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 Until death do us part [PV Walton]

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MessageSujet: Until death do us part [PV Walton]   Until death do us part [PV Walton] EmptyLun 21 Déc - 18:38

La marche à travers le Conflans se déroulait comme prévu. Les nordiens avaient marché d’un bon pas, avec leur longue colonne, et Bowen, pour la première fois entièrement seul au commandement de ses troupes, avait repris les habitudes des leaders précédents, comme les dîners avec les chefs de division, et les nobles plus généralement, ainsi que les visites aux divers gradés issus de la roture. C’était une vie monotone, et monacale. Levé tôt, couché tard, avec peur seul horizon en journée sa monture et les routes boueuses du royaume des Rivières et des Collines. Souvent, la nostalgie l’avait étreint alors qu’il se remémorait être passé par là lors de la première campagne, en compagnie de Jon, se souvenant d’une discussion, d’un souvenir commun. Parfois, le fantôme de leurs premiers échanges au coin d’un feu, deux ans auparavant, lui revenaient avec force. Comme ils avaient changé : lui à l’époque animé par la flamme de la vengeance, jeune marié, ayant appris fébrilement que son épouse avait été laissée enceinte, par ses soins, après leur nuit de noces. Et Jon, jeune Prince ivre de faire ses preuves, encore célibataire, à peine remis de la déception valoise. Deux anciens rivaux, qui avaient fait contre mauvaise fortune bon cœur en étant obligé par leur Roi de travailler de concert, considérant que la Mort-aux-loups avait balayé les précédentes rancœurs. Et ils y étaient parvenus, parlant longuement, d’abord du royaume, de la journée, de ces banalités qui ne coûtaient rien mais occupaient le terrain, et enfin, plus pudiquement de Jeyne partie au loin, dans l’Ouest, de Maedalyn occupant Motte-la-forêt et s’occupant du Lord Glover rendu fou de douleur par la perte de son épouse et de sa famille plutôt que par les blessures reçues à la bataille … Plus rarement, de Torrhen. La plaie demeurait vivace, entre le fils qui se sentait mal-aimé et l’homme qui aurait aimé en être un, de fils. Et puis, de temps en temps, d’eux, de leurs attentes, de leurs espoirs, du deuil qui les occupait : l’un pour son oncle, l’autre pour … pratiquement tous les siens. Ces moments les avaient forgé, dans la pudeur d’une amitié qui n’osait pas encore s’appeler ainsi, et de deux hommes qui ne savaient pas exactement comment nommer cette sensation confuse qu’ils avaient d’avoir trouvé, là où ils s’y attendaient le moins, compréhension, assistance, et affection. Bowen se rappelait avec amusement de la fois où il s’était senti obligé de demander à Jon si ce dernier avait pour Maedalyn des sentiments autres que strictement amicaux. Aujourd’hui encore, il se demandait ce qu’il se serait passé, si ce dernier avait répondu par l’affirmative. Sans doute que l’homme, quoique secrètement blessé, se serait effacé face à son Prince, pour n’entraver ni son bonheur, ni celui de son épouse. Il ignorait cependant quelle trahison lui aurait été la plus douloureuse.

Définitivement, tant avait changé. Ils étaient désormais tous les deux pères et mariés. Jon était Roi. Il était son Sénéchal, et non plus un aide de camp. L’un régnait sur Winterfell, avec Glace en main, l’autre était à la tête des troupes du Nord pour porter l’estocade à l’ennemi. Il y avait un monde, entre ces situations. La présence de son meilleur ami manquait à Bowen, cruellement, comme celle de sa jeune famille. Maedalyn et son sourire, Torrhen et ses gazouillis … Il en avait profité autant que possible, lors de leur trop court séjour dans la capitale, ce repos bien mérité qu’il aurait aimé prolonger. Mais le Printemps les avait pris de court, à revenir si vite, et avec lui, les guerres et les morts. Bien entendu, le Glover ne niait pas son envie de faire ses preuves, et son appréciation d’en avoir l’occasion. Pour autant, bien entendu, il aurait aimé profiter des siens, de ses amis, plus longtemps. Le sort – et l’ennemi – en avait décidé autrement. Baste. Il se battrait avec d’autant plus de férocité pour enfin prendre sa place parmi eux, pour n’avoir plus qu’à protéger son royaume contre les sauvageons. Il rêvait de leur porter à eux aussi le coup fatal, pour laver dans leur sang immonde les souffrances de Motte-la-forêt. Parfois, il se rêvait partir ainsi, en sentant la mort venir, après avoir rassemblé un corps expéditionnaire, arme au poing, chenu et grand-père, arrière-grand-père peut-être, mais déterminé, au soir de son existence, à venger ceux qui n’avaient pas eu sa chance et n’avaient point grandi et vieilli. Alors, au milieu du carnage, il rejoindrait les Anciens Dieux avec joie. Tout aurait été accompli. Mais avant d’en arriver à ce moment, il fallait survivre, se battre pour ne pas périr face aux barbares fer-nés et à leurs alliés fanatiques du Bief, cet attelage bigarré et contre-nature qui ne tenait qu’uni par la haine de leurs coutumes, de leur mode de vie, de leur résistance acharnée.

Après s’être enquis des dernières nouvelles auprès de ses commandants, Bowen fit retraite vers sa propre tente. Alors qu’il venait à peine d’y rentrer, il aperçut Walton faire son entrée. Le jeune homme s’acquittait à merveille de ses devoirs d’aide de camp, et le Sénéchal pensait que cette expérience le formerait énormément. Le garçon avait une lettre à la main, et le Glover aperçut l’expression contrariée sur son visage. L’avisant donc, il demanda :

« Le bonsoir, mon aide de camp. Sont-ce les nouvelles du Maréchal Omble qui sont arrivées ? Parle, je t’en prie. »



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MessageSujet: Re: Until death do us part [PV Walton]   Until death do us part [PV Walton] EmptyDim 3 Jan - 22:25


Until death do us part [PV Walton] Tk0b
Voilà quelques jours que nous avons passé la frontière entre le Nord et le tout jeune Royaume des Rivières et des Collines, et en traversant cette frontière aujourd’hui pacifiée, je ne peux m'empêcher de penser qu’il y a encore peu de temps, ce déplacement aurait été une déclaration de Guerre. j’ai du mal à oublier les incursions des Fer-nés et de leurs alliés riverains sur nos terres, alors même qu’il existait à l’époque un traité de paix… et je n’oublie pas que c’est ces incessants conflits qui gardaient Père loin de nous, loin de mère… Mais tout cela est maintenant du passé, et les riverains sont nos alliés, enfin parait-il… Alors que nous avançons pas à pas vers le Sud, je découvre de nouveaux paysages, marqué par les rivières et l' ondulation de la topographie si caractéristique du Conflans. Et si je n’ai pas vraiment le temps de m’adonner à la contemplation des paysages, leur découverte réveille mon côté curieux et aventureux, quelque peu engourdi pas un ans resté entre les murs de Winterfell… Oui, tout cela est très nouveau pour moi. J’ai accompagné Père au conclave de Goelville, donc ce n’était pas la première fois que je quittais le Nord, mais le contexte était bien différent. A mesure que nous avançons, je peux sentir la chaleur du printemps arriver, alors que nous quittons l’hiver Nordiens. Cela rend l’avancée beaucoup plus agréable, bien que la fatigue soit là.

De mon côté, je me suis habitué à mon rôle d’aide de camps, faisant au mieux pour jongler entre mes responsabilités auprès de Bowen et mon entraînement. Sans dire que je suis à l’aise avec les hommes, je me sens un peu moins intimidé. Clairement, la plupart mènent leur vie sans se soucier de moi, et je dois avouer que cet anonymat est assez plaisant, ou a minima reposant. J’ai encore du mal à me mêler aux autres, et reste plus souvent avec Andren qu’avec les autres, mais petit à petit je commence à m’y faire, et à m'intégrer, timidement. Mais surtout, j’ai l’occasion d’apprendre beaucoup avec Bowen, sur la gestion de la colonne, du terrain. Toutes ces connaissances qu’on ne peut pas apprendre dans les livres… Je savais que ce serait une occasion pour moi d’apprendre beaucoup auprès du Sénéchal, et cela se confirme. Pendant mon temps libre, je passe aussi du temps à écrire, à essayer de dessiner ce que j’ai vu dans la journée, à travailler sur des cartes. J'essaye de garder une trace de cette expérience, pour moi seul, mais tout de même.

Nous venons de finir de monter le camp quand un coursier est vient me trouver. Sans grande surprise à vrai dire, nous attendons des nouvelles de Lord Omble, le Maréchal d’Empire, afin de nous tenir au courant de l’état du conflit plus au sud. En tant qu’aide de camps, j’assure aussi le rôle de secrétaire particulier, et gère les correspondances de Bowen. Aussi, c’est moi qui réceptionne les missives. Alors que le messager me transmet l’enveloppe, quelque chose me frappe. Ce n'est ni le sceau Omble, ni le sceau Impérial… c’est le sceau Stark… Une lettre du Nord? Mais ce n’est pas le sceau qui m’intrigue le plus… Après tout, il n’y a rien d’étonnant à ce que le Roi du Nord écrive à son sénéchal pour lui transmettre des informations. Non, ce qui m’étonne le plus, c’est l’écriture sur l’enveloppe…

C’est celle de Lyanna…

Sur le coup, mon sang ne fait qu’un tour. Je ne sais pas si Lyanna et Bowen sont proches, mais sur le coup, je ne pense pas à une lettre personnelle. Je pense tout de suite à un problème, sans vraiment savoir lequel. Je sens que quelque chose ne tourne pas rond, même si je ne suis pas capable de dire pourquoi. Un pressentiment, un très mauvais pressentiment. J'essaye de rester impassible, pour n’inquiéter personne avant de savoir ce dont il retourne. j’entre dans la tente de Bowen en m’annonçant comme à mon habitude. Malgré notre proximité et notre rang respectif, je m’impose à moi-même une certaine discipline vis-à-vis de l’étiquette entre lui et moi. Il n’est plus question de Walton et Bowen, ni du Prince et du Seigneur de Motte-la-Forêt, mais bien du Sénéchal du Nord et de son aide de camp. Il m’accueille avec le sourire, en me demandant si nous avons reçu des nouvelles du Marechal. Ce à quoi je réponds.

"Non Monseigneur. Une lettre du Nord. Je crois reconnaître l’écriture de Lyanna, ma cousine, mais je puis me tromper.”

Sans un mot de plus, je m’approche du lutrin qui me sert à gérer les correspondances. J’ouvre le plis et commence à le lire en silence. je lis toujours dans un premier temps en silence avant de réciter à haute voix, afin d’être bien intelligible. mais dès les premier mots, je sens que ce courrier n’est pas un courrier habituel, et quelque chose me dit qu’il est porteur de mauvaises nouvelles… Je continue encore un peu, et m’arrête brusquement. Elle conseille à Bowen de s’éloigner avant de lire la suite de la missive? Je sens une boule se former dans ma gorge, et j’ai peur de comprendre. Je me sens pâlir... Sans aller plus loin, je tends au Sénéchal la lettre, avant de lui tendre le plus…

"Bowen… Je … Je pense que vous devriez lire cette lettre vous même…”

J’entend ma propre voix étranglée, comme si elle n’arrivait pas à sortir.

Sans le vouloir, j’ai vu les mots qui suivent, et ai compris de quoi il en retourne… Alors qu’une part de moi espère avoir mal lu, avoir tiré une conclusion hâtive de quelques mots griffonnés sortis de leur contexte… Car je sais… Je sais que je serait incapable de prononcer ces mots à haute voix…

Et je sais que je ne pourrais pas lui dire…

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MessageSujet: Re: Until death do us part [PV Walton]   Until death do us part [PV Walton] EmptyDim 21 Mar - 18:25

Bowen ne sentit pas venir le danger. Recevoir du courrier de la Princesse Lyanna n’était pas courant, mais pas entièrement exceptionnel, puisqu’il prenait toujours garde à entretenir une correspondance avec ses amitiés ou liens cordiaux restés au loin, durant les campagnes, habitude prise dans sa jeunesse, lors de la première guerre contre le Noir puis en parcourant le Nord aux côtés de Torrhen, dans des périples qui les éloignaient parfois de plusieurs semaines de Winterfell. Il avait continué lorsqu’il était revenu à Motte-la-forêt, et encore durant la première campagne du Conflans. Bien sûr, les arrivées étaient plus ou moins régulières, cependant, il n’y avait pas lieu de s’inquiéter. Distraitement donc, il écouta Walton commencer la lecture, avisant des cartes et préparant de nouveaux ordres pour la journée à venir. Certains mots, pour autant, commencèrent à l’interpeler, et il écouta plus attentivement. La voix du Prince, également, commençait à trembler. Alarmé, le Glover releva la tête. Pourquoi devrait-il s’isoler ? Une brusque vague d’angoisse le submergea. Il avait usé des mêmes termes, peu ou prou, pour annoncer à sa sœur le sac de leur fief familial. Il avait déjà été contraint de les écrire, pour annoncer à Lynara la mort de son père et de son petit frère. Il les connaissait, ces expressions maudites. Et la voix de Walton déclinait, son visage pâlissait, sa posture s’affaissait. Un instinct sourd le prit. Son cœur se mit à cogner contre sa poitrine. Ses mains se firent moites. Ses lèvres s’asséchèrent. Savait-il ? Peut-être.

D’un mouvement rapide, il arracha des mains le pli et commença à le parcourir. Son regard s’accrocha sur les lignes du parchemin, buta sur la ligne tant attendue, tant honnie, tant redoutée. « Votre bien-aimée épouse, Lady Maedalyn Glover, repose dorénavant en paix auprès de vos ancêtres. » Les mots résonnaient dans sa tête, sans s’arrêter, le plongeant dans une spirale infernale. Le reste du pli se perdit dans le trouble de sa vision. A quoi bon continuer ? Maedalyn était morte, leur enfant avec elle. Maedalyn était morte par sa faute. Maedalyn était morte par son empressement à redresser sa maison, à construire un foyer avec elle. Maedalyn était morte de leur amour. Maedalyn était morte de l’avoir épousée, alors qu’elle ne le voulait pas. Maedalyn était morte d’avoir été choisie, sans l’avoir cherché. Maedalyn était morte d’être une Glover, comme tant d’autres avant elle. Maedalyn était morte, Maedalyn était morte, Maedalyn était morte. Il le répétait dans sa tête, jusqu’à ce que tout perde sens. Comment le monde pouvait-il avoir encore en avoir un, alors que Maedalyn était morte ? La douleur le suffoqua. Il avait l’impression que son cœur avait cessé de battre, que sa respiration s’était arrêtée. Il étouffait dans sa propre souffrance, dévastatrice, noire, farouche. Il ne serait pas à nouveau père, il n’était plus un mari, il n’était que l’homme qui détruisait tout ce qu’il touchait, tous ceux qu’il aimait. Par sa faute, Torrhen ne connaîtrait jamais sa mère. Son fils serait élevé par des nourrices, avec un père absent, une mère morte, et peut-être un jour une belle-mère qui préférerait, car c’était humain, ses propres enfants. Il était là, au milieu de ce maudit Conflans, de cette terre détestable qui n’attirait que le malheur, qui se gorgeait de sang et aspirait celui des siens. Combien de cousins avaient-ils perdu ici ? Et sa sœur, sa propre sœur, captive et molestée, quoique vivante … Foutu Conflans. Foutu guerre. Foutu tout, tous, ennemis et amis. La rage l’emplit, brûlante pour tenter de surmonter le feu liquide du déchirement qui le pliait en deux. Mais à quel point avait-il pu insulter les dieux pour que ces derniers s’acharnent tant sur les siens ? Pourquoi tant de bourreaux dormaient-ils sur leurs deux oreilles quand lui devait tant subir ? Ses doigts se refermèrent sur le parchemin, le tordirent, le chiffonnèrent. Et brusquement, son poing partit, cognant violemment la table face à lui. Insensible à la douleur – était-il possible de ressentir davantage, quand tous ses sens étaient à l’agonie, quand rien d’autre n’existait que la seule vérité du monde, à savoir que Maedalyn était morte et qu’il était seul ? La table valdingua sous l’impact. Son autre poing se tendit vers sa droite, vers une armoire. Son sort fut cruel, autant que le sien. Le bois gémit sous l’impact, encore, et ces pleurs des meubles étouffaient ceux qui n’arrivaient pas à franchir ses lèvres, bloqués dans cette gorge qui ne savait pas comment respirer. Bowen connaissait ce sentiment de manquer tomber dans l’abysse, de se laisser entièrement submerger par la haine et le désespoir. Il l’avait par trop connu. Et rien ne lui résistait, dans cet état. Dans un sursaut de lucidité, il se souvint qu’il n’était pas seul. Lyanna ne savait sans doute pas pourquoi elle avait eu raison de lui conseiller de s’isoler.

Sans un regard en arrière, Bowen sortit en trombe. Le parchemin maudit s’échoua par terre. Sans se retourner, sans entendre ni voir les sollicitations autour de lui, il traversa le camp à grands pas, pour trouver le couvert du bois. Il n’était pas suivi – sans doute que Walton avait prévenu les gardes que ce n’était pas une idée très prudente. Et une fois arrivé à une distance relativement raisonnable, il avisa un arbre, et entreprit de le marteler de ses poings. Puis de son épée. Le carnage se fit dans la clairière, et chaque coup en appelait un autre, pour qu’il s’épuise dans sa fureur, dans sa douleur. Des jurons atroces lui échappèrent, comme des imprécations envers les dieux. Enfin, ses muscles crièrent grâce, et le manque de victimes inanimées se fit sentir. Alors, il se laissa glisser au pied d’un arbre malmené, maltraité, lacéré, et il prit sa tête dans ses mains, incapable de regarder un monde où Maedalyn était morte. Enfin, ses épaules se secouèrent de sanglots silencieux, et il laissa sa souffrance couler sur ses joues. Maedalyn était morte, et elle avait emporté avec elle leur enfant, et aussi une partie de lui, celle qu’il avait promise devant l’Arbre-Cœur, devant les Anciens Dieux. Ils ne connaîtraient jamais cet avenir qu’ils avaient dessiné, à vieillir ensemble à Motte-la-forêt, à observer leurs enfants grandir, se marier et fonder une famille à son tour. Il ne mourrait pas après lui avoir fermé les yeux et s’être endormi devant la cheminée, comme il l’aurait voulu. Non, il partirait après elle. Il devrait raconter à son fils qui était sa mère, quand il l’avait lui-même si peu connue. Il savait, avec une certitude douloureuse, insupportable, qu’il lui donnerait une belle-mère et des demi-frères et sœurs, car c’était là que son devoir se trouvait. Il avait conscience qu’il rendrait une femme malheureuse, et que ses autres enfants n’auraient pas la préférence démontrée au premier-né, à l’enfant-né de l’amour timide mais réel, partagé et si surprenant, si merveilleux. Il n’aimerait aucune autre femme comme il avait aimé Maedalyn. Son cœur avait trop souffert de s’ouvrir pour être piétiné, massacré par le deuil. Il avait trop perdu pour comprendre comment donner à nouveau. Et il n’en avait pas réellement envie. Avec le temps, disait-on. Peut-être. Mais pas maintenant. Jamais. Maedalyn était morte, et ses rêves avec elle. Cet enfant qu’ils avaient conçu pour cimenter leur mariage, dans cette chambre partagée, au creux de ses confessions. Elle lui avait dit qu’elle l’aimait. Elle avait répondu aux mots tendres esquissés sur le parchemin. Elle lui avait tout donné, y compris son fils. Jusqu’à sa vie. Il avait envie que le monde se taise. Que les oiseaux cessent de chanter, que le vent arrête de souffler, que le temps se fige. Les animaux auraient dû se peindre de noir. Les hommes auraient dû taire leur respiration. Le soleil aurait dû interrompre sa course, les étoiles tomber du ciel, et le ciel se voiler entièrement pour ne plus jamais se teindre du bleu que Maedalyn aimait tant. Maedalyn était morte, et le monde de Bowen avec elle.

Maedalyn était morte, et Bowen avec elle.



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MessageSujet: Re: Until death do us part [PV Walton]   Until death do us part [PV Walton] EmptyDim 16 Mai - 1:27


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Je reste interdit alors que Bowen lit la lettre de Lyanna. et je prie. Je prie les dieux. Peut-être ai-je mal lu, peut-être me suis-je trompé. Après tout, je n’ai vu la lettre que quelques secondes, quelques petites secondes. Je suis un bon lecteur, mais je ne suis pas à l'abri d’une erreur. Ce n’est pas comme si c’était écrit en gros. Lyanna a fait une longue introduction, alors peut-être que j’ai interprété sans vraiment lire… Oui… peut-être que je me suis trompé… faites que je me sois trompé…

Jamais je n’ai eu autant envie d’avoir tort…

de m’être trompé…

Mais le visage de Bowen est sans appel…

Et je maudit les dieux, je les maudit de nous avoir à jouer ce tour cruel. De lui avoir pris ce qui lui restait… Je sens mon cœur qui s’éffondre, qui s’écroule alors que le visage de Bowen se décompose. je sens ma gorge qui se sert. ça ne peut pas être vrai. ça ne peux pas. Je ne veux pas que ce soit vrai… Je ne veux pas. Je sent l’atmosphère dans cette tente, elle n’a jamais été aussi pesante. je peux la sentir sur mes épaules, dans mes tripes.

Et j’ai l’impression que dans ma poitrine une lumière s’est éteinte, et ne se rallumera plus. Une de plus...


Alors qu’il s’éloigne. Je le suis du regard. Mon premier réflexe est de le suivre, de l'appeler. Mais aucun son ne sort de ma bouche. Je reste quelques secondes inerte. Je vois les soldats autour de moi s’agiter, s’inquiéter du départ soudain de leur sénéchal. Je vois un sentinel prendre la direction que Bowen a prise. sans réfléchir, je l’arrête. et prend la parole.

"Il vaut mieux le laisser seul un moment.”

Je vois le regard interrogateur du soldat et de ceux autour de nous. Je comprend que ce n’est pas le moment de flancher. Je dois tenir bon, pour Bowen. En ce moment précis, il a besoin de moi. je secoue la tête un instant, pour reprendre mes esprits. Une fois la tête au clair, je donne quelques consignes, et demande à chacun de retourner à son poste. j’imagine qu’il sera tôt ou tard nécessaire d’expliquer la situation, ne serait-ce que pour éviter que les hommes ne s'inquiètent inutilement des nouvelles que nous aurions reçues du Nord, mais je ne pense pas qu’il m’appartienne d’en dire plus. Et de toute manière, ce n’est pas ce qui importe pour le moment. Ce qui importe, c’est que le camp tourne, et que Bowen retrouve tout en place à son retour. Les hommes ne posent pas de question, sans doute ont-ils plus ou moins compris, sans avoir les détails.

Quand je suis sûr que tout est en ordre, je quitte le camp, dans la direction que Bowen à prise. Je ne tarde pas à le trouver. je m’approche doucement, sans chercher à masquer ma présence pour ne pas qu’il la perçoive comme une menace. Je ne dis rien, je reste en retrait. juste assez loin pour le laisser tranquille, pour qu’il puisse être seul, autant qu’il en aura besoin, tant qu’il en aura besoin. Mais juste assez pour qu’il sache que je suis là. je m’assois au sol, à le regarder, à me demander ce que je peux faire. ce que je peux dire alors que mon coeur saigne aussi… Je sens une larme couler sur ma joue, puis une deuxième. Je pose ma tête contre mes genoux, les yeux fermés. A attendre.

Il n’y a rien a faire… il n’y a rien à dire…

Elle est partie…

Et je reste là…

Pour lui...


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MessageSujet: Re: Until death do us part [PV Walton]   Until death do us part [PV Walton] EmptyVen 21 Mai - 17:17

Bowen ne vit pas Walton approcher. Aveugle et sourd au monde qui l’entourait, il était profondément rentré en lui-même, les yeux brouillés par les souvenirs qui lui montaient à la tête et les larmes qu’il s’efforçait de refouler douloureusement. Ses doigts allaient sans doute se briser à force d’être pressés aussi fortement les uns contre les autres. Même la souffrance physique qu’il s’infligeait n’était pas de taille à lutter contre l’océan de supplices mentaux qu’il endurait présentement. Quand il avait appris la mort de sa famille durant la prise de Motte-la-forêt, il avait ressenti un choc intense, qui avait annihilé sa capacité à penser. Tel un automate, il avait ordonné à son frère de faire sortir leur père de la grande salle de Winterfell, puis était parti écrire la nouvelle à leur sœur. Il avait agi par instinct de survie, puis avait laissé la vengeance et la haine l’envahir, noyant sa peine dans le sang sauvageon au Gué de Marnach, puis à la Mort-aux-loups. Quand sa sœur avait été capturée lors de l’assaut sur Fort-Darion, il avait ressenti une colère intense et un profond sentiment d’injustice, alors qu’il venait de contribuer hautement à la victoire sur le Noir. Il avait eu l’impression d’être le dindon de la farce grotesque qui se jouait en Westeros. Cette impression, il l’avait ressentie à chaque perte de cousins : il y avait eu les Karstark bien sûr, père et fils. Puis, après le coup de force du Bâtard sur Corneilla, les Nerbosc. A chaque fois, il avait prié pour leurs armes et juré vengeance pour toutes ces âmes qui partaient. A chaque fois, il s’était demandé si le sang Glover n’était pas maudit, vicié. Lorsqu’il avait su qu’Alysanne Tully était décédée en couches, il avait pensé à sa propre épouse, se rassurant comme il le pouvait. Maedalyn était jeune, forte, en bonne santé. Comme il était sot : elle s’était liée à lui. Il était donc évident que tôt ou tard, cette malédiction qui semblait le poursuivre la rattraperait. En deux ans, combien de jours heureux avait-il eu ? Il était allé de décès en décès, au point d’énumérer plus rapidement les membres de sa parentèle vivants que morts des mêmes générations. Il avait eu beau lutter, il n’était plus que cet objet de commisération sur le passage duquel tous murmuraient. Ange de la mort, il était celui vers qui on se tournait pour prendre conseil sur la défaite, la souffrance. Pas parce qu’il était consolateur : parce qu’on savait confusément qu’il avait vécu pire. Était-ce donc cela que ressentait Torrhen, en contemplant le champ de cadavres qui se trouvait derrière et devant lui ? Le Glover se sentait vieux, fatigué, brisé. Pendant tant de mois, pour se reconstruire, il s’était rattaché à la famille qu’il espérait obtenir avec Maedalyn, dans une tentative futile de remplacer celle qu’il avait perdue. Même cela, il ne parviendrait pas à l’avoir, car il fallait que les Anciens Dieux continuent à le poursuivre de sa vindicte. Pourquoi l’éprouvaient-ils avec tant de virulence. Quel était le dessein ? Celui de le transformer en un instrument impitoyable de leur vengeance envers ces sudiers qui les menaçaient, les traitaient de païens, en détachant une à une toutes ses attaches à ce monde ? De lui apprendre que, quoi qu’il puisse faire, il ne parviendrait jamais à échapper au destin de cendres qu’ils avaient prévu pour lui, en punissant son hubris ? Ou bien, de lui enseigner l’humilité, pour qu’il regarde tous les hommes comme s’ils étaient ces restes d’humanité qu’il perdait à chaque mois qui passait ? Il n’en savait rien. Sa seule certitude était que les ultimes parcelles de son monde d’avant venaient de s’écrouler. Il n’y aurait désormais plus rien du Bowen qui avait existé avant l’invasion sauvageonne. Maedalyn, par les souvenirs de ses émois adolescents qu’elle ravivait, avait été aussi la promesse qu’il pourrait retrouver celui qu’il avait été, avant. Avec elle, il était en mesure de rêver à un avenir en dehors de ce temps d’incertitude et de tout ce qu’ils traversaient. Avec elle, il avait été capable de se surpasser, mû par le désir sincère de l’élever, et aussi, par le mâle plaisir d’être félicitée par elle pour ses prouesses. Il n’aurait plus jamais cela. Parce que toute épouse qu’il prendrait ne partagerait pas ces souvenirs communs, n’aurait pas la connaissance du Bowen survivant et du Bowen plein d’espoirs. Elle ne verrait que le Sénéchal du Nord. Que l’homme de glace qu’il était devenu. Et il ne verrait en elle qu’une belle-mère à offrir à son fils, une femme pour lui donner d’autres enfants, voire un échange d’alliances pour avantager le royaume, car il avait conscience, cyniquement, cruellement, que son veuvage en ferait vite l’un des célibataires les plus prisés de l’Empire, ce dont Jon se servirait, et lui-même l’encouragerait à le faire, le moment venu, par devoir.

Un instant, un très bref instant, il contempla la possibilité de fuir ce mot qui résonnait désormais comme la cause de toutes les occasions manquées qu’il avait eue d’être auprès de Maedalyn et de profiter de sa présence. Que lui importait le devoir ? Qu’est-ce qu’il lui avait rapporté ? Sa famille avait été sacrifiée. Les siens continuaient de mourir pour les ambitions de plus grands qu’eux. Et lui-même avait obtenu une vaine gloire, qui n’était qu’une coquille vide n’ayant plus aucune logique maintenant que celle pour qui elle avait été arrachée n’était plus. Pourquoi devait-il continuer à souffrir sur cette terre, alors que quelque part, dans les limbes, il y avait ses parents pour l’accueillir, ses frères, son épouse ? Il s’imagina, l’épée plongée jusqu’à la garde dans la poitrine, voir la mort le prendre, droit dans les yeux, avec un sourire. Il se vit quitter son corps maculant le sol du rouge de son sang, et partir vers la forêt, abandonnant avec satisfaction cette enveloppe charnelle loin de lui, pour rejoindre les siens. Il les vit venir à lui, ces visages aimés qui peuplaient ses rêves et ses cauchemars, ses souvenirs et ses envies. Il s’observa prendre sa mère dans ses bras, étreindre son père, caresser les cheveux de ses petits frères, éternellement figés dans ces silhouettes de petits garçons qui ne grandiraient jamais, saluer ses innombrables cousins. Et finalement, il s’arrêta face à Maedalyn, qui, la main sur son ventre arrondi, lui annoncerait qu’ici, il pourrait connaître leurs enfants, qu’ils avaient hâte de le rencontrer. Leurs filles lui ressemblaient, d’ailleurs. N’était-ce pas, désormais, tout ce à quoi il pouvait aspirer ? Cette paix éternelle, cette chaleur diffuse, cet ailleurs pour ne plus ressentir ce manque qui l’accablait, qui broyait son âme et massacrait son corps et piétinait son cœur ?

Puis, le visage de son fils s’imposa dans son esprit. Il revit ses cheveux blonds si semblables à ceux de Maedalyn, son sourire de bébé bien portant, ses gazouillis quand il le prenait dans ses bras, ses poings potelés qui s’agitaient alors qu’il voulait saisir sa barbe un peu longue. Il pouvait sentir d’ici son odeur douce et chaude. Est-ce que Torrhen était suffisant pour lui donner envie de vivre. Avant, il aurait dit oui. Bien sûr. Evidemment. Mais … l’hésitation le gagna, une seconde de trop. Il observa à nouveau le tranchant de son épée. Ce serait si simple. Il en était capable. Un coup bien placé, en plein cœur, et tout cesserait. Il pourrait rejoindre tous ses fantômes qui l’accompagnaient et pesaient si lourd sur ses épaules. Il pensa à sa sœur. Elle avait été sauvée. Il y avait encore quelque espoir dans ce monde. Mais elle avait son mari, son fils. Il ne lui manquerait pas. Il lui laisserait cette haute place au sein de l’Empire, son ultime cadeau. Peut-être qu’elle prendrait sa place, si Edwyle faillissait. Pourquoi pas ? Elle en était digne. Plus que lui, qui n’avait jamais rien accompli d’autre que suivre des ordres et tuer comme un soudard. Voilà l’ensemble de son œuvre. Dans d’autres royaumes, son nom devait provoquer la même horreur que celle qu’il éprouvait. Dès lors, pourquoi continuer dans cette impasse qui n’amènerait que davantage de sang et de haine ? Il pouvait rompre le cycle, et mourir. Ici et maintenant. Il pouvait s’accorder la paix ultime. Enfin, il songea à Jon, aux serments qu’il lui avait faits, d’être toujours présent à ses côtés. Mais qu’étaient ces paroles sur son honneur ? Il s’en moquait. En se donnant la mort, il serait vomi par les hommes et les dieux pour sa lâcheté, comme il convenait, comme il l’aurait voulu. Des mots n’avaient pas de poids face à l’épouse perdue, aux enfants morts, à la famille disparue, à l’humanité foulée aux pieds. Il songea à l’homme, à ce qu’il avait fait. Sa culpabilité atteint un nouveau pic. Les dieux l’avaient-ils puni ? Pourquoi, alors le garder en vie, pour lui permettre de continuer dans cette voie sans issue ? Tout cela n’avait plus de sens. Il voulait pleurer, seul, parce qu’il avait conscience qu’il n’y avait probablement qu’une personne en ce monde qui saurait calmer sa douleur, et elle n’était pas là. La tentation était de plus en plus forte. Pour la première fois, son regard se posa sur Walton. L’homme à terre et l’homme de devoir se firent face en lui, une ultime fois. Puis, il sut ce qu’il devait faire. Il empoigna son épée …

Et la jeta aux pieds de Walton. D’une voix atone, il s’entendit lui ordonner :

« Prends-là. Et va-t’en. »

Il avait besoin d’être entièrement seul. Mais il devait aussi s’assurer qu’il reviendrait, qu’il ne cèderait pas aux tourments brutaux qui faisaient rage en lui. Bowen attendit que le garçon s’éloigne. Il se releva, avec lenteur, inspira profondément, et lâcha le plus atroce cri de rage qui lui avait été donné de pousser. C’était le hurlement d’un loup blessé, agonisant, mais qui continuerait à se battre, encore et encore, car il ne savait faire que cela. Puis qui reviendrait dans sa caverne, celle de ce monde ou d’un autre, s’y loverait, et y mourrait. Cependant, il ne le ferait là. Ce jour, il disait à la mort « pas aujourd’hui ».

Et cela le brisait encore davantage, car l’ultime repos aurait été préférable à ce qu’il lui restait de vie.



Through the darkness, we shall survive et rise again, stronger, because we are the Iron Fist, and we strike the ennemies of the North.


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Bowen Glover
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