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 Le feu qui semble éteint, souvent, dort sous la cendre...

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MessageSujet: Le feu qui semble éteint, souvent, dort sous la cendre...   Le feu qui semble éteint, souvent, dort sous la cendre... EmptyDim 17 Jan - 20:49


« Pensez-vous que je puisse à nouveau paraître devant votre épouse, ou devrais-je m’abstenir ? » A demandé Mahée à l’Empereur, en guise de clôture de sa leçon de stratégie militaire. Dans la tête de la dornienne, l’envie d’apaiser les tensions, si toutefois elles demeuraient, entre la nymphe aux cheveux d’argent et elle. Le conseil qu’ils avaient tenu à trois n’avait pas été qu’une partie de plaisir. Comment l’espérer avec tant de tempéraments impulsifs et, il faut le dire, d’orgueils pas toujours bien placés ? Elle sait que c’est son cas, Mahée. Elle travaille dessus. Si c’est difficile dans le feu de l’action, quand le feu est retombé et qu’il n’en demeure que des braises, pour peu qu’on s’abstienne de souffler dessus, elle réalise. En l’occurrence, elle avait réalisé dès le conseil, sa colère retombée aussi vite qu’elle était venue. Mais ça n’avait pas suffi, et elle comprend pourquoi. La reine Argella n’a pas volé son surnom de Tempétueuse, ni Rhaenys celle du dragon. Un dragon dans un orage. Que pouvait y faire une fille du soleil ? Pas grand-chose, si ce n’est espérer que la tempête passe, et attendre les éclaircies. Trop tôt ou trop tard ? La réponse de l’Empereur ne l’a, malheureusement, pas beaucoup aidée. Elle devait prendre le risque selon lui. Du moins était-ce qu’elle avait compris, peut-être à tort. Seulement, comme beaucoup sans aucun doute, Mahée est fatiguée de vivre dans le risque. Le risque de la bataille, le risque de la guerre sont deux choses qu’elle se sent parfaitement prête à affronter. Les risques d’assassinat également, puisqu’ils accompagnent des positions politiques fermes, comme les siennes. Mais ce genre de risques-ci, purement sociaux, elle s’en passerait bien…

Rhaenys et elle avaient passé un très bon moment, avant qu’elle ne parte. La dornienne n’a pas l’impudence d’espérer que ça se répète, encore moins après le conseil, mais elle avait eu le sentiment d’apaiser quelque peu l’impératrice. Elle se souvient, au milieu de cette frénésie d’où elle ne contrôlait absolument rien, avoir pu faire quelque chose, une toute petite chose, qui aille dans le bon sens. Au moins, dans le bon sens de quelqu’un. Ça lui avait fait du bien de se sentir utile. Ça lui avait fait plaisir de faire plaisir de la sorte à l’Impératrice, de partager un moment d’intimité, ce qui ne lui est plus arrivé depuis des lustres.

Alors que le soleil a déjà fort décliné, comme un automate, Mahée se rend jusqu’à la rivière pour laver son linge. Son propre linge. Elle n’est pas assez généreuse, et n’a surtout pas assez de temps, pour s’occuper de tout le linge de ses gens, mais elle aime à s’occuper du sien, quand elle n’a rien de mieux à faire, comme aujourd’hui. Les yeux baissés sur son office, elle termine quand les soldats commencent à allumer torches et braseros, et étend, après avoir essoré, ce qu’elle a lavé, sans avoir résolu son dilemme. Doit-elle se présenter à l’Impératrice ou non ? Elle s’en arracherait les cheveux. L’hésitation l’avait rongée jusqu’à l’os pour l’Empereur, et pour la reine de l’Orage, et voilà que ça recommençait. De colère, la dornienne donne un coup de pied dans une souche qui dépasse. « Aïe ! » Elle souffle discrètement, avant de se mettre à sauter sur place, en tenant son pied, où le sang pulsait dans son gros orteil, prisonnier de sa botte en cuir. Elle espérait que, cachée derrière les différents linges étendus, personne ne la verrait. C’était sans compter sur la dévotion de la première servante impériale, Kora. « D’expérience, je peux vous dire que les souches gagnent toujours. » Elle se moque, gentiment, de la femme au teint couleur de miel, qui lui rend son sourire, avant de se précipiter, l’impériale se prenant à son tour les pieds dans une racine, et manquant de faire tomber le linge de sa maîtresse. « Attention ! » Le cri de Mahée ne sert à rien, mais au moins, il n’y a pas de casse. Les deux femmes finissent dans les bras l’une de l’autre, le linge au milieu, et mettent plusieurs minutes à se dépêtrer sans ne rien faire tomber dans la boue, avant que la dornienne n’ose un petit rire. « Le sort est toujours ironique. » Kora lui sourit à son tour, et Mahée tend les bras. « Laissez-moi vous aider. Je vais dans votre direction de toute façon. » La dame de maison secoue la tête. « Non, ce n’est pas digne de votre rang. » La dornienne incline la tête. « L’avantage d’avoir mon rang, c’est qu’on peut avoir les lubies qu’on veut. Moins de temps égoïste, c’est plus de temps pour le bien commun. Je n’ai rien de mieux à faire pour le moment, et un peu de distraction me fera du bien. Ayez pitié, s’il vous plaît, et laissez-moi vous aider. » Présenté comme ça, Kora se sent la main un peu forcée, mais consent à laisser la lady l’aider à porter le linge jusqu’à la tente impériale.

Chemin faisant, Mahée se permet de poser quelques questions à la dame de maison. Des sujets triviaux pour lui montrer son intérêt, sans dépasser ses prérogatives. Arrivées devant la tente, la dornienne laisse Kora partir devant, qui s’arrête avant de rentrer, et se retourne vers elle. « Vous ne venez pas ? La tente est vide. » Mahée secoue la tête. « Je ne préfère pas, je trouve cela inconvenant. Déposez votre charge à votre aise, j’attends ici avec le reste. » La dame hausse les épaules et entre, laissant Mahée sur le seuil, entre deux gardes démalions. Vu le nombre de fois où elle s’est présentée ici, ils la voient moins comme une menace qu’une étrangère mais la gardent toujours sévèrement à l’œil. Quelques minutes s’écoulent et Mahée attend toujours, tranquillement, quand elle entendu du bruit venant dans sa direction et, surtout, qu’elle voit les deux gardes se mettre au garde-à-vous. Discrètement, la dornienne tressaille. Ça ne peut être que l’Empereur ou l’Impératrice. Dans les deux cas… Sa tenue comme sa visite comme sa position comme le contenu de ses bras… Tout, absolument tout, est incongru… Pour autant, la femme au teint couleur de soleil, malgré les circonstances, tente de jouer le jeu. Se tournant vers la source du bruit, elle constate qu’il s’agit de la Dame, et la nervosité la rattrape. « Votre Majesté… » Elle salue, exécutant une révérence très adroite malgré la charge dans ses bras et laisse ses lèvres se pincer pour cacher le large sourire qui étire ses lèvres… Peine perdue, elle se met à rire gentiment. « Croyez-moi, la situation ne joue pas en ma faveur, mais je ne faisais rien d’étrange ! » Ou pas. Son regard, se faisant suppliant bien que toujours plein d’autodérision, se tourne vers l’intérieur de la tente, impatient de voir sortir Kora…

[Hj : Je me suis permise de PNJiser Kora, je trouvais ça rigolo et sympa ^^ Si jamais il y avait le moindre faux pas de jeu ou que ça t’ennuie ou quoi que ce soit, n’hésite pas à me le dire et j’éditerai Smile ]



   
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Mahée Allyrion
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MessageSujet: Re: Le feu qui semble éteint, souvent, dort sous la cendre...   Le feu qui semble éteint, souvent, dort sous la cendre... EmptyDim 24 Jan - 17:40

Le feu qui semble éteint, souvent, dort sous la cendre...
Grassy Vale, An 1, mois 11, semaine 3

Je tombais. Ma chute m’arracha une grimace qui fit accourir tout de suite mon adversaire vers moi. Il était inquiet, horrifié même. Pourtant, il n’avait aucune raison de l’être. Je lui avais demandé d’arrêter de me ménager. Je voulais m’entrainer, réellement m’entrainer et pas gagner contre mon garde uniquement à cause de mon statut. Son coup avait été juste et rapide, trop pour que j’arrive à l’éviter. Sa canne avait balayé mes jambes et je m’étais retrouvée à terre.  J’avais sauté mais pas assez rapidement. En combat, je serais morte, et c’était cela qui était le plus dure à digérer. Pourtant, je n’étais pas mauvaise, loin de là. Mais je n’étais pas encore assez bonne pour autant. Une main se tendait pour m’aider à me relever et je l’acceptais. Je frottais ma tenue de cuir pour en décrocher de la terre, puis fis une légère révérence au garde de mon escorte, livide.  Je vous félicite… Vous n’avez pas volé votre victoire. Merci pour cette leçon, je me méfierais bien plus désormais des attaques venant vers le bas. Il dégluti, puis reprit son souffle alors que je lui souriais. Mon fessier était endolori, mais il s’en remettrait. J’attrapais le linge que me tenait la servante qui avait assisté à toute la scène. Kora n’était pas là comme à son habitude, partie laver mes affaires au ruisseau, un linge qui était bien plus précieux à ses yeux qu’aux miens à bien y réfléchir. Elle en prenait un grand soin, alors que, de mon côté, je pouvais me contenter de porter ce que je portais justement en cet instant. Mais cela, elle ne me permettra jamais, que je reste ainsi. Ce n’était pas, d’après ses dires, assez digne de mon statut.

Les écuyères s’affairèrent à ramasser toutes les armes pour les nettoyer tandis que je buvais un peu d’eau. Je pris la cape que me tendait la jeune femme avant de la nouer autour de mon cou. Je resserrais noire-sœur autour de ma taille prenant le temps qu’il fallait à mon garde de se rhabiller et reprendre ses armes. Allez savoir pourquoi mais les hommes aiment particulièrement s’entrainer torse nu. Sans doute étais-ce une question de virilité ? Jamais Baâl ne se battait à moitié nu et pourtant, il n’y avait pas meilleur combattant que lui. De nouveau en uniforme et armé, mon garde reprit sa place dans mon escorte qui se mit en route vers ma tente. Je ne rêvais que d’un bon bain chaud, que Kora se ferait un plaisir de faire demander quand elle verrait l’état de mon corps pour l’instant caché par ma cape. Heureusement mes cheveux n’étaient pas souillés, sinon je pense que son cœur aurait lâché… Je savais que je devais la ménager car elle n’était plus aussi jeune qu’avant mais… Ce serait aller contre ma nature que de rester à l’abri, et « noblement » vêtue. Je n’avais jamais été aussi calme et disciplinée que Visenya. Elle avait toujours été la Princesse soignée, et moi la va nue pied. Je sors de mes pensées quand une voix s’élève. Je n’avais pas fait attention, plongée dans mes rêveries qui m’avaient arraché un sourire mélancolique. Je tourne la tête vers la Dornienne, embarrassée par une pile de linge qu’elle avait entre les mains. Je hausse un sourcil alors que mon sourire mélancolique se transforme en sourire mélancolique. Je fais signe à la jeune servante de s’approcher et lui dis Veillez, je vous prie, débarrasser Lady Allyrion de son fardeau et le conduire à ses quartiers. Quant à vous, laissez donc cette enfant s’occuper de vos affaires. J’imagine que vous n’êtes pas ici pour discuter d’elles avec moi. Je lui refis un sourire. Rentrons voulez-vous ? Il me faut me débarbouiller avant que Kora ne revienne sinon j’ai bien peur qu’elle ne se débrouille pour que jamais personne ne retrouve ma dépouille. Elle a beau être petite, c’est un véritable tyr… Je me tournais en entendant un raclement de gorge que je ne connaissais que trop bien. Les bras croisés sous sa poitrine, le pieds qui tapaient sur le sol, Kora se tenait juste à l’entrée de la tente dont les pans étaient tenus par deux gardes. Oups. ajoutais-je sans un son avant de me tourner vers la vieille femme. Trésor. C’est un véritable trésor, n’êtes-vous pas d’accord Lady Mahée ? J’entrais dans la tente en contournant ma camériste qui n’était pas dupe même si elle cachait un sourire. Je la connaissais assez pour savoir qu’elle trouverait cela bien plus drôle que vexant. Elle savait l’affection que je lui portais après tout. Que voulez-vous boire Mahée ? Nous devons avoir de l’eau, du vin, de la bière… Et une liqueur quelque peu… Forte que garde l’Empereur quelque part dans ses affaires.



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Rhaenys Braenaryon
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MessageSujet: Re: Le feu qui semble éteint, souvent, dort sous la cendre...   Le feu qui semble éteint, souvent, dort sous la cendre... EmptySam 30 Jan - 15:58

Si Mahée avait espéré plus tôt trouver une solution pour entrer en contact avec la jeune Impératrice, elle n’aurait jamais cru que le destin s’arrangerait de la sorte pour l’exaucer. Saisie, un instant, par l’arrivée de sa Majesté, plusieurs expressions s’enchaînent sur son visage, surprise, crainte, honte… Avant qu’un sourire qui se moque ouvertement d’elle-même ne vienne perdurer. Est-ce une bonne, ou une mauvaise chose qu’elle se retrouve ainsi, bras chargés de draps, devant leur détentrice et Impératrice à tous ? Au final, Mahée estime que la chose est plutôt bonne. C’est une façon de rappeler, si ce n’est montrer, qu’aucun travail ne lui semble dérisoire, et qu’elle est prête à beaucoup, à abandonner sa superbe et troquer des fragments de son apparat pour rendre service. La question, plutôt légitime, qu’elle se pose est plutôt de savoir si elle aurait fait autant pour n’importe qui ? Si Kora n’avait pas été Kora, mais une simple dame ? Une lavandière tout ce qu’il y a de plus simple, dans toute l’honorabilité de son rôle ? Impossible à savoir, mais Mahée aime à penser que oui. Mieux que cela, elle se jure que si cette situation devait jamais se présenter, alors elle ferait exactement pareil.

Quoiqu’il en soit, l’Impératrice, qui semblait soucieuse en arrivant, lui réserve alors une mimique, à son sens, joueuse. Se pourrait-il donc que la tempête dont elle avait vu les prémices dans l’auberge se soit calmée ? Mahée se plaît à le penser en tous cas, et, toute en discrétion, donne gentiment le linge à la servante et lui indique d’un discret signe de tête la tente impériale, pour lui confirmer où est sensé aller son fardeau. Elle l’aperçoit d’ailleurs, du coin de l’œil, pénétrer les pans de tissu à sa suite, et se réfugier derrière Kora, laissant à la dornienne toute la liberté d’apprécier l’échange, plein d’une taquinerie qu’on sent découler une tendre et profonde affection, sourire aux lèvres. « Comment ne pas l’être, votre Majesté ? » Demande Mahée, en réponse à la question parfaitement rhétorique de la nymphe aux cheveux d’argent, se rendant complice de leur jeu, tout en restant aux limites pour le respecter. La dame de la Grâcedieu et elle ont parfois eu de ces petits instants d’intimité. Des moments triviaux qui ne veulent rien dire pour autre qu’elles. Voir Rhaenys et Kora entre elles le lui rappelle, lui laissant un goût doux-amer, bien que bien plus doux qu’amer, sur les lèvres.

Pour autant, les secondes de l’amertume semblent comptées dès lors que la proposition de l’Impératrice parvient aux oreilles de la dornienne, qui, instantanément, se redresse et dont les yeux se mettent à pétiller d’un plaisir mal contenu, dont les pupilles se dilatent de plaisir. « J’espère que votre époux ne prendra pas ombrage de mon choix, mais, Votre Majesté, si je pouvais avoir un peu de liqueur, j’en serai vraiment enchantée. » Plutôt pompeux pour un simple verre, mais la guerre, aussi « facile » eut-elle été pour Mahée, laisse des stigmates et engendre des manques. En l’occurrence, si la jeune femme ne mouine pas pour son confort, le peu d’entrain qu’elle montre à boire et à manger en raison de la qualité de la pitance et des breuvages commence à peser. Après tout, elle n’a jamais été habituée qu’aux saveurs les plus délicates, et n’a jamais bu autre chose, ou rarement, que les vins de sa cité… Liquoreux. Le goût du sucre lui manque affreusement. Elle se damnerait pour une tarte au citron meringuée, pour un jus d’oranges fraîchement pressé, pour des pâtisseries au miel, des cornes de gazelles… Alors, forcément, l’offre d’une liqueur éveille déjà ses papilles, et elle peine à cacher son engouement. Faut-il être sot pour ne s’égayer que d’une liqueur ? Dans ce cas, Mahée l’est. La gourmandise, chez elle, est palpable, sans pour autant être malsaine. Elle se sent comme ces petits enfants dont les parents n’ont pas les moyens de leur acheter une sucrerie, sur le point d’en recevoir la meilleure qui soit, gratuite. C’est à peu près à cela que ça ressemble, après des mois sans avoir posé un orteil en son fief, et plusieurs semaines de guerre.

« Je suis contente, vous avez l’air bien en forme, votre Majesté ! » Commence alors la dornienne, croisant élégamment ses doigts devant elle, consciente que sa remarque puisse être interprétée aussi comme un compliment sur la façon dont la grossesse sied, fort joliment, à la dame. « J’ai tendance à me dire sottement que tant que je vois l’ombre de Méraxès passer au-dessus de nous, je n’ai pas de raison de m’inquiéter, mais c’est toujours plus rassurant de le voir par soi. » Mahée marque seulement une courte pause, incapable de cacher ce qui la perturbe réellement, et bien plus que la liqueur, c’est manifeste. « Je suis aussi vraiment flattée que vous acceptiez de me recevoir. J’ai craignais ne plus avoir ce droit depuis notre discussion de l’auberge. » Où l’Impératrice, autant que la reine Argella, avaient été particulièrement contrariées… D’un naturel fédérateur, où les idées primes d’avantage que le reste mais consciente de devoir jongler avec les égaux de chacun, comme chacun d’entre eux, il semble tout naturel pour la dornienne de se voir soulagée du poids de la culpabilité et de la crainte d’un quelconque ressentiment… Mais peut-elle réellement l’espérer ?



   
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Mahée Allyrion
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Si Kora ne lèvait pas les yeux au ciel c’est uniquement parce qu’elle est trop bien élever pour cela. Et si son sourire ne se dessine pas sur son visage c’est parce qu’elle tient bien trop à son image pour la laisser se fissurer, ne serait-ce qu’un peu. Un jour j’espérais sincèrement qu’elle la laisserait de côté. Je ne l’avais jamais considéré comme « une petite chose ». Elle n’était pas, à mes yeux, une simple camériste ou servante. Elle était bien plus que cela, même si elle se refusait à l’admettre, à le voir, à se laisser aller. J’avais conscience qu’elle faisait preuve de prudence. Non pour elle mais pour moi. Elle ne voulait pas que l’on puisse m’atteindre par n’importe quel moyen, elle y comprit. Pourtant, c’était vain. Elle avait beau se tenir à l’écart, rester dans son « rôle », je connaissais la véritable Kora, celle qui enfant me prenait dans ses bras pour me consoler, celle qui m’a veillé quand j’ai pleuré mes parents, celle qui s’est toujours tenue à mes côtés lorsque j’ai perdu mes aînés. Elle a toujours été là. Je ne pouvais pas imaginer un seul instant ne plus l’avoir avec moi. C’était… Inconcevable. Kora n’a jamais été ma mère et ne l’a jamais remplacé à sa disparition… Mais je l’ai toujours aimé ainsi et je savais qu’elle m’aimait autant que ses propres enfants. Et encore, vous n’avez pas gouté à sa fameuse tarte aux myrtilles ! répondis-je à Mahée. Mes paroles stoppèrent une petite seconde la femme, avant qu’elle ne se reprenne et ne sorte demander à ce que l’on apporte de l’eau du ruisseau. Je baissais d’un ton et murmurais à la dornienne sur le ton de la confidence Si un jour Kora vous en propose, fuyez vite et loin. C’est qu’elle en voudra à votre peau… Je devais avoir sept printemps quand elle avait ramené au château cette magnifique tarte qui sentait si bon. Elle avait sélectionné les plus beaux fruits de son jardin pour les orner sur cette crème qui semblait parfaite… Et que nous avons bien vite recraché comme des malpropres. Parce que si les fruits étaient bons et la pate succulente, la crème elle… était immonde. L’un de ses enfants lui avait joué un mauvais tour et à la place du sucre, il ou elle avait mis du sel… Le goût était si affreux que même les chiens du château n’en avaient pas voulu. Et après ce fiasco, Kora ne nous avait plus jamais ramené de dessert.

S’il n’y avait aucun collation dans cette tente, je savais qu’il y avait de quoi boire. J’en proposais à Mahée et souris à son choix. Ne dit-on pas que les absents ont toujours tort ? lui répondis-je avant d’aller jusqu’à la malle « aux trésors liquides » de mon époux. Je fouillais dedans, écarté la bière et le vin avant de récupérer et lever bien haut de manière triomphante sa fameuse bouteille de liqueur nordienne dont il raffolait tant et qu’il sortait aux invités de marque. Je l’amenais jusqu’à la fille du soleil pour lui tendre. Elle est forte… Peut-être devriez-vous la sentir avant ? La gâcher serait un sacrilège. Il vaut mieux que vous soyez certaine d’en boire. lui dis-je avant d’aller chercher deux verres, dont un que je remplissais d’eau et avalais d’une traite. J’écoutais mon invitée surprise tout en prenant place sur l’une des chaises, lui désignant la seconde. Je ne suis pas la moins bien lotie dans cette armée. Je ne peux me plaindre de ma condition. Ce que je pensais réellement. J’étais souvent malade mais cela était dû à ma grossesse. Et je ne pouvais me plaindre non, pas alors que je jouissais de bien plus de privilège que d’autres. Vous avez raison de penser ainsi. Il n’y a pas meilleure gardienne que ma Soeur. lui répondis-je en hochant la tête. Je fronçais légèrement les sourcils à ses propos suivant avant de secouer la tête. Et pourquoi donc vous êtes-vous mis cela en tête ? Si vous étiez personne non grata, vous ne feriez plus partie de cette armée. Je peste et fais bien du bruit mais c’est là mon caractère enflammé de Dragon. Je ne suis pas en demi-mesure, ne le saviez-vous pas ?  



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Rhaenys Braenaryon
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MessageSujet: Re: Le feu qui semble éteint, souvent, dort sous la cendre...   Le feu qui semble éteint, souvent, dort sous la cendre... EmptyJeu 4 Mar - 18:17


Avec un sourire aussi curieux qu’amusé, la dornienne écoute la confidence de la nymphe des bois… Concernant une tarte aux myrtilles. Mahée est saisie, et peine à cacher l’hilarité qui menace de la saisir à cette révélation, qui sonne à la fois délicieusement triviale, donc particulièrement rafraîchissante dans un contexte aussi pesant que la guerre, mais aussi porteur d’un souvenir fort, un beau souvenir, qu’elle aurait plaisir à entendre si l’Impératrice souhaite le lui narrer, un jour. Aussi, c’est sourire aux lèvres qu’elle reprend son ton conspirateur pour lui répondre. « Comptez sur moi pour prendre garde… Si je dois craindre qu’elle ne l’étale sur ma figure, dois-je l’étaler sur la sienne avant ? » Elle demande, curieuse de savoir quel danger pourrait représenter une tarte, si ce n’est de vous rendre ridicule en étalant de la crème sur son visage… Encore que le ridicule n’a jamais tué qui que ce soit, sauf peut-être une réputation ? Mahée n’est pas cela à près. Pis, sans doute que ça l’amuserait de cumuler le titre de reine des tartes, en plus de rebelle de Dorne… A défaut d’éveiller la complicité de ses pairs, peut-être pourrait-elle alors éveiller leur sympathie ?

Quoiqu’il en soit, elle abandonne volontiers ce projet farfelu pour un plaisir auquel elle n’a pas eu accès depuis bien longtemps. La faveur que lui fait l’Impératrice éveille toute sa reconnaissance. Après plusieurs semaines à boire du vin coupé à l’eau pour limiter les risques d’ivresses autant que de dysenterie, la liqueur serait sans le moindre doute un régal, et finirait de tuer tout parasite rebelle qui aurait pu prendre place dans son système digestif. De quoi ravir la dornienne, qui hoche diligemment la tête aux conseils de l’Impératrice, lui offrant un sourire doux. « Bien sûr, votre Majesté… » Son sourire se fait plus amusé. « J’ai l’étrange lubie de manger avec autant de sens que je le puis, vous savez. » Est-ce vraiment étonnant pour une femme férue de plaisirs ? « J’aime sentir tout ce que je mange ou bois, en guise de préparation. J’aime me donner envie de la nourriture. Un pain qui croustille, le parfum du miel ou d’un vin, la vision du beurre en train de fondre sur une brioche tiède… » Comme souvent, les onyx de la dornienne se mettent à briller. « La nourriture est un véritable plaisir pour moi. Croyez bien, de ce fait, que votre cadeau ne sera jamais autant apprécié que par moi. » Parce que c’est elle qui le lui offre, d’une part, mais aussi par le contenu, sa rareté et sa provenance. L’espace d’un instant, Mahée a le sentiment que l’Impératrice et elle sont deux criminelles, prenant le risque de disposer de leur larcin au nez et à la barbe des miliciens…

Fidèle à sa parole, donc, la femme au teint hâlé prend précautionneusement le verre qui lui est tendu, et vient s’asseoir à la place que la nymphe lui désigne. Elle écoute, pleine de compassion, la confession de l’Impératrice quant à son état. « Les maux de la grossesse frappent toutes les femmes, votre Majesté… Les partager ce n’est pas vous plaindre… » Elle cherche à la rassurer, à l’inviter à se sentir suffisamment en confiance pour pouvoir s’épancher, si elle en avait le besoin. C’est toujours un petit peu drôle pour elle que d’entendre une femme parler d’un dragon comme d’une sœur, mais finalement, pourquoi pas ? Ces créatures sont, finalement, au moins aussi fabuleuses que celle qui lui fait face. Une nymphe peut être la sœur d’un dragon. Ce n’en est que plus poétique. Mahée sourit gentiment, se doutant que d’aucun ne prendrait le risque d’affronter un dragon, à moins de chercher une mort rapide. Qui de mieux placé, donc, pour veiller à la sécurité de l’Impératrice, que sa sœur ?

Et puisqu’elles évoquent le dragon, le sujet du feu ne tarde pas à faire son apparition. La dornienne relève, avec un certain amusement, la réaction de l’Impératrice, qui la rassure d’une certaine façon, assez pour qu’elle se sente la liberté d’être honnête et de se moquer d’elle-même, et de plaisanter avec la nymphe. « Et bien… » Elle commence, avec une petite gêne feinte. « C’est justement parce que je vous sais ne pas être en demi-mesure que je m’inquiétais. » Elle se permet un petit rire, avant de redevenir plus sérieuse. «Vous savez, beaucoup de choses me passent par la tête quand je vous regarde. Vous êtes beaucoup de choses, et malheureusement, parfois, la politique nous lie les mains... J’imagine, sans doute à tort, que vous n’êtes pas épargnée. » Elle ne développe pas plus, ne voulant pas laisser penser à sa vis-àvis qu’elle se croyait cruciale dans l’armée au point qu’on doive la prendre avec des pincettes, mais elle s’est déjà dit que, peut-être, l’Impératrice aurait pu se contenir jusqu’ici par calcul, pour l’Empire. Son sourire est toujours aussi gentil cependant, car elle ne soupçonne la monarque d’aucune malveillance. Elle hausse des épaules, feintant une indifférence qu’elle ne ressent pas. « L’intermède que nous avons partagé avant que je ne parte pour Grigibets a été une parenthèse d’une rare douceur dans ce parcours guerrier que nous suivons, parcours dont je n’ai que peu l’habitude. Je craignais que ce genre d’occasions ne se reproduise plus jamais, si vous étiez offensée d’une quelconque façon. J’aurai compris, bien sûr. Mais ça m’aurait peinée, je l’avoue. » Elle confie, sans honte, ce qui l’a tourmentée jusqu’ici, parce que l’Impératrice lui donne le sentiment qu’elle peut être honnête avec elle… Et l’honnêteté, c’est bien la qualité que préfère Mahée, que ce soit chez elle, ou chez les autres.



   
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Le feu qui semble éteint, souvent, dort sous la cendre...
Grassy Vale, An 1, mois 11, semaine 3

Si Kora ne lèvait pas les yeux au ciel c’est uniquement parce qu’elle est trop bien élever pour cela. Et si son sourire ne se dessine pas sur son visage c’est parce qu’elle tient bien trop à son image pour la laisser se fissurer, ne serait-ce qu’un peu. Un jour j’espérais sincèrement qu’elle la laisserait de côté. Je ne l’avais jamais considéré comme « une petite chose ». Elle n’était pas, à mes yeux, une simple camériste ou servante. Elle était bien plus que cela, même si elle se refusait à l’admettre, à le voir, à se laisser aller. J’avais conscience qu’elle faisait preuve de prudence. Non pour elle mais pour moi. Elle ne voulait pas que l’on puisse m’atteindre par n’importe quel moyen, elle y comprit. Pourtant, c’était vain. Elle avait beau se tenir à l’écart, rester dans son « rôle », je connaissais la véritable Kora, celle qui enfant me prenait dans ses bras pour me consoler, celle qui m’a veillé quand j’ai pleuré mes parents, celle qui s’est toujours tenue à mes côtés lorsque j’ai perdu mes aînés. Elle a toujours été là. Je ne pouvais pas imaginer un seul instant ne plus l’avoir avec moi. C’était… Inconcevable. Kora n’a jamais été ma mère et ne l’a jamais remplacé à sa disparition… Mais je l’ai toujours aimé ainsi et je savais qu’elle m’aimait autant que ses propres enfants. Et encore, vous n’avez pas gouté à sa fameuse tarte aux myrtilles ! répondis-je à Mahée. Mes paroles stoppèrent une petite seconde la femme, avant qu’elle ne se reprenne et ne sorte demander à ce que l’on apporte de l’eau du ruisseau. Je baissais d’un ton et murmurais à la dornienne sur le ton de la confidence Si un jour Kora vous en propose, fuyez vite et loin. C’est qu’elle en voudra à votre peau… Je devais avoir sept printemps quand elle avait ramené au château cette magnifique tarte qui sentait si bon. Elle avait sélectionné les plus beaux fruits de son jardin pour les orner sur cette crème qui semblait parfaite… Et que nous avons bien vite recraché comme des malpropres. Parce que si les fruits étaient bons et la pate succulente, la crème elle… était immonde. L’un de ses enfants lui avait joué un mauvais tour et à la place du sucre, il ou elle avait mis du sel… Le goût était si affreux que même les chiens du château n’en avaient pas voulu. Et après ce fiasco, Kora ne nous avait plus jamais ramené de dessert.

S’il n’y avait aucun collation dans cette tente, je savais qu’il y avait de quoi boire. J’en proposais à Mahée et souris à son choix. Ne dit-on pas que les absents ont toujours tort ? lui répondis-je avant d’aller jusqu’à la malle « aux trésors liquides » de mon époux. Je fouillais dedans, écarté la bière et le vin avant de récupérer et lever bien haut de manière triomphante sa fameuse bouteille de liqueur nordienne dont il raffolait tant et qu’il sortait aux invités de marque. Je l’amenais jusqu’à la fille du soleil pour lui tendre. Elle est forte… Peut-être devriez-vous la sentir avant ? La gâcher serait un sacrilège. Il vaut mieux que vous soyez certaine d’en boire. lui dis-je avant d’aller chercher deux verres, dont un que je remplissais d’eau et avalais d’une traite. J’écoutais mon invitée surprise tout en prenant place sur l’une des chaises, lui désignant la seconde. Je ne suis pas la moins bien lotie dans cette armée. Je ne peux me plaindre de ma condition. Ce que je pensais réellement. J’étais souvent malade mais cela était dû à ma grossesse. Et je ne pouvais me plaindre non, pas alors que je jouissais de bien plus de privilège que d’autres. Vous avez raison de penser ainsi. Il n’y a pas meilleure gardienne que ma Soeur. lui répondis-je en hochant la tête. Je fronçais légèrement les sourcils à ses propos suivant avant de secouer la tête. Je ris à la réponse de la Dornienne J’ai peur que si vous fassiez cela, vos doigts tombent avant. Vraiment, fuyez, c’est la seule manière d’y survivre. ajoutais-je au sujet de la tarte aux myrtille de celle qui avait toujours fait part de ma vie. Peut-être s’était-elle améliorée et sans aucun doute ses desserts étaient bons, mais que les dieux m’en soient témoins, on ne m’y reprendra pas. Jamais.

Je propose à cet invité impromptue un verre et parmi les choix que je lui donne, elle sélectionne l’un des mets préférés de mon époux. Je souris. Torrhen s’en rendra compte, ça ne fait pas de doute non. Il se rendra compte que sa bouteille sera moins remplie, sans pouvoir vraiment l’expliquer. Je l’imaginais déjà la tirer et la regarder attentivement. Cela me faisait déjà sourire. Cette légèreté, nous en avions besoin, tous, lui le premier. Votre vision et manière de faire me plait. Bien plus de personne devrait raisonner et agir ainsi. Prendre le temps de jouir des petits plaisirs, de les savourer, de les admirer avant d’y gouter. Le monde s’en porterait bien mieux. Combien piétinaient la terre plutôt que de regarder la fleur qui s’épanouissait juste avant que leurs pieds ne s’écrasent dessus ? Dès qu’un enfant passait à l’âge adulte, il oubliait. Oui, ils oubliaient la beauté du monde, et de s’extasier devant les petites choses, ses petites choses pourtant si importantes. Ils ne prenaient plus le temps, ils ne laissaient plus leur esprit dériver, divaguer, rêver tout simplement. Ils allaient droit au but et se priver des merveilles qui se trouvaient pourtant sur leur trajet. Je trouvais cela… Triste oui très triste même. Vous méritez d’autant plus de la gouter car vous saurez l’apprécier à sa juste valeur ajoutais-je avant de lui service ce petit trésor nordien. Beaucoup aimeraient sans aucun doute être à la place de la jeune femme. Pourtant, il n’y avait qu’à elle que je voulais accorder ce petit plaisir. Elle le méritait, ces mots le prouvaient et avaient touchés cette artiste et rêveuse qui sommeillait encore au fond de moi, et qui laissait sa place à la guerrière.

Si je ne partage pas son point de vue sur ma condition, je décide de laisser filer. Personne ne pourrait me faire changer sur ce point alors j’acceptais sans problème que nous ne soyons pas d’accord. Je ne m’estimais pas meilleur que mes hommes et je ne pensais pas que, parce que je les dirigeais, je n’avais pas à souffrir comme eux, et être épargné de ces maux qui les touchait. Non. Je me devais de les connaitre, et je ne désirais pas avoir plus que nécessaire par simple gout du luxe. Je n’étais pas ainsi. J’avais pataugé dans la boue, dans le sang. J’avais dormi plus d’une fois à même le sol et n’avais jamais trouvé à y redire. C’était la le prix à payer pour mener cette guerre.

J’écoute avec attention les craintes qu’elle décide de me dévoiler. Je prends le temps d’y réfléchir, sans la quitter des yeux. Mon regard ne se veut pas pesant non, mais concentré. Je laisse le silence s’installer, ce silence qui ne m’avait jamais dérangé. Je prends mon temps et finis par lui dire Rhaenys… Appelez-moi Rhaenys, pas votre majesté je vous pries. Trop peu de personne m’appelle ainsi. Pourtant, n’est-ce pas un joli prénom ? Oui n’est-il pas joli ? N’est-ce pas un bon choix que ma mère a fait en me nommant ainsi, en faisant référence à mes racines Valyriennes et Dragonniennes ?  La politique se doit de rester à sa place, c’est-à-dire dans les tentes de commandement et sur les champs de bataille. Elle ne doit pas régner autre part et si certains sont incapables de la laisser de côté, alors ils n’ont rien à faire parmi mes gens. J’ai beau pesté parfois contre la Reine qu’est Argella Durrandon, elle n’en reste pas moins très chère à mon cœur et une amie des plus précieuse, et une sœur. J’aime à penser que ceux qui me sont proches savent faire la part des choses. Je suis Impératrice, mais je n’en reste pas moins une épouse, une mère, une amie, une femme. Je buvais un verre d’eau avant de le reposer doucement sur la tête et me levais. Je m’approchais d’elle pour prendre ses mains dans les siennes. Pas de faux semblants ici. Je ne recherche pas la perfection chez mes interlocuteurs. Ce que je recherche c’est qui ils sont réellement, au fond d’eux. Je me fiche de leurs masques alors vous pouvez vous reposer et laisser tomber celui que vous vous devez de porter. Je ne suis pas votre ennemi, et je n’aspire pas à l’être. Ce que vous appelez une parenthèse ne l’est pas pour moi. Parce que c’est ce que je suis, vous comprenez ? Je puis comprendre que cela ne soit pas du gout de tous et je l’accepte. Je n’aspire pas à faire l’unanimité et je n’ai pas la prétention de plaire à tout le monde, loin de là même. Mais si j’ai bien un désir, c’est que lorsque quelqu’un affirme qu’il m’apprécie, que cela soit vrai et sans condition, sans attendre que je devienne une personne que je ne suis pas. La liste de ces personnes là étaient courtes certes, mais elle existait malgré tout. Torrhen, Orys, Kora, Argella, Gawain. Ils me voyaient réellement tel que j’étais. Et j'espérais qu'un jour, Mahée les rejoindrait. Elle ne remplacerait jamais Yesaminda, personne ne le pourrait mais je savais que j'avais besoin de m'entourer d'être sur qui je pouvais compter, quoi qu'il puisse se passer, que je pouvais aimer sans limite et que cet amour, ils sauraient me le rendre. Daena... Daena avait perdu ma confiance et je voyais bien qu'elle me mentait parfois. Quant à Isla, elle m'avait déjà laissé une fois par le passé alors quelle garantie avais-je désormais? Le temps me donnerait raison ou tord de ne plus m'ouvrir à elles qu'avant. Mais je me devais de me protéger.



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MessageSujet: Re: Le feu qui semble éteint, souvent, dort sous la cendre...   Le feu qui semble éteint, souvent, dort sous la cendre... EmptyJeu 22 Avr - 19:06


Elle a tellement raison… Songe Mahée, lorsque l’Impératrice évoque la possibilité qu’un jour, tout le monde puisse prendre le même plaisir à paresser à l’ombre d’un chêne, par temps de chaleur, les pieds tenus dans le frais d’un ruisseau avec le clapotis de l’eau et le chant des oiseaux comme musique… Malgré elle, la dornienne ferme les yeux et, l’espace d’un instant, elle a l’impression de sentir, sentir réellement, les rayons diffus du soleil sur ses joues, l’eau qui file entre ses orteils, des petits poissons qui les chatouillent, l’odeur de l’herbe… Le rêve se finit aussi vite qu’il a commencé, son arrêt comme brisant son cœur de déracinée. Elle sourit à la nymphe des bois, mais son sourire trahit un peu de sa peine, de sa tristesse. Si la femme au teint couleur de miel n’est pas triste d’être ici plutôt qu’ailleurs, elle regrette qu’ils le soient tous, à patauger dans la boue, plutôt qu’à profiter des plaisirs simples de la vie. Mahée l’ignore encore mais cette liqueur aura pour toujours un goût particulièrement unique pour elle, un goût qu’elle pourra reconnaître entre mille, une madeleine de Proust. Dusse-t-elle en boire encore à l’avenir, en plus du goût qui envahira ses papilles, elle sera gagnée d’une forme de nostalgie et de profonde tendresse. Et tout cela, c’est à l’Impératrice qu’elle le doit. Si elle ne parvient pas à délier sa gorge pour répondre correctement à la faveur que lui fait la nymphe, le sourire qu’elle lui adresse exprime tout de sa profonde reconnaissance face à ce cadeau.

Ses craintes confiées à l’Impératrice, et ayant conscience que celle-ci ait volontairement décidé de ne pas répondre à ses inquiétudes quant à sa grossesse, Mahée, à l’aise avec le silence installé par la nymphe, voyant à son expression qu’il n’était pas hostile, prend le temps de goûter à la fameuse liqueur nordique… D’abord, l’alcool lui embrase délicieusement la bouche, avant de laisser sur sa langue un goût délicieux de sucre, suivi par ce qu’elle a l’impression d’être de la noisette… Réaction bien involontaire de son corps, ses pupilles se dilatent de plaisir, ce qui, avec la faible luminosité des bougies, donne l’impression à qui les regarde que ses yeux sont entièrement noirs. Quand elle les relève vers l’Impératrice, ils ne peuvent que sourire, autant que ses lèvres pleines. « Si. Il est plein d’un exotisme de l’autre continent… Comme toute votre personne. » Le regard de la dornienne pétille. Déjà enivrée ? Non, pas encore. Ce qu’elle voit comme un compliment lui a échappé, et elle n’a pas voulu le retenir. Tout simplement.

Docile, Mahée baisse alors brièvement la tête, marquant ainsi son assentiment. Elle appellera alors l’Impératrice Rhaenys, dans un cadre plus restreint. Quand elles ne seront que toutes les deux, sans doute, car elle ne sait pas si elle osera en présence d’une autre âme, dusse-t-elle être celle de l’Empereur lui-même. Pourrait-il, lui, prendre ombrage qu’elle appelle son épouse par son prénom ?

La dornienne n’a guère le temps de creuser le sujet que Rhaenys consent à éclairer sa lanterne, dévoilant un peu plus en avant de sa façon d’être et de penser à Mahée… Qui adore ce qu’elle entend. Plus la nymphe des bois aux cheveux d’argent parle, et plus elle sourit, même si sans bêtise, sans béatitude, juste… De contentement. Si la voir venir à elle la surprend brièvement, elle lui donne volontiers ses mains, et se permet même de saisir en retour celles de Rhaenys. La laissant lui dire tout ce qu’elle a à lui dire sans l’interrompre, son expression se veut sensiblement plus grave quand elle évoque l’importance pour elle d’être appréciée pour elle, plutôt que pour la couronne qu’elle porte. Sur les mains de la nymphe, celles de Mahée se resserrent avec une affection presque palpable. « Votre Maj… Rhaenys… » Elle se reprend, au dernier moment, tentant de retenir un petit rire. « Je peux vous dire, avec la plus entière des sincérités… » Une sincérité palpable, elle aussi. « … Que je n’ai jamais été aussi sûre d’avoir pris la bonne décision en vous soutenant qu’à cet instant précis… » Ses doigts relâchent doucement ceux de la nymphe, vont pour se hisser jusqu’à sa joue, mais se stoppent, par déférence, au dernier moment. Le noir des yeux de Mahée ne quitte pas les améthystes de la nymphe pour autant. « Vous êtes d’une honnêteté rare… Presque limpide, d’une certaine façon… Il faudrait être fou pour vouloir vous changer… » L’admiration est visible chez la dornienne… En effet, il y a peu de choses qu’elle estime autant que la franchise. Comment ne pas succomber face à quelqu’un qui en montre autant ?



   
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Le feu qui semble éteint, souvent, dort sous la cendre...
Grassy Vale, An 1, mois 11, semaine 3

J’exprimais à la dornienne le fond de ma pensée, telle qu’elle était, sans faux semblants, dans me cacher. J’avais parfaitement conscience que cela pourrait ne pas lui plaire. Je pourrais perdre son estime ou sa loyauté. Ou les deux d’ailleurs. Mais je ne mentirais pas. Je ne renierais pas qui je suis pour plaire aux autres. J’avais changé, oui, sur bien des points. Mais pas celui-ci. J’étais plus détachée qu’avant, plus sombre aussi. J’avais renoncé sans même y prendre garde à bien des plaisirs. Je m’adonnais à l’art de moins en moins longtemps, de moins en moins souvent aussi. J’étais devenue une guerrière, une maîtresse de guerre, au détriment de l’artiste que jadis j’étais. Torrhen s’imputait ce changement alors que le fautif n’était pas lui mais celui qui m’avait volé les miens : Hoare. J’avais dû évoluer pour le bien de mon peuple. Parce que je le devais. Parce que je LUI devais. Il avait besoin d’une dirigeante forte, et concentrée sur sa tâche, et non pas d’une musicienne et crayonneuse. Visenya et Aegon n’étaient plus là pour endosser ces rôles. Et si mon époux voyait ce changement comme quelque chose de mauvais, je n’étais pas aussi catégorique que lui. J’étais bien plus forte qu’avant, bien moins vulnérable aussi. J’avais encore beaucoup à apprendre, de lui, de mes généraux, des autres têtes couronnées aussi. Je n’étais pas parfaite, loin de là même. Mais au moins faisais-je de mon mieux, pleinement et entièrement. Honnête, droite, juste, sans faux semblant. Cela plaisait, ou non. Qu’importe. Je n’aspirais pas à plaire à tous. Je pensais cependant que cela ne serait pas un problème pour Mahée Alyrrion. Ce n’était nullement la première fois que je me montrais aussi transparente avec elle. Quelque part, je me retrouvais en elle, même si nous étions différentes. Elle était prometteuse, et ne manquait pas de force même si elle ne s’en rendrait pas compte. Je voyais en elle l’étoffe d’une Reine, une Reine en devenir, mais une Reine malgré tout. Ou du moins, si elle prenait le bon chemin et arrivait à surmonter tous les obstacles qui se dresseraient devant elle. Elle devait faire ses preuves, à plus d’un titre, mais j’avais foi en elle malgré tout. Et je l’aiderai dans son entreprise, autant que faire se peut tout du moins. J’avais mes propres combats et il y avait des choses qu’elle ne pouvait accomplir que par elle-même.

Je la vois m’écouter avec attention. Je prends ses mains, et elle les serrer elle aussi. Ses yeux ne sont pas hostiles, loin de là même. Et, comme elle me l’indique par ces paroles, elle comprend et accepte. Je n’en attendais pas moins d’elle. Elle me rend cette franchise dont j’ai fait preuve envers elle et cela me soulage. Je ne me suis pas trompée sur elle. Ou du moins, pour l’instant car l’avenir n’était pas tracé et les choses pouvaient toujours changer. Mais pour l’heure, je me concentrais sur l’instant présent. Je lâche un léger rire à la fin de ses paroles Beaucoup ne pensent pas la même chose que vous. Je suis aux yeux de bien des gens une sorcière, une étrangère, une femme qui a oubli son rang, une putain, une ensorceleuse qui manipule le Vieux Loup et j’en passe. Je haussais les épaules. Ce monde est peuplé de fous, de fous qui voudront vous changer vous aussi, vous détourner de la voix que vous a montré les Dieux. Vous serez critiquées. Vous serez insultés. Vous serez détestée, et même haïe pour ce que vous êtes et ce que vous représenté. Mais si vous savez qui vous êtes au fond de vous, alors qu’importe les palabres, et l’opinion des autres. Ayez foi en vous, et vous ne vous détournez pas de ce grand destin qui s’ouvre devant vous. Restez toujours en paix et en accord avec vous-même. C’est la le meilleur conseil que je puis vous donner Mahée Lui dis-je avec le plus grand des sérieux. Et si elle, elle avait arrêté son geste, j’avais, de mon côté, posé ma main sur sa joue, pour que ses yeux ne quittent pas les miens, pour qu’elle puisse libre toute la sincérité dont je faisais preuve en cet instant à son égard. Je ne m’attardais pas sur sa peau de miel et me reculais légèrement pour lui laisser un peu d’espace. Je me levais et fis quelques pas dans la pièce avant de me retourner vers elle et lui demander En quoi puis-je vous aider ou être utile Lady Allyrion ? Si elle était venue jusqu’ici, ce n’était sans doute pas uniquement pour que je la rassure sur l’état de notre relation. Ou peut-être que si ? Je ne connaissais pas encore assez bien… Pour l’instant en tout cas, car je comptais découvrir qui elle était au plus profond d’elle. Du moins, si elle m’en laissait le loisir.





HJ : désolée c'est pas terrible terrible Sad


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