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 J'ai des centaines de flèches dans le coeur, j'ai des millions d'envie de te plaire [Pv: Liam Chelsted]

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MessageSujet: J'ai des centaines de flèches dans le coeur, j'ai des millions d'envie de te plaire [Pv: Liam Chelsted]   J'ai des centaines de flèches dans le coeur, j'ai des millions d'envie de te plaire [Pv: Liam Chelsted] EmptyDim 2 Mai - 0:07

J'ai des centaines de flèches dans le coeur, j'ai des millions d'envie de te plaire [Pv: Liam Chelsted] 14bdfff5b1c3c0640234a38db54a1df5f813a789

Je lisse la robe blanche d'une main distraite, l'esprit embué dans des dizaines de pensées contradictoires. Je ne sais pas ce que je fais, est ce une erreur ? Mes yeux s'accrochent aux bouquets de fleurs parsemant la pièce, ma belle-famille a vraiment fait les choses en grand, ou est ce mes parents qui bien trop heureux de se débarrassés de cet fille peu vertueuse ont voulu donné le change de leur affection par une démonstration trop éclatante. Les couleurs se mêlent avec harmonie sur les plantes dont le parfum est envoûtant. Je ne sais pas pourquoi je m'attache à ces détails idiots, moi pour qui le mariage n'avait jamais rien voulu dire d'autre qu'une prison jusqu'à maintenant. Je suis une âme hédoniste, quelque peu égoïste sur sa notion du bonheur et de satisfaction, comment un tel carcan pourrait il me combler alors que jusqu'à présent je versais encore dans le libertinage. La vision que m'offre le grand miroir sur pied ne me semble pas familière, je suis belle certes, comme toujours, mais je ne me reconnais pas dans cette magnifique robe virginale, brodée et enrichie de détails saisissant. Mes dames et ma mère ne sont plus là, on me laisse un peu de temps pour me faire à l'idée de ce qui se jouera bientôt en un autre lieu. Unir ma vie et offrir l'exclusivité à un homme n'avait jamais été dans mes plans, jusqu'à ce qu'apparaissent la nécessité de gagner du prestige, de s'élever dans la hiérarchie de la noblesse, et quoi de mieux qu'une fille en présent pour y parvenir. J'aurais pu négocier, tempêter et supplier pour ne pas devoir m'y plier, mais je n'avais pas vraiment rechigner.

Ronald Chelsted, le promis n'était pas désagréable à l’œil bien qu'il ne m'est connu que dans les grandes lignes. Je n'ai pas pu échanger grandement avec lui, mais le peu que j'ai pu en expérimenter me donne envie d'en savoir plus, m'offre une perspective qui me paraît alléchante. De plus c'est un soldat, un homme d'arme qui pourra être amené à souvent s'absenter, si je ne puis alors pas totalement remplir mon devoir de fidélité il sera plus aisé de le transgresser avec un homme effacé du paysage. J'essaie de me rassurer je le sens bien, n'est ce pas le premier signe que je ne prends pas la bonne décision ? Je souris à cette demoiselle de verre qui me dévisage. Mon père n'a pas tellement expliqué les différentes nécessités qui le poussaient à offrir ma main à cet homme, à ses yeux tout ce qu'il me fallait savoir c'est que cet homme permettrait à notre maison d'ajouter un peu de vaillance à notre sang. Je fais la grimace, un visage me traverse l'esprit, je ne sais si la princesse Rhaenys Targaryen sera présente, elle ne m'a donné qu'une réponse vague, à la hauteur de sa tristesse. Je suis moi aussi dévastée de quitter son entourage, de m'isoler ainsi de la vie au château que j'avais toujours connue. Pourtant je ne lui ai pas demandé d'intercéder en ma faveur auprès des nobles concernés pour m'éviter cette union. Elle aurait certainement pu faire quelque chose, mais je ne veux pas l'accaparer, je refuse qu'elle soit ennuyée par mes histoires.

N'était-ce pas là le devoir solennel de toutes les femmes ? C'était en tout cas ce que notre société nous imposait, trouver un mari, de préférence prestigieux et fortuné, lui offrir corps et soumission pour son bon plaisir, accroître la population par une multitude d'enfants. Cette idée ne me plaît qu'à moitié, j'escompte au moins trouver l'amour sur ce chemin mystérieux que j'emprunte. En effet, si les multitudes d'orgasmes, les plus exquises découvertes et les plaisirs les plus envoûtants ont un seul défaut c'est que jamais dans ce qui a constitué ma vie je n'ai découvert la passion, cet amour dévorant et pénétrant qui est longuement conté et mis en poésie par les plus lyriques auteurs. C'est une relique légendaire que je voudrais pouvoir goûter moi aussi, car jusqu'à présent seul l'affection et le dévouement ont été des sentiments éprouvés. Tandis que je prends place sur un petit banc recouvert de délicats cousins dans une alcôve de la pièce j'entends les agitations de la petite assemblée qui petit à petit s'assemble dans le septuaire. Je suis à l'écart de la voûte principale, dans une petite salle qui doit certainement d'ordinaire servir au septon à se préparer pour sa prêche. L'endroit est sobre bien que décoré avec goût et piété. Les fleurs, tout comme l'encens qui brûle pour rendre mon environnement plus accueillant et festif ont été placés là pour me relaxer et magnifier ce qui doit devenir le plus beau jour de mon existence. Je doute qu'il le soit pour beaucoup de femmes. Les convenances gâtent les plus sacrés des serments, je ne sais pour ma part combien de temps je pourrais tenir paroles sans verser dans mes travers les plus sensuels.

Lorsque la lourde porte en chêne massif s'ouvre je retiens ma respiration, m'attendant à découvrit mon père impatient de se délester de moi à l'autel. Qu'elle ne fut pas ma surprise de découvrir tout autre. Cette silhouette m'est familière, ce petit sourire suggéré aux coins des lèvres aussi. Liam, mon futur beau-frère a été un habitué des corridors du palais, pas réellement une connaissance, pas entièrement un ami. Il est beau, lui aussi apprêté de circonstances, ses légères boucles disciplinées, il a pour une fois l'air reposé. Je lui adresse un œil étonné et un sourire sincère. Je suis heureuse de le découvrir, car cela fera déjà unez présence familière à mes côtés pour ma future vie. Il est séduisant et bien que je tente de ne pas le remarquer je m'attarde sur sa stature. Me relevant doucement de mon siège je l'aborde avant même qu'il ait pu me livrer une parole.

Liam ? Qu'est ce que tu fais là, y aurait il un problème ?

Isla Chelsted
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MessageSujet: Re: J'ai des centaines de flèches dans le coeur, j'ai des millions d'envie de te plaire [Pv: Liam Chelsted]   J'ai des centaines de flèches dans le coeur, j'ai des millions d'envie de te plaire [Pv: Liam Chelsted] EmptyLun 24 Mai - 20:55

Contrairement à nos oncles, nos tantes et nos grands-parents – durant leur vivant – et à nos cousins, notre fratrie avait été considérablement épargné par les dégâts du temps ou de la bonne chère. Si nos parents nous avaient habitué à une existence extrêmement stricte et austère, ils ne nous avaient pas pour autant malmenés ou affamés. Nous mangions suffisamment pour faire taire la faim, mais nullement abondamment jusqu’à alourdir notre estomac ou nous empêcher de respirer convenablement. Notre réveil et notre sommeil étaient régentés par un habile mélange de jour, de nuit et d’heures de la prière, apprenant bien vite au corps à apprécier chaque heure de sommeil et évitant les paresses matinales. Enfin, nos journées étaient cadencées par de multiples tâches, tantôt physiques, tantôt intellectuelles, tantôt religieuses, rendant notre corps et notre esprit des plus dépendants au travail.

Ainsi, quand nos cousins dormaient tard pour se réveiller tard, notre patrie était déjà debout aux aurores, à accomplir soit les ablutions et les prières, soit à s’échiner sur des tâches données par nos parents. Quand nos cousines batifolaient ici et là, nous étions cloîtrés entre quatre murs, à écouter les leçons militaires de notre père ou à prétendre prendre intérêt aux leçons de moral données par notre mère. Quand nos oncles se plaignaient de leurs fils – qui ne faisaient nul effort pour démentir les plaintes de leurs pères -, notre père s’enorgueillissait de ses fils si travailleurs et si sérieux. Quand nos tantes se plaignaient de leurs dépenses futiles, notre mère aimait mettre en avant la débrouillardise et la bonne gestion domestique de ses filles. Et nos parents avaient fortement raisons. Les fils se chargeaient de plaire au père, au risque de subir un courroux très violent. Quant aux filles, elles devaient faire preuve d’une imagination considérable pour ne pas être humiliées ou rabaissées face à leur pair – ou pour séduire quelques gentilshommes – avec des tenues dont la mode pouvait passer à tout instant, ou une garde-robe très petite.

En somme, malgré nos titres et nos richesses, nous avons grandi avec le nécessaire et non dans l’abondance. Il est bien difficile d’avoir une bedaine ronde, ou quelques ingratitudes du corps ou de visage avec un train de vie pareil dès notre jeune âge. Enfin, il semblerait que certains de mes frères et de mes sœurs avaient été béni par la santé de fer de notre mère : là où l’âge avait fripé certaines femmes, la nôtre avait gagné en force et en beauté.

Aujourd’hui, malgré nos excès respectifs, nous avions su garder une certaine ligne de conduite. Celle-ci permettait de cacher au mieux les premiers défauts causés par nos péchés respectifs. Ainsi donc, à la stupeur de bon nombre des invités, notre mère et ses enfants se présentaient avec une démarche certaine et le visage à peine marqué par les soucis du quotidien et par le temps. Ronald, qui avait la trentaine passée, affichait une mine bienheureuse, et semblait être bien plus jeune qu’il ne l’était en réalité. Mélyana, ma jumelle, attirait toujours les regards des dames comme des messieurs avec cette peau laiteuse, ce regard noir ou ces courbes prononcées. Alya, belle feu-follet, papillonnait avec énergie et malice parmi les uns et les autres. Et puis, il y avait mes deux autres frères, tantôt fanfaron, tantôt discret, mais qui ne semblaient malades ou trop stupides. Seul notre père manquait à cet ensemble, mort il y a peu.

- Malheur, il va se marier ! Je plains tant la pauvre jeune fille. Nous devrions l’abrutir, pour que cette nuit soit trop courte et peu brutale pour la mariée, susurra ma jumelle à mon oreille, de cette voix faussement compatissante. Je ne savais jamais si elle était apte à faire preuve d’une empathie sincère. Tu me sembles soucieux, mon frère, que se passe-t-il ?
- Je connais Isla, et nous connaissons notre frère. Je puis t'assurer que c’est comme donner de la confiture à un porc, dis-je, agacé.

La demoiselle était un joyau bien joli, la tête bien pleine, les manières délicieuses et le corps des plus désirables. Elle méritait bien mieux que notre aîné. Le Destin était bien cruel, à offrir le meilleur au pire des êtres de Peyredragon.

- N’oublie pas que tu dois faire une demande, à notre frère, souffle à nouveau Mélyana, cette fois-ci avec un regard des plus sérieux et sévères.
- Oui, je le sais. Je le ferais, dès qu’il aurait cessé de parader, répondis-je, interrompu assez rapidement par mon beau-frère, mon neveu et ma nièce. J’accueille le premier avec respect, et je glisse quelques petits présents en bois aux deux derniers. Ils s’émerveillent toujours de mes petites confections, et je ne peux pas m’empêcher de ressentir une certaine joie en voyant leur mine.

Je profite que la petite famille échange sur quelques banalités pour m’éclipser, me présenter aux uns et aux autres, écoutant les louanges adressées tantôt à mon frère – que j’écoute à peine –, tantôt à ma future belle-sœur – que j’écoute plus attentivement. Plus le temps passe, et plus cet agacement si familier s’empare de moi. Incapable de me maîtriser, je grapille une bouteille discrètement et je me glisse furtivement dans les couloirs de la demeure choisie pour pouvoir boire de longues rasades à l’abri des regards. Cette réception était insupportable, et seul l’alcool pourrait le rendre merveilleux – ou supportable. La première porte ouverte me met face à la future mariée, parée de la plus belle toilette, me coupant la parole de longues minutes.

- Je m’excuse profondément de cette interruption. Je ne savais pas que tu étais là, commençais-je, avec une certaine maladresse. Tu n’as pas à prétendre, avec moi. Je sais bien que ce n’est pas la forteresse de la famille Targaryen. Nulle magie, nulle connaissance, nul faste …

Surpris, et benêt, je ne sais que faire à cet instant. Partir aurait été sage, mais, par une envie à la fois dangereuse et morbide, j’observais cette poupée de porcelaine qui allait tout droit vers un désastre et qui allait s’y briser.

Liam Chelsted
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