. Une goute y perlait au bout, je l'approchais de mes lèvres bien avant que le petit personnage n'arrive à sortir son fichu mouchoir. Le gout du sang avait un goût âpre et sucré. Mais à cette endroit là, une plaie même légère ne cesse de saigner, comme si il y avait une veine juste en-dessous. Je pris le mouchoir blanc qu'il me tendait, et l'enroulait à mon doigt. On repartait tranquillement, et je jetais un dernier regard à la rose, un sourire au coin de la bouche, comme si il était adressé à elle, comme si je lui disais merci, de me rappeler à quel point la princesse avait beau être magnifique, il fallait tout de même s'en méfier.

La table était mise, Deria s'y tenait, je m'inclinais devant elle, les mains retroussant les pendants de ma robe.

- Princesse... C'est pour moi un immense honneur de vous rencontrer enfin.


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MessageSujet: Re: Effleure le trône, là sera ta seule consolation [Tour II - Terminé]   Jeu 31 Déc - 11:08

C’est fou comme tout pouvait paraître différent vu d’ici. Perdue au milieu des fleurs et des plantes du jardin du roi Gardener, c’est comme si rien n’avait eu lieu. Il serait presque facile d’y oublier les morts et la souffrance. Si cela était possible. Et si je le souhaitais. Le souhaitais-je ? Certes non. Trop des miens étaient morts. Trop de bieffois innocents même étaient morts. Mon cœur se serre quand je pense que celui qui a organisé ça a semble-t-il aussi bien couvert ses traces que le commanditaire de l’assassinat de ma famille. Sordide coïncidence. En est-ce une, de coïncidence ? les deux semblent mener à une guerre contre le royaume du Bief. Mais non, cela n’a rien à voir. Si les premiers étaient… subtils, ces derniers meurtres sont des massacres en règle. Brutaux et violents.

J’inspire et souris à Iliyana qui me tend une tasse de thé. Ses hématomes la marquent ici et là d’une teinte plus sombre et plus violacées. Et une nouvelle fois, elle me sourit quand mon regard dérive dessus. Elle n’a pas subi le pire, même si des écorchures et des bleus sont déjà de trop. N’est-ce pas mon devoir que de les protéger ? Certes, je ne peux point faire grand-chose contre une foule en colère, mais ils sont tous… ils étaients tous sous ma protection. Je ne pouvais laisser les choses ainsi.
Je regarde vers la ville, comme si je pouvais y découvrir quelques secrets.
Je ne me retourne que lorsque j’entends des pas. Deran semble avoir pris un peu d’avance, j’aperçois Lady Gargalen plus loin. Il s’approche et me murmure quelques mots. Je tourne la tête vers lui, jetant un coup d’œil à la Lady, avant de revenir vers lui.

« Es-tu sûr ? »

Il hoche la tête d’un air sombre, avant de s’écarter et de se placer un peu à l’écart. Ma mâchoire se crispe. Bien. Formidable. A quel point puis-je jouer ? A quel point tout cela va-t-il ? Elle, son père, d’autres ?... Non, de ce que j’ai entendu, cela ne tient qu’à elle. A quoi joue-t-elle, elle ? Que croit-elle faire ? Ou pouvoir faire ?
Je redresse la tête alors que Lady Gargalen s’avance, s’incline et me salue. Je peux moi aussi faire preuve d’escobarderie. Sans doute bien plus encore qu’elle. Après tout, même je ne suis que rarement fausse, je suis entraînée à cela depuis que je suis petite n’est-ce pas ? Il faut bien que cela me serve parfois. Malheureusement. Je n’aime pas cela. Mais il le faut. Et cela m’aidera sans doute à conserver mon calme. Je l’espère. Je ne souhaite pas créer d’esclandre ici.
Je lui souris. Un sourire chaleureux, légèrement inquiet et doux. Oui, c’est malgré tout une dornienne, une des miennes donc. Il est normal que je m’inquiète.

« Lady Gargalen. »

Je désigne la table et des serviteurs tirent les chaises alors que nous nous installons.

« Comment allez-vous ? Vous remettez-vous ? »

Je la regarde, d’un air plus désolé.

« Je suis navrée de ce qu’il s’est passé… Mais je suis heureuse que vous ayez pu rejoindre le château, malgré vos difficultés pour y parvenir. »

Je l’observe, notant les ecchymoses et les écorchures qui la recouvrent.

« Je vous ferais parvenir un pot d’onguent qui marche fort bien. Il devrait pouvoir vous soulager et faire disparaître plus rapidement vos meurtrissures. »

Je laisse Iliyana la servir et m’empare de ma tasse, buvant lentement, sans la quitter des yeux.
Je reprends en reposant ma tasse.

« Je n’ai eu de nouvelles de votre père depuis un moment. Les dernières que j’ai reçues étaient du capitaine de sa garde, suite à la mobilisation de ses soldats. Autant dire qu’il n’est pas entré dans les détails à ce sujet.
Sa santé est-elle toujours précaire ? »




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MessageSujet: Re: Effleure le trône, là sera ta seule consolation [Tour II - Terminé]   Jeu 31 Déc - 12:24

Deria était sublime dans sa robe. Secrètement je la jalousais. J'enviais son pouvoir, son trône. j'enviais sa famille aussi. Fille unique, j'ai toujours eu envie d'avoir quelqu'un à mes côtés. En réalité, à part mon père je n'ai plus personne. Ma mère est une vieille hystérique qui mériterait d'être interné, que j'ai toujours haï, et mon père, ma seule famille se meurt. Je n'ai plus rien. Je n'ai rien : ni mari, ni descendance, et les Toland semble ne plus procréer non plus. l'alliance de mon père et ma mère aura brisé 2 des familles les plus nobles de Dorne. Quel gâchis.

Mes yeux se reposent sur la jeune princesse, j'attends qu'elle me fasse signe de m'asseoir.

« Lady Gargalen. »

Elle désigne la table et nous nous asseyons de manière synchronisé, les chaises tirés par deux serviteurs.

« Comment allez-vous ? Vous remettez-vous ? »

Elle devait parler de l'assaut. Oui ça pouvait aller. Les premiers jours furent un peu chamboulés, à vrai dire je n'avais jamais assisté à un tel débordement ! je m'en étais tirés avec de bons bleus et quelques entailles profondes. Ma tête se portait bien !

- Et bien, ça aurait pu être pire je pense ! Je m'en suis tiré avec quelques blessures, mais rien de bien grave... D'autres ont eu moins de chances...

Sur ces mots ma voix avait baissé, marquant ma tristesse. Car les âmes impurs du Bief, n'ont aucun droit sur la magnificence des Dorniens, et les attaquer ouvertement est un acte odieux.

« Je suis navrée de ce qu’il s’est passé… Mais je suis heureuse que vous ayez pu rejoindre le château, malgré vos difficultés pour y parvenir. »

- Oui... Je suis heureuse que vous n'ayez perdu personne de votre famille dans cet assaut.

Et mon regard disait vrai. Même si je voulais son trône, je ne voulais aucun mal personnellement à sa famille, ou même à elle. je ferais seulement ce qui est nécessaire pour le prendre. Le jeu des trônes l'ordonne.

« Je vous ferais parvenir un pot d’onguent qui marche fort bien. Il devrait pouvoir vous soulager et faire disparaître plus rapidement vos meurtrissures. »

Je lui souris en hochant la tête, en signe de remerciement à son égard. Elle semblait si gentille... Peut être même trop. J'étais curieuse de savoir les décisions qu'elle prendrait contre le Bief quand nous serons de retour à Dorne. Va t-elle laisser passer cet affront ? Ou rendra t-elle le sang par le sang ?

« Je n’ai eu de nouvelles de votre père depuis un moment. Les dernières que j’ai reçues étaient du capitaine de sa garde, suite à la mobilisation de ses soldats. Autant dire qu’il n’est pas entré dans les détails à ce sujet.
Sa santé est-elle toujours précaire ? »

Sa question me surpris. Je souris tristement, buvant une gorgée de thé. Il était exquis... j'ai toujours aimé les grand thé, et celui-là était l'un des meilleurs que je n'ai jamais savouré.

- Mon père se meurt. Il est aujourd’hui incapable de prendre des décisions pour sa cité. La maladie semble lentement l'emporter, mais son esprit se bat avec ardeur contre la mort qui tente de me le voler. Mais... Il n'en a plus pour longtemps. C'est moi qui gère les affaires du royaume à sa place, tel était sa volonté quand il a su que sa maladie allait s'empirer.


J'observais la tasse de thé, marquant une pause. Je songeais à lui, à son sourire et à ses bras qui me protégeaient autre fois. Si il n'était pas tombé malade, j'aurais été une toute autre personne qu'aujourd'hui... Peut être même que les ténèbres n'aurait pas frappés à ma porte. Je repris d'un ton plus clair et articulé :

- Quand aux troupes de Salrivage, elles restent à la disposition de sa majesté. Nous avons mis quelques moins à recruter et armer les nouvelles recrues, mais à l'heure actuelle sachez que vous avez à Salrivage une armée au coeur pur et fort afin de préserver Dorne.

Je bus une nouvelle gorgée de la tasse de thé. Il était inutile d'aborder la mort du capitaine de la garde de mon père. De toute façon il avait été remplacé. Et puis elle ne le connaissait pas, même son nom elle a du l'oublier alors...

- Pardonnez mon indiscrétion.. Mais je me demande quel mal rôde sur Dorne pour que les armées se préparent avec tant de rapidité et d'ardeur... Je suppose que ce n'est pas pour le Bief à l'origine, vu que vous avez mobilisé les armées avant notre départ... Si nous sommes attaqués sur 2 fronts, j'ai bien peur que Dorne est du mal à s'en tirer seul...

Et c'est vrai qu'au fond de moi une inquiétude grandissait. Car si Dorne était attaqué par 2 endroits à la fois, il y avait de grandes chances que le territoire tombe où qu'au mieux il se relève avec des pertes immenses.
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MessageSujet: Re: Effleure le trône, là sera ta seule consolation [Tour II - Terminé]   Lun 4 Jan - 19:38

L’entretien qui s’ouvrait n’allait pas être des plus joyeux. Et je détestais cela. Oh, je savais fort bien comment me comporter. Meria Martell avait été un exemple d’autorité et de maîtrise. Une main de fer dans un gant de velours était l’expression qui la définissait le mieux. Quoique le velours parfois disparaissait rapidement. Et si j’avais du mal à être aussi distante et inflexible qu’elle, je savais néanmoins le faire. Après tout, elle m’avait éduquée dans ce sens depuis que je savais mettre un pied devant l’autre. Mais il m’était encore difficile de l’être sans cesse. Parfois, la tâche était simplifiée. Comme lorsque l’on tentait de s’en prendre aux miens, ou à ce qui était mien.

Je hoche légèrement la tête pour toute réponse. Oui, d’autres avaient eu moins de chance encore. Trop, beaucoup trop.
N’aurait-elle point préféré que ma famille me perde moi ? Qu’espérait-elle ? Comment espérait-elle obtenir ce qu’elle semblait si ardemment désirer ? Peut-être n’était-elle pas déterminée au point de vouloir ma mort. Ou pas encore parée à cette éventualité. J’esquisse un sourire, aussi sincère que son regard.

« Merci. J’en suis heureuse également. Nous avons déjà perdu trop de membres de notre famille pour en supporter davantage. »

Je poursuis, l’interrogeant sur la santé vacillante de son père. Quelle que soit la raison, l’âge ou la personne, perdre quelqu’un de sa famille était toujours difficile. D’autant plus lorsqu’il s’agissait d’un parent proche.
Prenait-elle donc toutes les décisions ? Il semblerait. Je hausse légèrement un sourcil quand elle parle de gérer les affaires du royaume. Royaume ? Ce n’était peut-être qu’un lapsus innocent, ce n’était qu’un mot après tout. Mais un domaine et un royaume ne sont guère les mêmes choses. Je secoue tristement la tête. Elle semblait malgré tout tenir à son père, les yeux perdus dans sa tasse.

« J’en suis sincèrement navrée. J’ai rencontré votre père il y a longtemps, j’étais jeune, mais ma grand-mère semblait l’apprécier, ce qui n’est pas peu dire.
Je dirais toutefois à mon mestre de lui rendre visite. A défaut de pouvoir le guérir, peut-être pourra-t-il soulager un peu votre père, voire lui rendre un peu d’autonomie peut-être. »


Je bois une gorgée de thé, avant de tendre la main vers des quartiers de clémentines.

« Vos soldats doivent être en route pour Lancehélion à l’heure qu’il est, étant donné que j’ai ordonné la mobilisation là-bas concernant les domaines proches du mien. »

Je croque les morceaux du fruit et relève la tête vers elle en acquiesçant alors qu’elle reprend avec hésitation. Je l’observe un instant. La plupart des nobles savaient déjà pour l’alliance avec Peyredragon, tout comme ils savaient pour l’envoi des troupes.

« Non, ce n’est aucunement contre le royaume du Bief que l’armée se mobilise. » J’esquisse un sourire. « Même si en vérité, cette mobilisation n’est point si rapide que vous semblez le penser.
Une partie sera envoyée dans la baie de la Nera. Afin de soutenir notre alliée, la reine Rhaenys, dans sa lutte contre le roi Hoare. Afin qu’elle puisse tenir ce territoire durement conquis. »

Je marque une pause. « Quant au reste des hommes… » Je grimace un sourire. « J’avais donné l’ordre alors qu’une flotte de pirates avait été aperçu loin au large de nos côtes, venant d’Essos… Il semblerait toutefois que les côtes du Bief soit bien davantage à leur goût que celle de mon royaume. »

Même si je doutais que la douceur du pays y fut pour quelque chose. Une nouvelle grande question. Pourquoi le Bief ? Qui donc les avait payés ? Si il s’agissait uniquement de pillards, mon royaume serait déjà en train de se battre contre eux. Or, ils l’avaient tout bonnement ignoré…

« Je crains que si le roi Gardener ne souhaite se battre contre nous, ce ne soit lui qui doive combattre sur plusieurs fronts à la fois. »

Même s’il s’agit là d’un sujet on ne peut plus délicat et pressant, pour le moment, je me concentre sur celle qui me fait face.
Je me redresse et m’adosse à ma chaise.

« Ainsi donc, vous gérez les affaires du domaine Gargalen ? » J’esquisse un sourire. « Si votre père n’est plus en état, je suis heureuse que vous soyez là pour l’aider et lui démontrer que vous êtes à la hauteur et que Salrivage peut compter sur vous. »

Je fronce légèrement les sourcils.

« Il ne me semble pas vous avoir vu lors de mon couronnement… Ni même dans les semaines qui ont suivies… » Je secoue la tête en souriant. « Il est vrai qu’entre l’invitation de la reine du Val et celle du roi du Bief, le temps s’écoule à une vitesse folle. Nous avons tous été follement occupés.
Mais je ne me trompe pas n’est-ce pas ? Vous n’êtes jamais venue à Lancehélion ? »



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Dernière édition par Deria Martell le Mar 22 Mar - 16:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Effleure le trône, là sera ta seule consolation [Tour II - Terminé]   Sam 12 Mar - 11:07

Parler de mon père m'était désagréable. Même si sa mort allait m'apporter tout ce dont ma maison possédait, j'étais attaché à lui, et je ne voulais pas qu'il meurt, contrairement au sort de ma "mère", elle, si elle pouvait mourir dans d'atroces souffrances, ça m'arrangerais. Des fois, cela m'arrive encore de me rendre au chevet de mon père, contemplant les traits que j'ai hérité de lui, regardant sa vieille barbe poivre et sel, entendre sa respiration silencieuse, et puis voir ses yeux rouges gorgés de sang me regarder fixement. Mon père ne se réveillera sans doute jamais. Mais jusqu'à ce qu'on entende plus son coeur battre, il restera là, couché sur son lit, à pouvoir encore sentir les effluves de la mer, entendre le bruit des vagues sur nos falaises, du moins si il peut encore ressentir ses choses là. Quel mal l'avait frappé ? Nul ne le sait. Du jour au lendemain sa santé a commencé à le trahir. Et le jour de sa chute dans l'escalier, il est devenu comme ça. Un vieux lion, incapable de bouger, de parler, comme si son âme était parti, et il ne restait plus qu'un corps malade.
Deria proposa d'envoyer un de ses mestres. Je lui souris gentiment, la remerciant du regard. Mais à quoi bon ? Salrivage avait déjà trop dépensé pour essayer de le sauver. Et en vain. J'avais fait appelle à tous les plus grands guérisseurs, avait dépensé des fortunes pour les faires se déplacer, et tout ça pour rien. Pour seulement avoir des " je suis navré, il n'y a rien à faire ". A quoi bon lutter. J'ai fait ma part du travail, et ça n'a pas marché, si mon père avait voulu s'en sortir, il se serait battu, comme il l'avait toujours fait. Il a abandonné la vie, et il ne sert à rien d'essayer de redonner de la force à un lion qui à décider d'avance de partir.
Je pris une longue gorgée de vin, et me concentrais sur la discussion.

- En effet, mon armée est à vos ordres, et elle devrait arrivée dans quelques jours à la Lancéhélion.


Elle m'informa de pourquoi les troupes étaient elles mobilisés. Oui, l'alliance avec cette Targaryenne ! Si j'avais eu le choix, mon armée serait resté avec moi, et ne serait pas partie pour aider cette sale prétendue "héritière du trône". Je n'étais pas favorable à l'union de Dorne et de PeyreDragon. Le temps des Targaryen est révolu et l'âge d'or des dragons est mort depuis bien longtemps.
Deria m'appris que la deuxième partie de l’ensemble des troupes irait sur nos côtes, afin de combattre le mal qui passait au large en direction du Bief..Cette affaire de pirates m'inquiétait... D'autant plus que j'en avait capturer quelques uns lorsque j'étais à Salrivage. Si une flotte de pirates avançait vers le nord de Dorne, il n'était pas impossible qu'après terminer leurs vilénies, ils se rabattent sur nos frontières. Je lui fis part de mes sentiments :

- Je crains que ces pirates ne s'en prennent point qu'au Bief. Ils passent relativement près de nos côtes pour des gens qui voulaient se faire discret. J'ai moi même fait prisonniers quelques pirates avant notre départ vers le Nord, je pensais que ce n'était pas alarmant, mais d'après ce que vous me dîtes, j’aurais peut être dû m'en inquiéter d'avantages... Je ne penses pas que quand les pirates en auront finit avec le Bief, ils repassent devant nous en nous saluant de la main. Je crains cette flotte. Elle joue peut être plusieurs rôles, le Bief n'est peut être pas la seule raison de sa présence...


Je pris quelques cartiers de pommes. Je laissais ce gout sucré et légèrement farineux m'emplir la bouche. La texture de la pomme ne ressemblait à aucun autre fruit : c'était comme de la mousse compacté, de nature alvéolaire qui retenait un jus sucré. Bref, je me laissais absorbé par les compositions physique de la pomme et je trouvais ça totalement insensé. J'avalais le dernier bout de pomme, comme laissant ces pensées scientifiques de côtés. Après tout ce n'était pas le moment.

« Ainsi donc, vous gérez les affaires du domaine Gargalen ? » J’esquisse un sourire. « Si votre père n’est plus en état, je suis heureuse que vous soyez là pour l’aider et lui démontrer que vous êtes à la hauteur et que Salrivage peut compter sur vous. »

Je lui souris avant de lui répondre, essayant de garder mon calme ( non je n'aime pas parler de mon père ) :

- En effet, mon père n'en a plus pour longtemps, et même si il vit encore des mois et des mois, il est tout bonnement incapable de gérer quoi que ce soit. Il est dans un état végétatif en réalité... Voilà pourquoi je gère les affaires du domaine. Normalement, la tache revenait à sa femme, ma mère, Valena Toland. Mais elle est partie quand je n'étais encore qu'une enfant, et je pense qu'elle n'en a nullement à faire de Salrivage... Elle est retourné dans son domaine auprès des rares Toland restant. Je ne sais même pas ce qui se passe dans leurs domaines. Je n'ai jamais rencontré ma deuxième maison en réalité...


Et puis, on entendais si peu parlé de la maison Toland, que de toutes manière il ne devait pas y rester grand monde. Peut être Deria avait elle plus d'informations que moi d'ailleurs.

Elle me parla de son étonnement à ne pas m'avoir vu à son couronnement. Je n'allais pas lui dire que je ne la considérais pas comme ma princesse et que je n'en avait absolument rien à faire de son couronnement ! Et puis de toute manière le jour de son couronnement, j'avais eu d'autre choses à faire... Et la semaine suivante j'étais tombé malade. Je pris donc cette deuxième excuse qui ma foi était vrai :

- En effet je n'ai jamais vu la capitale de mes yeux... Bien que mon coeur est ardemment désiré y mettre un pied pour y admirer ses beautés dont on parle avec tant de passion dans les livres, je lui souris, malheureusement la veille de votre couronnement je suis tombé gravement malade, et je suis resté au lit durant toute une semaine... Je suis navré d'avoir raté votre couronnement... Mais mon conseiller y a assister à ma place, il est plutôt timide et m'a juste raconter l'évenement.
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MessageSujet: Re: Effleure le trône, là sera ta seule consolation [Tour II - Terminé]   Mar 22 Mar - 16:51

J’observe la jeune fille qui me fait face. Qui doit avoir sensiblement le même âge que moi. Qui semble fragilisé et attristé par ce qui arrive à son père. Qui semble désolée et chagrinée par ce qui est arrivée l’autre soir. Je ne doute nullement de sa sincérité à ces sujets. Après tout, tout le monde tient à quelque chose ou à quelqu’un. Quand bien même ce que j’ai entendu est exact, quand bien même ce que Deran vient de me rapporter est véridique, cela ne l’empêche nullement de s’inquiéter et de pouvoir aimer, n’est-ce pas ? Pour autant, je ne peux me laisser distraire ou aveugler.
Elle ne répond pas à ma proposition concernant le mestre. Peut-être a-t-elle déjà essayé trop de choses pour y croire encore. Sauf si elle refuse par la suite, j’enverrais tout de même Mestre Elkin de se rendre à Salrivage pour examiner Lord Gargalen. Malgré sa fille, il demeure le seigneur de la cité, je ne peux faire moins qu’essayer de le préserver. D’autant plus que lui était fidèle à Mima…

Je hoche la tête pour acquiescer.

« Oui, mes conseillers me tiennent informés de l’avancement de la mobilisation. Vos soldats se sont hâtés et nous vous en sommes reconnaissants. »

Même si elle ne semblait point ravie de le faire. Mais il le faut pourtant bien. Que ce soit pour soutenir nos alliés ou pour protéger notre royaume des menaces qui semblaient se multiplier autour de nous. Même si lesdites menaces ne semblent pas vouloir s’en prendre à nous directement… Ce qui ne me rassurait qu’à moitié pour être honnête. Mais dans le pire des cas, toujours est-il que nous avions un répit. Et sans doute la flotte du Bief réglerait-elle une bonne partie du problème.
Je hausse un sourcil alors qu’elle mentionne avoir fait prisonniers plusieurs pirates il y a plusieurs semaines de cela. N’a-t-elle pas pensé que nous pourrions vouloir connaître cela ?

« Vous avez réussi à arrêter plusieurs de ces gens ? Je n’ai pas été averti que certains d’entre eux avaient accosté sur nos côtes et s’étaient fait prendre, le corbeau s’est sans doute perdu en cours de route. » J’esquisse un sourire. « Avez-vous réussi à obtenir quelques informations de ceux que vous détenez ? »

Je secoue la tête et fais un geste de la main.

« Je pense que s’ils avaient dû piller et ravager mes terres, ils l’auraient fait avant d’arriver ici. Nos côtes sont bien moins protégées que celles du Bief. Ils auraient pu s’enrichir bien plus facilement… Je doute que le roi Gardener n’ait pas déjà donné l’ordre à sa flotte de les stopper et de les détruire. Même si certains en réchappent, ils seront affaiblis et en déroute… Et maintenant que nos principaux ports sont renforcés avec l’armée, je doute qu’ils soient assez inconscients pour s’y risquer… Je ne pense pas que Dorne fut leur but. »

Je saisis ma tasse de thé et l’observe.

« Je suis navrée pour votre père. Sincèrement. »

Quant à sa mère, il faudrait que je me renseigne. La maison Toland n’avait jamais fait parler d’elle, et j’avoue que je n’avais guère eu de temps depuis mon couronnement pour m’enquérir de tous mes nobles. Il me faudrait remédier à cela. Dans l’immédiat, je ne peux faire grand-chose. Et après tout, pour elle, si elle avait désiré voir sa mère et sa famille, depuis le temps, elle aurait pu. Je ne vais pas remuer le couteau dans la plaie.
Mais si je n’insiste pas sur ce point, j’ai tout de même des interrogations. Concernant sa présence, ou plutôt son absence, lors de mon couronnement. Je fronce les sourcils.

« Oh, je suis heureuse de voir que vous allez mieux depuis. Je n’ai point souvenir d’avoir vu votre conseiller, mais je dois avouer ne pas avoir eu de temps à moi. Nous rentrons bientôt chez nous, peut-être serait-ce l’occasion pour vous de vous y rendre. Je vous mènerais aux Jardins Aquatiques, et vous pourrez admirez des jardins encore plus ensorcelants que ceux du Bief. »

Je lui souris, même si mon sourire est plus froid que les précédents.

« Je serais ravie de vous accueillir dans le palais royal à notre retour. Comme vous n’aviez point eu l’occasion auparavant, vous pourriez ainsi faire votre serment allégeance, étant donné que c’est dorénavant vous qui gérez le domaine Gargalen, et vous pourriez en profiter pour visiter la ville. Qu’en dites-vous ? Cela officialiserait votre gérance et prouverait votre loyauté envers la couronne et le royaume. »

Je bois quelques gorgées, avant de reposer ma tasse en relevant les yeux vers elle.




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MessageSujet: Re: Effleure le trône, là sera ta seule consolation [Tour II - Terminé]   Jeu 23 Juin - 21:13

« Oui, mes conseillers me tiennent informés de l’avancement de la mobilisation. Vos soldats se sont hâtés et nous vous en sommes reconnaissants. »

Je hochais la tête dignement, je l'avoue je n'aime pas que mon armée se trouve loin de moi. Encore moins si c'est pour aider les dragons ! Et puis même, je dois avoir mes hommes avec moi, pas au service d'un autre. Il est vrai que cela m’agace. Mais je comprends aussi le problème, je ne peux pas défendre ma cité seule si tout Dorne est envahi. Disons que, c'est un mal pour un bien. J'essaye de relativiser, même si l'idée de m'être coupé de mon seul moyen de défense me fait me sentir vulnérable.

« Vous avez réussi à arrêter plusieurs de ces gens ? Je n’ai pas été averti que certains d’entre eux avaient accosté sur nos côtes et s’étaient fait prendre, le corbeau s’est sans doute perdu en cours de route.Avez-vous réussi à obtenir quelques informations de ceux que vous détenez ? »

Si seulement ils m'avaient dit à l'époque que c'était toute une flotte... J'aurais pu me faire bien plus d'alliés avec ce renseignement.

- En effet, un petit groupe de 2 ou 3. Comme je vous l'ai dit, je ne pensais pas que toute une flotte se cachait non loin. Je n'avais pas eu plus d'informations que vous de leur part, ils n'ont pas céder et m'ont mener avec des mensonges, disant qu'ils n'avaient qu'un seul navire à l'Ouest. J'avais envoyé un petit groupe de soldats vérifier et il n'y avait rien. La flotte se tenait soit à un autre endroit, soit elle était déjà partie.

« Je pense que s’ils avaient dû piller et ravager mes terres, ils l’auraient fait avant d’arriver ici. Nos côtes sont bien moins protégées que celles du Bief. Ils auraient pu s’enrichir bien plus facilement… Je doute que le roi Gardener n’ait pas déjà donné l’ordre à sa flotte de les stopper et de les détruire. Même si certains en réchappent, ils seront affaiblis et en déroute… Et maintenant que nos principaux ports sont renforcés avec l’armée, je doute qu’ils soient assez inconscients pour s’y risquer… Je ne pense pas que Dorne fut leur but. »

Je fis un signe de non connaissance, j'en avais marre de m'attarder sur ce sujet. Que le Bief soit attaqué, que Lancéhélion soit attaqué. Cela m'est complètement égal.

« Je suis navrée pour votre père. Sincèrement. »

Ces mots résonnèrent dans ma tête. "Navrée". Ne soit pas désolé pour moi petite Princesse. Quand je siégerais sur ton trône, tu te diras qu'il aurait mieux valu que mon père soit fonctionnel à l'heure actuelle. Néanmoins je voyais qu'elle était sincère. Après tout, elle avait déjà connue la mort. Je fis un léger sourire de remerciement, et c'était tout. Je pris une gorgée de thé, comme si je voulais me cacher derrière la tasse.

« Oh, je suis heureuse de voir que vous allez mieux depuis. Je n’ai point souvenir d’avoir vu votre conseiller, mais je dois avouer ne pas avoir eu de temps à moi. Nous rentrons bientôt chez nous, peut-être serait-ce l’occasion pour vous de vous y rendre. Je vous mènerais aux Jardins Aquatiques, et vous pourrez admirez des jardins encore plus ensorcelants que ceux du Bief. »

- Je vous remercie de votre bienveillance. Fis-je en lui adressant un sourire sincère.

« Je serais ravie de vous accueillir dans le palais royal à notre retour. Comme vous n’aviez point eu l’occasion auparavant, vous pourriez ainsi faire votre serment allégeance, étant donné que c’est dorénavant vous qui gérez le domaine Gargalen, et vous pourriez en profiter pour visiter la ville. Qu’en dites-vous ? Cela officialiserait votre gérance et prouverait votre loyauté envers la couronne et le royaume. »

Elle sort le pompon de cette entrevue. En réalité, bien sur que oui je m'étais déjà rendue à Lancéhélion, mon père avait une propriété non loin du palais. Je n'avais jamais mis les pieds au palais même bien que proche de la cour.
Lorsqu'elle me dit de prêter allégeance, je cru que j'allais la tuer sur place. Pff allégeance. Oui Deria je te prêterai dignement allégeance. Mais ma loyauté va à moi même. Je ferais donc ce que l'étiquette demande. Et puis après tout, lui montrer ma loyauté par le serment me rapprocherais des Martell. Et je pourrais ainsi avoir des yeux partout...

- Ce serait un immense honneur pour moi de vous prouvez ma loyauté en vous prêtant serment devant Dorne princesse. Mon père a une propriété non loin du palais, je préférerais garder mon intimité cependant, je suis une femme plutôt solitaire, j'ai peur que la vie à la cour ne me convienne pas... Mais je vous remercie profondément pour cette invitation qui me va droit au coeur, et je serais ravie de visiter Lancéhélion et ses recoins qui me sont inconnus en votre bonne compagnie.


Je brandis mon verre en sa direction en signe de bonne amitié. C'est vrai que son invitation m'enchantais et je le lui montrais par ce geste. Je pourrais me faire des alliés à Lancéhélion. Je pris donc pour excuse la capitale pour m'élancer sur un autre sujet :

- Lancéhélion est riche, et également la première destination pour le commerce. Salrivage est plutôt éloigné et cela me pose des problèmes géostratégiques en terme de commerce et d'accroissement de ma population. Pourrions-nous trouver un terrain d'entente d'un point de vue économique qui pourrait bénéficier à ma cité qui se meurt ? Depuis l’absence de mon père, le commerce à considérablement baissé, n'étant à l'époque pas assez qualifié pour pouvoir prendre les choses en main... mais maintenant je suis prête et je vous demande de l'aide pour que Salrivage refleurisse.

C'était peut être le propos le plus sincère venant de ma part dans cette discussion. En effet, je n'attendais qu'une chose c'était de devenir une importante puissance de Dorne, et pour cela j'avais besoin de l'appui de la 1ere puissance de la principauté. Avoir un allié commercial dans son propre pays était la chose la plus logique. Mon alliance avec le Nord et cette alliance avec Lancéhélion pourrait avoir un impact considérable.
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MessageSujet: Re: Effleure le trône, là sera ta seule consolation [Tour II - Terminé]   Sam 16 Juil - 17:03

J’acquiesce au parole de Lady Gargalen, notant distraitement que la jeune femme ne semble guère ravie de voir ses soldats au combat. C’est pourtant bien là le but de toute armée non ? Même si cela ne me réjouit pas davantage en vérité de me préparer ainsi à devoir les envoyer combattre. Mais peu importait pour le moment. Quant à ces histoires de flottes pirates et de capture, sans doute n’a-t-elle pas jugé utile de tenir informé quelqu’un sans avoir obtenu plus de renseignements…

« Oui, je ne doute pas qu’ils ont fort bien su garder leurs secrets malgré leur séjour dans vos geôles… Si la flotte longeait effectivement nos côtes, vu la quantité de navires, il va sans dire qu’elle devait s’en tenir éloignée de toute manière, ne serait-ce que pour ne pas trop attirer l’attention. »

Et même si je disais le contraire, il était étonnant que cette flotte se soit contentée d’attaquer le Bief. Les pirates n’attaquaient que rarement une cible privilégiée, d’autant plus sur terre. Mais après tout, les mercenaires étaient quant à eux payés pour obéir aux ordres. Quant à savoir qui avait intérêt à attaquer précisément le Bief… Devrais-je accuser également les der-nés de ceci ? Certes, ils conservaient l’anonymat, mais se servir d’une flotte autre que la leur, pour des gens si arrogants concernant leurs bateaux justement… Dans l’absolu, cela ne me concernait que peu, si l’on omettait le fait que nous risquions encore une fois d’être désignés comme coupables. Je soupire en silence, avant de revenir sur un sujet plus personnel, plus douloureux sans doute pour la Lady, qui esquisse un léger sourire teinté de tristesse.

Et j’aborde un sujet plus important, plus déterminant, pour moi… Et pour elle sans doute. Même si elle ne semble pas s’en rendre compte. Je souris doucement lorsqu’elle répond, tout en refusant en y mettant les formes mon invitation à séjourner au palais. C’était pourtant là un honneur que peu auraient songés à dénigrer, surtout si ouvertement. J’incline néanmoins la tête, me contentant de son explication sur son besoin de solitude.
Je la dévisage un instant à sa demande, avant de sourire en acquiesçant. Et à vrai dire, je me demandais quand elle allait aborder le sujet, étant donné qu’elle semblait rechercher nombres de contacts à l’étranger pour se renforcer, il était étonnant qu’elle n’ait pas fait de même à l’intérieur du royaume… Même si il y avait peut-être quelques explications à cela. explications qui ne me plairaient guère il est vrai.

« J’ai signé de nombreux pactes de commerce avec différents royaumes lors de mon séjour à Goëville dans le Val. Cela sera bénéfique pour votre cité qui, si j’ai bonne mémoire, est particulièrement réputée pour la culture d’agrumes et olives.
Mais il est évident que je ne peux que répondre favorablement à une telle demande. Je ne peux laisser l’une de mes cités dans le besoin. Amenez vos livres de comptes lors de votre venue à Lancehélion. Mon trésorier les étudiera et vous aidera à y voir plus clair si besoin. Nous trouverons comment nous pouvons faire prospérer à nouveau Salrivage, afin qu’elle redevienne la cité florissante et heureuse qu’elle a été. »


Je lui souris, avant de tourner la tête alors que j’aperçois Roward au loin, me faisant signe.

 « Votre compagnie est fort plaisante, à tel point que je n’ai prêté attention à l’heure et j’ai encore quantité d’ordres et directives à donner avant notre départ. »

J’incline légèrement la tête alors que Deran tire ma chaise afin que je me lève. J’attends qu’elle se lève à son tour et s’incline avant de reprendre.

« J’ai été ravie de pouvoir converser avec vous Lady Gargalen. Nous nous retrouverons donc à Lancehélion. »

Je souris une nouvelle fois, avant de m’éclipser et de sortir des jardins, rejoignant mes autres obligations.



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MessageSujet: Re: Effleure le trône, là sera ta seule consolation [Tour II - Terminé]   Jeu 25 Aoû - 10:48

« J’ai signé de nombreux pactes de commerce avec différents royaumes lors de mon séjour à Goëville dans le Val. Cela sera bénéfique pour votre cité qui, si j’ai bonne mémoire, est particulièrement réputée pour la culture d’agrumes et olives.
Mais il est évident que je ne peux que répondre favorablement à une telle demande. Je ne peux laisser l’une de mes cités dans le besoin. Amenez vos livres de comptes lors de votre venue à Lancehélion. Mon trésorier les étudiera et vous aidera à y voir plus clair si besoin. Nous trouverons comment nous pouvons faire prospérer à nouveau Salrivage, afin qu’elle redevienne la cité florissante et heureuse qu’elle a été. »

Voilà qui était plaisant ! Il est vrai que je ne m'étais pas associé au Val lors des festivités de Goeville, mon attention s'était porté non pas sur la fougueuse Reine du Val mais bien sur l'imposant Roi du Nord. L'appel de l'hiver peut être ? Bien que Dorne en est le plus abrité grâce à sa position géographique. Quoi qu'il en soit, elle me proposait des contacts Valois ce qui étaient tout à mon avantage.
Agrumes et olives ? Oui c'est sur que ces robustes arbustes emplissent ma cité... Ce qui n'est pas désagréable à voir, dans chaque rue on peut voir ici et là quelques imposants oliviers, ou d'agile citronnier et orangers au branches noueuses et au tronc vertigineux. Bien que dans ma condition d'amoureuse des animaux, je retiens plus le commerce que je fais avec mes élevages de chevaux dorniens. Il est vrai que à Salrivage, j'ai beaucoup développé cette filière. Dommage que la princesse n'en est pas eu vent...
Je n'avais rien à me faire quant à l'étude des livres de comptes de ma cité, il n'y figurait rien d'alarmant.

- Je vous remercies infiniment. En effet, Salrivage est gorgé de fruits atypiques, bien que j'ai également largement développé mes divers élevages et écuries de chevaux dorniens. Il est vrai qu'avoir l'avis de votre trésorier me serais d'une grande aide, un avis extérieur étant toujours bon à prendre.

Je lui souris en inclinant la tête vers le bas en signe de remerciement. Du coin de l'oeil je vis son frère lui faire signe. L'entrevue allait prendre fin. Roward Martell... Beau garçon. Je détournais les yeux pour n'attirer aucun soupçons : peut être Roward serait-il plus accessible que sa soeur ?

« Votre compagnie est fort plaisante, à tel point que je n’ai prêté attention à l’heure et j’ai encore quantité d’ordres et directives à donner avant notre départ. »

« J’ai été ravie de pouvoir converser avec vous Lady Gargalen. Nous nous retrouverons donc à Lancehélion. »

L'entrevue prenait donc fin, je me relevais, et m'inclinais gracieusement avant de lui répondre avec un large sourire :

- Ne vous excusez point, c'est un honneur pour moi d'avoir pu échanger avec votre souveraineté. En effet, nous auront plus de temps de discuter de Salrivage plus tard. Je suis charmée de votre invitation à Lancéhélion et attendrais votre corbeau avec grande impatience. Je vous souhaites une agréable journée en ces heures sombres.


Elle s'éloignait, bien gardé par ses soldats. Je la regardais partir un instant, puis pris la direction inverse, mains croisés dans le dos. Je sortis un poignard noué à ma cheville, et d'un geste sec, fis tombé la rose qui avais cru être plus forte que moi.
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MessageSujet: Re: Effleure le trône, là sera ta seule consolation [Tour II - Terminé]   

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