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 [Rp Alternatif] Fall of Marches

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MessageSujet: [Rp Alternatif] Fall of Marches   [Rp Alternatif] Fall of Marches EmptyLun 19 Avr - 14:28

Fall of Marches




Le jeune général bieffois Garlan Goldwyne est vaincu. Son armée a été prise en embuscade en se portant au secours du siège de Solfoyer, alors que partout, Dorne et Orage envahissent son Bief bien-aimé. L'homme a perdu des milliers d'hommes, rejetés en pagaille dans une rivière pour être massacré sous des nuées de flèches et transpercés par la cavalerie dornienne et ses nombreuses charges. La nuit tombe. Goldwyne revient à lui, blessé sur les rives de la rivière; plus bas sur son cours. Des tas de cadavres sont près de lui. Il essaie de s'enfuir de ce guêpier quand il tombe sur une jeune cavalière de Dorne en train de chercher des blessés de son propre camp...

Quelques indications :

  • Ce rp est destiné à @Garlan Goldwyne et @Sahtel Gargalen
  • Ce contexte est indicatif. S'il ne vous plaît/ne vous parle pas, on vous laisse voir entre vous pour pondre le vôtre, sans souci aucun !
  • Ce rp est unique; il n'engage aucune suite (sauf si on refait l'animation un jour). Veillez donc bien à tirer les fils de ce rp jusqu'à sa fin car il n'y aura pas une histoire dans l'histoire, pour votre personnage Smile
  • Ce rp ne compte évidemment pas dans l'histoire du forum, il est issu d'un rêve ou d'un mauvais cauchemar de votre personnage, ni plus, ni moins.




Le Cyvosse
Le Cyvosse
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MessageSujet: Re: [Rp Alternatif] Fall of Marches   [Rp Alternatif] Fall of Marches EmptyJeu 27 Mai - 13:40

Le chaos. Puis un long silence et une obscurité ambiante. Rien, le calme plat, l’ambiance était pesante. C’était donc ça l’autre monde ? La vie après la mort ? Cela était presque décevant. Lui qui s’était attendu à être emmené au Paradis pour la vie plutôt respectueuse qu’il avait mené. Pour avoir en tout temps défendu son royaume et les serments qu’il avait prêté. Pour avoir été le bouclier des veuves et des orphelins. L’épée de la justice. Il ne récoltait que l’ombre en retour. Après une vie de service. C’était donc comme ça qu’il était récompensé à la fin. Avec… rien. Que c’était futile, toute une vie de bons et loyaux services pour en finir ainsi. Lui qui aurait espéré voir ses anciens frères d’armes et amis dans l’au-delà, pouvoir demander pardon à ceux qu’il avait entraîné dans ce guêpier. Son armée, ses décisions, sa responsabilité. En voulant porter secours à Solfoyer, il avait fait marcher ses troupes jusqu’à la cité bieffoise pour porter assistance à ses compatriotes.

Mais ils étaient tombés dans un piège. Il aurait dû l’anticiper, être plus prudent. Se poser davantage de questions et évitait de foncer ainsi. Il avait été stupide et cela avait coûté la vie à des milliers de ses soldats. Une boucherie. Un abattoir. Ces simples mots permettaient de décrire aisément la scène qui avait eu lieu. Peut-être qu’il était dans l’un des sept enfers à présent ? Pour avoir causé la mort de si nombreux de ses semblables. Oui peut-être était-il damné jusque l’éternité. Pour ce péché. Une sensation étrange lui étreignit la gorge et les poumons. Il avait l’impression d’étouffer, de suffoquer, de se noyer. Sa respiration devenait haletante, son corps se contorsionnait à la recherche de la moindre bouffée d’air. Ses poumons étaient emplis de liquide. La lumière se frayait un passage dans l’obscurité, sa vue se brouillait, les ténèbres laissaient place à une vision inconnue. Des contours se dessinaient.

Il convulsa, son corps éjecta de l’eau à gros flots par la bouche, se mettant de côté, il continua à éjecter l’eau qui emplissait ses poumons et encombrait ses voies respiratoires. Sa vue se fit plus claire, le soleil était en train de décliner, en face de lui s’accumulaient des dizaines de cadavres charriés par le cours d’eau, comme il l’avait été. Il était en vie ! Mais aussi bien, il avait été catapulté en un enfer sur terre. Son armée, ses hommes, ses camarades, ses frères d’armes. Tous morts ou presque. Les sept se montraient bien cruels avec sa personne, le gardait en vie dans ce genre de situation pour qu’il doit faire face à son échec. Il aurait mérité de mourir lui aussi. Il se mit sur son côté instinctivement pour laisser les dernières gerbes d’eau ingérées quitter son corps. Garlan retrouvait pleinement son souffle peu à peu. Il prit appui sur ses bras et ensuite sur ses jambes pour tenter de se redresser. Chancelant à plusieurs reprises, il faillit se retrouver plusieurs au sol, peinant à garder un équilibre.

Le soleil décliné et à perte de vue, les flots charriaient des cadavres sur les berges avoisinantes. Le chevalier ne pouvait même pas faire en sorte de détourner le regard, il devait se confronter alors pleinement à son échec, à ses erreurs. Garlan avait toujours été partisan du fait qu’on apprenait de ses erreurs, cependant le coût de celles-ci, aujourd’hui, était catastrophique. Son regard vide se promenait aux alentours, ses traits étaient tirés par la fatigue et figés par le limon, charrié par les flots du cours d’eau, qui s’était incrusté sur sa peau et sur les fibres de ses vêtements. Avançant en titubant, il cherchait à se repérer. Il allait devoir suivre le cours d’eau jusqu’à son exutoire pour ensuite longer la terre en quête de territoires alliés. Bien que cette trajectoire lui ferait supporter davantage de ce paysage macabre. Mais après tout, il n’avait pas vraiment d’autres options. Il commença donc à suivre la rive du fleuve, il s’était débarrassé des quelques éléments d’armure qu’il portait afin de pouvoir avancer le plus aisément possible. Il eut de la chance de ne pas être mort noyé dans les eaux.

Ayant perdu son épée dans ce désastre, il en récupéra une sur le cadavre d’un de ses congénères bieffois. Il était exténué, ses cottes lui faisaient souffrir à chacune de ses respirations et il avait reçu un vilain coup à la tempe, une plaie d’où venait s’écouler de son précieux liquide canin.  Il avait le choix entre essayer de trouver un endroit sûr pour la nuit ou profiter de l’obscurité approchante pour pouvoir avancer pleinement à découvert. Bien que la première option était alléchante et lui permettrait de se reposer, la seconde était essentielle s’il voulait éviter d’être repéré et pire, capturé. Il continuait son avancée lorsqu’une ombre à cheval apparu à contre-jour s’approchant vers lui. Impossible de voir s’il s’agissait d’un ennemi ou d’un allié en état et à cette distance. Levant une de ses mains au dessus de ses yeux, l’autre tenant toujours son arme, il essayait de déterminer de qui il s’agissait. « Qui va là ? »


“Loyalty means I am down with you whether you are wrong or right, but I will tell you when you are wrong and help you get it right.”



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Garlan Goldwyne
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MessageSujet: Re: [Rp Alternatif] Fall of Marches   [Rp Alternatif] Fall of Marches EmptyJeu 3 Juin - 18:42

Un clapotis se fit entendre par-dessus la rumeur fatiguée du campement. Sahtel replongea ses mains dans le baquet dont l’eau froide lui glaçait le bout des doigts. Elle passa de nouveau ses mains sur sa figure, regardant avec absence le volume virer au rouge. Elle se leva et s’empara d’un tissu pour sécher son visage ruisselant. Ce fut là, devant son miroir, qu’elle réalisa comme elle devait rendre des comptes à l’enfant qu’elle avait cessé d’être.

Parce qu’elle avait été une enfant. Il y avait de cela peu de temps. Jusqu'à hier, peut-être. Elle avait couru sur la plage, s’était cachée dans le port, avait dormi dans la paille aux côtés de son premier cheval. Tout cela n’était pas si loin. Pourtant, aujourd’hui, les années lumières se comptaient par centaines. Elle voyait dans le petit miroir posé sur sa table de fortune comment son visage juvénile avait imprimé dans le creux entre ses sourcils toute l’angoisse de la tuerie perpétrée plus tôt. Et ce n’était que le début.

Lors de ses premières missions d’éclairage, Sahtel était restée la même. Elle avait appris à se faire discrète, à s’approcher à pas légers, à apprécier les moments où mettre pied à terre et quand enfourcher sa monture. Elle avait appris à dénombrer des hommes de loin, à lire leurs mouvements et les interpréter pour en faire le rapport aux généraux. Et tout ce temps, la fortune l’avait enveloppée de son aura maternelle. Elle n’avait pas croisé le chemin de l’adversaire.
En fait, on s’était assuré qu’elle reste dans l’ombre et en retrait quand, gonflée de certitudes, elle avait attribué sa sûreté à sa seule discrétion.

Aujourd’hui, c’était différent. Aujourd’hui, elle avait mis le pied à l’étrier en espérant forger sa légende, armes à la main. Elle avait empalé et égorgé, comme les autres. Comme les chevaliers chevronnés. Comme les malgré-eux aux yeux écarquillés désireux de revoir leurs proches.

Et quelque part dans cette débâcle bieffoise dont tous se félicitaient, elle avait perdu le peu de repères qui comptaient vraiment. La justice avait cédé son siège au crime. La raison à une aliénation détestable. Elle savait que cette victoire signifiait quelque chose d’important pour leur camp. Elle ignorait simplement comment se détourner du non-sens humain d’un tel massacre. Puisque c’était cela, la guerre.

Sahtel ne s’était jamais battue contre quiconque. Pas au sens où l’on pouvait l’entendre. Chaque affrontement était une course contre elle-même. Il ne s’agissait jamais de défendre son honneur ou de saper celui d’autrui. Pareils jeux d’ego étaient l’apanage des coquelets mal assurés. Elle n’était pas de ces hommes. Pour commencer, elle n’était pas un homme.

Sahtel ne s’était jamais battue parce qu’elle cultivait depuis toujours une indifférence non feinte à l’endroit des êtres de son espèce. Elle ne faisait pas cas des insultes la concernant, mais devait admettre que les injures faites à son fief et à sa maison lui faisaient plus volontiers serrer le poing.
Elle ne réglait simplement pas ses problèmes ainsi. Si la violence dont elle était capable était semblable à celle de tous les héritiers de Dorne, son éducation l’empêchait d’y avoir recours avec les mêmes élans d’orgueil que ses homologues.

Sa présence sur le champ de bataille ne relevait pas tant de l’amour du combat que du besoin de défendre sa liberté et son droit à disposer d’elle-même. A Dorne, elle était promise à des responsabilités qui lui auraient glissé entre les doigts presque partout ailleurs. Pour cette raison, et par devoir envers Salrivage, elle avait mis à profit ce qu’elle savait faire de mieux. Rester sur ses gardes, méfiante… et se battre.

Une ombre émergea sur la toile blanche, poussiéreuse et vieillie de sa tente. Bientôt, une voix suivit. « Tout semble calme et la nuit va tomber. Nous partons à la recherche de nos blessés. »

Morts, plutôt. Elle se garda de rectifier. L’espoir ne se malmenait pas dans une telle situation.

« Je vous accompagne. »

*

Le claquement étouffé des sabots sur le sol tapissé de feuilles. Le crissement lancinant d’une charrette alourdie par des corps inertes. Le silence planant sur le convoi jurait avec l’agitation infernale dont ces sous-bois s’étaient fait les témoins un peu plus tôt. Partout où elle posait le regard, Sahtel voyait les fantômes d’hommes aux prises avec l’ennemi. Parfois triomphants, parfois piteux.

Ils longeaient le lit de la rivière. Celle-ci avait charrié tant de corps que le spectacle désincarné des âmes perdues au cours des dernières heures laissait Sahtel muette. Derrière elle, des compagnons s’efforçaient de garder la face. Ils faisaient semblant. Eux aussi avaient tué pour la première fois. Elle les avait vus : leurs grimaces en enfonçant leurs lames dans des êtres de chair, leurs cris pour se donner du courage face à un Bief en surnombre dans ces attaques éclair au goût métallique. Ils se murmuraient quelques blagues. Cependant, chaque fois que le silence retombait entre eux et qu’ils posaient de nouveau le regard sur le tombeau à ciel ouvert que les armées des trois royaumes avaient créé, Braïn et Razar sombraient dans l’inconfort.

Elle leva l’index en leur direction. Un nouveau flot de billevesées mourut sur leurs lèvres entrouvertes. Surprise de la vitesse à laquelle elle les avait faits taire, Sahtel se concentra sur l’origine du bruit que son cheval semblait avoir perçu. L’oreille droite avait pivoté légèrement, puis il s’était arrêté. A l’affût. Elle quitta le chemin et fit signe à ses camarades de rester alertes tandis qu’elle s’aventurait vers la ripisylve. Elle noua les rênes et les lâcha, saisissant son arc. Elle encocha une flèche.
Il y avait quelqu’un. Plus si loin. Elle sentit l’hésitation de sa monture à faire le pas suivant. Quelque chose ?
Sahtel contourna un nouveau fourré et repéra la silhouette, debout. L’un des bras était prolongé d’une lame.

« Qui va là ? »

Elle plissa les yeux. Quelque chose dans l’accent et l’habit trahissait son appartenance. Un bieffois défait. Et amoché, à en juger par sa posture. Elle arma son arc.

« Lâchez votre épée. »

Les rayons du soleil qui perçaient la canopée arrivaient droit dans les yeux du soldat. Sahtel profita de cet avantage et inspecta rapidement les alentours du regard. Tout semblait calme. C’était un survivant. Jouait-il de chance ou de malchance en les croisant ? En la croisant. Sa mâchoire se contracta. Si elle n’avait pris aucun plaisir à occire les compagnons de cet homme, elle était loin de se sentir désolée pour lui. S’apitoyer sur l’ennemi, c’était se donner tort. Or pour ne pas céder à la folie, s’il y avait une chose à retenir lorsque l’on tuait de sang-froid, c’était bien la nécessité de se draper de certitude.

Sahtel visa la tête, puis descendit le long du bras tenant l’arme. Elle n'aimait pas se répéter. D'ailleurs, elle ne réitérerait pas sa sommation.

Sahtel Gargalen
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