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 Hérétique des arts de la guerre (An 2 Mois 2 Semaine 1) [Terminé - Tour IX]

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MessageSujet: Hérétique des arts de la guerre (An 2 Mois 2 Semaine 1) [Terminé - Tour IX]   Hérétique des arts de la guerre (An 2 Mois 2 Semaine 1) [Terminé - Tour IX] EmptyMer 30 Juin - 0:01

La nuit était belle et aconchée, à peine humide ou poisseuse comme sur les larges de Peyredragon. Elle invitait les soldats, de tout grade et de tout âge, à dépenser leurs soldes dans les tavernes d’infortunes, tantôt en boissons, tantôt en gueuses. Si ces jouissances avaient toujours eu le don d’arracher un petit sourire à Liam, cette nuit – comme les autres à venir – avait un goût plus amer. Où étaient donc passés tous ses compagnons ? L’armée des Dragons avait payé un lourd tribut au Conflans et, à nouveau, il avait survécu à ce carnage. Homme à la Foi des plus affaiblies, le temps d’un instant, il s’interroge : est-ce qu’il y avait là quelques desseins divins à l’œuvre ? Il chasse aussitôt ces questions de son esprit. Malgré quelques grammes d’alcools dans le sang, le Chevalier de la Maison Chelsted avait encore assez de sémillance pour ne pas sombrer aussi facilement dans les méandres obscurs de la spiritualité et des inventions si propres aux esprits torturés et tortueux des hommes et des femmes.

- Faut arrêter ces conneries de nord et de sud ! Une fois pour toutes, le nord, suivant comment on est tourné, ça change tout !

Cette phrase surprenante par sa stupidité arrache le Seigneur des plus lassés de son observation d’un ciel dégagé et étoilé, pour le ramener parmi les quelques hommes de Peyredragon ayant survécu comme lui. L’un des hommes s’était mis en tête d’enseigner le Nord et le Sud à un autre homme, d’un certain âge, qui n’avait pas eu une grande éducation. Dans ces instant-là, Liam ne pouvait pas s’empêcher d’avoir une bonne pensée à l’encontre de son paternel : il avait été très dur mais il avait su préparer convenablement ses fils aux aléas durs et impitoyables du destin. Là où les hommes les plus tendres se plaignaient des longues marches, des privations, de l’hygiène ou de l’absence d’une dame dans leur couche, le brun ne pipait pas un mot. Ce n’était pas qu’il était insensible à ces choses matérielles ou à la question de la Chair, mais il avait toujours vécu dans des condition strictes, âpres, où il fallait savoir se contenter de très peu et ne jamais espérer de l’abondance. Toujours est-il qu’il avait assez de lucidité et d’intelligence pour pouvoir lire des cartes, suivre des ordres ou même envisager quelques stratégies.

Agacé, l’homme qui prétend que le Nord et le Sud peut changer de « sens », si on peut formuler ainsi, quitte cette petite assemblée. D’une joyeuse compagnie de trois lurons, voilà qu’ils n’étaient que deux. Son interlocuteur, agacé, se permet de questionner son ami et son supérieur.

- Messire, admettez-le : c’est pas moi qui explique mal, c’est les autres qui sont cons.

Liam rit, aux éclats, sans raison. Le véritable miracle était que cet ami, qui connaissait tous ses défauts de caractère et de son amour de la boisson, était toujours vivant et encore aux côtés du Chevalier, stoppant ce dernier s’il venait à outrepasser des limites.

- Allez, va voir cette gueuse qui te fait tant de l’œil ! Moi, j’vais aller finir celle-là. Et je te suis.

Tranquillement, en solitaire, il sirote – ou plutôt, il vide d’une traite – les pintes qu’on lui présente. Lui, il serait capable de vider sa solde uniquement dans ce maudit liquide. Ses arguments ? Au moins, la boisson, on savait à quoi s’en tenir. Une prostituée ? C’était pile ou face, tant sur ses compétences que sur son habilité à refourguer la chaude-pisse ! L’homme avait eu suffisamment de malencontreuses expériences sur cette dernière question pour ne plus s’y aventurer à l’aveuglette, si on pouvait s’exprimer ainsi. Il préférait patienter un tantinet, et céder aux avances de nobles dévergondées ou de jeunes demoiselles qui n’avaient pas connu trop d’hommes. C’était discriminatoire, assurément, mais avoir « peur » de pisser en pleine campagne – et, ironie du sort, avec une vessie incapable de retenir quoi que ce soit - , c’était vite problématique !

D’ailleurs, il ne traîne pas longtemps dans l’antre des vices où bien des soldats étaient passés et s’aventure dans les ruelles. Petit à petit, les habitations construites laissent place à des constructions plus massives et plus grandes, tantôt à peine entamée, tantôt uniquement bien avancées. Lui, il admire l’intelligence humaine qui se cache derrière ! Là, à l’abri des regards, il ne peut pas s’empêcher de sortir ces petits feuillets cachés à l’intérieur de son veston, fusain en main, commençant déjà à reproduire au mieux les fondations d’un des projets de l’Architecte de l’Empire. Il ne cherche pas à copier pour donner à quiconque : il copie, pour comprendre et pour apprendre.

La main avec un fusain, ou avec une bouteille, l’ingénieux homme continue cet apprentissage en solitaire. Si son père avait été vivant, et le voyait à griffonner de telles choses, assurément qu’il aurait eu droit à un rouste, qu’importe son âge. Il faut dire que le défunt père Chelsted ne jurait que par les arts militaires … et voir son fils dessiner au lieu de réfléchir à des tactiques gagnantes pour son Royaume tenait, littéralement, de l’hérésie.

Liam Chelsted
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MessageSujet: Re: Hérétique des arts de la guerre (An 2 Mois 2 Semaine 1) [Terminé - Tour IX]   Hérétique des arts de la guerre (An 2 Mois 2 Semaine 1) [Terminé - Tour IX] EmptyVen 23 Juil - 15:42



Hérétique des arts de la guerre
Torrhen Braenaryon & Liam Chelsted

Fort-Darion, Semaine 1 du mois 2 de l’An 2 de l’Ere des Luttes
Il n’y avait pas tellement d’alternatives au travail, ce soir. Il y avait ces festivités que préparait Nelya Omble, notre intendante, pour rassembler les personnalités impériales présentes dans la capitale tandis que la guerre pointait le bout de son nez à l’horizon. Les circonstances étaient dramatiques sur la majeure partie du continent et il n’y avait rien à dire ou à faire contre ça dans l’immédiat. La nécessité, comme bien souvent, imposait strictement sa loi. La nuit restait belle. Mais je n’avais pas de distractions en vue, alors que ce soir il était clair que je n’avais pas la tête à travailler, à continuer d’écrire des ordres et des missives. IL fallait que je réfléchisse ; que je conçoive de nouvelles stratégies, que je réfléchisse à comment j’allais m’y prendre pour la suite des événements. Traiter les affaires courantes les unes après les autres ne me suffisait plus. Je voulais plus. Je voulais de l’efficacité. De la performance. Je voulais faire bouger les lignes. Je voulais révolutionner le monde qui cherchait à m’imposer ses lois pour lui dicter ma propre façon de penser.


Renverser la table. Refuser les règles d’un ordre pré-établi.


Je cheminais parmi la troupe, en anonyme… Autant que possible. En tout cas suivi par la garde à distance, regard sur le sol que je foulais. Certains me reconnaissaient, donnaient des coups de coudes à leurs camarades pour me pointer du doigt. Ca et là, on m’acclamait, on poussait des vivats pour l’Empereur, pour l’Empire, pour le royaume de naissance de qui gueulait, et parfois aussi la devise de ma maison, des Braenaryon. Les unités se décomposaient la nuit tombée, quand chacun allait faire chauffer sur le feu la popote de son groupe et se préparait à passer la nuit sous la tente. Heureusement le temps n’était ni à l’orage ni à le pluie, sans qu’il ne fasse très chaud sur la baie la météo était agréable et le rafraîchissement de début de soirée me faisait du bien, me permettait de m’éclaircir un peu les idées et de me perdre dans le dédale d’une cité qui sera bientôt tentaculaire.


D’ici quelques années, quand même.


Mais à l’échelle de l’œuvre que je voulais faire de ma vie, ce serait « bientôt ».


On continue d’avancer jusqu’à ce que je tombe sur une silhouette connue. Un homme chevelu, bouc au visage, un homme de Peyredragon. Les rues sont éclairées de lanternes car l’activité de la capitale, qui continue de concentrer hommes et ressources, et je m’approche alors, mains croisées dans le dos, pour regarder par-dessus son épaule.



| Vous arrivez à dessiner dans cet éclairage incertain, Ser ? |


Je me rappelais de lui. Impliqué dans une bousculade entre hommes de différentes factions. Un original, qui avait de l’esprit. Je le tance, mince fantôme de sourire au coin des lèvres.


| Etes vous donc un espion pour vouloir ainsi capturer les traits de ma ville ? |

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MessageSujet: Re: Hérétique des arts de la guerre (An 2 Mois 2 Semaine 1) [Terminé - Tour IX]   Hérétique des arts de la guerre (An 2 Mois 2 Semaine 1) [Terminé - Tour IX] EmptyLun 26 Juil - 19:11

Si ces compagnons dépensaient leur solde en femme, le Seigneur de la maison Chelsted préférait noyer la sienne en alcools, en papiers et en fusains. S’il ne cachait pas son amour de la liqueur, il se montrait un tantinet plus pudique vis-à-vis de ses autres passions. Ses deux parents avaient suffisamment insisté pour lui faire comprendre que sa seule place était sur un champ de bataille, à servir pour la gloire de sa Maison et de son Royaume, et non à gribouiller des inepties sur une étude. Dès lors, il avait besoin uniquement d’un solide bouclier, d’une cotte de maille de qualité et d’une épée tranchante : le reste était superflu. Or, la Maison Chelsted ne dépensait pas oisivement la moindre piécette.

Pourtant, qu’importe les règles ou les us et les coutumes d’une Maison ou d’un Royaume, il est bien difficile d’arrêter l’esprit bouillonnant d’un homme, et davantage lorsqu’il n’était qu’un original et un incompris de son temps. Malheureusement pour lui – et heureusement pour le feu paternel – l’homme manquait d’un certain courage pour se saisir de sa destinée de pleine main. Un courage étouffé au fur et à mesure par les nombreuses leçons et la forte autorité du paternel, par les prières et régimes ingrats d’une mère austère et, surtout, par ses récentes obligations et responsabilités vis-à-vis des derniers célibataires de sa fratrie. Et pourtant, un courage ranimé, petit à petit, par ces batailles sans fin et incessantes.

L’homme a visité tant de lieux et côtoyé tant de machines, que son esprit ne pouvait que divaguer et rêvasser sur les améliorations plausibles ou sur les nouvelles machines qui pourraient rendre quelques conquêtes ou sièges un brin plus aisés. Car oui, s’il aimait les belles et solides constructions, il avait été tant conditionné à la guerre, quelle qu’en soit sa forme, qu’il ne pense qu’à ajuster chaque création et chaque bâtisse à cette dernière. Ainsi, dans la désolation, la morbidité et la mort, il trouvait son salue et sa « joie » dans les mécanismes des engins de guerre ou dans la solidité des forteresses. Là où les officiers maudissaient les défenses ou l’attaque de l’ennemi : lui, il pouvait « admirer ».

Il était bizarre, assurément. Pour autant, il n’oubliait pas qui il était et pour quoi il se battait. Et c’était bien le plus important, en l’état actuel. Lorsqu’une voix l’interpelle, l’homme ne se retourne pas immédiatement. Il est persuadé qu’un soulard, comme lui, s’était perdu dans les parages et avait balancé une simple petite question sans réel intérêt. Liam ne stoppe pas son gribouillis pour autant, à la dernière remarque de l’étranger, mais prend la peine de répondre.

- Alors, je serais le plus con des espions ! J’peux boire comme un trou, et j’peux en faire des conneries. Mais « ça », nan ! J’sais mieux taper que …

Il se tait aussitôt lorsque, à travers ce léger brouillard d’inconscience, il reconnaît la figure de l’homme. Il avait croisé l’Empereur une fois, directement, et à une ou deux reprises, indirectement – principalement, parce qu’il suivait Rhaenys ou Orys, d’une bataille à une autre. Un Nordien qui est bien difficile à oublier, tant par sa prestance que par un physique marqué par les coups violents et durs de la guerre. On ne pouvait que se sentir comme un petit enfant, en face, avec un visage encore intact et un corps solide et prêt à fondre sur l’ennemi. Pourtant, Liam avait eu sa part des combats, des horreurs et des pertes de ses compagnons – surtout à la dernière bataille, gagnée mais avec un arrière-goût bien amer.

- Sire, en quoi puis-je vous aider ? demanda-t-il, le ton plus ou moins sûr, adoptant déjà une posture militaire, prêt à obéir au premier ordre.

Il n’était pas question de fausses courtoisies ou de courbettes inutiles. « Nous ne sommes pas des putains de fillettes ! On est militaire : on donne, ou on obéit à des ordres ! », disait feu père Chelsted.  Par contre, Liam ne savait pas quoi faire des bouts de papier entre ses mains : remettre dans la poche intérieure risquerait de paraître suspect, inutilement. Or, les garder en main lui causaient subitement plus de nervosité qu’autre chose.

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MessageSujet: Re: Hérétique des arts de la guerre (An 2 Mois 2 Semaine 1) [Terminé - Tour IX]   Hérétique des arts de la guerre (An 2 Mois 2 Semaine 1) [Terminé - Tour IX] EmptyMar 17 Aoû - 10:54



Hérétique des arts de la guerre
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Fort-Darion, Semaine 1 du mois 2 de l’An 2 de l’Ere des Luttes
C’est évidemment plus simple de vaquer à mes occupations loin du palais. De prendre l’air, et surtout de prendre le temps de réfléchir. Les choses ont toujours tendance à s’accélérer à la veille d’une campagne. On n’a pas forcément l’occasion de se poser dans ce genre de circonstances. Car en sus des préparatifs souvent dantesques des opérations militaires et de leurs conséquences économiques, logistiques et politiques, il apparaît toujours que l’angoisse et l’appréhension suivent dans le sillage de toutes ces préoccupations. Je n’étais pas touché de la même manière que tout le monde, ceci dit. Je ne me rongeais pas les sangs. Je n’avais pas de palpitations. Et la peur en elle-même, ne me touchait pas plus que ça. J’appréhendais toute expédition militaire pour les conséquences qu’elle aurait sur les hommes qui seraient impliqués. Pour tous ceux qui risquaient de vivre et de souffrir sous l’empire de mon commandement, et sous la menace de nos ennemis.


Ceux-ci étaient plus nombreux, plus forts que jamais.


Ils nous entouraient, nous étouffaient. Ils s’en prenaient au commerce. Ils s’en prenaient à nos villes, et aux champs de l’Orage et de la Néra. Ils étaient les fossoyeurs d’une génération exceptionnelle des royaumes fédérés. Mais nous avions la force de nous battre, quoiqu’il arrive. Et quand je disais force, je parlais avant tout de fibre morale. De détermination brute.


L’homme en tout cas, ne semble pas me reconnaître. Il n’a pas l’air d’avoir conscience de ce qui s’adresse à lui. C’est triste, mais c’est ainsi. C’est dangereux aussi, car la Garde est souvent tatillonne quand elle flaire le manque de respect ou la possibilité d’un quelconque guet apens physique ou vocal. Mais son visage se fige, s’éclaire de la compréhension enfin éclairant son cerveau… Il se reprend, visiblement, se redressant en se rendant compte de sa bêtise. J’étouffe un sourire, je le noie dans l’œuf, et j’adopte un air bien sévère pour lui faire payer son outrecuidance à la hauteur de ce qu’il mérite assurémment.



| Le plus con je ne sais pas. Le plus fou, peut être. Ou le plus inconséquent. Le genre à se faire remarquer par l’odeur de vinasse et de cul qui l’embaume tout en faisant des croquis précis des infrastructures portuaires ou défensives de ma capitale, n’est-ce pas ? |


L’homme était un chevalier. Je ne me rappelais pas de son nom, mais de son blason. Chelsted, alors. Ca me revenait. Un homme de la famille de l’époux d’Isla Chelsted. Une perle, une amie proche à ma manière… Mais lui était à cheval, sans doute, entre les reîtres et la noblesse composant l’armée de Peyredragon.


| Vous me semblez bien aviné, messer. Quelque chose à fêter, et encore, sans proposer à votre empereur de se désaltérer ? Montrez moi ce que vous dessiniez, par cette lumière de lune. |


C’était un ordre ; je ne le rabrouais pas mais il était clair que ma curiosité se montrait sous un jour plutôt rigide, pour le moment.

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MessageSujet: Re: Hérétique des arts de la guerre (An 2 Mois 2 Semaine 1) [Terminé - Tour IX]   Hérétique des arts de la guerre (An 2 Mois 2 Semaine 1) [Terminé - Tour IX] EmptyMer 1 Sep - 0:16

Liam était nerveux, un état qui le rendait assez prompt à s’emporter contre autrui, par une insulte bien placée ou par un poing rapide et précis. Or, ce soir, il savait qu’il devait fournir un effort exceptionnel pour ne pas céder à ses démons habituels : il avait l’Empereur en face de lui, et non un simple soldat ou un noble quelconque d’une maison mineure. Il ne pouvait pas répondre avec effronterie à la remarque du Nordien, sans risquer d’insulter sa royale personne ou encore l’Impératrice, son ancienne Reine qu’il respectait sincèrement. Et il n’était pas assez fou pour tenter un quelconque geste déplacé contre le Souverain. Il était un noble, et Seigneur de surcroît de la respectable maison Chelsted : malgré son tempérament, il savait qu’elle était sa place, et il l’acceptait sans broncher.

Le sermon de l’Empereur, bien mérité évidemment, n’aide pas à calmer le soldat. Militaire rodé par de terribles batailles et homme habitué à la rigueur et à la discipline depuis sa plus tendre enfance, il avait développé quelques petites astuces pour détendre ses muscles, respirer plus ou moins régulièrement et surtout ravaler cette rage constante au creux de son ventre, le temps que la tempête passe. Il pense à ses petits croquis, à ses sœurs ou à une figure blondinette désirable. Entre ces fugaces et agréables images, quelques désagréables et terribles pensées se glissent malheureusement : la perspective des cachots s’il ne faisait pas bonne figure à cet instant ou à feu père Chelsted qui avait ce regard farouche et effrayant quand il désirait faire plier son interlocuteur. Lorsqu’il reprend parole, après s’être assuré que l’Empereur n’avait plus rien à dire, son ton était calme - quoiqu’un tantinet tremblant et hésitant.

- Je peux vous assurer que les croquis ne peuvent pas mettre en danger la sécurité de votre Capitale. Ils manquent de précision, ils ne capturent pas tout le port et, surtout, il n’y a que deux croquis. Le reste est davantage des gribouillis, fait tout au long des différentes campagnes, lorsque nous étions en repos.

Aussitôt, il tend son petit carnet où les feuilles noircies tentent de fuir au premier coup de vent et où les feuilles blanches sont encore sagement attachées entre elles. Effectivement, aucun croquis ne capturait pleinement une scène : des éléments étaient présents, avec plus ou moins de fidélité, mais dans un ordre décousu et incompréhensible pour ceux qui ne connaissaient pas la bâtisse ou la ville où elle avait été construite. De surcroît, en plus de ses maigres tentatives de capturer quelques monuments architecturaux en un temps trop court dans les différents Royaumes visités - ou plutôt bataillés -, des armes, armes de siège ou de boucliers avaient été dessiné sous différents angles avec des notes disséminées, ici et là, mentionnant la vitesse, la force, la résistance. Le carnet tenait plus de l’étude de mécanismes ou de fondements de bâtiments que d’un simple hobby de peintre en herbe. S’il venait à mourir, personne ne mettra la main sur ce carnet - et s’il y mettait la main, il y avait peu de chance de trouver quoi que ce soit d’intéressant, à moins d’être un mestre ou un esprit curieux.

- Et la bouteille, je crains que je n’ai que celle-ci.

Il ne connaissait pas assez cet homme pour savoir comment il pouvait apprécier une bouteille. Acceptait-il de boire directement, au goulot ? Était-il regardant de savoir qu’une autre personne avait bu avant lui ? Liam se fichait, personnellement. Il ne refusait jamais. Ou plutôt, il ne pouvait pas refuser. Chaque soldat avait son vice : la boisson, les jeux d’argent, les femmes, les hommes, l’argent … Lui, il était partagé entre l’alcool et son esprit bien trop hyperactif pour son propre bien, deux fidèles et toxiques amis qui occupaient ses longues nuits d’insomnies ou qui lui permettaient d’oublier sa peur de la Mort entre deux batailles.

- Il est toujours préférable de dessiner de jour, évidemment. Mais il est difficile de savoir combien de temps je pourrais apprécier ce spectacle et si j’aurais l’opportunité de revenir. Alors, je profite de chaque éclairage à disposition. Ce soir, les vents sont trop forts pour que je puisse user d’une bougie. Je ne vous ai pas immédiatement reconnu, veuillez excuser mon … outrecuidance.

Il pourrait promettre qu’il ne boirait plus, en sachant pertinemment qu’un Souverain avait autre chose à faire que de surveiller la consommation d’alcool de ses gens, mais il s’y refusait. Certes, il avait du mal à maîtriser ses poings ou sa maudite langue, il n’était pas le plus doué des hommes concernant les arts de la guerre et son haleine puait bien plus souvent une liqueur qu’autre chose, mais il n’était pas un menteur. Du moins, tant que cela ne touchait pas à ses deux sœurs, qu’il protégeait farouchement.

- J’admire beaucoup les travaux de votre Architecte. Lorsqu’il était encore à Peyredragon, et que je n’étais encore qu’un enfant, j’appréciais lui rendre quelques visites et découvrir ses différents travaux ou apprécier leurs avancées. Voyez plutôt un gamin qui vient s’émerveiller devant les beautés d’un grand Maître, oubliant son monde.

Il espère que l’Empereur avait compris qu’il n’avait aucune mauvaise intention et qu’il n’était pas idiot, en temps ordinaire. Il attend que la sentence tombe.

Liam Chelsted
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Fort-Darion, Semaine 1 du mois 2 de l’An 2 de l’Ere des Luttes
J’avais toujours aimé l’homme de guerre aviné. Qu’il soit simple, ou tout le contraire. L’homme de guerre était toujours plongé dans des abîmes de souffrance, d’espoir et d’honneur, que le commun des mortels n’avait qu’une toute petite idée de ce qu’il traversait comme épreuves au fil de sa vie. Ils ne comprenaient pas, les gens ordinaires, riches ou pauvres, nobles ou roturiers, ce qu’impliquait une vie de batailles. Ils ne savaient pas toujours ce que la réalité de « vivre sur le terrain » signifiait. Ils ne voyaient pas la faim tenace, qui creusait le ventre et rongeait la volonté, rendait irascible. Ni la soif. Ni la courante, qui vous prenait à force de malnutrition et de privations de toutes sortes. Dormir à la belle étoile, bergers et métayers savaient bien faire. Et même quelques charrons de ma connaissance. Mais dormir à la belle étoile au milieu de dizaines de milliers d’hommes malades, qui se battaient putains, nourriture, solde, qui s’égayaient dans la musique, les bagarres ou encore les jeux de dés ou d’osselets…


J’aimais l’homme de guerre, car il avait traversé les mêmes épreuves que moi. Lui, savait. Et plus que les victimes de nos prédations de guerre, il savait ce que ça faisait de faire souffrir les autres. De manière tantôt cruelle, tantôt gratuite. Il savait, parce qu’il connaissait ce même sentiment de culpabilité et pourtant mâtinée du sens du devoir qui devait nécessairement le guider…


L’homme semble hésiter, pris en défaut de son comportement qui à tout le moins, paraissait erratique. Difficile d’imaginer pire situation pour se présenter devant son Empereur et chef de guerre, mais l’homme ne se laissa pas démonter. Il se justifia, mais sans bredouiller, et sans perdre non plus le fil de ses explications. Un bon point ; je n’avais jamais apprécié la duplicité de l’homme qui ne s’assumait pas. Depuis les débuts de mon règne, j’avais toujours nourri bien plus de tolérance pour le chevalier impénitent qui forniquait de la garce de Blancport et se présentait devant ma Majesté dans son plus simple appareil une fois surpris, que pour le petit Lord qui faisait de l’esprit en se faisant attraper la main sous une robe qu’il n’aurait jamais dû infiltrer.



| Soit. Ce que vous essayez de me dire, alors, c’est que vous n’êtes pas un criminel volontaire ou qui s’ignore, mais que vous admirez juste le travail des prédécesseurs de mon architecte maître Berthram ? |


Je me faisais infiniment plus sérieux que je ne l’étais en réalité. Et l’homme se justifiait encore en soulignant son propos des preuves des méfaits réels ou imaginaires que je me plaisais à lui trouver. Forcément dans ces circonstances, il est difficile pour moi de conserver mon sérieux… Mais ça ne change rien. Je ne dévie pas de ma ligne de conduite, et j’avance, encore et encore, juste par souci de cohérence avec la toile que je tissais autour de cette juteuse araignée portant blason originaire des îles de Peyredragon ; un coup d’œil plus proche et dans la lumière avait achevé de m’en assurer.


Je me saisis solennellement de la bouteille emplie de vinasse qui sentait une certaine amertume et le plus sérieusement du monde, hoche la tête.



| Merci. |


Je penche la tête en arrière et avale goulûment plusieurs longues gorgées du breuvage épicé à la sudienne. Je bois en l’écoutant, quand il parle de dessiner de jour, et continue en s’excusant. Il parle. Beaucoup. Je ne suis pas sûr d’aimer ça. J’aimais la compagnie de personnes factuelles. Autrement, je me perdais dans la masse des détails qu’ils pouvaient me narrer, et en me perdant, je commençais à ressentir quelque suspicion pour le beau parleur qui essayait de m’entourlouper avec le joli emballage pour protéger quelque odieux mensonge.


| Vous devriez dessiner autre chose, Ser. |


La voix était encore tranchante comme l’acier, le regard sombre. Avant que je ne tape son épaule et parte d’un petit rire grave, presque caverneux, et que le vin m’aide à sourire pour de bon malgré ma vilaine trogne.


| Vous vous entendriez bien avec ma Dame l’Impératrice ; elle aussi aime croquer les paysages. Mais elle aime moins ce qui est façonné par des hommes que ce qui l’a été par les dieux, j’en ai bien peur. |


Je regarde la bouteille, en lui tendant à mon tour.


| Vous serez à l’amende d’une bouteille de plus, et me ferez le plaisir de brûler les dessins qui montrent murs, bâtiments du pourtour ou édifices officiels, ou toute vue des quais. Le reste, vous pouvez le garder. |


Je réfléchissais, un court instant, avant de reprendre.


| Vous peignez, aussi ? |.

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Torrhen Braenaryon
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MessageSujet: Re: Hérétique des arts de la guerre (An 2 Mois 2 Semaine 1) [Terminé - Tour IX]   Hérétique des arts de la guerre (An 2 Mois 2 Semaine 1) [Terminé - Tour IX] EmptyDim 3 Oct - 23:57

Lorsqu’un homme fornique plus avec la mort qu’avec la putain du camp ou l’épouse, il accorde naturellement plus d’importance à ses compagnons d’armes ou à celui – ou celle – qui les dirige d’un front à un autre. Or, qui dit « importance », dit « exigences » et « critères ». Certes, le sens du devoir anime chacun mais il n’est jamais assez suffisant pour maintenir une armée unie durant deux longues années de conflits et de batailles incessants : les Souverains devaient aussi inspirer.

Autant dire, que l’Empereur boive à même la bouteille où Liam avait lui-même bu était un geste important aux yeux de ce dernier. L’ancien Roi du Nord venait de prouver qu’il n’était pas un Souverain condescendant qui ne jurait que par l’argenterie, les beaux-arts et le confort, et qui était bien détaché de la réalité du terrain, là où l’horreur était banalisée et faisait partie du quotidien. Il était celui que les rumeurs peignaient : un guerrier qui partageait autant leurs peines, leurs victoires que leurs défaites. Il était l’un des « leurs ».

- J’ai été écuyer et page d’un Chevalier qui fréquentait la cour de la maison Targaryen. J’ai souvenir que notre Rei … La Dame l’Impératrice appréciait les beaux paysages, effectivement. Je suis heureux de savoir que certaines choses n’ont pas changé, malgré les tragédies qui se sont abattues sur sa Maison.  

La tension retombe, lorsque le petit rire de l’homme résonne.

- A vos ordres, Sire , dit-il, le ton ferme, lorsque le Nordien lui ordonne de se débarrasser de tout ce qui se rapprochait de près, ou de loin, à sa Capitale. Non, Sire, je ne peins pas. Je dessine uniquement des bâtiments ou tout élément qui se rapproche de près ou de loin aux arts de la guerre. Si je manque de papier, je fais des maquettes avec ce que j’ai sous la main.  

Une proposition est faite, arrachant cette fois un sourire considérable sur les lèvres de l’ivrogne.

- Je connais une excellente taverne que les marins n’ont pas encore pris d’assaut ! dit-il. Elle s’appelle « la Sirène Givrée ». Le rhum et la bière viennent directement du Nord. Le tavernier, aussi. Je crois.

Les marins étaient une populace assez particulière, avec lesquels l’entente pouvait être parfois difficile ou compliquée. Si les armées pouvaient se plaindre de bien de choses, sur terre, elles disposaient d’un certain espace, d’une possibilité de se nourrir différemment et surtout de se cacher en cas de gros vents. A l’inverse, les marins étaient confinés à un navire, et devaient supporter – en plus des navires ennemis – les terribles aléas de la nature. Quand ils mettaient pied à terre, ils dépensaient furieusement leur solde et faisaient preuve d’une plus grande agressif qu’un soldat moyen. Le Chevalier de la Maison Chelsted ne comptait plus le nombre de dérouillés qu’il s’était pris, avec eux. S’il savait parfaitement de quels marins se méfier, à Peyredragon, il n’en savait rien à Fort-Darion. Il préférait donc jouer la sureté, avec l’Empereur à ses côtés : nul besoin de ternir davantage la réputation de sa maison.

« Ma Maison … merde ! »  pesta-t-il. Il s’est rendu compte qu’il ne s’était pas présenté.

- Sire, je ne me suis pas présenté. Je suis Liam Chelsted, Seigneur de la Maison du même nom, originaire de Peyredragon. 

En parallèle, il se promet de profiter de la lumière projetée par les torches pour saisir les différentes pages compromettantes ayant attirées les foudres d’un grand personnage. Craignant de rater un élément par mégarde, il s’attellerait à vérifier le carnet page par page. Lorsqu’il aura l’assurance d’avoir tout, entre ses mains, il usera de ces mêmes torches pour réduire en cendre un travail inachevé.[/b][/b]

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MessageSujet: Re: Hérétique des arts de la guerre (An 2 Mois 2 Semaine 1) [Terminé - Tour IX]   Hérétique des arts de la guerre (An 2 Mois 2 Semaine 1) [Terminé - Tour IX] EmptyJeu 7 Oct - 22:17



Hérétique des arts de la guerre
Torrhen Braenaryon & Liam Chelsted

Fort-Darion, Semaine 1 du mois 2 de l’An 2 de l’Ere des Luttes
Ce n’était pas forcément un plaisir ni une fin en soi de faire un peu peur aux gens qui m’entouraient, surtout quand ils étaient soldats. J’aimais les plaisanteries, les taquineries. J’aimais les jeux de l’esprit et ceux de mots. C’était tout ce qu’il me fallait, au fond, pour rompre la monotonie du travail harassant qui m’attendait toujours. Bien entendu, il fallait que je mesure mes propos malgré tout, car il était aisé dans une armée aussi multi culturelle et ethnique de se retrouver en face de problèmes de compréhension, qui pouvaient donner des quiproquos assez gênants, voire un rien dangereux. Il était malheureusement trop aisé de voir des mots mal choisis par rapport à son interlocuteur et le choquer par une portée insoupçonnée. Tout ne se finissait pas forcément mal, entre clients obtus d’une conversation qui tourne forcément mal, mais c’était parfois une barrière, en tout cas une précaution à avoir en tête. Ca ne m’empêchait pas d’être moi-même, car j’étais d’un naturel mesuré, mais tranchant. Il en fallait beaucoup pour que je ne mette pas d’eau dans mon vin et que j’attaque derechef. Ou alors, un objectif précis en tête.


Pas ce soir. Parfois, je feintais simplement, ce qui constituait à mes yeux une petite pause récréative.


J’en profitais au passage pour profiter du fruit de ma « rapine » en allant picoler gratis -même si je n’avais jamais à payer, sauf à siffler mes propres bouteilles- et ça avait toujours une saveur particulière que de boire avec quelqu’un que l’on ne connaissait ni d’Eve, ni d’Adam, et que l’on se retrouvait à partager le fruit de nos pensées. C’était rafraîchissant, et dans un univers bien morne, et cruel, une pause toujours bienvenue. L’homme explique alors qu’il connaît un peu Rhaenys. C’est une surprise sans en être une, puisque mon épouse avait visiblement eu le chic pour se faire des amis, des connaissances et des soutiens, parmi tout son peuple.



| Je comprends. Vous l’avez donc connue ? Enfin, vous la connaissez… Même si je sais que Dame mon épouse n’est malheureusement plus aussi disponible pour les gens qu’elle côtoyait jadis, du fait de ses responsabilités, de la guerre, et du besoin constant que nous avons de ses déplacements avec la terrifiante Meraxès. |


L’homme, bien que chevalier, explique être à mes ordres, et semble honnête et sincère. Il semble normal pour lui d’accèder à ma demande au-delà de l’intérêt personnel ou artistique qu’ »il pouvait nourrir pour ses œuvres. Le peyredragonien explique ses dessins, et les maquettes. Je trouvais cela fortement intéressant, puisqu’à Winterfell j’avais déjà pu commander des figurines de bois pour symboliser, sur mes cartes, la position des corps d’armée. Ne restait qu’à glisser une lame de parchemin dessus indiquant l’état connu des forces représentées par le pion et ce que je savais sur elle, parfois en pliant plusieurs fois le papier pour qu’il puisse tenir sa place sans empiéter sur le reste des tracés. Bref, en tout cas, j’étais intéressé. Et le Chelsted propose une taverne. Rhum et bière, donc. Et un nordien pour servir.


| Je connais, oui, j’ai vu ses demandes d’autorisation d’import dans les papiers de mon intendante… je vous suis, messire. |


Et plus loin, la garde, qui s’empresserait de ne pas trop se faire remarquer, question de principe autant que d’efficacité. Nous étions de toute façon deux lames à opposer à n’importe quel maladrin, si tant est qu’il pouvait encore y en avoir dans un bourg certes en expansion, mais encore bien petit. L’armée qui l’occupait était quoi, dix fois plus nombreuse que sa population ? Sans doute. Alors le risque était quasi nul, mais Accalmie m’avait depuis longtemps prouvé qu’il était possible de se faire attaquer même entouré d’une armée, même protégé de deux dragons. Alors forcément, dans ces circonstances…


Je souriais à l’homme quand il se présentait, et j’avais un léger sourire aux lèvres.



| Je me rappelle de vous, chevalier. Lord, même ? je ne sais plus. Je me souviens vous avoir déjà rencontré dans une querelle de troupe. Et que vous avez perdu votre frère. Je connais très bien votre belle-sœur, lady Isla. C’est une amie proche de l’Impératrice… |


La boucle était bouclée. Je lui fais un signe de tête de passer outre les présentations, qu’il ne fallait pas se formaliser dans ce genre de conversation informelle et je lui emboite le pas jusqu’à la dite taverne. J’entre en poussant la porte avec vigueur, et lâche une bourse sur la table toute proche, pesante.


| Tournée pour l’Empereur, et le premier qui arrête de jouer de son instrument, ou qui arrête de boire, me fera deux tours des remparts sud avec la Garde Demalion au petit matin ! |


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MessageSujet: Re: Hérétique des arts de la guerre (An 2 Mois 2 Semaine 1) [Terminé - Tour IX]   Hérétique des arts de la guerre (An 2 Mois 2 Semaine 1) [Terminé - Tour IX] EmptySam 23 Oct - 22:59

Lorsque l’Empereur dit se souvenir de lui, en lui rappelant à la fois son rang, la perte de son aîné ou la proximité d’Isa auprès du couple impérial, Liam ne peut pas s’empêcher de lancer un regard interloqué à l’ancien Roi du Nord. Aussitôt après, le brun se maudit. Là où son frère violent, orgueilleux et jaloux brillait aux yeux de tous par une mort héroïque et brave, et qu’Isla se montrait utile par ses connaissances et par ses manières, lui s’était illustré principalement par sa participation à une querelle ou encore par sa bêtise à répondre trop promptement et stupidement à un éminent personnage sans vérifier en amont son identité. Il était décidément davantage taillé à se traîner sur des champs de bataille, ou à bricoler tranquillement dans son coin, qu’à jouer les bons et parfaits Lord d’une honorable Maison.

Arrivés à la taverne en question, dont l’écriteau était illustré par une sirène blonde à la poitrine généreusement dessinée et aux lèvres un brin trop grosses pour une si petite tête, l’Empereur donne immédiatement le ton. Liam reconnaît que quelques les blasons, concluant qu’il y avait là une majorité des troupes du Nord ou de l’Empire. Son sentiment se confirme lorsque son regard se pose sur quelques visages familiers – de bons amis comme de mauvais frères d’armes. Heureusement, ce soir – comme d’autres – beaucoup était las de combats, et préférait vider leur solde en boisson, en bonne chère et en agréable compagnie plutôt qu’ensanglanter leurs poings sur un confrère tout aussi épuisé qu’eux. De toute façon, Liam était vite éclipsé par la présence du Vieux Loup de Winterfell. Certaines personnes de la taverne affichaient une sincère joie à revoir leur ancien Roi et, surtout, à avoir droit à une tournée par ce dernier.

L’ambiance devient bien vite festive, les commandes affluent, les voix grossissent au point où il est nécessaire de parler très fort pour se faire entendre par son voisin. Le tavernier, ses filles et ses employés, sont tout bonnement débordés, courant à droite et à gauche, ne sachant plus où donner la tête. Certaines commandes se perdent, mais qu’importe ! Bière ou rhum, on prend la chope qu’on peut grapiller lorsqu’un plateau passe par-dessus les têtes. Pour sa part, Lord Chelsted profite pour trinquer avec ce voisin des plus inattendus.

- Que nos verres ne se vident jamais ce soir, et que nos panses s'éclatent de bière et de rhum, dit-il avec une fausse solennité. Quant il était question de boire, l'homme se montrait subitement plus détendu et plus guilleret.  

Aussitôt après, il débute cette longue et unique rasade. Lorsqu’il pose son gobelet sur la table, avec force, il était encore bien frais, bien portant et bien guilleret. Il lui fallait plus pour qu’il commence à perdre tout contrôle de lui-même. A l’inverse, certains avaient déjà bien commencé avant la tournée de l’Empereur et ce fut le verre en trop. Voilà que l’on danse, que l’on chante des airs que le Peyredragonien ne connaît pas. Heureusement, il n’y a pas besoin d’être un mélomane pour immédiatement saisir le rythme d’une chanson paillarde, et apprendre aussitôt les paroles. Liam écoute, tentant d’apprendre au moins le refrain pour le reprendre le moment opportun.

Pour le moment, il se sentait plus d’humeur à boire qu’à chanter ou à danser avec ces compagnons d’infortune avec qui il avait partagé bien des peines, ou qu’il avait échangé quelques coups. Il profite que le tavernier passe par là, pour saisir deux nouvelles chopes, se réservant la première et poussant la seconde vers Torrhen. Ce dernier était déjà occupé, car certains Nordiens ou soldats de l’Empire tenaient à tout prix à trinquer avec cet Empereur guerrier dans une ambiance bon enfant, loin de la boue et de la fatigue des campagnes militaires. Entre temps, les deux filles du tavernier tentaient d’attirer l’attention du duo improbable. S’il ne savait pas ce qu’il en était de l’homme politique – s’il était fidèle ou mari volage -, Liam était un lord étonnamment célibataire qui était plus que réceptif à ces regards langoureux. Il ne savait pas trop jusqu’où il pousserait le vice avec la demoiselle, mais au moins, il avait l’assurance d’avoir toujours un verre rempli pour cette soirée qui promettait d’être agitée.

- Il est bon d'avoir un Empereur à ses côtés, pour la réalisation de son souhait : le verre n'est jamais vide , dit-il, n'ayant pas pu s'empêcher de glisser ce fait des plus évidents à ce dernier.    

Ce n’est que lorsque le dernier admirateur retourne à sa place, que Liam se permet de quitter son observation des jolis atouts de la serveuse, pour se concentrer sur son voisin et lui poser une question qui le turlupinait depuis quelques minutes.

- Voilà des semaines que je n’ai plus vu ma belle-sœur. Comment se porte-t-elle ? finit-il par demander, cacher autant que possible cette lueur d’intérêt brillant au fond de ses prunelles.

A défaut de lui donner un brin de génie sur les us et coutumes ou les manières de parler à un Empereur, la boisson avait tendance à lui donner un peu plus de bravoure et de courage pour ses différentes bêtises et maladresses.



[center]Alcool & War & Madness
[/center]

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Hérétique des arts de la guerre
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Fort-Darion, Semaine 1 du mois 2 de l’An 2 de l’Ere des Luttes
Tournée pour l’Empereur. J’allais devoir me rappeler malgré l’alcool et l’état d’ébriété, qui ne manquerait pas de m’étreindre, pour envoyer Nelya, ou plutôt l’un de ses commis, afin de régler la note dès demain. Plus un supplément, sans doute avancé par le tavernier pour les éventuels dégâts aux godets ou au mobilier par une soldatesque avinée et peu soigneuse. J’avais peur autrement que la note passe à l’as, car cela arrivait déjà bien souvent en temps normal compte tenu de mon rang, et de tous ces gens qui voulaient me plaire. Parfois des parasites. Parfois de bonnes gens, qui étaient nées sous d’autres étoiles que la mienne et qui considéraient que les riches et puissants de ce monde ne pouvaient que profiter de leur prochain, user de leur position. Je voyais plus loin. Pas par grandeur d’âme, loin de là, mais essentiellement parce que si je laissais un trou aussi énorme dans la besace du tavernier, comment s’acquitterait-il plus tard de ses impots, des taxes d’importation de certains de ses produits, et paierait les salaires de ses propres commis, qui à leur tour devaient impôts ? C’était un engrenage complexe, où chacun avait sa part. Je ne pouvais pas bouleverser cet équilibre, qui servait par sa fiabilité à l’élaboration de mes stratégies, pour le plaisir éphémère de se mettre misère dans un bouge de la capitale.


C’est difficile, forcément, pour chacun de commander ce qu’il souhaite. Le choix était de toute façon limité dans l’essentiel des tavernes, à une ou deux bières locales, à un vin du crû et un d’importation pour les plus fortunés de ses clients, et à quelques denrées de qualité aléatoire mais toujours suffisante pour se sustenter dans ces circonstances éthyliques.


Ah, et du rhum aussi, comme se plaisait à le rappeler l’insulaire.



| Du rhum, oui, j’oublie toujours que ce genre de rade à marins en dispose toujours pour sa facilité à se conserver en mer, n’est-ce pas ? C’est fort, mais c’est bon. C’est facile à boire. Je n’y suis guère accoutumé, alors vous allez devoir veiller à ce que votre Empereur ne soit pas pris en embuscade par la traîtresse boisson. |


C’était une boutade, certes, mais en partie sérieuse malgré tout. Il ne fallait pas que les choses puissent déraper de trop car ma garde jamais ne s’interposerait dans ce genre de situation, ce n’était ni son objet ni son habitude, et je pourrais mal réagir. Les hommes du rang avaient leur propre sagesse, mais j’attendais qu’ils n’en usent que dans leur domaine de compétence spécifique, car je savais fort bien que dans ce lot de tueurs nés il y avait une généreuse proportion de soiffards en tous genres, de fêtards invétérés. Nous trinquons, godet contre godet, ce qui permettait à tout le moins de profiter et de pouvoir boire rapidement, d’autant que quantités de soldats réclament l’honneur et le souvenir rare de pouvoir porter un toast avec l’Empereur, et tous s’enchaînent rapidement, tout comme les premiers verres, vidés à force de porter des toasts sans réserve. Je suis déjà passablement éméché quand je me retourne vers le peyredragonien qui échange quelques regards amènes avec une donzelle.


| Et visiblement avec vous, c’est le lit qui ne l’est jamais, Ser. |


Jolie, évidemment.


| Vous avez du goût. En d’autres temps, en d’autres lieux, j’aurais apprécié pareille compagnie à mon tour. |


Je ne savais même pas s’il était marié… Mais voilà qu’il m’interrogeait sur sa belle sœur, et me confiait dans son regard que la question n’était pas qu’anodine.


Devais-je lui avouer la proximité torride entre nous, dans cette rivière bieffoise ? Qui ne s’était conclue en rien… Mais quand même. Et ce moment en mer, en pleine tempête… J’étais gêné, mais je n’en montrais rien. J’avais ma conscience pour moi. Et Isla était libre de ses choix, de sa conduite.



| De ce que j’en sais, Dame Isla se porte très bien. Elle a la santé, en tout cas. Une vraie force de la nature, votre belle-sœur, d’une grande intelligence, et je lui porte une grande confiance dans ses missions pour l’Empire. |

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MessageSujet: Re: Hérétique des arts de la guerre (An 2 Mois 2 Semaine 1) [Terminé - Tour IX]   Hérétique des arts de la guerre (An 2 Mois 2 Semaine 1) [Terminé - Tour IX] EmptyMar 16 Nov - 23:52

Liam aurait un grand mal à dire s’il a eu une enfance et une jeunesse heureuse ou malheureuse. Entre la chaude-pisse refilée chaleureusement par une fille de joie, et ses nombreuses bagarres d’ivrognes, Il avait davantage dépensé sa maigre solde de jeune garçon chez le mestre, que dans un bordel ou dans une taverne. Si le domaine de sa Maison avait été austère et froid, il avait connu la magnificence et la grandeur de la Maison Targaryen, dans leur solide et haute Forteresse de Peyredragon. Et si les batailles étaient incessantes, et sanglantes, il avait noué de solides liens avec des compagnons d’armes de tout horizon et il avait pu apporter – indirectement – sa pierre dans l’enrichissement de son Royaume.

- Le rhum était la seule boisson que je pouvais me payer, avec la solde que mon père me donnait. Il aimait dire que nous étions des soldats, pas des « putain de cul doré ». Il parlait principalement de mes cousins, expliqua-t-il aussitôt, craignant que l’expression soit mal interprétée et que l’Empereur ne le prenne personnellement – ou ne pense qu’il y a une critique de la royauté de Peyredragon. Jamais, ô grand jamais, un Chelsted n’oserait un tel affront. Si on voulait quelque chose, fallait le mériter. Si on osait se plaindre ou montrer notre déception, nous étions condamnés à des exercices de l’épée ou de bouclier jusqu’à ne plus sentir notre corps.

Il ne peut pas s’empêcher de rire. Il revoyait la solide carrure de son père, ordonnant chacun de ses fils à s’approcher et à récupérer leur due. Celui qui osait faire une triste mine avait droit à la botte du grand homme sur ses fesses, et la promesse d’un long et odieux entraînement. Il n’y avait là nulle mauvaise intention : l’homme n’avait jamais agi par pure méchanceté. Il avait simplement préparé ses fils à ce qui les attendaient dans les champs de bataille, c’est-à-dire un sol dur pour lit, un maigre repas durant de longs mois, des filles de camps attrayantes certes mais peu nombreuses pour tous ces hommes et des officiers supérieurs bien moins tendres qu’un père ou une mère.

- Deux choix avec une telle solde, Sire : se réchauffer dans le bordel le moins couteux, ou dans la taverne la moins couteuse. J’ai appris qu’on finit par vider sa solde chez le mestre, le pantalon baissé, pour la première visite. Et qu’on finit juste avec un bleu, pour la seconde visite. On fait vite un choix, rigole-t-il, se souvenant encore de ses premières déboires et galères. Alors, vous êtes entre de bonnes mains. Je la supporte bien, cette rade de marins comme vous dites, promit-il.

Sa sœur avait été d’une grande aide, pour le remettre dans le bon rail – ou le garder autant que possible dans le « droit » chemin. Elle lui a appris à dénicher les jolies filles, s’étonnant un tantinet que son frère préfère les veuves et les filles de joie que les jeunes demoiselles ou les séduisantes mariées. Elle lui soufflera aussi quelques idées pour se faire des piécettes supplémentaires – bricoler le moulin du meunier, réparer la roue du paysan, faire quelques courses pour leur mère et chiper une petite piécette en prétextant en avoir fait don etc …. Elle avait toujours été douée pour causer plus de tort que de bien à ses amis comme ennemis.

- Je préfère les jeunes veuves ou les jolies filles de joies, entre deux batailles. Pas de père furieux. Pas de mari jaloux. Et puis elles sont expérimentées et plus que volontaires, , dit-il, se retenant encore dans son langage.

Il ne savait pas encore sur quel pied danser avec un tel homme, et préférait prendre encore quelques pincettes. Il ne pouvait pas s’empêcher de s’interroger sur le genre d’époux qu’il était. Etait-il fidèle, ou volage ? Beaucoup de rumeurs courraient sur ses talents de guerrier et de stratège, mais peu circulaient sur ses amours.

- Il semblerait que nous nous sommes croisés bien trop tard. A défaut de profiter de cette compagnie, remplissons-nous l’estomac de tout ce que le tavernier peut bien proposer !

La boisson n’avait pas encore fait effet, et il avait les esprits clairs … plus ou moins. Ses voisins ne tardent pas à l’interpeller, semblant pris dans une discussion hautement sérieuse. Il reconnaissait l’un des hommes, un petit noble de Peyredragon. L’autre devait appartenir à l’Empire ou au Nord. Pourtant, il avait l’impression que ces deux figures n’étaient pas si inconnues que cela …

- Nan mais ! Vous allez commencer à dire que Lundi dépend de Dimanche, aussi ! Sombre crétin !   lance le Nordien .
- Non mais ça, c’est autre chose ! On m’a appris, comment ça marche les Lundis et les Dimanches. Si vous prenez aujourd’hui, que vous comptez sept jours, on retombe le même jour mais une semaine plus tard… Enfin à une vache près, c’est pas une science exacte, argue le Peyredragonien.
- Mais vous êtes complètement cons !  Vous vous rappelez de cette fosse de merde qu’on a vu l’autre jour ? Jetez vous dedans la prochaine fois, cela nous débarrassera de votre stupidité !


Aussitôt, le Seigneur de la Maison Chelsted se rappelle de ces deux énergumènes. C’était les deux crétins de service, arrachant constamment des fou-rires ou de rires nerveux au sein des troupes auxquelles ils étaient assignés. On racontait qu’un officier aurait mordu ses gants, de désespoir et de frustration, après une bonne dizaine de tentatives d’explication d’une formation.

- Sire, si vous vous sentez d’humeur morose, un jour. Demandez ces deux hommes. Ils vous surprendront, par leurs bêtises. Je vous le promets.

Liam Chelsted
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MessageSujet: Re: Hérétique des arts de la guerre (An 2 Mois 2 Semaine 1) [Terminé - Tour IX]   Hérétique des arts de la guerre (An 2 Mois 2 Semaine 1) [Terminé - Tour IX] EmptyMar 23 Nov - 23:11



Hérétique des arts de la guerre
Torrhen Braenaryon & Liam Chelsted

Fort-Darion, Semaine 1 du mois 2 de l’An 2 de l’Ere des Luttes
Devais-je nourrir honte et regrets, pour ce rendez-vous manqué avec une évasion possible et peut être souhaitable, au beau milieu d’une campagne militaire impliquant des dizaines de milliers d’hommes ? Si je me rappelais de la situation, de la chaleur ressentie, de la proximité et de l’impulsion… Le désir avait été bien présent. Plus que son corps, c’était l’esprit et l’âme de la jeune insulaire qui m’avaient attiré. Parce que si elle était belle, elle était surtout intelligente, capable d’une certaine clairvoyance politique et riche de ses conseils et de son point de vue sur les choses de la loi, de la culture, de l’économie. Une femme réellement instruite, bien plus capable de se montrer  sous le jour d’une conseillère politique que d’une maîtresse de foyer. Son regard, celui qu’elle m’avait jeté, ces souffles communs, échangés… Cela aurait pu se conclure d’une façon bien douce.


Mais je restais homme de devoir.


Je n’avais pas beaucoup d’intimité avec Rhaenys, et n’en aurais sans doute plus durant des mois. Les événements liés à mon existence et à ma vie personnelle me laissaient souvent un goût froid de solitude. Je ne pouvais pas me plaindre ; c’était la seule existence que je pouvais envisager, que je voulais bien goûter aussi. Le reste… me semblait tellement loin de tout ce que j’étais, de tout ce que j’incarnais. Ce que je devais sembler être, ce que je devais paraître, était devenu depuis bien longtemps ce que j’étais vraiment.


Peu importe, au fond. Cette vie n’était paradoxalement pas une histoire personnelle ; c’était quelque chose de plus grand, entre le destin et moi, plus que l’expression de Torrhen né Stark, devenu Braenaryon. A moins que les deux ne soient entremêlés ? Je souris vaguement aux paroles du chevalier de Peyredragon, qui expliquait avoir vécu pauvrement. Ce que je ne pouvais imaginer ; même avec de la boue et du sang jusque dans les narines, j’avais toujours eu des gens à mon service, ou qui sacrifiaient leur confort et leurs ressources pour moi sans même que je n’ai à demander quoi que ce soit. En revanche, je ne pouvais que comprendre brimades et privations infligées d’un père à son fils.



| C’est amusant. Chez moi, c’était la bière que l’on trouvait le plus et qui ne coûtait rien. A certains endroits, on en boit même sans la payer, car elle est présente en quantités, au contraire des victuailles… Dans certaines régions, le houblon et l’orge poussent mieux que le reste, et quand gibier et autres céréales se font rares, que le gel a brûlé les légumes, j’imagine que les taverniers attirent comme ils peuvent. |


Je souriais plus encore en me rendant compte que l’homme se confiait sur un certain désamour filial pour ceux qui disposaient de beaucoup sans avoir à travailler pour. Sauf que l’on faisait tous quelque chose pour mériter pitance et le reste. Je préfère la flatterie et la compassion, relative certes, mais tout de même présente, plutôt que le mépris et l’arrogance.


| Je connais cette façon d’apprendre. Je connais moins les problèmes de chaude-pisse des bordels ; une vie de prince implique toujours quelques menus avantages, s’ils ne se font pas toujours en numéraire, se font au moins en nourriture et en compagnie fraîche dans un cas comme dans l’autre. |


Avantage, c’était certain. Quant au reste… Jeunes veuves ou putains, l’homme avait en tout cas plutôt confiance, et son ivresse le mettait dans le confort et la connivence. Loin de moi l’idée de m’en plaindre, évidemment. J’avais l’habitude de ce genre de partage sincère entre hommes de guerre, mais d’ordinaire plutôt avec des hommes que je connaissais un rien, ou en tout cas venus du Nord.


| Je ne saurais que choisir. La fougue et la passion d’une jeunesse, ou l’expérience d’une femme plus mature ? L’essentiel évidemment, est d’avoir les deux. Mais je ne puis poursuivre plus avant sans dévoiler quelques secrets d’alcôve, entre l’Impératrice et moi… |


Une touche de fanfaronnade. Après tout, j’avais épousé une femme magnifique, et avec qui j’avais connu quelques débordements d’enthousiasme dans la tente au milieu de la troupe… Je ris de bon cœur quand il évoque de s’être croisés trop tard, le Chelsted.


| Il fut en effet un temps où j’aurais payé du cul pour accompagner la bière et le vin, et pour tout le monde ! Mais elle est loin l’époque où je peux passer la nuit au milieu d’une paire de nymphes. Je suis devenu laid, vieux… Et puis, j’en ai déjà une active pour deux. |


Bon, moi aussi, j’étais ivre. Et j’en disais sans doute un peu trop. Je ris de bon cœur en écoutant l’échange des piétons non loin et le commentaire qu’en fit le Chelsted.


| C’est noté ! |


Un ange passe, on nous distribue nourriture et nouvelles boissons mais je ne mange rien. Pas faim. Dès que je commence à beaucoup boire, je ne suis plus capable de rien manger.


| Vous m’interrogiez sur Isla. Et vous appréciez les jeunes veuves… Vous n’auriez pas des vues sur la donzelle ? |


J’avais demandé cela avec intérêt, un ton plus bas.

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Torrhen Braenaryon
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MessageSujet: Re: Hérétique des arts de la guerre (An 2 Mois 2 Semaine 1) [Terminé - Tour IX]   Hérétique des arts de la guerre (An 2 Mois 2 Semaine 1) [Terminé - Tour IX] EmptyDim 5 Déc - 14:49

- Une jeune veuve vous offre la fougue de la jeunesse et la plaisante expérience, glissa-t-il avec un ton rêveur et amusé, à la fois.

Il se souvenait, encore bien vivement, de sa première expérience. Amené par son aîné dans un bordel où la fille de joie coûtait deux pièces de bronze, il avait eu à choisir entre celle dépourvue de quelques dents ou celle pourvue de quelques plaques disgracieuses. L’alcool servi était si terrible, que vous aviez la bouche en feu dès les premières gorgées. Si la soirée vacillait entre « plaisante » et « déplaisante », la conclusion avait été bien rude, et terriblement mémorable. Il en était sorti avec une chaude-pisse des Sept enfers et, également, une belle blessure à la tête suite à une dispute avec son frère – principalement motivée par l’excès de boisson.

Mélyana, sa sœur, s’était considérablement moquée de lui, qu’il ait préféré faire confiance en leur aîné pour les questions de fille, plutôt que de venir la quérir. S’il n’avait pas compris immédiatement ses insinuations, sa jumelle n’avait pas tardé à prouver son talent « d’entremetteuse », l’attirant dans les filets des veuves en mal d’amour ou d’orphelines rêvant de quelques positions avantageuses. Il n’avait jamais eu un quelconque souci avec ces dernières. Par contre, dès qu’il osait suivre son ainé dans ses libations, Liam finissait constamment avec un père mécontent sur le dos, un frère exigeant un duel ou encore un mari promettant de lui planter une épée à la prochaine bataille … Bref, il avait compris, le Chevalier : celle qui coûtait le moins cher en or, coûtait le plus cher en vie et en confort – l’exception des veuves et des orphelines. Et il restait fidèle à ces préceptes.

- Voilà un Roi bien généreux ! Espérons que votre fils deviendra bien vite un jeune homme, et qu’il fera preuve d’un même caractère, à offrir alcool et femme à ses hommes ! ne put-il s’empêcher de commenter.

La Maison Targaryen n’avait pas été non plus avares vis-à-vis de ses hommes. Cependant, Liam s’interrogeait – un court instant – sur ces futurs souverains : un Empereur et une Reine de Peyredragon partageant le sang d’une Targaryen et d’un Stark, nés à quelques minutes d’intervalle. Quel serait l’avenir de Westeros, si l’Empire gagnait, avec de tels enfants à venir ?

- C’est clair que vous et moi ne sommes plus de premières jeunesses, et que les batailles ont apporté son lot de blessures gênantes, dit-il, en pensant à ses propres peines et maux.

S’il avait été épargné du visage, il n’avait pas moins essuyé les horreurs de la guerre. Entre les insomnies et les hallucinations, ou les élancements furieux d’un bras, il n’était pas rare qu’il soit de très mauvais poils, ou qu’il se tort de douleurs au moment les plus inopportuns – incluant, lorsqu’il est avec une femme.

- Je pense donc qu’on est encore dans la force de l’âge, tant qu’on arrive à se lever, à manger, à boire et à pisser sans l’aide de quiconque, et qu’on arrive encore à satisfaire nos dames, conclut-il, avec un sérieux teinté des premiers signes de l’ivresse. Et puis, vous devez le savoir, maintenant : les femmes de Peyredragon vous apportent une seconde jeunesse, par leur passion. Elles peuvent aussi vous raccourcir une vie, mais ça, c’est connu de tous !  

Liam n’avait été entouré que de femmes confiantes, sûres ou à la sexualité des plus libérées. Une mère aux croyances religieuses bien ancrées et qui gagnaient en force avec l’âge, une jumelle amoureuse du chaos et de l’anarchie qui avait toujours su s’imposer, une petite sœur priant quelques dieux impies et qui n’avait pas peur de lever sa jupe pour l’élu de son cœur, une belle-sœur soumise à un mari mais qui avait « éclos » - ou s’était révélée – à la mort de ce dernier dans toute sa splendeur ou encore ces amantes qui étaient prêtes à braver mœurs pour leurs propres désirs. Son regard exprime une sincère surprise, quoique gêne, lorsque l’Empereur pointe avec justesse l’intérêt de Liam pour cette blondinette.

- Vous l’avez déjà rencontré. Dites-moi donc quel homme, saint d’esprit, serait insensible à ses charmes ou à son esprit ? dit-il, sur un ton taquin, quoique maladroit.

Il l’avait désiré dès le premier jour, en vérité. Cependant, promise à son ainé, il n’avait pas eu l’audace – et la folie – de s’aventurer dans ce lit. Il avait pris ses distances, tant par précaution que par ordre de son frère qui était animé d’une jalousie et d’une possessivité maladive. Connaissant le caractère et les manières violentes de ce dernier, Liam n’avait guère voulu insister ou aggraver la situation. Attitude de couard, ou de sage, il ne saurait dire, mais Isla ne l’avait jamais accusé de quoi que ce soit.

Liam Chelsted
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Hérétique des arts de la guerre
Torrhen Braenaryon & Liam Chelsted

Fort-Darion, Semaine 1 du mois 2 de l’An 2 de l’Ere des Luttes
L’ivresse me gagnait à toute vitesse, désormais. J’avais déjà un peu trop bu, en début de soirée. Rien d’atypique pour moi, rien de trop évident non plus, mais cela m’avait laissé flirter avec la limite d’un état éthylique trop avancé et désormais je ne pouvais plus faire machine arrière alors que les coups s’enchaînaient encore et encore. C’était le genre de soirée imprévue et imprévisible dès le départ, durant laquelle il pouvait à peu près tout se passer et son contraire. Le genre à nous faire dérailler totalement… et à nous faire oublier la raison qui se cachait derrière le premier canon englouti. C’était ma vie, auparavant. Ca l’était moins depuis que je battais la campagne et que j’écumais les fonds de navires pour aller me battre aux quatre coins du continent. Dans tous les cas, ce n’était pas quelque chose qui m’était habituel depuis l’établissement de l’empire.


Et l’homme se faisait grivois, ce qui tendait largement à limiter, voire à totalement abolir, les distinctions entre nos rangs respectifs.



| Je vois que j’ai affaire à un professionnel… |


Et des veuves, il y en avait à la pelle en Westeros. J’en avais moi-même produit, directement ou non, un certain nombre et désormais, on ne pouvait plus occuper son rang dans un bal sans se faire alpaguer par des femmes de tous âges et de tous horizons dont l’époux ne reviendrait plus. Les batailles prélevaient leur dû, mais pas seulement. Epidémies et disettes qui suivaient le sillage de la guerre n’arrêtaient jamais la moisson d’âmes dont elles se faisaient toujours si friandes. J’en connaissais plusieurs, des veuves. Et toutes étaient désirables. Mina Swann, qui avait un temps semblé touchée par ma présence, ma personne, mais que je ne voyais qu’assez peu en définitive, et dont je craignais les retombées d’une liaison sur les registres intimes de ma propre famille, puisqu’elle s’occupait de mes enfants, et vis-à-vis du Collège Impérial. Isla Chelsted, comme nous l’évoquions, avec qui nous n’étions pas passés loin de rompre toute distance en campagne dans l’Orage. Mahée Allyrion, évidemment, mais dont je sentais bien plus de désir pour RHaenys que pour moi-même, désir qui de plus était éminemment réciproque.


Et Nelya. Qui de toutes, était celle dont le pari était le moins risqué… En apparence, du moins.


Dans tous les cas, je n’étais pas l’homme à femmes que l’on pouvait parfois décrire. J’avais le droit de faire ce que je voulais avec qui je voulais, et réciproquement avec mon épouse. Cela ne voulait pas dire que j’étais un chien en chaleur, qui allait user et abuser de sa position pour faire tout et n’importe quoi. Je désirais Rhaenys, autant que je l’aimais, et elle était grosse de nos œuvres. Je ne voyais pas l’intérêt immédiat de remettre tout ce délicat équilibre en question, compte tenu de nos différences, alors que tant de choses reposaient sur nos épaules.


Je levais un doigt autoritaire mais sourire bienheureux étirant ma vilaine trogne jusqu’aux oreilles.



| Roi ? Que dites-vous, je suis Empereur ! |


La correction était importante. En toutes circonstances. Et je pris le parti en sus d’en faire des tonnes.


| Et maintenant, c’est de mon visage et de moi dont vous osez vous gausser, Ser ? |


Le pousser dans ses retranchements, m’amuser gentiment à ses dépends et le voir se confondre en explications. Cela permettait aussi de façon assez sûre de détourner le sujet vers quelque chose de bien moins tendancieux, de moins problématique, que les séquelles physiques ou non que nous trimballions entre deux campagnes et qui à chaque fois, prélevaient un bout plus grand de nous. Je rebondissais sur ce que le peyredragonien pouvait me dire sur les femmes des îles qui l’avaient vu naître.


| Mon expérience approfondie des femmes de votre peuple s’arrête à une jeune beauté impétueuse qui ne me raccourcit pas grand-chose je le crains, c’est plutôt tout le contraire. |


Et je trinquais à cette information essentielle sur ma virilité et l’intimité de mon propre couple. Comme quoi, la bière, ça peut dérider à peu près n’importe qui et c’est pire encore quand il y a mélange. Mais je saute comme un crève-la-faim sur la diversion bienvenue de Isla Chelsted. Je dodelinais la tête de droite à gauche, semblant hésiter sur la tournure de phrase qui me brûlait les lèvres mais sans pour autant que je ne me décide à aller au bout.


| Je pense qu’il n’y en aurait guère, Ser. Si j’avais dix ans de moins, un visage à peu près intact, et moins de scrupules, je crains que je n’aurais déjà hissé ma bannière sur sa vertu. Isla est une femme magnifique, très fine d’esprit. L’Empire a de la chance de l’avoir dans son camp, et moi dans mon entourage. |
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MessageSujet: Re: Hérétique des arts de la guerre (An 2 Mois 2 Semaine 1) [Terminé - Tour IX]   Hérétique des arts de la guerre (An 2 Mois 2 Semaine 1) [Terminé - Tour IX] EmptyMar 28 Déc - 14:38

- Veuillez m’excuser, mais nous n’avons guère eu d’Empereur jusqu’à … eh bien, jusqu’à vous ! Nous sommes trop habitués à des titres comme « Roi », réplique-t-il, d’un ton à la fois joueur et respectueux. Vous n'êtes pas un homme dont on se gausse, Sire. Vous êtes mariés à une jeune et séduisante femme. Bien de nous ne pouvons pas nous targuer d'une telle réalité. Et puis, qu’importe que nous ayons un beau visage ou non, les femmes seront toujours bien supérieures à nous dans cette affaire. Tant que nous savons user de nos autres membres, habilement, pour arracher quelques agréables soupirs et cries, c’est tout ce qui compte.

Isla était l’incarnation de la perfection dans l’esprit du Chevalier. Tous les contraires cohabitaient chez cette belle personne. Si elle paraissait délicate, elle était forte. Si elle brillait pour sa sagesse, elle ne manquait jamais de malice. Si elle savait parler chiffons et dentelles, elle pouvait tout autant parler avec expertise de lois, dans la langue commune comme dans la langue de l’ancienne Valyria. Si elle semblait être prudente et docile, elle était impudique et indépendante. Là où les hommes craignaient un tel esprit, Liam en était attiré. Comme il l’avait souligné auprès de l’Empereur, à l’instant, il y a bien longtemps qu’il n’était plus regardant de la vertu d’une fille. Tout ce qui l’importait était son esprit, pour que ce dernier puisse rivaliser avec le sien et que le ménage ne devienne pas vite synonyme d’ennuis et de monotonie. Si, de surcroît, ils savaient satisfaire l’un et l’autre au lit, alors il n’en pouvait qu’être heureux.

« Si j’avais dix ans de moins, un visage à peu près intact, et moins de scrupules, je crains que je n’aurais déjà hissé ma bannière sur sa vertu ». Les mots du Nordien se répétaient en boucle dans son esprit. Il ne pouvait pas s’empêcher de penser à son propre visage, ou à ses scrupules.

Les batailles, l’alcool et les insomnies avaient fait leur ravage. S’il avait encore un minois agréable pour la majorité, il avait clairement perdu de la superbe de ses vingt ans. Il devait assurément jurer aux côtés de ces jeunes jouvenceaux ou chevaliers qui devaient la courtiser. Il s’inquiétait, un tantinet : avait-il la moindre chance d’être considéré autrement qu’un simple et lointain parent par alliance ?

Enfin, pourquoi devrait-il faire preuve de scrupule ? Le deuil s’était achevé, il y a bien longtemps. Ils n’étaient pas engagés dans une quelconque promesse ou situation maritale. Et aucun n’était un modèle de vertu. Le désir suffisait, à ses yeux. Les lendemains étaient si imprévisibles et, s’il aurait bien un regret, c’est de ne pas avoir arraché quelques baisers de la Belle.

Pourtant, il hésitait. Lui, le Chevalier qui ne craignait pas de se jeter dans des batailles sanglantes, il n’osait pas courtiser une veuve qu’il admirait grandement.

- Les femmes sont les plus étranges créations des Sept. Nous n’avons aucun scrupule à cogner notre voisin, qu’importe qu’il soit charmant ou crétin, mais nous sommes pétris de scrupules ou d’hésitations avec une femme qui intéresse, ou qui impressionne.

Il boit, encore. Était-ce le second ou le cinquième verre ? Il ne pourrait plus dire. Il ne comptait plus. Il ne savait plus.

- Trinquons à toutes ces belles et fortes femmes, nos muses, nos influences, notre motivation et nos vices*, dit-il haut et fort.

Certains lèvent leurs verres, tantôt en évoquant leurs épouses, leurs maîtresses ou généralement les femmes des quatre coins du Westeros. D’autres ignorent, rieurs ou moqueurs, les cœurs jamais touchés par la beauté ou l’esprit ou le charme d’une dame. Un barde, non loin, semble être subitement inspiré et voilà qu’il chante un air guilleret, où il est question d’un homme qui va chasser un monstre sur ordre de son Roi, et qui va croiser une compagnie où deux sublimes guerrières combattent. Le chant alterné entre l’aventure et le grotesque, le sérieux et le salace. Les lieux cités étaient inconnus de Liam, mais assez connu des Nordiens il semblerait. L’Île aux Ours, le Grand Mur… tant de noms qui résonnaient dans le tréfond d’un esprit abruti mais dont il ne connaissait rien. Et pourtant, voilà qu’il applaudit, ou qu’il tape des pieds. Tout allait bien, pour le meilleur des mondes. Du moins, pour le moment.


* inspiré des paroles de la chanson Mesdames, Grand Corps Malade o/



[center]Alcool & War & Madness
[/center]

Liam Chelsted
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Fort-Darion, Semaine 1 du mois 2 de l’An 2 de l’Ere des Luttes
C’était étrange, de se projeter dans ce genre de soirée à l’impromptu. Je n’en avais plus l’habitude, et je n’en avais pas non plus le loisir en temps normal. Toutes ces soirées, ces nuits à travailler, à rédiger ou à dicter des ordres, à lire des missives et des comptes rendus… Tout cela me tenait fortement éloigné de toute forme de vie sociale et il n’était pas facile de se rendre compte de l’éloignement que cela impliquait vis-à-vis des autres. J’avais une chance, ce soir, de changer un peu les choses.


J’avais toujours été bon public en matière de libations. Jamais le dernier pour boire, pour porter des toasts. Je ne pouvais que regretter l’époque où je pouvais légitimement me dire que je n’avais pas mieux à faire que de boire jusqu’à plus soif avec mes bannerets, avec mes hommes. Et de profiter de plaisante compagnie, et de venaisons bien chaudes. Aujourd’hui, j’étais marié, à nouveau père, et j’étais aussi en proie aux plus grands défis de ce temps ; vaincre une coalition de cinq royaumes, tout en conduisant la mienne. Le peyredragonien quant à lui ne semble pas se hisser à ce niveau de considérations. Déjà aviné, de toute évidence, il n’aurait rien contre le fait de rajouter du vin par-dessus le sien. Je ne peux que rire de bon cœur, franc, étirant les cicatrices de mon visage quand l’homme évoque ce que nous pouvions faire vis-à-vis des femmes…



| Pour cela, je crains d’avoir moins d’expérience que dans la guerre, Ser. C’est vrai que j’ai épousé une beauté. Celle qui mérite peut être le plus de titre de plus belle femme de Westeros, désormais. Mais vous savez comme moi les nécessités du pouvoir politique et des alliances qu’il implique pour le conserver. |


Je laisse planer comme un air de fatalisme sur mon propos, comme pour le saupoudrer d’un rien de gel bienvenu pour refroidir un peu une discussion qui s’aventure sur des terrains qui pouvaient s’avérer inconfortables… Mais j’avais l’esprit plus à la fête et à la camaraderie qu’à mon habituelle mesure ; je devais assumer ces jeux de mots dont je m’étais drapé.


| Quelques soupirs et cris ? On s’expose à bien plus que cela j’en ai peur, quand on réveille le dragon. |


Je pouvais comprendre ce que l’homme disait. Les femmes, ces drôles de créatures, et ce qu’elles faisaient naître en nous… Ce n’était assurémment pas une sinécure, loin de là. Je continue à boire, pensif, en me demandant pour la millième fois si je ne me compliquais pas trop la vie à force de vouloir la simplifier de ce point de vue là. Je n’avais pas besoin d’une autre femme que la mienne. Et pourtant, depuis que nous en parlions avec Rhaenys, l’idée faisait son bout de chemin. Et parfois, j’en désirais d’autres. Sans jamais être sorti de ma réserve, sans jamais faire quoi que ce soit qui puisse nous porter préjudice. Et bientôt, bientôt Rhaenys partirait encore, s’éloignerait. Et j’irais moi braver la mort sous les flèches ennemies, dans le froid d’une nouvelle campagne en territoire étranger. Je n’en concevais aucune impatience, mais seulement le désir d’en finir, ce soir.


Je cogne mon godet en signifiant mon accord avec le chevalier de Peyredragon.



| C’est ma foi vrai. On m’a pourtant dit que vous étiez plus ouverts, vous autres insulaires, que nous autres continentaux. Où plaisirs et sentiments n’ont pas forcément de liens, et qu’ils peuvent être d’ailleurs traités à part ou en complémentarité de la loyauté. C’est un monde plus simple que le vôtre, sans doute… |


Et je vide de longues gorgées mon godet.


| La peste soit de cette époque de femmes, où elles sont forcément belles à tomber quand elles brillent ! Il faut voir les conseils de guerre, Ser, où l’Impératrice, si elle impose sa superbe à toutes les autres, est rejointe par les plus grandes beautés de l’Empire qui sont aussi pour chacune d’entre elles de grandes beautés, et des esprits des plus acérés. |


Je houspille le barde, qu’il chante une bonne gigue, levant la main et balayant l’air comme pour rameuter les troupes. Je tape dans mes mains pour donner la mesure et les nordiens reprennent, godets en l’air


| Chevaliers de la table ronde,
Goûtons voir si le vin est bon ;
Goûtons voir, oui, oui, oui,
Goûtons voir, non, non, non,
Goûtons voir si le vin est bon.
S'il est bon, s'il est agréable,
J'en boirai jusqu'à mon plaisir ;
J'en boirai, oui, oui, oui,
J'en boirai, non, non, non,
J'en boirai, jusqu'à mon plaisir.
J'en boirai cinq à six bouteilles,
Une femme sur mes genoux ;
Une femme, oui, oui, oui,
Une femme, non, non, non,
Une femme sur mes genoux.
Et si le tonneau se débonde,
J'en boirai jusqu'à mon plaisir ;
J'en boirai, oui, oui, oui,
J'en boirai, non, non, non,
J'en boirai jusqu'à mon plaisir.
Et s'il en reste quelques gouttes,
Ce sera pour nous rafraîchir ;
Ce sera, oui, oui, oui…
Mais voici qu'on frappe à la porte
Je crois bien que c'est le mari ;
Je crois bien, oui, oui, oui…
Si c'est lui, que le diable l'emporte
Car il vient troubler mon plaisir ;
Car il vient, oui, oui, oui…
Si je meurs, je veux qu'on m'enterre
Dans une cave où y a du bon vin ;
Dans une cave, oui, oui, oui…
Les deux pieds contre la muraille
Et la tête sous le robinet ;
Et la tête, oui, oui, oui…
Et mes os, de cette manière
Resteront, imbibés de vin ;
Resteront, oui, oui, oui…
Et les quatre plus grands ivrognes
Porteront les quatr' coins du drap ;
Porteront, oui, oui, oui…
Sur ma tombe, je veux qu'on inscrive
« Ici gît le roi des buveurs » ;
Ici gît, oui, oui, oui…
La morale de cette histoire
Est qu'il faut boire avant de mourir ;
Est qu'il faut, oui, oui, oui…
|

[HJ je te laisse la trouver, celle là !)



(c) DΛNDELION



Fire, Blood & Winter


Let me tell you something about wolves, son. When the snow falls and the icy winds blow, the lone wolf dies, but the pack survives. Summer is the time for quarrels. In winter, we must protect each other, give each other warmth, join our forces. " Running After My Fate (c)codage - Kanala - texte (c)Running After My Fate, The Divide


Torrhen Braenaryon
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MessageSujet: Re: Hérétique des arts de la guerre (An 2 Mois 2 Semaine 1) [Terminé - Tour IX]   Hérétique des arts de la guerre (An 2 Mois 2 Semaine 1) [Terminé - Tour IX] EmptyMer 16 Mar - 22:33

Les temps changeaient assurément. Un Empire s’élevait, des Royaumes gagnaient le titre de « Fédérés », et des maisons royales tombaient pour laisser place à l’élévation de nouveaux noms, et de nouvelles lignées. Dans ce méli-mélo, les hommes perdaient petit à petit le monopole du pouvoir. Si elles ne vous mettaient pas à genou à l’aide d’épée, d’armure et de Dragon, elles vous soumettaient avec leurs esprits aussi aiguisés et acérés qu’une lame en acier valyrien.

- Je ne sais pas, pour les Continentaux. Mais si vous le dites, je vous crois. Vous avez davantage eu l’occasion de comparer les us et coutumes de deux peuples, que moi. Je n’ai connu que des hommes en armure, qui fanfaronnent beaucoup pour tromper le temps, répliqua-t-il avec une certaine candeur. Les hommes parlaient naturellement de leurs conquêtes passées, ou de leur épouse, mais il était difficile de trier le vrai du faux lorsqu’une bouteille avait fait son chemin dans les gosiers.

Ils trinquent, avec force, renversant un peu le contenu. Il est à peine gêné, et boit avec avidité. Le geste du Chevalier se suspend lorsqu’il assiste à l’une des plus étonnantes scènes : un Empereur qui chante. Il tape des mains, pour attirer l’attention de ses voisins. Eux-mêmes ne tardent pas à donner la mesure, en chantant ou tapant sur la table. Le solo devient un chant unanime et même ceux qui ne connaissent pas toutes les paroles apportent leur voix pour un refrain ou pour une répétition.

Et l’alcool coule à flot.

***

Le réveil est particulièrement douloureux – et odorant. Un subtil et familier mélange de foin et de crottins monte à ses narines. Il était dans une écurie. Son bras est totalement engourdi, sous le poids d’une tête brune : il ne l’avait pas vu, celle-là, lors de la soirée. Et puis, il avait mal, jusqu’à la racine des cheveux. Il met de nombreuses minutes, avant de pouvoir se relever sur ses coudes.

Alors, il peut voir. Il peut juger. Il était toujours habillé – aucun chausson délacé, aucun bouton perdu –, lui offrant des doutes vis-à-vis de la nuit passée avec cette parfaite inconnue. Par quelques efforts considérables, il tente de se souvenir comment il avait pu atterrir ici. Il n’avait aucune réponse, n’ayant plus grand souvenir de la veille après la seconde chanson entamée avec les Nordiens. A n’en point douter que ces derniers partageaient le même réveil douloureux et trouble, au vu du nombre de tonneaux vidés. L’aubergiste avait fait son affaire pour quelques semaines, entre ceux qui avaient payé en surplus sans récupérer leurs monnaies, et ceux qui avaient profité de la largesse de l’Empereur.

« L’Empereur ! » pensa-t-il. Aussitôt, il balade son regard sur les environs, malgré la nausée que l’exercice lui procure. Il n’y avait personne, hormis lui et cette fille. D’une part, il était rassuré. D’autre part, il se demandait sincèrement si l’Empereur avait eu la chance de faire son chemin jusqu’à son propre lit – ou s’il s’était perdu dans un quelconque lieu sordide ou impromptu de sa Capitale. Il n’a guère le temps d’y réfléchir, préférant s’allonger, et s’engouffrer dans la paille.



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