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I want my imperfection as my reason for being
MessageSujet: I want my imperfection as my reason for being    I want my imperfection as my reason for being EmptyVen 10 Jan - 12:36



Les terres de l’Orage, An 1, mois 10, semaine 1

Je me sentais éreintée. Je n’avais plus l’habitude, plus du tout l’habitude de voler aussi longtemps, aussi souvent. Chaque muscle de mon corps était tiré et douloureux. L’armure que m’obligeait à porter Torrhen en était la principale cause. Elle était lourde et m’entravait. Elle n’avait rien à voir avec la tenue de cuir que j’avais l’habitude de porter et je savais qu’elle était aussi gênante pour ma sœur. Elle pouvait supporter sans problème mon poids mais j’étais moins habile, moins rapide aussi. J’avais plus de mal à la guider car dès qu’il s’agissait de bouger les bras pour la faire aller d’un côté ou de l’autre, de la faire descendre ou remonter, c’était plus… Fastidieux. Et si ses écailles n’étaient pas aussi solides, je l’aurais blessé en glissant à cause de la pluie qui était tombée sans discontinuité toute la journée. J’avais hésité à voler au-dessus des nuages pour l’éviter mais si je le faisais, je ne pouvais plus voir ce qui se passait en bas au sol, exposant les troupes à un éventuel danger.

J’avais regagné le campement plus tôt que les jours précédents. J’avais froid, et j’avais mal partout. Je voulais me débarrasser au plus tôt de cette armure de malheur et plonger dans un bain chaud. J’avais même envoyé l’un de mes gardes prévenir les aides de camps de mon époux de le préparer, et d’aller chercher ensuite l’une des dames de la troupe. Kora ne serait pas disponible, et je serais bien incapable, seule, de me déharnacher. Avant de rejoindre ma tente, je m’étais rendue auprès de Kora, la trouvant en compagnie de Mina. Je lui adressais un léger salut, avant de venir embrasser mes enfants, m’assurant qu’ils allaient bien. Je m’étais entretenue quelques instants avec Gawain avant de les laisser, me forçant à ne pas m’y attarder. Cela me manquait de ne pas les avoir avec moi. Mais c’était pour leur sécurité. Rares étaient les personnes sachant où ils se trouvaient, encore plus ceux pouvant les approcher. Je ne pouvais pas prendre le risque d’alerter nos ennemies. Pas après ce qui s’était passé à Accalmie. Pas après que…

J’étais encore en colère, très en colère. Mais je la ravalais, chaque jour y arrivant un peu plus. Je l’avais dit à Lyham, nous ne pouvions pas oublier notre douleur, notre souffrance. Le temps ne l’effaçait pas. Il permettait seulement d’apprendre à vivre avec, de s’y habituer. En tout cas, tel était mon cas, même si je me doutais bien que tous géraient leur deuil différemment. Je poussais un soupir de soulagement en entrant dans la tente qui avait été montée pour Torrhen et moi. Ses aides de camps finissaient tout juste de verser de l’eau chaude dans un grand baquet. J’ôtais la pièce d’armure de ma main pour la glisser dans l’eau, et masquer ma grimace. Elle n’était pas assez chaude, pas pour moi, mais je me gardais bien de leur indiquer. Ils avaient déjà porté toute cette eau jusqu’ici. Je n’allais pas leur reprocher une température qui convenait parfaitement à mon époux… Ou tout autre personne. Je m’en contenterais. Une fois sorti, je commençais à enlever tout ce qui était à ma portée. Je me débattais avec l’une des pièces sur mon épaule quand on m’annonça l’arrivée de Dame Allyrion. Daena devait surement être occupée ailleurs pour qu’on est demandé à la noble dornienne de venir à ma rencontre. J’hésitais un instant, quelques secondes à peine avant d’indiquer qu’elle pouvait entrer. J’inclinais la tête à son arrivée pour la saluer. Lady Allyrion. puis j’ajoutais Puissiez-vous pardonner ma garde de vous avoir déranger. Lady Swann et Lady Redwyne ne sont pas disponibles et je suis bien incapable de me débrouiller seule avec… Tout ça. je désignais l’armure non sans grimacer. Et je ne peux pas demander à l’un de mes gardes de m’aider sans entacher la réputation de mon époux. Je n’étais pas pudique. Un corps est un corps et je portais des dessous sous mon armure. Mais ce n’était pas convenable. Pas du tout même. Qu’un autre homme puisse me toucher et me voir… Cela ferait trop de tord à Torrhen. J’étais vraiment embêter de devoir demander à Mahée. Elle avait sans doute bien mieux à faire que d’être ici, obligé à m’aider. Cela ne devrait pas prendre beaucoup de temps. ajoutais-je autant pour elle que pour moi.  








Hēnkirī

Rhaenys Braenaryon

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MessageSujet: Re: I want my imperfection as my reason for being    I want my imperfection as my reason for being EmptyVen 10 Jan - 17:05




   
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MessageSujet: Re: I want my imperfection as my reason for being    I want my imperfection as my reason for being EmptySam 11 Jan - 22:40



Les terres de l’Orage, An 1, mois 10, semaine 1

Je ne m’étais pas attendue à ce que Mahée Allyrion ne vienne m’aider. Elle était l’une des dames de notre suite, mais je me sentais gênée de lui demander son concours. Nul doute que je l’avais dérangé se faisant. Elle n’était pas de ces femmes qui attendaient sagement sans rien faire, sans rien penser, dans leur tente. Je la connaissais peu, il était vrai mais elle me semblait être de celles à l’image d’Argella, conquérante, refusant ce simple rôle de potiche que tous les hommes attendent d’elle. Sa tenue en était le parfait exemple. Elle n’était pas en robe comme on aurait pu s’y attendre. Elle avait opté pour quelque chose de plus pratique… Et ce n’était pas moi qui lui jetterais la pierre. Lorsque je ne portais pas cette armure, lorsque je volais, j’étais de cuir vêtu, avec des pièces ne m’entravant pas, mais me permettant de bouger à mon aise, sans gêne aucune. Sauvageonne. Ma mère m’appelait parfois… Non, souvent pour ne pas dire tout le temps, ainsi lorsque j’étais jeune. Je n’avais jamais pris soin de ces robes dont on m’habillait chaque matin. Je ne comptais plus le nombre qu’elle avait dû faire rafistoler, ou jeter, trop tâchées par mes péripéties… Ou plutôt comme j’aimais à les appeler, mes aventures. Et si je n’avais jamais porté un pantalon, c’était uniquement parce qu’Aegon m’avait mis en garde de ne pas pousser trop notre Mère au risque de ne plus pouvoir sortir de ma chambre. J’avais été raisonnable et je l’avais écouté ce jour-là, reconnaissant que même Père ne pourrait pas prendre ma défense sur ce point. Il pouvait accepter aussi bien des choses, mais je restais une Princesse malgré tout… Malgré moi d’ailleurs.

Je n’avais pas pu retenir un soupir en demandant de l’aide à la dornienne. Je détestais cela, de devoir dépendre des autres et ne pouvoir pas me débrouiller seule. Mais je savais reconnaitre mes limites et là, c’en était une. J’avais besoin de Kora pour l’enfiler et l’enlever seule était impossible. Il y avait trop de lanières et boucles à défaire et je n’étais pas assez souple avec toutes ses pièces d’armures pour les attraper. Un léger sourire orna son beau visage quand elle m’indiqua qu’elle acceptait de m’aider, même si cela nous demanderait un peu de temps. Elle évoqua l’eau de mon bain et je lui fis un signe négatif de la tête tout en lui disant Ne vous en faites pas pour mon bain. Une pièce après les autres, Mahée Allyrion m’aidait à me retrouver ma liberté de mouvement. D’abord Noire-sœur – qui restait à portée de main malgré tout – puis l’armure à proprement parlé. La jeune femme était méthodique. Elle n’était peut-être pas aussi rapide que Kora, ou les écuyers de mon époux, mais elle se débrouillait admirablement bien… Et elle n’oubliait pas des pièces que, de mon côté, j’aurais oublié et essayait d’enlever plus tard en vain. Son ordre était le bon et elle n’avait pas besoin de moi pour savoir ce qu’elle devait détacher. Heureusement d’ailleurs car j’aurais été incapable de m’en rappeler comme elle le faisait. Alors qu’elle finissait par me débarrasser, je lui demandais, par curiosité Vous avez déjà fait cela avant… Etes-ce avec votre époux, votre frère, ou votre père ?. Les gestes de la dornienne était précis et minutieux. Ce n’était pas la première fois qu’elle aidait quelqu’un, de cela j’en étais certaine. J’étais curieuse de savoir qu’elle était l’homme de sa famille qui avait fait appel à elle. Je n’avais jamais été sollicitée pour aider à enlever une armure, et je ne m’en étais de toute façon jamais préoccupée pour être honnête. Entre deux plaques d’acier qu’elle enlevait, elle me reparlait du baquet qui m’attendait non loin. Encore une fois, je secouais légèrement la tête, avant de lui réponse simplement Il faudrait qu’elle soit bien moins froide. Mais je saurais m’en accommoder. C’est déjà bien que je puisse en avoir un et ne pas avoir à me baigner dans un ruisseau. l’eau fumait pourtant, elle était insuffisamment chaude pour moi. Ou du moins elle l’était mais ce n’était pas ainsi que je l’aimais et qu’elle m’aiderait à détendre mes muscles et mon corps. Sa température convenait à tout autre être qu’un Dragon, mais je ne demanderais à ce qu’elle soit changée… Ni ne la bouderait. Les aides de camps de Torrhen avaient donné de leur temps et de leur force pour remplir le baquet, et je n’étais pas femme à l’ignorer. Hors de question de faire comme si cela était normal et dû, car ce n’était pas le cas. Ou du moins à mes yeux.

Je lâchais un soupir de soulagement quand mon armure fut entièrement défaite. La chemise de lin était légère, et il ne faisait pas bien chaud, mais j’étais bien trop contente de ne plus avoir les pièces d’acier sur moi pour me préoccuper d’autre chose. J’allais jusqu’à la Dornienne lorsqu’elle se pencha pour en ramasser quelques pièces. Laissez Lady Allyrion. Vous m’avez déjà beaucoup aidé. Ce n’est pas à vous de vous en occuper. Non c’était à moi et c’est ce que je fis. Je récupérais celles qu’elle avait en main – sans lui laisser le choix – pour venir les poser sur l’une des chaises présentes. Je les arrangeais comme je le pouvais, les rassemblant toutes au même endroit. Ce n’était pas exactement comme cela que Kora les rangeait, mais j’avais fait mon maximum et je savais que cela suffirait pour ce soir en tout cas. Il allait me falloir me montrer plus attentive les prochaines fois. Je me relevais en grimaçant avant de bouger légèrement mes épaules, d’abord vers l’arrière, puis vers l’avant. Je tirais sur mon bras en le bloquant contre ma poitrine. D’abord le bras, puis le gauche. Ils me faisaient mal. Mais moins que hier. Je commençais à m’adapter à cette douleur. Je fouillais ensuite dans mes cheveux pour retirer barrettes et ficelles qui s’y trouvait. Je restais debout, de peur qu’une fois assise, je n’ai plus la force de me relever. Tout en le faisant, je dis à la Dornienne, la regardant. Merci beaucoup pour votre aide. Je n’y serai vraiment pas arrivée seule. Je vous suis redevable. Si vous avez besoin de la moindre chose, n’hésitez pas. Oh mais vous saignez. Attendez. Sa chemise s’était légèrement tâchée sur son avant-bras. Je me retournais pour récupérer le petit sac que j’avais posé sur la table en entrant sous la tente. Je pris un petit récipient, prélevais de l’eau du bain, avant d’y ajouter quelques feuilles. Je les écrasais jusqu’à ce qu’elles forment une pate verdâtre. Je pris aussi un morceau de tissu propre, puis allais jusqu’à elle. Je la fis s’asseoir, avant de relever sa chemise. J’appliquais sur sa coupure l’onguent en grande quantité, recouvrant sa belle peau ébène. Puis j’enroulais le tissu tout autour plusieurs fois. Je fis un léger nœud pour en lui disant. Cela risque de gratter légèrement d’ici quelques heures. Si vous n’arrivez vraiment pas à le supporter, mettez de l’eau dessus. Mais si vous pouvez le supporter, gardez-le toute la nuit. Vous cicatriserez plus vite et vous n’en garderez pas de traces. Je n’étais pas aussi douée que Yesaminda. Mais je connaissais quelques remèdes. J’avais grandi avec un dragon. J’avais eu mon lot de griffures et de morsures. Ma peau était ornée de multiples cicatrices, certaines très fines, d’autres bien plus grandes. J’en avais caché beaucoup au mestre de Peyredragon plus jeune, par crainte qu’il ne vienne le signaler à ma Mère… Si bien que mon Père avait fini par m’apprendre quelques petites astuces, dont celles-ci, pour les petites blessures superficielles.

 








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MessageSujet: Re: I want my imperfection as my reason for being    I want my imperfection as my reason for being EmptyDim 12 Jan - 12:13




   
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MessageSujet: Re: I want my imperfection as my reason for being    I want my imperfection as my reason for being EmptyDim 26 Jan - 15:52



Les terres de l’Orage, An 1, mois 10, semaine 1

Libérée de mon armure, je me sentais mieux. Je ne serais sans doute pas capable de courir de nombreux kilomètres mais au moins pouvais-je bouger plus à mon aise, étirer mes muscles et mes membres. Je me sentais plus libre, bien moins oppressée, et cela, je le devais à la Dornienne que j’interrogeais par curiosité plus qu’autre chose. Elle était libre à tout moment de ne pas me répondre si elle ne me désirait pas. Je l’écoutais alors qu’elle me répondait avec franchise, me livrant un bout de son histoire. J’inclinais légèrement la tête, la remerciant pour sa réponse, tout en prenant le temps de réfléchir à mes prochains mots. Jamais si les dieux le veulent, il n’aura à l’apprendre. Mais cette pensée est utopiste… Si vous décidez de le faire venir sur les terres de l’Empire, je puis demander à Baâl Forel de le prendre sous son aile. C’est un homme bon et un très bon instructeur. Encore une fois, elle pouvait refuser, ou accepter. Aujourd’hui, demain, dans une année. Je n’attendais pas de retour immédiat, ni de retour tout court si elle ne le désirait pas. C’était là une simple proposition, sans arrière-pensée.

Son rire me surprend. Il est chaleureux, enjoué. Quelque part, il réchauffe mon âme et mon cœur. Triste, j’en oubliais que la vie pouvait continuer. Toute joie n’avait pas disparu et c’était un rappel important et nécessaire pour avancer, surtout lorsqu’elle est spontanée et non préméditée. J’ai toujours détesté les faux semblants. Je ne les ai jamais aimés d’aussi loin que je m’en souvienne. Combien de femmes avais-je pu voir riant à gorge déployée face à Aegon alors même qu’il n’avait rien dit pouvant pousser à cela ? Combien de fois leur en avais-je fait la remarque et cela même après que Père m’ait indiqué que ce n’était pas polie ni convenable pour une femme de mon rang ? Je secouais doucement la tête avant de lui faire un maigre sourire, qui grandit un peu plus à ses paroles. Je ris même à mon tour, bien que très légèrement. Je ne suis pas certaine que beaucoup puissent supporter pareille chaleur… Ni que mon époux soit d’accord pour que j’apparaisse comme le repas d’autres personnes. lui répondis-je doucement, sur un ton semblable aux siens avant d’arranger mon armure pour qu’elle n’ait pas à le faire. Et alors que je la remercie, je m’aperçois qu’elle est blessée. Cela est superficielle mais ne m’empêche pas de la soigner tout en lui répondant Et des crocs. On a tendance à les oublier… à tord. La conversation était légère et tant mieux. C’était ce dont j’avais besoin pour l’heure. Rhaenys suffit. lui indiquais-je lorsqu’elle m’interpella par mon titre une seconde fois. Nous sommes seules, dans l’intimité de ma tente, et elle venait de m’aider à ôter mon armure. Je laissais toujours mes titres ronflants aux portes de mes quartiers… Aussi provisoires et changeants soient-ils. Je tourne mon regard vers elle et l’écoute alors que je sens l’hésitation en elle. Elle cherche ses mots et la laisse le faire. Je ne peux m’empêcher d’arquer un sourcil lorsqu’elle parle d’outre passer l’autorité de Torrhen mais je ne la coupe pas. J’attends qu’elle ait finie avant de lui répondre. Non, je ne vous y autorises pas car cela serait inutile. Kora a pour habitude de la laver avant de la suspendre avec grand soin. Elle le fera malgré vos précautions, même si vous êtes extrêmement précise. C’est une femme très entêtée… Lui dis-je doucement mais fermement. Elle n’avait vraiment pas besoin de se préoccuper de mon armure. Pour ce qui est de Torrhen… Lui dis-je tout en récupérant dans l’une des males mon nécessaire à toilette et quelques draps secs. Vous l’avez sans doute remarqué, je suis autant sous son autorité et ses ordres que lui vis-à-vis de moi. Je prends mes propres décisions, toute femme suis-je. Il était important qu’elle le comprenne. Je ne dépendais pas de Torrhen et je prenais seule mes responsabilités. Je ne lui demandais jamais la permission. Nous parlions, nous débattions, mais il n’avait pas le dernier mot sur ma personne, comme je n’avais pas et ne voulais pas avoir le dernier mot sur lui. Nous étions au-dessus de cela. Nous nous respections assez pour cela. Nous marchons ensembles, côte à côte. Rassurez-vous, il ne dégage nullement de vous une impression d’oisiveté. lui dis-je ensuite tout en passant derrière le paravent. Je me délestais des derniers vêtements que je portais, avant d’attacher mes cheveux légèrement en hauteur, pour ne pas les mouiller immédiatement. Cela fait, je me dirigeais aussitôt vers le baquet d’eau. Je grimaçais en sentant la température. C’était certain, je ne m’y attarderais pas. Je plongeais à l’intérieur le savon puis commençais à me laver, tout en lui disant. Parlez-moi de votre proposition et de votre remède.










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MessageSujet: Re: I want my imperfection as my reason for being    I want my imperfection as my reason for being EmptyLun 27 Jan - 17:43




   
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MessageSujet: Re: I want my imperfection as my reason for being    I want my imperfection as my reason for being EmptyHier à 14:46



Les terres de l’Orage, An 1, mois 10, semaine 1

Je fis un signe de la tête à la dornienne. De la générosité, je n’en étais pas certaine. Cela me semblait normal de pouvoir offrir à sa famille ce dont elle aurait besoin. La décision finale lui revenait et elle pouvait accepter comme refusé. Je ne prendrais offense ni de l’un ni de l’autre. C’était un choix qu’elle devait prendre seule, telle la chef de famille qu’elle était devenue à la mort de son époux.

La jeune femme arrive à me tirer un sourire, ce qui n’est pas une maigre affaire ces derniers temps. Son image est assez drôle bien qu’elle donnerait surement à Torrhen des sueurs froides rien que de l’imaginer. Nous étions l’un et l’autre aussi différents que complémentaires. Cela fonctionnait, cette combinaison de la Glace qu’il incarnait et de ce feu que je représentais. Peu auraient parié sur nous, et notre union et pourtant, elle était plus solide que la majorité des mariages de Westeros. Ma vie était entre ses mains comme la sienne était entre les miennes. Si nous devions tomber, nous le ferions à deux. Et si nous devions vaincre, ce sera côte à côté. Le Nordien ne sera jamais Aegon, ni même Orys. Il n’avait pas besoin d’être comme eux pour avoir ma confiance, mon respect, et mon amour. Je l’acceptais tel qu’il était et il savait me rendre cette politesse. Peu d’homme l’aurait fait. Peu d’homme aurait pu accepter la nature de mon cœur et les sentiments qu’ils pouvaient avoir. Cette guerre nous a uni mais nos âmes se sont trouvés. Répondis-je à Mahée à ses propos concernant cette relation particulière que j’avais avec mon époux. Nous faisons partis de ces rares mariages arrangés devenus mariage d’amour. Aussi est-ce mon devoir et mon droit de le préserver… Ne serait-ce un peu de mes différentes… Excentricités. S’il n’est pas homme jaloux ou possessif, j’ai bien peur cependant qu’il soit tout de même un homme fier.  ajoutais-je non sans un sourire. Je n’étais pas commune j’en avais conscience. Je n’étais pas née pour devenir épouse parfaite. Je n’étais pas une personnalité faites pour s’attacher à un seul homme. Je n’étais pas un modèle pour les petites filles de la noblesse. Trop original, top excentrique, trop têtue, trop artiste. Si je n’étais pas née princesse sur les terres de Peyredragon, j’aurais sans aucun doute était mise sur le banc de la noblesse, trop unique.  

Lorsqu’on évoque me « crocs » de dragon, je lui adresse un maigre sourire un peu sombre. On pouvait me qualifier de bien des choses, et avoir « les dents longues » en faisait partie. Je l’avais entendu plus d’une fois, de manière détournée ou plus ouvertement. Je n’étais qu’une étrangère ambitieuse pour bien des personnes quand bien même j’ai poussé mon premier cri sur des terres de Westeros. Je chevauche des dragons, des êtres monstrueux qui devaient être tués, exterminés. Des insultes, j’en essuyais et en essuierais encore de nombreuses. Dire que cela ne m’avait jamais touché serait un mensonge. J’avais simplement appris à vivre avec et à ne pas les laisser me détourner de mon objectif. Pour la petite fille protégée que j’avais été entre les murs de Peyredragon dont la seule préoccupation était de défendre l’honneur de son Valonqar qu’on targuait trop souvent à son goût de « bâtard », la réalité avait été brutale. Elle ne m’avait pas anéanti parce qu’Orys avait été là pour essuyer la plupart des coups et me pousser à les ignorer, à en faire une force.

Je fis un vague signe de la main à la belle dornienne. Nul besoin de s’appesantir en excuses. Le plus important à mes yeux était qu’elle est compris que Torrhen et  moi étions égaux. C’était là notre plus grande force. Aussi femme étais-je née, je n’étais pas écrasée par l’autorité de mon époux. S’il pouvait prendre le pas sur des sujets, il le faisait toujours avec mon consentement. Je n’étais pas sotte ni prétentieuse au point de me penser à sa hauteur dans tous les domaines. Il comblait bien des lacunes que j’avais et je lui rendais la pareille. Je savais m’éclipser sur les sujets que je ne maitrisais pas et il me rendait la politesse. C’était ce qui faisait que nous étions aussi forts l’un avec l’autre. Nous connaissions nos limites, limites comblées par l’autre. Si avec Aegon il y avait entre nous une hiérarchie implicite, ce n’était pas le cas avec le Nordien.

Installée dans un bain bien trop froid pour le dragon que j’étais, j’interrogeais la noble sur ce remède qu’elle avait évoqué, réellement curieuse de connaitre ce qu’elle voulait me proposer. Je la sens chercher ses mots, comme par peur de m’offenser ou de paraitre… Indécente ? Cela n’arriverait jamais, pas en ma compagnie en tout cas. J’étais bien loin de l’image parfois innocente que l’on pouvait s’imaginer. Tout en continuant à me laver, je la laisse finir, ne l’interrompant pas, même si un léger sourire se dessine sur mon visage. Je relève le regard vers celle qui a tourné le sien dans une autre direction. Je comprends mieux pourquoi Torrhen a refusé. Il n’est pas homme à s’abandonner entre les mains d’une femme… lui dis-je pour qu’elle cesse de s’inquiéter de ce côté-là. C’était là un privilège qu’il m’accordait et que je savais savourer à sa juste valeur. Il n’était pas homme tactile, sauf avec moi. Il était froid, dur, austère, sauf envers moi. Je connaissais le feu qui brûlait sous l’ épaisse couche de glace qui le caractérisait. C’était l’un de mes trésors les plus précieux. L’avez-vous déjà fait ? Masser le corps d’une femme ? lui demandais-je tout en reprenant ma toilette. Notre peau est bien plus sensible et réactive que celle d’un homme lorsqu’on la cajole. Bien plus douce aussi. Il est si facile de s’y égarer, et ce n’est pas la gente masculine qui pourrait me contredire. N’éprouvent-ils pas après tout cette obsession à nous dévêtir et essayer de nous conquérir entièrement, avec impatience ? Je détachais mes cheveux, avant de m’immergeais quelques instants dans l’eau. Si l’on en croit tout ce qui se dit sur Dorne, vos hommes et vos femmes sont connus pour être moins… Etriqués dirons-nous dans ce que d’autres appellent avec fierté « pudeur nécessaire » et « valeur morale ». Quant est-il de vous Mahée ? A quelle catégorie de personnes appartenez-vous ? Aux biens pensants ou aux plus… Libertins ? Je m’étais adossée contre le baquet, les bras appuyé de chaque côté. Je la regardais tout en lui parlant, examinant ces réactions à mes mots. J’étais curieuse, oui véritable curieuse.









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MessageSujet: Re: I want my imperfection as my reason for being    I want my imperfection as my reason for being EmptyHier à 18:45


Mahée écoute, sans commenter, cette tranche d’intimité que lui offre l’Impératrice, sans juger. Elle accepte l’histoire, tente d’en comprendre le sens et les nuances que cherche à lui donner Rhaenys, et par laquelle elle se laisse volontiers charmer. Les élus auront eu de la chance. Il en faut. Elle leur souhaite que ça dure, ne doute pas que ça soit le cas. Sans peine, la dornienne appréhende le portrait que la nymphe à la chevelure argentée tente de dresser de son époux. Plus que les termes, le ton qu’elle emploie et la tranquillité avec laquelle elle s’exprime trahit ce que Mahée pense être un grand respect, une grande considération pour son partenaire de vie. Aussi, en prenant en compte ces spéculations, il n’est pas difficile de croire qu’ils s’aiment, et, comme l’a dit Sa Majesté, que leurs âmes se soient trouvées. La chose étant aussi jolie que factuelle, elle n’appelle pas d’autre réponse de la part de la jeune femme au teint halé qu’un sourire qui exprime tout de sa profonde empathie. Elle-même n’a jamais connu ce genre de félicité, mais elle n’a aucune peine à concevoir que ça puisse exister, et, pour avoir souvent désiré aimer de la sorte, trouve plutôt encourageant d’avoir une démonstration que ce genre de choses arrivent.

Pendant une seconde, elle craint que sa plaisanterie à propos de la longueur des crocs du dragon, plaisanterie innocente sur le sens littéral desdites quenottes, et non sur l’ambition d’une Impératrice qu’elle connaissait à peine, en raison du sourire sombre qui l’accueille. Doit-elle s’excuser ? L’Impératrice ne le réclame pas, en tous cas, mais Mahée relève que la chose reste ambivalente. Certes, elle a très peu échangé avec Rhaenys, mais du peu d’échanges qu’elles ont eu, la belle dame ne semble s’être jamais vexée d’un jeu de mot ou l’autre. Moins que la plaisanterie, la dornienne en vient à penser que le sous-entendu est ce qui obscurcit sa mine… Peut-être, un jour, aura-t-elle l’occasion de lui en parler, de lui demander ce qu’il en est… Mais pas ce soir, et pas maintenant, et d’ici là, la jeune femme prendra garde de mesurer ses propos sur le sujet.

Avec, ce qu’il semble, un peu d’humour dans la voix, l’Impératrice prend la peine d’expliquer le refus de son époux quant à la proposition faite par Mahée. Bien que celle-ci garde le silence, comprenant sans peine la raison, elle déplore néanmoins de ne pouvoir être vue dans ce cadre-ci comme autre chose qu’une femme. Une créature asexuée aurait fait l’affaire. A aucun moment la dornienne n’est venue soumettre cette éventualité au couple impérial avec de la luxure en tête. Elle comprend qu’on puisse l’en soupçonner bien sûr, mais ça n’en reste pas moins très désagréable. Elle, toujours si directe que ça lui en attire des problèmes, faisant quoiqu’il arrive l’objet de suspicions… La façon dont tourne le monde lui plaît de moins en moins. Et personne d’autre que la nature humaine n’est à blâmer pour cela.

Sentant le regard de la nymphe sur elle, Mahée s’agenouille respectueusement pour pouvoir rendre son regard à Rhaenys, et ne pas mettre celle-ci dans l’inconfort, ce qui aurait pu être le cas puisque, debout, la dornienne aurait eu tout loisir de se faire plaisir aux yeux en les égarant dans l’eau du bain de la dame. Si elle hoche la tête en guise d’assentiment à la réflexion sur son époux, la dornienne se laisse surprendre par la question qui suit. Elle se serait d’avantage attendu à une remontrance, peut-être une menace, mais une question si ouvertement… Sensuelle ? Jamais. Dans l’esprit conditionné de la femme au teint couleur de miel, tous les westerossis n’étant pas dorniens étaient… Pudiques. Aussi des notions telles que l’homosexualité ou simplement la sexualité tout court ne s’abordaient certainement pas de façon aussi… Ouverte, et franche.

Si la surprise est de taille, elle est, surtout, excellente, et voit immédiatement fleurir un sourire amusé sur les lèvres pleines de Mahée, se mettre à pétiller ses yeux sombres comme la nuit. La question autant que la suave sensualité de l’Impératrice dans ses propos suivants l’amusent beaucoup, d’un amusement qu’elle n’a plus connu depuis avant son départ de la Grâcedieu, avant la mort prématurée de son père… Amusement lié de près à son désir de femme, négligé depuis des mois… Pour autant, elle n’en perd pas le sens commun, a bien trop de retenue, de respect et d’amour pour la beauté de la chose, pour ne pas la voir pervertie par un empressement déplacé. Aussi commence-t-elle par simplement… Plaisanter. « Je pense être une personne ayant des valeurs morales… » Elle sourit, largement, plutôt satisfaite de son trait d’esprit, avant de reprendre, avec une désarmante franchise. « Des libertins, Ma Dame, sans l’ombre d’un doute, ni d’un remord. » Si tout dans les yeux de la dornienne trahit du divertissement qu’est cette conversation, elle n’en devient à aucun moment outrageuse ou malaisante, et pas une seule fois son regard ne se fait autre chose que respectueux quand il se pose sur Rhaenys. « Et pour répondre à votre question précédente, oui, j’ai déjà massé des femmes, votre Majesté… Autant que des hommes. Dans des contextes sensuels autant que dans des contextes platoniques. » Elle sourit toujours aussi largement, ne conservant aucun secret. « J’ai soulagé mon père de douleurs chroniques en campagne, ou des blessés pendant le siège de Ferboys, mais la sensualité d’un massage m’a parfois ouvert les bras d’un partenaire ou d’une autre. » Elle hausse légèrement les épaules. « Je sais la réputation qu’ont les dorniens, et en toute franchise votre Majesté, j’espère être de ceux qui lui font honneur, n’en déplaisent aux Septons… » Elle a un discret petit rire, avant de reprendre. « … Mais de la façon dont je conçois un échange charnel, pour que ce soit plaisant, il faut que les deux parties soient consentantes, et dans le même état d’esprit. Le respect est primordial, celui de l’autre comme celui de soi, aussi je puis vous assurer que ni vous-mêmes ni votre époux n’auriez été violés entre mes mains… A moins de le réclamer, mais ça, c’est autre chose ! » Elle choisit de clore sa promesse sur une nouvelle plaisanterie, espérant qu’en dépit du fait qu’elles se connaissent à peine, l’Impératrice puisse tout lire de sa bonne foi. Si Mahée reste une femme avec des besoins de femme, ceux-ci ne prennent jamais le pas sur sa raison. Pour elle, il y a beaucoup trop de beauté dans l’abandon d’un corps et d’un esprit à un autre pour qu’on puisse concevoir d’arracher un tel moment.



   
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MessageSujet: Re: I want my imperfection as my reason for being    I want my imperfection as my reason for being EmptyHier à 21:58



Les terres de l’Orage, An 1, mois 10, semaine 1

J’ai conscience de m’aventurer sur un terrain que certains jugeraient de dangereux. J’étais curieuse, curieuse de la position de la jeune femme, curieuse de connaitre ce que recelait réellement sa proposition. Je n’étais pas étonnée que Torrhen l’ai rejeté comme je venais de lui dire. Il avait été élevé dans une optique où il n’était pas anodin qu’une femme touche un homme. Nordien, cela ne lui semblait surement pas concevable sans la luxure pouvant en découler. Et il ne ressentait nullement le besoin de se tourner vers d’autres couches, quand bien même il le pouvait aisément. Nous étions d’accord sur ce point en nous unissant. Il était libre de prendre amantes et maitresses. J’acceptais même la présence des enfants qui pourraient découler de cela. Je savais l’affection qu’il me portait et elle ne serait nullement remise en cause s’il s’égarait entre d’autres cuisses. Mahée était une très belle femme et mon mari n’était pas aveugle. Sans doute cela serait-il trop tentant pour lui ? Allez savoir. Qu’importe, il était libre de ces choix et je ne le jugerais point sur cela.

La dornienne s’agenouille afin d’être à mon niveau, ce dont elle aurait pu s’épargner. Si elle ne voulait rester débout, elle pouvait prendre place sur une chaise sans que je ne trouve de chose à redire. Je n’étais pas du genre à exiger être au-dessus de tous en toute circonstance. Cela me dépassait beaucoup d’ailleurs. Un sourire se dessine sur ses lèvres quand je l’interroge. Elle prend le temps de me répondre, et je l’écoute avec attention jusqu’au bout même si je ne lui répond pas tout de suite. Prenez un tabouret. Vous serez bien plus à l’aise, et vous ne vous risquerez pas à vous usez des muscles qui doivent être eux aussi endoloris par ce voyage. Je me redressais pour rassembler sur une seule chaise les affaires que j’avais sorti avant de lui désigner la seconde que j’avais libéré. Tenez. Installez le où bon vous semble. ajoutais-je avant de reprendre ma position précédent et de m’adosser au baquet d’eau. Je repris le savon et commençais à le passer dans mes cheveux, de haut en bas, me faisant de nouveau la réflexion que s’ils étaient plus courts, ce serait bien plus simple pour m’en occuper. Moral et libertin ne sont pas opposés. Du moins est-ce ainsi que j’ai appris à voir les choses. lui dis-je finalement Peyredragon ne ressemble point à Dorne… Mais nous descendons d’un peuple qui ne voyait nulle barrière à l’amour, et au plaisir. Nous sommes des « étrangers » en Westeros, avec nos mœurs et notre vision du monde. Dorne était vu comme étant de mœurs légères, mais cela semblait bien plus accepté que venant de Peyredragon. Encore l’une des incohérences de Westeros que je voulais gommer. Mon peuple natal ne méritait point cela, loin de là même. Quelle est la dernière fois que vous vous êtes adonnés à ce genre de pratique ? J’imagine que votre époux ne devait guère apprécier savoir sa femme toucher un autre homme ou une autre femme. je m’arrêtais pour la regarder droit dans les yeux. Je me rapprochais d’elle d’ailleurs, faisant bouger l’eau. Je m’appuyais sur le bord, la tête posée sur mes bras, on ne peut plus attentive et toujours dévorée de cette curiosité qu’elle m’inspirait. Et quel est donc ce contexte que vous proposez alors Mahée ? Soyez honnête. Ici, nul ne vous jugera. Il n’y a aucun septons ici et ils rougiraient aussi s’ils devaient apprendre tout ce qui a peuplé mon passé. Livrez moi vos pensées gevie riña hen vēzos. Livrez moi vos intentions envers la personne de mon époux et la mienne.









Hēnkirī

Rhaenys Braenaryon

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MessageSujet: Re: I want my imperfection as my reason for being    I want my imperfection as my reason for being EmptyAujourd'hui à 15:45


La sollicitude de l’Impératrice prend quelque peu Mahée de court, qui tend la main dans l’espoir de dissuader la nymphe à la chevelure argentée, puisque celle-ci se redressant, elle offre, sans doute sans le vouloir, à la vue de la dornienne tout le haut de son corps, la peau diaphane de ses épaules, de son dos… De sa poitrine. Mahée ne détourne pas le regard… Mais ne le baisse pas non plus. Elle se contente de garder ses yeux respectueusement ancrés sur le visage de l’Impératrice, un petit sourire plein de douceur et sans une once de lubricité aux lèvres, le temps que celle-ci s’en retourne à son bain. Une fois Rhaenys installée, elle se lève posément et vient chercher la peau qui recouvre la chaise tout juste dégagée, peau qu’elle revient étendre là où elle se trouvait précédemment, et s’assieds dessus en tailleur. A choisir, Mahée préférera toujours s’asseoir au sol, sur un coussin. Il y a peu de choses qu’elle affectionne autant que les décors capiteux de Dorne, les patios où les fontaines rafraîchissent l’atmosphère, les délicieuses siestes d’après-midi, à l’ombre, alanguie sur les coussins pour ne pas mourir sous la chaleur écrasante… Elle subit les chaises plus qu’elle ne les apprécie. « Merci, votre Majesté. » Elle répond, avec simplicité. Peut-être que l’occasion lui sera donnée d’un jour parler plus longuement avec la monarque de ses goûts, de tout ce qui lui fait tellement aimer Dorne… Mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui, un autre sujet les occupe.

Elle hoche la tête, Mahée, en signe d’assentiment, approuvant ainsi les paroles de l’Impératrice, selon lesquelles valeurs morales et libertinage n’étaient pas liées. C’était le sens de sa plaisanterie, aussi acquiescer est aisé, et se fait donc avec le sourire. Ce sourire s’accompagne rapidement d’une visible lueur d’intérêt, instantanée, quand la nymphe évoque Peyredragon et la cité d’origine des Targaryens. Sa curiosité, presque ostentatoire, pourrait être palpable. Ydriss lui a déjà parlé des cités libres, évidemment, et de façon superficielle, du Fléau de Valyria, mais ce serait très différent que d’avoir un récit de première main… Des dizaines de questions se bousculent derrière les lèvres de la dornienne, qui pourtant demeurent closes, la jeune femme espérant que la nymphe acceptera de s’étendre un peu plus longuement sur le sujet… Mais non. La façon que l’Impératrice a d’y revenir fait discrètement rire Mahée, qui, en son fort intérieur, convient que la belle dame ne perd pas le nord !

Plus que la question concernant son mari, celle concernant la fréquence à laquelle elle s’adonne à la chose, étant particulièrement personnelle, fait monter un léger fard aux joues de la jeune femme au teint couleur de miel. Sur le point de répondre, elle est coupée dans son élan quand Rhaenys reprend, posant une question plus embarrassante encore, en plus de saisir la dornienne, déjà immobile, comme hypnotisée par les gestes pleins d’une belle sensualité de la reine, par la jolie teinte violine de ses iris, elle se fige tout à fait à l’entente du valyrien, et a besoin de quelques secondes pour comprendre de quoi il s’agit, et, enfin, d’en faire la traduction. Cette traduction, plus encore que les questions, finit de faire visiblement rougir la jeune femme, touchée d’être désignée par des termes aussi poétiques. Elle rit un rien et baisse un instant les yeux, assurément flattée, pour se redonner une contenance et pouvoir répondre aux questions de l’Impératrice une fois son nez relevé et l’onyx de ses iris fermement ancré dans les belles améthystes de la nymphe. « Mon époux étant lysien, ses mœurs étaient très proches des dorniens. Nos relations en dehors de notre mariage nous ont permis d’appréhender de façon plus sereine notre propre relation. S’il ne m’encourageait pas à avoir des amants ou amantes, il n’a jamais cherché à m’en dissuader, et je faisais la même chose avec lui. Nous nouions les relations que nous souhaitions nouer, quand nous le souhaitions et comme nous le souhaitions. Si nous voulions le partager avec l’autre, tout ou partie, ou en parler, nous le pouvions, mais gardions chacun notre jardin secret. » Elle sourit, avec simplicité. Son mariage était loin d’avoir été aussi parfait que celui du couple impérial, mais Ydriss et elle avaient tout fait pour le gérer en bonne intelligence, dès qu’il fut évident qu’ils ne nourriraient jamais d’amour l’un pour l’autre. Trop semblables et trop différents à la fois, ils auraient été beaucoup plus à l’aise dans une relation de camaraderie, peut-être de fraternité, mais n’étaient pas destinés à partager de romance. Du reste, ce n’était pas ce qu’on leur demandait. Tout ce qu’on attendait d’eux, c’était de ne pas compromettre la Grâcedieu avec eux-mêmes, et heureusement, ils se retrouvaient dans le sens du devoir.

Arrive la question à laquelle il apparaît, à Mahée, le plus difficile d’apporter une réponse. Elle sait, elle, ce qu’elle a en tête mais l’exprimer sans induire un milliers d’idées annexes, de connotations plus ou moins vraies, lui semble extrêmement difficile. Elle a besoin de peser ses mots un long moment, avant de répondre avec cette honnêteté de laquelle elle ne s’est jamais départie, au même titre que son sourire. « Mes intentions lorsque je me suis présentée à votre époux étaient simplement, si je le pouvais, de lui permettre de dormir quelques nuits sans douleurs, et vous, de vous délasser en profondeur… » Elle marque une petite pause, échange un regard qu’elle voudrait complice avec l’Impératrice, et reprend. « Je suis une femme pragmatique, mais je ne suis qu’une femme… Je peux dompter mes penchants sans peine, peux choisir de régresser au stade animal ou pas, mais est-ce que ce contrôle supprime ces penchants ? Non. » Elle retient un soupir, malgré ses épaules qui s’affaissent légèrement. « Vous êtes une femme sublime avec un charme indéniable, et le charisme de votre époux force respect et admiration. Je crois que n’importe qui serait plus que bienheureux de partager votre couche, à l’un, l’autre, ou mieux encore, avec vous deux. C’est ce que je crois. Est-ce que je me figure y avoir droit ? Non. Est-ce que je me projette comme y ayant droit ? Non. Mais je ne suis qu’une femme. Dire que je ne l’espère pas, alors que vous m’accordez suffisamment de confiance pour me permettre de rester à vos côtés pendant vos ablutions, serait vous mentir, gevie gēlenka ōghar ābrar… » Elle hausse à nouveau les épaules. « Je ne me permettrai jamais d’outre-passer vos barrières et d’investir votre zone de confort… Outre nos statuts respectifs qui m’en prévalent, les contacts intimes sont quelque chose de particulièrement sacré à mes yeux… Comme je vous l’ai dit, ils ne peuvent se faire sans consentement mutuel, sans respect, à mon sens. Je vous prie donc de croire, votre Majesté, que vous heurter est la dernière de mes ambitions, et donc que si je ne peux malheureusement avoir aucun contrôle sur mon imagination, de laquelle je partage le secret avec vous, mes gestes sont, quant à eux, entièrement sous contrôle. » Ayant la sensation d’avoir été profondément honnête avec l’Impératrice, Mahée se sent… Comme soulagée. Non pas qu’elle lui mentait avant ça, loin s’en faut, mais ça lui fait beaucoup de bien d’avoir pu se confier à ce sujet. Bien sûr, elle a eu son content de discussions grivoises et de complicité en compagnie de sa Majesté Rowenna, mais leur relation est très différente de celle qui existe, balbutiante, entre l’Impératrice et elle.



   
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