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Le brave avec un grain de sable dans la chaussure (Garlan)
MessageSujet: Le brave avec un grain de sable dans la chaussure (Garlan)    Le brave avec un grain de sable dans la chaussure (Garlan)  EmptyVen 17 Jan - 22:45

FlASHBACK (Banquet de Hautjardin) - ANNÉE 0 - MOIS 4 - SEMAINE 4

« Arianne Martell, née Sand, enfant légitime de Nymor Martell ».

J’avais été des plus heureuses lorsque Deria m’avait offert le droit de porter le nom Martell publiquement ainsi qu’à ma tombe. Je suis née « Sand » mais je mourrais « Martell », une situation que ma défunte belle-mère avait juré qu’elle empêchera. Humour noir certes, mais elle avait oublié que, morte, il est difficile de s’opposer aux décisions des vivants ! Une pensée sordide que j’avais partagé qu’avec Anders, mon seul et unique confident qui savait toute l’amertume que j’éprouvais à l’égard de la mère de mon demi-frère et demi-sœur, femme qui avait empoisonné mon enfance et ma jeunesse et qui ne m’avait nullement ménagé.

Amères années à peine noyées par quelques plaisirs factices que j’avais cherché sous cette nouvelle identité. Je me souviens m’être enivrée de nombreux vins et corps deux nuits consécutives à Goëville suite à la déclaration faite par ma sœur chérie et avoir pavanée des jours durant d’une maison noble à une autre dans la Principauté de Dorne pour mon unique plaisir d’entendre ces nobles condescendants m’appeler « Martell » - hommes ou femmes qui s’étaient amusés à m’appeler « Sand » depuis tant d’années lorsqu’ils manquaient d’arguments lors de nos joutes verbales plein d’esprit.

Une joie qui ne tarda pas à être ternie par les obligations qui accompagnaient ce fameux nom « Martell ». Certains nobles avaient poussé le vice jusqu’à questionner la décision de ma sœur, m’utilisant comme devanture pour soutenir leurs propos contre notre famille. Dès lors chaque vice auquel je m’adonnais, chaque défaut que je présentais, chaque faux-pas que je faisais étaient reportés et utilisés à l’encontre de Roward ou de Deria. Et j’enrageais que davantage.

Avant, on m’appelait « Arianne Sand » et les critiques ne pouvaient que se diriger vers moi sans éclabousser les seules personnes qui m’importaient sur cette Terre, les seules qui me rattachaient à Dorne et qui m’inspiraient un semblant de loyauté sur ce bout de désert. Aujourd’hui, j’étais devenue un véhicule pour attaquer ces êtres si chers à mon cœur. Refusant d'être davantage le jouet de ces nobles opportunistes et vicieux, j’avais fait des efforts considérables pour refréner mes excès et mes envies, pour ne plus commettre la moindre erreur et ainsi protéger les miens.

Sauf que je mourrais à chaque fois que je disais « non » à ce que je désirais ou aspirais. J’avais l’impression de me dénaturer, de m’arracher continuellement des lambeaux de peau et d’âme pour me revêtir d’un habit qui n’était pas le mien. Et puis, il y eut cette invitation à Hautjardin. Subitement, je me fichais des raisons ou des enjeux, obnubilée par cette unique idée : liberté. Je pourrais me fondre dans ce décor étranger. Qui allait bien reconnaître Arianne Martell, conseillère de Deria Martell, parmi les couleurs, les rires, les bruits ? Personne.

Et je m’étais fondue dans ladite masse sans aucune difficulté, accompagnée uniquement par une amie des plus chères, Perle. Avec cette fière Dornienne à mes côtés, capable de faire plier un homme ou deux avec aisance, je me sentais toujours invincible et intouchable, ayant tous les droits d’être téméraire jusqu’à ce qu’elle m’arrête, jusqu’aux frontières de ses limites. Une témérité que j’avais poussé bien trop loin aujourd’hui car me voilà seule, dans les ruelles de Hautjardin. Où était-elle donc ? Une question que je me posais tout en avançant et en m’enfonçant toujours plus dans des quartiers méconnus. Je tentais de m’orienter au son de la musique, qui se faisait tantôt forte, tantôt faible, selon les détours que je prenais.

Ma quête bute encore sur une autre impasse. Découragée un tantinet, je me retourne, prête à revenir sur mes pas et à tenter une autre route. Et je découvre que, peut-être, ma quête prenait véritablement fin ici, face à des hommes dont l’expression ne présageait pas bons augures. Je dirige aussitôt ma main à ma ceinture pour tâter le vide. Je claque nerveusement la langue. Voulant être discrète, j’avais opté pour une simple robe de domestique dorienne – faite de voiles de couleurs, avec une ceinture de cuir pour resserrer au niveau de la taille. Ma fidèle dague affûtée avait été laissée dans ma chambre, pensant naïvement que Perle ne me quitterait jamais. Que j’échouerai uniquement dans quelques tavernes pour me réveiller le lendemain, vaseuse, avec une terrible migraine.  

- Bonjour messieurs ! Etes-vous également en chemin pour vous remplir la panse et vous enivrer des meilleurs vins ? Allons-y donc ! dis-je avec entrain, nourrissant encore quelques espoirs que j’étais tombée sur d’honnêtes hommes. Il semblerait que non, car voilà que l’un m’arrête dans cet élan que j’avais pris en empoignant mon bras, et qu’un second s’était posé devant moi pour s’emparer de ma joue. Typique, et pourtant je ne pouvais pas m’empêcher d’avoir peur.

Nullement timorée, je ne tarde pas à tenter de me défendre, cherchant à atteindre les précieux bijoux de famille de l'un avec une jambe, ou à planter mon talon sur le pied de l'autre. Je ne sais pas si c'est eux qui beuglent, ou si c'est moi, mais y a du bruit ! Et c'est le plus important. Une bonne et surtout brave âme, encore sobre, devait bien vagabonder dans les parages ?
Arianne Martell

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Arianne Martell
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MessageSujet: Re: Le brave avec un grain de sable dans la chaussure (Garlan)    Le brave avec un grain de sable dans la chaussure (Garlan)  EmptyDim 22 Mar - 22:46

Les festivités, qui allaient commencées aujourd’hui et qui allaient s’étaler sous plusieurs jours, étaient uniques en leur genre. En effet, jamais dans l’histoire encore un événement comme celui-ci avait eu lieu. Non, pas après toutes les tensions, les différences et les conflits qui avaient eu lieus entre les différents royaumes concernés. Depuis des siècles, les relations entre les royaumes du Bief, de l’Orage et de la principauté de Dorne avaient été rythmées par les guerres et les complots, ils n’avaient jamais vraiment connus la paix, car des escarmouches éclataient sans peine d’un côté et de l’autre de la frontière, laissant dans leur sillage des villages pillés, ainsi que des vies dévastées. Comme tout bon bieffois, Garlan avait de l’amertume envers les dorniens, il les avait combattus à de nombreuses reprises sous les ordres du Connétable. Il n’a pu malheureusement que trop souvent constater les désolations laissées par leur passage. Cela n’avait fais qu’alimenter l’animosité qu’il leur portait. Mais après tout, étaient-ils si différents sur certains points ?

En effet,  il savait pertinemment que des commandants bieffois passaient la frontière avec leurs soldats pour mener les mêmes exactions dans les villages de Dorne. Toutes ces actions ne faisaient qu’entretenir le cercle sang fin de la haine. Cela avait été difficile pour le jeune chevalier de se remettre en question, d’essayer de se mettre quelques instants à la place de ses ennemis. Il avait perdu plusieurs de ses proches contre les dorniens, des frères d’arme, des amis chers. Son estomac se tordait en pensant à eux, regrettant de n’avoir pas su les sauver, son esprit était en peine. Il se disait que si un tel événement avait lieu, alors chacun devait réussir à prendre sur lui. Tourner la page se révélait être une épreuve impossible à surmonter. Mais ils pouvaient faire en sorte d’avance, en écrire une nouvelle, ensemble.

Garlan comptait bien participer aux festivités à venir, essayer de faire connaissance avec leurs voisins qu’il avait tant combattus dans le passé. Après tout, échanger innocemment avec eux pouvait se révéler être intéressant. Il savait que c’est le branle-bas de combat depuis quelques semaines dans la capitale pour pouvoir tout préparer afin que les invités soient reçus dignement et qu’ils ne manquent de rien. La troupe du Connétable était rentré depuis plusieurs jours, il ne fallait pas que le prince soit aux abonnés absents pour les festivités, cela pourrait s’avérer être mal vu. Il s’était paré d’une tenue des plus modestes, classe, mais rien de très extravagant. Il n’avait pas non plus d’immenses moyens contrairement à certaines maisons nobles qui aimaient faire étalage de leurs richesses à tout moment. Lui restait humble et modeste en tout temps. Son épée précieusement rangée dans son fourreau qui pendait à sa ceinture, son équipement vint se compléter par une fine lame qu’il avait dissimulée dans sa tenue.

Le chevalier ne sortait jamais désarmé. Les festivités ne tarderaient pas à débuter et il avait encore un peu de temps, il allait en profiter pour aller voir un de ses amis qui vivait dans les bas-fonds de la capitale. Un endroit qui pouvait se révéler être un véritable coupe gorge si vous ne preniez pas vos précautions et si vous ne  connaissiez pas les lieux. Heureusement le Goldwyne connaissait les dédales de rues de la capitale comme sa poche. Il eut le temps de rendre visite à son ami qu’il n’avait pas vu depuis un petit moment, il avait l’impression qu’à chaque fois qu’il le voyait, un enfant venait agrandir sa famille ; mais c’est avec joie qu’il faisait connaissance des nouveaux arrivés si l’on peut dire. Il ne s’attarda pas aussi longtemps qu’il l’aurait voulu, par crainte d’être en retard et allait rejoindre le château lorsqu’une scène attira son attention non loin de lui. Une femme semblait s’être fais coincée par deux hommes, et à la façon dont elle se débattait, il en déduisit assez rapidement que ce n’était pas une femme de joie qui essayait de vendre ses services comme on pouvait en trouver beaucoup dans ces quartiers.

Une approche diplomatique risquait d’être fortuite et inutile, en effet il était seul et il y avait un risque qu’ils ameutent tous leurs confrères. Il serait alors dans une sale posture. Il fallait parfois mettre de côté le gant de velours pour frapper chirurgicalement et garder toutes ses chances de son côté. Il retira son fourreau de sa ceinture pour le tenir fermement dans une main. Trop occupé avec la jeune femme, ils ne le virent pas arrivés. Il profita d’en approcher un par l’arrière afin de lui assener un violent coup de pied à l’arrière de son genou pour le déséquilibrer vers l’arrière et un coup de coude au niveau du front suffit à l’envoyer au sol. L’individu lâcha sa prise sur la jeune femme par la même occasion, Garlan posa un de ses pieds sur le gougeât à terre pour qu’il n’ait pas l’idée de se relever, attrapa la charmante demoiselle à la peau mate par l’avant-bras pour l’attirer vers lui, alors qu’il propulsa son fourreau de sa main libre, pommeau droit vers l’individu qui lui faisait face, frappant avec fracas le foie de son adversaire, ce dernier se tordit en deux de douleurs. Il ramena le fourreau vers lui et d’un geste vers l’arrière, il incita la jeune femme à reculer :  « Il ne faudrait mieux pas s’attarder en ces lieux, ma dame. Si nous ne souhaitons pas voir débarquer certains de leurs amis criant vengeance… »



“Loyalty means I am down with you whether you are wrong or right, but I will tell you when you are wrong and help you get it right.”



Spoiler:
 
Garlan Goldwyne

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MessageSujet: Re: Le brave avec un grain de sable dans la chaussure (Garlan)    Le brave avec un grain de sable dans la chaussure (Garlan)  EmptyVen 10 Avr - 0:19

En toute franchise, contrairement aux autres membres de ma fratrie, je n’avais jamais été une combattante aguerrie. Au grand dam de l’un de mes frères, j’incarnais parfaitement toutes les railleries associées à cette stupide expression du sexe « faible ».

Oui, j’étais incapable de frapper avec le pommeau d’une épée, et avec violence, mon adversaire jusqu’à lui couper le souffle et le faire vaciller. Oui, je n’avais pas suffisamment de force pour faire plier un homme bien bâti avec un simple coup au genou. Oui, j’étais bien plus habile à manier une aiguille qu’une épée, ou à pincer des cordes d’un instrument que celui d’un arc. Oui, je ne pouvais que porter de fins tissues, et non des cottes de maille bien lourdes. Et oui, j’aimais plus parler qu’agir. Pourtant, loin d’en être honteuse, j’avais appris à accepter cette faiblesse-ci, et à découvrir et à développer mes propres forces et talents. Si j’étais une piètre guerrière, je n’en restais pas redoutable dans quelques intrigues de cours – du moins, celle de la cour de Lancehélion.

Tout être vivant ne pouvait pas être parfait. Il naissait toujours avec un défaut naturel, dont il ne pourrait jamais s’en séparer ou corriger. L’une des raisons était de le forcer à chercher d’autres âmes qui pourraient palier à cette faiblesse – une âme sœur, un ami, un confident, un allié … etc. Certaines rencontres pouvaient perdurer dans le temps, alors que d’autres étaient bien éphémères. Qu’importe, la force du lien ou la durée de la rencontre : lorsqu’un être vint apporter sa force à un autre, ce dernier devra rendre un même service un beau jour. Certains chercheraient à tronquer cette loi du destin en offrant une somme d’argent – misérable, ou royale – mais je savais que ce n’était qu’une illusion. Une aide sera payée comme il se devait, le moment venu. Il était inutile de se presser ou de fuir. Tel était le rouage de ce monde. Je doutais fortement que je pourrais échapper à cette règle universelle que de forces bien mystérieuses s’assuraient qu’elle était appliquée. Si aujourd’hui cet inconnu apportait son aide, alors demain j’aurais à m’acquitter de ma dette d’une façon ou d’une autre.

- Je vous suis, messire, répondis-je sans plus tarder, prête à suivre cet étranger à l’accent du Bief où qu’il aille, en silence, et autant que mes jambes, mais aussi ma tenue de domestique, me permettraient.

Si la force me faisait défaut, je ne manquais pas aisément de souffle et pouvais courir assez longtemps. Je suppose que les incessants voyages entre les différentes villes de la Principauté, incluant donc beaucoup de traversée par la mer ou le désert, avaient forgé un corps des plus coriaces quand il était question de survivre, en courant ou en patientant. Certaines règles que l’on m’avait inculqué durant ces voyages revenaient en grande force et, inconsciemment, je me surprends à les appliquer. La première règle que j’avais appris était de ne pas regarder derrière soi. Ce geste entraîne fatalement un ralentissement du rythme de la course, et gaspillait donc un précieux temps. Les yeux rivés devant, je me plie aussitôt à la seconde règle, celle qui dicte de se fixer un objectif et s’y tenir. Dans mon cas, l’affaire était bien vite réglée : suivre l’inconnu, et éviter de le gêner.

Finalement, après une longue marche – ou course, je ne saurais plus dire -, l’homme s’arrête. Je manque peu de le buter, tant j’étais persuadée que cette avancée était encore loin d’être terminée. Légèrement essoufflée, j’eus besoin de quelques secondes de répit pour pouvoir réussir à parler. La bouche asséchée, je dus m’y prendre à deux fois avant de parler.

- Ce sont les esprits du vent qui vous ont porté à moi, messire. Vous m’avez sauvé d’une situation bien délicate ! Je n’oublierai pas cette bravoure dont vous avez fait preuve, dis-je humblement ; espérant avoir usé convenablement des paroles d’usage du peuple commun de notre Principauté. Nous ne croyons pas aussi fermement au Dieu à sept faces – comme la majorité de ces terres -, à quelques vieux Dieux du Nord ou à ces divins à figure animale, ou chimérique. La vérité est que nous tolérions bien des religions, et acceptions tel ou tel représentant dans notre cœur. Nous étions libres de choisir, en somme. Si vous n'êtes pas point pressé, je serais ravie de vous offrir le repas. Si vous ne le pouvez pas, alors je n'exige de vous que votre nom.


Mon âme a son secret, ma vie a son mystère, Un amour éternel en un moment conçu : Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire, Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su.
by wiise
Arianne Martell

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