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 C'est la mer qui prend l'homme

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MessageSujet: C'est la mer qui prend l'homme   C'est la mer qui prend l'homme EmptyJeu 14 Jan - 16:30

Nous avions quitté Lancehélion la veille et pour nous éviter une rencontre avec les pirates qui mouillaient dans les criques de la côte de l'Orage, notre capitaine avait décrété que nous prendrions la haute mer ce qui impliquait de contourner les degrés de Pierre par l'est. Je me souviens qu'un certain nombre de marins s'étaient montrés mal à l'aise en apprenant sa décision, les îles avaient beau battre pavillon Dornien, elles avaient la sinistre réputation de servir de cachettes aux contrebandiers venus d'Essos composés de mages et d'esclavagistes. Heureusement pour nous, la Compagnie connaissait les risques du voyage et nous avait confié deux galères d'escorte avec notre cogue. Je n'étais pas mécontent de savoir que ce seraient-elles qui ouvriraient la route pour nous jusqu'à ce que le capitaine m'annonce que je passerai sur l'une d'elle le temps de contourner les degrés de Pierre. Il avait besoin d'un homme capable d'écrire vite pour informer les autres navires du moindre danger et m'expliqua que cela faisait parti de ma formation que de faire mes armes sur un navire militaire.

A cette époque, je venais tout juste d'avoir dix-huit ans et j'exerçais comme officier de bord depuis moins d'une année. Jusque là, j'avais été en formation et malgré un plus beau chapeau que les autres mousses on m'avait autant qu'eux demandé de briquer le pont et de me taire. Le passage en tant qu'officier tenait presque lieu de passage initiatique, les adolescents que nous étions devenions soudain des hommes faits, et il nous fallait désormais assumer ce nouveau statut, les privilèges comme les responsabilités qui allaient avec. Le monde de la mer et des navires forme une petite société à part entière, une famille hétéroclite et à la discipline stricte, et désormais j'y avais ma place. Aussi, passer du pont du Baiser de la Jouvencelle à celui de notre galère de guerre, me faisais soudainement prendre conscience du rôle qui était désormais le mien.



~ ~ ~ ~ ~



Notre navire longe à présent une île qui me semble interminable. C'est que nous avançons à contre-courant et malgré la voile pleine, notre allure a fortement réduit. Plus nerveux que je ne veux bien l'admettre, je fais des allés-retours sur le pont, changeant d'angle et de position avec ma longue-vue pour tenter d’apercevoir autre chose que la mer et la plage rocailleuse et stérile à tribord. Nous sommes en petit effectif, une vingtaine d'hommes dont la moitié de soldats : l'objectif est d'aller vite et de dissuader d'éventuels pirates de s'en prendre à nous. Si l'un d'entre-eux vient se rapprocher du navire principal nous le prenons par l'envers et l'empêchons d'aborder. Pour le moment toutefois, le Baiser de la Jouvencelle est hors de vue. Il a été décidé que nous naviguerions avec quatre mille d'avance afin d'ouvrir la voie au maximum. L'autre galère se trouve derrière le Baiser et ferme la marche si bien que malgré les paroles rassurantes du capitaine, je nous trouve bien isolés, au milieu de l'océan. D'autant plus qu'avec le bonhomme un peu grassouillet qui tient la barre, je suis le seul officier à bord et j'ai l'impression que les autres marins ne me font pas vraiment confiance pour gérer la situation. La plupart ont facilement deux fois mon âge, je ne peux pas les blâmer, si je m'écoutais et ne craignais pas autant le ridicule je cèderai volontiers ma place à l'un d'eux...

Encore et encore, comme si c'était une branche à laquelle je devais m'accrocher pour ne pas tomber dans le vide, je porte la longue vue à mon œil, scrute l'horizon dont le calme ne fait qu'augmenter mon appréhension. Si encore nous étions plusieurs marchands à emprunter cette route, les pirates n'oseraient pas se montrer, mais pour le moment nous sommes vraiment très isolés et je ne peux pas m'empêcher de me dire que notre capitaine a fait une erreur. Une formation serrée au large des côtes de l'Orage aurait été plus rassurante.

- T'essayes d'te trouver une sirène avec ta longue vue, p'tit Liriam ?

Je lance un regard courroucé au marin goguenard qui mâche un morceau de tabac accoudé au bastingage. Dans d'autres circonstances j’aurai accueillit la plaisanterie en souriant mais pour le moment je n'ai vraiment pas le cœur à rire. C'est ma première mission avec de véritables responsabilités et je n'entends ni décevoir mon capitaine, ni mon père.

- Retourne à ton poste, Joran. Je dis agacé.

- Et pour quoi faire ? La mer est plate comme ma femme et l'vent souffle de travers, c't'un temps à jouer aux cartes...

Il n'a pas totalement tort, même si je n'aime pas qu'on conteste mon autorité. C'est un coup à laisser s'implanter de mauvaises habitudes. Un regard par dessus mon épaule confirme ce que je sais déjà : si quelques marins vérifient l'état de la voile, la plupart des soldats somnolent, fument ou lancent le dé. Il faut dire que notre rythme n'aide pas à rester en alerte, à croire que je suis le seul à me faire du mouron sur ce bateau.

Comme s'il avait intercepté ma pensée, Joran répond : T'inquiètes dont pas trop non plus, ça servira pas à grand chose bloqués comme on est. Au moins avec c'te mer si des enfoirés veulent nous tomber d'sus on les verra v'nir de loin.

Je soupire, sans répondre et une nouvelle fois je porte la lunette à mon œil. Rien, toujours rien, je n'arrive qu'à m'éblouir tout seul avec le reflet du soleil sur les vagues mais je continue, encore et encore.

- Joran ?

- Ouais m'sieur ?

Je désigne un point sombre, qui vient d'apparaitre de derrière une île au loin.

- C'est un navire.

Le vieux fronce les sourcils et se dirige vers la barre pour avertir l'autre officier. Pour ma part, je scrute encore le point mais à cette distance, avec la lumière, impossible de distinguer son pavillon. Tout ce que je peux faire, c'est réveiller les hommes.

- Eh, debout ! Une voile.

Les soldats se redressent en râlant, récupère leurs armes et referment leurs pourpoints. Dans les cordages, les marins qui sont montés mettent leurs mains en visière pour tenter d’apercevoir quelque chose. Je suis tenté de monter également prendre de la hauteur mais je sais que c'est inutile. Au bout de ma longue-vue, la silhouette semble se préciser et avec une grimace, je constate qu'elle se rapproche de nous. Mauvais signe, il est rare que les navires pacifiques s'amusent à venir au contact pour dire bonjour. Le reste de la troupe semble avoir fait le même raisonnement que moi et tout de suite l'ambiance se tend. Je cherche Joran du regard, le vieux marins continue à mâcher sa chique en jouant avec un coutelas. Par réflexe, je porte moi-aussi ma main à ma ceinture ou sont accrochés un sabre d'abordage et un poignard.

- Des fer-nés...

- Je sais... je distingue le kraken sur leur voile à présent. Qu'est-ce qu'ils font dans le coin...?

- C'est la guerre m'sieur Liriam.

- Mais pas contre nous...

- Quand tout l'monde est mort, personne va témoigner qu't'as zigouillé l'mauvais équipage, faut pas trop compter sur not'drapeau si vous voulez mon avis.

L'autre officier de bord ne semble pas partager cette opinion, ou juge utile de tenter l'idée tout de même. Un peu frénétiquement, deux hommes escalades les cordages pour hisser le pavillon du Val en haut de notre mat. Anxieux, je continue à observer le boute dans l'espoir de le voir faire demi-tour. Peine perdue. Si rien ne l'arrête, d'ici quelques minutes il va finir par nous éperonner, c'est certain.



@Eren Hightower & @Rodrik Harloi

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MessageSujet: Re: C'est la mer qui prend l'homme   C'est la mer qui prend l'homme EmptyJeu 14 Jan - 21:13


C’est la mer ...

qui prend l’homme ...


Après les raids sur les côtes nordiennes des dernières années, c’était maintenant au tour de Dorne de connaître les sanguinaires fer-nés. Cela faisait maintenant plusieurs mois que Rodrik s’amusait à piller des villages et ramasser tout ce qu’il pouvait avec ses navires mais bon, il y avait également un autre intérêt à sa présence ici et c’était la fille d’Harren le Noir. Les équipages des deux fer-nés savaient tout de leurs rencontres épisodiques et d’ailleurs, cela ne devait pas être un secret pour les Iles de Fer non plus. Toutefois, Rodrik n’était pas du genre à étaler cela en place publique, surtout qu’il avait parfaitement conscience que la Princesse Hoare ne serait jamais sienne et que son père en ferait un moyen d’alliance avec une puissance étrangère. C’est donc la veille que leurs deux navires se retrouvèrent dans les Degrés de Pierre, profitant du calme de l’endroit pour s’adonner aux plaisirs de la chair. Bien sûr, personne n’était oublié car lors de leurs raids, de nombreuses dorniennes avaient eu le bonheur d’être embarquées à bord, permettant aux équipages de se laisser aller à leur instinct le plus primaire.

Durant toute la nuit, les cris, les hurlements et les grognements raisonnèrent sur la mer calme. La pitié demandée par les captives ne semblait émouvoir personne et surtout pas le Capitaine de la Faux Sanglante qui était bien trop occupé à satisfaire la belle brune commandant la Flotte de Fer. Si leurs ébats étaient brutaux et bestiaux, cela avait au moins le mérite de les rendre d’humeur joyeuse le lendemain. C’est donc reposé et vidé que Lord Harloi ouvrit un œil après cette nuit agitée et plaisante, observant la belle qui partageait sa couche, nue et semblant vulnérable durant son sommeil. Totalement nu également, il observa le corps dont il avait profité durant la nuit, palpant son fessier rebondi à souhait avant de finalement se lever. Il s’étira un peu, avant d’enfiler un pantalon pour sortir de la cabine et voir ce qu’il se passait sur le pont.

Etant sur le navire de la Princesse Hoare, le sien étant amarré juste à côté, il observa ses hommes se réveiller également. Certains semblaient avoir abusé avec les dorniennes mais bon, ce n’était pas comme s’il espérait les garder jusqu’à leur retour dans les Iles de Fer. Ce n’était finalement que des marchandises remplaçables qui seraient offertes au Dieu Noyé dès qu’elles seraient devenues inutiles ou remplacées par des plus fraîches. Les deux navires étaient cachés derrière un îlot sans vie et afin de garantir leur sécurité, un des hommes de Rodrik surveillait l’horizon au sommet du caillou. La nuit avait été calmé mais visiblement, cela n’allait pas être la même chose pour cette matinée où le vent ne semblait pas trop vouloir pointer le bout de son nez. Alors que Rodrik allait rejoindre la Princesse Hoare pour sans doute un petit complément d’exercice, le guetteur alerta son capitaine d’un navire en approche.  

« Capitaine !!!! Capitaine !!! Navire en vue ! »

Un large sourire prit place sur le visage de Rodrik. Après cette nuit où les deux équipages avaient eu leur ration de sexe, il ne manquait plus qu’un bon combat et du sang pour que cette journée soit parfaite. Avec un peu de chance, ils allaient pouvoir récupérer quelques richesses au passage, juste de quoi ravir le fer-né qui ne manqua pas de sonner la préparation au combat.

« Allez ! Tout le monde debout !!! Le déjeuner va être servi ! Préparez-vous au combat ! »

Le Capitaine hurla ses ordres à son second qui était resté sur la Faux Sanglante. Immédiatement, les coups de pied de Hors Harloi, le cousin de Rodrik s’abattirent sur les membres de l’équipage afin de les sortir de leur sommeil. Leurs visages d’abord embrumés par les excès de la veille se changèrent rapidement en des sourires satisfaits à l’idée de plonger leurs lames dans le corps des fous ayant eu la malchance de croiser leur route. De son côté, Lord Harloi retourna dans la cabine le sourire aux lèvres.

« Princesse, mon offrande à tes charmes vient d’arriver ! J’espère que ma fougue de hier n’aura pas esquinté ton sublime postérieur. »

Rodrik enfila un vêtement et ses chaussures, se préparant au combat qui allait inévitablement avoir lieu vu la soif de sang des équipages et lui-même. Son épée en acier valyrien à la ceinture et sa hache de l’autre côté, le fer-né ne manqua pas une miette du spectacle que lui offrit la belle Eren, tout en terminant de se préparer.

« Alors, une envie particulière ? Vu la distance et le vent faible, une attaque fantôme. Vu la distance, le temps qu’ils remarquent qu’il y a deux boutres l’un derrière l’autre, il sera trop tard pour qu’ils nous échappent. Je les imagine déjà tout confiant à l’idée d’affronter un seul navire, jusqu’à ce qu’il remarque le second. J’adore ce genre de petit jeu. C’est que je reste un grand enfant quand il s’agit de massacrer des gens. »

La vue du désespoir et de la mort qui approchait pour les cueillir dans leurs yeux, c’était une sensation si délectable que Rodrik ne pourrait sans doute jamais s’en lasser. Durant des années, les Nordiens ont tremblé en voyant son emblème approcher leurs côtes. C’était désormais les Dorniens qui avaient cette peur au ventre de les voir débarquer. Les fer-nés étaient les maîtres des mers et il était temps que ces fous le réalisent à nouveau. Tout joyeux après cette nuit de sexe intense et ce petit massacre programmé en matinée, le Capitaine de la Faux Sanglante ne manqua pas d’embrasser passionnément sa Commandante, histoire de profiter d’un dernier moment avant la bataille. Les mains sur ses fesses, les pelotant allègrement, les yeux dans les yeux et leurs visages à seulement quelques centimètres l’un de l’autre, Rodrik ne manqua pas de faire une petite promesse à son amante.

« Baiser avant la bataille, implique de baiser après ! Assure-toi d’avoir encore assez de force pour ce qui t’attend après, Princesse ! »

Feat. Liriam & Eren Hoare


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Rodrik Harloi
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MessageSujet: Re: C'est la mer qui prend l'homme   C'est la mer qui prend l'homme EmptyVen 15 Jan - 13:14

Il y a pire comme réveil que de sentir la chaleur d’un corps contre le sien, et des caresses sur son royal fessier. Un sourire langoureux aux lèvres, elle pense à la nuit qu’ils viennent de passer, mais ne fait pas mine de le retenir pendant qu’elle l’entend s’affairer. Une fois qu’il est sorti, elle s’étire dans son lit et ressent son corps perclus par les ébats de la nuit. Loin d’en souffrir, elle s’en félicite. Elle reste un bon moment sous les couvertures, savoure les sensations et la quiétude de son réveil en attendant le retour de son amant. Il n’y a pas de raison de se priver d’un nouveau round, quand elle entend les cris sans vraiment percevoir ce qui se dit jusqu’à ce que Rodrik hurle à son tour. La jeune femme bondit de sa couche pour commencer à se rhabiller. Le pied dans une jambe de pantalon, son amant revient pour en faire autant.

Tu es bien vaniteux au sujet de mon postérieur. Rétorque-t-elle, même si ce dernier ressent encore les rougeurs de sa poigne de fer quand elle enfile son pantalon et noue les lacets qui le referme. Je vais sans doute te contrarier, mais il te faudra bien plus avant d’y arriver. Le défie-t-elle, Eren est insatiable en la matière. Elle manque de se prendre les pieds dans le manche d’une épée qui traîne au sol pendant qu’elle cherche sa chemise avant de l’enfiler. C’est un joyeux bordel de vêtements et armes dans la cabine, l’ordre de l’espace n’était clairement pas leur priorité la veille. Pendant ce temps, il exprime sa stratégie face à ce navire en vue, elle sourit à l’évocation de son envie enfantine. Oui, ils perdent toute notion de sagesse dès lors qu’il s’agit de combattre. Trop envieux de tremper leurs lames dans le sang de leurs ennemis.

Pour ton bon travail de la nuit je suis prête à accéder à tes désirs, mais laisse moi voir ce qu’il en est d’abord. Ce n’est pas en écoutant ses hommes qu’elle a atteint sa position de commandante de la Flotte, c’est en se faisant ses propres idées et en l’emportant sur l’ennemi. Elle s’apprête à sortir, le fourreau et son épée à la main, lorsqu’il la rattrape pour se charger de se rappeler à ses bons souvenirs de la nuit. Un sourire mutin ourle ses lèvres, elle lui rend la pareil en pelotant son entrecuisse. C’est qu’elle est de bonne humeur ce matin, s’il veut jouer à l’aguicher, elle se montre volontiers bonne joueuse. Sacrifie au moins quinzaine d’hommes au Noyé et tu auras tout ce que tu veux. Susurre-t-elle avant de lui mordre la lèvre, sans douceur. Il faut bien donner de sa personne pour satisfaire leur Dieu après tout.

Un dernier sourire et elle quitte la cabine pour retrouver l’équipage de son navire, sa présence en impose d’emblée et l’équipage réagit. Bougez-vous le cul, ça traîne ! Toi là haut, qu’est-ce qu’on a ? Elle se dirige directement à la proue du navire. Du regard, elle observe l’horizon, elle perçoit bien une tâche, mais le marin en haut du rocher vient de les rejoindre et doit avoir une meilleure idée. Je dirai une galère mon commandant ! Une galère ? Ils ne sont pas équipés pour supporter la haute mer. Elle lance un regard incrédule au capitaine Harloi à ses côtés. Qu’une seule ? Le guetteur acquiesce, du moins c’est ce qu’il a vu. Les navires quittent la crique et voguent déjà pour rejoindre la haute mer des Degrés, tandis que les voiles s’abaissent. Direction la galère.  

Sonnez l’alerte ! Un marin souffle dès lors dans un Cor, la Garce Mortelle et la Faux Sanglantes c’étaient certes un peu isolés de la Flotte de Fer, il n’en reste pas moins qu’ils ne se sont guère trop éloignés du reste des navires. Ils ne seront certes pas sur leurs talons, mais ils serviront de renfort au cas où. L’équipage se met au travail, mais elle constate l’absence de vent   Harloi, place ton navire derrière. Tu as raison, profitons d’un effet de surprise, et on flanquera le navire des deux côtés avant l’abordage. Messieurs ! Jetez vos putains, on doit prendre de la vitesse ! Elle crie assez fort pour être entendue des marins, par dessus les gémissements de leurs captives. Elle les a entendues toute la nuit, quand on est capable de se faire culbuter tout en les entendant, on n’a aucun remord à les jeter à l’eau non plus. Avec de la chance, certaines seront assez bonnes nageuses pour atteindre le rivage et ils les récupéreront sur le retour pour satisfaire encore ses hommes.

Son regard ne quitte pas le navire qui commence à s’approcher, elle boucle le fourreau de son épée autour de sa taille, s’empare de son bouclier. Ils hissent la voile du Val mon Commandant ! Qui ça intéresse ? Des voix enthousiastes lui répondent, personne. Ils ont déjà sacrifié leurs putains, ils ne vont pas en plus sacrifier leur butin.


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Eren Hightower
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MessageSujet: Re: C'est la mer qui prend l'homme   C'est la mer qui prend l'homme EmptyVen 15 Jan - 14:21

Les dernières paroles de Joran ont jeté un froid sur l'équipage mais ont eu également le mérite de nous réveiller définitivement. L'enjeu semble clair, si nous ne repoussons pas cette attaque, bien peu d'entre-nous en ressortirons vivants. A cette idée, je sens comme une main glacée me saisir aux tripes et la seule pensée qui se fraie un chemin jusqu'à mon esprit est que j'aurai aimé trouver le temps d'uriner avant la bataille.

Je lâche un instant la longue vue pour interroger le capitaine grassouillet du regard. L'homme ne semble pas plus rassuré que moi, malheureusement nous sommes les deux seuls officiers à bord, la suite repose donc entièrement sur nos épaules. Dans sa moustache, je l'entends jurer puis murmurer :

- Le Guerrier m'inspire... le Guerrier m'inspire...

Et de soudain se tourner vers les hommes :

- Les archers, mettez vous en position pour un tir de barrage, on va virer.

Virer ? Il ne faut pas être grand marin pour savoir qu'avec le contre-courant le boute fer-né sera sur nous avant que nous n'aillons pu terminer notre demi-tour. Joran semble de mon avis à voir son air contrarié mais ni lui ni moi n'intervenons et d'ailleurs le capitaine m'adresse maintenant la parole :

- Liriam, prenez le cornet, faites leur savoir qui nous sommes.

Si notre drapeau ne les a pas arrêté, je ne vois pas très bien ce que je pourrai dire de plus mais j'obéis sans discuter et récupère rapidement l'objet dans la cabine du capitaine. Au loin, sinistrement, retentit un cor de guerre. Notre cornet risque de faire pâle figure à côté. Quatre à quatre, je remonte sur le pont arrière pour gagner en hauteur. On distingue clairement le navire à présent, les boutes des îles de fer sont connus pour leur vélocité mais c'est encore plus saisissant à voir en vrai. Je reste un instant interdit, avant de me reprendre et porter le cornet à ma bouche.

- Îliens ! Votre patrie est en paix avec le Val ! En tant que sujets de Sa Majesté Ronnel Arryn, toute agression pourra être vu comme une déclaration de guerre !

Le cor projette ma voix sur les eaux, lui donnant une tonalité métallique et, je m'en félicite, un peu plus assurée que je ne le suis vraiment. Pour ce qui est du message, par contre, je n'y crois pas une seconde et personne à bord ne semble dupe non plus. Les fer-nés se moquent déjà pas mal des lois en temps normal, alors en période de guerre tout est permis. S'ils foncent toujours sur nous malgré nos voiles bleues c'est qu'ils connaissent et acceptent les enjeux. Reste plus qu'à espérer qu'ils ne seront pas assez nombreux pour prendre possession du navire et devront abandonner.

- Ces fils de phoques sont sûrs d'eux. Grince sinistrement Joran dans mon dos. Y savent qu'la mer est leur élément...

Je hoche la tête un peu mécaniquement, attendant une réponse qui ne vient pas. Le navire est de plus en plus proche, de sorte qu'on y distingue déjà les premières silhouettes en plissant les yeux.

- Y en a deux m'sieur Liriam.

- Merde...!

Je me tourne vers le capitaine :

- Deux boutes ! L'un derrière l'autre !

C'est définitif, nous ne les sèmeront pas, faire la course avec un navire était envisageable mais à deux ils peuvent nous obliger à aller où bon leur semble. De nouveau je lève la longue vue, geste familier et anxieux, je cherche une idée. Dans mon dos, les hommes échangent des commentaires pessimistes et le capitaine a cessé la manœuvre pour virer de bord, nous sommes presque à l'arrêt désormais.

La main froide qui me tenait au tripes a raffermi sa prise et j'ai des difficultés à déglutir. Putain, l'idée de crever s'impose à moi avec sauvagerie, ce serait trop con, mourir ici pour ma première véritable mission d'officier, sur un coup de malchance, une mauvaise décision... Les paroles de Joran me reviennent à l'esprit : la mer est leur élément.

- Capitaine ! Échouons le bateau !

Un murmure d'incompréhension parcours d'abord l'équipage puis quelques hochements de tête. Comme tout le monde, je veux me raccrocher à l'espoir qu'une stratégie audacieuse, même improvisée, pourrait retourner la balance en notre faveur. Nous sommes près des côtes de l'île et pourrions nous retrancher sur le navire en en rendant l'abordage plus difficile. Pour peu que nous tenions quelques heures dessus, le reste de la flotte nous aura rattrapé ce qui obligera les fer-nés à cesser leur assaut.

- On vire, attention !

Dans un grincement de mat et de bouts notre galère change brutalement d'orientation, filant droit sur la côte cette fois porté par le courant. Il ne faut que quelques minutes qui me semblent pourtant interminables pour que notre coque viennent lourdement s'enfoncer dans le banc de sable. Le navire grince de nouveau et deux marins affaissent la voile. Je n'ai pas quitté les boutes fer-nés des yeux de toute la manœuvre, ils sont désormais à moins d'une centaine de mètres de nous et nous aurons rejoins d'un instant à l'autre. Sur le pont, les hommes s'activent, les marins remontent leurs manches et sortent leurs armes tandis que les soldats forment une rangée de courts boucliers, prêts à recevoir les flèches ennemies tout en protégeant nos propres archers.

- Vous autres, à mon commandement, tirez s'ils ne répondent pas !

Retranché derrière le bastingage, non loin des soldats, il ne nous reste plus qu'à attendre maintenant.

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MessageSujet: Re: C'est la mer qui prend l'homme   C'est la mer qui prend l'homme EmptyJeu 21 Jan - 13:16


C’est la mer ...

qui prend l’homme ...


La belle Princesse Hoare semblait tout aussi enthousiaste que Rodrik pour la bataille qui s’annonçait et d’ailleurs, elle ne manqua pas de suivre son conseil sur la façon d’approcher la galère qui se dirigeait vers eux. Tous les membres des deux équipages se mirent en mouvement immédiatement. Les hommes de la Faux Sanglante étaient les premiers à se tenir prêt et pour cause, ils avaient réagi dès les premiers cris de leur capitaine. Ce n’est donc que lorsque tout fut prêt sur la Garce Mortelle que les deux navires se mirent en mouvement. Les rames sorties, l’absence de vent n’était pas un problème pour les boutres fer-nés qui s’alignèrent à la perfection pour ne pas laisser la moindre suspicion à leur ennemi. Le temps qu’ils remarquent la supercherie, il serait déjà trop tard pour qu’ils fuient la zone. En même temps, vu l’absence de vent, il était trop tard dès le moment où les fer-nés avaient posé le regard sur eux. Ils étaient désormais des proies faciles et les choses n’allaient qu’en être plus amusantes.

La vision du drapeau du Val ne manqua pas de faire rire Rodrik qui pensait exactement la même chose qu’Eren. Un petit accrochage en mer était une chose courante et la perte d’un navire n’allait pas soulever des inquiétudes pour les hauts dignitaires du Val, ni même les pousser à la guerre. Le tout était finalement qu’ils ne laissent aucun témoin pour raconter cette histoire. Comme pour insister sur leur origine, une voix se fit entendre au loin, insistant sur le fait qu’ils étaient en paix avec le Val et qu’une agression sur leurs personnes serait une déclaration de guerre. Les éclats de rire ne manquèrent pas de se faire entendre sur les deux navires et pour cause, ce n’est pas comme si une telle déclaration allait les arrêter maintenant. Si le drapeau n’y avait rien fait, de simples mots ne suffiraient pas non plus. Cela ne fit d’ailleurs qu’augmenter l’envie des fer-nés de massacrer ces hommes qui se croyaient en sécurité simplement car ils étaient affiliés à un Royaume. Cette naïveté méritait une lourde sanction qu’ils n’allaient pas manquer de recevoir.

« Et bien Princesse, on dirait qu’un jeunot cherche à sauver ses miches. Le Roi Ronnel, c’est ce gamin mit sur le trône ? Je suis sûr que je pourrais le tuer d’un simple cri ! Il n’y a que des idiots pour confier un Royaume à un gamin. »

Les choses étaient amusantes et la suite s’annonçait encore meilleure mais bon, lorsqu’ils comprirent qu’il y avait en réalité deux boutres, leur réaction fut des plus étranges. En effet, ils manœuvrèrent pour s’échouer sur la plage, comme si cela allait les sauver. N’avaient-ils pas conscience que les fer-nés étaient habitués aux raids le long des côtes, leurs boutres arrivant sur la plage pour créer un bain de sang, avant de repartir tout aussi vite ? Leur stratégie était donc assez particulière, même si cela avait le mérite de permettre à des soldats peu entraînés au combat en mer de récupérer un peu de leurs sensations. Rodrik semblait toujours inconscient durant ses batailles et pourtant, il était un homme prudent face à des situations inhabituelles. C’est donc rapidement qu’il ordonna à son second de lui envoyer un cordage afin de rejoindre son boutre. Les choses allaient être amusantes et il était préférable de se donner à cent pourcent. En attrapant la corde, il sourit à Eren, ne manquant pas de la titiller un peu.

« Il semblerait qu’on va s’amuser plus que je ne le pensais. On fait comme d’habitude ? A l’équipage qui compte le plus de victime ! Le capitaine compte pour cinq points. Hahahahahaha !!!! »

Après un petit clin d’œil à son amante, il s’élança vers son boutre atterrissant fermement sur le pont comme si de rien n’était, reprenant le commandement de la Faux Sanglante. La voile noire à la faux blanche était clairement visible et si cela avait pour effet de terroriser les nordiens et les dorniens, même les marins du Val devait connaître la réputation de la Maison Harloi. L’inquiétude devait être encore plus grande lorsqu’ils auront compris que l’autre navire n’était autre que celui de la fille d’Harren le Noir. Face à de tels adversaires, ils ne pourraient que lutter pour l’honneur de vivre leurs derniers instants avec noblesse. Les deux navires s’écartèrent l’un de l’autre et Rodrik ordonna à ses hommes de suivre le navire valois et de l’accoster par la droite. Il fit signe à Eren pour lui expliquer ce qu’il comptait faire, histoire qu’ils prennent le navire échoué en tenaille. Foncer sur la plage les forçait désormais à devoir se défendre des deux côtés, tandis que les fer-nés n’avaient qu’un flanc à défendre. Tous les hommes de Rodrik se mirent en position, bouclier à la main et les archers prêts à décocher leurs flèches derrière la ligne de boucliers.

La Faux Sanglante fut le premier boutre à arriver à portée de tir. Immédiatement, les archers Harloi se mirent en action. Les flèches plurent sur la galère valoise. L’angle des flèches indiquait clairement que c’était les archers ennemis qui étaient visés et pourtant, cinq archers de l’équipage avaient des ordres totalement différents. Ils devaient attendre avec patience, sachant très bien à quelle distance leurs flèches feraient mouche en ligne directe. Et lorsque ce fut le moment, ils visèrent les soldats naïfs qui avaient levé leurs boucliers pour se protéger de la pluie de flèches. Avec cette stratégie et l’autre boutre en renfort, ils pourraient aisément aborder le navire et écraser leur défense. Rodrik se trouvait près du gouvernail, un bouclier à la main et son épée en acier valyrien dans l’autre. Il était prêt à bondir dès que les deux navires se toucheraient, tout comme bon nombre de guerriers dont la soif de sang pouvait se lire sur leurs visages.

« Préparez-vous au massacre !!! Offrez ces hommes au Dieu Noyé, qu’il nous accorde sa bénédiction ! »

Le hurlement de Lord Harloi fut suivi de cris de bêtes démoniaques qui composaient son équipage. Entre les tirs de flèches ennemis, les haches et les épées frappaient contre les boucliers. Il était clair qu’ils n’étaient pas là pour discuter pacifiquement.

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MessageSujet: Re: C'est la mer qui prend l'homme   C'est la mer qui prend l'homme EmptyMar 2 Fév - 14:05



Enfin de l’action ! Après quelques jours de calme en haute mer. L’agitation est à son comble sur le navire, les hommes sont enthousiastes et se préparent à la bataille, entonnant un chant d’encouragement pendant que certains sortent les rames et s’affairent. Ils sont moins ravis de devoir jeter leurs prisonnières, mais obéissent sans rechigner à l'ordre de la Commandante. En l’absence de vent, ils savent que le navire est trop lourd pour avancer rapidement, même si la galère ne peut leur échapper. Eren compte aborder rapidement la galère valoise, leur couper tout espoir de s’en sortir alors qu’ils n’auraient jamais dû s'aventurer en haute mer. Qu’ils soient de n’importe quel royaume, leur drapeau ne les sauvera pas, les fer-nés sont des pilleurs sans foi ni loi.

Accrochée au bastingage à l’avant du navire, elle observe leur avancée qui s’éternise tandis que leur cible tente une nouvelle fois d’éviter une confrontation en se présentant. Elle ricane, ils n’ont rien compris. Les fer-nés sont insatiables, tout comme elle qui s’applique à enrichir son royaume depuis des années. Pas tout à fait, c’est sa mère qui assure la régence. Non pas que ça change quoi que ce soit à l’action qu’ils entreprennent de piller cette galère. Elle jette un coup d'œil au Harloi, narquoise. Il parait que c’est la plus belle femme de Westeros, elle te ferait peut-être tomber à genoux et te pamer devant elle.

Elle est témoin du revirement de la galère alors qu’ils sont assez proches pour qu’ils voient deux boutres au lieu d’un. Avec une curiosité semi teintée de surprise, elle voit le navire s’approcher de la côte, comme s’ils voulaient s’y échouer. C’est audacieux, mais aussi suicidaire, les fer-nés sont aussi doués à l’abordage en mer que sur terre. Ils viennent tous de la terre, avant de devenir des marins. L’ennemi a souvent tendance à l’oublier. Prépare toi à la défaite mon mignon ! Qu’elle répond tandis qu’il rejoint son propre boutre. Elle lui a fait une promesse, mais ça ne signifie pas qu’elle compte le laisser gagner, même si ce serait des plus agréables. La Princesse aime la victoire et fait une mauvaise perdante. Le regard qu’elle lance à son équipage est parlant, elle attend d’eux la victoire et ces derniers beuglent qu’ils l’auront. Un peu de challenge ne fait pas de mal.

Entre-temps elle aperçoit les voiles qui s'affaissent et la galère s’échouer sur le rivage, elle entend le grincement et grimace. Quel gâchis ! Mais il n’est pas temps de regretter des mois de travail partis en lambeaux, c’est le problème des valois, la Princesse donne les ordres. Un navire à l’arrêt signifie plus d’hommes disponibles à la défense. Préparez les flèches incendiaires et visez les voiles. On prend le flanc gauche et on disperse ces enfoirés ! Boucliers, vous protégez les archers et faites diversion ! Dans le même temps, elle enfile un plastron conçu à sa taille et surtout sa morphologie féminine. Son père n’avait pas regardé à la dépense lorsqu’il lui avait offert. Son épée à la taille, elle s’empare de son bouclier, lanières solidement accrochées à son avant-bras pour ne pas entraver sa liberté de mouvement tout en pouvant se protéger des projectiles.

10 hommes avec moi, on éperonne la poupe. Dès qu’ils passent à proximité de la poupe, ils font tournoyer les crochets au bout des cordages et les projettent. Ils profitent de la relative mauvaise visibilité des archers sur l’arrière pour se frayer un passage à bord. Avec de la chance, les valois sont trop occupés à faire pleuvoir leurs flèches sur la Garce Mortelle qui fait diversion pour s’apercevoir que des fer-nés sont arrimés au navire. La tâche n’est pas aisée, il faut pouvoir se protéger des flèches tout en se hissant sur les cordes avec dextérité. Mais un fer-né n’abandonne jamais et n’a peur de rien, la jeune femme finit par atteindre son but et par dépasser la voute pour poser pied. Aussitôt, elle dégaine son épée et tranche dans le vif.


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MessageSujet: Re: C'est la mer qui prend l'homme   C'est la mer qui prend l'homme EmptyMar 2 Fév - 18:09

Evidemment qu'ils ne s'arrêteraient pas en si bon chemin : aucun boute de guerre ne fonçait délibérément sur une galère ennemie pour le simple plaisir de jouer avec ses nerfs et si le pavillon valois n'avait pas suffi à les dissuader, ce ne serait pas la mention de Ronnel Arryn qui y parviendrait. Le Val avait la réputation d'être imprenable et ses hommes n'avaient pas leur pareil dans les montagnes, mais le pays était loin d'être une puissance maritime d'envergure, surtout comparé à la flotte des fer-nés.

Dans un sifflement glaçant, j'entends nos archers décocher leurs flèches. Presque immédiatement en retour l'ennemie réponds. Nos voiles n'ont pas eu le temps d'être complètement relevées, les marins se préparant à recevoir l'assaut aux côtés des hommes d'armes et je vois plusieurs flèches en feu se perdre dans la toile et la dévorer, réduisant par la même à néant le mince espoir que nos couleurs aient un effet dissuasif.

A l'abri derrière le bastingage, j'attends que les flèches cessent de pleuvoir pour relever la tête. Les boutes sont sur nous désormais mais je n'ai que le temps d'un regard pour qu'une nouvelle salve, cette fois-ci tirée en ligne droite, vienne se ficher contre notre coque. Accroupis derrière le bastingage, les boucliers au dessus de la tête, les hommes encaissent sans broncher mais j'en vois un un peu plus loin s'écrouler en gueulant. Impossible de l'aider, cet idiot a laissé trop d'espace entre son bouclier et les bords de la galère, une flèche la cueillie dans l'épaule. On verra pour soigner ça plus tard.

A notre tour de riposter, si nous sommes en sous-nombres nous avons pour nous la discipline. Les soldats forment un mur de bouclier où apparaissent seulement quelques brefs trous nous servant de meurtrières, les archers tirent dans l'espace avant de s'accroupir de nouveau à l’abri. L'espace d'un instant, pétrifié par cet avant-goût d'affrontement, je me sens très inutile. Pourtant j'ai aussi un rôle à jouer !

Je resserre les lanières autour de mon casque, vérifie encore une fois que mon pourpoint est solidement attaché. En mer, pas question de porter une armure lourde et de toute façon je n'aurai pas eu le temps d'enfiler de la maille, il faudra se contenter de cuir bouilli. La capitaine coordonne les tirs de nos archers mais ces-derniers ne peuvent tenir en respect qu'un seul navire à la fois et si dans le chaos certains ont peut-être oublié que nous avons affaire à deux ennemis, ce n'est pas mon cas. En tout cas pas celui de Joran, accroupis à mes côtés, qui me sort de ma stupeur d'un coup de coude suivi d'un geste éloquent de la tête.

Les marins sont plus habitués à carguer la voile qu'à repousser un assaut, même si en servant sur une galère de guerre ils ont tous un minimum d'expérience du combat. Le second navire nous dépasse au niveau de la poupe, ce qui nous rend difficile à aborder mais a l'intérêt stratégique de se placer hors de vue de nos archers. Je croise le regard d'un marin... il faut des instructions. Si on nous aborde par l'arrière nous allons nous retrouver entre deux feux et notre défense sera brisée...

HRP:
 

Je vois soudain la lame d'un grappin agripper notre pont. C'est bien ce que je craignais, ils tentent de nous submerger et nous avons encore les archers îliens dans le dos... Tant pis, il faut tenter. D'un geste j'attire l'attention de deux marins vers ce qui se passe vers la poupe.

- Protégez-nous ! Je leur dis, désignant ensuite les palettes de bois qui servent à renforcer la coque en cas d'assaut.

Ce ne sont pas des boucliers très efficaces mais elles ont le mérite de rendre la visée ennemie plus difficile. Un coup d'oeil à Joran, celui-ci hoche la tête. Nous nous élançons vers les grappins, couverts des flèches par les deux autres marins qui tentent de protéger notre dos.

Arrivé au lieu de l'abordage, je ne jette même pas un oeil à ce qui se trouve au bout de la corde. Plusieurs coups de sabre dessus finissent par l'effilocher, trois de plus et la corde cède. J'entends une bruit d'eau en contrebas, vu la hauteur le fer-nés n'a pas dû se blesser mais le temps pour lui de remonter sur son navire nous aurons peut-être réussi à repousser les autres. A côté de moi Joran est plus efficace, malgré son âge des années d'une vie de marin lui ont rendu la frappe sûre et je le vois taillader dans les cordages avec brutalité.

Trois autres marins nous ont rejoins, l'un d'eux tient également une palette pour servir à défendre nos arrières quand les autres s'attaquent aux crochets comme nous. Un quatrième vient se placer à ma gauche, une rame dans les mains et témérairement se penche au dessus du bastingage pour venir frapper au visage les fer-nés qui grimpent. Je me suis déjà attaqué à un nouveau crochet quand j'entends un des hommes s'écrouler en gueulant. Flèche ou coup de sabre, difficile à dire.

Nous avons beau batailler avec les cordes de toutes nos forces, l'absence de nos archets occupés sur l'autre front rend le surnombre de l'adversaire encore plus criant et déjà je vois du coin de l'oeil des corps se hisser sur notre pont. Un dernier coup de sabre fait s'arracher un crochet puis je recule.

- Abordage ! En formation !

Nous ne repousserons pas des guerriers fer-nés avec de simples marins, il faut que nos soldats rompent leur formation de tir pour venir nous aider à les repousser... quitte à ouvrir un nouveau flan. C'est un véritable casse-tête stratégique. Le capitaine semble également avoir compris la situation et nous fait signe de venir nous abriter derrière les boucliers, quitte à abandonner le pont arrière aux fer-nés. Plus facile à dire qu'à faire. Un coup d’œil autour de moi confirme que la bataille a déjà commencé ici. Un marin a la lâcheté ou l'intelligence de sauter par dessus bord pour échapper au combat. Je ne sais pas très bien où il compte aller : l'île n'est qu'un banc de sable sans cachettes.

Je n'ai juste pas le temps de réfléchir, dans quelques instants nous risquons d'être débordés. J'ai envie d’imiter le marin qui fuit et en même temps se réveille au fond de mon estomac l'étrange chaleur des combats. Certes aujourd'hui n'a rien à voir avec les bagarres de rues auxquelles je participais adolescent mais cet esprit existe encore en moi, je m'en rends compte. Allez, l'adrénaline chasse la terreur et ma peur donne de la force à mes coups !

Quelque part, un valois crie "Pour le Roi !" et un autre l'immite. Ma loyauté n'a jamais été assez forte pour accepter de mourir pour un autre, mais ce cri de ralliement qui vient concurrencer les rugissements des fer-nés me donne la pointe de courage dont j'avais pu manquer. Je me lance dans la mêlée, abandonnant mon sabre d'abordage pour mon fleuret mon couteau, comme à l'entrainement, comme avec le maître d'arme, sauf que cette fois ce n'est pas un homme de mon père qui me fait face, mais une femme, épée et bouclier au poing.

De bouclier je n'en ai pas, alors je me mets en garde.

- En garde !

Voila notre cri de guerre ! L'élégance des valois face à la brutalité des fer-nés. Solide sur mes appuis, je me fends, nous allons bien voir.


Dé 20 :
-----------------------------------
1 ; 2 : Réussite critique ! Je ne sais pas si elle a trébuché ou que je suis juste particulièrement doué à l'épée mais mon fleuret vient passer sa garde et lui entailler la main, la poussant à lâcher son épée !

3 ; 4 ; 5 ; 6 ; 7 : Étonnement, le combat commence à mon avantage. La légèreté de mes armes et mon entrainement me donne un avantage subtile face au bouclier et la lourde épée ennemie. Assez pour la tenir à bonne distance en tout cas et peut-être m'offrir une opportunité de frapper ?

8 ; 9 ; 10 : Le statut quo est complet, personne ne prend l'avantage. A voir si cela offrira une opportunité aux fer-nés pour attaquer ou aux soldats valois pour repousser l'assaut.

11 ; 12 ; 13 ; 14 ; 15 : Je me fais petit à petit déborder. Les coups sont puissants et me forcent à reculer sans cesse, sautillant tant bien que mal pour éviter une attaque mortelle. Entre-temps, les autres fer-nés ont certainement eu le temps débarquer.

16 ; 17 ; 18 ; 19 ; 20 : Échec critique ! Je ne sais pas trop ce que j'imaginais... Un officier débutant face à une guerrière fer-née ? Elle repousse mon attaque d'un coup de bouclier, envoyant voler mon arme dans l'eau.
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MessageSujet: Re: C'est la mer qui prend l'homme   C'est la mer qui prend l'homme EmptyMar 2 Fév - 18:09

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MessageSujet: Re: C'est la mer qui prend l'homme   C'est la mer qui prend l'homme EmptyMar 2 Fév - 21:43

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La bataille était désormais engagée et les échanges entre les archers débutèrent de façon intense et chaque côté résistait avec courage aux flèches venant se planter dans les boucliers. Les fer-nés avaient l’habitude de ce genre d’action et chaque fois que leur bouclier stoppait une flèche, leur rage et leur soif de sang se découplaient sans que cela ne semble connaître de limite. Rodrik encourageait ses hommes et les poussait toujours plus sur le chemin qui les conduirait à un massacre sans la moindre pitié. Il fallait qu’ils soient motivés et que la mort ne les effraye pas, c’était ça être un fer-né.

« Tuez-les tous ! Que le Dieu Noyé ait son festin prêt lorsqu’on viendra diner à sa table ! »

Les cris et les hurlements de ses hommes étaient telles ceux de bêtes sanguinaires qui ne semblaient pas connaître la peur. Pendant ce temps, Eren était parvenue à accoster l’arrière de la galère et tentait de monter à bord. Cette Princesse allait gagner leur pari si Lord Harloi ne bougeait pas ses fesses rapidement. Il connaissait les compétences de son amante et il était clair que l’affaire serait vite pliée sans qu’il ait le temps d’augmenter son quota de victimes. Rodrik décida donc d’aborder le navire à son tour, prenant plusieurs guerriers avec lui afin de défoncer le mur de boucliers. Crépuscule en main et une hache dans l’autre, le Capitaine de la Faux Sanglante ne comptait pas faire dans le détail. Il ordonna une couverture de flèches et dès que l’action fut lancée, ils s’élancèrent à dix sur la galère du Val. Dans un fracas et un choc puissant, ils heurtèrent le mur de bouclier. Le combat se fit féroce et intense, aucun des deux côtés ne voulait céder.

Tel un monstre des mers, Rodrik se jeta dans la bataille, percutant les boucliers de sa lame avec une force inouïe. Chacun de ses coups faisaient trembler le pauvre soldat qui tenait fermement son unique protection. Fort heureusement pour eux, ils tenaient bon et cela leur permit d’éviter à d’autres fer-nés d’aborder leur navire, gardant un statut quo légèrement en leur faveur. Evidemment, la menace de l’autre côté du navire ne manquait pas de peser de plus en plus. Eren Hoare n’était pas une femme à sous-estimer et histoire qu’il n’y ait pas confusion sur la personne qu’ils étaient entrain d’affronter, Rodrik hurla ce qui pouvait s’apparenter à des encouragements à son amante, révélant par la même son identité afin d’effrayer les pauvres marins du Val.

« Alors Princesse Hoare ! On a dû mal avec un petit marin qui vient d’avoir ses premiers poils aux couilles ? C’est donc ça la grande Eren Hoare ? Hahahahahaha !!! »

Cette moquerie habituelle entre des fer-nés avait un autre but et c’était surtout forcé les soldats derrière les boucliers à faiblir. Si la ligne s’effondrait, les hommes de Rodrik pourraient envahir le navire et s’en était fini. Sans parler qu’en plus, il gagnerait son pari avec Eren, ce qui était un plus non-négligeable. En attendant, le combat continuait à être d’une intensité dantesque, chaque côté refusant de plier sous les coups de l’autre. Les fer-nés blessés ne semblaient pas reculer pour autant, galvanisés par la puissance de leur capitaine dont les coups résonnaient dans leurs oreilles comme des cris d’encouragement. Les fer-nés n’étaient pas du genre à lâcher une proie et celle-ci était des plus intéressantes après autant de navires dorniens. Le Val ne se rendrait même pas compte qu’un navire manquerait, surtout dans cette région où les pirates étaient nombreux. C’était donc la parfaite occasion pour satisfaire leur soif de sang et de combat.

Les coups de Rodrik finirent par briser le soldat au bouclier devant lui, son pied venant déboiter le genou du pauvre bougre qui s’effondra au sol. Il esquiva la lame du soldat suivant, avant de parer avec sa hache une autre attaque. Le fer-né à ses côtés eut moins de chances et fut transpercé par une épée avant même d’avoir pu réagir. Bien organisés, le trou créé par le Capitaine de la Faux Sanglante fut rapidement comblé, les hommes du Val parvenant même à repousser un autre guerrier à la mer.



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MessageSujet: Re: C'est la mer qui prend l'homme   C'est la mer qui prend l'homme EmptyMar 2 Fév - 21:43

Le membre 'Rodrik Harloi' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


#1 'Dé 20' : 17

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#2 'Dé 20' : 5


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MessageSujet: Re: C'est la mer qui prend l'homme   C'est la mer qui prend l'homme EmptyMer 10 Fév - 16:11


Toute concentrée à sa tâche d’aborder le navire par la poupe, la fer-née ne regarde pas ses compagnons d’armes, mais elle entend leurs cris suivis de leurs chutes dans la mer du Détroit. Elle ne se soucie pas d’eux, ils sont d’excellents nageurs et pas de lourdes armures pour les gêner, ils retrouveront le rivage sans encombre pour se relancer dans la bataille avec trois fois plus de hargne. Un fer-né ne craint pas la mort, elle non plus, mais elle doit toujours se montrer vigilante étant donné son titre. Son père lui avait assigné des protecteurs, mais elle avait tôt fait de les disperser à son équipage sans faire de distinction, Tous les hommes coopèrent à l’effort collectif où ils n’ont pas leurs places à bord du navire. Il y a donc fort à parier qu’une bonne partie des hommes de son père viennent de tomber à l’eau.

Ca n’arrête en rien la Princesse qui passe par-dessus la poupe et cogne de son bouclier un marin qui escomptait l’envoyer rejoindre ses compagnons en la repoussant. Le nez ensanglanté il recule suffisamment pour lui laisser l’espace de poser pied à terre et dégainer son épée pour le pourfendre. Un autre subit le même sort, elle permet ainsi à l’un de ses hommes de la rejoindre pour entamer les festivités, brutales et sanglantes, la lame de son épée ne tarde pas à être éclaboussée du sang ennemi. Un pas de côté pour affronter un homme et ce dernier décide de sauter par dessus bord pour lui échapper, la Princesse éclate d’un rire sardonique avant de se tourner vers son prochain adversaire.  

Jusqu’à ce qu’un minot se pointe face à elle, Eren se marre bien tandis qu’il se met en garde avec un cri de guerre. Se pense-t-il suffisament impressionnant pour effrayer une femme ? Au même moment, elle aperçoit du coin de l'œil son camarade reculer droit vers elle et la bousculer. Elle ressent une vive douleur à la main, une lame aiguisée l’entaille au point de lui faire lâcher son épée et hurler de rage. Au cœur d’une bataille, il faut avoir l'œil partout en plus de rester vigilant face à un ou plusieurs adversaires, les bousculades sont courantes et elle en fait l’amère expérience, elle n’a pas le temps d’étudier la gravité de sa blessure, il ne lui reste plus qu’à parer les prochaines attaques de son bouclier et repousser son assaillant en attendant de récupérer son épée tombée au sol.

Au loin, elle entend le Capitaine Harloi, c’est qu’il a la voix qui porte loin quand il se met à gueuler. Comme s’il avait besoin de préciser à qui les valois ont affaire, les femmes ne sont pas légions chez les fer-nés. Ca peut paraître évident de savoir contre qui ils se battent s’ils avaient le temps d’y penser. Boucliers ! Ils ne sont pas nombreux sur la poupe, 5 ou 6 sur la dizaine qu’elle a appelé, voir moins, elle n’a pas le temps de compter, mais se retrouver face à un surnombre ne les effraient pas. Aussitôt ses hommes viennent l’encadrer et se protègent mutuellement de leurs boucliers.

On pousse ! Un pas après l’autre, ils encaissent les coups contre leurs boucliers et poussent encore, les hommes du flanc doivent doublement travailler pour repousser les attaques. L’idée étant de les repousser au milieu des autres même si cela implique de s’y retrouver mêlé. Elle ignore où en sont les membres de son équipage au flanc gauche, mais s’ils ne se bougent pas rapidement, ils perdront le compte des sacrifices contre ceux du Harloi.


HJ:
 


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MessageSujet: Re: C'est la mer qui prend l'homme   C'est la mer qui prend l'homme EmptyMer 10 Fév - 19:12

Dés:
 

En voyant la pointe de mon épée passer la garde de mon adversaire et venir lui trouer la main, alors qu'elle lâche son épée je ne peux retenir un cri victorieux ! Et dire que j'avais douté de moi quelques instants plus tôt ! Je me débrouille mieux que je n'osais l'imaginer. Désormais tout entier concentré sur le combat, je redouble d'efforts pour l'obliger à reculer. La qualité de ses armes et le fait que ce soit une femme... tout porte à croire qu'il s'agit de leur cheffe ou au moins de quelqu'un d'important. Si je parviens à l'obliger à se rendre, peut-être pourrais-je forcer les fer-nés à cesser leur attaque ? Et si je la tue, peut-être vont-ils s'enfuir ?

Je m'accroche à ce fol espoir comme à une branche pour ne pas désespérer. Pourtant, un rapide coup d'oeil autour de moi me confirme que la situation n'est pas aussi mal engagée que je le pensais. Certes nous essuyons des pertes mais les pirates tout autant, si ce n'est plus d'ailleurs et contre toute attente mon capitaine semble parvenir à tenir nos troupes. Un assaillant toutefois se démarquais du lot, plus grand, plus furieux, on aurait dit que son arme se fichait des boucliers et des lames, pénétrant à l'intérieur comme dans du beurre. Les soldats valois l'avaient rapidement compris et plutôt que de parer ses coups s'arrangeaient pour l'empêcher d'en donner au risque d'exposer ses flans à des coups de lances et de sabres.

L'homme taille dans le tas mais les trous qu'il crée se rebouchent immédiatement. La discipline est vraiment efficace. Un instant pourtant il regarde dans notre direction et un peu de ma confiance s'évanouit. Il sourit, semble prendre un plaisir sans peur au combat, malgré notre résistance. Ces gens ne semblent pas prêt à reculer de si tôt.

- Alors Princesse Hoare ! On a dû mal avec un petit marin qui vient d’avoir ses premiers poils aux couilles ? C’est donc ça la grande Eren Hoare ? Hahahahahaha !!!

Je cille à peine, déglutit. Je n'ai pas vraiment le temps de me vexer pour le moment mais je garde en tête de lui faire ravaler ses paroles si nous triomphons. En tout cas, la situation est pire que ce que je pensais. Moi qui m'imaginais ferrailler avec une capitaine fer-nés, j'affronte en réalité rien de moins que qu'une héritière d'Haren le Noir, l'homme le plus craint du Continent. Cette simple information suffit à me perturber assez pour que je disperse mon initiative en quelques moulinets foireux. A trop regarder autour de moi l'état du combat je suis menacé de perdre mon avantage et voila que désormais c'est moi qui recule pour éviter les coups de bouclier.

Contrairement à moi, la princesse ne semble pas avoir trop de problèmes pour gérer plusieurs choses à la fois et je l'entends donner ses ordres tout en m'obligeant à reculer.

- On pousse !

Je sers les dents. Il ne faut pas être un génie militaire pour comprendre que les deux groupes de fer-nés cherchent à nous prendre en tenaille, mais nous résistons jusque là. Tant qu'ils ne sont pas regroupés, nous avons encore une chance de les repousser à l'au. Essayant toujours sans succès de passer la garde de la jeune femme, je profite d'un instant de calme pour gueuler à mon tour ce que j'espère des paroles encourageantes.

- Ils subissent plus que nous ! Tenez bon !!

Parfois, le simple fait de se penser en position de force suffit à redonner du baume au cœur, même si c'est un mensonge. Les marins encore debout se comptent désormais sur les doigts d'une main, heureusement les fer-nés en face ne sont pas forcément plus nombreux. Pour ma part, je suis plus inquiet d'éviter les coups de bouclier que de leur bonne santé, d'autant que je commence à m’essouffler sérieusement. Je n'imaginais pas à quel point quelques minutes de bataille intensives pouvaient être aussi épuisantes.

D'un bond, je recule pour éviter une nouvelle attaque, à peine le temps de reprendre ma respiration, je sens la sueur dégouliner sur mon front et mon casque est trempé comme si j'avais plongé dans la mer. Il faut en finir vite ou je ne vais pas tarder à faire une erreur qui me sera fatale. Je profite que deux mètres nous séparent pour offrir un vague sourire à mon adversaire, qui doit sans doute ressembler plutôt à une grimace.

- Beaucoup de pertes... il est encore temps de battre en retraite...

Je ne sais pas trop ce que j'espère ? Un compromis ? Naïveté de combattant sans doute mais je n'ai vraiment pas envie de mourir aujourd'hui.



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MessageSujet: Re: C'est la mer qui prend l'homme   C'est la mer qui prend l'homme EmptySam 13 Fév - 16:28

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A la surprise générale, ces marins du Val s’en sortent assez bien face aux guerriers fer-nés. Grâce à leur défense efficace, ils parviennent à contenir les furieux assauts des insulaires en manque de sang et de tueries. Eren semble vouloir les écraser entre ses forces et celles de Rodrik mais bon, les bougres résistent et même du côté du Capitaine de la Faux Sanglante, les choses ne vont pas forcément comme il le voulait. Ses hommes ne parviennent pas à aborder le navire, restant bloquer car leurs camarades n’avancent pas. Visiblement, les choses ne vont pas se décider de manières traditionnelles et comme bien souvent, une personne peut faire la différence dans ce genre de situation, imprégnant la peur chez l’ennemi et le courage chez ses alliés. Le Seigneur de Dix-Tours étant justement ce genre d’homme pouvant faire changer le flux de la bataille par sa seule force, il poussa un hurlement de bête.

« Waaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhh !!!! »

Son épée et sa hache s’entrechoquèrent bruyamment avant de s’abattre avec une puissance incroyable sur le bouclier face à lui. Il coinça la pointe de sa hache sur le bord du bouclier et d’un coup sec, il l’écarta afin de dévoiler le pauvre malheureux qui se cachait derrière. D’un coup puissant, il l’embrocha avec son épée, avant de le fendre littéralement en deux en remontant sa lame. Le tranchant de l’acier valyrien était incroyable et alors que le sang giclait sur son visage, le fer-né posa son regard sur sa cible suivante qui dût sentir les yeux du prédateur se posait sur le petit rongeur qu’il était. Rodrik semblait comme possédé, la violence de ses coups pouvait se ressentir jusque dans les os de ses cibles. Il enchaîna les coups d’épée et de hache, ne laissant aucun répit aux Valois qui résistaient vaillamment. Un deuxième homme fut tout simplement décapité par Crépuscule, alors qu’un troisième fut dégagé d’un coup de pied, bousculant les hommes se trouvant derrière lui.

Cette hargne et cette puissance ne suffirent malgré tout pas à permettre à ses hommes de prendre l’avantage. Au contraire, si Rodrik s’enfonçait dans la ligne ennemie, ses hommes reculaient. Guerrier aguerri, il comprit bien vite que si ses hommes ne suivaient pas, il se retrouverait bientôt tout seul au milieu des valois, ce qui risquait de le mettre en difficulté. Il recula donc laissant doucement les valois reprendre leur place malgré le fait qu’ils avaient pu avoir un aperçu de la puissance du Capitaine de la Faux Sanglante. Il fallait désormais qu’il parvienne à motiver ses hommes et d’enfoncer une bonne fois pour toute cette ligne de malheur. Dès qu’elle s’écroulerait, le bain de sang ne tarderait pas mais pour le moment, les festivités de la vieille semblaient avoir un peu endormi la puissance fer-né crainte sur toutes les mers. Histoire de faire passer un message clair, Lord Harloi s’acharna à nouveau sur le bouclier face à lui, l’écartant de sa hache pour cette fois, fendre le crâne de ce pauvre malheureux.

« Est-ce ça la force des hommes des Iles de Fer ? Montrez-moi ce qu’être fer-né signifie ! Inspirez la peur à nos ennemis afin que s’ils survivent à cette journée, leur cœur se souviendra de cette bataille jusqu’à leur mort ! Qui sommes-nous ? Qui sommes-nous !!!!? »

Les paroles de leur capitaine ne manquèrent pas de motiver ses troupes. La prochaine charge allait être décisive et le tonnerre commença à gronder lorsque tous les hommes de Rodrik, ceux sur le navire comme ceux sur le boutre, se mirent à crier d’une seule voie.

« On est les Fer-nés !!!! On est les Fer-nés !!!! »

Des cris et des hurlements terribles se firent entendre, le Capitaine avait regonflé ses hommes à bloc et désormais, cela serait la mort ou la vie qui les attendrait au bout du chemin.


Lancés de dés:
 


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MessageSujet: Re: C'est la mer qui prend l'homme   C'est la mer qui prend l'homme EmptyLun 22 Fév - 15:48


Battre en retraite ? Il obtient pour toute réponse un éclat de rire de la Princesse, il en faudrait bien plus pour qu’un fer-né cesse un combat pour se replier. Il faut reconnaître que ces valois savent défendre leur position, mais les fer-nés ne sont pas au complet à bord de la galère. Que fout son équipage ? Elle ne les voit nulle part à bord de la galère, c’est qu’ils rencontrent des difficultés à aborder le navire. La Princesse n’a pas le temps de s’en inquiéter, elle-même confrontée aux Valois.

Se protégeant de son bouclier, elle tranche dès qu’elle en voit l’occasion. Elle ne vise pas les bustes où son épée ne rencontrerait que l’obstacle des mailles et des armures, ou encore le risque de voir son épée se coincer entre les côtes d’un homme. Eren préfère faire usage de sa hache qu’en dernier recours, son épée tranche les chairs plutôt que de larder frontalement, la Princesse tranche les jambes, mollets, affaiblit l’adversaire qui tombe au sol avant d’être égorgé quand elle passe à leur portée, ou par ses hommes qui assurent ses arrières.

Plus loin, Rodrik lance son hurlement de guerre, une bête sauvage, un prédateur, parmi les moutons. Si ce hurlement a pour but d’effrayer l’ennemi, il a un effet plus dévastateur sur elle, plus encourageant, il renforce la détermination de la Princesse. Elle ne possède pas la puissance des hommes, ses qualités sont ailleurs, véloce, hardie, vigoureuse, mais pas téméraire, elle ne serait plus de ce monde si elle était imprudente. Esprit vif dans un corps de fer, il en faut pour commander des milliers d’hommes à travers les Mers de Westeros. Ce n’est pas parce qu’elle est la fille d’Harren le Noir qu’elle s’est élevé à cette position, bien parce qu’elle a su les mener à plusieurs victoires.  

Elle et le peu d’homme qui lui reste repoussent l’ennemi, jusqu’à ce qu’ils rejoignent l’équipage de la Faux Sanglante à tribord. Elle vient renforcer le flanc gauche de Rodrik et son équipage. Ce n’est pas ce qu’elle avait prévu de base, mais les stratégies doivent s’adapter au fur et à mesure des situations. Elle ne gagnera rien à rester isolée à la poupe. Le Noyé nous met à l’épreuve, nous l’avons déçu ! Tance-t-elle les fer-nés. Il veut plus de sacrifices !

Ainsi remontés à bloc par leur capitaine et leur commandante, les hommes se lancent sans foi ni loi à l’assaut des valois qui, il faut bien le reconnaître, se défendent comme si leur vie en dépendait. Ce qui est bien le cas. Les fer-nés sont trop têtus et n'ont peur de rien pour reculer aussi vite face à l’adversité. Elle-même est sous l’emprise de la frénésie, en oublie les souffrances physiques des coups qu’elle reçoit quand elle se retrouve à découvert. Petit à petit, ils parviennent à repousser les valois à bâbord, offrant aux fer-nés un peu plus d’espace pour combattre dignement.

Par dessus le fracas des épées contre les boucliers, les hurlements de douleur ou d’encouragements, la mort tombe sur de nombreux hommes. La détermination des fer-nés ne faiblit pas malgré les pertes. Le pont du navire n’est plus que flaques de sang, les éclaboussures sanglantes de ses adversaires parsèment le visage de la féroce guerrière qui lutte de toute son âme. Son épée se fiche dans une épaule, le cri de son ennemi résonne, mais il a la présence d’esprit de trouver le moyen de garder l’épée dans sa position et par conséquent de laisser la commandante à découvert.


@Liriam Tu as la possibilité de t'en prendre à Eren aux dés, si elle est blessée on peut envisager une retraite, sinon j'imagine mal les fer-nés se replier, c'est tellement pas leur genre C'est la mer qui prend l'homme 3446862344


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Eren Hightower
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MessageSujet: Re: C'est la mer qui prend l'homme   C'est la mer qui prend l'homme EmptyJeu 25 Fév - 12:48

L'espace d'un instant je me prends à rêver de victoire : mon sourire s'élargit, inconséquent aux hommes qui sont déjà morts sous les coups de notre ennemi et je redouble d'effort. Que diront-ils, après cela, mon capitaine et mon père, si nous repoussons deux navires fer-nés à nous-seuls ? Et qui plus est l'une de leur reine : une Hoare en personne ! Un instant, oui, un instant il m'est permis de rêver de gloire et de richesses : un succès historique est à porté d'épée, à quelques mouvements de bras et le monde se retournera, la fortune nous sourit décidément face à ces guerriers que tous pensaient imbattables... par pour le Val ! Et pas pour Liriam.

Je n'ai pas la barbarie de ces gens, je ne taille pas dans le lards comme on fend des buches, mon épée comme mon éducation ne le supporteraient pas, mais je pique et je fend tout en restant à bonne distance des contre-coups, l'agilité de ma jeunesse peut compenser une certaine inexpérience et à présent que la peur a été balayée par l'adrénaline, j'évolue dans cet affrontement comme par automatisme, tel une anguille qui sillonne entre les roches et les algues.

La princesse Hoare que j'ai blessé s'est détourné, affrontant deux marins et je vois l'un d'eux transpercé par son épée. La grimace que cette vision m'arrache et soudain remplacée par une lueur d'intérêt : le corps retient la lame comme on s'accroche à une branche pour ne pas se laisser emporter dans un fleuve, la femme s'en trouve gênée. Il faut frapper maintenant, et tout sera terminé !

Plus que la douleur, c'est l'impression d'avoir été violemment poussé au sol au niveau de l'épaule qui me fait perdre mon équilibre, je m'effondre dans un souffle sur le pont, un peu halluciné et sans comprendre ce qui vient de se passer. Une violent sensation de brûlure me ramène immédiatement à la réalité et un simple coup d’œil m'informe qu'une flèche vient de me cueillir dans le bras droit. Merde... La cuir a heureusement suffit à limiter les dégâts mais cela n'empêche pas ma manche de rougir et une sensation affreuse se répand dans mon corps. La douleur, merde merde merde...!

Je me retourne péniblement sur le dos, avec un grognement. Oubliée la princesse Hoare, oubliés les fer-nés quelques secondes, j'observe ma blessure avec une fascination paniquée. Non, ça n'a pas l'air si grave que ça, par contre je suis incapable de bouger mon bras sans aide, le choc a dû briser l'os sous les chaires, je perds pour la bataille l'usage de ma main d'épée... me voila hors-course.

Le bruit et l'agitation me ramène à la réalité. Je n'ai pas le temps de ruminer quoi que ce soit. Intuitivement, je comprends que quelque chose s'est passé : le mur des boucliers du Val a cédé et le capitaine de notre navire, tué d'un coup de hache n'est plus à-même de donner ses instructions. Est-ce dont moi qui suis aux commandes, incapable de juste me défendre ? Les fer-nés posent pied sur le navire sans résistance désormais et un à un les hommes du Val restant jettent leurs sabres et épées au sol en signe de reddition.

Aveuglé par la douleur et la colère, je ferme les yeux un instant. J'ai l'impression que le temps ne s'écoule plus comme avant, les marins qui un instant plus tôt se battaient lèvent désormais les mains devant eux, certains demandent grâce quand d'autres s'alignent, dociles et mutiques contre le bastingage, les yeux plein de ressentiment. L'un d'eux parle du Roi Ronnel... je crois que ça ne suffira pas.

Est-ce que je vais mourir maintenant ? Incapable d'affronter la douleur pour me relever et me joindre aux autres, je reste spectateur de la fin de cet affrontement qui balaye en un instant tous mes espoirs d'une glorieuse victoire. Il ne s'en est fallu de rien...



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MessageSujet: Re: C'est la mer qui prend l'homme   C'est la mer qui prend l'homme EmptyMer 3 Mar - 13:14

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Le combat s’intensifiait et visiblement, les hommes du Val ne devaient pas être sous-estimés. Toutefois, Rodrik n’était pas du genre à repartir la queue entre les jambes, loin de là. Motivant ses hommes en tranchant leurs ennemis, le Capitaine de la Faux Sanglante méritait bien sa réputation. Galvanisés par les prouesses guerrières de leur Capitaine, les fer-nés repoussèrent un peu plus la ligne défensive du Val, permettant à des hommes supplémentaires de poser le pied sur la galère. Crépuscule dans une main et une hache dans l’autre, Lord Harloi éleva à nouveau la voix, plantant sa hache dans le cou u pauvre malheureux lui faisant face.

« Détruisez-moi cette ligne ! Le Dieu Noyé vous regarde !!! »

Possédés par leur impitoyable Dieu, les insulaires semblèrent déchaînés et sous couvert des archers fer-nés restés sur le boutre, la ligne commença à faiblir jusqu’à ce qu’elle finisse par lâcher. D’un puissant coup de pied, le géant de Dix-Tours se fraya un passage et rapidement, sous ses coups, le sang se mit à gicler de toutes parts. Accompagné par ses hommes, les valois tombèrent les uns après les autres jusqu’à ce que finalement, il fasse face au Capitaine du navire. Il était clair que ce n’était pas un guerrier s’entrainant régulièrement, mais plus un stratège qui gagnait des batailles en utilisant efficacement ses hommes. C’était sans doute pour cette raison que la percée avait été si compliquée. Quoi qu’il en soit, il affrontait désormais Rodrik et ce dernier ne comptait pas lui laisser la moindre chance. Les coups puissants du fer-né mirent rapidement le pauvre homme sur la défensive, ne pouvant qu’encaisser l’offensive incessante qui le fit suer à grosses gouttes. Chaque fois qu’il parait une attaque, son corps ressentait la douleur jusque dans ses os. Il était clair que s’il se prenait un coup de ce barbare, il y perdrait la vie.

Il ne fallut pas longtemps pour que le duel se passe derrière la ligne éclatée du Val, jusqu’à sa conclusion funeste lorsque Rodrik trancha le bras dominant du capitaine vallois et lui plante sa hache dans le crâne. Dans un ultime son d’agonie, il s’écroula au sol. Sans la moindre once de respect, le fer-né posa sa botte sur le visage de son adversaire pour l’aider à retirer sa hache, avant de continuer le massacre. Vaincus et ayant compris que toute lutte était vaine, les soldats déposèrent les armes, espérant être épargnés par les Fer-nés. Face à cette victoire, les insulaires hurlèrent comme des bêtes, même les blessés semblaient avoir encore une vigueur dépassant l’entendement. Il ne fallut pas bien longtemps pour que la galère soit entièrement prise par les fer-nés et que les survivants du Val se retrouvent maintenus sous surveillance afin de s’assurer que rien ne puisse arriver.

Rodrik s’approcha d’Eren et ne manqua pas de lui rappeler leur pari, surtout que la victoire n’était pas vraiment due à sa performance moyenne dans cette affaire.

« Alors Princesse, j’y ai été trop fort hier pour que tu n’arrives pas à te débarrasser d’un type comme ça ? »

Le Capitaine de la Faux Sanglante attrapa le jeune officier qui avait blessé la Commandante de la Flotte de Fer et le jeta à ses pieds comme un vulgaire sac à patates. Il agrémenta cette livraison d’un puissant coup de pied dans l’estomac du pauvre homme.

« Si je compte bien, je pense que j’ai gagné notre petit pari. Et j’ai eu le capitaine donc cinq points de plus pour moi. Tu sais ce que ça veut dire ? Hahahahahaha ! »

Si pour les marins du Val, cet affrontement avait été une véritable lutte pour leur survie, les fer-nés avaient vécu cela plus comme un jeu, un simple divertissement. Les morts dans leur camp n’étaient finalement que des heureux guerriers qui partageraient un grand banquet en leur honneur auprès du Dieu Noyé. Rodrik s’approcha à nouveau du jeune officier et lui releva la tête afin qu’il puisse voir son visage. Un sourire aux lèvres et une envie de sang encore bien présente dans son regard, Lord Harloi lui posa quelques questions alors que ses hommes fouillaient déjà les cales afin de s’emparer des richesses du navire.

« Alors qu’est-ce que ça fait d’avoir blessé la Princesse Hoare ? Tu as dû bander comme un bouc après un tel exploit. Dis-nous ce que vous faites dans le coin et surtout si d’autres passages sont prévus ? Une galère seule dans les Degrés de Pierre, vous ne savez pas que c’est un repaire de pirates ? Heureusement qu’on passait par là pour vous aider ! Hahahahahahaha !!!! »


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MessageSujet: Re: C'est la mer qui prend l'homme   C'est la mer qui prend l'homme EmptyMar 6 Avr - 15:36


Se retrouver à découvert n’a rien d’enviable, elle songe bien à lâcher son épée, pour s’emparer de sa hache, mais elle rechigne à abandonner son épée. Elle y est attachée, plus que de raison. Puisque son adversaire refuse de lâcher prise, elle tourne et retourne la lame dans la plaie, déchire les tissus de son épaule jusqu’à ce que l’homme s’évanouisse de douleur. Elle l’achève au sol sans la moindre compassion, ni honneur. L’homme qui l’avait attaqué s’effondre à seulement quelques pas d’elle, une flèche dans le bras. Presque immédiatement, les valois cessent toute défense, signent leur reddition. Il n’est pas temps de faire preuve de clémence, la Princesse égorge un valois sans défense, pour rappeler à ses camarades qu’ils sont chanceux d’être en vie et ne tentent rien de plus contre eux.

Les Fer-nés l’emportent. Tout ça dans un coin. Commande-t-elle aux hommes de la Faux Sanglante en désignant les Valois qui se rendent. Elle ne compte pas les laisser disperser à leur guise tant qu’ils seront présents. Eren reste vigilante, épée toujours en main, elle se penche par dessus le bastingage pour voir où en sont les hommes de son équipage. La commandante les tance allégrement pour leur inefficacité à aborder la galère pendant qu’ils rejoignent enfin le navire pour prêter main forte. Mettez à sac les possessions de ce navire !

Ils n’ont pas attaqué ce navire pour des clopinettes, pour le plaisir d’un combat et remplir les cales de leur navire des nombreux trésors qui transitent dans les Degrés. Son regard parcourt la navire, des corps, entassés par endroit, se vident du sang qui les composaient. Elle fait rapidement la différence entre les corps Valois et Fer-nés, sa colère s’embrase. Les pertes de leur côté auraient été moindre si son équipage ne s’était pas montré trop frileux à équarrir les Valois qui défendaient leur navire. Eren n’a rien d’une commandante tendre ou compatissante avec ses hommes, aux quelques regards qu’elle croise, ils savent qu’ils vont subir son courroux dans peu de temps.  

Pendant ce temps, Rodrik vient se moquer d’elle et lui rappeler leur pari. Il va pas se gêner, elle va prendre cher et la jeune femme maronne sur sa défaite. Dans le fond, il y a pire comme sentence qu’une nuit de débauche, mais elle a horreur de perdre. T’emballe pas mon mignon, t’as eu un peu de chance. Considère que c’est un prêté pour un rendu. Il a gagné, mais elle compte bien reprendre les commandes et le faire hurler cette nuit, son sourire est assez explicite, plein de promesses, de carnage et de volupté.  

Le regard vibrant de colère et d’excitation se pose sur le moussaillon qu’il jette à ses pieds. Terrassé par … Une flèche. Pathétique. Sont pas très résistants ces Valois. La commandante s’accroupit devant le jeune officier, l’expression sévère. Répond, vite et bien. Profite-en pour nous convaincre de ne pas te donner en sacrifice à notre dieu, Il a faim. Pendant que l’officier leur répond, la Princesse entame déjà de peindre, avec son propre sang qui coule de sa main blessé, des dessins sur ce visage juvénile. Un gosse.


Désolée pour l'attente messieurs **


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MessageSujet: Re: C'est la mer qui prend l'homme   C'est la mer qui prend l'homme EmptyMer 7 Avr - 17:33

Mais c'était qui ces types, à la fin ?? Je connaissais les fer-nés de réputation, ça bien sûr, tout marin digne de ce nom en avait forcément entendu parler, mais jusqu'ici je n'en avais jamais rencontré ailleurs que dans les tavernes de Dorne où ils ne m'avaient pas fait plus forte impression que n'importe quel corsaire étranger qu'on pouvait croiser dans ce genre d'endroit. A voir la violence avec laquelle notre galère était tombée entre leurs mains et malgré qu'ils aient donné l'assaut contre des marins entrainés, je me disais que ça ne pouvait finalement qu'être une bonne chose, de ne pas en avoir croisé plus tôt.

En fait, pour être honnête, je ne me disais pas grand chose à ce moment là. Pour m'être déjà battu au couteau dans les rues de Goëville j'avais une certaine expérience de la douleur mais jamais encore je ne m'étais débrouillé pour recevoir une flèche dans le bras et à la sensation horrible que cela procurait venait s'ajouter la panique de voir maintenant le sang couler sans s'arrêter de la plaie. Est-ce que j'allais y rester ? Est-ce que ça se soignait ? Sans doute, mais allez trouver quelqu'un capable de s'en occuper dans le coin... A bord du reste de notre petite flotte on saurait me recoudre sans doute, le plus gros navire avait son chirurgien de bord, mais pour le moment il n'était visiblement pas question de les rejoindre avec notre navire échoué et plein de fer-nés.

Regroupés dans un coin sur ordre de celle qu'ils nommaient "la princesse", les marins valois encore capable de se déplacer s'étaient rangés plutôt docilement contre le bastingage. Les autres agonisaient par terre ou se tenaient immobiles, peut-être sous le choc, ou peut-être morts. Cillant pour essayer de reprendre mes esprits, j’aperçus à peine le grand type qui s'était rapproché de moi jusqu'au moment ou celui-ci m'attrapa par l'épaule pour me jeter quelques pieds plus loin avant d'enchaîner par un violent coup de pied au creux de mon estomac. Si j'avais espéré ne pas trop remuer mon bras c'était peine perdue et sans parvenir à retenir un cri de douleur en culbutant sur la plaie à vif, j'essayais de ne pas tourner de l’œil. C'était déjà pas mal qu'ils aient décidé de nous adresser la parole plutôt que de tuer tout le monde sans formalités et je voulais m'accrocher à tous les espoirs restant. Plutôt mentir, plutôt ruser que de crever. Cette idée me tétanisait, j'avais clairement aucune envie de crever, ça c'était clair, tout ça aurait été tellement injuste...

Tout en balançant une pique à la "princesse", il s'accroupit avant de me saisir aux cheveux  pour m'obliger à le fixer.

Il avait une sale tête, difficile de dire le contraire, du genre qui te font sentir que t'as plutôt intérêt à ne pas trop les chercher. La barbe et les cheveux imbibés de sueur et les mains rouges de sang... c'était lui le type qui avait buté mon capitaine, non ? Enfin le pire c'était clairement son expression : là où j'avais vu tous les valois terrorisés ou concentré sur la bataille, ce gars là avait juste l'air de s'être bien amusé, comme si tout ça n'avait été qu'une pauvre farce, une bonne blague à raconter le soir en rentrant du travail... putain mais combien de gens étaient mort pour que ce type prenne son pied ?!

- Alors qu’est-ce que ça fait d’avoir blessé la Princesse Hoare ? Tu as dû bander comme un bouc après un tel exploit.

- Quoi ?! Non...!

Je parvenais juste à balbutier, ahuris par la question. Est-ce qu'il voyait vraiment ses batailles comme un truc excitant ? C'était dingue ! Alors ouais j'avais bien ressenti une poussée d’adrénaline en réussissant à désarmer la femme, mais c'était simplement l'espoir de réussir à retourner cette situation infernale, pas celle de faire couler le sang. Les questions fusaient, agressives, pressantes, mais pas assez pour dissiper la douleur lancinante dans mon bras.

- Dis-nous ce que vous faites dans le coin et surtout si d’autres passages sont prévus ? Une galère seule dans les Degrés de Pierre, vous ne savez pas que c’est un repaire de pirates ? Heureusement qu’on passait par là pour vous aider ! Hahahahahahaha !!!!

Même avec beaucoup de bonne volonté il aurait été difficile de partager son hilarité, je me contentais de secouer vaguement la tête.

- Les pirates se sont réfugiés plus à l'est... à cause de la guerre. Je parviens à expliquer, espérant me montrer convaincant.

J'essayais de remettre mes pensées en place, de retrouver un semblant de calme mais peine perdu. Une seule question me tiraillait à présent : que faire pour rester en vie ? Que dire ? Que raconter ? La vérité ? Ou le mensonge ?

- Terrassé par … Une flèche. Pathétique. Sont pas très résistants ces Valois.

Pris par un sursaut de fierté, je ne peux m'empêcher de lui adresser un regard noir. Je lui aurait bien répondu qu'il me semblait aussi avoir vu quelques fer-nés abattus par nos flèches. Que croyait-elle ? Que j'allais arrêter la pointe à la seule force de ma volonté exactement ? Plus que la douleur à vrai dire c'était la surprise, la peur et la défaite qui avaient été terrassant. A quoi bon lutter quand tout est perdu ? Avec cette blessure j'avais senti beaucoup d'espoir me quitter d'un seul coup, mais peut-être n'était-ce pas encore terminé ?

- Répond, vite et bien. Profite-en pour nous convaincre de ne pas te donner en sacrifice à notre dieu, Il a faim.

Elle venait de s'accroupir et avec un regard un peu éberlué je l'observais tremper ses doigts dans mon sang pour me les passer sur le visage, en un motif impossible à deviner. Peut-être qu'au moins tapissé de rouge on ne me verrait pas trop pâlir...? Elle était aussi belle que l'autre terrible, un mélange étrange certainement et la pensée saugrenue me vint de me demander s'ils étaient mariés tous les deux ? On aurait dit, à les entendre échanger des répliques salaces.
Mais cette idée me sortit de la tête aussi vite qu'elle y était entrée, j'avais des choses autrement plus importantes à réfléchir et notamment un choix à faire et il s'agissait de répondre vite. Mieux valait-il leur répondre que personne n'arriverait, qu'ils pouvaient nous laisser ici et lever l'ancre avec le bateau s'ils le souhaitaient ? Que nous n'avions aucune importance ? Ou au contraire leur dire de déguerpir avant que les renforts n'arrivent, plus gros et mieux armés ?

L'idée que ces pirates décident de ne pas laisser de témoins m'angoissait terriblement, si l'un d'eux jugeaient que mieux valait ne laisser aucune trace du massacre qui venait d'arriver, alors notre sort serait scellé. Mon regard se reporta d'abord sur l'homme. Quelque instinct me faisait dire que c'était sans doute le plus dangereux... et le plus fou des deux. Avec une princesse, au moins, peut-être y avait-il moyen de négocier. Encore qu'après lui avoir entaillé la main et désarmée, elle ne devait pas être de très bonne humeur.

- Nous sommes ici en éclaireur, vous ne trouverez rien de très intéressant dans nos cales et si nous ne donnons pas signe de vie le reste du convois changera de route.

C'était pure vérité même si j'espérais tout de même qu'ils dépêcheraient une barque pour venir nous ramener, au besoin. A quoi bon survivre à leur Dieu Noyé si c'était pour crever d'hémorragie sur un banc de sable ? J'avais en tout cas répondu à la première question, quant à la seconde... Mon regard se reporta sur la femme, qui continuait à farfouiller dans le sang qui m'imbibait la manche, tâchant de ne pas grimacer aux éclairs de douleur que cela provoquait dans mon bras.

- Si vous tuez tout le monde... personne ne pourra raconter vos exploits. Mon regard se perdit un bref instant sur ma blessure, puis revint sur la femme, baissant un peu la voix. Vous êtes une princesse, faites leur savoir que vous n'avez pas peur de la vengeance du Roi Ronnel. Que vos ne dissimulez pas vos actes.

C'était à double tranchant. Pas de témoins signifiait autant la tranquillité que moins de gloire dans les tavernes. Laisser quelques survivants était au contraire l'assurance de voir grandir sa réputation.



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pour représenter à son tour son intérêt propre comme étant l'intérêt général.


Liriam
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La situation était désormais sous contrôle et les marins du Val ne semblaient plus opposer la moindre résistance. La Princesse Hoare ne manqua pas de se montrer un peu irritée par les remarques de Rodrik mais bon, c’était un jeu habituel entre eux. Les combats, le sexe, tout était une occasion pour s’amuser et rivaliser. Les Fer-nés étaient clairement des êtres qui ne recherchaient que le plaisir et même dans les plus rudes combats, acculés et même blessés, ils souriaient comme si risquer sa vie et prendre celles des autres n’était qu’un jeu. Dans cet exercice, Lord Harloi avait poussé le vice à l’extrême, se délectant de chaque mort et surtout, de la peur qu’il pouvait voir dans leurs regards lorsqu’il tranchait dans le vif en rigolant.

« J’attends le rendu avec impatience, Princesse ! »

Toujours le sourire aux lèvres, Rodrik ne put s’empêcher de détailler perversement le corps d’Eren, sachant très bien ce qu’il voudrait comme retour de sa part. En attendant, le petit vallois ne semblait plus avoir autant d’assurance et comme pour minimiser le revers qu’elle avait eu lors de leur duel, la Princesse Hoare ne manqua pas de se moquer de sa faiblesse. Au final, il ne restait qu’à voir ce que le petit Lieutenant allait répondre aux deux monstres des Iles de Fer. L’idiot ne manqua pas de dire que les Degrés de Pierre étaient un peu plus tranquilles depuis la guerre, ne comprenant pas l’ironie des paroles du fer-né qui s’esclaffa à nouveau devant tant de sérieux. Il venait de perdre une occasion d’adopter la vision du Capitaine de la Faux Sanglante et ainsi, assurer sa survie pour peu que leurs versions convergent. Finalement, Eren insista pour que ce gringalet déballe son sac et en vitesse, le menaçant de l’offrir en sacrifice au Dieu Noyé.

Cela eut son petit effet car rapidement, il confirma qu’ils n’étaient que des éclaireurs et qu’un convoi était en route. Les yeux des fer-nés ayant entendu l’information ne manquèrent pas de s’illuminer à l’idée d’avoir un butin digne de ce nom. Cet idiot vallois ne manqua pas de les prendre pour des crétins finis, ce qui fit rigoler bruyamment Rodrik. Le Fer-né se tordit de rire comme s’il ne parvenait plus à se contenir. Jouer sur leurs vanités était une tentative particulièrement ridicule mais bon, il avait eu le mérite d’essayer quelque chose.

« Hahahahahahaha !!! Tu entends ça Princesse ? Il va raconter nos exploits ! Et quel exploit ? Aborder une galère valloise qui s’est échouée comme une merde sur la côte ! Hahahahahahahahah !!! J’en peux plus !!!! Mais quel con ! Hahahahahahaha !!!! La vengeance d’un gamin !! Tremble Princesse, sinon il mouillera son pantalon sur le pont de ton navire ! »

L’hilarité gagna assez rapidement les hommes de Lord Harloi mais d’un coup, un bruit sourd calma les esprits. La hache de Rodrik fendit le bastingage juste à côté de la tête du Lieutenant dans un bruit sourd. Son visage se fit plus sérieux alors que ses hommes souriaient toujours en attendant la suite.

« Tu nous penses assez débile pour te laisser vivre afin que tu racontes nos exploits ? Ou peut-être pour passer un message à l’Enfant-Roi du Val ? Si tel est le cas, tes hommes sont inutiles non ? »

Lentement, il sortit son épée en acier valyrien de son fourreau et d’un geste précis et fluide, il se retourna rapidement en direction des soldats vallois. Sa lame fendit l’air et décapita deux hommes sous le regard terrifié des autres. Les têtes roulèrent au sol dans l’hilarité retrouvée des fer-nés présents. Rodrik essuya sa lame couverte de sang sur l’un des corps sans vie, avant de la remettre dans son fourreau. Il se retourna ensuite vers Eren en souriant.

« Trop rapide peut-être ? Après, ils nous en restent encore quelques uns pour raconter tes exploits ! »

Le Capitaine de la Faux Sanglante se tourna à nouveau vers le jeune Lieutenant, récupérant sa hache pour la glisser sous sa gorge.

« N’essaie pas de faire de l’esprit avec nous. On ne fait pas trembler toutes les mers en étant complètement idiot ! Pourquoi on aurait besoin de faibles pour conter nos exploits ? Pourquoi provoquer le Val alors que j’ai toujours l’espoir de baiser sauvagement la Reine-mère ? D’ailleurs, l’as-tu déjà rencontré ? Est-elle aussi belle que les rumeurs le disent ? »

Le côté hédoniste de Rodrik prit rapidement le pas sur son âme de guerrier, sous les rires de ses hommes qui ne connaissaient que trop bien les pulsions de leur capitaine. Il avait beau partager la couche de la Princesse Hoare à l’occasion, il ne manquerait pas une occasion de se faire une belle femme. Rangeant sa hache, il s’adressa ensuite à nouveau à Eren afin de lui proposer sa solution.

« On pourrait profiter de l’occasion pour mettre en place quelque chose d’intéressant. Il nous faut au final qu’un survivant pour limiter les fuites et en tirer un profit futur. »

Rodrik fixa à nouveau le jeune Lieutenant et son regard ne laissa pas vraiment de place au doute sur ses intentions. Le moindre faux pas ou réponse déplaisante risquait de lui assurer une mort douloureuse.

« Si on te laisse en vie, penses-tu que tu saurais tenir ta langue ? Les Iles de Fer pourraient faire affaire avec le Val si tu sais saisir une opportunité quand elle se présente. »

En ne laissant que ce Lieutenant en vie, il pourrait raconter une version qui leur permettrait de nouer à l’avenir un début de relation avec le Val et pourquoi pas un accord commercial. Evidemment, cela condamnait tous les soldats à une mort certaine, histoire que cet accord ne s’ébruite pas. En restant l’unique survivant, il ne pourrait pas révéler cette histoire sans être vu comme un traître et être condamné à mort. C’était sans doute un plan parfait pour les Iles de Fer. En plus d’avoir pillé le navire, ils auraient droit à une récompense dans un an ou deux.



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Rodrik Harloi
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