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Les mondes meurent, puisqu'ils naissent.
MessageSujet: Les mondes meurent, puisqu'ils naissent.   Les mondes meurent, puisqu'ils naissent. EmptyVen 10 Jan - 13:08



Les terres de l’Orage, An 1, mois 10, semaine 1

Je ne pouvais pas fuir éternellement. Ou du moins éviter tout le monde éternellement. Je n’en n’avais pas envie mais les rumeurs commençaient à aller bon train. Et ce n’était pas bon, pas bon pour le moral des troupes, pas bon pour les soldats et notre suite. Torrhen s’occupait de les passer en revue, de voir nos gens, mais il ne pouvait pas le faire seul. Nous étions deux, et même si cela m’en coutait, je devais sortir de mon mutisme. Je restais profondément endeuillée mais je devais continuer, et avancer.

Le soleil commençait à décliner dans le ciel. Ma journée avait été la même que les précédentes, même si je commençais à, de moins en moins ressortir la lourdeur de mon armure. Je m’y habituais, comme avec tout le reste d’ailleurs. Je ne l’avais pas ôté alors que j’avançais à travers mon armée. Ma garde m’entourait solidement mais j’avais Noire-Sœur avec moi et je ne craignais pas grand-chose ainsi leur avais-je demandé de s’écarter légèrement, afin que je puisse saluer les hommes que nous croisions sur notre route. Ils cachaient bien vite leur surprise de me voir pour me rendre mon salut.

Je marchais sans vraiment avec une personne à aller voir en tête. Je laissais les Dieux décider. Les premiers visages connus que je viens à croiser furent ceux d’Aylan en compagnie de Daena. J’hésitais un instant à m’arrêter. Je n’avais pas envie de converser… Mais il le fallait, et j’aurai pu tomber sur bien plus mauvaise compagnie… Garlan par exemple. Si cela avait été le cas… Je n’aurais pas pu m’arrêter. Parce qu’il était celui qui m’avait enlevé Yesaminda. Parce qu’il était à mes yeux coupable, coupable de sa mort. Mais parce que j’étais celle qui l’était bien plus. La culpabilité me rongeait. Elle me rongeait autant que celle que j’éprouvais vis-à-vis d’Aegon et Visenya. Leslyn et Yesaminda étaient mortes par ma faute et personne ne saurait me faire changer d’avis. Je ravalais ces pensées pour faire un maigre sourire au Redwyne, un sourire forcé, mais c’était tout ce dont j’étais capable.










Hēnkirī

Rhaenys Braenaryon

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Reine des sept royaumes de Westeros
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Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Rhaenys Braenaryon
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Maison : Représentée par un dragon à trois têtes et un loup, aux couleurs rouge, noir et blanc... La maison impériale Braenaryon
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MessageSujet: Re: Les mondes meurent, puisqu'ils naissent.   Les mondes meurent, puisqu'ils naissent. EmptyVen 24 Jan - 14:12

LES MONDES MEURENT, PUISQU'ILS NAISSENT

ft.









Royaume fédéré de l’Orage – An 1 mois 10 semaine 1

En quelques jours, tout avait basculé. Alors que les préparatifs de la campagne de printemps avaient débuté dans le calme et l’insouciance, la réalité avait bien vite rattrapé tout le monde : les gueux, les soldats, les chevaliers, les seigneurs, les souverains, et même le couple impérial. La tentative d’assassinat qui avait coûté la vie à Leslyn Raybrandt, Yesaminda Forel et tant de serviteurs de l’Empire avait laissé des traces profondes et écarlates sur le moral de l’ost impérial. On s’en était pris à la descendance Braenaryon, on n’avait pas hésité à s’introduire en force dans les quartiers les plus sécurisés d’Accalmie. Et le pire, cela avait failli marcher. Les enfants impériaux n’avaient échappé à la mort que de peu et la bonne humeur affichée des troupes regroupées autour de la citadelle dynastique des Durrandon avait désormais disparu. Les gens étaient devenus soupçonneux et les conditions de sécurité avaient largement été réhaussées, alors que tous cherchaient les complices des meurtriers.



Pour l’instant, toutefois, la campagne ne faisait que commencer. Aylan avait en tête bien d’autres préoccupations. Son épouse n’était toujours pas enceinte, sa famille était toujours soumise au gré d’Hautjardin et lui-même ne dépendait que du bon-vouloir de sa belle-famille de financer leur train de vie. De même, sa troupe était payée et équipée par l’armée impériale. Il avait pu s’adjoindre les services de deux lieutenants compétents mais tous savaient à qui devait aller leur loyauté finale, et ce n’était pas au jeune chevalier bieffois. A part cela, la mission d’Aylan se déroulait pour le moment à merveille. Il passait le plus clair de ses premières journées de campagne à chevaucher en courant les champs, profitant de la liberté et de l’autonomie que lui conféraient ses ordres.

Ce jour-là, ils n’avaient croisé personne : c’était là le signe qu’ils approchaient de la zone dangereuse et que, bientôt, le quotidien changerait. Aylan et ses cavaliers avaient traversé des champs soigneusement mis en jachère en attendant le retour des beaux-jours qui ne tarderaient plus ; tout du moins c’était ce que disaient les mestres. Le camp avait été monté depuis peu quand Aylan et ses hommes arrivèrent. Les feux étaient à peine allumés et certains groupes étaient encore en train d’arriver. Le soleil déclinait, au loin, disparaissant derrière les collines qui – peut-être – dissimulaient l’ennemi. Un soir de plus, ils rentraient bredouille. N’ayant rien de spécial à annoncer à son commandement, Aylan avait envoyé Gilbart-le-Borgne faire son rapport. Dans le même temps, Grand Devyn s’occupait de parquer les chevaux et de l’intendance de leur escadron. Suivant avec le train de l’intendance, Daena s’occupait avec son chevalier lige et ceux qui voulaient bien aider de monter chaque soir le pavillon qui leur tenait lieu de logement précaire le temps de la campagne.

Bien qu’il réprouvât la présence de son épouse au milieu d’un camp de rufians, il devait se rendre compte de l’évidence : elle lui était utile. Infirmière reconnue par les impériaux, Daena avait la sympathie des seigneurs et du commun. Cela lui serait utile un jour, pensait Aylan, aussi la laissait-il faire son office sans broncher. Ce soir-là, il la trouva aidée de son écuyer et son serviteur, tandis que le vieux chevalier qui la suivait comme son ombre les surveillait d’un air bourru. Il ne s’attarda guère à leurs occupations s’installant auprès du petit feu qui crépitait devant leur tente. Il prit le temps de saisir une outre de vin qui traînait et but une gorgée de ce qu’elle contenait. Du vin, pas du La Treille, bien sûr : râpeux, sucré et presque solide… Une vraie soupe. Mais il savait trop combien l’eau était dangereuse, en campagne militaire. Elle tournait mal dans les barriques et celle de l’environnement n’était jamais fiable avec certitude. A peine installé qu’Aylan se releva, sentant du mouvement dans l’agitation alentour.

Les hommes qui vaquaient à leurs occupations tout autour d’eux se repoussèrent sur les côtés et des gardes Demalyon apparurent, fendant la foule et repoussant les badauds pour dégager le terrain. Derrière eux, une silhouette en armure qu’Aylan reconnût immédiatement à sa chevelure argentée : Rhaenys. S’il portait encore la sienne, il semblait bien mal apprêté face à l’œuvre d’art que revêtait l’impératrice. Lui n’avait qu’une cote de mailles et une armure légère pour lui permettre de chevaucher vite et bien. C’était la première fois qu’il l’apercevait d’aussi près depuis la tentative d’assassinat sur les enfants. Elle avait vécu comme recluse, évitant le contact avec tout le monde, limitant les interactions avec le monde extérieur aux nécessités les plus absolues. Aylan avait été au désespoir de ne pas pouvoir l’épauler dans une telle épreuve, il lui avait envoyé un billet resté lettre morte. Il se demandait d’ailleurs si elle s’arrêterait, si elle ne ferait que poser les yeux sur lui. Et pourtant, elle s’arrêta devant eux, devant lui, et lui fit un pâle sourire qui n’avait rien de sincère. Le geste était pourtant effectué, et il fit chaud au cœur d’Aylan qui, lui, ne rendit qu’un regard dévasté par la tristesse et l’inquiétude envers le bien-être de celle qui était tant pour lui. Il n’existait pas de mots pour décrire la situation que devait traverser la Valyrienne et il se serait bien gardé d’essayer d’en dire quelque chose. Il devinait plus qu’il ne voyait véritablement la peine de son amie, il la plaignait pour avoir été tant isolée. Alors, voyant qu’elle ne parlerait pas, il s’approcha. Les Demalyon manifestèrent leur hostilité à cette avancée en faisant claquer leurs épées sur leurs armures et il resta là, les tançant d’un regard agacé. Il resta donc à une distance respectueuse de l’altesse impériale, n’osant l’enlacer comme il aurait souhaité le faire. Il plongea son regard dans celui, améthyste, de Rhaenys, reliant leurs âmes dans ce silencieux moment d’éternité partagée. Alors, seulement lorsqu’il eut ressenti les sentiments de la jeune femme, il sut quoi faire. Il parla à voix basse, pratiquement pour eux seuls.

« Je sais», dit-il simplement.

Il n’y avait besoin d’en dire plus. Il savait la douleur qu’elle ressentait, la culpabilité qui lui brûlait le cœur et lui écrasait les entrailles, et la perdition qui était la sienne. Comment aurait-il pu formuler tout cela à voix haute alors qu’aucun discours n’aurait pu apaiser le cœur blessé et furieux de la chevaucheuse de dragon ? Il n’avait pas le savoir pour le faire, alors il se contentait de la rassurer. Il n’ignorait rien, et il était là. Voici ce que ces deux simples mots signifiaient. Puis, il se décala sur la droite et désigna d’une main Daena, le petit feu de camp, l’écuyer, le chevalier-lige, et le serviteur avec en toile de fond le petit pavillon dressé pour les époux Redwyne.


« Souhaites-tu te joindre à nous ? Le vin est mauvais mais la compagnie est bonne. »

Aylan Redwyne

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MessageSujet: Re: Les mondes meurent, puisqu'ils naissent.   Les mondes meurent, puisqu'ils naissent. EmptyJeu 26 Mar - 17:50



Les mondes meurent puisqu'ils naissent
L'an 1, 10eme mois, 1ere semaine  
Un frisson secoua la jeune Redwyne, l'ambiance au sein de la campagne, ainsi que le temps était plus que morose. Comme chaque soir, elle avait tenté de se rendre utile, n'ayant pas de blessés à qui porter des soins, elle s'était occupée d'aider au montage du campement pour la nuit. Accroupie non loin du feu, Daena avait fait bouillir de l'eau afin de nettoyer les quelques instruments qu'elle possédait. Bien qu'ils n'aient pas servi aujourd'hui, on lui avait apprit que le meilleur moyen de prodiguer des soins efficaces était avant tout d'avoir des outils propres, alors chaque jour, de façon assidue, elle nettoyait ses petits couteaux et autres tissus ou bandages. La plupart du temps, elle arrachait simplement les vêtements des hommes blessés pour les bander avec, cependant, durant ces dernières semaines, la jeune femme avait réussi à trouver quelques chutes d'étoffes de mauvaises qualités ce qui lui permettait à présenter de bander ou essuyer les plaies avec des chiffons propres, cela faisait une grande différence.

Les manches relevées, la tête baissée, ses longs cheveux blonds tressés dans son dos, elle essorait avec énergie un large rectangle de coton, initialement blanc, à présent brun aux traces rougeâtres. Elle s'était créé un petit étendoir, suffisamment loin de l'âtre incandescent pour que ses tissus ne prennent pas feu, suffisamment proche pour que ceux-là puissent rapidement sécher. Cinq petites branches, quatre profondément enfoncées dans le sol, une qui jonchait le tout et ses bandelettes qui trônaient au dessus de cette petite installation. Il fallait dire qu'elle n'était pas peu fière d'avoir réussi à mettre en place ce stratagème. Les tissus humides et sales avaient tendance à aggraver les blessures, ingénieuse, Daena avait trouvé un moyen de soigner mieux qu'elle ne savait déjà le faire.

Malgré la chaleur de l'eau sur ses mains, la tombée de la nuit la fit frissonner. L'été n'était toujours pas revenu, la chaleur n'était pas au rendez-vous et ses bras nus commençaient à trembler à cause de la fraîcheur. Achevant sa tâche, sans relever les yeux, elle secoua ses mains, posa la dernière bandelette sur sa petite invention et essuya ses mains sur le tablier qu'elle portait encore, avec nonchalance.  Ses instruments, fraîchement lavé reposaient sur un petit tronc d'arbre recouvert par un tissu propre, également non loin du feu. Soupirant doucement, abaissant ses manches et ôtant son tablier, elle releva la tête en entendant un peu d'agitation. Elle ne sut cacher sa surprise : Rhaenys était là, à quelques mètres d'elle. Voilà des jours que personne ne l'avait vu au sol, elle passait le plus clair de son temps dans les airs, et loin de tous. La tentative d'assassinat sur ses enfants l'avaient secouée bien plus qu'elle ne voulait l'admettre, ou du moins, le montrer. Daena qui l'avait si longtemps côtoyé pouvait lire clairement en sa cousine, elle la savait particulièrement fragile à cet instant.

Si le cœur de la jeune femme fut un instant réchauffé par la présence de sa chère cousine, la joie fut de courte durée puisqu'elle reconnut la voix de son époux, débout prêt du feu « Souhaites-tu te joindre à nous ? Le vin est mauvais mais la compagnie est bonne. » Se relevant doucement, Daena enfonça son tablier dans la sacoche de cuir dans laquelle elle fourrait ses instruments et fit quelques pas pour se placer aux côtés de son époux à qui elle lança un bref regard sans s'y attarder. Elle lança un doux sourire à Rhaenys, celui-ci se voulait encourageant et chaleureux. Rhaenys avaient les traits tirés, malgré cela, habillée par sa grosse armure, elle en imposait. La Reine avait toujours été habitée par un charisme inégalable. Même son époux n'en imposait pas autant. Observant ceux qui l'entouraient, Daena se sentait bien négligée à cet instant, vêtue d'un pantalon dont les multiples reprises et anciennes tâches de sang détérioraient l'apparence, elle, pourtant fille de bonnes familles, ressemblaient plus à une gueuse qu'à une ancienne Dame de compagnie. Ses cheveux attachés en tresses tombaient de manière désinvolte sur son épaule, certaines mèches s'en échappaient même, lui donnant un air presque sauvage. Daena ne cessait de comparer sa tenue de celles qui l'entouraient. La plupart des soldats portaient des armures et côtes de mailles, de lourdes épées, de gros boucliers, certaines étaient même encore propres. Quelle allure ils avaient tous !

Frottant doucement ses mains entre elles pour les réchauffer, elle reposa ses yeux sur Rhaenys dont l'hésitation était bien lisible. « C'est un plaisir de vous voir ici, commença-t-elle doucement, votre présence va réchauffer le cœur de tout le monde.... Venez donc vous installer un instant avec nous. » Accompagnant ses paroles d'un geste, elle tendit une main tremblante en direction de sa Reine, quelque peu intimidée par la garde rapprochée de Rhaenys, elle tenta de les ignoraer, plongeant ses prunelles dans celles de sa cousine, ignorant toujours son époux dont les douces paroles envers Rhaenys résonnaient amèrement dans l'esprit de Daena.

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What I've felt What I've known Never shined through in what I've shown Never be
Daena Redwyne

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