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[FB] Entre chefs de guerre
MessageSujet: [FB] Entre chefs de guerre   [FB] Entre chefs de guerre EmptyMer 26 Fév - 10:52

Il était évident que les soldats n'avaient plus la même volonté qu'avant. Jon pouvait le percevoir dans la force de leurs coups, dans les gestes plus lents qu'à l'accoutumé, du souffle souvent plus lourd qui s'échappaient des corps mis à l'épreuve. L'entraînement était bien moins violent que d'habitude, même si ce n'était clairement pas une obligation de ressortir avec des lèvres fendues ou des côtes endoloris, il n'était pas dans la coutume du Nord de retenir ses coups et d'économiser ses forces. Les hommes avaient un caractère dur, une volonté de faire, et un sang-froid bien plus maîtrisé que chez les combattants des autres royaumes. Quant aux entraînements auxquels ils venaient à participer, ils étaient réputés pour être implacables et pour ne pas ménager les corps ni les esprits, exigeant d'être réactif face à son adversaire, qui bien qu'il soit un camarade avec qui vous veniez à saigner sur les champs de bataille, ne retiendrait pas ses coups pendant un exercice. Cependant, leurs esprits étaient un peu ailleurs, la bataille d'Eysines avait été un succès pour l'Empire, et c'était donc le cœur un peu plus léger qu'ils étaient rentrés à Fort-Darion pour pouvoir célébrer l'événement. Harren Hoare, le Noir comme on l'avait longtemps appelé, était mort à présent. Et c'était pour cette raison que beaucoup des soldats du Nord s'étaient engagés auprès de Torrhen Stark, et maintenant de son fils, le roi Jon. Ils avaient atteints un premier but, bien qu'il restait encore des descendants du Noir qu'il faudrait vaincre, cela ne pouvait que remonter le moral des troupes. La guerre n'était pas finie, mais toute victoire était bonne à prendre, même si elle s'accompagnait toujours de perte. Jon savait que ce n'était pas seulement la victoire contre les Conflanais qui venait à perturber ses hommes, mais aussi, et surtout, l'annonce que le jeune souverain avait fait en début de matinée.

Ils allaient rentrer, les soldats du Nord allaient pouvoir regagner leur royaume, retrouver leurs terres, pouvoir rejoindre femme et enfants et pouvoir enfin se reposer un peu auprès des leurs, même si la guerre serait toujours dans leurs esprits, certains angoissés par le devoir d'y retourner à un moment donné ou impatients justement de croiser le fer car leurs vies se résumaient à cela et qu'ils n'arrivaient pas à se passer de l'adrénaline qui circulaient dans leurs veines quand ils venaient à combattre. Certains ne vivaient que pour ces moments-là, là où le travail d'une terre dans le Nord se révélait difficile puisqu'il était si complexe d'y faire pousser quoi que ce soit à cause du froid et de la neige qui pouvait parfois tomber même aux beaux jours. Le Nord avait son charme rustique, mais la vie pouvait se révéler bien plus dur dans le haut de Westeros, que plus au Sud. D'ailleurs certains avaient pris goût à cette terre plus agréable à parcourir. Pour autant, on sentait leur envie de rentrer, cette impatience à se remettre en route, tout le monde avait ses propres raisons pour expliquer cette attente. Même Jon avait son propre désir de regagner Winterfell, après tout il était parti alors qu'il n'était que prince héritier et il allait revenir en tant que souverain, un souverain qui avait été couronné au cours d'une rapide cérémonie au milieu des soldats, après abdication du titre par son père, pour que celui-ci devienne empereur. Son mariage avait été à peu près identique, une réunion assez simple des dignitaires les plus importants présents dans les camps militaires autour de Vivesaigues et le moment, déjà peu agréable pour le jeune marié, avait été entaché par la tentative d'assassinat des convives. Il avait nécessairement besoin de rentrer chez lui pour pouvoir s'affirmer en tant que souverain et de montrer qu'il était le nouveau roi des lieux. Jon observait donc ses hommes, venant à les encourager pour mettre un peu plus d'entrain à l'exercice.


Jon Stark - Le Jeune Loup
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Jon Stark

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MessageSujet: Re: [FB] Entre chefs de guerre   [FB] Entre chefs de guerre EmptyMer 26 Fév - 20:57

Baâl faisait face à ses hommes. Le corps droit, le buste fier, il passa en revue chacun d’entre eux en leur offrant ce moment de solennité et de fraternité ; celui de leur chef qui, pour une fois au moins, prendrait le temps nécessaire pour considérer chacun d’entre eux, individuellement, et partager le temps d’un regard ce que bien des mots ne sauraient exprimer avec autant d’exactitude.

Le Royaume de Peyredragon avait énormément souffert de la guerre contre le Noir.  Il avait été engagé parmi les premiers dans le conflit ouvert qu’allait se livrer Westeros. Petite puissance militaire, Peyredragon avait fait montre de longévité, de pugnacité, de bravoure. Le Royaume de Feu et de Sang avait prouvé à ceux qui en doutaient que la valeur d’une armée ne réside pas que dans la taille de ses rangs. En comparaison du gigantisme bieffois ou nordien, les forces commandées par Baâl Forel ne pesaient pas grand-chose. Et pourtant, Peyredragon avait été de toutes les batailles et de tous les succès.  L’esprit de ses soldats était inébranlable et déterminé ; il était mû par l’idéal de leur souveraine, Rhaenys, qui leur avait insufflé sa rage de vaincre. Le Royaume était aussi celui qui nourrissait la plus grande rancœur à l’égard du Hoare qui avait assassiné deux enfants de feu le Roi-Dragon. Portée par Baâl Forel, l’armée de Peyredragon contribuait beaucoup au moral des forces coalisées de l’Empire. Obstinés, intraitables, coûte que coûte, les hommes de Peyredragon s’étaient tacitement jurés de mener cette guerre jusqu’à venger la mort de Visenya et d’Aegon.
Au bout de plusieurs longues minutes dans le froid et le vent, le Général originaire de Braavos s’arrêta devant une rangée de soldats cités pour leurs actions remarquables lors de la campagne contre Harren Hoare. Il prit une nouvelle fois de temps de les dévisager, un à un, puis vint se placer devant le premier d’entre eux. Un valet lui emboîta le pas, portant à bout de bras une série de décorations, toutes identiques et forgées par le même maître-artisan. Elles représentaient un dragon, de profil, dont la patte griffue tenait une épée. Baâl décora chacun de ses hommes, silencieusement. Le moment d’honneur se suffisait à lui-même.

Une fois que les plus méritants furent décorés, il revint se placer face à ses hommes et commanda le garde-à-vous. Tous s’exécutèrent dans un rythme parfait.

[Baâl] « Soldats ! Je suis fier de vous et de ce que vous avez accompli pour votre Royaume, pour votre Reine, pour vos familles. Grâce à chacun d’entre vous, la mémoire des enfants du Roi Dragon a été honorée dans le sang de Harren Hoare. Que notre ennemi en prenne acte. Le Dragon accomplit toujours sa vengeance.

Les temps qui s’annoncent nous rappelleront bien trop tôt au combat. Alors, profitez de vos épouses, de vos proches, et d’un repos mérité. J’ai pu observer chaque homme avec qui j’ai marché durant ces longues semaines, d’un bout à l’autre du continent ; j’ai lu dans vos âmes la même ferveur que celle qui m’anime. Sachez que c’est un honneur pour moi de commander à des hommes comme vous.

Et que vive Peyredragon !
»

Le Général transmit le commandement à son subalterne et quitta la cour dans laquelle la cérémonie se tenait. Non loin d’ici, les forces du Royaume du Nord s’étaient également rassemblées et se livraient à un entraînement au maniement des armes, supervisé par leur souverain Jon Stark en personne. Baâl le distingua de là où il était et entreprit de le rejoindre. S’il connaissait Torrhen, son père, il n’avait jamais vraiment eu l’occasion d’échanger avec le jeune loup. La fin de cette grande campagne serait l’occasion de prendre ce temps.

Lorsqu’il arriva à sa portée, le natif d’Essos le salua avec la déférence qui convient. Il se présenta sous ses qualités : Général de Peyredragon, Main du Royaume. Avec bienveillance et calme, il entama la discussion. Son léger accent trahissait toujours ses origines lointaines.

[Baâl] « Messire. Ne vous accorderez-vous donc aucun temps de repos après pareilles semaines ? Dit-il amicalement. »
Baâl Forel

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MessageSujet: Re: [FB] Entre chefs de guerre   [FB] Entre chefs de guerre EmptySam 11 Avr - 23:12

D’un mouvement souple du poignet, le chevalier portant tabard Manderly feinta vers la droite, obligeant Bowen à lever son épée pour éviter que celle de son opposant ne vienne lui caresser les côtes, mais comprit son erreur quand le coup attendu arriva de l’autre côté. Acculé, il n’eut d’autres choix que de soulever son fourreau pour contrer la lame, parade inélégante s’il en était, mais qui lui donna l’avantage de la surprise car son adversaire, surpris, hésita un moment avant de continuer, ce dont il se saisit pour abattre prestement son arme. Néanmoins, le Ser se reprit bien vite et éleva son bouclier, quoique de justesse, un bruit sourd résultant du choc ainsi obtenu. Désireux de reprendre l’avantage, le Glover chercha à presser à cet endroit, ajoutant un coup de pied quand il eut l’ouverture pour faire bonne mesure, sans parvenir au croc-en-jambe souhaité.  A la place, légèrement déséquilibré, il dut se déporter en urgence sur sa gauche pour éviter le retour du bâton qui lui pendait au nez, esquivant de peu l’attaque vengeresse. Reprenant leur souffle, les deux hommes se jaugèrent, se tournant autour sans oser repartir à nouveau à l’assaut. Le Sénéchal sentait la sueur lui couler sur le front, mais tentait néanmoins de faire fi de la sensation désagréable. A la place, il raffermit sa prise sur son épée, attendant une ouverture. Sa patience ne fut pas récompensée : à la place, le jeune chevalier, décidé à en remontrer à son général – en – chef et à obtenir un peu de gloire ce matin dans la lice, chargea et tenta un mouvement de taille frontal. La parade arriva naturellement, les deux lames s’empoignant en un ballet mortel, l’acier répondant à l’acier, les deux bretteurs cherchant le dessus à la régulière, pour le moment du moins. Le Poing du Nord, en effet, compensait son manque d’académisme par une intuition affûtée et un sens de la ruse consommé. L’important, sur le champ de bataille était de gagner. Se découvrant à dessein, il tenta d’attirer son adversaire dans une feinte de corps qui marcha à merveille, puisqu’il s’y engouffra épée au clair et casque devant. Mal lui en prit. Immédiatement, Bowen pivota sur ses talons solidement plantés dans le sol, passa son bras au-dessus du corps en suspension et lui asséna un violent coup de sa garde dans les reins suivi d’un coup de genou dans le ventre plié sous la douleur induite. Ainsi piégé, le brave garçon cracha un glaviot à terre et lâcha son arme. Le souffle coupé, il lui fallut quelques instants pour pouvoir parler et demander grâce, ce que le vainqueur coupa d’un revers de la main, pour signifier qu’il pouvait se relever dignement et que l’entraînement était terminé. Une main sur l’épaule du chevalier et lui rendant son arme qu’il avait ramassée, le Sénéchal congratula son opposant, vantant sa technique parfaite tout en devisant feinte de corps et autres artifices, le garçon ayant apprécié le mouvement bien qu’il en ait été la victime. Autour d’eux, les corps à corps engagés se finissaient, Bowen notant que la plupart des combattants en étaient restés à des échanges plutôt formels, la nouvelle de l’imminence du retour dans le Nord ayant probablement douché les ardeurs. Sans doute que beaucoup étaient plus d’humeur à se saouler qu’à s’entraîner. Pour autant, la discipline exigeait de canaliser l’énergie des hommes, et il n’y avait qu’un seul moyen sûr pour y parvenir : les épuiser. Et puis, cela créait de saines émulations entre les hommes, et plus d’une amitié improbable était née dans les lices, après avoir mordu la poussière, et s’était terminé à la taverne avec une choppe dans la main et une puterelle partagée au bras. Sans compter les conflits résolus après un bon duel, pour l’honneur, ou pour, encore, avoir le plaisir de courtiser une femme convoitée par un autre. La rancune pouvait naître, mais les camarades qui avaient été témoins étaient prompts à rappeler les serments. Au Nord, on ne jurait pas à la légère, car on disait que cela engageait les esprits de la famille, et que l’honneur commandait que l’on se tienne aux résultats décidés par les dieux.

Une fois sorti, Bowen prit encore un peu de temps pour passer au milieu des combattants restant, encourageant les uns et houspillant les autres, corrigeant une posture, donnant un conseil … Il n’avait jamais aimé observer de loin, appréciant le contact rugueux de la soldatesque qui lui rappelait sa jeunesse auprès de Torrhen. Jon, lui observait, impassible, comme souvent. A lui la démonstration, au Roi le regard vigilant. Le duo avait appris à se rôder, durant cette longue campagne. Bien entendu, il faudrait probablement des mois, des années même, avant qu’ils n’atteignent le degré de perfectionnement que leurs prédécesseurs respectifs avaient, mais d’une certaine façon, malgré les différences de caractère chacun s’était coulé dans le moule du Roi et du Sénéchal sans problème, reprenant la dynamique préexistante et l’adaptant à son propre caractère. Avisant son souverain en conversation avec un homme qu’il ne reconnut pas, car de dos, Bowen sortit de la lice, teint encore rouge de l’effort et sueur qui lui collait les cheveux au front et sur les tempes, ses cuirs et mailles portant la trace de son engagement, alors qu’il rengainait. Reconnaissant son homologue de Peyredragon, le Glover hésita, puis finit malgré tout par avancer, puisque Jon l’avait sans doute déjà vu. Trop tard pour reculer. Prenant la conversation à la volée il arriva, son casque sous la main :

« Pardi, Ser, c’est que si nous ne tenons point nos gaillards par la suée, les tavernes de la ville ne vont point survivre à leur déchaînement de joie. C’est affaire d’humanité avec les aubergistes. »


La boutade, qui contenait un réel fond de vérité compte tenu de ses propres folies, quelques nuits plus tôt, en l’honneur de la naissance de son fils, passée, Bowen ajouta, s’inclinant :

« Pardonnez mon irruption. Lord Bowen Glover, Sénéchal du Nord et Seigneur de Motte-la-forêt, fidèle serviteur de Sa Majesté. »

Il avait pointé vers Jon du menton, évidemment, qui devait déjà lever les yeux au ciel devant l’incise. En même temps, il ne faisait qu’énoncer la plus stricte vérité.



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MessageSujet: Re: [FB] Entre chefs de guerre   [FB] Entre chefs de guerre EmptyMar 21 Avr - 19:26

Jon avait appris bien jeune qu'il n'y avait jamais la possibilité d'un repos complet, que rien n'était jamais mis en parenthèse et que l'entraînement devait continuer jour après jour, pour garder la forme physique sans doute, peut-être aussi parce que les Nordiens avaient le sang chaud pour pouvoir combattre le froid de l'hiver, qui était presque présent tout au long de l'année et que même durant l'été il était parfois possible de voir quelques chutes de neige, rares mais néanmoins présentes. Ils avaient le besoin de se défouler, et si ce n'était pas avec les combats, c'était dans les tavernes et les tripots, entre concours d’endurance pour celui qui réussirait à boire la dernière chopine ou celui qui serait le plus vaillant avec l'une des gueuses que l'on pouvait trouver à la suite des armées. Différents moyens d'évacuer l'adrénaline qui circulait dans le corps, mais certaines manières étaient plus adéquates que d'autres, même si sans doute que le combat et l'entraînement quotidien n'étaient p as le plus plaisant, et que bien des hommes auraient préféré passer leur temps à boire de tout leur saoul ou à se vautrer dans une couche avec plusieurs modèles plus ou moins gracieuses de la gente féminine qui venaient toutes néanmoins à vendre leur corps pour le plaisir souvent brutal des soldats. Ce que Jon voulait surtout éviter après des mois et des mois de guerre, c'est que pour vider leurs bourses, quelles qu'elles puissent être, les soldats du Nord ne viennent à attraper la chaude pisse avant leur retour à la maison. De plus, on lui avait toujours inculqué qu'il fallait être prêt à chaque instant, que l'ennemi pouvait être partout et qu'il fallait être prompt à en découdre et à réduire toute menace à néant. Jon avait souffert de l'entraînement qu'il avait connu lorsque qu'il était enfant puis adolescent. Si son père n'avait jamais trop pris part personnellement dans l'éducation militaire de son héritier, étant bien souvent en route pour la guerre plutôt qu'à Winterfell, il avait pu bénéficier des talents des hommes présents dans la forteresse nordienne. Ses oncles n'étaient pas en reste à propos de son éducation militaire, il bénéficiait aussi du maître d'arme du château et quand cela ne semblait pas assez suffisant aux yeux des différents protagonistes, on venait à lui faire affronter Lord Conrad Omble, qui imposait autant le respect, qu'une profonde détestation parfois à Jon quand il ressortait d'un entraînement douloureux. On lui avait alors appris à ne jamais se plaindre.

Tout ce qu'il faisait là, tout ce qu'ils avaient fait ensemble, avec les soldats, pendant tous ses mois où ils avaient parcouru la moitié de Westeros, pendant les moments de doute, pendant les moments de colère vivace ou de joie profonde, sur les champs de bataille, le soir dans les campements ou encore maintenant à Fort-Darion ; tous ces moments étaient fait pour que le moral de ses soldats soient solides, pour marquer l'union les uns envers les autres, qu'ils étaient une grande famille et qu'ils pourraient compter les uns sur les autres. C'était comme cela que cela se passait dans le Nord. Jon avait pris en compte le conseil de son père, passer le plus de temps possible avec ses hommes pour réussir à les comprendre mais également à les guider dans la suite et qu'ils fassent également confiance à leur souverain. Certes, il ne participait pas toujours à tous les entraînements lui-même et c'était là alors qu'intervenait Bowen, son Sénéchal. Cependant, même s'il n'était pas ce jour-là en train de manier l'épée et de suer parmi ses hommes, il restait là à côté pour pouvoir surveiller et montrer qu'il était quand même présent. Jon se tourna vers le général de Peyredragon quand celui-ci vint à sa hauteur et il répondit cordialement à son salut, un léger sourire aux coins de ses lèvres, quelque peu amuser par la remarque de celui-ci sur ce qu'il pouvait observer. « N'ayez crainte, les choses sont moins horribles qu'elles n'y paraissent, ils ont bien plus de temps qu'habituellement pour pouvoir se reposer et profiter d'un certain temps libre. Et puis, je veux que tout le monde puisse reconnaître que le Nord possède la meilleure armée qui soit. » Jon vint à rire légèrement de cette petite attaque amicale envers le chef des armées de Peyredragon, mais il était tout simplement fier de ses hommes. Bowen arriva juste à point nommer, et le jeune souverain adressa un discret signe de tête à son second qui semblait d'humeur tout aussie taquine que lui. « Heureux que tu nous rejoignes Bowen, j'étais justement en train de vanter les mérites de nos soldats à Ser Forel. »


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MessageSujet: Re: [FB] Entre chefs de guerre   [FB] Entre chefs de guerre EmptyDim 26 Avr - 23:10

Niché aux côtés du Roi Stark en aplomb du champ d’entraînement, Baâl observa la scène qui s’y déroulait. Le souverain au loup lui répondit, à sa manière. Son propos fut bref et plutôt catégorique.

[Baâl] « Vous avez certainement raison, Messire… »

Le Forel prononça ces mots avec une pointe d’ironie pratiquement imperceptible mais qui laissait toutefois entrevoir la possibilité que Baâl ait pu douter de cette assertion ; ce qui fut renforcé par un rictus minimaliste, que le Général rangea aussitôt.
Un homme aux cheveux noirs et frisés, arborant une armure plus riche et sophistiquée que ses congénères, s’adonnait à une passe d’armes avec l’un des siens. Le Forel remarqua que Jon fixait l’individu ; pour ne pas risquer d’attenter à sa concentration, il en fit de même. L’homme était précis et frappait fort. Le natif de Braavos le trouva même agile, pour un guerrier de Westeros. A quelques reprises, il parvint à esquiver des attaques d’une manière un peu opportuniste ; mais qu’importe : quand son sort repose sur la pointe d’une lame, mieux vaut paraître disgracieux que de finir les pieds devant. Le soldat du Nord finit par vaincre le duel. Puis, s’apercevant que Jon Stark le scrutait, entreprit de le rejoindre aussitôt, tout suant qu’il était.

Le Forel se surprit à un instant d’égarement. Une odeur qui lui traversa les narines et dont il ignorait la provenance sembla le ramener soudainement à Braavos, de longues années auparavant. Il se revoyait, virevoltant sur une place ronde ensoleillée, cerclée de murs épais dont il était impossible de s’échapper. C’est là que dix étés durant il avait enduré l’école des épéistes de la cité-libre. Les bretteurs issus formés à l’art de Braavos étaient reconnus par-delà tous les continents explorés, autant qu’ils étaient craints, à juste titre, sur les champs de bataille. Leur tradition portait toutefois en elle les germes de sa propre faiblesse. En effet, la voie d’un Epéiste de Braavos nécessitait le sacrifice d’une vie, un apprentissage arraché à sa famille dès le plus jeune âge et une ardeur à l’entraînement que beaucoup de jeunes n’étaient pas capables de tenir dans le temps long. L’âge auquel un apprenti pouvait arborer son titre d’Epéiste ne répondait à aucune règle. Seul comptait le jugement et l’approbation de son maître. Le risque qu’un Maître épéiste, un peu trop proche de son élève, ne fasse entrer ce dernier illégitimement au chapitre était proprement impossible, autant qu’impensable. En accueillant un apprenti au sein de la communauté des Epéistes, un maître mettait en jeu sa propre réputation. Entre eux, les Epéistes avaient pour coutume de s’affronter afin de parfaire leur idéal collectif : être les meilleures lames que le monde ait connues. Certains récits racontent ainsi des duels ayant duré trois jours et trois nuits, qui ne s’interrompaient que parce que les parties prenantes s’étaient effondrées simultanément au sol, de fatigue.

Baâl se revoyait, maniant une épée d’enfant qui n’en restait pas moins tranchante autant que létale. Il parvenait à se souvenir des gestes et des passes qu’on lui avait inculqués et qui, avec la pratique et les semaines d’entraînement, étaient devenus des mécanismes. Soudain, le bruit des bottes contre les planches de bois le ramena à la réalité. Le soldat n’en était pas vraiment un ; tout du moins, il était beaucoup plus que cela. L’homme se présenta comme le Sénéchal du Nord ; il était donc son homologue. Baâl le salua, d’un signe de tête, et déclina à son tour son identité.

[Baâl] « Enchanté, Lord Glover. Et ravis de vous rencontrer, dit-il en souriant. Je suis Baâl Forel, Général de Peyredragon. »

Tandis qu’il parlait, Baâl trahit ce léger accent dont il n’avait jamais pu se départir malgré toute une vie passée en Westeros. Si ce trait distinctif ne permettait qu’à peu de personnes de savoir derechef qu’il venait de Braavos, le commun des mortels était toutefois capable d’identifier aussitôt qu’il était natif d’Essos.

[Baâl] « En tout cas, merci pour le spectacle. Les commandants qui s’entraînent avec leurs hommes se font de plus en plus rares. A mon âge, j’ai suffisamment de recul pour le constater. Jadis, la chose était plus fréquente en Westeros. Aujourd’hui, nombre de têtes couronnées préfèrent s’aguerrir à part de leurs soldats. C’est une bonne chose que de vous battre avec eux, soyez-en sûr. Pour être un bon Général il faut être un bon meneur d’hommes. Et puis… chez le loup, le chef de la meute doit être capable de prouver à celle-ci qu’il est bien légitime, à tout moment. »

Une nouvelle fois, le Forel sourit, d'un air à la fois bienveillant et sincère. Cette fois-ci, aucune pointe d'ironie ou de mauvais esprit ne pouvait émaner de son propos, qu'il délivra avec respect à l'égard du Roi du Nord et de son bras armé.
Baâl Forel

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