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Le Vent se Lève
MessageSujet: Le Vent se Lève   Le Vent se Lève EmptyLun 23 Mar - 0:53

Le Vent se Lève

ft.






Royaume des Terres de l’Orage, Empire – An 1 mois 10 semaine 3

Voici quelques jours déjà qu’ils avaient laissé les ruines fumantes de Lestival derrière eux. Chevauchant en tête de sa colonne de chevaux-légers, Aylan Redwyne était perché sur Calicot en surveillant la ligne de crête d’une série de collines boisées qui se tenait face à lui. A ses côtés chevauchaient ses lieutenants et quelques hommes de confiance tandis que le reste de la troupe s’étirait sur quelques centaines de mètres en ordre relativement respecté. La pluie qui les avait suivis un temps avait cessé depuis quelques heures mais l’humidité les tenait encore. Le chevalier des vignes ruminait encore l’incendie de la place-forte orageoise. Ils n’étaient pas parvenus à arriver à temps pour y bloquer l’armée bieffoise qui l’occupait. Au lieu de cela, ils n’avaient trouvé qu’une colonne de fumée barrant l’horizon et leurs espoirs d’une victoire rapide.

Le commandant ennemi était prudent, ce qui inquiétait silencieusement Aylan. Les stratèges bieffois qui acceptaient de se retirer avant un combat et qui n’hésitaient pas à passer à la torche un château comme Lestival n’étaient pas à sous-estimer. Ils étaient d’ailleurs assez peu de ce calibre, ce qui ne rassurait guère le chevalier. Aussi, la troupe avait laissé le brasier de Lestival pour obliquer vers le nord-ouest dans l’espoir de rattraper prochainement l’armée ennemie. Les éclaireurs signalaient que les traces laissaient indiquer une importante armée en mouvement. Cela était bon signe car ils la rattraperaient sans tarder en coupant à travers la campagne. La mauvaise nouvelle était qu’ils auraient du mal à engager l’arrière-garde le temps que la grande armée impériale les retrouve. Ils devraient temporiser. Les estafettes envoyées à l’empereur Torrhen expliquaient clairement la situation et les informations qui leur étaient parvenus étaient que la troupe impériale avait forcé la marche dans l’espoir de rattraper l’ennemi.

Au bout d’un moment, voyant que la nuit tombait et qu’ils s’apprêtaient à entrer dans une forêt profonde, Aylan donna le signal de l’arrêt pour la nuit. En pénétrant dans les sous-bois, ils seraient à l’abri des regards curieux et pourraient monter un camp sommaire. Les sentinelles se déployèrent loin et suffisamment nombreuse pour couvrir toutes les approches du camp. Pendant ce temps, l’écuyer et le valet d’Aylan prirent soin de Calicot et de son armure. En une heure, les chevaux étaient parqués autour de plusieurs grands chênes et les hommes se détendaient autour de feux commençant à crépiter. Aucune tente n’était dressée, à la consigne expresse du chevalier qui commandait le groupe : il n’était pas question de perdre de temps. En cas d’attaque ennemie, il fallait réagir vite. Les hommes le savaient et s’ils râlaient un peu, Aylan espérait qu’ils avaient désormais compris pourquoi il agissait ainsi. Les rations seraient rapidement englouties avec de la bière pour faire bonne mesure.

Parcourant son camp et les feux qui chassaient l’obscurité grandissante et l’humidité ambiante, Aylan jaugeait sa troupe. De bon gars, volontaires et motivés. La plupart n’arrivait pas à monter un âne trois mois auparavant. Que vaudraient-ils en combat, face à des troupes aguerries ? Aylan se donnait corps et âme à les entraîner et les faire superviser par des vétérans, mais le véritable test viendrait du baptême du feu de tous ces bleus. Il les avait conduits si loin de leurs foyers. Il se sentait responsable d’eux. Il comptait sur ses hommes autant qu’eux comptaient sur lui. Ce n’était pas la première fois qu’Aylan exerçait un rôle de commandement, mais il ne l’avait jamais fait avec une telle ampleur. Dans les jours à venir, s’ils trouvaient les Bieffois, ses hommes auraient un rôle décisif à jouer, il n’en doutait pas. Dès lors, que pourrait-il faire d’autre que de les mener à la bataille en espérant un coup d’éclat ? Les ambitions du Redwyne lui commandaient d’accomplir un haut-fait, de sauver le jour et d’attirer enfin sur lui l’attention qu’il considérait légitime.

L’esprit chargé de ses réflexions, Aylan finit par s’installer devant son feu, en compagnie de ses lieutenants et son écuyer qui s’occupait de faire échanson tandis que son valet préparait en vitesse un brouet chaud pour les officiers du groupe. Son épée en travers de ses jambes, le Bieffois prit sa gourde de vin pour en boire une gorgée avant de regarder arriver l’un de ses éclaireurs d’un air rassuré. Ce dernier lui assura qu’il avait fait contact avec les éclaireurs d’une autre colonne de chevaux-légers impériaux, ceux du seigneur Caron et qu’ils n’étaient pas loin de leur position. Aylan considéra qu’avec l’ennemi proche, il valait mieux se rassembler et il renvoya son éclaireur à la suite de ceux de Dovan Caron pour lui faire passer une invitation à se rassembler en un seul camp pour la nuit.

Une fois l’invitation partie, Aylan regarda autour de lui. Le camp n’était pas à proprement sale ou décrépi mais sa troupe ressemblait plutôt à des pillards qu’à un escadron de cavalerie impériale. Il donna quelques ordres discrets : ranger et ordonner les bardas, lier les armes en piquets, rassembler les écus, brosser sommairement les chevaux, mettre plus de bois dans le feu et rendre l’endroit un peu plus confortable en règle générale. Tandis qu’ils attendaient l’arrivée des Orageois, les hommes d’Aylan se détendirent en commençant à manger. Les plaisanteries allaient bon train entre deux aventures grivoises et un rot tonitruant. Quelques chants s’élevèrent doucement dans la fraîcheur de la nuit qui commençait à s’installer sur la forêt : il était question de princesses oubliées et de royaumes morts, de créatures mythiques et de héros aux noms égarés.

Enfin, au bout d’un long moment, arrivèrent enfin les hommes de Dovan Caron suivant leur seigneur. Aylan ne s’était guère trop intéressé à lui au banquet d’Accalmie, trop agacé par son attitude agressive manifeste et bien trop puérile. Maintenant qu’il le voyait sur cet immense destrier, il se rendit compte qu’il faisait ridiculement petit et il se retint de rire ou de glisser un commentaire narquois à ses hommes qui avaient sans doute vu la même chose que lui. L’ennemi était proche et le temps n’était pas à la désunion. Il ne daigna pas se lever tout de suite, cependant. Aylan tenait à faire sentir au Caron qu’il n’avait rien oublié de son comportement détestable des semaines précédentes. Il resta assis, son épée entre ses jambes, alors qu’il plaisantait avec ses officiers. Il resta un bref instant à dévisager Dovan avec un air suffisant, sans bouger. Et puis, finalement, il tendit son épée à son écuyer et se leva d’un bond, saluant le Caron avec une chaleur contrastant avec son attitude précédente.

Seigneur Dovan ! Quel plaisir de vous retrouver ici. Je suis heureux que vous ayez accepté de nous rejoindre. Venez, installez-vous. Mes gens vont s’occuper de votre monture. »

Ce faisant, Aylan fit claquer ses doigts et siffla vers son valet et son jeune écuyer. Le message était clair, ils étaient les fameux gens et allaient prendre soin du puissant destrier du seigneur sans château. La soirée ne faisait que débuter.

Aylan Redwyne

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Chevalier déshérité de la maison Redwyne
Âge du Personnage: 19
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Aylan Redwyne
Mûr pour la Victoire
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Célébrité : Bradley James
Maison : Maison Redwyne
Caractère : Patient - Misogyne - Brave - Prétentieux - Déterminé - Hautain
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MessageSujet: Re: Le Vent se Lève   Le Vent se Lève EmptySam 28 Mar - 15:06

La pluie tambourinait le casque de Dovan que lui avait offert Hobb il y avait de cela 5 années. L’objet avait perdu quelque peu en éclat, mais il était toujours aussi solide, et ses gravures, toujours aussi belles. Cela ne faisait nul doute que le forgeron l’avait façonné avec une attention toute particulière, et chaque éclat de goûtes sur l’acier percutait les souvenirs de l’orageois. Le temps semblait long pour Dovan, alors plutôt que de s’ennuyer, il préféra s’imaginer ce qu’il aurait pu être si ce fameux jour Criston ne les avait pas surpris. Son cœur devint aussi lourd que l’atmosphère qui régnait.
Ils avaient laissé Lestival derrière eux depuis un bon moment, l’abandonnant à son triste sort, et lorsqu’elle fut dos à eux, la pluie tomba comme si la ville pleurait. Dovan ne put s’empêcher de se dire qu’il retrouverait peut-être Séréna dans cet état, et jamais il ne laisserait passer cela.
L’armée traquait les responsables de ce chaos. Plus nombreux, ces barbares auraient un avantage numérique lors de la confrontation, mais l’Orage et l’Empire avaient pour eux des hommes droits et expérimentés. Il ne faisait nul doute pour le jeune homme que les prochaines confrontations se solderaient par une victoire… Mais à quel prix ?

Après s’être lassé de ressasser son passé, Dovan fabriqua tout un tas de plans dans son esprit, imaginant toutes situations imaginables, mais cela relevait plus du fantasme, car au fond de lui, il savait que la réalité surpasserait toutes ses attentes. Compulsivement, il se rongeait la phalange de son index, jusqu’à ce qu’encore, quelqu’un l’interrompe de ses songes.

- Ser ! S’exclamait un des éclaireurs de la troupe. Nous suivons toujours le pas des autres troupes, il n’y a rien à ajouter pour le moment. Nous n’avons encore croisé personne.
- D’accord. Bon travail, mais ne relâchez pas votre vigilance, il en va de notre survie à tous.

Comme souvent, Dovan pris une voix aussi ferme que douce. Paraître rugueux auprès de ses hommes lui serait préjudiciable, et il voulait qu’ils sachent qu’il serait là en cas de besoin. Il se devait de se montrer ouvert et bienveillant, mais pas niais, cependant.

La pluie s’était subitement arrêtée, laissant place à un soleil des plus radieux. Les rayons remirent du baume au cœur aux soldats, et à l’unisson, ils se mirent à chanter des airs un peu moins paillards que d’habitude. Il était surtout question de jolies donzelles à sauver des bras de nobles peu scrupuleux, et cela convenait à Dovan. Il fallait qu’ils voient les ennemis de cette manière. Il espérait qu’inconsciemment, cela renforcerait leur rancœur envers ces grenouilles de bénitier.

Le temps semblait passer plus vite pour Dovan maintenant que la pluie était passée, et bien qu’il pestât encore son sur stupide cheval, il se joignit à la fête, ce qui était chose rare. Dovan était trop introverti pour cela, et il eût toujours l’impression d’être ridicule ou de déranger. Pas ce jour-ci.
L’ambiance s’était alors métamorphosée, était devenue optimale, et ce malgré la bataille qui allait être imminente. En plein couplet, Dovan ce fit couper dans son élan.

- Ser !


Dovan reconnaissait cette voix pinçante.
- Tu es déjà revenu ? Qu’y a-t-il ? S’inquiéta Dovan. Son éclaireur les avait quittés il y a peu, et le voir revenir si tôt fit appréhender l’Orageois.
- J’ai été en contact avec les éclaireurs de Ser Aylan Redwyne. Leur troupe est située non loin de là Messire, tout droit, au Nord-ouest. Ils comptent pénétrer la forêt sans la contourner.

Dovan comptait s’y rendre, mais savoir Messire Bieffois se pavaner dans les sous-bois le rebutait ardemment.

- Compte-t-il s’y arrêter pour passer la nuit ? Il serait sage de ne pas traverser le bois de nuit, des chevaux pourraient rencontrer des racines et s’y briser les chevilles. Retourne à ta position, et si d’aventure tu recroises un de ses éclaireurs, demande-leur leur position exacte. Nous de notre côté, nous ne changerons pas de cap.
- Bien, je reviendrais alors vers vous.

Dovan approuva, et l’éclaireur s’en fut encore. Au loin, l’on pouvait entendre quelques oiseaux, si l’on tendait assez l’oreille pour passer outre les cris des hommes. Le chant… Cela faisait partie de l’histoire même de la famille Caron, si bien que leur devise était "nul chant n’est si doux", et que leur blason était orné de rossignols. Dovan trouvait cela hautement ridicule, car une famille aussi prestigieuse que la sienne, tenant bon face aux Dorniens depuis des siècles pour protéger l’Orage, ne pouvait être représentée par de frêles oiseaux. Des années plus tard, et maintenant qu’il avait perdu Séréna, Dovan se mit à apprécier cet aspect, car les rossignols logeaient dans cette belle forêt aux bords de Séréna, et en temps de paix, venaient apaiser les blessures… Ces chants manquaient cruellement au jeune homme.

La forêt n’était plus très loin, et les oiseaux se faisaient à chaque pas plus remarquer. Un son des plus stridents vint cependant anéantir cet instant léger et paisible.

- Ser ! Ser ! Aylan Redwyne vous inv… Nous invite à les rejoindre ! Ils ont pénétré la forêt, mais ne sont pas très loin de la lisière.

Dovan fit signe qu’il avait entendu. Il était trop las pour lui répondre.
Il continua alors sa route, rien n’avait changé, au final, il se préparait juste à affronter l’affreux regard du Seigneur des vignes.

Il s’était écoulé environ une heure, quand apparaissaient les premiers troncs d’arbres. La nuit s’immisçait doucement, et l’air se faisait plus frais. Ses hommes étaient devenus calmes, surtout depuis que Dovan les avait priés de faire bonne figure devant la troupe alliée. Du moins l’espérait-il.
Quand il trouva le commandant Bieffois, il était assis en face d’un feu avec ses hommes. Son regard était aussi dédaigneux qu’il l’avait imaginé, mais Dovan ne se troubla pas. Son père disait parfois « prétentieux comme un Bieffois », mais là n’était pas le seul éloge qu’il faisait aux nobliaux du grenier de Westeros.
L’Orageois descendit de son immense cheval et le confia à son agaçant éclaireur. Il n’avait plus d’écuyer, depuis que le père du précédent avait annoncé : « Mon fils, qu’il soit le premier ou le quatrième de ma lignée, ne servira pas le chevalier au château tombé ». A l’époque, Dovan le prit comme un affront, puis comme une énorme déception. L’homme à la moindre noblesse avait réussi à blesser un Caron avec des mots. Aujourd’hui, il devait regretter de ne pas voir son si cher enfant poursuivre un des commandants en titre du Royaume de l’Orage comme un chien de compagnie. Cette pensée satisfaisait presque chaque jour le "chevalier sans terres".

Dovan ressentait chez Redwyne le même dédain qu’avait jadis le père de son écuyer. Son mépris était palpable, et l’Orageois y répondit en fixant ses yeux verts.
Le Bieffois se décida tout de même de se lever, et affichait soudain un sourire rayonnant.
« Il change de visage comme de masque » se dit Dovan, avant de se surprendre à penser qu’il préférait largement ce minois plutôt que le précédent.

- Ser Redwyne ! Répondit-il d’un ton plus las que glacial. Il était épuisé, et jouer au plus arrogant l’ennuyait d’avance. J’en suis aussi heureux, poursuivit-il avec moins d’entrain que son allocuteur.
« Les Bieffois sont aussi chaleureux que les Dorniens. Approche-les de trop prêt et tu t’y brûles » l’avait averti un jour son père. Ces mots résonnèrent en lui. Il préférait presque la compagnie de Goldwyne.

- N’ayez crainte pour ma monture. Cette jument est aussi grande que têtue, et elle ne connaît que ma compagnie et celle de mon éclaireur.

Dovan n’avait pas envie de rentrer dans les détails. Il eût envie de le qualifier d’écuyer, mais le garçon était bien trop âgé pour occuper ce rôle.

- En ce qui concerne mes hommes, je leur ai déjà donné les ordres à suivre. Mes officiers veilleront à ce que tout se passe pour le mieux, je leur confie toute ma confiance.

Sous les branches fleuries des arbres, l’obscurité s’était faite plus franche, et les reflets du feu de bois dansaient sur le visage de Dovan. Il passa un vif regard sur le côté pour s’assurer que tout le monde s’installait, faisant ressortir ainsi ses yeux bleu gris.

- Vos hommes sont extrêmement disciplinés, c’est chose rare de savoir aussi bien organiser une telle troupe.

Il n’avait pas trouvé meilleur compliment pour entamer une conversation, mais il estimait que c’était un bon début. Il voulait voir quelle notion de la discipline avait le Bieffois. Etait-il souple, ou au contraire autoritaire ? Craint, ou apprécié ? Il avait déjà la réponse à cette question. Il se doutait que bon nombre d’hommes apprécieraient sa visible jovialité… Les plus sensibles le craindraient certainement. « Il change de visage tel un masque » se répétait Dovan, et cela ne lui plaisait guère.
Dovan Caron

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Dovan Caron
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