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 Le brave avec un grain de sable dans la chaussure (Garlan)

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MessageSujet: Le brave avec un grain de sable dans la chaussure (Garlan)    Le brave avec un grain de sable dans la chaussure (Garlan)  EmptyVen 17 Jan - 22:45

FlASHBACK (Banquet de Hautjardin) - ANNÉE 0 - MOIS 4 - SEMAINE 4

« Arianne Martell, née Sand, enfant légitime de Nymor Martell ».

J’avais été des plus heureuses lorsque Deria m’avait offert le droit de porter le nom Martell publiquement ainsi qu’à ma tombe. Je suis née « Sand » mais je mourrais « Martell », une situation que ma défunte belle-mère avait juré qu’elle empêchera. Humour noir certes, mais elle avait oublié que, morte, il est difficile de s’opposer aux décisions des vivants ! Une pensée sordide que j’avais partagé qu’avec Anders, mon seul et unique confident qui savait toute l’amertume que j’éprouvais à l’égard de la mère de mon demi-frère et demi-sœur, femme qui avait empoisonné mon enfance et ma jeunesse et qui ne m’avait nullement ménagé.

Amères années à peine noyées par quelques plaisirs factices que j’avais cherché sous cette nouvelle identité. Je me souviens m’être enivrée de nombreux vins et corps deux nuits consécutives à Goëville suite à la déclaration faite par ma sœur chérie et avoir pavanée des jours durant d’une maison noble à une autre dans la Principauté de Dorne pour mon unique plaisir d’entendre ces nobles condescendants m’appeler « Martell » - hommes ou femmes qui s’étaient amusés à m’appeler « Sand » depuis tant d’années lorsqu’ils manquaient d’arguments lors de nos joutes verbales plein d’esprit.

Une joie qui ne tarda pas à être ternie par les obligations qui accompagnaient ce fameux nom « Martell ». Certains nobles avaient poussé le vice jusqu’à questionner la décision de ma sœur, m’utilisant comme devanture pour soutenir leurs propos contre notre famille. Dès lors chaque vice auquel je m’adonnais, chaque défaut que je présentais, chaque faux-pas que je faisais étaient reportés et utilisés à l’encontre de Roward ou de Deria. Et j’enrageais que davantage.

Avant, on m’appelait « Arianne Sand » et les critiques ne pouvaient que se diriger vers moi sans éclabousser les seules personnes qui m’importaient sur cette Terre, les seules qui me rattachaient à Dorne et qui m’inspiraient un semblant de loyauté sur ce bout de désert. Aujourd’hui, j’étais devenue un véhicule pour attaquer ces êtres si chers à mon cœur. Refusant d'être davantage le jouet de ces nobles opportunistes et vicieux, j’avais fait des efforts considérables pour refréner mes excès et mes envies, pour ne plus commettre la moindre erreur et ainsi protéger les miens.

Sauf que je mourrais à chaque fois que je disais « non » à ce que je désirais ou aspirais. J’avais l’impression de me dénaturer, de m’arracher continuellement des lambeaux de peau et d’âme pour me revêtir d’un habit qui n’était pas le mien. Et puis, il y eut cette invitation à Hautjardin. Subitement, je me fichais des raisons ou des enjeux, obnubilée par cette unique idée : liberté. Je pourrais me fondre dans ce décor étranger. Qui allait bien reconnaître Arianne Martell, conseillère de Deria Martell, parmi les couleurs, les rires, les bruits ? Personne.

Et je m’étais fondue dans ladite masse sans aucune difficulté, accompagnée uniquement par une amie des plus chères, Perle. Avec cette fière Dornienne à mes côtés, capable de faire plier un homme ou deux avec aisance, je me sentais toujours invincible et intouchable, ayant tous les droits d’être téméraire jusqu’à ce qu’elle m’arrête, jusqu’aux frontières de ses limites. Une témérité que j’avais poussé bien trop loin aujourd’hui car me voilà seule, dans les ruelles de Hautjardin. Où était-elle donc ? Une question que je me posais tout en avançant et en m’enfonçant toujours plus dans des quartiers méconnus. Je tentais de m’orienter au son de la musique, qui se faisait tantôt forte, tantôt faible, selon les détours que je prenais.

Ma quête bute encore sur une autre impasse. Découragée un tantinet, je me retourne, prête à revenir sur mes pas et à tenter une autre route. Et je découvre que, peut-être, ma quête prenait véritablement fin ici, face à des hommes dont l’expression ne présageait pas bons augures. Je dirige aussitôt ma main à ma ceinture pour tâter le vide. Je claque nerveusement la langue. Voulant être discrète, j’avais opté pour une simple robe de domestique dorienne – faite de voiles de couleurs, avec une ceinture de cuir pour resserrer au niveau de la taille. Ma fidèle dague affûtée avait été laissée dans ma chambre, pensant naïvement que Perle ne me quitterait jamais. Que j’échouerai uniquement dans quelques tavernes pour me réveiller le lendemain, vaseuse, avec une terrible migraine.  

- Bonjour messieurs ! Etes-vous également en chemin pour vous remplir la panse et vous enivrer des meilleurs vins ? Allons-y donc ! dis-je avec entrain, nourrissant encore quelques espoirs que j’étais tombée sur d’honnêtes hommes. Il semblerait que non, car voilà que l’un m’arrête dans cet élan que j’avais pris en empoignant mon bras, et qu’un second s’était posé devant moi pour s’emparer de ma joue. Typique, et pourtant je ne pouvais pas m’empêcher d’avoir peur.

Nullement timorée, je ne tarde pas à tenter de me défendre, cherchant à atteindre les précieux bijoux de famille de l'un avec une jambe, ou à planter mon talon sur le pied de l'autre. Je ne sais pas si c'est eux qui beuglent, ou si c'est moi, mais y a du bruit ! Et c'est le plus important. Une bonne et surtout brave âme, encore sobre, devait bien vagabonder dans les parages ?

Arianne Martell
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MessageSujet: Re: Le brave avec un grain de sable dans la chaussure (Garlan)    Le brave avec un grain de sable dans la chaussure (Garlan)  EmptyDim 22 Mar - 22:46

Les festivités, qui allaient commencées aujourd’hui et qui allaient s’étaler sous plusieurs jours, étaient uniques en leur genre. En effet, jamais dans l’histoire encore un événement comme celui-ci avait eu lieu. Non, pas après toutes les tensions, les différences et les conflits qui avaient eu lieus entre les différents royaumes concernés. Depuis des siècles, les relations entre les royaumes du Bief, de l’Orage et de la principauté de Dorne avaient été rythmées par les guerres et les complots, ils n’avaient jamais vraiment connus la paix, car des escarmouches éclataient sans peine d’un côté et de l’autre de la frontière, laissant dans leur sillage des villages pillés, ainsi que des vies dévastées. Comme tout bon bieffois, Garlan avait de l’amertume envers les dorniens, il les avait combattus à de nombreuses reprises sous les ordres du Connétable. Il n’a pu malheureusement que trop souvent constater les désolations laissées par leur passage. Cela n’avait fais qu’alimenter l’animosité qu’il leur portait. Mais après tout, étaient-ils si différents sur certains points ?

En effet,  il savait pertinemment que des commandants bieffois passaient la frontière avec leurs soldats pour mener les mêmes exactions dans les villages de Dorne. Toutes ces actions ne faisaient qu’entretenir le cercle sang fin de la haine. Cela avait été difficile pour le jeune chevalier de se remettre en question, d’essayer de se mettre quelques instants à la place de ses ennemis. Il avait perdu plusieurs de ses proches contre les dorniens, des frères d’arme, des amis chers. Son estomac se tordait en pensant à eux, regrettant de n’avoir pas su les sauver, son esprit était en peine. Il se disait que si un tel événement avait lieu, alors chacun devait réussir à prendre sur lui. Tourner la page se révélait être une épreuve impossible à surmonter. Mais ils pouvaient faire en sorte d’avance, en écrire une nouvelle, ensemble.

Garlan comptait bien participer aux festivités à venir, essayer de faire connaissance avec leurs voisins qu’il avait tant combattus dans le passé. Après tout, échanger innocemment avec eux pouvait se révéler être intéressant. Il savait que c’est le branle-bas de combat depuis quelques semaines dans la capitale pour pouvoir tout préparer afin que les invités soient reçus dignement et qu’ils ne manquent de rien. La troupe du Connétable était rentré depuis plusieurs jours, il ne fallait pas que le prince soit aux abonnés absents pour les festivités, cela pourrait s’avérer être mal vu. Il s’était paré d’une tenue des plus modestes, classe, mais rien de très extravagant. Il n’avait pas non plus d’immenses moyens contrairement à certaines maisons nobles qui aimaient faire étalage de leurs richesses à tout moment. Lui restait humble et modeste en tout temps. Son épée précieusement rangée dans son fourreau qui pendait à sa ceinture, son équipement vint se compléter par une fine lame qu’il avait dissimulée dans sa tenue.

Le chevalier ne sortait jamais désarmé. Les festivités ne tarderaient pas à débuter et il avait encore un peu de temps, il allait en profiter pour aller voir un de ses amis qui vivait dans les bas-fonds de la capitale. Un endroit qui pouvait se révéler être un véritable coupe gorge si vous ne preniez pas vos précautions et si vous ne  connaissiez pas les lieux. Heureusement le Goldwyne connaissait les dédales de rues de la capitale comme sa poche. Il eut le temps de rendre visite à son ami qu’il n’avait pas vu depuis un petit moment, il avait l’impression qu’à chaque fois qu’il le voyait, un enfant venait agrandir sa famille ; mais c’est avec joie qu’il faisait connaissance des nouveaux arrivés si l’on peut dire. Il ne s’attarda pas aussi longtemps qu’il l’aurait voulu, par crainte d’être en retard et allait rejoindre le château lorsqu’une scène attira son attention non loin de lui. Une femme semblait s’être fais coincée par deux hommes, et à la façon dont elle se débattait, il en déduisit assez rapidement que ce n’était pas une femme de joie qui essayait de vendre ses services comme on pouvait en trouver beaucoup dans ces quartiers.

Une approche diplomatique risquait d’être fortuite et inutile, en effet il était seul et il y avait un risque qu’ils ameutent tous leurs confrères. Il serait alors dans une sale posture. Il fallait parfois mettre de côté le gant de velours pour frapper chirurgicalement et garder toutes ses chances de son côté. Il retira son fourreau de sa ceinture pour le tenir fermement dans une main. Trop occupé avec la jeune femme, ils ne le virent pas arrivés. Il profita d’en approcher un par l’arrière afin de lui assener un violent coup de pied à l’arrière de son genou pour le déséquilibrer vers l’arrière et un coup de coude au niveau du front suffit à l’envoyer au sol. L’individu lâcha sa prise sur la jeune femme par la même occasion, Garlan posa un de ses pieds sur le gougeât à terre pour qu’il n’ait pas l’idée de se relever, attrapa la charmante demoiselle à la peau mate par l’avant-bras pour l’attirer vers lui, alors qu’il propulsa son fourreau de sa main libre, pommeau droit vers l’individu qui lui faisait face, frappant avec fracas le foie de son adversaire, ce dernier se tordit en deux de douleurs. Il ramena le fourreau vers lui et d’un geste vers l’arrière, il incita la jeune femme à reculer :  « Il ne faudrait mieux pas s’attarder en ces lieux, ma dame. Si nous ne souhaitons pas voir débarquer certains de leurs amis criant vengeance… »



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MessageSujet: Re: Le brave avec un grain de sable dans la chaussure (Garlan)    Le brave avec un grain de sable dans la chaussure (Garlan)  EmptyVen 10 Avr - 0:19

En toute franchise, contrairement aux autres membres de ma fratrie, je n’avais jamais été une combattante aguerrie. Au grand dam de l’un de mes frères, j’incarnais parfaitement toutes les railleries associées à cette stupide expression du sexe « faible ».

Oui, j’étais incapable de frapper avec le pommeau d’une épée, et avec violence, mon adversaire jusqu’à lui couper le souffle et le faire vaciller. Oui, je n’avais pas suffisamment de force pour faire plier un homme bien bâti avec un simple coup au genou. Oui, j’étais bien plus habile à manier une aiguille qu’une épée, ou à pincer des cordes d’un instrument que celui d’un arc. Oui, je ne pouvais que porter de fins tissues, et non des cottes de maille bien lourdes. Et oui, j’aimais plus parler qu’agir. Pourtant, loin d’en être honteuse, j’avais appris à accepter cette faiblesse-ci, et à découvrir et à développer mes propres forces et talents. Si j’étais une piètre guerrière, je n’en restais pas redoutable dans quelques intrigues de cours – du moins, celle de la cour de Lancehélion.

Tout être vivant ne pouvait pas être parfait. Il naissait toujours avec un défaut naturel, dont il ne pourrait jamais s’en séparer ou corriger. L’une des raisons était de le forcer à chercher d’autres âmes qui pourraient palier à cette faiblesse – une âme sœur, un ami, un confident, un allié … etc. Certaines rencontres pouvaient perdurer dans le temps, alors que d’autres étaient bien éphémères. Qu’importe, la force du lien ou la durée de la rencontre : lorsqu’un être vint apporter sa force à un autre, ce dernier devra rendre un même service un beau jour. Certains chercheraient à tronquer cette loi du destin en offrant une somme d’argent – misérable, ou royale – mais je savais que ce n’était qu’une illusion. Une aide sera payée comme il se devait, le moment venu. Il était inutile de se presser ou de fuir. Tel était le rouage de ce monde. Je doutais fortement que je pourrais échapper à cette règle universelle que de forces bien mystérieuses s’assuraient qu’elle était appliquée. Si aujourd’hui cet inconnu apportait son aide, alors demain j’aurais à m’acquitter de ma dette d’une façon ou d’une autre.

- Je vous suis, messire, répondis-je sans plus tarder, prête à suivre cet étranger à l’accent du Bief où qu’il aille, en silence, et autant que mes jambes, mais aussi ma tenue de domestique, me permettraient.

Si la force me faisait défaut, je ne manquais pas aisément de souffle et pouvais courir assez longtemps. Je suppose que les incessants voyages entre les différentes villes de la Principauté, incluant donc beaucoup de traversée par la mer ou le désert, avaient forgé un corps des plus coriaces quand il était question de survivre, en courant ou en patientant. Certaines règles que l’on m’avait inculqué durant ces voyages revenaient en grande force et, inconsciemment, je me surprends à les appliquer. La première règle que j’avais appris était de ne pas regarder derrière soi. Ce geste entraîne fatalement un ralentissement du rythme de la course, et gaspillait donc un précieux temps. Les yeux rivés devant, je me plie aussitôt à la seconde règle, celle qui dicte de se fixer un objectif et s’y tenir. Dans mon cas, l’affaire était bien vite réglée : suivre l’inconnu, et éviter de le gêner.

Finalement, après une longue marche – ou course, je ne saurais plus dire -, l’homme s’arrête. Je manque peu de le buter, tant j’étais persuadée que cette avancée était encore loin d’être terminée. Légèrement essoufflée, j’eus besoin de quelques secondes de répit pour pouvoir réussir à parler. La bouche asséchée, je dus m’y prendre à deux fois avant de parler.

- Ce sont les esprits du vent qui vous ont porté à moi, messire. Vous m’avez sauvé d’une situation bien délicate ! Je n’oublierai pas cette bravoure dont vous avez fait preuve, dis-je humblement ; espérant avoir usé convenablement des paroles d’usage du peuple commun de notre Principauté. Nous ne croyons pas aussi fermement au Dieu à sept faces – comme la majorité de ces terres -, à quelques vieux Dieux du Nord ou à ces divins à figure animale, ou chimérique. La vérité est que nous tolérions bien des religions, et acceptions tel ou tel représentant dans notre cœur. Nous étions libres de choisir, en somme. Si vous n'êtes pas point pressé, je serais ravie de vous offrir le repas. Si vous ne le pouvez pas, alors je n'exige de vous que votre nom.



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MessageSujet: Re: Le brave avec un grain de sable dans la chaussure (Garlan)    Le brave avec un grain de sable dans la chaussure (Garlan)  EmptySam 5 Sep - 21:32

Une domestique à en juger à sa tenue. Il venait probablement de la soustraire à un sombre dessein. La mort aurait même peut-être été préférable s’ils seraient allés jusqu’au bout de leur acte, mais après tout, peut-être était-ce la finalité de leur action afin de ne laisser aucun témoin, ni aucune preuve derrière eux. Garlan pouvait se dire alors qu’il était arrivé au bon moment, pourtant il ne tirait aucune gloire de son geste. C’était naturel chez lui, c’était son devoir. Son serment et ses valeurs le poussaient à intervenir, il ne pouvait laisser une injustice ou une agression avoir lieu.  Certains de ses congénères, qui se prétendaient chevaliers, auraient certainement laissés les choses se dérouler comme si de rien était, mais pas lui. Il ne pouvait pas, surement parce que son histoire et l’apprentissage auprès de Ser Jason Tyrell étaient passés par là et qu’il ne prenait pas cela à la légère.

Ils durent s’enfuir, car après tout l’objectif était atteint, il avait écarté la menace de la demoiselle et Garlan ne faisait pas d’effusion de sang, à part si c’était nécessaire. Et là il avait réussi à combattre sans tirer l’acier au clair. Il y avait un temps pour se battre, un autre se tirer. Et ce second temps était arrivé pour l’heure, ils s’enfuirent donc, le chevalier guida la domestique vers des lieux plus sûrs où ils ne seraient pas importunés par des opportunistes de la pire espèce. Il n’hésita pas à regarder quelques fois par-dessus son épaule dans leur épopée pour être certain qu’ils n’étaient pas suivis. Il arrivait que la vermine fût tenace lorsqu’on leur enlevait leur distraction.  En tout cas la victime l’avait suivie sans mot dire, après tout un refus l’aurait plus que surpris, il avait quelques questions pour sa personne, mais cela pouvait attendre, il y avait un temps pour tout comme dis plus haut.

Ils venaient de quitter les bas-fonds de la capitale, ce quartier était plus sûr que le précédent et ils avaient moins de chance de croiser des vauriens prêts à tout et aucune sous la protection du chevalier qu’il était. Prêt à donner sa vie si cela était nécessaire pour accomplir son devoir.  Ils s’arrêtèrent alors un court instant pour reprendre leur souffle, alors qu’elle le remercia de son intervention et qu’elle loua sa bravoure. « Vous n’avez point à me remercier, ma dame. J’ai fais ce qui était juste et je ne pouvais laisser ces malfrats vous importuner et intentés à votre charmante personne. Sûrement que d’autres chevaliers auraient agis de la sorte dans cette même situation…   »

La donzelle souhaitait l’inviter à manger à ses côtés pour le remercier de son acte, ainsi que de connaître son identité. La galanterie était assez prononcée en sa personne, là encore l’apprentissage de Ser Tyrell était passé par là, l’image du chevalier galant lui collait à la peau. Ce sur quoi il répondit alors : « Je puis vous accorder un peu de temps avec plaisir, ma dame. Par contre, je me dois d’insister sur le fait de vous inviter pour ce repas…   » Quant aux présentations, elles étaient de rigueur maintenant que tout danger était écarté. La demoiselle était charmante et à ce moment de sa vie, le jeune homme était charmé et séduire. Il lui présenta sa main pour qu’elle lui présente la sienne, et ceci fait, il y déposa un doux baiser avant de la regarder dans les yeux pour sa présenter : « Ser Garlan Goldwyne, de La Treille, c’est un plaisir de vous rencontre, malgré les circonstances de notre…rencontre. Puis-je m’enquérir de votre nom, ma dame ?   »

Les présentations faites, Garlan lui présenta son bras pour qu’il continue à avancer dans la ville, il la connaissait comme sa poche à forcer de la fréquenter et pour y avoir été éduqué comme page, il ajouta : « Il y a une taverne pas loin. Je connais très bien le gérant, nous y serons bien pour manger un morceau et discuter à notre aise.   »


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MessageSujet: Re: Le brave avec un grain de sable dans la chaussure (Garlan)    Le brave avec un grain de sable dans la chaussure (Garlan)  EmptyLun 28 Sep - 22:15

L’homme sait flatter mon orgueil, d’un part en me qualifiant de « charmante personne », et d’autre part en apposant un léger baiser sur ma main. Si je n’étais pas habillée comme une noble, je n’avais pas poussé le vice du déguisement à me rabaisser au rang d’une vulgaire fille du peuple : j’avais la toilette soignée d’une servante d’une riche maison. Dès lors, je dois admettre que je suis actuellement surprise que mon sauveur fasse preuve de tant de mesures et de galanterie à mon égard. Il était très rare que les hommes se montrent aussi délicats à l’égard d’une jeune fille qu’ils auraient sauvé, sans exiger un paiement en nature d’une façon grossière.

La paume était rugueuse, preuve inéluctable qu’il ne mentait pas sur sa condition et qu’il était bien un chevalier, ayant reçu un entrainement convenable et rigoureux de l’épée. Je ne peux m’empêcher d’apprécier ses traits, sa posture et même le timbre de sa voix. Il semblait incarner le parfait chevalier de ces récits dont toutes jeunes filles innocentes raffolées. Cependant, je n’étais plus cette jeune fille et j’avais été trompée à bien des reprises par des hommes de ce gabarit. Alors, je souriais, j’étais reconnaissante, mais je n’en restais pas moins méfiante.

Une méfiance qu’il mettait à mal, à vrai dire. Voilà qu’il me retournait l’invitation faite, quoique mettant en avant un détail que j’avais oublié. Nous étions dans un pays étranger, ou les femmes n’ont pas les mêmes chances et les mêmes opportunités qu’à Dorne. Pouvaient-elles disposer d’une bourse propre à elles, à dépenser dans une taverne, avec un parfait inconnu ? Une réflexion que je ne pouvais pas pousser loin car j’avais subitement plus important à penser : mon identité !

- Je suis bien enchantée de vous rencontrer également, Ser Garlan Goldwyne, de la Treille, répondis-je. Je suis Perle Sand, suivante d’une noble dame de la Principauté de Dorne.

Il y a bien longtemps que le scrupule d’emprunter l’identité de mon amie, de ma suivante et de ma gardienne m’avait quitté. Toutes les rencontres faites à travers ce nom, et ce prénom, étaient éphémères et délicieuses à la fois, sans conséquence pour ma fratrie ou sur mon avenir. Une précaution que je prenais depuis que mon nom de naissance, Sand, avait été remplacé par le prestigieux nom Martell. Si Arianne Sand était commun, Arianne Martell l’était bien moins et davantage avec les derniers événements qui avaient frappé notre famille, nous amputant d’un Prince bien-aimé et d’une Princesse remarquable.

Mon regard glisse sur le visage de l’homme, cherchant à voir si le nom « Sand » causait en lui un quelconque dégout ou mépris. J’ai souvenir que le statut de batard était bien différent hors des territoires de Dorne, et que ces derniers vivaient – en majorité – un véritable cauchemar. Un tantinet comme Anders et moi-même, lorsque notre belle-mère était encore de ce monde. Je ne voyais aucune réaction « forte », me confortant davantage dans l’idée que je pourrais encore profiter de cette compagnie inattendue.

La taverne ne tarde pas à se présenter, et aussitôt que la porte s’ouvre,  je fais un pas en arrière. J’ai cru apercevoir quelques Dorniens dont notamment un chevalier qui me semblait familier. Si je pouvais me fondre et disparaitre dans une foule, qu’en est-il d’une taverne ?

- Vous devez assurément me trouver capricieuse, mais je trouve qu’il est dommage de s’enfermer dans une taverne par une si belle journée ! Ma maitresse séjourne bien souvent à la Cour de Lancehélion. Lorsqu’elle me congédie, j’aime me promener près de la mer tout en appréciant une sucrerie ou un autre met simple d’un marchand itinérant. Est-ce qu’il existe un lieu tout aussi agréable à Hautjardin ? Et je doute que nous mourrons de faim : regardez autour de nous, il y a des échoppes avec bien des délices ! Je pourrais déguster à vos spécialités, et je pourrais vous faire découvrir celles de Dorne.

Je profite d’être accrochée à son bras pour le tirer aussi gentiment que possible loin de cette porte, cachant habilement ma crainte qu’un visage connu face irruption de cette porte à tout instant.



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MessageSujet: Re: Le brave avec un grain de sable dans la chaussure (Garlan)    Le brave avec un grain de sable dans la chaussure (Garlan)  EmptyMar 5 Jan - 22:00

Galant, gentil homme, courtois. Voilà des attributs qu’on donnait régulièrement pour qualifier Garlan. Cela venait avant tout de son éducation, principalement celle qu’il avait reçu à son arrivée à Hautjardin, alors qu’il était encore enfant. Et davantage, surtout, quand il était devenu l’écuyer de Ser Jason Tyrell, un chevalier comme on en faisait peu, un exemple pour lui. Le jeune adolescent de l’époque avait alors tout fais pour se calquer sur son maître, pour lui ressembler, pour défendre les valeurs qui étaient les siennes et combattre pour ce qu’il croyait juste, ainsi que pour son royaume. A ce moment précis de son histoire, le jeune homme se plaisait à courtiser et séduire les femmes qu’il pouvait rencontrer, il savait qu’il ne pouvait rester assez longtemps pour développer quelque chose de vrai, si bien que ce n’était qu’éphémère. Et si cela n’arrivait pas, il s’en souvenait alors comme une belle rencontre. Et au vu des jolis atouts de la dornienne, comment aurait-il pu faire autrement de ne pas se montrer des plus charmants avec elle ? Toutes les servantes dorniennes étaient-elles aussi belles ? Car il ne souvenait pas d’avoir nourri un tel intérêt pour une servante bieffoise récemment.

Elle déclina alors son identité. Perle Sand. Il ne la connaissait définitivement pas. Il ne laissa transparaître aucun signe, ni aucune émotion à la mention de son statut de bâtarde. Il n’avait rien contre, après tout on ne choisit pas ses parents et de plus, il ne s'agissait que d'individus comme des autres, rien de plus. Léger sourire aux lèvres dévoilant une jolie dentition, il rétorqua : « Je puis donc désormais mettre un nom sur votre doux visage, Lady Perle Sand. Me montrerai-je trop curieux en souhaitant connaître le nom de la maison noble que vous servez ? » Après cela lui permettrait d’en savoir davantage sur la jeune femme et de satisfaire en passant sa curiosité. Peut-être connaissait-il la maison qu’elle servait. Peut-être même l’avait-il déjà combattu par le passé.

Le duo continua son avancée dans les ruelles de Hautjardin, Garlan savait où il pourrait la conduire afin de lui payer un bon repas et apprendre à davantage la connaître. Il se demandait ce qu’elle savait réellement de sa culture, des bieffois et du Bief. S’était-elle déjà faite sa propre opinion sur ses contrées ? Ou bien s’était-elle laissée influencer par toutes les rumeurs et racontars qui devaient aller bon train à Dorne ? Après tout, pour chacun des partis concernait, le voisin était un monstre, l’ennemi à abattre, l’abominable adversaire qui avait pillé des villages, massacré des enfants et détruit des vies. Après tout chacun avait ses responsabilités dans l’histoire, mais cela serait vivre dans le meilleur des mondes que cela soit reconnu, et les voisins préféraient se rejeter sans cesse la pierre et continuer leur conflit ancestral.

Ils arrivèrent enfin à destination. « La Chopine du septon ». Une bonne petite taverne où on rencontrait toutes sortes d'individus. Des seigneurs de maisons mineures y venaient de temps en temps. L'ambiance y était très bonne, on y mangeait correctement sans devoir y laisser sa solde ; on y servait également de bonnes choppes, ainsi que de bons godets de vin d'une qualité correcte. Bref, il n'y avait que des bons points et il était presque sûr que la dornienne apprécierait l'endroit. En y entrant, son regard balaya la salle du regard, il y avait déjà bien du monde à l'intérieur. En même temps, avec l'affluence de personnes dans la capitale, rien de plus normal. Ils ne devraient pas avoir du mal néanmoins à trouver une table, puis Garlan connaissait plutôt bien le gérant, il leur dégoterait un coin tranquille si possible.

Mais alors que le chevalier alla faire un pas en avant et entraîna la Sand à sa suite. Celle-ci le stoppa net et essayait de doucement le tirer en arrière en étant accrochée à son bras. Il était d'une carrure plus imposante qu'elle et ça ne le faisait pas bouger d'un pouce. Pour le coup il la trouvait quelque peu capricieuse, après tout, elle semblait à l'aise à l'idée qu'ils fassent connaissance autour d'un bon repas à la taverne et voilà qu'elle changeait soudainement d'avis. Garlan la scruta un moment du regard et jeta un œil suspicieux à l'assemblée. Est-ce qu'il y avait un problème avec cet endroit ou avec une des personnes s'y trouvant ? La question faillit lui échapper, mais il se retint. Après tout, il ne la connaissait pas assez pour l'interroger concernant son malaise, cela aurait pu paraître intrusif et indiscret. Il refixa son attention sur elle et laissa échapper un soupir las: « Soit. Nous trouverons bien un autre endroit si ce dernier n'est pas à votre aise, Lady Sand. »

Il faillit l’appeler « altesse » pour son caprice de petit princesse, mais il craignit qu'elle se vexe et ne parte de son côté. La taverne, ça ne serait donc pas pour aujourd'hui. Ils sortirent  de l'entrée et Garlan guida la marche. « Je dois dire que vous me prenez un peu au dépourvu, ma dame. Il y aurait bien les jardins, qui je suis sûr, vous éblouirez par leur beauté, mais je ne pense pas que je sois  autoriser à vous y emmener. La maison royale doit sûrement être en train d'en faire profiter leurs invités de marque et je crains que des gens de basse extraction,, comme vous et moi ne soyons pas les bienvenus pour le moment.   » Il passa sa barbe naissante entre ses doigts pour réfléchir et entonna : « Nous pourrions nous diriger vers le quartier marchand, à ce moment de la journée, tous les artisans doivent être présents à leurs échoppes et il doit y avoir du monde. Peut-être que des commerçants dorniens ont pris le risque de traverser la frontière pour essayer de vendre leurs produits à la capitale pendant les festivités ? Si c'est le cas, en effet, vous pourriez me faire découvrir certaines de vos spécialités et moi les miennes. Quant au lieu...   »


Il prit un instant pour réfléchir quelques instants et reprit en pointant la direction de sa main : « Il y a petit parapet qui surplombe une partie de la ville non loin du quartier marchand. C'est généralement désert, parfait pour nous y installer avec nos mets, qu'en dites-vous, Lady Sand ?  »


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MessageSujet: Re: Le brave avec un grain de sable dans la chaussure (Garlan)    Le brave avec un grain de sable dans la chaussure (Garlan)  EmptySam 23 Jan - 23:44

Il était toujours agréable qu’un charmant chevalier vous complimente par quelques mots doux et des regards. Enfoncée dans ma propre vanité, persuadée que l’homme devait être subjugué par ma beauté dornienne, j’en avais oublié le rôle que je jouais, commettant une terrible erreur. Je me ressaisis dès que je vois une forme d’agacement et de fatigue dans le regard de mon sauveur, et je m’applique aussitôt à trouver une explication plausible à ce comportement inopportun à une servante que j’avais adopté et ainsi à rétablir au plus vite le ton bon enfant de l’instant. Inconsciemment, la victime même de mon mensonge m’offrait la solution.

- Je suis pleinement satisfaite de cette proposition, répondis-je, persuadée qu’il n’y aurait pas mal à s’isoler avec un si beau jeune homme. Cependant, je devais d’abord m’assurer qu’il ne doute plus de ma parole et qu’il n’y a plus grand malaise dans cette affaire. L’idée qu’il m’avait inspirée pouvait se retourner un tantinet contre moi, mais je n’avais guère le choix ! Je puis vous assurer que je ne changerai pas d’avis tant l’arrangement me convient. Vous m’avez demandé quelle maison je servais et, d’ordinaire, je ne dévoile pas une telle information de peur de porter préjudice, d’une façon ou d’une autre, à la Dame que je sers. Cependant, vous m’avez prouvé être un homme de parole, et d’honneur. Nul mal ne sera fait à l’honneur de cette noble maison par vous, je le sais. Je me rapproche aussitôt, me mettant un tantinet sur la pointe des pieds pour susurrer le fameux. Je sers la Maison Martell, et plus précisément la Princesse de la Principauté de Dorne, Deria Martell. Je reprends aussitôt ma position initiale, quoique en gardant une promiscuité autorisée selon la bienséance dornienne elle-même. Par conséquent, vous comprendrez ma hâte de quitter un tel lieu où je pourrais rencontrer quelques Dorniens. Si je ne suis qu’une servante, j’avais déjà été approché par quelques nobles Dorniens qui souhaitaient obtenir quelques détails … inappropriés. Depuis, je prends garde, mon bon Ser, afin de ne pas perdre une position si douce et surtout porter l’opprobre à la Princesse, d’une façon ou d’une autre. Voilà bien plus d'une dizaine d'années que je la sers.

Ce n’était nullement un mensonge, à bien réfléchir. J’étais peut-être la sœur de cette intrépide Princesse, mais j’étais avant tout son loyal sujet et sa conseillère. Si je ne la servais pas en changeant ses pots de chambre, j’apportais mes conseils dans divers domaines et je n’hésitais pas à accomplir diverses missions en son nom, qu’elles soient ingrates ou gratifiantes. Pourtant, ironie du sort, les servantes de ma sœur et de mon frère étaient davantage approchées qu’Anders, ou moi-même. Il semblerait que nos probables ennemis – ou les vautours qui voltigeaient autour de notre maison – avaient saisi q’ils n’obtiendraient rien de nous, et s’étaient rabattus sur les gens communs. Ainsi donc, il n’était pas étonnant que les nobles dorniens développent un plus grand intérêt pour les servantes, que pour les bâtards qui n’avaient nuls droits au Trône et qui refusaient de révéler quoi que ce soit.

- J’ai pu avoir le plaisir de découvrir ces fameux jardins, et d’apprécier à la fois sa beauté et sa fraîcheur. Certes, car je ne suis qu’une servante, je n’ai pas eu l’honneur ou le privilège de sillonner les allés avec les Souverains. J’ai davantage suivi avec d’autres dames de ma condition, à l’affût des désirs et des besoins des personnes que nous servons. La tâche a été bien difficile, je dois vous avouer. Si le Palais de Lancehélion est bien beau, et ses jardins sont une des fiertés de notre Pays, nous n’avons pas le privilège d’un terrain aussi fertile et d’un climat aussi clément pour permettre à des fleurs aussi belles et aussi délicates de pousser. J’ai pu me risquer quelques coups d’œil, lorsque j’avais la certitude que la Princesse était satisfaite ou occupée.

Les Jardins Aquatiques, nom de notre Palais donné en l’honneur précisément de ce jardin composé contre toutes espérances, causaient pourtant bien du trouble à nos jardiniers royaux. Certaines plantes s’acclimataient aisément au climat marin. Cependant, d’autres se montraient plus capricieuses et mourraient assez vite – voire, ne poussaient pas. Les tentatives ont été nombreuses avec différentes graines et espèces, et elles se poursuivent toujours … à mon grand malheur. Si j’adorais me promener dans les allés fleuries ou vertes, il était tout autre que d’écouter de longues heures un jardinier ou deux faire un long exposé sur comment réarranger le jardin, quelle plante planter etc … Être conseillère ne signifiait pas se préoccuper que d’intrigues politiques, mais de débarrasser la Princesse de sujets futiles et sans importance – mais que les gens semblent accorder grande urgence ou considération.

- Vous comprendrez donc que je dois retourner travailler, dès que le soleil commence à décliner. Je suis chargée d’apporter mon aide à la coiffure, lorsque les autres servantes auront terminé de la préparer, finis-je, plutôt satisfaite de mon mensonge.

Les servantes accompagnaient bien les Dirigeants dans quelques-unes de leurs balades, afin de leur fournir à boire ou une ombre avec une ombrelle ou un voile, et leurs nombres étaient proportionnels à la richesse et à la puissance de la maison servie. Quant au départ, j’avais aisément trouvé l’excuse pour pouvoir arriver à temps dans mes propres appartements, et me préparer convenablement pour le banquet. Un court instant, je me demandais si je le rencontrerai et, surtout, s’il me reconnaîtrait.

- Pensez-vous que nous aurions suffisamment de temps pour faire ces achats dans le quartier marchand, et les apprécier là où vous dites ? soufflais-je, lui rappelant la proposition faite.



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MessageSujet: Re: Le brave avec un grain de sable dans la chaussure (Garlan)    Le brave avec un grain de sable dans la chaussure (Garlan)  EmptySam 24 Avr - 22:02

Garlan n’aimait pas trop les individus qui changeaient d’avis comme de chemises, surtout quand cela l’amenait lui-même à devoir changer ses plans. C’est comme si il était mené à la baguette pour le coup et ce n’était jamais agréable, pour qui que ce soit. Mais le fait que ce soit une femme en face apaisait quelque peu la rancœur. Il ne manquait pas de montrer par contre qu’il n’aimait pas trop ce changement de cap soudain, afin d’être certain qu’elle s’en aperçoive. Et elle avait bien dû percevoir son agacement, elle ne tarda pas à démontrer assez rapidement sa satisfaction quant à sa nouvelle proposition. Pour le coup si elle avait refusé son plan B, il l’aurait certainement perçu comme quelqu’un de très exigeante, peut-être trop pour le coup. En effet, il était là pour essayer de se divertir en apprenant à connaître une nouvelle personne. Et non pour trouver un quelconque déplaisir. Alors si elle aurait jouée à ce jeu-là, peut-être aurait-il mis fin à leur rencontre.

La dornienne était prête à lui donner le nom de la maison et de la dame qu’elle servait. Une information qui semblait-on ne peut plus secrète vu la prudence qu’elle employait pour ce qui semblait être presque un secret. Cependant elle affirmait ne pas vouloir attirer de problèmes à la maison qui servait. De la loyauté et de la discrétion. Des qualités qui se montraient on ne peut précieuse chez des membres d’une maisonnée. Cela attisait son intérêt pour la jeune femme à vrai dire, car il était plutôt rare de trouver de telles capacités chez une femme de… sa stature. En effet,  en compagnie de serviteurs, il fallait parfois se méfier de ce que l’on pouvait dire, ils pouvaient être monnayés par d’autres puissants pour obtenir des informations au nez et à la barbe de leurs maîtres. La maison, qu’elle servait, pouvait donc surement s’estimer heureuse et chanceuse.

La maison Martell. La maison à la tête de la principauté de Dorne. De plus la jeune femme prétendait servir, non pas n’importe quelle membre, mais la princesse elle-même, Deria Martell. Garlan ne l’avait jamais encore aperçu, il ne la connaissait que de réputation, il aurait surement l’opportunité de l’observer au cours de la soirée. Elle vint  à lui expliquer le pourquoi elle souhaitait garder le secret, mais il l’avait compris de lui-même à l’évocation du nom de sa maîtresse. Si cela était connu ouvertement de tous, alors il y avait des risques que des esprits malins se servent de sa personne pour atteindre sa personne. Il y avait bien des manières d’arriver à ses fins. Se servir d’elle pour obtenir de simples informations, que ce soit de son gré ou contre, sous la contrainte en faisant usage de menaces ou de chantages par exemple. De la politique, c’était souvent ce qui encourageait de tels actes.

Le chevalier opina du chef, l’air songeur. Il se pencha doucement vers elle, baissant le ton pour s’assurer que personne aux alentours ne puisse les entendre discuter : « En effet, je comprends mieux votre réaction et votre hâte de quitter ainsi la taverne, ma dame. Votre réaction est en réalité tout à  votre honneur et ne démontre que la loyauté envers la personne que vous servez. » L’honneur. La loyauté. Des qualités qui trouvaient écho chez le jeune homme.  Elle avait pu donc visiter les jardins de la capitale. Ou du moins, suivre la princesse lors de ses déambulations à travers ces derniers. La dornienne avait donc pu admirer la beauté des différentes plantes et sculptures qui ornaient les allées. C’était un lieu apaisant, lorsqu’il avait la chance de pouvoir s’y trouver, elle aimait s’y reposer quelques instants sur un banc, surtout après une longue chevauchée. « Les Jardins Aquatiques de Lancehélion, n’est-ce pas ? J’en ai beaucoup entendu parler. On les dit magnifiques et peuplés de plantes sauvages et exotiques en tout genre. Garder une telle variété de plantes aussi loin au Sud n’a pas dû être chose aisée et vous avez surement avoir recours à bien des procédés ingénieux pour les maintenir en état. » Dans un climat aride et hostile comme à Dorne, il n’était pas évident de faire pousser quelque chose, à part certaines variétés de légumes et de plantes, mais encore moins de les cultiver.

Chacun avait son rôle et ses missions. L’une de celles de la servante était de s’occuper de la princesse en temps voulu, il comprenait tout à fait cela. Il espérait pouvoir faire traîner son départ pour pouvoir profiter de sa charmante compagnie. « Je le conçois fort bien, Lady Sand. Me voilà ravi d’apprendre que vous ne devez qu’intervenir après les autres, je ne puis qu’espérer qu’elles prendront leur temps pour que je puisse profiter plus encore de votre charmante compagnie. » termina-t-il avec un clin d’œil et un large sourire qui s’étira le long de son visage.  Garlan les conduisait vers le quartier marchand, de là où ils étaient, leur destination se présenterait rapidement à eux.  « J’en suis persuadé, ma dame. Nous aurons tout le temps pour cela avant même que le soleil commence à décliner. »

En approchant du quartier marchand, ils ne pouvaient que constater que les rues se remplissaient que davantage de monde. C’était à prévoir, cependant la servante ne voudrait peut-être surement pas l’accompagner si les rues étaient bombées, de peur de tomber sur une personne qui pourrait la reconnaître. Il devrait les conduire alors vers des échoppes moins reconnues, mais où ils arriveraient tout de même des produits de bonne qualité. Le chevalier leur fraya un passage, s’assurant que la jeune femme maintenait sa prise sur son avant bras pour être certain qu’elle ne le perde pas.  Le duo réussit à atteindre l’échoppe que Garlan convoitait. Un vigneron de La Treille, il n’avait pas la renommée et l’influence de certains de ses autres confrères, mais ses produits étaient d’excellentes qualités. Le gentilhomme connaissait plutôt bien le marchand pour lui acheter assez régulièrement certains de ses mets.

On dénombrait de nombreux produits sur les diverses étales des commerçants dans la rue, mais aux yeux de Garlan, aucune ne présentait de meilleurs mets que celle du marchand de La Treille. Il n’était clairement pas neutre dans cette affaire, vu qu’il y était originaire, mais en soit ça lui permettrait de faire découvrir à la jeune femme de nouvelles saveurs. Le chevalier tendit sa main vers l’étale : « Vous avez très certainement entendu parler, et qui sait, peut-être vous en êtes-vous délecter, des vins de La Treille, ma dame. J’oserai dire, sans vouloir trop rabaisser le vin dornien, cela dépendant des goûts de tout à chacun, qu’il s’agit d’un des meilleurs vins de Westeros. Sa robe sombre, son goût sucré et sucré. Son côté chaleureux et doux en bouche. Un pur délice, lady Sand ! Il s’agit du dur labeur de nos vignerons qui travaillent d’arrache-pied pour fournir ce met de qualité.   »

Le bieffois se permit de saisir un raisin avec l’accord du marchand pour le porter vers les lèvres de la jeune femme : S’il vous plait, je nous en prendrai une bouteille…   »






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