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Occasions manquées [Tour VII - Terminé]
MessageSujet: Occasions manquées [Tour VII - Terminé]   Occasions manquées [Tour VII - Terminé] EmptySam 28 Sep - 17:21



Occasions manquées Stannis & Rowenna
On m’avait fait savoir que des hommes étaient revenus d’Essos. Une terre lointaine qu’Argillac et des récits m’avaient conté son étendue et ses peuples. Je ne serais dire à ce jour encore si je la classais en tant que terre hostile ou terre attrayante pour ce qu’elle a à offrir comme ces mercenaires dont j’ai oublié le nom mais que l’on peut acheter comme du bétail. Les Immaculés, il me semble.

J’avais fait mander l’un de ces hommes dans la grande salle. Lord Stannis Morrigen. On pourrait croire que son nom m’avait été soufflé par un heureux hasard, il n’en était rien. D’autant que je n’agis jamais au hasard, cela serait pure folie de le penser.

C’est dos à l’entrée et face au trône, à présent occupée par ma fille, que je me tiens, attendant que Lord Morrigen fasse son entrée. Un bien bel homme dans mes souvenirs, qui ne laisse pas indifférentes nobles dames ou pas. Je ne me base que sur des échanges avec l’une de mes cousines du côté Dayne. C’est la réputation d’un habile séducteur qui m’en a été faite, appelant ainsi ma curiosité d’en découvrir un peu plus sur l’homme et d’en apprécier ou non la véracité de cette réputation qu’il traine en plus de ces faits d’arme. Je me demande laquelle des deux sera la plus dangereuse. En tout cas, l’une d’elle lui a valu d’être … congédié/exilé par mon époux. Quel dommage de m’avoir privé d’un si bel élément à cette époque, qu’il aura fallu oublier dans d’autres consolations plus ou moins motivantes.

Je me tourne lentement, posant les yeux sur cet homme qui s’incline. Les mauvaises langues diront que je suis hautaine et fière, pire, que j’aime asseoir ma supériorité sur mes dévoués sujets. Mais il ne s’agit que de mauvaises et envieuses petites langues bien insignifiantes pour que je leur accorde du crédit. Je ne suis que comme je dois être : une altesse, épouse d’un grand Roi et reine-mère du plus beau joyau de l’Orage, sa fille et Reine.  

– Relevez-vous Lord Morrigen. J’aimerai connaitre les nouvelles que vous nous rapportez d’Essos. C’est toujours plus fascinant lorsqu’elles sont contées par ceux qui les ont vécues plutôt que de les lire sur des pages bien moins agréables à regarder.

Le recevoir dans la grande la salle n’est pas anodin, c’est ici que tout à commencer pour lui et que tout a bien failli terminer si Argillac n’avait pas vu l’opportunité de déployer des hommes à sa faveur, sentant lui-même le besoin de s’y rendre.

– Je suis ravie qu’Essos vous ait rendu à l’Orage. Souhaitez-vous un verre de vin ? Je n’attends pas sa réponse et nous fais servir pendant que je vais prendre place à côté du trône de ma fille. Il n’est plus mien et je préfère ne plus m’y asseoir même en tant que Reine-Mère, lorsqu’elle n’est pas à Accalmie. Avez-vous eu le temps de profiter de votre retour pour retrouver vos habitudes dans la capitale… Je ne peux retenir un sourire en coin, songeant aux nombreuses maisons de plaisirs qui offrent un peu de paix entre deux batailles, deux chevauchées ou que sais-je encore des mille et une excuses masculines qui motivent à pousser leurs portes. Vous auriez bien fait car j’imagine que votre retour n’est pas dû au hasard et que vous allez bientôt faire partie des hommes qui vont grossir les rangs de ma fille et de …l’Empire.

Guerre un jour, guerre …toujours. Pour être en paix, il faut savoir se préparer à la guerre.

Je porte à mes lèvres le vin sans me priver d’observer le Lord. Ma foi, toujours bel un homme même son éloignement l’aura marqué.

– Comment est le vin ? Est-il à votre goût ?

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MessageSujet: Re: Occasions manquées [Tour VII - Terminé]   Occasions manquées [Tour VII - Terminé] EmptyMar 8 Oct - 19:33



Occasions manquées Stannis & Rowenna
Un petit groupe s’approchait d’Accalmie. Je me trouvais à la tête de celui-ci constitué que d’hommes. Certains, dont moi, arboraient sur leur tenue le corbeau des Morrigen, d’autres portaient des tenues sans blason, des mercenaires m’ayant accompagné depuis Essos afin de tenter de trouver richesse dans le conflit qui opposait actuellement les Terres de l’Orage et le Bief. Soudain, à l’horizon apparurent les grandes murailles de la capitale du royaume, le vent soufflait fort sur ces dernières, les drapeaux aux couleurs des Durrandon s’agitaient dans tous les sens, à l’image du royaume qui était au bord du gouffre, enfoncé par les bieffois… Mon talon s’enfonça dans le flanc de mon cheval et celui-ci s’élança au trot en direction de la forteresse. Au passage de la porte je me souvenais de la dernière fois que j’étais venu ici. Ce jours-là le Roi Argillac m’avait exilé pour ne pas avoir refuser les avances de la femme d’un autre seigneur qui eut la mauvaise idée de me provoquer en duel pour son honneur. Cela lui coûta sa tête. Se battre pour l’honneur, quelle idée saugrenue. Je ne comprenais toujours pas ces gens qui croyaient encore à ces histoires de chevaliers se battant pour entendre leur nom chanté par les bardes aux quatre coins de Westeros.

Arrivé dans la capitale, je décidais de m’installer avec mes hommes dans une auberge. Rapidement nous décidâmes de partir à la recherche d’un endroit où nous détendre après ce voyage qui fut éprouvant. Tout le long du voyage le vent avait soufflé contre nous, mon oncle nous avait quitté pour prendre la direction de Nid-de-Corbeaux afin d’annoncer la nouvelle de mon retour. Il devait ensuite nous rejoindre à Accalmie à la tête d’une troupe armée pour renforcer l’armée de la Reine. D’après les rumeurs entendues depuis mon arrivée à Westeros, la jeune Reine allait prendre l’initiative de lancer une offensive pour repousser l’ennemi au-delà de la frontière et récupérer les terres appartenant au royaume de l’Orage. Enfin, était-ce la vérité ? ou simplement le souhait des habitants du royaume. Les Terres de l’Orage ont toujours été connues pour leur amour de la guerre, et nulle personne au sein de ce royaume ne souhaitait négocier la paix, plutôt la mort que de laisser un bout de terre occupé par l’ennemi.

Allongé dans un lit, je savourais du bout des doigts les courbes des Marches, ou plutôt celles d’une jeune femme originaire de cette région, lorsque soudain un soldat aux couleurs des Durrandon fit irruption dans la chambre. Celui-ci m’informa que j’étais mandé d’urgence par la Reine-mère, Rowenna Durandon, et me fit comprendre que celle-ci n’aimait guère attendre. U soupir s’échappa de mes lèvres, la dernière fois que j’avais été convoqué par un Durrandon, je m’étais retrouvé exilé. Que pouvait-elle bien me vouloir ? Je n’avais pas encore eu le temps de causer le moindre soucis et cette fois-ci j'avais bien fait attention à ne pas me retrouver dans la même couche qu’une femme déjà mariée.
Ainsi ce fut pris d’une grande curiosité que je pénétrais dans la salle du trône. C’était ici même que Argillac avait prononcé sa sentence à mon encontre, mais aujourd’hui ce ne fut pas cet homme à la stature imposante qui me fit face mais face à une femme d’une rare beauté. Je m’incline légèrement. “Mes salutations Reine-Mère” Selon ses ordres je me redresse, les mains jointes devant moi, me tenant presque au garde-vous.”Le Tigre de Volantis continue de conquérir tous ceux qui ne veulent pas se soumettre à lui. On dit que la dernière à être tombée serait l’île de Lorath après un long siège… A l’est les Dothrakis ont cherché à profiter de la situation pour tenter de piller certaines cités mais nous les avons repoussés avant qu’ils n'atteignent Qohor. Leur Khal est mort lors de la dernière bataille donc aujourd’hui ils ne sont plus une menace, ils doivent être en train de s’entretuer pour savoir qui sera leur prochain chef, c’est ainsi qu’ils procèdent...”

Je n’eu pas le temps de répondre à sa question qu’une servante vint me présenter un verre de vin que je pris avec plaisir. Elle était plutôt agréable à regarder, je lui fis un clin d’oeil et reçut en échange un timide sourire, mais la rougeur apparaissant sur ses joues me fit comprendre que je ne la laissais pas indifférente. Mon attention se reporta de nouveau sur la Reine-Mère. Je pris le temps de mieux la contempler. Elle était très belle et rendrait jalouse de nombreuses jeunes femmes. J’avais entendu certaines rumeurs à son sujet, je ne savais pas si la plupart étaient vraies mais je reconnaissais que celles concernant son physique l’étaient.
Je sortis soudain de mes pensées en l’entendant évoquer “mes habitudes”, sur le coup je ne laissai rien paraître, attendant la suite de la conversation. Elle termina finalement par me demander si le vin était bon. Je lui répondis, un léger sourire amusé sur les lèvres ”Je dois avouer que celui-ci est bien meilleur que celui servi à l’Eclair Foudroyant” Ce dernier était un bordel d’Accalmie, plus exactement celui dans lequel je me trouvais avant de venir ici. Pas le plus cher de la capitale mais pas non plus le plus glauque, l’ambiance y était plutôt festive, rares étaient les soirées où on ne voyait pas certaines des filles dansées nues sur les tables, bref un endroit merveilleux sur cette terre rongée par les guerres.

”Pour en revenir à mon sujet, effectivement je ne suis pas revenu ici pour revoir les belles contrées des Terres de l’Orage, même si j’avoue que certaines sont très agréables à contempler...” Je prononçais ces derniers mots en plongeant mon regard dans celui de la Reine Mère. Je fis quelques pas dans sa direction, me retrouvant aux pieds des marches puis je me mis à genoux devant elle, les bras levés dans sa direction, le verre de vin à moitié dans la main droite. ”Alors que je n’étais qu’un jeune soldat, je marchais aux côté de votre époux pour affronter les armées du Bief... et aujourd’hui je suis revenu demandé la fin de mon exil auprès de votre fille, la Reine, pour servir de nouveau les Durandon et me battre pour libérer ce ROYAUME de l’envahisseur.” L’accentuation sur le mot “royaume” fut volontaire. Je n'acceptais pas et ne comprenais pas encore comment un Durrandon avait pu se soumettre à l’Empire… Argillac devait sûrement se retourner dans sa tombe. Les Orageois ne se soumettaient pas, ils se battaient… et comme on disait chez nous, les Morrigen, c’était jusqu’à la mort.


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MessageSujet: Re: Occasions manquées [Tour VII - Terminé]   Occasions manquées [Tour VII - Terminé] EmptySam 26 Oct - 18:14



Occasions manquées Stannis & Rowenna
On m’avait fait part de la chute de Lorath, je ne sais ce que l’on ressent quand la défaite pousse à la capitulation. Il faut sans doute faire preuve d’un grand courage pour ne pas se voiler la face et l’accepter pour le bien de ses sujets. Du moins c’est ce que je pense. Serions-nous près au même sacrifice si nous étions assiégés … N’y songeons plus. Mon regard n’a pas quitté celui du Lord durant son récit, souris légèrement quand il évoque les Dothrakis.

– On m’a dit qu’ils ne reconnaissaient que la force. En fait ils ne sont pas très différents de Westeros… ne sommes-nous pas en guerre pour faire plier nos charmants voisins. Le Bief goutera bientôt au rouleau compresseur de l’Empire et des terres fédérées… Je ne cache pas mon amertume en prononçant le terme de fédéré. Hélas un mal nécessaire sans lequel nous serions peut-être déjà conquis, pire, assiégés malgré la pugnacité des orageois. Je suis partageais Lord Morrigen… Un léger silence s’installe, plus par jeu qu’autre chose car sa dernière entrevue avec la couronne ne lui a pas été très favorable. J’hésite entre vous plaindre ou vous féliciter pour avoir – dû – consacrer votre épée à défendre les couleurs de l’Orage dans des terres aussi reculées.

Le vin remplit nos verres, je ne manque pas de constater les effets de la réputation de notre Lord sur ma servante. A n’en pas douter, l’Orage est un vivier où il fait bon de s’y plonger pour le plaisir des sens… cependant je me demande si les dessous de la couverture sont toujours aussi prometteurs depuis son exil. Peut-être s’est-il bonifié avec le temps comme ce vin…

– L’Eclair Foudroyant. Repris-je une pointe amusée dans la voix. Avec une telle enseigne, il faut espérer que le vin ne soit foudroyant que pour votre palais...  

S’amuse-t-on mieux dans ces maisons de plaisirs ? Quels secrets possèdent-elles que je ne saurais connaître… ? Un sourire s’étire sur mes lèvres en ayant la réponse. Aucun, même les plus inavouables.

A peine rentré que Lord Morrigen va devoir et veut déjà repartir guerroyer. C’est, genoux à terre qu’il implore la fin de son exil pour rejoindre ma fille. Il sait choisir ses mots. Des mots qui me sont chers. L’Orage Fédéré me désespère. Où est passée notre identité dans ce terme qui écorche la langue quand il est prononcé. Je porte un autre regard sur Lord Morrigen.

– En ce qui me concerne, il a pris fin depuis quelques temps, je n’ai hélas pas eu le plaisir de vous en faire part par messager. Relevez vous… à moins que vous teniez me suivre à genoux. Je regrette presque ne pas l’avoir fait venir dans mes appartements directement. Le voir ainsi à mes pieds réveille des pensées qui pourraient outrer la bienséance. Allons marcher, vous pourrez contempler à loisir les souvenirs que vous aviez de cet Orage que vous avez dû quitter brutalement. Cette fois je lui retourne ce regard au parfum de sous-entendus. Votre exil a sans doute soulagé un grand nombre d’époux et attristé un autre grand nombre de jeunes femmes. Vous avez été l’étincelle qui aura confirmé le besoin de feu mon époux de partir pour Essos.

En passant près de la servante je me dépose mon verre pour me saisir du bras du Lord. Direction les jardins.

– Vous êtes un remède à l’ennui, ce parfum d’aventures qui me manquait depuis quelques temps… parlez-moi encore de ce peuple des Dothrakis ou de vos aventures… comment sont les femmes des cités libres ?


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MessageSujet: Re: Occasions manquées [Tour VII - Terminé]   Occasions manquées [Tour VII - Terminé] EmptyLun 4 Nov - 21:01



Occasions manquées Stannis & Rowenna
Est ce que les dothrakis étaient différents de nous ? Oui, bien sur, leur culture, leur mode de vie et même leur manière de se battre les rendaient très différents de nous, mais malgré tout ça ils restaient des hommes. Ils étaient avides de richesse, de pouvoir, ils cherchaient toujours à avoir plus et à montrer aux autres qu'ils étaient plus forts.  A l'instant je constatais que les rumeurs étaient vrais, tout comme les dothrakis, lady Rowenna n'appréciait pas l'idée d'être soumise à d'autres. Elle avait connu l'époque où en tant que reine elle était tout en haut de l'échelle sociale, mais aujourd'hui la reine, sa fille, ne l'était plus, au-dessus il y avait maintenant un empereur et une impératrice à servir. Je sortis de mes pensées lorsqu’elle me fit part de ses doutes sur le fait qu’elle ne savait pas si elle devait me plaindre ou non pour mon exil. Un léger sourire apparut sur mon visage. “Sincèrement Reine-mère, je n’ai point servi l’Orage à Essos. J’ai juste survécu parmi une troupe de mercenaires appelée les Hommes de la Pucelle avec lesquelles on remplissait différents contrats, notamment pour la Banque de Fer ou pour différentes cités, Qohor fut la dernière.” Je bois une gorgée de vin, laissant quelques instants de silence avant de reprendre la parole sur mon exil. Je fis un pas en avant, me rapprochant de la première des marches qui menaient vers le trône à côté duquel elle était assise. ”Sur le coup je dois avouer que j’en ai beaucoup voulu à votre défunt mari. Pour moi je ne méritais pas cette sanction, mais ce temps passé à Essos a été très enrichissant. J’ai beaucoup appris là-bas… dans de nombreux domaines, qu’ils soient militaires ou plus intimes.” Je plongeais mon regard dans le sien en prononçant ces derniers mots, plongeants de nouveau mes lèvres dans le vin. Je devais bien reconnaître que je comprenais pourquoi elle avait déchaîné les passions dans le passé. Aujourd’hui elle faisait encore de l’ombre à la majorité des jeunes femmes du continent, alors qu’est ce que ça devait être lors de sa jeunesse ? Elle avait dû faire la tourner la tête de nombreux hommes. Très jeune, sa famille avait dû se rendre compte qu’elle allait être un atout pour eux, elle avait la beauté d’une reine.

L’Eclair Foudroyant… entendre ce nom me fit légèrement rire. Il était vrai que cet établissement savait recevoir ses hôtes, là-bas on ne s’ennuyait jamais. “Que voulez-vous ? J’aime les endroits animés. Le temps passe trop vite, il faut savoir profiter du moment présent… mais je vais vous confier une chose : le vin est bien meilleur chez vous.” lui dis-je en tendant mon verre avant de boire la dernière goutte de vin qu’il contenait. Après ça je me retrouvais face à elle, à genoux, pour demander la clémence de la Reine-Mère pour revenir sur mes terres et recevoir mon titre de Lord Morrigen. D’après mon oncle, Argella lui avait déjà affirmé qu’elle était d’accord avec tout ça, mais elle était la femme de celui qui m’avait exilé donc cela me paraissait normal d’avoir aussi son accord, question de respect par rapport à son rang, et peut-être à sa beauté. Suivant son ordre, je me relevais pour la suivre. Son sous-entendu vis à vis des femmes et des hommes de westeros me fit sourire. Je déposais à mon tour mon verre vide sur le plateau de la servante, l’accompagnant d’un discret clin d’oeil avant de me concentrer de nouveau sur la Reine-Mère à laquelle je tendis mon bras.
“Je soupçonne votre époux de m’avoir exilé pour éviter de lui faire concurrence sur certains terrains, et je ne parle pas des jeux de pouvoir.” Nous commençions à nous diriger vers une porte du fond de la salle du trône alors qu’elle me fit part de ses interrogations sur le continent d’Essos. Elle semblait vouloir en apprendre plus sur ce dernier et sa culture. “Les Dothrakis ressemblent beaucoup aux Orageois… ils apprécient énormément se battre et ne connaissent que cette méthode pour résoudre leurs problèmes. Ils ne respectent que la force et ne se soumettent qu’au plus fort. Tout le monde peut devenir le chef, enfin le Khal comme ils l’appellent, mais pour ça il faut tuer celui qui est en place ou ceux qui désirent l’être en combat singulier.” Et question combat, ils étaient très redoutables, face à une armure en combat singulier ils étaient désavantagés, mais dans une plaine, face à la rapidité de leurs chevaux, l’armure était un handicap, et sans elle, face à l’un de ces charognards, il fallait rester concentré pour ne pas perdre la vie. “C’est un peuple de guerriers et la femme y a une place très… délicate. Il faut savoir que l’esclavage existe toujours à Essos, et ils en font leur commerce. Ils pillent, tuent les hommes, violent les femmes, puis les revendent avec les enfants au marché des esclaves.” C’était barbare mais étions-nous plus civilisés à Westeros ? Est-ce que les servantes étaient mieux traitées ici ? Combien étaient forcées de venir réchauffer la couche de leur seigneur alors que celui-ci les dégoûtait ? Je remarquais à l’instant que ma description était peut-être très noir et écoeurante pour la Reine-Mère, peut-être souhaitait-elle quelque chose de plus croustillant. “Au-delà de tout ça, il y a quelque chose qui m’a surpris… c’est leur approche de l’intimité. Disons qu’ils n’ont pas cette notion chez eux, le faire à la vue de tous n’est pas considéré comme queque chose de choquant. De plus un homme fort, s’il souhaite prendre celle d’un autre, peut le faire, il suffit juste d’imposer sa volonté par la force. Leurs femmes sont très attirées par les hommes forts. C’est quelque chose d’essentielle pour elles.” Je lui fis un clin d’oeil, continuant de marcher à ses côtés alors qu’elle tenait mon bras, créant un certain rapprochement physique qui ne me déplaisait pas, bien au contraire.  Il était toujours agréable d’être au contact d’une belle femme.  “Que pensez-vous de ce peuple ? Avez-vous envie de les rencontrer ?”

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MessageSujet: Re: Occasions manquées [Tour VII - Terminé]   Occasions manquées [Tour VII - Terminé] EmptyDim 24 Nov - 19:13



Occasions manquées Stannis & Rowenna
Je ne saurais dire si je suis déçue d’apprendre qu’il n’ait pas porté les couleurs de l’Orage durant son exil mais celles d’une troupe de mercenaires. Un nom des plus évocateur qui prêterait à sourire, d’ailleurs je ne cache pas le mien.

– Sérieusement Lord Morrigen !? Les hommes de la Pucelle ? Était-ce pour vous un moyen de vous rappeler vos faits d’armes grivois. Je lui souris avant de continuer en arquant un sourcil. Votre franchise vous jouera des tours un jour ou vous offrira un nouvel exil mais je suis de nature à vouloir accueillir ce trait de caractère qui, à cet instant, ne vous dessert pas.

Evidemment que je n’allais pas dire en la présence d’une servante, que je regrettai moi-même cet exil au point d’en vouloir à Argilac. Lord Morrigen avait tous les atouts pour devenir ma réponse à l’une des nombreuses infidélités de mon époux. Hormis les attraits physiques indéniables de Lord Morrigen, il vient de toucher une autre de mes passions : la curiosité. Son périple – mercenaire ou pas – fût un enseignement sur bien des points et différentes variantes autre que celles de l’aguerrir dans son art premier, celui du maniement de l’épée. J’avoue que je m’amuse énormément du doubles sens de mes pensées. N’est-ce pas à cause de l’emploie de son épée qu’il fût banni…

– Ho, vraiment ? Essos détiendra-t-elle des secrets que nous ignorons sur l’intimité ? Vous savez aiguiser ma curiosité. J’exige d’en savoir davantage.

Son jeu de séduction ne m’échappe nullement, cela n’est pas pour me déplaire pour peu qu’il ne joue pas le même refrain à cette servante qui s’empourpre à chacun de ses coups d’œil. Nous passons sur L’Eclair Foudroyant, qui l’accueille depuis son recours. Court retour puisque je l’ai fait mander dès qu’on m’a informé de son retour. Je ne réponds pas sur la comparaison des vins mais ne m’empêche pas de penser qu’il faille bien avoir un quelque chose de plus pour se démarquer d’un bordel. L’Eclair Foudroyant a sans doute bien d’autres compétences que la forteresse ne saurait offrir… en dehors de mes appartements privés.

Je lui confirme que je ne remettais pas en cause la fin de son exil mais qu’il appartenait à Argella d’effacer son bannissement.

La suite prend une tournure que je ne sais pas interpréter. Déclare-t-il ouvertement les infidélités d’Argilac ou sous-entend-il qu’il chassait le même gibier tous les deux ?

– S’il était de notoriété que mon époux cherchait ailleurs ce qu’il avait sous les yeux. Il est indélicat de votre part de me le rappeler Lord Morrigen. Visiblement Essos vous a fait oublier une certaine forme de civilité.  

Cet homme est un dilemme ou je suis un paradoxe à moi seule. Sa franchise ne me déplait pas mais il n’est pas judicieux d’éprouver l’orgueil d’une femme souillée des infidélités de son époux. Evidemment que je ne suis loin d’être une oie blanche à ce sujet mais il faut être sot pour croire que je resterais passive. Un mauvais point pour Lord Morrigen. Mais passons, je voulais l’entendre me raconter ce qu’il savait sur ce peuple lointain aux coutumes plus sauvages dont j’ai eu quelques échos par Argilac. Nous étions à présent dans le jardin intérieur de la forteresse. Les murs coupés les bourrasques de l’air marin mais ne nous privaient pas du bruit du ressac. J’aimais cet endroit qui contrastait avec la force de l’océan, ici tout était fait pour rappeler la douceur avec quelques fleurs qui persistaient, ces couleurs qui égayaient les pierres noires de la forteresse. Oui j’aimais cet endroit.

Je goûtais les mots de Lord Morrigen, la barbarie de ce peuple ne me terrorisait nullement, il suffit de voir ce que nous étions capables de faire à Westeros. Cependant il est toujours regrettable que se soit les femmes et les enfants qui en paient le plus tribus. Mes mécontentements par rapport à son récit se manifestaient sur son bras, que je serrais plus ou moins de mes doigts.

– En effet ils ne sont guère différents des orageois mais j’ajouterai de tout Westeros également. Regardez le goût pour la guerre n’a épargné aucun des royaumes. Il s’agit toujours de savoir qui sera le plus fort et de prendre ce que l’on convoite chez l’autre toujours par la force. Evidemment il ne s’agit pas de convoiter une femme ou un cheval mais des terres…quoiqu’à tout bien y réfléchir il y a des guerres qui ont été déclarées pour des raisons bien plus légères… Quant à leur rapport sur l’intimité… Je ne me retiens pas de sourire en le regardant. … on dirait que cette partie n’a pas l’air de vous déplaire. L’avez-vous pratiqué Lord Morrigen ?

Je nous mène vers la volière qui abrite quelques rapaces.

– Ne sont-ils pas magnifiques ? Je me tourne pour faire un signe au fauconnier pour qu’il les nourrisse. Vous auriez usé de force pour prendre ce que vous ne pouviez avoir ? La viande fraiche crée l’excitation chez les rapaces. Pour certains aspects j’avoue que les rencontrer doit être à l’image de ces rapaces… excitant. Etes-vous amateur d’orgies Lord Stannis… ou êtes-vous homme à ne vouloir qu’une femme après l’autre ?

Je réclame un morceau de viande pour nourrir l’un des rapaces à travers les barreaux de leur volière. Mon regard se trouve distrait par Lord Morrigen, le bec acéré m’entaille le doigt. Je retiens un cri mais grimace sous la douleur vive.


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MessageSujet: Re: Occasions manquées [Tour VII - Terminé]   Occasions manquées [Tour VII - Terminé] EmptySam 28 Déc - 15:03

“Je suis ravi d’entendre que ma franchise ne vous offusque pas. Si vous prenez le temps d’apprendre à me connaître, vous ne serez pas déçu, j’ai de multiples cordes à mon arc.” Ces derniers mots furent prononcés plus lentement afin de bien appuyer sur ces derniers, l’espace d’un instant mes yeux s’étaient plongés dans les siens. Puis, soudainement, je rompis le contact, reprenant notre discussion comme si de rien n’était. “Pour en revenir à ma compagnie de mercenaires, elle portait ce nom, non pas pour une prétendue virginité, mais pour une question de pureté. La fondatrice du groupe souhaitait des mercenaires… avec une certaine morale… disons que tuer oui, violer non. En tout cas je vois dans quelle direction vos pensées vont.” Un sourire un brin amusé se dessinait sur son visage, évoquant le fait qu’elle a tout de suite pensé à quelque chose de grivois en entendant le nom de son ancienne compagnie de mercenaires.

Essos… un continent si fascinant et si dérangeant à la fois. On y voyait bien des choses, rien ne ressemblait à ce qu’on pouvait trouver à Westeros. Les bordels étaient une découverte de saveurs, de délices, de femmes et de pratiques de tous les coins du monde, les compagnies de mercenaires étaient une somme d’hommes si différents les uns et des autres, une culture différente, des techniques de combat différentes, une manière de voir les choses différente. Bref c’était vivre une leçon tous les jours de vivre à Essos dans une compagnie de mercenaires. Je réfléchissais un instant à décrire exactement ce que j’avais vu de mes propres yeux, et ce à quoi j’avais eu le droit au contact de la gente féminine sur l’autre continent mais finalement aucun mot ne me vint à l’esprit pour décrire ces expériences. “Je ne suis pas satisfaire votre curiosité Reine-mère. Aucun mot ne pourrait décrire ça, c’est le genre de choses qu’il faut vivre pour en apprécier tous les éléments.”.

Je constatais au fin de notre promenade que les lieux avaient peu changés depuis le temps. Les années semblaient n’avoir eu aucune incidence sur Accalmie, mais en tout cas une chose était sûre cela n’avait pas non plus changé Rowenna. Comme on lui avait dit, elle était au courant des agissements de son défunt époux, mais elle détestait qu’on les évoque devant elle. Bien sûr, ce n’était pas très respectueux de ma part mais je devais avouer que ces années passées en compagnie de mercenaires avaient fait disparaître quelques filtre de ma bouche, aujourd’hui je disais plus facilement ce qui me passait à travers la tête. “Veuillez m’excuser, je dois avouer que j’ai perdu mes bonnes manières au milieu des Hommes de la Pucelle.”

Le jardin intérieur de la forteresse. On pouvait y voir encore de nombreuses fleurs, l’espace d’un instant on aurait pu croire que je n’étais pas dans les Terres de l’Orage mais dans le Bief par exemple… C’était joli mais ce n’était pas mon décor préféré, j’étais un vivant qui aimait l’animation des tavernes, j’étais ainsi, bien loin de l’image que les nobles cherchaient à donner envers le peuple. Je sortis de mes pensées en sentant les doigts de la Reine-Mère se resserrer autour de mon bras à l’évocation des atrocités commises par les Dothrakis, atrocités qu’on pouvait voir à Westeros mais avec une ampleur bien moindre… la prise d’une ville par eux, c’était une vraie boucherie à chaque fois. “Disons qu’on ne se cache pas à Essos, contrairement à Westeros, donc les choses, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, sont amplifiées… si on prend une ville, ce n’est pas une partie de la population qui est mal traitée, c’est la ville entière… et c’est la même chose pour le reste. Pour ma part, j’ai vu ces mauvaises choses, je n’y ai pas participé car un jour ou l’autre on est puni pour nos actes… mais pour les bonnes choses, je les ai pratiqué avec beaucoup d’aplomb, et peut-être même trop.” Nous nous retrouvâmes finalement près de la volière.

Je regardai faucons s’acharner sur les morceaux de viande que leur tendait le fauconnier. Je n’avais jamais été un grand fan de ces rapaces, j’avais toujours préféré la compagnie des chiens et des chevaux. Ces derniers, pour moi, on pouvait leur faire confiance, ces oiseaux… ce n’était pas la même chose, on ne savait jamais à quoi ils pensaient, un peu comme les Valois perchés dans leurs montagnes. ”Je dois vous avouer que je n’apprécie guère ces animaux. Je n’aime pas leur manière de faire les choses.” Je me retournais vers la Reine-Mère après que celle-ci ait fait des allusions plus que directes, me parlant clairement de choses liées à la chambre à coucher. ”J’espère que les rencontres ne sont pas comme ces rapaces. Pour moi il est important de savoir varier les rythme de la rencontre, il y a un temps pour tout, et pour répondre à votre question, tout dépend le moment et la personne. Dans la vie il faut savoir varier les plaisirs.” Je sors un mouchoir simple de ma poche, aucune broderie sur celui-ci, on peut même y remarquer des taches de sang encore un peu visibles malgré les lavages. Je prends sa main dans la mienne et pose le mouchoir sur son doigt qui saigne légèrement. Quelle femme étonnante ! Des formes qui ne demandaient qu’à être explorées, et pourtant derrière elles il y avait semble t-il d’autres choses à découvrir. ”Je vous laisse ce mouchoir, ce serait dommage que vous tachiez votre jolie robe.”.
Stannis Morrigen

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