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 Bad dream, good encounter

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MessageSujet: Bad dream, good encounter   Bad dream, good encounter EmptyMer 20 Juil - 0:28

Le soleil était haut dans le ciel aujourd’hui. C’était le cas depuis plusieurs jours, ils étaient vernis si l’on pouvait dire. Les températures étaient douces, vraiment très agréables. Il y avait parfois quelques zones d’ombre avec les obstacles qui se dressaient face aux rayons du soleil. Le tout était très supportable. Garlan était habitué aux températures chaudes et à une étoile radieuse en étant originaire de La Treille, l’île la plus méridionale de Westeros. En revenant du château impérial, il avait été faire un tour sur l’une des jetées du port, à l’horizon, on apercevait d’imposants nuages noirs qui ne présageaient rien de bon. Mais fort heureusement pour eux, ils étaient au large, cela faisait plusieurs jours qu’il en était ainsi et rien ne laissait penser que ça allait changer. Il se demandait où pouvait bien être la flotte impériale à l’heure qu’il est, avait-elle interceptée la flotte valoise qui sévissait dans leurs eaux ? Avait-elle rencontrée d’autres ennuis d’une quelconque nature lors de sa mission ? Il en saurait sûrement davantage lors de son prochain rapport ou par le biais des autres officiers.

L’avantage de l’énorme camp, qui se dressait en dehors des murs de la capitale, s’était que tout se savait rapidement. Il n’avait qu’à prêter l’oreille quelque peu et le tour était joué. Il fallait alors être capable de séparer le bon du mauvais gras comme on dit et de corréler les différentes informations perçues pour obtenir quelque chose de potable. Il allait devoir y retourner d’ailleurs, il voulait assister à l’entraînement des unités de sa cohorte, mais également y participer. Il s’entraînait quotidiennement, il n’allait pas se reposer sur ses lauriers, et encore moins depuis sa récente promotion. Puis cela ne pouvait que permettre de renforcer la cohésion de la cohorte et sa main-mise sur le commandement. Autant dire que les journées étaient très rythmées et remplies.

Il allait devoir se changer arriver à destination, sa tenue n’était guère adaptée à de l’exercice physique. Pour se présenter au château, il avait mis une tenue décente, mais tout de même pratique, son pourpoint de cuir noir recouvrait le haut de son corps, les manches de ce dernier étaient ornées de « clous argentés », alors qu’un cordon pendait sur son épaulette, démontrant son rang dans la hiérarchie de l’armée impériale. Des bottes impeccables. Même son pantalon était renforcée à certains endroits. Son épée pendait dans son fourreau à sa ceinture et il dissimulait bien sûr une ou deux autres lames, juste au cas où. Il ne portait plus de cape, il savait que cet élément pouvait être très désavantageux en cas de combat.Tout dans sa tenue laissait transparaître son appartenance à l’armée.

Garlan avait encore du temps avant de rejoindre le camp, il se décida de couper par les jardins. Il diminua la cadence, traînant quelque peu le pas, il avait bien encore pas mal de temps avant que l’entraînement ne commence, il devait débuter dans la deuxième moitié de l’après-midi. Ce jardin n’était pas vilain, il était présent à l’intérieur des murs et était accessible à tous ou presque, sa taille était modeste, les constructions alentours n’ayant pas permis son expansion. Bon certes, il ne valait certainement pas les jardins que l’on pouvait trouver à Hautjardin. Et même tous ceux que l’on pouvait rencontrer dans les autres cités bieffoises. Son regard s’attardait ici et là, se déplaçant en silence sur le sentier fait de graviers. On n’observait presque aucune espèce exotique, le climat ne permettait probablement pas leur survie, ils n’étaient pas assez dans le Sud pour cela.

Alors qu’il continua à avancer, il vit une jeune femme posait sur un banc non loin, il allait passer inévitablement devant elle pour rejoindre sa destination. A chacun de ses pas, il observait de nouveaux détails. Sa tête semblait recroquevillé entre ses épaules, vers le bas, un objet, un livre reposait sur ses cuisses. S’approchant encore, il se rendit compte qu’elle s’était assoupie. Le commandant se fit le plus discret possible pour ne pas la déranger et l’extraire de son sommeil. La femme blonde était ravissante, elle possédait un fort joli minois. Garlan essaya de ne pas s’y attarder, imaginez un peu qu’elle se réveille au moment où il la scrutait, quel moment gênant !

Encore quelques mètres et il la dépasserait. Tout à coup, son corps se mouva, elle se réveilla en sursaut comme si elle était possédée et poussa un cri terrible. Le bieffois sursauta tout naturellement et faillit lâcher un juron de surprise. Son cœur tambourinait fortement dans sa poitrine, elle l’avait vraiment pris par surprise. Il fit un grand geste de main en l’air pour attirer son attention, alors qu’elle semblait reprendre son esprit, le but était de lui signifier pacifiquement sa présence et ne pas la brusquer par la parole. Il s’était arrêté sur place  et demanda :« Et bien, ma dame, il devait s’agir d’un bien vilain rêve pour vous réveiller ainsi... » Il s’approcha quelque peu, s’inclinant pour la saluer et afin de ramasser le livre qu'elle avait fait tomber dans son réveil. Elle semblait encore perturbée,  un léger sourire aux lèvres afin de lui signifier qu’il était bienveillant avant d’accompagner ses mots : « Est-ce que tout va bien, ma dame ? »



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MessageSujet: Re: Bad dream, good encounter   Bad dream, good encounter EmptyJeu 21 Juil - 0:54


À mesure que les jours passaient, Vaella se faisait un peu plus à sa vie à la Cour impériale. Pour peu, elle aurait même commencé à l’apprécier... Ou tout du moins à s'habituer à son effervescence perpétuelle. Mais quitter Peyredragon, la sécurité que lui procurait le vieux château et la proximité avec les siens, n’avait pas été simple et l’adaptation avait été difficile ; Elle avait troqué son îlot de sérénité, loin de l’agitation de la Capitale, pour un environnement qui lui était presque (étranger et où elle se sentait particulièrement seule. Mais si se séparer de sa famille avait été un crève-cœur, c’était étrangement du paysage côtier dont elle était le plus nostalgique, tout particulièrement lorsque les premières lueurs de l’aube commençaient à s’allumer dans la pénombre. Car où qu’elle porte son regard, il n’y avait terres à perte de vue... Elle qui chaque jour s’était éveillée au regard du Détroit, tantôt calme et plat comme une mer d’huile, tantôt déchaîné par des bourrasques fracassantes. L’air ne portait plus les embruns salés de l’horizon, ni l’humidité qui collait à la peau et qui chassait si rapidement la torpeur de la nuit. Le ciel ne se déchirait plus de langues violettes dès lors que le vent tournait et ramenait les entrées maritimes le long des côtes.

Ici, rien ne bougeait, si ce n’était les gens.

Si le choix lui avait été donné, la Dame de Peyredragon aurait probablement décliné la proposition de résider à la capitale mais son frère, convaincu d’agir dans son intérêt, n’avait souffert d’aucun refus. Si elle lui avait fait vertement part de son mécontentement dans les premières missives qu’ils s’étaient échangées, ses relations avec Baelor s’étaient apaisées à mesure qu’elle se faisait à sa nouvelle résidence et si elles n’étaient pas cordiales – elles ne l’avaient jamais été – elles étaient tout au moins redevenues fraternelles. Finalement, le temps passant, elle avait dû admettre pour elle-même que sa sentence, comme elle se plaisait à nommer sa résidence à la capitale, était plus supportable que prévu et qu’elle voyait même désormais quelques avantages à résider à Fort-Darion. En tant que centre névralgique de l’Empire, la ville accueillait notamment des visiteurs de contrées lointaines, parfois exotiques, qui suscitaient sa curiosité et avec lesquelles Vaella se plaisait à converser. On lui avait également laissé l’accès aux bibliothèques du castel, qui renfermaient des savoirs dont elle-même n’avait jamais disposé à Peyredragon. Enfin, les jardins de Fort-Darion offraient un cadre exquis pour qui recherchait seulement la tranquillité de la lecture.

Vaella, qui vouait pourtant à l’antique forteresse d’un amour qui ne souffrait pas du passage du temps, devait admettre de sa pauvreté en matière de parcs. Les vents secs et salins qui balayaient continuellement l’île ne permettaient guère la pousse d’autres espèces de végétaux que les plantes rases et résilientes qui s’accrochaient péniblement à la pierre nue des falaises abruptes et érodées par l’eau de mer. Un paysage bien triste pour qui n’y était pas habitué – pas pour elle. Malgré tout, la jeune femme devait reconnaître les charmes de Fort-Darion quand, comme en cet instant, elle déambulait entre les allées délicieusement fleuries des jardins du castel qui embaumaient des exhalaisons florales que la rosée matinale faisait jaillir des bourgeons à demi ouverts. Après une nuit passée presque entière à observer la voûte céleste, elle s’était réveillée aux aurores et déterminée à étudier quelque traité d’astronomie pour confronter ses propres notes à la rhétorique d’un mestre versé dans l’art de bronze.

Trouver place à l’abri des regards et des distractions ne fut qu’une formalité ; Il était encore tôt, et la Cour commençait seulement à s’éveiller, lorsqu’elle entama le troisième chapitre des Royaumes du ciel. Au quatrième chapitre, elle réprima un bâillement qui fit perler à ses prunelles bleues des larmes cristallines. Au cinquième chapitre, ses paupières s’alourdirent considérablement et elle envisagea la possibilité de fermer les yeux seulement quelques instants. Elle ne vit pas le sixième chapitre, emportée par un assoupissement aussi soudain qu’inéluctable. Pendant l’espace d’un instant qui lui sembla une éternité, Vaella flotta. Ces quelques précieux moments où rien n’arrivait étaient ceux qui séparaient l’éveil du rêve. Avec le temps, l’expérience, elle avait appris à les identifier. Et elle avait également appris à différencier la pleine conscience d’un rêve insensé et celui d’un songe prophétique. Aussi, lorsqu’elle ouvrit les yeux face à l’abîme, elle comprit que c’était un de ceux-là et aussi qu’elle l’avait déjà rêvé, sans jamais être parvenu à en décrypter le sens.

Comme toujours, il y avait du sang sur des écailles. Evidemment, il y avait des écailles qui remontaient le long de son échine et sur le dos de ses mains. Elle était nue, debout devant un abime hurlant qui l’appelait. Il y avait de la neige, qui tombait dru. Et il y avait une chute vertigineuse. Invariablement, elle se réveillait quand elle heurtait le sol.

Et tandis qu’elle sentait le vent froid fouetter son visage, Vaella songea : voilà, nous y sommes.

Ses prunelles s’ouvrirent brusquement sur un monde de verdure, où la désagréable lumière du jour lui fit plisser les yeux. Combien de temps avait-elle dormi ? Il lui fallut un instant pour se souvenir d’où elle se trouvait et de la raison pour laquelle elle s’y était rendu. Pendant un bref instant, la seule chose dont elle était certaine, c’était d’avoir rêvé. De quoi ? Impossible de s’en souvenir, mais elle le savait car elle avait le cœur affolé et le souffle court. Une sueur froide courait sur sa nuque, là où la neige molle s’était collée tandis qu’elle chutait. Ah oui, c’était ça... La chute. Comme souvent, le froid du cauchemar l’avait accompagné dans l’éveil et, quoique les températures soient des plus clémentes, elle réprima un frisson qu’elle chassa en s’enroulant dans sa cape. Consciente qu’elle n’était plus seule, Vaella leva ses prunelles claires à la rencontre du visage bienveillant de l’homme qui lui faisait face et comprit à son air qu’elle ne s’était pas contentée d’ouvrir sagement les yeux. Un soupir désolé s’insinua d’entre ses lèvres lorsqu’elle se pencha pour récupérer le livre qu’il lui tendait.

« Si fait, un bien vilain rêve, répondit-elle. Fort heureusement ce n’était que cela, un rêve. Je vous remercie de votre sollicitude. Elle eut un sourire charmant. Et toutes mes excuses, messire, si j’ai perturbé votre balade. Je n'en avais pas l'intention. »

Vaella Verdragon
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MessageSujet: Re: Bad dream, good encounter   Bad dream, good encounter EmptyLun 25 Juil - 23:54

En la voyant ainsi assoupie, si profondément, Garlan se demanda quand fut la dernière fois où il avait si bien bien dormi. Le passé. Un si lointain souvenir. Plus depuis la perte de Yesaminda, c’était une certitude. Entre les cauchemars et les regrets, ses nuits avaient été terriblement mouvementées, se réveillant en nage et paniqué, accablé par les remords qui revenaient sans cesse le harasser, le poids de ses promesses non tenues et la perte de ses proches les plus chers . Cela avait été terrible. Il n’avait réussi qu’à surmonter cela par les missions que lui confiaient l’Empereur et son rôle au sein de l’Empire. Les cauchemars avaient laissés place à de la pression et à un cerveau en ébullition qui essayait d’anticiper des événements sur lesquels il n’avait parfois aucune prise, aucun pouvoir de changer le cours des choses. Tout cela c’était calmé avec le temps et il faudrait probablement encore des semaines, voir des mois, pour que la situation redevienne correct, mais il le savait, pas de retour à la normale pour lui, plus jamais, c’était impossible.

La vie était ainsi faite, prendre des décisions, et vivre avec les conséquences de ces dernières jusqu’à la fin de son existence. Aujourd’hui, il ne connaissait plus de nuits paisibles ponctuées par des difficultés à s’endormir, ainsi que des réveils nocturnes. Ce qui le poussait tous les jours à garder la forme et le fait qu’il soit bien d’entrain, était ce que l’Empire représentait à ses yeux et ce qu’il pouvait apporter à ce continent. Un peu trop idéaliste et patriotique pour le coup me direz-vous, mais quand on était dans sa situation, on se raccrochait à la branche comme on peut, et ce fut sa façon. Elle lui confirma qu’elle avait fait un cauchemar comme il lui arrivait si fréquemment encore d’en faire.

Garlan lui rendit son livre, il eut le temps d’apercevoir la première de couverture. Le mestre Lewyn, il avait déjà lu certains de ses ouvrages, mais aucun qui traitait du sujet passionnant de la jeune demoiselle au point qu’elle s’endorme ainsi dans les jardins. « Vous n’avez point à vous excuser, ma dame. Cela serait à moi de vous présenter mes excuses, j’ai souhaité me montrer discret, mais je vous ai très probablement réveillé. Mais comme il s’agissait d’un cauchemar, je suis assez satisfait de vous en avoir extrait... » termina-t-il dans un rictus et en lui offrant un sourire des plus charmants. Maintenant qu’il avait commencé à converser quelque peu avec la jolie Lady, il n’allait pas s’en aller comme un voleur, cela aurait été fort impoli. Certes, s’il avait été réellement pressé et pris par le temps, il aurait fait en sorte d’écourter de manière drastique leur rencontre.

Cependant, il devait bien avoir encore une ou deux heures de temps « mort » avant l’entraînement de sa cohorte. Garlan se pencha légèrement en avant vers elle, en s’inclinant afin de se présenter : « Ser Garlan Goldwyne, ma dame, enchanté. C’est un plaisir de faire votre connaissance.  »Il avait dirigé sa main vers elle afin de soupeser la sienne lorsqu’elle fit le geste dans sa direction, le bieffois se pencha encore davantage vers l’avant afin de déposer un délicat baiser sur le dos de sa main, sa barbe lui chatouillant surement le derme, avant de se redresser et de s’éloigner d’un pas en arrière afin de ne pas trop l’oppresser. Il ne l’avait jamais aperçu précédemment, non son visage lui était inconnu. Mais Fort-Darion était une grande ville et bien qu’il fréquentait davantage le château impérial, il est probable qu’elle fut arrivé il y a des mois et qu’ils ne se soient jamais croisés encore.  « J’ai bien l’impression de n’avoir jamais croisé votre chemin, ma dame, êtes-vous arrivé à Fort-Darion récemment ? Me serait-il possible de connaître votre identité afin de mettre un nom sur votre doux visage ? »

A part son épisode de deuil, le chevalier avait toujours été un être avenant et charmant. Lorsqu’il avait croisé le chemin de Yesaminda, il s’était bien tenu de faire la cour à d’autres femmes, trop épris de sa belle pour cela. Il recommençait doucement à se montrer galant et plein de belles paroles envers les dames, bien moins qu’avant certes, il lui faudrait du temps pour rattraper son niveau d’antan. Mais en réalité, il savait que c’était peu probable. C’était certainement pour un bien, l’ancien Garlan était bien trop niais pour se développer et survivre dans ce monde. Il désigna d’un geste de main le livre qu’elle tenait :« Un ouvrage de mestre Lewyn, c’est cela ? J’ai apprécié lire certains de ses ouvrages, il sait tenir son public attentif de part ses tournures de phrases et ses descriptions. Cependant, je pense qu’il s’agit d’un individu ayant peu voyagé et étroit d’esprit, sans vouloir le disculper totalement, ses opinions sont trop tranchés et certaines de ses prises de position ne reflètent pas la réalité des choses. Cependant, je dois dire que je ne me suis jamais penché sur le sujet qui semble pour vous passionner, ma dame, vous étudiez ce thème depuis longtemps ?» Il était réellement curieux d’en apprendre davantage que ce soit à ce sujet, comme sur elle à vrai dire.

Il laissa s’échapper un rire pour rebondir sur ces derniers mots, sur un ton léger, il reprit:« Du moins passionnant doit-il l’être au point que vous vous êtes endormie dessus.  Quand aviez-vous commencé votre lecture, ma dame ? C’est une chance que personne ne vous ait importuné dans votre sommeil. »





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MessageSujet: Re: Bad dream, good encounter   Bad dream, good encounter EmptyMer 27 Juil - 0:03

La remarque du gentilhomme inconnu arracha à Vaella une risette amusée. Qu’il dise vrai ou non quant à sa responsabilité dans son réveil, elle était heureuse de s’être extirpée de ce songe terrifiant. Bien sûr, les images semblaient tatouées sous ses paupières et il lui apparaissait qu’elle pouvait les voir dès lors qu’elle fermait les yeux. Et elle gardait toujours dans un coin de sa mémoire ces rêves récurrents qui hantaient ses nuits. Mais heureusement, cela mis à part, les restes du cauchemar qui collait à sa peau finirent par se dissiper d’eux-mêmes, à mesure que la réalité reprenait le pas sur les souvenirs glaciaux du songe prophétique. Avoir quelqu’un auprès de soi dans ces moments-là aidait. Ce n’était pas toujours le cas, mais lorsque ça l’était – comme en cet instant – la transition n’en était que plus aisée. Et ce même si elle ne pouvait pas encore mettre de nom sur le visage avenant de l’homme – un défaut qu’il s’empressa de corriger en se présentant à elle comme le voulait l’étiquette.

Dans sa main qu’il tendait, elle glissa la sienne.

« Le plaisir est partagé, ser Garlan. Lady Vaella Verdragon, se présenta-t-elle en retour. Elle esquissa un sourire. Je doute que nous nous soyons déjà croisés. Je réside à Fort-Darion depuis quelques lunaisons déjà mais je ne fréquente pas la cour si assidument qu’il le faudrait. »

Et certainement bien moins que son frère ne le voudrait. Il l’avait envoyée à la capitale pour représenter les siens, réaffirmer leur soutien au couple impérial et essayer de susciter l’intérêt de quelques nobles qui seraient tentés de la faire sienne. Or, elle mettait, chaque fois que possible, ce temps à profit pour se consacrer à ses études. Les appartements qu’elle occupait à la capitale tenaient ainsi bien moins de la chambre d’une dame de la cour que de la retraite d’un mestre, où s’accumulaient les ouvrages reconnus et les parchemins précieux par leur rareté. À chaque jour suffisait son domaine de prédilection. Hier et aujourd’hui, c’était sur Mestre Lewyn et ses Royaumes du ciel qu’elle avait jeté son dévolu... Rien ne disait qu’il en irait de même pour demain et après-demain. Sa curiosité était insatiable. Infinie. Par chance, ses ressources littéraires semblaient sans fin, elles aussi.

La mention de l'auteur par son interlocuteur, qui avait avisé son ouvrage en le lui rendant, surprit agréablement Vaella ; Peu nombreux étaient ceux qui s’intéressaient réellement à ses traités pour la plupart, il fallait l’admettre, désuets. Sans surprise, Garlan ne lui portait pas une très haute estime – ce qui était le consensus général au regard de l’ensemble de son œuvre – et la Dame de Peyredragon comprenait ses arguments. Toutefois, elle n’était pas aussi vindicative à son endroit. À ses yeux, il fallait simplement savoir trier le bon grain de l’ivraie.  

« Que voilà un jugement de valeur sans compromis, fit-elle remarquer dans un éclat de rire léger. Mestre Lewyn a quelques partis pris, il est vrai, mais ils sont de ceux que forge le grand âge et l’expérience. Je n’irais pas jusqu’à le qualifier d’étroit d’esprit pour autant. Pas à tout ce qui touche à l’astronomie, tout du moins. Ses yeux pétillaient. Saviez-vous que ses études minutieuses du ciel et ses cartes, d’une précision rare, ont permis le développement d’une navigation astronomique plus rapide et plus efficace ? Qu’il est l’inventeur de quelque instrument d’observation archaïque qui permit les plus précis croquis de la lune noire ? »

De façon tout à fait exceptionnelle, elle était parvenue à se procurer ledit instrument et s’était empressée de guetter la tombée de la nuit pour pouvoir l’essayer. Qu’elle ne fût pas sa déception de constater que l’une des sept lentilles était brisée, fracturée en deux, rendant ainsi son utilisation impossible ! Comme elle n’avait toujours pas trouvé de quoi le réparer, l’appareil trônait désormais près de sa fenêtre et prenait la poussière en attendant le jour qui lui permettrait finalement de pénétrer son regard dans les étoiles. Elle eut un sourire calme. Inconsciemment, ses prunelles avaient coulé vers le bleu pur du ciel.

« C’est un sujet passionnant, ser Garlan, répondit-elle finalement. Je l’étudie depuis de nombreuses années et je pourrais en parler pendant presque autant de temps. Pas cet ouvrage, cela dit, précisa-t-elle dans un léger éclat de rire, je ne l’ai commencé qu’aux premières lueurs de l’aube. Mais c’est moins un lever précoce qu’un coucher tardif qui me fit sombrer dans quelque assoupissement. On ne peut encore observer les étoiles qu’en veillant la nuit. »

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MessageSujet: Re: Bad dream, good encounter   Bad dream, good encounter EmptyDim 14 Aoû - 23:11

Le jeune femme lui rendit son salut en se présentant également à son tour. Lady Vaella Verdragon. En effet, elle lui était complètement inconnue, il n’avait même pas entendu parlé d’elle par qui que ce soit. Car oui, il y avait des commérages de bonnes femmes et de couloirs, où on entendait de tout et de rien, les dernières rumeurs au goût du jour et les racontars sur les nouveaux et nouvelles venues dans la cité. Il y avait aussi ce genre de « bruits de couloirs » entre les officiers, la plupart du temps, c’était pour citer quelques donzelles, principalement de la noblesse, qu’ils trouvaient de leur goût. Il ne pouvait qu’être étonné que la jeune demoiselle n’ait jamais été citée, car le bieffois la trouvait fort charmante et possédait troublant et beau regard perçant.

En soit, dans une ville comme Fort-Darion, il n’était pas étonnant que certains individus passent inaperçus, la capitale impériale était gigantesque, les allées et venues étaient nombreuses, rien de surprenant donc. Cependant le nom de Verdragon ne lui était pas inconnu et la deuxième partie du nom de cette maison faisait qu’on ne pouvait pas se tromper sur les origines de cette dernière. Il se demandait si, elle aussi, possédait le tempérament de feu de l’Impératrice, qui ne l’avait jamais porté dans son cœur ou si elle était davantage comme Lady Velaryon, maintenant Lady Redwyne, l’épouse de cet infâme Ser Aylan Redwyne.  « Quant à moi, je ne la fréquente guère, Lady Verdragon. Je ne possède point le bon nom et la bonne situation pour se faire, mais en soit, j’ai assez à faire avec mon commandement pour participer aux affaires du royaume. En soit, c’est une chance que nos chemins se soient croisés dans ce jardin, sinon il est probable que nous n’ayons jamais eu l’occasion de nous rencontrer. » avait-il dis, sincèrement et sourire aux lèvres.

Garlan se souvient qu’il s’était plongé dans les livres et grimoires de mestre Lewyn à plusieurs reprises déjà, et plus récemment avant leur départ pour le Val. Le vieil homme avait écris de précieux ouvrages qu’il avait dévoré et cela même pendant qu’il était sur le navire qui le guida vers Sortonne. Cela lui permit d’obtenir des informations précieuses que ce soit sur le Val, sur les valois, leur histoire ancestrale. Il s’était particulièrement renseigné sur les Trois Soeurs, cela lui permit d’établir un plan d’action pour préserver un maximum la force de frappe qu’on lui avait confié et en soit, l’idée de prendre le phare, avant de mener le siège, avait sûrement sauvegarder bien des vies. En soit, c’est vrai qu’il s’était montré assez tranchant, la jeune femme ne partageait pas son avis.« L’âge et l’expérience ne forment pas forcément les individus les plus sages, bien que je dois admettre que le savoir retiré de certains de ses ouvrages m’ont été d’un grand secours. Cependant, non j’ignorais qu’il était l’auteur de tous ces faits et inventions que vous me relatez, Lady Verdragon. Vous semblez vous même posséder une immense connaissance au sujet de l’astronomie, vous êtes une véritable passionnée, cela se perçoit aisément.  »

C’était une chance d’être animé d’une telle passion. Être passionné vous donnait une énergie sans commune mesure afin de s’adonner totalement au sujet qui vous tenez à cœur, vous y puissiez votre force afin d’étancher la soif de bonheur et de plaisir qu’elle vous procurait. En ce qui le concernait, la chevalerie était sa passion, il était réellement convaincu de ses codes, il les respectait et en était le parfait protecteur. Cependant, ces derniers étaient venus se briser face à la réalité de la guerre et aux différentes embûches que les Sept avaient mis sur son chemin. Chevalier, il l’était toujours assurément, rien ne pouvait lui retirer son titre. Cependant, il était bien moins à cheval sur le code, considérant que ce dernier ne pouvait pas être appliqué avec exemplarité dans leur monde. C’était un idéal utopique.

Oui elle était terriblement mordu de ce sujet qui semblait tant la passionner. Le bieffois rit de bon coeur lorsqu’elle lui annonça qu’elle était sur ce livre depuis les premières lueurs de l’aube et que sa nuit fut des plus courtes. « Ainsi donc, Lady Velaryon, vous vous êtes levé plus tôt qu’une partie de mes hommes, félicitations !   » Il marqua une pause, et lui propose son avant-bras si elle souhaitait se relever : « Vous vous êtes assoupie depuis fort longtemps, le déjeuner est déjà passé, vous devez avoir l’estomac en souffrance. Permettez-moi de vous inviter à partager un repas, ma dame.  »


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MessageSujet: Re: Bad dream, good encounter   Bad dream, good encounter EmptyJeu 18 Aoû - 21:50


À la remarque du chevalier, la Verdragon inclina doucement la tête, laissant cascader sur son épaule ses boucles d’or veinées d’argent. Elle songea, fugacement, égoïstement, qu’elle aurait presque aimé n’avoir pas à se soucier de ces choses-là, elle non plus. Mais elle était née femme et la politique lui apparaissait un peu plus irrémédiable chaque jour, attachée d’une certaine manière à cette étiquette de la naissance qu’on ne choisissait pas. Car si l’on n’était pas femme à jouer de ses influences, de son pouvoir, alors on n’était qu’épouse. Vaella repoussait cette éventualité avec ferveur, mais elle n’ignorait pas qu’elle ne pourrait la récuser éternellement, ni qu’elle ne savait quel genre homme les dieux mettraient sur son chemin. Serait-ce un homme qui chercherait à l’écraser par le privilège de son sexe ? Un homme qui essaierait de la comprendre ? Rien n’était moins certain. Voilà pourquoi il fallait lui fallait faire preuve de plus de… subtilités dans ses rapports aux intrigues politiques, il lui fallait acquérir savoir et pouvoir. Il lui fallait acquérir une valeur autre que celle de son nom ou de son ventre. Quand bien même cela la rebutait et qu’elle le rejetait de toutes ses forces. Il le fallait.

Sauf qu’elle n’avait pu s’y résoudre jusque-là.

La capitale impériale, si riche, recelait mille trésors qui l’en détournait perpétuellement.  

« Il est vrai, admit-elle. Fort-Darion est en mouvement perpétuel et brasse une importante population. Je ne pense pas avoir déjà croisé deux fois le même visage dans ces jardins. Elle esquissa un sourire que rehaussait l’éclat de ses yeux curieux. S’il m’est donné de vous poser une question, toutefois, Ser. Vous commandez l’armée impériale, n’est-ce pas ? Vous ne passez donc jamais au château ? »

Elle-même n’y résidait pas, faute de place, mais elle y passait la plupart de ses journées et regagnait ses appartements en ville sitôt que le jour se drapait de ses apparats crépusculaires. Il y avait d’ailleurs quelque chose d’infiniment confortable dans cette situation ; Elle fréquentait la Cour impériale lorsqu’il lui semblait opportun de le faire, mais elle avait aussi tout loisir de rester en ville si le cœur lui en disait et nul ne venait jamais la chercher. Ainsi, elle ne vivait à la Cour que par intermittence, connue de vue, sue de nom, mais guère plus. Et à dire vrai, c’était quelque chose qui lui convenait, un compromis acceptable entre les désirs de son frère et les siens propres. La jeune femme chérissait son anonymat relatif et la liberté qu’il lui offrait. En outre, la solitude ne l’avait jamais dérangée : elle avait la compagnie des plus grands savants de son époque – et de toutes celles qui l’avait précédée. Peu nombreux étaient ceux qui savaient en apprécier les bienfaits. À sa grande surprise, il semblait toutefois que son interlocuteur en fasse partie.

« Expérience et âge ne sont pas toujours synonyme de sagesse, je dois en convenir, fit-elle avec rire léger. Quant à moi, je ne peux affirmer, ni infirmer votre assertion. J’ai des connaissances, cela va sans dire, mais je ne saurais les qualifier d’immense. Je n’aurais jamais assez d’une vie pour en faire le tour. Son sourire s’élargit un peu plus. Parfois, j’ai même l’impression de n’en avoir effleuré que la surface. C’était là le défaut d’être versée dans de nombreux domaines. Après un bref instant, elle ajouta : et vous-même ? Nourrissez-vous quelque passion que vous souhaiteriez me partager ? »

Il lui était difficile d’envisager que l’on puisse vivre sans se passionner de rien. Elle n’avait d’autres intérêts que ceux qu’elle pouvait trouver dans le creux des récits anciens, mais ils occupaient chaque espace de sa vie. Les travaux qui seyaient d’ordinaire à une dame ne l’avaient jamais réellement intéressée, quoiqu’elle s’y soit pliée – de mauvaise grâce – parce qu’il en allait de sa place en tant que fille, en tant que sœur et en tant que future épouse. Il n’y avait réellement que les ouvrages les plus techniques qui animent la flamme enfouie dans sa poitrine. Et une curiosité si dévorante que la sienne ne souffrait guère de petits embarras tels que le manque de sommeil ou la faim. Ceci étant dit…

« Comment pourrais-je refuser offre si généreuse ? » Fit-elle en glissant son bras sous le sien.

Qu’il ne soit pas convenant pour une Lady à marier d’accepter telle offre ne lui avait absolument pas effleuré l’esprit. Après tout, quel mal y avait-il à partager un repas ? Par ailleurs, il fallait en convenir : elle était affamée. Bien sûr, ça n’aurait pas été la première fois qu’elle sautait malencontreusement un repas – c’était, à dire vrai, plus que courant quand on était happée par un ouvrage comme elle pouvait l’être – mais elle s’efforçait désormais à des pauses stratégiques au milieu de ses études. Ainsi, en ce jour, elle avait par exemple prévu de cesser ses lectures pour profiter de quelque repas au castel. En théorie, ça aurait dû fonctionner. Elle n’aurait toutefois guère pu prédire que ce serait le sommeil plutôt que la faim qui la saisirait vers le milieu de la matinée. Les choses étaient ainsi faites ! Et à dire vrai, elle n’avait aucun regret.

Vaella se leva et épousseta sa robe où s’étaient réfugiées quelques feuilles emportées par la brise légère qui balayait les jardins. Elle arborait en ce jour une pièce ouvragée qui soulignait la délicatesse de sa silhouette ; Une étoffe fine et fluide, de couleur gris perle et brodée de fils d’argent qui faisaient écho aux mèches qui folâtraient autour de son visage. La doublure des manches évasées était faite de satin blanc, qui donnait de l’éclat à sa peau trop pâle, trop habituée aux rigueurs de la vie insulaire. Elle avait dû faire confectionner des atours adaptés à la capitale impériale, où le temps était plus chaud. Plus sec également. Elle se risqua à jeter un regard au ciel, d’un bleu pur et qu’aucune traînée nuageuse ne fendait. Un soleil haut y brillait, caressant doucement ses traits qui, depuis son arrivée, avaient effectivement pris quelques couleurs.

« Combien de temps durera votre séjour à Fort-Darion, Ser ? » Demanda-t-elle au détour du chemin qui les conduisait au sortir des jardins et de la conversation.

Vaella avait entendu des rumeurs en ville, au sujet des dernières avancées valoises : étant donnée la situation au Trident, elle présumait – sans trop s’avancer – que le front aurait tôt fait de le rappeler à lui.


Even if she be not harmed, her heart may fail her in so much and so many horrors; and hereafter she may suffer--both in waking, from her nerves, and in sleep, from her dreams.

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MessageSujet: Re: Bad dream, good encounter   Bad dream, good encounter EmptyMar 6 Sep - 19:44

  Le chevalier se souvenait fort bien de toutes ses années passées à la cour de Hautjardin, alors qu’il était au service de son mécène. Il était fort jeune à l’époque, c’était juste après que son père l’ait rejeté de La Treille. Il se souvient que la famille royale devait se tenir à l’écoute de ses sujets et de toutes les demandes qui pouvaient lui être formulées. Devant trancher dans les différentes affaires du royaume, prendre position, organiser des événements pour resserrer les liens avec les maisons les plus ferventes ou apaiser les tensions avec certaines maisons. La cour était le territoire privilégié pour bons nombre d’intrigues politiques. Certains personnages de la Cour étaient des spécialistes de ce genre d’affaire, ils se plaisaient à corrompre, convaincre et menacer, tout était bon pour gagner en influence, en profit ou en partisans. Cela demandait une énergie importante pour rester intègre dans ce genre d’endroit, à ses yeux, être un « bon chevalier » lui avait paru bien plus simple pour le coup.

La Treille avait été son foyer, puis Hautjardin et ensuite pendant ses années de service dans la troupe du Connétable des armées royales du Bief, les vertes contrées de sa patrie d’origine étaient devenues ses pâturages, son chez-lui qu’il avait tant à cœur à défendre. Désormais, c’était Fort-Darion qui avait cette image de « maison » à ses yeux. Il avait espéré y construire beaucoup, une relation, une famille. Cette douce vision s’était dérobée sous ses yeux et il avait été brutalement rappelé à la réalité. Dorénavant, il verrait ce que l’avenir lui réserve et se contenterait seulement ce que des miettes que le destin ferait tomber de l’échiquier de la vie. Il avait beaucoup trop espéré et rêvé, il ne voulait plus souffrir à ce point, pas encore. « Donnez-lui encore quelques années, Lady Verdragon et je suis certain que Fort-Darion sera la plus grande cité de tout le continent. La diversité de sa population est certainement une de ses particularités les plus intéressantes, ce n’est pas n’importe où à Westeros que vous pourrez voir cohabiter en un même lieu Nordiens, Orageois, Riverains, Peyredragoniens et… Bieffois.  » termina-t-il en se désignant des mains dans un éclat de rire.

« En effet, ma dame. L’Empereur m’a nommé commandant d’une cohorte impériale récemment. Il m’arrive de temps en temps de me rendre au château, la plupart du temps, c’est afin d’y recevoir mes ordres et d’y faire mes rapports. » Il se souvenait des péripéties et événements qu’il avait vécu en ce lieu, c’était un endroit riche pour lui, son mariage, les collèges impériaux, ses discussions avec l’Empire et l’Impératrice, les bals et les banquets. « Vous vous accoutumez doucement à la vie de la Cour, je présume, Lady Velaryon ? Vous y sentez-vous à votre aise ? Avez-vous pu y faire quelconque connaissance ? » demanda-t-il, curieux de savoir si la jeune femme s’intégrait bien et si elle se plaisait dans ce nouveau rôle. Toute découverte et nouvelle tâche était un défi, du moins ça l’était à ses yeux, mettant du cœur à l’ouvrage, il y canalisait son énergie.

Peu importe son expérience, on a jamais fini d’apprendre, la vie est un livre ouvert dont on doit s’enrichir au maximum. Le savoir vient au fur et à mesure de son existence. Même lorsque les sept se décidaient à venir vous chercher dans votre lit de mort, lorsque vous étiez vieux et faible, une infime partie du savoir était en votre possession. Il se contenta d’hocher consciencieusement la tête pour appuyer ses propos et le fait qu’elle avait raison. Elle vint à lui demander si une quelconque passion l’éprenait et occupait son temps. Il marqua un temps de réflexion pour lui répondre, il savait ce qu’il voulait dire, mais il devait trouver la bonne façon de le formuler.  « La majeure partie de mon existence a été dirigée vers la chevalerie. Son code, les valeurs qu’elle défendait. Je m’identifiais pleinement à cela et je m’en faisais un fervent défenseur dans mon quotidien. Certes, peut-être que cela ne semble pas être une passion, mais en soit c’était naturel, ça faisait parti de mon existence. Mais en soit, tout cela me paraît illusoire et hors de propos dans le monde dans lequel nous vivons...  »

Il était encore chevalier, mais il savait pertinemment qu’il ne pourrait plus jamais être le parfait défenseur des causes perdues et de tous les préceptes de la chevalerie. Pas après ce qu’il avait vécu, plus jamais. Il rebondit tout de même sur une note un peu plus positive en se montrant plus enthousiaste : « Autrement, j’ai commencé il y a quelques temps mon apprentissage du Haut Valyrien. C’est une langue qui est très complexe, mais en soit je suis motivé et je me montre assidu dans mes leçons. Même si mon accent reste horrible pour ceux que le parlent couramment je présume, je m’améliore de semaine en semaine. Vous savez le parler, Lady Verdragon ? » Très probablement, elle était de Peyredragon, cela devait être une langue forte répandue dans cette contrée.

Garlan lui proposa d’aller se ressourcer en prenant un repas en sa compagnie. Cela serait l’occasion de continuer à faire connaissance et avec tout ce temps à étudier, ainsi qu’à dormir, elle devait avoir faim. Elle accepta son offre et il en était fort aise, arborant un sourire satisfait qui lui barrait le visage. La jeune femme se releva et glissa son bras sous le sien.« Il y a une taverne à quelques rues d’ici, on y sert un délicieux civet de lapin aux épices, ainsi qu’une surprenante omelette aux herbes. Nous devrions y être tranquille, du moins je l'espère, qu'avec la présence de l’armée impériale aux portes de la ville, nous réussirons à obtenir une table à l’écart du brouhaha créé de toute viande saoule. » avait-il terminé en émettant un rictus. Ils commencèrent à quitter ensemble les jardins. La Verdragon vint à lui demander s’il comptait séjourner encore longtemps dans la capitale impériale. Il possédait des éléments bien entendu, en tant qu’officier impérial et commandant d’une cohorte. Mais il ne pouvait pas en faire part totalement à la jeune femme. Il ne la connaissait pas encore et la confiance, ça se gagne.« Je présume que c’est une question de jours désormais avant que nous repartions, Lady Verdragon. J’ignore où la guerre me mènera, il y a tant de théâtres d’opérations possibles et tant de batailles à mener. Je serai probablement aviser la veille ou deux jours avant de notre départ, en attendant je ne prends pas mes aises et je reste sur le qui-vive si l’Empereur souhaite me confier une mission.
 
»

La guerre ne lui permettait pas de baisser sa garde, plus jamais il ne commettrait cette erreur. Il la scruta l’espace d’un instant de haut en bas, espérant qu’elle n’avait pas croisé son regard et fit en sorte que ça ne dure pas assez longtemps pour se révéler gênant. Elle était vraiment très bien apprêtée et était fort charmante, une beauté naturelle incontestable. C’était parfaitement le genre de femme qu’il aurait essayé de séduire à l’époque afin de s’attirer ses charmes, mais aujourd’hui, il se trouvait « rouillé » et en ce moment, n’était-ce pas trop tôt par rapport à ce qui s’était produit ? Probablement oui. Pour être certain de ne pas créer un lourd silence si elle avait capté son regard, il la questionna. « Votre rêve, celui de tout à l’heure. Il vous arrive couramment d’en faire de la sorte, Lady Verdragon? »


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