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 Forget the Past, the End Begins [Tour IX - Terminé]

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MessageSujet: Forget the Past, the End Begins [Tour IX - Terminé]   Forget the Past, the End Begins [Tour IX - Terminé] EmptyVen 18 Juin - 10:38



Forget the Past, the End Begins
Torrhen Braenaryon & Helena Hoare

Palais Impérial de Fort-Darion, Terres Braenaryon Semaine 4 du mois 1 de l’An 2 de l’Ere des Luttes
Les sujets étaient tous plus graves les uns que les autres. Tous plus sérieux. Je n’avais pas de répit, et il n’était pas question qu’il y en ai véritablement un jour. Je ne cherchais pas la quiétude ; elle était un rêve que je ne saurais atteindre. Pourtant, parfois, j’aimerais que les choses puissent aller un peu moins vite. Que je profite un peu de mes enfants et du fait qu’ils grandissent. Que je puisse aussi me poser sur toutes les idées de réformes qui me venaient sans cesse. C’était cela, ce à quoi j’aspirais.


Un moment tranquille, au bord du fleuve, à manger dehors avec les enfants qui faisaient leurs premiers pas, et Rhaenys qui se contenterait de peindre le paysage sur son canevas.


Mais avant cela, si cet avenir devait exister un jour, il y aurait encore du sang et des larmes par hectolitres, du fer et du feu. Cette Histoire que nous écrivions avait eu un temps la vibrante passion des plus beaux idéaux du monde. Maintenant, elle se teintait des reflets d’acier et d’éclaboussures de sang. Je n’allais pas m’interroger sur les refus que nous nous voyons opposés, de cette paix que l’on ne nous offrait jamais. Nous avions imprimé un changement certain dans tout Westeros. Le cours de l’Histoire prenait une nouvelle direction qui allait par trop à l’opposé des directions suivies par tant de vieilles coutumes et la belligérance de tous les centres de pouvoir du continent…


Qu’importe. On prétendait me faire la guerre. Je me devais d’y répondre.


Je rédigeais des dizaines de missives pour m’assurer du bon déploiement de nos forces un peu partout, et surtout de leur ravitaillement. Les armées étaient rassemblées et si la disette ne menaçait pas, je me rendais quand même bien compte depuis la campagne bieffoise des difficultés logistiques à approvisionner d’aussi vastes ensembles militaires. Mais je faisais mander aussi officiers, intendants, ingénieurs et civils de toutes sortes qui participaient, par le commerce, la construction ou l’agriculture, à l’effort de guerre. On m’annonça finalement « La Reine Helena Hoare, de la maison Bracken, Reine du Royaume des Rivières et du Crépuscule ». Je relevais alors les yeux de mes papiers, me relevais de toute ma taille. Cheveux mi-longs, barbe dense. Le tout noir, ou filé d’argent. Yeux sombres et scrutateurs, neutres malgré tout. Culottes de laine brune, bottes hautes et plastron de cuir noir, frappé de mon emblème en relief. Cape blanche, mais pas d’armes ; elle était sur le dossier de ma chaise, au fourreau, mais je ne la gardais pas au côté quand j’étais assis, même si depuis la tentative d’assassinat sur mes enfants dans l’Orage j’avais tendance à ne plus m’en éloigner.


J’incline la tête, main sur le torse quand la jeune femme entre. Qu’il était loin, le temps de notre rencontre à Goeville… Elle avait changé. Elle avait gagné en maturité ; cela transparaissait aussi bien dans son physique que dans son attitude générale.



| Votre Grâce… Il me plaît de vous retrouver, même si c’est dans ces funestes circonstances. J’aurais préféré vous avoir avec moi que contre moi, mais il est trop tard pour regretter le passé. Nous devons maintenant regarder vers l’avenir ; le vôtre, ma Dame, est hélas dans la balance. Comment vous portez-vous? Vous a-t-on laissé tout ce qu'il vous fallait pour votre confort? |


Cela pouvait apparaître dans la balance mais nullement ; j’étais monstrueux de pragmatisme et c’était tout. Je tire de mon bureau un rouleau, dont je vérifie le cachet avant de la lui transmettre.


| Je sais ce qu’elle dit, mais je pense que vous devez l’apprendre par ses propres mots. |


Je le lui tends. La laisse la lire, avant de reprendre.


| Je pense qu’il s’agit d’un leurre. Car d’après nos renseignements, des luttes de pouvoir se jouent actuellement dans les Iles, et de ce que nous en savons, votre parti et celui de votre mari n’a plus guère de soutiens… Je n’ai pas donné suite. Car vous qui avez subi une tentative d’empoisonnement, qui ne venait pas de l’Empire je vous en ai donné ma parole, vous n’avez peut-être pas envie de retrouver un peuple qui passe son temps à massacrer le vôtre et qui ne considère plus le vôtre dans ses plans actuels sinon que comme victimes à venir. |


Eren Hightower a écrit:


A l'Empereur Torrhen Braenaryon et l'Impératrice Rhaenys Braenaryon.


An 2, Mois 1, Semaine 3, à Villevieille
Vers Fort-Darion et Accalmie, par  Corbeau et Messager



J’imagine votre surprise en conséquence de cette lettre. Je vais être brève, nous sommes des ennemis naturels, Hoare et Stark, plus récemment Targaryen, rien ne vous oblige à me répondre favorablement, j’aimerai toutefois ouvrir le dialogue au sujet de la libération d’Helena Hoare, ma belle-sœur. Cette femme ne peut être tenue responsable de nos heurts et paye suffisament un lourd tribu avec la perte de son mari et leur enfant en plus d’être dépossédé de sa couronne. Vous n’auriez rien à y gagner à la garder prisonnière.  

Eren Hightower, Héritière du Sel et du Roc, Reine du Bief


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Fire, Blood & Winter


Let me tell you something about wolves, son. When the snow falls and the icy winds blow, the lone wolf dies, but the pack survives. Summer is the time for quarrels. In winter, we must protect each other, give each other warmth, join our forces. " Running After My Fate (c)codage - Kanala - texte (c)Running After My Fate, The Divide


Torrhen Braenaryon
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MessageSujet: Re: Forget the Past, the End Begins [Tour IX - Terminé]   Forget the Past, the End Begins [Tour IX - Terminé] EmptyVen 18 Juin - 22:30


Forget the Past, the End Begins
Torrhen et Helena


« Palais Impérial de Fort-Darion, An 2, Mois 1, Semaine 4 »

La jeune femme avait beaucoup réfléchi à la tournure de cet entretien inévitable. Elle s'était remémoré leur rencontre deux ans plus tôt, à Geoville, où elle avait eu cette sensation étrange que cette rencontre n'était qu'un début. Avec du recul, c'était peut-être même un présage. Quoi qu'il en soit, elle en avait toujours gardé l'image d'un homme respectable. S'être retrouvés aussi opposés ces derniers mois n'avaient pas changé son opinion sur Torrhen jadis Stark, anciennement Roi du Nord. La guerre mettait des frontières invisibles entre les hommes et on en trouvait de toutes sortes de part et d'autres.

Lorsqu'elle rentra dans la pièce après s'être fait amener, puis annoncée par un garde, elle fit enfin face à Torrhen Braenaryon, Empereur des Royaumes Fédérés. Il s'inclina respectueusement à son arrivée, ce qu'elle fit également, silencieusement. Alors qu'il engagea la conversation, Helena resta focalisée sur le visage de l'homme qui lui faisait face. Ses traits étaient plus marqués encore qu'autrefois, d'autres cicatrices avaient dû se rajouter à son corps déjà mutilé par l'expérience de la guerre. Mais cela ne restait qu'une supposition. Le ton interrogatif qui conclut les propos de l'Empereur la ramena au présent.  

« Eh bien, si vous voulez savoir si vos hommes m'ont bien traitée alors la réponse est oui, Majesté. Lord Glover y a veillé personnellement. » dit-elle simplement.
Elle préféra taire les douleurs endurées. Même si elle se doutait qu'il n'était pas du genre à se réjouir du malheur d'une femme, la position dans laquelle elle se trouvait était déjà bien suffisamment abaissante pour s'étaler sur le sujet.

Helena pris ensuite le rouleau qu'il lui tendit, sans le regarder pour autant de suite, le regard toujours rivé sur l'Empereur. Elle repensa à ce qu'il venait de dire, son avenir était dans la balance...
Elle posa enfin ses yeux dessus et après l'avoir déroulé, parcouru rapidement les lignes, comprenant vite l'objet de la missive. Cette dernière avait dû faire suite au courrier qu'elle avait elle-même fait parvenir à sa belle-sœur Eren Hightower, lui apprenant son triste statut. La jeune femme resta silencieuse et le laissa donc poursuivre, attendant la sentence.

Il était légitime de penser que les Iles de Fer ne faisaient plus d'Helena leur priorité. Elle avait elle aussi eu tout le loisir d'y réfléchir durant ces derniers jours. Il était vrai que sa place avait dû être reconsidérée au vu des derniers événements concernant le royaume du Sel et du Roc, à savoir la défaite de Yoren, sa mort ainsi que celle de son héritier. Quelle importance pouvait encore avoir une veuve riveraine pour les Fer-nés, quand-bien même fut elle leur Reine ? Durant toute la durée de son mariage, elle s'était employée à être ce lien entre les Iles de Fer et le Conflans, afin de consolider un royaume disparate. Mais sans son mari, ce lien n’existait plus. Et aussi légitime fut-il de le faire, il avait balayé cette union d'un revers de main en souhaitant une relève assurée par sa sœur Eren. Quelle place pouvait-elle désormais espérer dans cette nouvelle configuration ?

Mais devait-elle se résoudre à abandonner sans s’être battue ? Le danger lorsque l'on a tout le loisir de réfléchir, c'est de se perdre en chemin. Le fait de sa position recluse, n'ayant que peu de nouvelles des événements s'étant déroulés depuis, ne l'aidait pas forcément à une prendre des décisions en toute lucidité. Et ce n'est pas à l'Empereur qu'elle se fierait, au vu des enjeux, il n'était sûrement pas impartial. Mais bluffait-il réellement en parlant de leurre ?

« Je doute qu'il s'agisse d'un leurre. » dit-elle alors calmement, avec un ton se voulant sûre d'elle. L'art oratoire ne faisait peut-être pas partie de ses plus grandes compétences, mais elle se disait qu'une bonne négociation ne pouvait fonctionner sans un minimum d'assurance et d'audace. Aussi, elle saurait bien assez vite si cette conviction s'avérerait vraie.
« La Reine Eren a dû vouloir faire suite à ma lettre, où je lui apprenais que j'étais bien en vie, mais tenue en otage par le Nord, eux-mêmes sous les ordres de l'Empire. » Elle marqua à nouveau une courte pause, avant de reprendre.
« De ce que l'on m'a raconté, mon défunt époux a bien essayé de trouver le coupable de cet empoisonnement. Je ne peux savoir quels étaient ses soupçons, mon état ne me permettait guère de communiquer. Mais s'il avait soupçonné une seule seconde sa sœur, il ne l'aurait jamais désigné comme héritière du trône si malheur devait lui arriver durant la bataille. »

A cela aussi, Helena y avait réfléchi. Tout indiquait que le coupable venait du Sel et du Roc mais était-ce un acte isolé ou bien un acte complotiste ? Quoi qu'il en soit la cible avait été atteinte, car d'héritier il n'y avait plus. Et Yoren Hoare perdu la vie au combat qui suivit. Et si la vengeance d'une mère pousserait Helena à retrouver le coupable, elle pouvait le faire sans peur pour sa vie, car celle-ci n'avait eu de valeur que lorsqu'elle était épouse d'un roi. Cette triste vérité valait aussi pour son statut de prisonnière au sein du camp ennemi. Aussi, elle posa la question qui lui brûlait les lèvres depuis le début.

« Si ce que vous dites est vrai et que je n'ai plus aucune considération de la part des miens..alors quelle valeur puis-je bien avoir pour l'Empire ? » En parlant des siens, elle s'efforçait de parler d'un seul et même peuple, celui du Sel et du Roc, bien qu'elle se douta que son interlocuteur ne fasse référence lui qu'à la moitié. Si tout se bousculait dans sa tête et qu'elle n'avait jamais eu à trier autant d'idées contradictoires, elle s'évertuait à rester pour le moment fidèle et loyale à ses premières allégeances, tant qu'elle n'avait pas de vraies raisons concrètes de s'en détourner. Bien sûr, il n'y avait évidemment qu'un seul vrai peuple dans son cœur, mais en l'honneur de ce qu'elle et son mari avaient réussi à rassembler en un seul et même royaume, elle n'abandonnerait pas aussi facilement.

Elle avait demandé cela en plongeant son regard dans celui de l'Empereur et attendit sa réponse.

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MessageSujet: Re: Forget the Past, the End Begins [Tour IX - Terminé]   Forget the Past, the End Begins [Tour IX - Terminé] EmptyMer 23 Juin - 11:59



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Torrhen Braenaryon & Helena Hoare

Palais Impérial de Fort-Darion, Terres Braenaryon Semaine 4 du mois 1 de l’An 2 de l’Ere des Luttes
C’était ce genre de moment qui faisait l’Histoire, et qui avait pu faire la force de l’Empire depuis sa naissance. Nous avions toujours relativement bien négocié ces moments de notre aventure collective… Mais d’ordinaire, Rhaenys pouvait être présente, ce qui n’était pas le cas aujourd’hui avec ses grossesses et toutes ses responsabilités. De plus, l’assurance que nous avions reçue que les manœuvres d’empoisonnements qu’elle avait subies de la part d’agents Hoare l’inclinaient à bien peu de pitié en faveur des représentants de cette famille. Elle avait pourtant rallié l’essentiel du Conflans, en décidant d’abord Lyham Tully à nous rejoindre, puis l’essentiel de son encadrement. La situation n’était pas parfaite, et près de deux ans plus tard le pays n’était toujours pas pacifié malgré les bains de sang réguliers qui s’y étaient pratiqués. Ca pouvait vouloir dire aussi que les choses prenaient le temps qu’elles devaient, et que s’y forcer ne changerait sans doute rien. La force des armes ne remplaçait jamais celle des convictions.


Je notais le fait que la jeune femme me dévisageait. Elle devait bien voir que mon visage n’était plus du tout le même qu’autrefois. Et avec lui, le reste de mon corps, à des endroits qui ne se montraient ni ne s’affichaient en public. Flèche sauvageonne, blessure sur le cuir chevelu, marques sur le genou, là où son beau père avait enfoncé sa lame… Tant et tant de blessures qui me laissaient l’apparence changée, dévastée, et l’âme meurtrie des réminiscences de toutes ces douleurs, ces attaques faites à mon orgueil.



| Tant mieux, dans ce cas. Il m’aurait fortement déplu que mes demandes n’aient pas été suivies d’effets, toute ennemie que vous soyez de l’Empire, votre rang, votre naissance et votre nature imposent le respect, en sus de ce que je sais de votre âme, Majesté. |


J’étais sincère. Impitoyable avec mes ennemis, mais juste avec tous ceux qui pouvaient le mériter d’une façon ou d’une autre. La jeune veuve prend la missive que je lui tends et ne semble pas remettre en question sa véracité, et elle la lit finalement. Je la laisse encaisser la nouvelle, en me servant au pichet de vin et en poussant dans sa direction une coupe, si elle souhaitait boire pour faire passer la pilule. Celui-là, je le sirotais, je ne faisais qu’y tremper mes lèvres. Il était bon, mais fort, épicé, et il pouvait laisser ses marques sur mes réflexions. La jeune femme prend le temps de considérer sa situation, avant de finalement me donner sa réponse. Elle ne me déçut pas, courageuse comme toujours. Mais le courage n’était rien sans raison ; ma famille et moi étions bien placés pour le savoir compte tenu des pertes endurées à chaque nouvelle guerre.


Helena Hoare ne voulait pas vraiment croire en tous les tenants et les aboutissants de la situation. Etait-elle mieux placée que moi pour envisager les actions de sa belle-sœur de Reine ? Cela semblait difficile à dire, quoiqu’il arrive.


J’acquiesçais en écoutant son raisonnement.



| Peut-être avez-vous raison. Mais je ne pense pas qu’il soit dans les plans d’Eren Hightower de vous récupérer réellement. Le Conflans n’entre pas tant en ligne de compte dans les derniers plans de campagne de certains de vos sujets, votre Grâce. |


Et moins encore une reine étrangère, et sans enfants, qui n’avait rien gagné aux yeux de ce peuple insulaire qui préférait se livrer aux rapines faciles que se battre face à face. Je ne pouvais toutefois pas tellement l’aider dans sa quête de vengeance ; nos espions ne savaient nous renseigner sur des sujets aussi précis, aussi pointus, et surtout pas dans un entourage si proche de nos principaux ennemis. La belle continue de me toiser non sans fierté, et avec une grande détermination. Mais je la sens un peu perdue ; elle est un fétu de paille que le vent de l’Histoire malmène en tous sens, conséquences de choix pour lesquels elle n’avait sans doute pas toujours pris la plus grande part. Je lui confiais alors sans détour le fruit de mes pensées, de mes espoirs. D’un ton neutre, calme, sérieux. Sans jugement ni passion, comme une vérité brute lâchée sans emballage.


| Pouvons-nous accorder une valeur à des individus, Dame ? Stratégique, alors. C’est la seule chose qui compte, dans une guerre. Et la vôtre est bien faible, si mes ennemis n’accordent pas tant d’importance à votre survie et à votre liberté. Mais ce n’est pas qu’une histoire de politique. J’ai un rêve, voyez-vous, que je nourris depuis deux ans. Depuis que le Nord était agressé et violé pour la énième fois par votre belle-famille et ses séides. Imaginez un monde où chaque royaume se bat aux côtés de ses voisins, plutôt que contre eux, contre les véritables menaces ; conquérants d’Essos et menaces d’au-delà du Mur… Un monde où chacun de ses royaumes édicte ses propres lois, et où l’enrichissement mutuel est garanti par le commerce, et la culture des terres. Où l’on retrouve du vin de Dorne à table au Nord, et de l’ambre du Nord sur les bijoux des nobles dames du Bief. Un monde de paix, et de prospérité. Un monde d’égalité protégée et cimentée par l’union des cœurs et des âmes. |


Je me tourne vers la fenêtre. Je soupire, doucement. Reporte la coupe à mes lèvres.


| Qui a dit que mes rêves doivent rester juste des rêves ? |


Je lui fais face de nouveau, à Helena Bracken, et non Hoare.


| Vous êtes née Bracken. Votre pays est objet de convoitises depuis des siècles. Nos familles se sont écharpées pour les appétits de conquête d’une maison puissante et étrangère qui n’a que le pillage et l’enrichissement par la violence en tête. Ce que je vous propose, Helena, c’est de renoncer à vos liens avec cette maison du Sautoir, et de participer au relèvement du Conflans, à sa prospérité future. Je vous propose de nous rejoindre dans la Paix Impériale, de reconstruire votre fief, sujet du passage de nombre d’armées. De le faire sous la protection du Roi Lyham Tully, et de l’Empire, et de participer à ce rêve de prospérité commune, de développement mutuel. Je vous propose de nous rejoindre, ma Dame, car l’Empire promeut des valeurs qui vous sont chères. Il ne vous aura pas échappé que les riverains fédérés n’ont pas été sacrifiés seuls à la guerre en première ligne, comme ils l’ont été tant d’années sous le règne Hoare. Et il ne vous aura pas échappé non plus que les femmes ont voix au chapitre dans ce futur que nous construisons. La Reine de l’Orage, et jusqu’à ma propre épouse, sont les incarnations parfaites d’un futur que je veux dégagé de la Loi du plus fort, et de celle de représentants divins qui asservissent plus qu’ils n’éveillent. |
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MessageSujet: Re: Forget the Past, the End Begins [Tour IX - Terminé]   Forget the Past, the End Begins [Tour IX - Terminé] EmptyLun 28 Juin - 17:44


Forget the Past, the End Begins
Torrhen et Helena


« Palais Impérial de Fort-Darion, An 2, Mois 1, Semaine 4 »

Juger de la sincérité d'un homme n'était pas chose aisée dans un monde dicté par l'intérêt et le pouvoir. L'Empereur se tenait en face d'elle, lui avançant qu'elle et le Conflans n'étaient non seulement plus les priorités, mais sans doute désormais écartés du Sel et du Roc. Pensait-il réellement ce qu'il avançait ou bien n'était-ce qu'une stratégie pour négocier ? Diviser pour mieux régner, le dicton était bien connu. S'insérer dans la faille, créer le doute et instaurer la méfiance jusqu'à fracturer de l'intérieur les fondations du royaume ennemi.

Helena s'avança finalement pour prendre la coupe de vin qui lui avait été remplie. Elle ne la sirota pas en revanche comme son hôte, mais la descendit rapidement, reposant presque aussitôt la coupe.

La jeune femme s'efforça de garder les idées claires, mais la faille ne cessait de grandir. Coup de bluff ou non, il était aisé de s'imaginer les Iles de Fer vouloir décider désormais seules, ne comptant sur le Conflans que pour leur réserve d'hommes. Elle se souvenait de son accueil au sein des Iles de Fer. Si elle avait su se faire respecter et accepter, le regard porté sur elle n'était pas très différent du regard porté sur une simple alliance. Elle se remémorait également les derniers mois où une tension tacite s'était installée entre Yoren et sa sœur Eren, concernant la direction de la flotte fer-née. Des discordes subtiles et discrètes, mais qui étaient déjà précurseurs d'un climat peu chaleureux au sein même du Royaume. Il était intéressant de voir à quel point il y a des signes qu'on interprète qu'après coup, une fois qu'il est trop tard. Elle n'était désormais qu'une veuve riveraine, sans héritier donc sans valeur. A quoi bon négocier avec l'Empire pour la récupérer ? Eren allait enfin poser la couronne tant espérée sur sa tête. Les propos de l'Empereur pouvaient donc s'avérer véridiques. Mais comment savoir ?

« Avez-vous d'autres informations concrètes allant en ce sens ? » demanda-t-elle avec un certain aplomb, tentant de cacher le doute qui commençait déjà à s'immiscer en elle. Elle se refusait d'y croire aussi facilement. Mais peut-être en savait-il plus sur ce qu'il se passait dans son royaume que ce qu'il n'avait voulu dire jusqu'à présent?

Elle n'avait aucune valeur pour eux, si elle n'en avait plus aucune pour les Iles de Fer. Mais alors qu'attendait-il d'elle au juste ? Pourquoi n'avait-il pas cherché à négocier quelque chose en contrepartie de sa libération au vu de la missive reçue ? Il n'y avait quelque chose qui ne collait pas. Les traits de la jeune femme se froncèrent assez délicatement, l'incompréhension se lisant désormais sur son visage. Elle l'écouta parler de sa vision des choses, du monde et de l'avenir. Cela lui rappela la discussion qu'elle avait eue avec Bowen Glover. Mais où voulait-il en venir ?

La réponse ne tarda pas à arriver finalement, en lui proposant de manière claire de trahir ses allégeances de toujours pour rejoindre l'Empire. Sous la protection du Roi Lyham Tully, avait-il dit. Et puis quoi encore ? JAMAIS ! pensa-t-elle, laissant transparaître une expression grimaçante à l'idée seule d'y penser. Helena s'était toujours braquée de manière significative quand il s'agissait du Roi des Rivières. Pourtant voisins, ils servaient à l'époque tous deux le même souverain, jusqu'à ce que Lyham après avoir été otage, ne rejoigne l'Empire et fasse preuve d'insubordination. Ce pourquoi elle l'avait toujours haïe depuis. Et si elle s'était promis de ne jamais trahir comme il l'avait fait, elle avait la troublante et désagréable sensation d'être à sa place aujourd'hui. Il avait dû ressentir les mêmes contradictions. Helena se refusait malgré tout de céder à toutes ses pensées qui fusaient.

« Sous la protection du Roi Lyham Tully ? » répéta-t-elle. « De quelle manière ? Vous me proposez de me soumettre à lui et de soumettre mon peuple au royaume des Rivières et des Collines ? Il est hors de question que je plie le genou devant cet homme, que j'abandonne aussi lâchement que lui tout ce que j'ai construit. S'il me reste ne serait-ce qu'une chose qu'on ne peut me prendre, c'est mon honneur. Et chez les Bracken, l'honneur passe par l'intégrité et la loyauté. » Elle marqua une courte pause avant de reprendre. « Et puis, que croyez-vous, le peuple que je représente est un peuple fier et fidèle. Qui vous dit qu'il acceptera aussi facilement rejoindre le Roi Lyham ? » dit-elle sur la défensive.

La jeune femme avait beau s'insurger, elle sentait bien que la réflexion commençait tout de même à naitre dans son esprit. Entre l'empoisonnement provenant de son royaume, les Iles de Fer ne semblant pas tenir autant qu'elle et Yoren à une égalité fer-née et riveraine et sa position ne lui laissant pas tant le choix que cela. En tant que Reine, ne devait-elle pas envisager le meilleur pour le Conflans ? Elle avait été loyale à Harren le Noir, puis à son époux Yoren, avec qui elle avait partagé les mêmes espoirs. Mais à qui devait-elle être loyale désormais ? Devait-elle considérer que depuis qu'elle était devenue Reine, c'était à elle de prendre le relai et de mener son pays le Conflans vers une paix et une sécurité qu'elle avait toujours espérée depuis si petite ? Ou devait-elle faire confiance à Eren si elle prenait bien la relève du Sel et du Roc, en restant fidèle au nom Hoare..mais en prenant le risque qu'elle n'ait pas exactement les mêmes projets pour le Conflans?

Le dernier argument de l'Empereur sur la place des femmes n'était enfin pas des moindres. Helena s'était battue depuis toujours pour cela. Yoren lui avait laissé prendre sa place, il l'avait autorisé à participer aux entrainements militaires et il l'avait écouté à de multiples reprises pour des décisions concernant le royaume. Royaume qu'ils avaient reconstruits, à deux.

« Mon mari me laissait bien plus de place que ce que tout le monde pouvait penser, en tant que Reine et en tant que femme. Mon royaume a bien changé en deux ans, il a évolué. Et je cultive l'espoir que cela continue en ce sens. Mais vous me proposez de me ranger à nouveau derrière un homme, en lui laissant mon pays.

Et si je refuse ? »
s'affirma-t-elle, pourtant loin d'être convaincue, trahie par le rose qui vint remplir ses joues.


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MessageSujet: Re: Forget the Past, the End Begins [Tour IX - Terminé]   Forget the Past, the End Begins [Tour IX - Terminé] EmptyMar 6 Juil - 16:30



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Torrhen Braenaryon & Helena Hoare

Palais Impérial de Fort-Darion, Terres Braenaryon Semaine 4 du mois 1 de l’An 2 de l’Ere des Luttes
Je savais que je n’étais pas le meilleur pour faire ça. Mais Rhaenys n’était pas disponible et plus encore, elle ne pouvait pas gérer quoi que ce soit avec une femme qui s’était donnée aux Hoare en toute bonne foi ; la belle était bien trop impétueuse et pas du tout prête à pardonner l’ignoble lignée de ses méfaits. L’étais-je, moi ? Non. Mais j’étais un pragmatique. Je voyais le monde comme une infinité de nuances de gris, et non de noir pur. Alors, je venais discuter avec celle qui avait réchauffé la couche d’un homme que je haïssais pour ses crimes et sa brutalité contre mon peuple. Parce qu’il y avait plus à gagner à faire la paix ensemble qu’à se faire la guerre… Lui trancher la gorge serait facile. Et je le ferais les yeux fermés si je pensais une seule seconde que ça pouvait me permettre d’en finir une bonne fois pour toutes avec la guerre en cours. Mais ce n’était pas le cas. Alors je devais me montrer plus intelligent que ces adversaires dont je prétendais être meilleur en tant qu’être humain.


Je ne savais pas la puissance du lien qu’il y avait eu entre le jeune Yoren Pyke et son épouse riveraine. Je savais beaucoup de choses sur le bâtard d’Harren, mais mes espions m’avaient relaté la proximité apparente entre le couple. Comment avait-elle pu passer outre l’homme qu’il était, avec l’éducation qu’elle avait dû recevoir en tant que Dame du Conflans ? Je n’en savais rien. Mais c’était sans doute important de le savoir, notamment si elle s’était acclimatée à son fer-né de mari par pure ambition ou pour d’autres raisons. J’hausse un sourcil devant la demande de la jeune femme, qui me demande de prouver mes dires.



| Ma réputation et mon honnêteté ne vous suffisent pas pour me croire ? Soit. Je ferais suivre les récits et témoignages collectés jusque dans vos appartements, une fois qu’ils seront expurgés de tous les détails pouvant amener à l’identification de nos sources. |


Bien sûr que nos ennemis étaient espionnés. Eux-mêmes ne se privaient pas de le faire, loin de là. Ce n’était pas pour rien que Rhaenys n’avait réchappé que de peu aux tentatives d’assassinat, qui avaient aussi pu viser Aeden et Athynéa. Quoiqu’il arrive désormais, les choses pouvaient difficilement plus mal se passer que depuis le début du conflit ; nous subissions toute la rouerie et les extrémités auxquels nos adversaires se montraient résolus pour nous nuire.


La jeune souveraine dont la couronne était déjà objet de disputes avec sa belle famille et les autres survivants proches du pouvoir de son époux, semblait quant à elle pour le moins dubitative devant la proposition que je lui faisais. Son visage laissa transparaître ses émotions. Ses réticences, plus précisément. La belle semblait avoir du mal à croire à la proposition que je lui faisais, tout en percevant très négativement ma proposition. La réaction me laissa de marbre en apparence, comme en mon for intérieur. J’étais résigné à ne savoir emmener que des soldats par ma verve, les autres restant bien moins sensibles à mes propres arguments. Elle se défend. Parle d’honneur, d’intégrité. Je ne me laisse pas démonter, car je saisis sans doute plus que quiconque ce que devoir et fidélité impliquaient pour le meilleur comme pour le pire. Je ne me laisse pas démonter par ses questions.



| Je ne vous propose pas de soumission, mais un ralliement. Vos forces sont exsangues. Votre fief, en notre possession. Et vos proches, ou ce qu’il en reste, malheureusement, le sont aussi. Je ne vous mets pas le couteau sous la gorge, Majesté. Vous restez libre de vos choix. Quant au peuple, si vous parlez des gens de Haye Pierre, nous n’avons subi aucune Fronde de leur part, nulle Jacquerie. Si vous parlez des riverains, ils sont fidèles, oui. A leur propre cause, et non à celle d’Harren le Noir et de ses descendants. Ils ne se battent plus pour conquérir, aujourd’hui, autant de chair et de sang utilisée pour satisfaire des ambitions. Ce sont leurs fermes, leurs bourgs qu’ils défendent, et qu’ils gèrent. L’Empire n’est là que pour garantir la paix, pour créer une zone sûre pour le commerce et le développement, unifiée autour d’idéaux communs. Ils sont fiers de se battre pour leur propre avenir, désormais, et pas pour enrichir ou anoblir toujours plus de fer-nés. |


Je n’étais pas tendre avec les insulaires, mais pourquoi le serais-je ? Ils se déplaçaient de côte en côte, de pays en pays, comme un nuage de sauterelles en se jetant sur toutes les zones pourvoyeuses de ressources pour les en dépouiller de fond en comble. Ils n’étaient pas utiles, n’avaient aucune appétence pour le bien commun, et le commerce ne leur servait qu’à financer leurs expéditions. La jeune femme parle de la liberté qui lui était laissé, et des évolutions de son royaume. Je comprenais plusieurs choses et arguments que je devais éviter de mettre sur la table.


Mais je ne pouvais pas m’en empêcher.



| Votre mari était une brute qui a semé la mort du Nord à Dorne, et dans presque toutes les contrées de Westeros. Il a passé à la torche des maisons avec des familles entières enfermées à l’intérieur, après les avoir dépouillées de leurs biens. Il a violé et mutilé quantité de femmes qui n’avaient rien fait. Il a massacré des soldats qui se sont rendus après s’être loyalement battus. Quand bien même vous a-t-il laissé quelque liberté, ma Dame, je ne puis prendre exemple sur cet homme. |


Je reprends, en buvant un peu de ma coupe de vin, avant de la reposer, sans jamais la quitter d’un regard brun, pénétrant.


| Je ne vous demande pas de vous soumettre. Vous êtes de cette génération de femmes qui façonnera l’avenir, je le pense sincèrement. Lyham Tully a besoin d’unifier son pays. Vous êtes la dernière cheffe de file de ceux qui ne l’ont pas encore rejoint. Vos anciens... Alliés, viennent de massacrer des villages entiers près de Vieilles Pierres, et d’y abattre plusieurs centaines d’hommes. Sans leur offrir chance de se rendre, ou de retrouver les rangs d’un souverain légitime ; ils ne considèrent plus les riverains comme des alliés potentiels, voire contraints et forcés par la puissance impériale. A leurs yeux, vous êtes tous des proies. |


Je soupire. Je me relève, je fais les cent pas, mains croisées dans le dos, boitillant légèrement du genou gauche. Avant de me tourner à nouveau vers elle.


| Soyez partie de cette renaissance du Conflans Libre. Aidez le Sire de Vivesaigues à consolider le royaume. Ce que je vous propose, dame, c’est de vous rendre votre domaine de Haye Pierre. De vous intégrer dans la paix impériale. De vous rendre votre chez vous, à vous d’en faire ce que vous voulez, ainsi qu’à vous impliquer si vous le souhaitez auprès de la couronne et d’aider le Roi des Rivières et des Collines à ramener paix et prospérité dans un pays qui vient de subir deux ans de carnages, et dont les insulaires menacent déjà d’y revenir pour y commettre leurs crimes. |
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Torrhen Braenaryon
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MessageSujet: Re: Forget the Past, the End Begins [Tour IX - Terminé]   Forget the Past, the End Begins [Tour IX - Terminé] EmptyMar 13 Juil - 13:51


Forget the Past, the End Begins
Torrhen et Helena


« Palais Impérial de Fort-Darion, An 2, Mois 1, Semaine 4 »

Pouvait-on se fier aussi facilement dans cette situation ? Elle avait toujours estimé l'Empereur en tant qu'ennemi, car l'ayant déjà rencontré, elle avait pu juger d'elle-même les qualités dont il disait faire preuve. Mais les circonstances étaient différentes désormais. Il y a deux ans, elle n'était pas encore une Hoare. Et il fallait croire que pour l'Empire, ce nom suffisait à changer beaucoup de choses.

« Et vous, mon honneur vous suffirait-il à me faire confiance ? » répliqua-t-elle simplement. Il allait de soi qu'il ne le ferait pas, et pourtant, Helena s'était toujours montré intègre et ce n'était pas son statut d'otage qui l'éloignerait de sa ligne de conduite. « Je vous remercie, je lirais cela avec attention. »

Il était difficile pour Helena d'entendre les mots de l'Empereur car ils étaient criants de vérité. Les riverains avaient souffert de toutes ces guerres et ce qu'ils voulaient au fond c'était un territoire de paix. Si elle avait cru un instant que le royaume dont elle s'était employée à construire avec Yoren avait pu apporter cela, une petite voix lui murmurait qu'Eren ou une autre relève fer-née, ne se donnerait pas autant de peine. Alors, la proposition de l'Empereur prenait tout son sens. Mais avait-elle les épaules et le courage surtout de trahir les Iles de Fer ? De trahir ce qu'elle avait vécu et initié avec Yoren ?

Lorsque l'Empereur poursuivit sur son mari, Helena se crispa à nouveau. Les sourcils froncés, les lèvres pincées, tout son corps tressaillant. Lord Glover avait eu plus de tact, pensa-t-elle.

« N'avez-vous donc jamais ôté la vie à un homme ? Avez-vous toujours agi de manière honorable avec des ennemis ? » s'écria-t-elle, blessée d'entendre toujours le même discours. « Mon mari a fait des choses horribles avant que je ne l'épouse et même si j'ose croire que notre union et nos projets l'avaient assagi, peut-être a-t-il continué. Et si c'est le cas, je ne cautionne en rien ces violences. » poursuivit-elle sans lui laisser le temps de répondre. Helena avait cru l'avoir changé, du moins concernant ses actes de barbaries fer-nés. Disait-on d'elle qu'elle était naïve ou bien complice ?
« Et à ce propos, vous portez-vous garant de tous les hommes que vous représentez et de tous leurs actes, Majesté? » dit-elle furieuse. Elle aurait voulu s'arrêter là, mais les mots continuaient de vouloir affluer alors qu'elle soutenait le regard de l'homme qui lui faisait face. « Lorsque les soldats Nordiens ont arrêté les Chevaucheurs chargés de ma fuite, ils n'ont pas eu moins de scrupule qu'un fer-né. Ils ont déchiré ma robe avec violence alors que je luttais déjà contre la vie elle-même. J'ai été mise au sol, j'étais affaiblie, presque morte ! Mais qu'importe pour eux, l'idée simple de violer la Reine primait sur la manière. La seule chose qui les arrêta, c'est le sang qui coulait encore le long de mes cuisses. Donc ne me dites pas qu'ils valent mieux que d'autres ! C'est peut-être votre cas mais loin d'être une généralité au sein de votre Empire. » Elle s'arrêta là, net. Mais regretta presque immédiatement d'avoir raconté cet événement de manière aussi brutale. Événement qu'elle avait pourtant tût au Sénéchal, par dignité. « Il y a du mauvais chez chaque homme Majesté. Mais il y a du bon également, comme c'était le cas pour mon mari. » finit-elle par lâcher plus doucement. Voilà ce qu'elle pouvait faire pour sauver ce qui restait du souvenir de son défunt époux.


Helena s’efforça de s'apaiser. La jeune femme écouta alors silencieusement la suite de la proposition de l'Empereur. Elle l'observa soupirer, faire les cent pas puis poursuivre. Elle se donna quelques minutes pour remettre tranquillement toutes ces informations dans l'ordre. Elle n'avait pas bien compris jusqu'à maintenant ce que Torrhen Braenaryon gagnait dans tout cela. Mais c'était finalement très simple, diviser pour mieux régner. Si les Iles de Fer perdaient le soutien du Conflans, cela les affaiblirait considérablement. Et le Conflans à nouveau unifié, deviendrait un royaume fort et solide. Un royaume permettant à l'Empire de lutter contre les multiples déclarations récentes de guerre. Si elle pensait avoir cerné l'objectif, elle avait du mal à appréhender la place qu'on lui laissait. Elle s'exprima alors, plus lentement.

« Si je comprends bien, vous me proposez de me rendre Haye-Pierre, en déclarant allégeance à l'Empire afin d'amener tous les riverains qui ne l'étaient pas encore à se rallier au Roi Lyham ? Vous proposez un Conflans unifié certes, mais la paix ne reste que relative au vu de notre position géographique. »

Elle se tut un instant, réfléchissant à ce qu'elle y gagnait - sa liberté et son domaine. Difficile de refuser alors qu'elle était en mauvaise posture. Mais que pouvait-elle espérer de mieux ? La possible libération par Eren semblait se faire attendre, la possibilité de fuir ne semblait pas envisageable, quant au refus, il était risqué et l'avenir d'otage ne lui amènerait que peu de réconfort. Alors pourquoi ne pas accepter ? Cela voudrait dire trahir.

« Je ne dis pas que j'accepte, mais si c'était le cas, je signerai alors la fin du Sel et du Roc. Cela serait une grande responsabilité.. » Helena parlait tout en réfléchissant. « Pourrait-on également envisager la libération de Lord Bracken mon grand-père et mon frère Cleitos si ces derniers acceptaient eux aussi de se battre désormais pour un Conflans unifié ? »

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MessageSujet: Re: Forget the Past, the End Begins [Tour IX - Terminé]   Forget the Past, the End Begins [Tour IX - Terminé] EmptyLun 9 Aoû - 22:24



Forget the Past, the End Begins
Torrhen Braenaryon & Helena Hoare

Palais Impérial de Fort-Darion, Terres Braenaryon Semaine 4 du mois 1 de l’An 2 de l’Ere des Luttes
Un Conflans unifié… Le rêve de Lyham. Et celui que je partageais, avec Rhaenys aussi. Sans aucun doute une illusion de l’avenir, un mirage lointain dont on ne savait pas l’évanescente nature tant qu’on ne s’en était pas approché. Bien entendu, ça me donnait plutôt envie d’explorer cette nouvelle histoire, et d’aller plus loin dans son accomplissement. Je savais aussi que je ne pouvais pas tellement perdre de temps en considérations politiques en cours de route, au risque de voir ce rêve, ce plan d’avenir, chuter de haut et se briser sans être encore né. Dans tous les cas, avancer. Encore et toujours. Plus qu’un leitmotiv. Un mantra. La seule raison de se lever, de s’extirper des songes glacés et sanglants de Buron, et de tous ces massacres. Aller de l’avant sans se retourner, au risque de geler sur place et de rejoindre les légions de morts dans mes cauchemars. Avec la jeune riveraine, je n’ai pas le choix que de procéder de la même manière. Lui donner mes arguments. Ne pas m’appesantir sur le passé, qui la concerne, sans la concerner. Elle et sa famille avaient eu maille à partir avec l’Empire, mais pour le bien de tous je devais hiérarchiser problèmes et menaces.


Et je ne pouvais pas prétendre abattre la totalité de mes ennemis.


J’avais appris auprès de Rhaenys que la clé était sans doute de procéder autrement. Pour le bien commun. Pour les autres plus que pour moi. Cela réchauffait parfois un peu mon âme tourmentée que de voir des ennemis d’hier procéder à des manœuvres conjointes, ou échanger denrées et monnaie sur le marché de la capitale. Je ne me leurrais pas, toutefois. Si le Vieux Loup était abattu, ou le Dragon ou les deux, d’ailleurs… Alors, gens des rivières, du nord, des îles et des tempêtes allaient se taper dessus à nouveau dans la grande orgie de sang et de massacre que nous connaissions depuis la nuit des temps.


Quand la belle parle, j’hésite mais ne marque rien, aucune émotion. Je continue de la jauger d’un regard profond, sans plus.



| Oui. Je crois en la valeur de votre parole. |


Je la confronte, pourtant. Et écarquille un instant les yeux quand Helena Hoare évoque les sévices subis du fait d’hommes du Nord, qu’elle a apparemment tus jusque là. Elle peste, furibonde, en quête de justice. La mort dans l’âme, je sais bien que mes hommes, ou ceux qui agissent en mon nom, ne sont pas tous des guerriers vertueux. Certains ne sont que des bêtes à peau humaine, des reîtres motivés par l’appât du gain, des femmes, de la gloriole. Je respecte plus ce dernier tiers, pour en avoir été longtemps l’un des représentants. Mon âme est froide quand coule en moi la colère glacée des faits que l’on me relate. Déchiré une robe, violer une reine. La peste soit de ces gueux, qui remettaient tout en question. Cette soldatesque sera jugée par un conseil militaire du Nord, dans la plus pure tradition de l’armée et les hommes, jugés en conséquence.


Le Noir, ou la Croix. Ils choisiront le Noir. Mais ceux qu’elle parviendrait à identifier, si c’était son vœu, finiraient crucifiés, et lapidés par leurs camarades d’unités pour l’exemple.


Impliquer les compagnons dans le supplice punissait tout le monde, en même temps que cela envoyait un message terrible aux autres. De ma voix coule un océan de rien. De vide. De glace, figée dans le temps. Atone, presque. Sentence irrévocable, brutale, sans pitié ni compromission.



| Et vous avez raison. Tous ne valent pas mieux que d’autres. Ceux-là seront retrouvés, jugés, et punis en conséquence de leurs actes. Comme aurait dû l’être le Roi votre époux. Sa justice à lui a été rapide. Ce ne sera pas le cas de la leur. |


Avait-on déjà vu pire agonie que la croix ? On parlait de pendaison, de décapitation, au Nord surtout, pour les déserteurs et les meurtriers. Mais la croix… C’était mourir lentement de froid, de faim, de soif, se faire à demi dévorer par les bêtes sauvages, tandis que la vie continuait de couler lentement des plaies immondes des clous de fer enfoncés dans les poignets, dans les pieds. Un jugement à la mesure de l’acte immonde, de la félonie. Traitement réservé aux sauvageons pour leurs crimes, pour certains fer-nés aussi, et pour ceux de mes ennemis, parmi lesquels je comptais pillards et meurtriers au sein de nos rangs.


Moi aussi, j’avais du sang sur les mains, et je détournais le regard en évoquant le souvenir de Kevan Gardener. Je ne soufflais plus mot, un temps, écoutant sans plus regarder la jeune femme si vivace, et si passionnée, Reine éphémère d’un Conflans disloqué.


Je finis par me stopper et figer mon regard dans le sien une nouvelle fois. J’y lisais de l’intérêt. Mais je voulais aller plus loin dans le test, dans la vérité.



| Le Sel et le Roc sont morts avec Harren Hoare. C’était le Noir et aucun autre qui incarnait ce rêve. Son fils Joren l’a trahi pour privilégier le Conflans, et tout la Vieille Garde de son père s’est ralliée à son ascendant. Yoren a repris le flambeau aussi… Pourtant à l’heure fatidique, ni la Flotte de Fer ni l’armée de secours d’Harloi ne sont venus à son secours. Au vôtre. Vous étiez seuls depuis le début, et les péripéties qui furent malheureusement les vôtres l’ont déjà prouvé. Les fer-nés vous abhorrent, au mieux vous considèrent comme vos valets. |


J’inspire profondément en relevant la tête, toujours face à elle.


| L’Empire a besoin de gens comme vous. De personnes de confiance et d’honneur, qui ont des valeurs fortes. Je préfère vous avoir comme amie que comme ennemie. Mais c’est votre décision, désormais. |
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