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Comédie (In)Humaine
MessageSujet: Comédie (In)Humaine   Comédie (In)Humaine EmptyMer 4 Déc - 17:42

Comédie (in)humaine

ft.











Accalmie, Royaume fédéré de l’Orage, Empire – An 1 mois 9 semaine 3




Que les Sept me foudroient sur place si j’ai déjà vu une forteresse aussi moche que celle-ci.

Toujours aussi positif et joyeux, Aylan Redwyne découvrait le fief centaine des Durrandon avec une déception à la mesure de son arrogance. Sous un ciel glauque et bas, chargé de nuages allant des teintes gris clair à – ô surprise ! – gris foncé, la colonne de troupes, serviteurs et chariots d’intendance qui marquait le déplacement d’une armée impériale avait atteint sa destination sous un petit crachin froid qui n’avait guère été apprécié par le natif de La Treille. A n’en point douter, les Terres de l’Orage portaient bien leur nom. La deuxième année depuis la proclamation de l’Empire s’achevait sur une situation que peu de gens auraient trouvé glorieuse. Certes, le nouvel ensemble politique était bel et bien fonctionnel et s’étendait sur de vastes territoires. Pourtant, il restait largement contesté, notamment par les vestiges de ce qui était jadis le grand royaume d’Harren le Noir. Au sud, menaçaient encore deux puissants royaumes : le Bief, ouvertement en guerre contre les Braenaryon, et le Roc, pour l’instant neutre. Et pourtant, depuis l’ancienne Salins renommée Fort-Darion, les ordres avaient été donnés et les directives avaient été prises. L’Empire ne se laisserait pas intimider et ne resterait pas sans réagir face aux violations répétées de sa nouvelle souveraineté territoriale.

Répondant à l’appel du Collège et de l’Empereur, Aylan et ses hommes s’étaient mis en route. La cavalerie impériale ne comportait guère de cavalerie lourde, du fait d’un défaut de chevaux et de chevaliers équipés. Aussi, là où le Bief alignait cavalerie lourde noble et cavalerie légère issue du commun, l’Empire avait fait le choix d’un entre-deux qui se révélait assez efficace quand il était bien utilisé. Aylan, en sa qualité de chevalier bieffois et d’homme relativement expérimenté, avait écopé de deux cents cavaliers à commander. Ils formaient, au sein de l’armée en déplacement, une longue file par sur deux rangées qui avançait au pas, sous la pluie. En tête du cortège, Aylan – chevauchant sa monture habituelle : Calicot – n’était pas seul. A ses côtés chevauchaient deux sergents expérimentés : Gilbart-le-Borgne et Grand Devyn. Venaient également l’écuyer d’Aylan et son page, Bryen, qui portait la bannière détrempée où flottait mollement le raisin Redwyne.

Gilbart était un ancien maréchal-ferrant du Conflans. Personne ne savait vraiment d’où. On disait qu’il avait vendu ses services entre Herpivoie et Vivesaigues, restant également à Château-Darry et Viergétang. Certains le soupçonnaient même d’avoir participé à la construction d’Harrenhall. Il avait écopé de son surnom après la bataille de Sombreval. Une hache lui avait enfoncé la moitié du casque sur le visage et son œil avait fait partie des dommages définitifs. Il avait une mine patibulaire mais son œil restant était perçant comme deux et il n’avait aucun problème à monter à cheval. Véritable vétéran, il était la terreur des jeunes recrues et apprécié par les plus expérimentés pour ses connaissances de l’art martial. Grand Devyn, lui, était un ancien meunier. Sa taille démesurée – il mettait au moins une hauteur de tête à toute la compagnie – avait attiré l’attention sur lui. Une bande de pillards avait attaqué et brûlé son moulin. Il avait donc rejoint les troupes impériales avec l’envie d’en découdre. Lorsque l’on s’était rendu compte qu’il était meunier, on l’avait supposé riche et il avait été versé dans la cavalerie où il avait depuis fait son trou. Il était assez taciturne et les hommes n’avaient guère trop d’appétence pour lui parler. Il avait cependant appris à monter et combattre à cheval sur le tas, ce qui faisait de lui un excellent surveillant à l’entraînement des recrues. C’était là un point auquel tenait Aylan. Les hommes devaient apprendre à se battre chaque jour tant qu’ils étaient mobilisés. A cheval, bien sûr, mais également à pieds. Lance, épée, bouclier : Aylan voulaient qu’ils soient aussi polyvalents que possible pour pouvoir palier au maximum de situations possibles.

Enveloppé dans un épais manteau de laine verte, le Redwyne progressait donc en tête, flanqué de sa bannière et son premier cercle. Il faisait froid et si le bouclier dans son dos le protégeait un peu, il se sentait trempé. Autour d’eux, les campagnes semblaient vides. Les champs en jachères n’étaient plus que de vastes étendues de terre retournée et boueuse attendant les semis du printemps. Un vent froid, sourd, soufflait parfois et s’insérait jusque dans les moindres interstices entre les couches de vêtements. Ce n’était pas le grand Nord ni l’hiver glacial, mais il faisait encore un temps de chien. Aylan, de plus, n’était guère habitué aux rigueurs du climat hivernal. Il n’avait jamais vu de neige avant d’arriver à Fort-Darion. Au milieu de ces étendues vides qu’avait traversées l’armée, on apercevait parfois un hameau, ou un petit castel, dont les cheminées dégageaient des volutes bleuâtres de fumée tenant les habitants au chaud. Aussi, les hommes parlaient peu. La plupart pensait à des parents, une épouse, des enfants ou une simple fille de taverne laissés derrière. Alors, ils avançaient en silence sous la pluie et sous le vent. Floc, floc, floc. Les routes étaient boueuses, hommes et chevaux glissaient parfois. Le rythme n’était pas soutenu, et l’armée progressait lentement, campant sous les remparts des seigneurs orageois qui tenaient des fiefs sur la route. C’était donc dans un silence morne que les troupes étaient arrivées en vue d’Accalmie. A en juger par les tentes qui s’étendaient sous les remparts du siège des Durrandon, ils n’étaient pas les premiers. Pourtant, les cavaliers avaient dépassé de nombreuses troupes. Ils n’étaient certainement pas les derniers. Quelle était la force mobilisée par Torrhen et Rhaenys Braenaryon, cette fois ? On disait que Manfred Hightower, l’usurpateur du Bief, avait pris pied dans les Terres de l’Orage. Les racontars n’étaient – hélas – guère précis et ne s’accordaient pas sur le mouvement global des troupes bieffoises ou leur nombre. Cela importait peu à Aylan : le choc viendrait, il en était pratiquement sûr.

Un cor, au loin sur les remparts sombres, annonça l’arrivée de troupes supplémentaires. Le natif de La Treille se retourna sur sa selle. Ses yeux essaient en vain de percer le rideau de crachin qui couvrait les approches depuis les collines environnantes. Il était impossible de voir qui cela pouvait être. Il revint donc à Accalmie, flattant l’encolure de Calicot, alors qu’un cavalier léger portant les couleurs des Durrandon approchait au trot.

« Ser Aylan Redwyne ? On m’envoie vous faire part que votre épouse dame Daena est présente. Vous serez logé avec elle dans la forteresse. »

Aylan acquiesça du chef et se tourna vers sa garde rapprochée.

« Bien. Devyn, occupe-toi d’installer les hommes là où vous dira d’aller. Ils peuvent boire ce soir mais qu’ils gardent à l’esprit que nous sommes invités ici : nous représentons l’Empereur, alors pas trop de bière. Est-ce clair ? »

Le grand dadais hocha énergétiquement la tête et sauta à terre avant de partir prendre des renseignements. Aylan se tourna vers Le Borgne.

« Gilbart, prends quelques hommes et mettez sur pied des enclos pour nos bêtes. Je veux qu’elles aient du foin propre et de la place. »

Enfin, il décrocha son écu de son dos et le lança à son écuyer. Il le regarda tour à tour avec le page.

« Quant à vous deux, une fois que mes affaires seront arrivées avec l’intendance, vous les amènerez à mes appartements. D’ici là, montez le pavillon et installez-le. Je viendrai régulièrement ici, hors de question que je doive remonter là-bas à chaque fois que je devrais me changer ou observer une carte. La consigne sur la bière vaut également pour vous, mais avant de représenter le Vieux Loup, vous me représentez moi. »

Ses consignes distribuées, Aylan enfonça ses talons dans le flanc de Calicot et celui-ci se mit en route. Ils rejoignirent tous deux un groupe de chevaliers et nobles qui remontait vers la grande porte d’Accalmie. Une fois le corps de garde passé, ils débouchèrent dans la cour de la forteresse. On était loin des élégants fiefs bieffois, parfois plus conçus pour la villégiature que pour la guerre, souvent pour les deux à la fois. On aimait y construire des jardins d’agréments, de beaux septuaires fastueusement ornementés et des terrasses ombragées où donner fêtes et bals masqués les lascives nuits d’Été. Ici, rien de tout cela. De la brique, du pavé et encore de la brique. Et le tout humide, et sombre. Aylan se demandait vraiment ce qu’il fichait dans ce trou perdu et hostile lorsqu’il se rendit compte que Daena était là, à l’attendre au-devant de la petite foule présente pour accueillir les émérites cavaliers. Se redressant de manière inconsciente, il dirigea son cheval vers celle dont il partageait la couche depuis plusieurs mois désormais.

Si Daena Velaryon lui inspirait des sentiments contradictoires, ils étaient en majorité négatifs. Il se doutait que nombre de jouvenceaux auraient tué pour être à sa place. Daena était jeune, sans doute fertile – encore que cela restait à prouver – et d’excellente naissance. Elle était du sang de l’Antique Valyria dont elle portait les caractéristiques physiques : cheveux d’argent et yeux d’améthyste. Elle était douce, artiste et courageuse. En réalité, Aylan aurait pu – aurait dû ! – être des plus satisfaits. Pourtant, il avait l’intense sentiment d’avoir été floué. Il avait toujours été destiné à une Targaryen. Depuis cette nuit, dix ans auparavant, où il avait partagé la couche de Visenya. Rhaenys aurait dû être la prochaine, cette amie d’enfance qu’il connaissait bien. Mais elle avait épousé le roi du Nord et fondé l’Empire avec lui. Il avait le sentiment qu’elle lui avait définitivement échappé. Et voilà que, pour se faire pardonner, Rhaenys lui donnait cette catin de potiche ? C’était l’humiliation de trop. Cette affreuse dinde était en plus, à l’époque, en pleine déchéance auprès de la valyrienne. Toutefois, force était de constater qu’ils donnaient une image extrêmement positive qui servait les intérêts d’Aylan. Aussi, il tolérait cette mascarade. En public, ils étaient le couple idéal : le beau et preux chevalier et son élégante et douce dame. On les aurait cru tout droit sortis d’une chanson pour pucelle. En privé, lorsque nul n’était à portée d’oreille, toutefois…

Il arbora donc un grand sourire franc. Il était content de la voir. Non pas qu’elle lui avait manqué, mais cela signifiait qu’il aurait de plus grandes chances de briller et de rencontrer du monde. Peu de seigneurs et chevaliers étaient venus avec leur épouse. La balade n’était pas d’agrément et seule le fait que Daena faisait partie de la suite impériale leur donnait le privilège d’être ensemble. Il immobilisa Calicot non loin de son épouse qui, elle, se fendait d’une révérence. Il sauta à terre et l’aida à se relever de sa révérence, partageant avec elle son sourire éclatant et pourtant factice. Il déposa un rapide baiser sur les mains de son épouse et l’attira légèrement contre lui, comme si sa présence lui avait manqué depuis leur séparation à Fort-Darion lorqu’ils étaient chacun partis de leur côté.

« Ma Dame, vous êtes le soleil en ces murs qui manque à ce ciel morne. Comment vous portez-vous ? Sommes-nous installés à votre convenance ? »


Aylan Redwyne

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Chevalier déshérité de la maison Redwyne
Âge du Personnage: 19
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Aylan Redwyne
Mûr pour la Victoire
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Célébrité : Bradley James
Maison : Maison Redwyne
Caractère : Patient - Misogyne - Brave - Prétentieux - Déterminé - Hautain
Mûr pour la Victoire
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MessageSujet: Re: Comédie (In)Humaine   Comédie (In)Humaine EmptyJeu 26 Mar - 20:13



Comédie (in)humaine
L'An 1, 9eme mois, 3eme semaine.  
Confortablement installée dans les appartements qu'on avait attribués à Daena et son époux, la jeune femme qui prenait un peu de repos fut interrompu par les coups portés sur sa porte. D'une voix délicate, redressant le buste, assise devant sa coiffeuse, elle invita l'interlocuteur derrière la porte à entrer. Un jeune homme se présenta, annonçant l'arrivée imminente d'Aylan au sein de la forteresse. Tâchant de simuler un sourire joyeux, elle lui répondit gaiement, lui intimant un ordre supplémentaire avant de l'inviter à disposer. Une fois la porte close, Daena soupira longuement, les yeux rivés sur son reflet. Ses cheveux étaient détachés, ses longues boucles blondes tombaient de manière élégantes sur ses épaules que sa robe dégageaient. Un mélange de soie et de coton venait  habiller le corps de la jeune femme, sa robe, d'un bleu sombre n'était pas sans rappeler la couleur de ses prunelles, elle longeait les courbes de Daena avec sobriété, laissant deviner au regard de ceux qui l'observaient une taille plutôt fine, des hanches un peu plus large ainsi qu'un séant rebondit, le tout sans particulièrement mouler ses formes. En effet, Daena était de celles qui appréciaient les beaux vêtements, ayant toujours vécu dans la Haute et surtout, avec une certaine fortune, il était important de préserver une apparence noble avec des tissus de qualité équivalente à son rang. Plongeant sa main dans l'un des tiroirs de la coiffeuse, elle en retira un petit écrin dans lequel se trouvait une poudre colorée. Un peu de rouge à joie ne lui ferait pas de mal, elle se savait blêmir à l'instant même où Aylan posait les yeux sur elle. S'il fut un temps ou ses pommettes rougissaient d'elles-même sous les prunelles intenses de son époux, aujourd'hui, la simple vue de celui-ci lui provoquait des hauts-le-cœur. Une dernière retouche sur ses cheveux puis elle se leva, attrapant une cape de laine fine, entre le blanc nacré et le beige, celle-ci s'attachait sur le devant à l'aide d'une broche en forme de raisin. Elle avait fait fabriquer ce bijoux afin de rendre hommage à son époux, et espérait de tout cœur  que celui-ci serait touché par l'intention. Bien sur, Daena ne s'attendait pas à ce que l'attitude de celui-ci change du tout au tout, elle savait que l'Aylan qu'elle connaissait d'avant leur union n'était plus, et surtout, qu'il n'avait jamais été. C'était un personnage monté de toutes pièces pour attirer la belle Velaryon entre ses griffes afin d'en user et abuser par la suite. Si les sentiments qu'elle ressentait pour lui étaient négatifs, il n'en restait pas moins son époux. De part son rang -puisqu'il fallait dire que celui d'Aylan importait peu à présent, héritier déchu par sa famille, il avait tout à prouver-, elle se devait de garder une certaine prestance en société. Le couple qu'ils formaient étaient idéal, vu de l'extérieur, tout deux biens nés, une entente parfaite, un couple aimant, bienveillant et riche.

Une fois apprêtée, la jeune femme se rendit dans la grande coure de la forteresse, là où beaucoup de monde attendait l'arrivée des armées manquantes. Elle croisa de nombreux visages connus et répondait gaiement à leurs salutations et sourires. La foule commençait à s'agiter alors que les premiers hommes entraient dans la coure. Elle reconnu rapidement Aylan dont la monture s'avançait d'un pas lent et distingué vers elle. Une fois à sa hauteur, tirant les pans de sa robe, Daena se plia en une révérence élégante. Sautant du haut de son destrier, Aylan vint lui attraper les doigts pour la faire se redresser et déposer un baisé presque tendre sur sa main emprisonnée. D'un geste qui se voulait sûrement doux, le bieffois enserra de ses bras la jolie Daena. Celle-ci répondit à l'étreinte avec la réserve qu'on attendait d'elle, un sourire léger accroché à ses lèvres. « Ma Dame, vous êtes le soleil en ces murs qui manque à ce ciel morne. Comment vous portez-vous ? Sommes-nous installés à votre convenance ? »   La Velaryon retint à rire amer, quelles belles paroles venait-il de prononcer ! Celles-ci faisaient fondre toutes les pucelles aux alentours, comme elles avaient su la faire fondre. Se dégageant doucement de l'étreinte, tenant toujours les mains de son époux entre ses doigts fins, elle lui lança enfin un regard franc, son sourire toujours accroché à son visage. « Cher époux, entama-t-elle d'une voix mielleuse, qu'il est bon de vous revoir. Je me porte à merveille maintenant que nous sommes réunis, j'ai attendu cet instant avec impatience ! » Libérant les mains d'Aylan, elle fit signe à son écuyer non loin derrière, lui intimant de s'occuper de Calicot. « Permettez que que si-tôt après votre arrivée, je vous enlève déjà à vos hommes ? Le chemin a dû vous fatiguer, je vous ai fait couler un bain, j’espère que celui-ci vous fera du bien. ». Il s'agissait bien là de l'ordre qu'elle avait donné au domestique venant lui annoncer la « bonne nouvelle », il s'agissait également, bien sûr, d'une fausse bienveillance. Si cette attitude vu de l'extérieur donnait l'image d'une femme aimante, il était plus question de ne pas être indisposée par l'odeur de sueur et de terre qu'Aylan portait actuellement sur lui. Daena n'était pas non plus d'humeur à se donner longuement en spectacle. «  Soyez rassuré, nos appartements vous plairont autant qu'ils me plaisent. »

code by bat'phanie



What I've felt What I've known Never shined through in what I've shown Never be
Daena Redwyne

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