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 La fureur de la captivité [Tour II - Terminé]

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MessageSujet: La fureur de la captivité [Tour II - Terminé]   La fureur de la captivité [Tour II - Terminé] EmptyMer 26 Aoû - 21:29


La fureur …

de la captivité ...


Le monde était devenu fou ! Une révolte, ces paysans du Bief avait osé chercher à s’en prendre à Dorne et à la Maison Martell. Des amis, des nobles dorniens avaient péri durant les attaques alors qu’ils n’avaient strictement rien fait. Ces festivités n’étaient peut-être qu’un vulgaire piège pour mettre le Royaume à genoux, mais Roward ne comptait pas en rester là. Fermant la porte des appartements de sa sœur, il marchait bruyamment dans les couloirs du château de Hautjardin. Bien que les Gardener disaient vouloir les protéger le temps que la populace se calme, le Prince de Dorne voyait en tout cela un manque flagrant de poigne envers ces paysans et de respect envers sa famille. Deria et Arianne avaient failli être tuées et si cela était arrivé, il aurait tué jusqu’au dernier bieffois croisant sa route. La colère était palpable dans la démarche du jeune prince qui grognait à chaque pas qu’il faisait. En réalité, il n’avait aucune idée d’où il allait mais bon, il ne pouvait plus supporter cette attente passive qui l’avait fait réfléchir à la situation de sa famille et de Dorne.

A aucun moment, les dorniens n’auraient osé organiser des attaques le long de la frontière alors que leurs Princesses et leurs Princes étaient à la merci de représailles, il devait s’agir d’autre chose mais Roward ne voyait pas quoi. Peut-être s’agissait-il d’un piège tendu par les Gardener ? Maintenant, quel bénéfice auraient-ils à avoir d’organiser pareil situation critique ? Lors du repli de Deria vers le château de Hautjardin, il avait lui-même tué de nombreux paysans voulant s’en prendre à eux, ne montrant aucune pitié lorsque sa lame transperçait leur torse ou coupait leur gorge. Il se souvenait encore de la tête des gardes lorsqu’ils arrivèrent, le jeune prince couvert du sang de ses victimes en tête de peloton alors qu’Anders fermait la marche. La survie de la Princesse de Dorne n’était dû qu’à ses frères et sa garde rapprochée, les soldats du Bief se moquant royalement de ce qui aurait pu leur arriver. En attendant, cela faisait bien trois jours qu’ils étaient coincés dans ce château, Deria passant son temps à envoyer et recevoir des corbeaux, tout en s’entretenant avec la Reine Tricia Gardener afin de trouver une solution.

En attendant, Roward avait tracé sa route jusqu’aux cuisines, chassant sans ménagement les deux servantes qui s’y trouvaient encore. Il prit une amphore de vin et s’installa à table. Il n’était clairement pas de bonne humeur mais bon, ce n’est pas comme si les choses s’arrangeaient toutes seules. Les nouvelles n’étaient pas bonnes et les dorniens s’en prenaient aux bieffois, qui ripostaient à leur tour, créant le chaos et le début d’une guerre. Le pire dans tout ça, était que sa sœur était toujours sur le sol bieffois et que les nobles de Dorne ne semblaient pas s’en soucier avant de lâcher leurs hommes. A dire vrai, Roward n’aurait eu aucune pitié et n’aurait certainement pas empêché les représailles de se faire après la mort de plusieurs nobles lors des festivités d’Hautjardin mais bon, ces idiots n’avaient pas été assez malin que pour attendre de voir la Princesse en sécurité. Rien que cette idée le fit grogner à nouveau, alors qu’il vida son verre d’un trait, se reservant immédiatement après. Les verres furent engloutis sans discontinuer et alors qu’il buvait tranquillement dans la pénombre, il vit une bougie éclairer le couloir.

Sa première pensée, vu les circonstances, fut que quelqu’un était venu pour le tuer. Il se leva donc, non sans faire un peu de bruit et se cacha, cherchant à prendre par surprise cet invité nocturne. Légèrement enivré, il n’avait pris que son verre comme arme, se disant qu’il n’aurait qu’à le briser pour en faire une lame suffisamment tranchante pour éliminer la menace. La lumière se fit de plus en plus forte, jusqu’au moment où l’individu pénétra dans la cuisine. Sournoisement, le Prince sortit de sa cachette et alors qu’il se prépara à sauter sur sa proie, il se rendit compte qu’il s’agissait d’une femme. Il baissa donc son bras et l’interpella alors qu’il se tenait derrière elle.

« Qu’est-ce qu’une noble dame telle que vous vient faire dans ces cuisines à une telle heure ? Vous venez tenir compagnie à votre prisonnier ? C’est bien trop d’honneur pour le pauvre homme que je suis. Peut-être devrais-je m’agenouiller pour vous remercier de votre hospitalité ? Baiser vos pieds ? »

Le sarcasme était de sortie et pour cause, Roward n’avait que ressentiment et colère concernant cette situation. Il ne voyait aucun moyen d’y échapper et cette lady devait être dans la combine à n’en pas douter. Enfin bon, peut-être que le vin aidait à attiser son côté paranoïaque un petit peu.

Feat. Taïna Redwyne


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MessageSujet: Re: La fureur de la captivité [Tour II - Terminé]   La fureur de la captivité [Tour II - Terminé] EmptyJeu 27 Aoû - 20:28




  • Roward Martell
La fureur de la captivité





Taïna s’était levée au milieu de la nuit avec un mal de gorge extrême. Désespérée de ne point trouver sa camériste au pied de son lit ou dans l’antichambre, elle fut obligée de se rendre seule dans les cuisines afin de se préparer un grog. Elle avait passé des heures dans les jardins à la nuit tombée et sans châle ni manteau suite aux heurts qui avaient eut lieu pendant le bal. En effet après les premiers cris, les premiers morts, son épée lige et sa septa l’avaient rapidement extirpée de la grande salle pour la mettre en sécurité, mais au lieu d’aller sagement dans ses appartements, elle était venue en aide à une certaine Nalyia Dayne qui cherchait les siens. Désolée pour elle, plus encore quand elle avait retrouvé son époux assassiné, elle n’avait pas senti le froid lui mordre la gorge et elle avait attrapé un chat dans la gorge. Un gros matou, du type de ceux qu’on devait croiser à Dorne ou dans les Montagnes Rouges. Quoi qu’il en soit, elle allait toucher deux mots à père à propos de cette servante qui s’éclipsait au milieu de la nuit pour faire les Sept savaient quoi car c'était inadmissible qu’il n’y ait personne pour lui apporter à boire ou l’aider à s’habiller. Elle avait été contrainte de mettre une robe très simple, celles plus habillées étaient impossibles à mettre seules, et puis, elle allait simplement au cuisines, inutile de s’appreter comme pour un événement officiel. D’ailleurs, elle avait poussé le vice jusqu’à laisser ses cheveux libres d’onduler jusqu’en bas de son dos.



Il y avait, comme toujours, du bruit dans la cuisine. Mais quand elle entra, elle ne vit personne ce qui la surprit. Elle marqua un temps d’arrêt, mais n’y prêta rapidement plus attention et s’avança vers un premier buffet.

__ Où diable sont les serviteurs de ce château ! Personne pour me préparer un grog, ni dans mes appartements ni ici. A croire qu’ils ont tous décidé de dormir ou de se retrouver pour une danse de septon guy. Incroyable, dans quel Royaume vit-on, il n’y a plus de respect.



La grande blonde se croyait seule, pestant sur l’absence de personnel correcte et sur le temps qu’il lui faudrait pour trouver tous les ingrédients d’un grog, si tant est qu’elle s’en souvienne. Aussi, quand elle entendit une voix derrière elle, elle sursauta en émettant un petit cri digne d’une souris écrasée, se retourna, manqua de basculer à la renverse en reculant et se rattrapa tant bien que mal à la massive table de bois avant d’essayer de reprendre contenance.



Bien que consciente que les Dorniens n’étaient pas totalement restés de leur plein gré, Taïna n’en avait pas entendu parler comme des otages ou des prisonniers mais comme des hôtes de marques retenus à Hautjardin le temps de faire la lumière sur ce qui s’était passé au banquet pour leur propre sécurité. Quelle ne fut donc pas sa surprise de constater que le Prince Roward Martell ne le voyait pas ainsi et était prêt à manquer de respect à une jouvencelle innocente pour le faire savoir. Elle resta un moment interdite, ne comprenant pas pourquoi le Dornien faisait déferler sur elle un flot continu de reproches et toujours un peu sous le choix de la frayeur qu’il venait de lui faire. En attendant de trouver les mots justes pour lui répondre, elle fit une basse révérence, ça ne coûte pas cher et cela permet de se remettre les idées en place lui disait souvent sa mère. Quand elle se redressa, elle avait cessé d'écarquiller les yeux et avait retrouvé un visage de circonstance.

__ Votre Altesse, soyez assuré de mes plus sincères sentiments à votre égard. Je suis contrite d’apprendre, surtout de cette manière bien peu digne d’un Prince de Dorne, que vous prenez si mal le fait que la Maison Gardener assure votre sécurité du mieux qu’elle peut. Sachez que la Maison Redwyne se joint au Roi dans cette tâche de vous maintenir en vie malgré le drame qui s’est déroulé au banquet et que je serais honorée de rendre votre séjour plus agréable en vous jouant un peu de musique ou en vous faisant la lecture.



Fit-elle en se redressant de toute sa gracieuse stature comme si elle n’avait pas manqué de tomber quelques instants plus tôt et qu’elle n’était pas attifée comme une souillon. Hé bien, si elle avait sut qu’elle rencontrerait Roward Martell en ces lieux et à cette heure, elle aurait fait quelques efforts et surtout, grands Dieux, elle se serait attachée les cheveux. Que penserait-il d’une jouvencelle en goguette au milieu de la nuit avec les cheveux défaits. Ah la voilà la gourgandine, elle devait faire peine à voir. Elle ne remarqua pas tout de suite qu’il était ivre, pourtant, avec un frère comme le sien, elle aurait dû, mais elle ne pensait pas que le péché puisse toucher tous les hommes et le constatait avec tristesse et amertume à présent. Mais c'était peut-être une chance, il ne ferait pas attention à sa mise exécrable. C’était à espérer parce que si Lord Jaden entendait parler de cette rencontre, elle allait passer un sale quart d’heure.


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MessageSujet: Re: La fureur de la captivité [Tour II - Terminé]   La fureur de la captivité [Tour II - Terminé] EmptyDim 30 Aoû - 16:35


La fureur …

de la captivité ...


Encouragé par sa consommation de vin, le Prince de Dorne s’inclina devant la jeune femme blonde qu’il n’avait point reconnu. D’ailleurs, il ne savait même pas s’il l’avait déjà vu auparavant. Il ne put s’empêcher de rire lorsque la noble damoiselle s’inclina à son tour, surtout après avoir montré le plus vile côté de la noblesse bieffoise qui traitait ses serviteurs comme des esclaves sans valeur. Evidemment, cela était de coutume dans toute la noblesse de Westeros mais bon, aux yeux du Prince, même s’il agissait de la même façon à Lancehélion, les circonstances étaient bien différentes. Comme disait si bien l’expression, on remarque la brindille dans l’œil du voisin, mais pas la poutre dans le sien. C’est donc avec un mépris supplémentaire qu’il accueillit les propos de la jeune femme qu’il détailla désormais à la lumière de sa bougie. Ayant peu l’habitude de voir une blonde devant lui, le Prince de Dorne avança la main pour toucher du bout des doigts la chevelure d’or de cette damoiselle, avant de se reprendre et de retirer sa main, titubant un peu en se surprenant lui-même d’un tel geste. Il ne manqua toutefois pas de rebondir sur les propos de la jeune femme, riant à ceux-ci comme s’ils n’étaient que poudre aux yeux.

« Notre sécurité ? Une bande de paysans font donc peur à votre Reine au point qu’elle doive nous maintenir enfermer dans ce château pour nous protéger ? Savez-vous combien de ces fous ai-je tué de ma lame pour protéger mes sœurs dans les rues de Hautjardin ? Mes frères dorniens sont morts de leurs mains alors que nous pensions être reçu en amis ! Et maintenant, la Princesse de Dorne ne peut même pas rejoindre son Royaume ! Une escorte dornienne ne peut pas venir la chercher pour la protéger ? Foutaise qu’est cette mascarade ! »

Comme s’il n’en avait pas encore eu assez, Roward se reservit un verre de vin, le vidant d’un trait avant de s’en reprendre un dans la foulée. Imbibée d’alcool, il ne manquait pas d’exprimer sa colère de façon claire, frappant sur la table à chaque pensée de captivité qui traversait son esprit. Maudissant cette situation encore plus que les idiots ayant tués les dorniens venus en paix.

« De la musique ou de la lecture ? Vous semblez être une jeune femme pleine de talents. Comment vous nommez vous ? J’ai du mal à croire qu’une noble du Bief s’abaisse à chantonner pour leurs prisonniers. »

Buvant à nouveau une gorgée de vin, il fixa un peu plus son attention sur son interlocutrice, détaillant sa tenue et son visage avec un peu plus d’insistance, s’arrêtant à divers endroits pouvant travailler sa libido avant de parler sans réfléchir.

« Vous êtes quoi au juste ? Cette robe n’est pas celle d’une servante, mais vous n’êtes pas très soignée pour une lady … Seriez-vous un cadeau envoyé par la Reine Tricia pour qu’elle se joue de moi ? »

Le vin et l’amplification de ses envies ne manquèrent pas de faire déraper les choses et le Prince de Dorne s’approcha de la jouvencelle, glissant ses doigts dans sa chevelure d’or pour les porter à son nez. Ce n’était clairement pas l’odeur d’une servante et pourtant, il ne reculait pas pour autant, cherchant à découvrir dans son regard ce qu’elle pouvait bien cacher, la confiance n’étant plus de mise. Evidemment, les possibilités émises par un cerveau embrumé par l’alcool furent des plus basiques et il ne manqua pas de sortir la plus évidente.

« Vous êtes venue pour me séduire ? La Reine cherche à me piéger pour que mon mariage avec la Princesse de l’Orage tombe à l’eau ! Vous me pensez aussi bête que ça ? Pensez-vous que je me jetterai sur la première jolie blonde qui croiserait ma route ? Il me faudrait bien plus qu’une chanson et qu’une histoire pour vous faire hurler de plaisir ! »

Afin de garder les idées bien brumeuses et la bouche bien humide, Roward but à nouveau une gorgée de vin, s’écartant un peu de la jeune femme pour lui poser d’autres questions.

« Votre père serait déçu de vous voir tenter de me séduire de la sorte. Sans oublier que je suis dornien, la séduction a été inventée par nous ! Dites-moi ce que vous désirez ? Devenir Princesse ? Vous pensez que si mon mariage est annulé, vous pourriez prétendre à devenir ma femme par ce stratagème ? »

L’esprit du jeune prince était totalement confus par la colère et l’alcool. Il divaguait complètement mais bon, à ses yeux, tout cela semblait aussi logique qu’un duel pour l’honneur de ses sœurs. Il n’y avait aucune chance que cette fille soit arrivée dans les cuisines par le plus grand des hasards, juste quand il s’y trouvait également.

Feat. Taïna Redwyne



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MessageSujet: Re: La fureur de la captivité [Tour II - Terminé]   La fureur de la captivité [Tour II - Terminé] EmptyDim 30 Aoû - 21:13




  • Roward Martell
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Taïna eut un mouvement de recule et ouvrit de grands yeux en voyant Roward approcher sa main d’elle. Vraiment, ses Dorniens étaient étranges, était-ce ainsi qu’on traitait les Dames de haute noblesse dans la Principauté. Elle avait entendu de tout sur Dorne, dont pas mal de bêtises, c’était probable. Ils avaient des moeurs débridées disait-on et la très fameuse et bien trop grivoise chanson “L'Épouse du Dornien” l'illustrait à merveille. Elle était tombée par inadvertance dans l’oreille chaste de Taïna à de trop nombreuses occasions pour qu’elle en ignore le contenu. Les bâtards aussi étaient mieux acceptés que dans le Bief ou tout autre Royaume respectueux des sacrements du mariage et des commandements des Sept, bref, tout royaume civilisé.

__ La bande de paysans n’a-t-elle point tué plusieurs des vôtres lors du banquet ? N’insultez pas la Reine je vous prie, c’est une Souveraine de grande qualité ne vous en déplaise et je ne vous laisserais pas lui manquer de respect alors qu’elle vous a accueilli à bras ouvert et vous protège à présent. Je peux comprendre que cette mesure ne soit pas à votre goût, mais tâchez de tourner Sept fois votre langue dans votre bouche avant de dire du mal de Sa Majesté Tricia Gardener ou d’accuser le Bief d’y être pour quoi que ce soit ! Ce que vous dites et grave et si les détails politiques m’échappent, j’ai prié pour le repos des gens que vous avez perdu. Je ne vous permet pas de jeter le discrédit sur l’hospitalité de la Maison Gardener !



Elle avait ses mains croisées devant elle et affichait tout le calme possible devant pareille ignominie, mais elle fulminait intérieurement. On n’accuserait pas ainsi les nobles Bieffois d’avoir bafoué les lois sacrées de l’hospitalité. Ils avaient partagé le pain et le sel, nul personne sensée et pieuse ne pouvait attenter à leur vie. Elle sursauta quand le Martell frappa sur la table, lui faisant perdre un peu contenance.

__ Je suis Lady Taïna Redwyne votre altesse. Et vous n’êtes pas mon prisonnier mais un hôte de marque dans la demeure de mes Souverains. Si cela peut adoucir votre peine et apaiser votre fureur, je jouerais bien volontier pour vous.



Mais je vous en conjure, arrêtez de taper sur les tables, vous me faites peur ! Il valait mieux ne rien en dire, il semblait suffisamment hors de lui pour ne pas lui donner d’ordre et elle préférait qu’il se défoule sur la table plutôt que sur elle. Son regard insistant ne la rassura pas le moins du monde et sa poitrine se souleva tandis que ses clavicules et son cou se contractaient. Elle essaya tant bien que mal de se rassurer en se disant qu’un prince de Dorne n'oserait pas lui faire de mal, même dans ses conditions exécrables et même aviné au dernier degré. Elle se rendit alors compte que cela n'était pas garanti, n par son titre à lui, après tout cela n’avait pas arrêté Kevan Gardener et pourtant, il était Bieffois, ni par son rang à elle, surtout qu’il semblait en vouloir terriblement à la Reine. Elle pouvait crier, il devait y avoir des gardes dans le château. Elle pouvait fuir, mais elle avait peur qu’il la suive. Elle fut interloquée par sa question, mais plus encore gênée par sa remarque, en vérité, c’est parce que cette histoire de cadeau n’avait aucun sens pour elle, sans quoi elle aurait été simplement outrée.

__ Sire, vous me voyez confuse pour ma mise, je n’avais prévu de croiser personne et j’ai revêtu la seule de mes robes que je peux mettre seule et omis de me coiffer.



La jouvencelle baissa la tête en rougissant, il avait donc remarqué qu’elle était attifée comme un boniche, enfin pas tout à fait mais presque. Pourvu que père ne l’apprenne pas !

__ Qu’entendez vous par un cadeau de la Reine Tricia ?



Fit la Redwyne en hocha la tête, mais n’eut pas le loisir d’y réfléchir plus avant. Roward s’était soudain approché d’elle plus que de raison et reniflait à présent une mêche de sa chevelure blonde. Elle aurait dû s’enfuir avant ou crier, car à présent elle était tétanisée, elle cligna des yeux, morte de peur. Respirait-elle encore ? Pas de corset serré pour l’en empêcher pourtant, mais elle avait l’impression d’être prise dans un étau. Elle ne comprit pas un traître mot à ce qu’il hurla ensuite, trop effrayée par son geste et par son attitude. Elle entendit vaguement parler de séduire, de hurler de plaisir et par réflexe plus que par réelle réflexion, elle fit non de la tête. Seul le fait d’entendre parler de son père, l’illustre Lord Jaden aux fureurs bien pires encore que celle du Martell la réveilla de sa torpeur. Elle recula hâtivement et perdit l'équilibre, alors elle s retrouva sur les fesses et continua de reculer en s’appuyant sur ses mains. Bien sûr qu’elle voulait devenir Princesse, comme toutes les jeunes filles, mais pas avec un tel Prince à son bras, il était odieux !

__ Mon père sait parfaitement que je ne ferais jamais une chose pareille ! Les sept m’en sont témoin, je voulais juste un grog…



Humiliée, terrifiée et mal coiffée, elle se mit à sangloter avant d'essuyer ses larmes avec rage et d’essayer de se relever pour quitter ce malotru et cette cuisine maudite. Cela lui apprendrait à faire le travail des serviteurs !


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MessageSujet: Re: La fureur de la captivité [Tour II - Terminé]   La fureur de la captivité [Tour II - Terminé] EmptyLun 7 Sep - 20:23


La fureur …

de la captivité ...


La jeune blonde ne manqua pas de répondre à Roward avec une attitude hautaine qui caractérisait parfaitement les nobles du Bief qui se croyaient supérieurs aux autres. Cette gamine devait être fière de son lignage, même si en dehors de servir de monnaie d’échange, elle n’accomplirait jamais la moindre chose par elle-même. Leurs vies étaient bien différentes en de nombreux points et les événements récents avaient persuadé le jeune prince de Dorne que le sérieux était désormais de mise dans son existence. Il rigola à l’évocation de la Reine, comme si une simple gamine pouvait l’empêcher de dire ce qu’il pensait.

« Accueilli à bras ouverts et assure notre sécurité ? La chaleur de vos châteaux vous ont fait perdre le sens des réalités. A Dorne, une pareille situation ne se serait jamais produite. Ne pensez-vous pas que ces paysans, en défiant la Reine vu qu’elle doit assurer notre protection face à eux, lui manquent bien plus de respect que moi ? Un peuple qui n’obéit plus et un peuple qui n’a plus de respect envers celle ou celui qui les dirige. Vous parlez de mes amis qui sont tombés dans des embuscades. Des femmes qui n’étaient venues que pour fraterniser avec nos alliés et futurs amis, des hommes qui pensaient peut-être unir leurs Maisons avec une du Bief ou de l’Orage pour garantir cette paix. Vos paysans les ont tués sans que la Reine Tricia ne lève le petit doigt. J’ai moi-même dû garantir la sécurité de mes sœurs sans quoi, elles seraient mortes ! N’est-ce pas là quelque chose de bien plus grave que mes questionnements sur votre Reine et les vôtres ? »

Roward ne pouvait accepter que des paysans puissent sans sortir de la sorte, il suffisait simplement que la Reine envoie ses hommes pour les arrêter ou les massacrer afin que cela cesse mais non, rien n’était fait. Aux yeux du Martell, la Maison Gardener ne tarderait pas à perdre le contrôle du Bief car lorsque la populace ose défier l’autorité, c’est qu’il n’y a plus d’autorité. En attendant, l’énervement du Prince était palpable et il ne manqua pas de l’exprimer physiquement. Il écouta d’une oreille la présentation de la jouvencelle, se rappelant les quelques détails qu’avaient pu lui glisser Arianne au sujet de la Maison Redwyne. Il fallait reconnaître que son allure n’allait pas vraiment avec son rang et d’ailleurs, celle-ci s’en expliqua rapidement, provoquant l’hilarité de Roward.

Apparemment, la blonde était soit trop ingénue pour comprendre l’allusion du Prince, soit assez maligne pour esquiver en jouant l’innocence. Dans tous les cas, Roward n’en avait pas fini avec elle et il ne manqua pas de se défouler sur la pauvre jeune fille, s’amusant de la tourmenter.

« Apparaître en tenue légère en pleine nuit, totalement décoiffée … Vous seriez une Dornienne, j’aurais supposé que vous veniez de satisfaire un homme. Mais je ne suis pas naïf au point de croire que vous venez ici pour un grog. Comme toutes les nobles damoiselles, vous devez avoir des servantes qui vont jusqu’à essuyer vos fesses. Donc dites-moi Lady Taïna Redwyne, je vous intéresse ? Vous désirez devenir Princesse ? »

Alors qu’il lui parlait, le sourire aux lèvres en la voyant tomber sur les fesses, il s’avança encore vers elle et lui agrippa le bras. Il tira pour la relever, se retrouvant face à elle. Il sentit à nouveau sa chevelure, l’alcool attisant sa luxure. Toutefois, elle ne représentait rien à ses yeux et son mariage avec Argella Durrandon était bien plus important qu’une aventure inutile avec une petite jouvencelle. Il relâcha sa prise avant de retourner à l’amphore de vin pour se servir un autre verre. Tout en buvant une gorgée, il regarda en direction de Taïna et lui sourit.

« Je suis surpris qu’une noble lady comme vous sache comment faire un grog mais bon, faites donc à votre guise. J’ai hâte de voir le résultat. »

Jouant avec un couteau qui traînait sur la table, son air se fit bien plus sérieux d’un coup.

« Vous ne partirez pas d’ici avant d’avoir fait votre grog n’est-ce pas ? Vous n’auriez pas eu l’audace de me mentir comme votre Reine l’a fait en prétextant notre sécurité pour nous maintenir captifs … »

Le couteau roulant entre ses doigts, le verre dans l’autre main, Roward se déplaça dans la cuisine, fermant tout espoir de retraite à la pauvre Lady Redwyne qui n’avait désormais qu’une solution pour sortir d’ici, prouver sa bonne foi en réalisant un grog. A première vue, elle n’avait pas du souvent mettre les pieds dans une cuisine et rien que pour cela, la suite n’allait pas manquer d’être amusante. Le Dornien en jubilait d’avance et même s’il rêvait de se venger de la Reine et de ses conseillers, voir cette gamine se débattre était un bon exutoire à sa colère. Histoire de la motiver, il ne manqua pas d’accentuer la pression qui pesait sur ses frêles épaules.

« Prouvez-moi votre honnêteté ou je devrai considérer avoir vu juste sur ce que vous êtes à mon égard … un cadeau de la Reine ! »

Même s’il ne la toucherait pas, ne voulant pas mettre en péril l’avenir de Dorne, il jubilait intérieurement de la voir se morfondre sur l’éventualité de la chose. Surtout qu’il n’était pas encore certain que cela ne soit pas réellement le cas. Peut-être que la Reine Tricia voulait mettre cette petite blonde dans ses bras afin d’empêcher l’alliance entre Dorne et l’Orage. C’était une possibilité bien plus probable qu’une noble venant se faire un grog en cuisine pendant la nuit.

Feat. Taïna Redwyne



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MessageSujet: Re: La fureur de la captivité [Tour II - Terminé]   La fureur de la captivité [Tour II - Terminé] EmptyMar 8 Sep - 9:56




  • Roward Martell
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__ À coup sûr les paysans responsables seront pendus Sire. Ils ont non seulement manqué de respect à la Reine en se comportant ainsi, mais aussi attenté aux jours de la Princesse de Dorne, aux vôtres, tués ou blessés de nombreux Dorniens et ainsi bafoué les lois sacrés de l'hospitalité. Il mérite certainement les pires châtiments. Seulement ma Reine n'y est pour rien, vous vous trompez de cible et c'est bien triste que vous ne sachiez point séparer le bon grain de l'ivraie alors que nos deux Royaumes parvenaient à s'entendre malgré des siècles de conflit plus ou moins ouverts. Comme vous le dites, nous étions réunis à Hautjardin pour fêter la paix et la consolider par des alliances maritales. Je ne comprends pas le comportement du peuple du Bief et ne puis l'excuser tant il fut abjecte et tant les conséquences sont graves. Mais les membres de la Maison Gardener sont mes Souverains et je ne peux vous laisser les accuser de tous les maux qui vous touchent.



Il disait vrai pourtant, la paix était en danger à cause de ses paysans de pacotille qui avaient désobéi à la Reine et aux Sept. Taïna en était bouleversée tant les mots du prince pourtant fort aviné touchaient juste. Elle était sincèrement désolée pour lui et les siens, mais il avait manqué de respect à Tricia et ne cessait d'être impoli, aussi, elle n'avait aucune envie de lui dire, ni de lui être agréable en aucune manière à présent. Quant à la marche à suivre en pareille situation, elle n'en savait rien. Son père aurait certainement fait massacrer les paysans sans vergogne, mais la Reine devait avoir de bonnes raisons de ne pas le faire, même si elles échappaient à la jouvencelle. Elle ne saurait remettre en cause les agissements de sa souveraine et préférait grandement se contenter d'être une monnaie d'échange aussi parfaite que possible.



La grande blonde pensait avoir atteint le paroxysme de la méchanceté, mais elle rencontrait un Dornien énervé et bourré pour la première fois. Ce fut alors une succession d'horreurs pires les une que les autres. D'abord il lui dit qu'elle était attifée comme une servante, sur ce point il n'avait pas tort et Taïna en fut absolument mortifiée. Mais la suite fut pire, elle comprit enfin après maintes allusions plus ou moins directes qu'il la prenait pour une catin, ou quelque chose s'en approchant. Elle était bien trop tétanisée pour répondre et même pour penser à la moindre réponse. Grands dieux. Cela la choqua tellement et ajouté à ces mots calomnieux et ignobles son attitude agressive et la peur qui serrait sa poitrine qu'elle en tomba sur le derrière.



Quand il la releva de force, elle tremblait mais était prête à partir. Le temps de reprendre ses esprits et le contrôle de ses jambes flagellantes après qu'il l'ait encore reniflée. Il s'était détourné d'elle pour retourner à son vin et elle en était soulagée. Seulement après qu'il lui ai dit que si elle partait, c'est qu'elle était bien un cadeau de la reine pour lui elle ne sut absolument plus quoi faire. En plus, elle était encore plus effrayée car il jouait avec un couteau. Pire, elle avait peur de lui attirer des ennuis si elle hurlait à la garde. Après tout ce qu'il avait dit et tout les doutes qu'il avait insinué en elle sur les événements qui avaient frappé Hautjardin, elle n'avait plus tout à fait confiance. Et puis il était dans un état d'ébriété avancé, les chevaliers risquaient de le blesser en voulant simplement le contrôler. En plus, son père apprendrait qu'elle avait rencontré le Prince de Dorne habillée comme une souillon. Cette réflexion termina de la convaincre de ne pas hurler. Mais la peur ne s'était pas atténuée pour autant, c'était même tout l'inverse. De plus, le temps qu'elle réfléchisse, il s'était mis devant la porte, l'empêchant de fuir.

__ Bien sûr que je sais faire un grog !



Absolument pas. Elle connaissait vaguement les ingrédients et encore elle n'était pas très sûre, surtout en cet instant de terreur. Elle pensait trouver dans les cuisines des serviteurs pour le lui préparer. Mais le sort semblait s'acharner sur elle, ni camériste au pied de son lit, ni cuisinière dans la cuisine. Elle était bien en peine de n'y trouver qu'un Prince qui jouait de la situation pour lui faire passer un sale quart d'heure. C'était un sursaut de fierté pour une pucelle qui était en train de vivre son pire cauchemar. Un instant, elle parut soulagée. Elle se pinça et du se rendre à l'évidence, elle était réveillé. Le cauchemar était donc bien réel et elle allait devoir prendre son courage à deux mains pour que sa réputation ne soit pas entachée par ses sales insinuations et qu'il en sorte lui aussi indemne.

__ Mais normalement, il y'a des serviteurs dans la cuisine ! Enfin j'imagine, c'est la première fois que j'y mets les pieds en pleine nuit.



Déjà qu'en plein jour, cela ne lui arrivait pas souvent. Uniquement quand elle voulait un menu spécial parce que sa servante oubliait toujours quelque chose et que les cuisiniers ne savaient pas lire. Ou parfois quand elle avait une petite faim et qu'aller chercher de quoi se sustenter elle même était moins long que d'envoyer quelqu'un. En essayant de cacher ses tremblement par des gestes saccadés faussement assurés, elle prit une casserole, la posa sur la cuisinière éteinte et froide, versa du rhum, mit de la cannelle, du miel, et touilla un moment avant de constater que ça ne chauffait pas du tout. Ce petit manège lui avait néanmoins permis de reprendre un peu contenance et elle se tourna vers lui l'air de rien.

__ Je vous présente toutes mes condoléances pour vos gens. Cela me fait mal de le dire après toutes les horreurs que vous avez proférées à mon sujet. Mais je suis sincèrement désolée et attristée par ce qui vous arrive. Les Sept commandent de pardonner, aussi je vous pardonne votre goujaterie et la mets sur le compte de votre ivresse et du terrible malheur qui vous frappe. J'espère seulement que l'alcool ne vous fera pas commettre l'irréparable et ne vous attirera pas d'ennuis. Si vous souhaitez vous venger sur quelqu'un, ne le faites pas sur une innocente, vous ne sortiriez jamais de haut jardin en vie et vos sœurs non plus. Ce serait idiot de les avoir protégées pour finalement les condamner et je ne saurais me pardonner d'avoir déclenché un tel drame pour un mal de gorge tenace.



Taïna prit une grande inspiration et un citron dans la corbeille de fruits, puis elle s’avança vers lui et tendit la main pour récupérer le couteau tout en priant intérieurement pour que ses mots l'aient dissuadés de lui faire du mal, physiquement tout du moins. Parce-que moralement il était trop tard, même si, en Dame de haute naissance, elle prenait sur elle pour arrondir les angles.


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MessageSujet: Re: La fureur de la captivité [Tour II - Terminé]   La fureur de la captivité [Tour II - Terminé] EmptyJeu 24 Sep - 13:11


La fureur …

de la captivité ...


Quoi que cette gamine puisse dire, Roward ne pouvait pardonner aux Gardener. En temps que souverains, ils avaient la responsabilité du peuple et des actions de celui-ci. Il n’y avait donc pas à discuter plus longuement sur une culpabilité aussi évidente. L’absence de punition exemplaire était également un signe qui ne trompait pas, tout comme la captivité des Princes et Princesses de Dorne. Rien que pour cela, le jeune homme avait déjà pris conscience que toute la fratrie ne devait plus se réunir en sol étranger sans garantir une présence Martell à Dorne. Si l’un d’eux était resté à Lancehélion, une telle situation n’aurait pas pu durer aussi longtemps. Les armées dorniennes seraient déjà devant ce château et les paysans du Bief embrochés sur leurs lances. En attendant, il restait à voir si l’excuse de la fille Redwyne était véridique ou si elle cachait d’autre dessein bien plus sournois.

C’est donc avec un certain intérêt et surtout une suspicion avinée que Roward observa la blonde tenter de se sortir d’une situation délicate. Bien qu’affirmant savoir faire un grog, la jeune femme semblait particulièrement perdue dans cette cuisine. Elle alla même jusqu’à prétexter que des serviteurs étaient normalement toujours à son service pour faire ce genre de tâche mais bon, en pleine nuit, ce n’était pas toujours le cas. Même si au final, c’était le Prince lui-même qui avait chassé ces pipelettes de malheur lors de son arrivée. A la vue de ses gestes mal assurés et du fait qu’elle tente de faire un grog sur une cuisinière éteinte, un large sourire s’afficha sur le visage du jeune Prince alors qu’il continuait à se curer les ongles avec le couteau. Comme toutes les bieffoises pensant avoir de la valeur, la blondinette ne manqua pas de proférer des menaces sous couvert des fioritures de bienséance, comme si la tuer maintenant changerait quoique ce soit à la situation. Non-contente d’avoir défendu ses souverains incompétents, elle tentait maintenant de l’intimider en menaçant ses sœurs si jamais il lui arrivait quelque chose.

Lorsque la blonde s’approcha, tentant de récupérer le couteau en faisant croire qu’elle en avait besoin pour son citron, Roward lui prit le fruit des mains, attrapant au passage celle de la jouvencelle. Il plongea son regard colérique dans le sien et coupa d’un coup sec le citron en deux.

« Des ennuis ? Condamner mes sœurs ? Voilà bien des paroles présomptueuses pour une simple servante. On dirait même qu’il s’agit de menaces et que cela confirme mon idée que nous ne sommes que des prisonniers. Si on reste gentils et qu’on obéit, il ne nous arrivera rien … C’est bien ça que vous venez de dire ? En quoi ai-je besoin de votre pardon ? Etes-vous Reine ? Princesse ? Il me semble que dans votre Royaume, peu de femmes ont du pouvoir. La fille d’un simple Lord pense-t-elle avoir plus d’importance qu’un Prince ? Si je venais à vous faire mienne ou même abîmer ce joli visage, pensez-vous que cela compliquerait davantage la situation de vulgaires prisonniers ? Je vous conseille donc de ne pas proférer des menaces bien plus lourdes que ce que vos frêles épaules peuvent supporter. »

Gardant précieusement le couteau, il lui tendit les deux morceaux de citron avant de lui faire une remarque sur son grog.

« Une dame du monde telle que vous devrait au moins savoir préparer une simple boisson comme un grog pour son futur époux. Et si vous voulez mon avis, allumer la cuisinière ne serait pas un luxe afin que votre mixture soit efficace. J’avoue que j’aimerais beaucoup voir une lady se charger de cette basse besogne. Les bûches sont là si vous les cherchez. »

Le Prince de Dorne montra les morceaux de bois destinés à la cuisinière. Il était rare que le feu soit remis en route en pleine nuit et rien que l’idée de voir la jouvencelle porter ces bûches et tenter d’allumer le feu, cela fit rigoler le jeune prince. Il reprit une nouvelle rasade de vin, s’asseyant nonchalamment sur la table de la cuisine, détaillant le corps de la jeune femme.

« Tu devrais rajouter un peu plus de rhum sinon, tu ne sentiras rien. Ca serait dommage que ton mal de gorge ne parte pas car tu n’as pas su doser les ingrédients comme il faut. »

Comme pour bien lui faire comprendre qu’elle n’avait pas le choix sur le sujet, il se redressa et s’approcha d’elle en chancelant sous l’effet de l’alcool. Il s’empara du rhum et après en avoir bu une rasade, il en versa une autre dans le grog de la jouvencelle.

« Voilà, c’est bien mieux. Maintenant, tu n’as plus qu’à le boire devant moi. Tu n’espérais quand même pas aller le jeter au détour d’un couloir afin de cacher tes mensonges ? Si tu termines ce que tu étais soi-disant venue faire ici, alors peut-être que tu mériteras un peu plus ma confiance. »

En réalité, elle n’aurait pas plus sa confiance aujourd’hui que demain mais bon, la tête qu’elle allait faire vu la quantité de rhum dans son grog, allait valoir le détour. Rien que ce petit amusement suffirait à alléger un peu sa colère. Il n’allait donc pas s’en priver, surtout qu’il allait encore devoir rejoindre ses appartements afin que sa sœur ne s’inquiète pas trop.

Feat. Taïna Redwyne


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MessageSujet: Re: La fureur de la captivité [Tour II - Terminé]   La fureur de la captivité [Tour II - Terminé] EmptyVen 2 Oct - 19:30




  • Roward Martell
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Roward, toujours aussi furieux et peut-être plus encore après qu’il ait prit les mots de la jouvencelle pour une menace se saisit de son poignet et plongea son regard dans le sien. Taïna essaya de se soustraire à sa poigne sans grand succès et la frayeur pouvait se lire dans ses yeux, elle avait véritablement peur qu’il l’égorge. Mais aux mots de simple petite servante elle serra les poings et lui lança un regard furieux à son tour. Déjà échaudée et effrayée par les gestes et les paroles du Prince, elle tira d’un coup sec pour libérer sa main et dut se retenir pour ne pas le gifler tant l’insulte lui était insupportable.

__ Je ne suis pas une servante, je suis Lady Taïna Redwyne, fille unique de Lord Jaden Redwyne, Sire de la Treille. Je n’ai certes aucun pouvoir à part celui que me confère ma haute naissance et mon sang, celui de Garth Mainverte, celui des Rois de la Treille à présent sous l’autorité des Rois du Bief de Hautjardin et l’une des Maison les plus riches et les plus puissantes de ce Royaume surtout en terme de navires. Vous êtes Prince de Dorne descendant de Maron Martell et de Nymeria la Reine Guerrière aux Dix Mille navires, mais cela ne vous donne pas le droit de m’insulter votre altesse.



Elle ne lui avait pas manqué de respect et sa fierté de Redwyne n’était pas éteinte malgré la peur. Elle ne se laisserait pas traité ni de traînée ni de servante sans réagir. Il avait trop bu, elle pouvait lui pardonner, mais elle n’allait tout de même pas le laisser faire. Bon, il avait un couteau. Mais tout de même, il était tellement malpoli, et elle était tellement déçue. Finalement peu importe qu’elle ne soit pas coiffée et qu’elle ait mit cette robe toute simple, il était odieux et ne méritait pas de la voir mieux apprêtée. Elle espérait ne plus jamais avoir affaire à lui, mais en attendant, il y avait des limites à ne pas dépasser, même quand on était ivre et il les avait allègrement dépassées ce soir. Mais elle valait mieux que lui, elle était bien élevée elle, et donc malgré les circonstances, elle remis les choses au point avec autant de politesse que possible.

__ Je n’avais nulle intention de vous menacer, simplement je voudrais éviter que le vin n'enterre définitivement la paix entre nos Royaumes. C’est peut-être trop tard pour vous et je peux le comprendre, mais ce n’est pas la première fois que Dorne et le Bief se battent et pourtant vous étiez là pour célébrer la paix avant que ce drame ne survienne. Il viendra peut-être un temps pour que vous puissiez vous réconcilier avec la Maison Gardenner et avec le Bief. C’est ce que j’espère en tout cas. Et s’il est possible que cette rencontre, si elle se terminait mal, n’ait pas les conséquences que j’ai énoncé, il est néanmoins possible que je ne sois pas la seule à en souffrir et ce n’est, une fois de plus, pas ce que je veux. Vous êtes un Prince, et à vrai dire, que vous soyez hôte ou otage ne change rien, pour moi, vous êtes un invité et j’ai partagé avec vous le pain et le sel, je ne saurais admettre qu’il vous arrive le moindre mal. Je ne veux pas bafouer une fois de plus les règles sacrés de l’hospitalité devant les hommes et les Dieux, vous n’avez pas le pouvoir de me maudire, les Dieux seuls le peuvent et je n’ai commis aucun crime envers vous quoi que vous en pensiez. Que vous me croyez ou non, je ne souhaite qu’une seule chose pour vous et pour vos sœurs : que vous puissiez retourner tous à Lanchélion sain et sauf. Je ne peux pas vous y aider, je ne peux pas vous dire quand, je ne peux pas grand chose, juste ne rien dire de ce qu’il s’est passé ce soir. Garder votre odieux comportement pour moi afin de ne pas entacher votre réputation. Mais si vous me faites du mal, alors je ne pourrais simplement pas me taire.



La Redwyne prit les demis citrons avant de répondre avec orgueil. Elle n’avait jamais vu sa mère préparer un grog pour Jaden, ni même pour ses fils ou sa fille, mais peut-être était-ce différent à Dorne. S’il fallait qu’elle apprenne pour être une bonne épouse, alors elle le ferait, mais elle était bien trop vexée pour le lui dire.

__ Une femme du monde telle que moi ne prépare que des héritiers pour son époux, elle sait recevoir et faire la conversation, elle sait qui doit aller à quelle place pour que tout le monde se sente à son aise et en bonne compagnie. Mais elle n’a pas vocation à cuisiner quoi que se soit. Aucune cuisinière digne de ce nom ne laisserait la maîtresse de maison risquer de se brûler ou de se blesser avec un couteau. Mais si cela vous amuse que je prépare un grog, alors soit.



Taïna s’en retourna à ses fourneaux avec son citron coupé en deux. Elle le posa à côté de la casserole car elle se souvenait que sa servante le pressait au dernier moment dans la tasse. Hélas, malgré le fait que Roward lui ait montré les bûches, elle ne savait absolument pas comment les allumer. Il prenait un malin plaisir à la voir essayer de faire ce fameux grog et n se montrait toujours pas sous son meilleur jour, si tant est qu'il en ait un ce dont elle doutait de plus en plus. Elle les mit dans le foyer, elle savait tout de même où il se trouvait. Elle se souvint, tremblante, que pour allumer la cheminée dans sa chambre sa camériste utilisait des brindilles et des herbes séchées pour faire prendre le feu. Elle fit donc de même, mais se retrouva bête devant le briquet en acier et le silex qu’elle frappa plusieurs fois près des brindilles sans grand succès. Ainsi quand il s’approcha elle pensa un instant qu’il venait l’aider, mais non, il se contenta d’ajouter du rhum et de la tutoyer. Elle soupira en secouant la tête un instant. N’avait-il pas fini de se ridiculiser ? Elle avait peut-être l’air bien pataude dans une cuisine, mais ce n’était pas sa place, et lui, il titubait tant il avait bu et il se comportait comme un paysan mal luné. Elle se baissa et parvint enfin à allumer le feu. Et tandis que le grog chauffait, elle le regardait dans les yeux avec un certain mépris. Elle avait toujours peur, mais elle serrait les dents face à lui. elle avait réussi à allumer le feu, elle avait fait le grog et lui que faisait-il ? Il était ivre, il l'insultait et il la tutoyait. Aucune dignité.

__ La seule chose qu’il me faut cacher, c’est votre comportement exécrable et je ne le fait que par respect pour votre sœur la Princesse de Dorne. Croyez bien que vue la manière dont vous m’avez traitée, je n’ai que faire de votre confiance. Mais j’ai mal à la gorge et j’espère que ce grog me fera du bien, surtout après ce qu’il m’a couté.


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MessageSujet: Re: La fureur de la captivité [Tour II - Terminé]   La fureur de la captivité [Tour II - Terminé] EmptyDim 18 Oct - 16:14


La fureur …

de la captivité ...


Cette fille était des plus hautaines et son attitude de princesse avait le don d’agacer le Prince de Dorne. Il est vrai que dans sa patrie, la noblesse avait rarement ce genre d’attitude et que même s’ils se considéraient au-dessus du peuple, il n’étalait pas leur sang bleu au visage des gens. Ici, la seule chose que cette gamine savait faire, c’était de crier qu’elle était une lady et que ce titre lui octroyait un respect évident. Peut-être était-ce la situation ou le vin mais en tout cas, Roward n’avait strictement aucun respect pour cette blondasse à l’attitude de péteuse prétentieuse. Elle était du genre à penser que sa merde sentait les fleurs au printemps et peut-être qu’un jour, elle redescendrait sur terre car pour le moment, il s’imaginait bien des choses. Le rappel du nom de son père ne manqua pas de permettre au jeune prince de retrouver un peu ses esprits car sur le coup, la colère et l’alcool auraient pu lui faire faire des bêtises. Il devait toutefois se rappeler que ses sœurs étaient encore captives de la Reine du Bief et par conséquent, il n’était pas bon de créer davantage de troubles.

« Vous n’êtes donc pas une servante, mais une Lady. Permettez-moi une question dans ce cas. Votre haute naissance et votre sang vous octroient-ils un quelconque pouvoir en dehors d’écarter les cuisses pour votre futur époux ? Si on voit les choses d’une autre perspective, vous êtes un peu comme une vache qu’on amène au taureau pour se faire engrosser. Toute cette noblesse acquise sans effort ne vous donne finalement qu’une importance toute relative. »

Ne cherchant clairement pas à apaiser les choses, Roward ne faisait qu’exprimer une pensée qu’il avait depuis bien longtemps. A Dorne, homme comme femme se devait d’être utile à leur famille. Beaucoup combattaient, d’autres devenaient des conseillers sages qui parvenaient à voir au travers des rouages politiques et certains s’occupaient simplement du domaine, organisant les choses avec savoir-faire et intelligence. Toutefois, aucun ne pensait que leur naissance au sein d’une Maison noble suffisait à justifier une quelconque importance. De son côté, le Prince de Dorne avait mis longtemps à trouver sa voie et désormais, il combattait avec ardeur pour son Royaume, que cela soit sur les champs de bataille ou encore dans les engagements politiques, comme son futur mariage avec Argella Durrandon. Ses sœurs, son frère, tous cherchaient à se rendre utile, ne voulant pas dépendre d’un nom du passé, mais bien imposer le leur. Bien loin de la volonté de cette blonde sans intérêt qui ne comptait que sur sa noble naissance et le nom de son père pour justifier son importance.

« Mon odieux comportement … Pouvez-vous seulement le comprendre ? Vous ne semblez pas comprendre tout ce que cette situation implique pour Dorne, pour le Bief ! »

Cette gamine était naïve et une telle arrogance alors qu’elle n’y comprenait rien ne faisait qu’énerver davantage le jeune prince qui se fit un peu plus impoli au fur et à mesure de la conversation. Comme il le supposait, elle ne se voyait qu’en poule pondeuse, juste bonne à offrir un héritier à son époux. Organisatrice de banquet ou de festivité et ajustant son attitude afin de froisser personne, c’était donc ça son avenir. A l’écoute de ses paroles, Roward ne put s’empêcher de rire. Evidemment, la voir galérer avec la cuisinière était aussi particulièrement amusant et il ne put s’empêcher de lui dire les choses comme il les pensait, sans fioriture et sans diplomatie, se couchant sur la table en regardant le plafond, comme s’il était étendu dans le sable dornien.

« Taïna Redwyne, je t’accorde que tu sais te montrer diplomate avec un homme ivre et colérique. Tu auras au moins eu le mérite de m’amuser. Toutefois, si tu ne vois ton avenir que les cuisses ouvertes à expulser quelques rejetons et t’assurer de ne froisser personne, tu mourras sans avoir vécu. Ma confiance n’a effectivement que peu d’importance, tout comme la tienne vu qu’une fois que nous serons partis d’ici, il y a de fortes chances que nos royaumes soient ennemis. Sais-tu que j’étais venu avec l’espoir de voir la paix régner à Dorne ? Que mon peuple n’aurait plus à mourir dans des guerres inutiles ? La paix avec le Bief, mon mariage avec la Princesse de l’Orage, tout ça n’avait pour but qu’assurer la paix aux dorniens. Je sacrifierais ma vie pour mon peuple sans le moindre remords. Peux-tu en dire autant dans ta tour d’ivoire ? »

Ne la regardant même pas, continuant à fixer le plafond, Roward pensait aux gens qu’il connaissait et qui devaient désormais lutter pour les faire libérer. La guerre allait être exigée par les nobles dorniens, surtout après le massacre de plusieurs d’entre eux lors de ce banquet. Cette gamine n’avait clairement pas compris que la raison de leur captivité était essentiellement de convaincre Deria de ne pas répondre à cet incident. Malheureusement, sa sœur tout comme lui ne pouvaient fermer les yeux sur le massacre des leurs, tout comme la Reine Tricia ne pourrait en faire de même si des dorniens avaient massacré des nobles bieffois. D’un coup, alors que le grog semblait être prêt, Roward se redressa et fixa la jeune Redwine.

« Dis-moi Taïna Redwyne, fille de Lord Jaden Redwyne. Si ton père avait trouvé la mort lors d’un banquet à Lancehélion, ne chercherais-tu pas vengeance ? Serais-tu satisfaite en entendant que la Princesse Deria Martell n’y est pour rien mais que des paysans l’ont massacré pour placer sa tête sur une pique ? Accepterais-tu d’oublier cette affaire ? Si tu n’en es pas capable malgré ta haute naissance et ton sang, penses-tu que les familles des dorniens morts en seront capables ? Sais-tu que gouverner implique de répondre au besoin de son peuple ? Dans ces conditions, quel serait son besoin crois-tu ? »

Malgré le vin, dont il se reprit une rasade, les pensées de Roward semblaient étrangement claires. Il s’agissait sans doute du moment de sagesse avant de s’effondrer dans le coma éthylique mais bon, c’était le genre de propos dont on ne se souvient pas le lendemain et par conséquent, ils n’étaient que pour la jeune noble qui pensait tout savoir.

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MessageSujet: Re: La fureur de la captivité [Tour II - Terminé]   La fureur de la captivité [Tour II - Terminé] EmptyMar 10 Nov - 1:03




  • Roward Martell
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Dans le Bief comme à Dorne, la naissance justifiait tout, Deria était Princesse par son sang et son rang de naissance, et Roward tout autant, qu’il abandonne titres, richesses et aisance par piété ou incompétence reconnue, ce dont il se rendait actuellement coupable, et il pourrait se targuer de n’être point comme n’importe quel noble de haute naissance : prétentieux et pédant. Oui la Maison de naissance de Taïna lui conférait le droit au respect et à un minimum de déférence, et en plus de ça, elle n’avait pas besoin d’écraser les dames de moindre rang pour se sentir exister ou de tancer les jouvenceaux de trop basse extraction pour pouvoir lui demander sa main. Mais c’est ce que lui, du haut de son ivresse princière se permettait, la traiter comme un moins que rien l'insulter, la dire catin et à présent vache. Si elle avait voulu mettre méchante avec lui, elle aurait à son tour pu l’insulter, car il le méritait de son attitude dédaigneuse à la limite de la faute politique. Mais elle restait aussi digne que possible malgré les circonstances et ne s'abaissent pas à son niveau. elle répondit donc avec calme.

__ Vous parlez d’un devoir sacré comme d’une basse besogne, mais sachez, votre Altesse, que je me fais une joie et un honneur d’un jour servir mon époux comme je le dois et comme il lui plaira, engendrant ainsi de nombreux enfants et perpétrant sa lignée. Je ne cherche pas une importance que ne me confère pas mon sexe, et cela ne fait pas de moi une vache pour autant, mais bien une Lady et si les Sept le veulent, une maitresse de Maison. Je sais que chez vous, la place des femmes diffère car elles peuvent diriger une maison en leur propre nom, mais elles n’en ont pas moins l’obligation de se marier et d’engendrer des héritiers. Les règles de succession diffèrent, mais le rôle naturel des femmes ne change pas, je doute cependant qu’il soit moins important que le rôle naturel des hommes. Je n’ai nulle autre ambition que de servir celui à qui je serais donnée ainsi que sa famille.



Elle allait ajouter ‘aussi bien que celle de ma naissance', mais vu le fiasco de cette rencontre et de bien des missions confiées par son père, elle préférait ne pas donner le bâton pour se faire battre, d’autant qu’il n’avait pas besoin qu’elle lui tende des perches pour la battre, figurativement en tout cas, pour le moment, grâce aux Dieux.

__ Vraiment ? Ne vous ais-je dit à quel point j’étais désolée pour vous, votre famille et tous les vôtres qui sont morts ? N’avez vous donc rien entendu ni vu des efforts que je fais depuis tout à l’heure pour ne pas vous attirer plus ‘d'ennuis que vous n’en avez déjà et créer un précédent diplomatique qui enterrera définitivement toute paix entre nos Royaumes ? Ne croyez vous pas que cela me fend le cœur de voir que, protégés par les lois de l’hospitalité, venus pour célébrer la paix, des Dorniens ont été massacrés par des paysans de mon Royaume ? Je puis comprendre votre colère, mais je ne puis pardonner qu’elle se retourne contre moi alors que je n’y suis pour rien !



Elle en avait les larmes aux yeux, de colère, de sentiment d’injustice, de désolation et de regrets pour tout ce qui s’était passé.

__ Je ne suis pas Princesse votre altesse, je sacrifierais ma vie pour mon époux, ma maison, mes enfants, je ferais ce que je dois pour mon Royaume, mon Roi, ma Reine, la Treille. Je ne le ferais pas les armes à la mains et couverte d’une armure, mais en robe avec mon sourire, mes prières et mon cœur. Je ne suis pas sur cette terre pour vivre comme bon me semble mais pour servir les desseins des autres. Si par la volonté des Sept et celle de mon père ou de mon Roi, je deviens Princesse, alors je servirais mon Royaume et lui sacrifierais non seulement ma vie, mais aussi mes désirs les plus profonds, mes caprices et jusqu’à mon existence en tant qu’individu. Pouvez vous en dire autant dans votre rage d’ivrogne que vous déversez sur moi ? Cessez de vous prendre pour un héros si vous êtes un enfant et cessez de vous comporter en enfant si vous êtes le héros que vous semblez penser être.



Se radoucissant, elle reprit :

__ Je ne sais pas Sire, je serais probablement en colère, mais je pense qu’en tout premier lieu, je tacherais de garder l’esprit clair et l’œil vif, je ne déverserais pas ma haine sur la première venue, je tenterais de rencontrer au plus vite la Reine ou le Roi et de voir comment dans ses conditions préserver la paix si tant est que ce soit encore une option. Et si tel n’est pas le cas, je me garderais d’en dire le moindre mot à mes ennemis tant que je suis captif ainsi que mes sœurs. Vous allez encore prendre ça pour une menace, mais si vous ne voyez comme solution à tout cela que la guerre, ce que je peux aisément comprendre, je pourrais être amenée à en avertir la Reine Tricia par devoir envers mon peuple et mes souverains. Sauf que je ne veux pour rien au monde condamner la paix ni voir votre tête et celle de son altesse Deria orner les murs de Hautjardin. Pour tout vous dire, je serais certainement morte de peur à votre place et bien mal à l’aise, je ne suis pas une fin tacticienne, une habile politicienne et je n’ai pas le courage d’une Martell. Mais si je l’étais, peut-être essayerais-je de prendre les problèmes un par un, le premier étant d’être libéré et de faire libérer mes sœurs au plus vite, et ce en faisant savoir à la Reine que, quelque soit le résultat de l’enquête sur cette attaque, vous ne pourrez pas contrôler la haine grandissante des Dorniens à l’égard des Bieffois depuis Hautjardin. Une fois libérée, je réunirais mes Seigneurs et pèserait avec eux le pour et le contre entre la guerre et la paix. Les Sept nous enseignent que la vengeance est mauvaise conseillère, mais j'ignore si j’aurais la force d’y résister et de plus encore de calmer les miens. Ce dont je suis certain en revanche, c’est que si un Souverain doit répondre aux besoins de son peuple, il ne doit pas céder à ses caprices, or la vengeance est un caprice à mon sens et la guerre un risque qu’il convient de mesurer. Je ne vous dit pas, par ses mots que vous devriez maintenir la paix à tout prix, mais que cela vaut néanmoins le coup d’y réfléchir, une fois que vous aurez cuvé tout ce vin.



Elle se doutait bien qu’il ne lui demandait cela que pour l’humilier un peu plus, et que quoi qu’elle réponde il trouverait à redire et l’insulterait encore une fois, vache, idiote, brebis galeuse, qu’importe. Elle espérait simplement qu’il n’en dise pas d’avantage sur ses projets, car un mot de trop et elle ne pourrait plus garder le secret. Elle ne voulait pas mettre le Prince en danger, mais elle ne pouvait pas non plus se permettre de mettre la Reine, le Roi et son peuple en danger. Dilemme du devoir, une fois de plus, qu’elle aussi connaissait, peut-être plus encore qu’un Prince de sang ou une Princesse de Dorne.

__ J’ai moi aussi une question. Si le Roi Mern se mettait à vous insulter et à vous tancer à la moindre réplique, que feriez vous ?


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MessageSujet: Re: La fureur de la captivité [Tour II - Terminé]   La fureur de la captivité [Tour II - Terminé] EmptyMar 24 Nov - 13:33


La fureur …

de la captivité ...


L’ivresse et la fatigue de la nuit commençaient doucement à gagner le Prince qui écoutait d’une oreille les répliques parfois cinglantes de la jeune Redwyne. La mentalité bieffoise était très éloignée de celle des dorniens et la voir se satisfaire de n’être qu’une pondeuse et surtout, d’amoindrir le rôle des dorniennes en leur imposant la même vision réductrice que celle voilant son existence fit grincer des dents le jeune homme.

« Si une femme peut diriger une Maison et un domaine à Dorne, c’est que nous sommes conscients en tant qu’homme qu’elles sont touts aussi capables que nous. Les dorniennes se battent également sur les champs de bataille et je peux dire qu’elles sont aussi dangereuses que n’importe quel homme pour en avoir déjà subi les frais. A Dorne, homme et femme sont égaux. Il n’y a pas de rôle imposé. Certaines femmes décident même de ne jamais avoir d’enfant afin de se concentrer sur les combats. Tu devrais viser plus haut, Taïna Redwyne. »

Ne la regardant même plus alors qu’il sortait ses tirades d’ivrogne, couché sur la table et contemplant le plafond, Roward avait beau être un coureur de jupons, il n’en respecta pas pour autant moins les capacités des femmes. Il était amusant de voir à quel point les autres Royaumes pouvaient encore rester dans cette vision simpliste que l’homme devait être au-dessus des femmes. Surtout qu’il était plaisant que la femme soit au-dessus suivant les cas. Cette pensée le fit rire rien qu’en imaginant la petite blonde le chevaucher avec une fougue qu’elle ne devait pas connaître. La jeune femme ne manquait pas d’agacer le dornien qui ne voulait absolument pas accepter qu’une petite noble n’ayant connu que le confort d’un château puisse comprendre ce qu’il venait de se jouer sous ses yeux. Pourtant, elle continua à faire celle qui compatissait, tout en lui lançant sa frustration à la figure. Cette naïve lady venait lui faire la leçon et rien que pour ça, Roward se mit à rire. On aurait dit sa grand-mère lorsqu’il était plus jeune. Bouder ou faire la mauvaise tête étaient des choses qu’elle ne tolérait pas et à chaque fois, il avait droit à un sermon de ce genre. Ne pas reporter sa colère ou sa frustration sur quelqu’un d’autre, depuis quand était-il revenu à ses travers d’enfant ?

Il se redressa avec un sourire aux lèvres, observant la blondinette exulter tout ce qu’elle avait retenu jusqu’ici. Ses paroles étaient sages pour une gamine ne connaissant pas grand-chose de la vie toutefois, elle ne connaissait rien à l’importance de garder le contrôle sur ses vassaux. Aussi, parvenir à les tempérer n’était pas la seule chose compliquée car sans une réponse en accord avec leurs désirs, les Martell pourraient être contestés à un moment ou un autre. Bien des Maisons Dorniennes avaient perdu l’un des leurs lors de ce banquet et il y avait à parier que la rage bouillonnait partout à Dorne en ce moment. Cette fille ne voyait que la prairie couverte de fleurs, sans se rendre compte que si une armée passe dessus, il ne reste qu’une marre de boue.

« La vengeance est un caprice que bien des hommes partagent. La guerre n’est pour toi pas une solution, mais trouverais-tu ça juste si Dorne réclamait simplement la tête de tous les paysans ayant participé à cette tragédie ? Penses-tu que tes souverains accèderaient à cette demande parfaitement légitime ? Maintenant, il faut déterminer si quand un chien blesse un enfant, le responsable est le chien ou son propriétaire ? Pour le moment, nous garder ici ne fait que causer plus de troubles à Dorne. Si tu es si importante que tu le dis Taïna Redwyne, peut-être pourrais-tu convaincre ton Roi et ta Reine de nous libérer ? Tant que nous sommes ici, les tensions ne feront que s’intensifier. »

Les choses devaient être compliquées à Dorne et les nobles ne laisseraient certainement pas passer un affront pareil. Maintenant, ils avaient clairement été imprudent dans cette affaire et malgré l’ivresse, Roward en avait pris conscience. Deria n’aurait jamais du se rendre ici. Sa présence suffisait amplement pour représenter les Martell et Dorne. Cette erreur de jeunesse n’allait pas être pardonnée facilement et les dorniens devaient certainement se poser des questions vu la situation actuelle. Quoi qu’il en soit, la jeune Redwyne s’essaya à l’exercice de mise en situation et le jeune prince se releva d’un bond, chancelant en s’approchant de la noble blonde. Il se stabilisa, forçant son regard dans le sien en tentant de maintenir un air sérieux.

« Un Roi peut se permettre bien des choses suivant la différence de statut. Maintenant, étant Prince d’un Royaume étranger, il n’aurait pas eu les couilles de le faire. Un Roi ne parvenant pas à s’imposer face à des paysans n’a pas vraiment l’autorité pour me faire face. »

La question avait vite fait de se retourner en attaque contre le Roi Mern vu la situation actuelle. Roward joua toutefois le jeu en comprenant bien à quoi elle faisait allusion dans cette demande. C’était d’ailleurs amusant de voir qu’elle considérait que leur différence de statut était le même qu’entre le Roi et lui mais bon, il était permis de rêver un peu.

« Si le Roi Mern était de mauvaise humeur car il serait retenu à Lancehélion après que ses proches aient été massacrés par des pêcheurs dorniens, je pense que je ne lui tiendrais pas rigueur de ses propos. D’ailleurs, si ces pêcheurs avaient encore la tête sur les épaules, il aurait même toutes les raisons de le faire. »

A nouveau, le prince de Dorne retourna se servir un verre de vin et malheur pour lui, l’amphore lui donna ses dernières gouttes du précieux liquide. Il termina son verre d’un trait et se retourna à nouveau vers la jeune blonde, adoptant un ton plus solennel et parfaitement surjoué.

« Votre compagnie était bien distrayante Lady Redwyne. Puisse notre prochaine rencontre se dérouler de façon plus plaisante et dans une tenue plus adaptée à une personne de votre rang. »

Gratifiant Taïna d’un large sourire, Roward se mit à tituber jusqu’à la porte de la cuisine, avant de finalement s’effondrer ivre mort sur le sol. Le jeune prince n’était pas dans son meilleur jour et à le voir dormir là, consumer par l’alcool, on pouvait facilement voir que cette situation était particulièrement pénible pour lui. Sans doute que le lendemain, à son réveil, il ne se souviendrait même plus de ce qu’il aurait pu dire à Lady Redwyne. Le visage apaisé par le repos et l’ivresse, Roward semblait destiné à dormir dans la cuisine cette nuit, à moins qu’un des gardes ne le ramène à ses appartements.


Feat. Taïna Redwyne



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MessageSujet: Re: La fureur de la captivité [Tour II - Terminé]   La fureur de la captivité [Tour II - Terminé] EmptyMer 3 Fév - 14:52




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La Redwyne se mit à rire, comme désabusée par la remarque de Roward. Elle se fichait pas mal qu’il méprise les femmes du Bief ou même tout son peuple, à cet instant elle le méprisait tout autant. Sur un ton sans équivoque quant à ses intentions de lui montrer ses propres contradictions, elle répondit donc :

__ Ainsi d'abord, vous m’accusez d’avoir l’ambition de devenir Princesse, puis vous me dites de viser plus haut ? Je ne vise rien de plus que ce pourquoi j’ai été éduquée, une femme ne saurait être l’égal d’un homme, en politique comme sur le champ de bataille. Les Sept l’ont voulu ainsi. Et si les femmes refusent cette place qui leur est attribuée, qui apportera la douceur et l’amour dans un foyer ? Libre à vous de le croire, libre à celles qui le souhaitent de ne pas avoir d’enfants, mais moi, je veux des enfants, une famille, je ne veux ni lance ni épée.



Bien loin de pouvoir ne serait-ce qu’imaginer ce qui le faisait rire, elle restait songeuse. Rien de tout ce qui s’était passé depuis le banquet mis à mal par une bande de paysans mécontents n’avait de sens. Elle avait beau défendre les décisions de ses souverains par loyauté autant que par intérêt, elle n’était pas convaincue que c’était la meilleure chose à faire, et avec cette question, venaient tout un tas d’autres. Mais après tout, donner raison à un homme aviné qui serait probablement très bientôt son ennemi plutôt qu’à son Roi n’était jamais une bonne chose, alors elle continuerait quoi qu’il en coûte, d’essayer de défendre son Royaume et la paix. Quoi qu’il en soit, si elle avait été Roi, elle ne les aurait peut-être pas libérés, mais elle n’aurait pas hésité à faire exécuter les malotrus et les assassins. La seule chose qui pouvait expliquer que Mern ne se montre pas aussi sévère était qu’il ne les retrouve pas, ce qui, avec le peuple était parfois compliqué car ils pouvaient se cacher n’importe où. Elle avait cependant confiance, les gardes finiraient par faire main basse sur les coupables et ils seraient punis comme il se doit, et les Dorniens rentreraient chez eux sains et saufs, et la paix serait encore possible. Elle ne voulait pas perdre espoir, mais elle ne put cependant pas se montrer magnanime envers les gens qui avaient mis en danger tout le monde ainsi par précaution, au cas où les Gardener ne se montreraient pas aussi sévères qu’ils devraient l’être. Et elle avait conscience que le Martell avait raison sur certains points, dont celui de l’autorité d’un Roi sur son peuple.

__ Cela me semblerait plus juste de réclamer la tête des fous qui ont bafoué les lois de l’hospitalité que celle de tous les Bieffois. Ils méritent bel et bien d’être punis pour ce qu’ils ont fait et seule la mort leur est destinée, par les hommes et par les Sept. Quant à savoir si les Seigneurs de ses paysans sont responsables de leurs agissements, je dirais que les paysans ne sont pas des chiens et que quand bien même, les chiens restent responsables. Si un chien mord son maître ou un enfant, on l’abat, si un paysan attaque son Seigneur ou ses hôtes on l'abat. Quant à vous laisser rentrer, hé bien, je crains fort de n’avoir aucune prise sur les décisions du Roi, cependant, je peux en parler à la Reine et aussi à mon père qui pourrait intercéder en votre faveur auprès du Roi Mern Gardener.



Taïna sursauta et recula, manquant de tomber une fois de plus quand Roward se leva d’un bond avant de s’approcher d’elle. Elle encaissa les mots de Roward sans rien ajouter. Elle ne pensait pas que son statut équivalait à celui du Prince de Dorne vis à vis de Mern, mais elle pensait que la courtoisie lui était néanmoins due, un minimum. Cependant, elle comprenait aussi la colère mêlée d’ivresse du Martell. Elle avait peur, mais pas au point de devenir stupide. Elle fut soulagée de voir qu’il n’y avait plus de vin dans l’amphore et encore plus quand le Prince prit congé. En tout cas jusqu’au moment où il s’écroula par terre à l’instant même où elle pensait être enfin débarrassée de lui et pouvoir pleurer toutes les larmes de son corps assise par terre dans la cuisine. Sauf que là, elle ne pouvait décemment pas le laisser affalé ici. Dans la panique, elle essaya tant bien que mal de le ramener à ses appartements en le traînant par terre, mais elle finit par se dire que c’était une entreprise vouée à l’échec et qu’elle avait besoin d’aide. Alors, elle se rendit devant les appartements des Dorniens et demanda aux gardes de venir l’aider à ramener le Prince dans sa chambre. Une fois assurée que celui-ci avait été mis au lit, elle retourna à son tour dans sa chambre.



Une fois couchée, elle ne put cependant trouver le sommeil avant de longues heures, les cris et les images du massacre lui revenaient et avec eux toutes les questions que le Martell avait posées. Les paroles d’un Prince ivre et en colère certes, mais quelques interrogations tout à fait sensées néanmoins, il y avait de quoi douter et là où elle avait suivi aveuglément ses souverains et défendu leur position, elle n’était plus si assurée à présent de leur bonne volonté. Il y avait aussi de quoi craindre, dans les propos de Roward, une guerre à venir entre Dorne et le Bief et cela ne lui disait rien qui vaille, ni pour ses frères qui seraient certainement appelés à se battre, ni pour sa Maison qui commerçait depuis longtemps avec la principauté. En plus du doute, la peur faisait son chemin. C’est bien déterminée à tout faire pour comprendre le fin mot de cette histoire et faire libérer les Martell qu’elle se réveilla le lendemain. 


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