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Cause you’re made of strength and mercy
MessageSujet: Cause you’re made of strength and mercy   Cause you’re made of strength and mercy EmptyVen 3 Jan - 17:46



Les terres de l’Orage, An 1, mois 10, semaine 1

Je ne me sentais pas bien aujourd’hui. Cela faisait maintenant quelques jours mais j’avais refusé de le reconnaitre. Il n’était pas question d’en parler, ou de le montrer. Il n’était pas question que notre cortège prenne du retard par ma faute. Alors j’avais pris sur moi, persuadée que cela allait passer. Mais ce n’était pas le cas. J’en avais pris conscience en manquant de tomber de Meraxès, à une bourrasque de vent un peu plus forte que les autres. Elle avait grondé après avoir basculé pour que je ne quitte pas son dos. Cela n’aurait jamais dû arriver. J’avais déjà volé sous la pluie et des vents bien plus fort que celui-ci. Me couchant totalement sur ma sœur, je frappais doucement les écailles de sa tête. Elle la secoua doucement avant de plonger vers le sol. Je fermais les yeux pour ne pas le voir approcher aussi vite, pour retenir ce haut de cœur qui menaçait de faire vomir. J’attendais d’être certaine qu’il soit passé avant de descendre de son dos, mais à peine mes pieds touchèrent terre, que mon corps en décidait autrement. Grondant, Meraxès m’entoura de son corps alors même que j’étais on ne peut plus vulnérable, incapable de me défendre si on venait à s’approcher de moi. Je me relevais difficilement, en m’appuyant sur ma dragonne, gardant ma main sur son corps, à la fois pour l’apaiser et pour me rester debout. Je me saisi de la gourde d’eau, pour me rincer la bouche, avant d’en boire quelques gorgées. C’était… Terriblement douloureux, tout comme mâchonner l’une des herbes dont je ne me séparais jamais. Mais c’était nécessaire si je voulais remonter sur son dos, avant que toute l’armée n’arrive ici, sur les dents, se demandant quels dangers m’avaient poussé à m’arrêter ici, dans cette clairière. Je ne pouvais pas me permettre d’être malade. Je ne pouvais pas laisser penser à nos hommes que quelque chose n’allait pas.

Tenir jusqu’à la fin de la journée fut très compliqué. Plus d’une fois Meraxès dû se poser, jusqu’à ce que je la pousse à aller plus vite que nous le devions, jusqu’à l’endroit où nous devions établir notre campement. Voler m’était devenu trop insupportable, trop douloureux. J’étais restée avec mes dragons jusqu’à ce que tous arrivent, jusqu’à ce que le camp soit monté, jusqu’à ce que la nuit ne commence à tomber. Personne n’était venu à ma rencontre. Il aurait été dangereux de le faire, pour ne pas dire suicidaire car ma sœur et mon frère m’auraient laissé personne s’approcher. Et j’avais préféré attendre que le soleil amorce sa descente pour quitter les miens, profitant de l’obscurité naissante pour masquer l’aspect pitoyable que je devais avoir. Ma garde m’attendait un peu plus loin et ses soldats m’entourèrent rapidement dès qu’ils me virent. Je secouais légèrement la tête négativement au regard que me lança le capitaine. A peine avais-je passé les pans de la tente, que je me courais vers une bassine pour vomir de nouveau. Je ne relevais pas la bassine en entendant quelqu’un arrive, pas même quand cette personne rassembla mes cheveux, et passa sa main sur mon front. Kora. Elle parla doucement, demandant que l’on fasse venir un mestre à je ne sais pas qui. Elle m’écarta doucement du sceau pour m’en donner un autre, avant de m’aider à m’asseoir sur la couche de fortune installée plus loin. Elle m’interrogera avec sa voix douce et réconfortante, puis s’écarta pour laisser un homme que je n’avais pas entendu arriver m’examiner, ôtant au fur et à mesure les différentes pièces de mon armure. Ce fut un soulagement pour lui comme pour moi quand il finit par s’éloigner. Je n’aimais pas qu’un inconnu me touche, alors même que je n’étais pas capable de me défendre. J’avais manqué une première fois de lui vomir dessus. Et la seconde fois, ses chaussures ne furent pas épargnées. Je l’avais insulté en Valyrien, plusieurs fois, non sans lui faire savoir que l’odeur de sueur qui se dégageait de lui était plus que dérangeante. Je savais que ce n’était pas spécialement sympas de ma part, et surtout injuste mais j’étais sur les nerfs. Et je savais que s’il ne m’avait pas répondu c’était uniquement parce que j’étais Impératrice, car plus d’une fois je l’avais vu serrer les lèvres pour garder sa remarque pour lui. Alors oui, ce fut un soulagement pour lui comme pour moi qu’il finisse par s’écarter pour venir ensuite échanger quelques mots bas avec Kora. Je la vis froncer des sourcils tout en lui répondant, avant qu’elle ne finisse par acquiescer d’un signe de tête. Elle sorti quelques plantes et laissa le mestre s’occuper de mélanger je ne sais pas trop quoi le temps de nettoyer avec une efficacité surprenante l’endroit. Puis, elle me fit boire ce truc infecte qui eut au moins l’effet de calmer mon estomac et me faire doucement sombrer.

J’ouvrais les yeux en entendant Torrhen arriver. Je me sentais mieux, plus alerte aussi. Kora s’inclina devant lui, avant de sortir de la tente. Assis sur une chaise, le mestre se leva, refermant puis posant le livre dans lequel il était plongé jusque-là. Il s’inclina respectueusement devant mon époux, avant de le saluer Votre Altesse Impérial… . Il me jeta un rapide regard avant de se concentrer sur le Nordien ce qui ne me plu absolument pas. Sire… L’impératrice doit, ces prochains jours, se reposer et rester sous surveillance. Il est encore trop tôt pour en être certain mais au vu de ses symptômes, soit elle a été empoisonnée – ce qui aux dires de vos gardes et de sa servante, est peu probable-, soit elle attend un enfant. Dans les deux cas… Si je n’avais pas été assise, je serais sans aucun doute tombée. J’interrompais le mestre en disant Non c’est impossible. mais il m’ignora et continua à parler à Torrhen. Il est primordial qu’elle se repose et reprenne des forces. Si vous m’y autorisez, j’aimerai prendre les dispositions nécessaires concernant son alimentation et ses breuvages, afin que nous soyons fixés sur le mal qui la touche. Non. Non. Non et non. Ce n’était pas possible. Ni l’un ni l’autre. Il se trompait, il n’y avait pas d’autres explications. J’avais saigné il y avait peu. Kora avait dû lui dire. Je ne pouvais pas attendre un enfant. Et pour ce qui était d’être empoisonnée, Torrhen l’aurait été tout autant que moi. Depuis notre départ, nous ne voyons certes peu mais il mangeait toujours les mêmes mets. C’était lui qui m’en laissait toujours dans une assiette.  Il arrive que certaines femmes soient encore touchée par la Lune même en attendant un enfant. Cependant en interrogeant sa Camériste, et au vu de l’attitude de l’Impératrice, je pense qu’il s’agit non pas de cela mais de signes de détresse venant de l’… Sortez. lui dis-je, les poings serrés. A ces paroles, ma douleur et ma tristesse avaient repris le pas sur mon âme et mon cœur. Je n’étais pas de bonne compagnie depuis qu’on m’avait ce qui m’était chère, depuis qu’on s’était attaqué aux miens. J’étais toujours en colère, très en colère, trop en colère. J’évitais Torrhen. J’évitais tout le monde d’ailleurs, même Kora, à qui je parlais peu. J’avais toléré le mestre jusqu’ici mais ce qu’il sous-entendait, je ne pouvais pas l’accepter. Il jeta un coup d’œil à Torrhen et ce fut la goute de trop.  Sortez ! lui hurlais-je dessus cette fois ci, tout en me levant, le corps tremblant de rage.  









Hēnkirī

Rhaenys Braenaryon

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Reine des sept royaumes de Westeros
Âge du Personnage: 26 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Rhaenys Braenaryon
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Maison : Représentée par un dragon à trois têtes et un loup, aux couleurs rouge, noir et blanc... La maison impériale Braenaryon
Caractère : Ambitieuse ● Combattante ● Sans compromis ● Intègre ● Libertine ● Déterminée ● Non conventionnelle ● Charismatique ● Vengeresse ● Passionnée ● Violente avec ses ennemis
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MessageSujet: Re: Cause you’re made of strength and mercy   Cause you’re made of strength and mercy EmptyVen 3 Jan - 19:11

La marche était longue. Les bataillons s’étiraient à perte de vue ; cohortes impériales à gauche, levées de l’Orage à droite, unités du Nord ou de Peyredragon à la suite, cavaliers du Conflans… L’Empire était une mosaïque qui pouvait paraître bien morcelée par moments et par endroits, mais il n’en restait pas moins que la vision était magnifique. Des centaines de bannières claquant au vent, hallebardiers et vougiers reposant le fer de leur arme sur leur épaule tandis que tous traînaient sur le dos ou au côté le baluchon de leur matériel et de leurs quelques vivres. Les chariots appesantissaient le tout et se faisaient chaque jour distancer, avant de recoller à l’armée lorsque la nuit tombait. Le tout générait des colonnes interminables, où des montagnes d’excréments de chevaux côtoyaient les reliefs de repas et de nuits passées sur place par la troupe. Le tout se faisait dans le bruit et dans l’agitation, quelques sonneries de cors des patrouilles sans parler des tambours de l’infanterie ou des trompes de la cavalerie. Tout ce petit monde marchait vers son destin, qu’il s’agisse du lancier de Blancport jusqu’au piquier de la Griffonnière, en passant par les arbalétriers des Epois ou des cavaliers de Fellwood. La direction réelle restait encore un mystère pour beaucoup de gens, car bien peu étaient ceux disposant de cartes dans leurs foyers, et la plupart des soldats de l’armée n’étaient même pas orageois. Tous savaient en revanche que cette marche était celle de leur destin.


Je guettais l’horizon, non loin des chariots spéciaux affrétés pour mes enfants, scrutant souvent que tout était toujours bien en place autour d’eux tandis que je passais aussi mon temps entre deux estafettes à tenter de voir par delà les nuages si j’obtenais un signe de Rhaenys ou de son dragon… Appelé aux avant-postes d’un escadron de chevaux-légers, je ne sus qu’elle était de retour qu’en fin de journée, peu avant le crépuscule. On m’informa quand je revenais au trot avec un escadron de la garde, que l’Impératrice était souffrante.


Je jurais dents serrées, dans ma barbe. Qu’avait-elle attrapé, pauvre dame, dans ces cieux printaniers encore chargés de vent et de pluie ? Je mettais pied à terre, et arrivais devant un drôle de conciliabule ; Rhaenys qui se faisait examiner, en tunique puisque sa tenue de guerre était retirée, tandis que Kora l’aidait et semblait la soulager des attentions d’un mestre que je connaissais de vue qui semblait tester les réactions de son corps. Rhaenys redressa ses yeux violets vers moi alors que le mestre se leva pour s’incliner, et me raconter ce qu’il se passait. Ce qui déplaisait fortement à ma femme.



| Eh bien ? | l’incitais-je vertement à poursuivre.


Il m’expliqua qu’elle avait été… Empoisonnée ? J’écarquillais les yeux, furieux, les yeux rouges de rage et de haine, points déjà tremblants, main sur la garde de ma lame comme pour me protéger et la protéger elle, surtout. Elle avait ce que j’avais de plus précieux en ce monde avec mes enfants, et je l’aimais. Mais je me taisais, bouche ouverte et yeux plus écarquillés encore -signe rare d’une surprise sans pareille- quand il me disait que l’autre solution, c’était qu’elle était enceinte. Rhaenys le contredit, mais il poursuivait. Et Rhaenys, excédée, l’envoya paître. Violemment. Apeurée, Kora se tourna vers moi et je confirmais d’un signe de tête, et elle emboîtait le pas au mestre. Je restais un instant à reprendre mon souffle, yeux vers le foyer au centre de la tente. Avant de redresser le regard vers Rhaenys et de reprendre, d’une voix rocailleuse.


| C’est vrai ? |


Ici, au milieu de la boue ou de la poussière, des troupes, après tous ces mois à s’aimer sans penser que ça reviendrait si vite, sans penser que… Et puis, il y avait la guerre. Les enfants. Et ce qu’on avait essayé de leur faire. Je me rapproche vers elle. Lentement, comme devant une bête furieuse, mais que je connaissais mieux que toute autre. Je me plante devant elle alors que je sens sa rage. Et la serre doucement contre moi, contre mon plastron. Prends sa main, puis la lâche, pour poser mes mains de part et d’autre de son visage, et redresser ses yeux dans les miens, alors que je pouvais contempler chaque nuance du violet au jaune de ses si beaux yeux. Je la serre contre moi.


| Je t’aime, Jentys-Zaldrïze |


Et l’embrasse, doucement. Lèvres contre lèvres, yeux fermés, mains sur son visage, l’attirant contre moi. Et la relâche, glisse mes mains de chaque côté de son abdomen. Ce n’était pas le moment ni l’endroit. Ca allait la mettre en danger, et l’enfant aussi. Et les nôtres, ceux que nous avions déjà. Mais comment bouder cette bonne nouvelle ? Je lui souriais, comme le jeune loup que j’étais jadis, dévoilant toutes mes dents. Mais je comprenais son état. Sa peur.


| Je t’ai promis qu’on gagnerait. Ensemble. Voilà une raison supplémentaire. Pour Aeden, pour Athynéa. Et pour leur petit frère ou leur petite sœur. Pour tous ceux à qui nous tenons. Nous devons gagner, mon amour. |


Je l’embrasse à nouveau. Plus fort. Ris doucement, contre elle de ma grosse voix rocailleuse.


| A ce rythme-là, il va falloir agrandir le donjon de Fort-Darion, ma Dame, car nubile comme tu l’es, le château tel qu’on l’a prévu ne sera jamais assez grand. |


Je ne voulais pas aborder le reste. Pas le fait qu’elle allait déjà devoir se mettre en retrait. Que les choses pouvaient mal se passer. Que tout serait plus dangereux. Pas maintenant. Je l’aimais, et c’était tout ce qui comptait.




~~~
Soothsayer, can you save them?
Can you see the streets in blood?
The remnants of your name?
Soothsayer, can you save them?
Soothsayer, let these words set you free
And now, give this leave and come away with me

~~~


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Torrhen Braenaryon

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MessageSujet: Re: Cause you’re made of strength and mercy   Cause you’re made of strength and mercy EmptyVen 3 Jan - 20:01



Les terres de l’Orage, An 1, mois 10, semaine 1

Je chasse le mestre ivre de colère. Il valait mieux pour lui de ne plus revenir ici. D’ailleurs devrait-il rentrer à Accalmie et disparaitre pour de bon des environs. Je ne donnais pas cher de sa peau si je venais à le recroiser. Et j’avais bien des idées sur la manière de lui faire payer ses mots et son attitude. Alors que je pensais à tout cela, je vois Torrhen s’approcher. Mon regard ne se fait pas moins colérique ni plus tendre. Loin de là même. Mon humeur est massacrante, et inchangée. Non c’est faux. Je suis encore plus en colère que ce matin en me levant. Je n’avais pas pensé que cela soit possible et pourtant c’était le cas. Le nordien m’interroge et mes poings se serrent tout comme mes lèvres. Il devrait partir, lui aussi. Me laisser seule. Oui, j’ai besoin d’être seule. Je n’aspire qu’à ça ces derniers temps, même si je suis ébranlée. Je ne peux pas… Je ne veux pas… Non. Impossible. Je m’y refuse. Le Nordien ignore mon regard colérique, passe outre. Il continue de s’avancer, doucement. Je ne recule pas parce que mon orgueil s’y refuse. On ne recule pas face à un Loup, pas quand on est un Dragon. Je ne bouge pas. Pas d’un pouce. Même pas quand il finit par me serrer contre lui. Rien ne peut apaiser ma peine. Rien ne peut apaiser ma colère. Pas même lui, pas même ses mots si tendres.

Je ne le repousse pas. Mon amour à son écart s’y refuse. Mais je ne fais toujours pas un geste.  Je l’observe sans rien dire, sans rien faire. Il semble… Heureux. Pourtant, il n’y a rien à fêter, rien dont nous devions nous réjouir. Il essaye de me réconforter, de me tirer un rire, mais c’est trop de demander. Tout cela… C’est trop. Ses mains sur moi, sa joie, ses baisers, son rire. Arrêtes… S’il te plait Arrêtes. finis-je par lui dire. Je me sens de nouveau nauséeuse, mais pour de toutes autres raisons qu’un empoisonnement ou qu’un… Non, je ne préférais pas y penser. Je secouais la tête, et si je ne m’éloignais pas c’était uniquement pour ne pas le blesser. Si je l’avais tant évité ces derniers temps c’était pour cela d’ailleurs. J’étais si… En colère…   Si c’est vrai… Si c’est ce n’est pas un empoisonnement… Je ne… peux pas. lâchais-je avant de me passer une main sur le visage comme pour gagner du temps, ne serait-ce que quelques secondes. Qrugh ! jurais-je en valyrien. Nous ne gagnerons pas comme ça ! Je ne gagnerai pas comme ça ! Je ne pourrais pas les venger comme ça !   lui dis-je non sans rage. Je serai bonne à rien ! Un danger ambulant. Non, pire, un problème ambulant ! Je m’éloignais de Torrhen pour venir piétiner le sol un peu plus loin, faisant des allers et retours. Qui seront les prochains à mourir par ma faute ? Kora ? Daena ? Mina ? Barge ? Pire encore ? Toi, nos enfants ? Il y avait déjà eu Visenya, Aegon, Yesaminda, son enfant et Leslyn. Sans compter tous les autres soldats. Oui j’étais en colère, si en colère. Contre nos ennemis, mais surtout contre moi. Je n’avais pas su les protéger. Ils avaient été tués à cause de mon incompétence. Si je n’avais pas relâché mon attention, si je n’avais pas été trop confiante, tout ça… Tout ça ne serait pas arriver. Ne le vois-tu donc pas ? finis-je par lui dire, en le regardant dans les yeux. Ne vois-tu donc pas que tous ceux que j’aime finissent par mourir ? Que je n’arrête pas de pêcher par excès de confiance ? Que, dès que je relâche ma garde et mon attention, les miens meurent ? Oui j’étais si en colère, si malheureuse aussi. Tu as manqué de mourir à Burron. Parce que je n’étais pas là. Ae’ et Vis sont morts parce que je n’étais pas là. Yesaminda et Leslyn sont mortes parce que je n’étais pas là pour protéger nos enfants… Je te connais Torrhen. Tu n’accepteras jamais. Tu me demanderas de rester en retrait. Tu exigeras que je sois en sécurité même si cela signifie que toi, tu ne le serais pas ! Je hurlais. Je ne m’en apercevais même pas, mais je hurlais toute ma frustration, toute cette culpabilité qui me rongeait, toute cette colère et cette tristesse qui ne me lâchaient pas. Je ne lui hurlais pas dessus. Ce n’était pas à lui que je m’attaquais mais à moi et à moi seule.









Hēnkirī

Rhaenys Braenaryon

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MessageSujet: Re: Cause you’re made of strength and mercy   Cause you’re made of strength and mercy EmptySam 4 Jan - 1:25

Rhaenys est d’un caractère passionné. Cela signifie qu’elle peut aimer sans détour et sans réserve, et passer l’instant d’après dans des niveaux de colère et de frustration assez incroyables, qui peuvent lui valoir de voir son cœur jouer les montagnes russes. Je comprenais vite de quoi il en retournait et cela me laissait moi-même dans un drôle d’état ; je ne savais pas trop comment me positionner. Je savais que je ressentais une profonde joie, qui me gonflait le cœur, mais le palpitant était également douloureux, comme si les plaies à vif d’avoir su mes enfants en danger de mort immédiat, d’avoir vu ma fille dans les flammes qui gagnaient sur elle et de craindre en même temps que mon fils ait déjà été exécuté… Je frémissais de colère et de peur en égale mesure rien que d’y penser. Et avoir Rhaenys toute tremblante contre moi n’aidait pas forcément à me calmer ; c’était toujours une épreuve quelque part de la voie, elle d’ordinaire si forte, se décomposer… Ca fait mal. Mais d’un autre côté, je suis aussi plus fort que ça. J’ai l’habitude de l’adversité, des problèmes à régler et de la discipline à avoir pour tenir bon. Je la serre contre moi, mais… Forcément, elle se tend, me dit d’arrêter.


Je la regarde. Neutre, sourire fâné. Je ne suis ni triste ni déçu, je m’y étais attendu, mais j’espérais quand même lui tirer sourire et baiser, un peu de bonheur au milieu des terribles nouvelles que nous avions reçues. Je la regarde et elle n’a pas l’air bien, alors qu’elle semble elle-même douter que la nouvelle que nous venions de recevoir n’était peut être pas ce que l’on pensait… Elle se passe une main sur son visage, jure et enrage. Elle commence à marcher, et je savais fort bien que c’était sa réaction habituelle à chaque fois qu’il y avait un problème à régler. Je comprenais tout ce qu’elle disait, et quand elle me regardait à nouveau, se stoppait, je soutenais sont regard. Et je la laissais finir tout ce qu’elle avait à me dire, jusqu’à s’arrêter totalement. Et je me rapproche d’elle à nouveau.



| Oui, je te le demanderais. Et tu sais pourquoi ? Parce que je n’ai confiance en personne autant qu’en toi. Parce que je serais plus rassuré avec quelqu’un auprès des enfants. Parce que tu n’es pas obligée d’être sur Meraxès pour te battre. Parce que tu peux jouer mon rôle, et moi le tiens. |


Je prends sa main, la caresse du pouce. Je souris, un peu bête.


| Je ne parlais pas de chevaucher le dragon, mais d’aller au plus fort des combats pendant que tu commanderas l’armée. Tu n’as pas mon expérience mais tu es vive, intelligente. Tu connais tout le monde, et tout le monde te respecte. Tu auras la garde, et moi les cohortes impériales. Si tu le souhaites, tu donneras tes propres ordres à ta grande sœur, et à ton petit frère. |


Je m’agenouille devant elle, ce qui me fait grimacer de douleur et je relève enfin les yeux vers elle.


| Et quoi ? Après tous les malheurs qui nous touchent ? Nous avons tous deux perdus nos parents il y a longtemps. Tous nos frères, et nos sœurs. Plus quantité d’amis, de camarades. On essaie de nous tuer sans cesse. Et de tuer ceux que nous aimons. Et l’on ne devrait pas se réjouir ? |


J’embrasse sa main prise dans la mienne. Me redresse à nouveau, l’attire contre moi, main au creux des reins.


| Tu avais rêvé d’avoir une famille comme celle-ci aussi vite ? C’est un signe des dieux. Des tiens, des miens, des deux côtés, qu’importe. Je t’aime, Rhaenys. Et j’aime cet Empire que nous forgeons avec tous ceux qui y croient également. Alors, ne t’énerve pas. Ce qui doit arriver arrivera. Ce qui compte, c’est qu’on soit ensemble pour l’affronter. |




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Torrhen Braenaryon

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MessageSujet: Re: Cause you’re made of strength and mercy   Cause you’re made of strength and mercy EmptyVen 10 Jan - 16:36



Les terres de l’Orage, An 1, mois 10, semaine 1

Je crie. Cela ne me ressemble pas. Ou plutôt si. Cela ne m’est pas arrivé depuis bien longtemps surtout. J’ai toujours été enflammée. Dans mes joies, mes passions, mes amours principalement. Mais aussi dans mes colères, dans mes terreurs. Et c’est ces deux derniers sentiments qui n’animent depuis plusieurs jours, depuis qu’on me les a pris, depuis qu’on a essayé de me les prendre. Je doutais. De tout, de moi surtout. Comment entrevoir un moindre bonheur ? Je n’en étais capable. J’avais si mal, oui si mal. Et Yesaminda n’était pas là pour m’aider, me consoler, me faire avancer. Elle ne serait plus jamais là. Plus jamais. Et Leslyn ne serait plus là pour couvrir mes arrières, pour me faire me sentir en sécurité, pour me donner la certitude que mes enfants vont bien et ne craignent rien. Elles ont donné leur vie pour eux, pour l’Empire. Comme elles l’avaient promis. Je savais que tous disaient que leur sacrifice n’avait pas été vain, nécessaire pour sauver Athy et Ae’. Pourquoi ? Pourquoi avaient-ils été nécessaires ? Cela n’aurait jamais dû arriver.

Elle me manquait tant. On m’avait arraché une partie de mon cœur, de mon âme. Je ne voulais pas voir le « bon côté des choses ». Je ne voulais pas qu’on m’en parle non plus. Je refusais tout cela. Car… Qu’il y a-t-il de bon dans la mort de deux jeunes ? Qu’il y t-a-il de bénéfique à cela ? Rien. Rien du tout. Et comme avec Visenya et Aegon, je leur en voulais tellement à toutes les deux. Elles m’avaient abandonné. Elles n’avaient pas assez lutté. Elles n’avaient pas lutté assez longtemps pour que les renforts arrivent. Elles avaient baissé les bras trop vite, accueilli trop vite en leur sein la mort. Elles m’avaient laissé. Et je les détestais pour cela. Oui, je les détestais autant que je les aimais, que je les pleurais, que je m’en voulais. Voler me faisait oublier tout cela. Avoir un but, combattre nos ennemis, leurs ôter la vie de ma lame comme ils ont nui à ma maisonnée. Cela m’aidait à me lever le matin, à m’équiper d’une armure que je détestais, à voler toute la journée, à être à l’affut du moindre danger, à redescendre sur terre le soir venu pour me reposer et recommencer encore et encore, un jour après l’autre.

Mais tout cela allait m’être enlevé. Tout ce qui m’aidait à tenir. Torrhen ne saurait accepter une autre situation. Et ne me laisserait pas le choix même si je m’y opposais. J’étais Femme. Et je savais que si nous nous opposions devant nos gardes, ils l’écouteraient lui. Ou Peyredragon prendrait les armes contre le Nord. Et cela, il n’en était pas question. Tout se bousculait dans ma tête. J’étais fatiguée, et si en colère. Non, je ne voulais pas crier sur Torrhen même si je pensais qu’il allait me couper les ailes. Il ne méritait pas mes cris, pas alors qu’il essayait de faire tout ce qu’il pouvait pour me soutenir. Il s’approche de nouveau de moi. Le Loup aurait dû fuir face au Dragon furieux. Mais il ne le fait pas comme le Dragon ne l’aurait pas fait face à lui. Nous étions partenaires au-delà d’être époux et épouse et il ne renoncerait pas. Sa voix est douce, tout comme sa main qui prend la mienne alors qu’il me parle, essaye de m’apaiser, m’explique ce qu’il entrevoit désormais. Torrhen est un homme réfléchi, intelligent, stratège. Il laisse à penser que ce qu’il propose, il y a déjà longuement pensé alors que ce ne peut être le cas. Il s’agenouille devant moi et je ne manque pas de remarquer sa grimace de douleur. Mais je ne fais rien, ne dis rien. Il sait ce qu’il fait. Il parle, encore et encore, embrasse ma main avant de m’attirer une fois de plus contre lui. Sa présence me calme, et je finis par poser mon front contre son épaule. J’ai si peur… finis-je par souffler. Comme je n’ai jamais eu peur. Athynea et Aeden en sont la cause. Mais je n’ai pas besoin de lui dire pour qu’il le comprenne. Je n’y arriverai pas… lui dis-je alors qu’une larme puis une autre coule de mes yeux. Je n’ai pas su les protéger… Si Ebryon… Je n’arrivais pas à finir ma phrase j’en étais incapable. J’étais mortifiée. Terrifiée. En Colère. J’ai échoué Torrhen. J’ai échoué. Je comprenais à présent ce qu’avait pu ressentir mon père et pourquoi il avait été si extrême après l’agression dont j’avais été victime plus jeune. Nous avons tous deux échoué, échoué à protéger, préserver nos enfants. Alors un autre? Encore plus vulnérable? Encore plus dépend de moi?










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MessageSujet: Re: Cause you’re made of strength and mercy   Cause you’re made of strength and mercy EmptyVen 10 Jan - 18:27

Ensemble pour l’affronter. Parce que c’était un combat, quelque part. Une vraie bataille. Pour les gens comme Rhaenys et moi, avoir un enfant n’était pas une bénédiction. Pas seulement en tout cas. Parce que nous devions avoir des yeux derrière la tête. Nous devions être prudents à chaque instant. Parce que des salauds voulaient nous retirer nos gosses, parce qu’ils feraient tout pour les atteindre avant et après leur naissance. Tant que nous aurions des ennemis, avoir les joues roses et joufflues de tendres bambins ne les protégerait pas ; les mettre au monde ne se faisait pas sans leur dessiner une cible bien voyante, lumineuse et mortelle, sur leur visage. C’était terrible ; ils ne vivraient jamais en paix. Même si nous en venions à gagner la guerre, enfin, alors il y aurait toujours des gens pour réclamer leur place, pour en vouloir à leur statut, à leur nom. Rhaenys le sait. Moi aussi. Nous pouvons faire notre maximum pour les protéger, mais ce ne sera peut être pas suffisant.


Nous devons apprendre à vivre avec ça sur la conscience. Ce serait difficile. En perdre un, ou même simplement qu’il ou elle soit blessé… Ce serait dramatique. Je ne savais pas comment elle réagirait pour de bon, ni moi non plus. Mais nous sommes parents, maintenant. C’est de notre responsabilité. On ne peut plus la fuir, plus la contourner. Ce sera avec nous, en nous, maintenant et à tout jamais.


Je ne suis pas fataliste, en réalité ; je suis pragmatique. Comme nous devrons vivre avec cette lourde charge sur nos épaules en plus de toutes les autres, je me devais de choisir entre en faire un calvaire, une croix à porter, ou bien quelque chose qui pouvait s’avérer positif dans une certaine mesure. Si on savait qu’ils étaient en danger, on pouvait aussi tenter de prévoir en conséquence la meilleure sécurité possible. Se préparer au pire pour ne jamais avoir à l’affronter. Rhaenys est fragile, dans ce genre de moment. Et c’est bien normal. Je le suis aussi, bien que j’ai depuis longtemps recouvert mon cœur de glace pour affronter la vue de milliers de mes hommes gisant dans la boue, ou les villages ravagés sur mon passage. Rhaenys est solide. C’est la femme la plus costaud que j’ai jamais rencontré.


Ma belle me souffle qu’elle a peur. Ca fige mon cœur, car dans nos pires moments de doute, après Paege, après Buron, jamais nous n’avions exprimé tant de craintes à voix haute. Ca m’attristait terriblement de voir Rhaenys dans cet état. Je la serre contre moi.



| Moi aussi, j’ai peur. |


Pour mes enfants. Tous mes enfants. Pour elle. Pour les hommes que j’envoyais se faire tuer, tout le temps. Pour moi-même ; peur de revivre un autre Buron. La douleur, le sang, le froid et la solitude dans la défaite. Elle souffle et pleure doucement, contre mon torse alors que je la serre, me souffle qu’elle n’y arriverait pas. Qu’elle n’a pas su les protéger. Elle dit qu’elle a échoué. Je la serre plus fort encore. Je souffle, caressant ses cheveux, encadrant ses reins de l’autre main pour la garder contre moi. Je fronce les sourcils. Serre les dents et déglutis en silence. Je ne veux ni ne peux craquer. Je suis le Nord. Enfin, je l’étais. Même devant mon épouse, je ne pouvais pas me permettre le moindre écart de conduite.


| On n’a pas failli. Pas encore. On peut l’empêcher. Tous les deux. Avec tous ceux qui nous aident et nous suivent. Avec ton petit frère, et ta grande sœur. Avec toutes les bonnes volontés que l’on pourra trouver. On est le Loup et le Dragon. On fera ce qu’il faudra. |


Je prends son visage entre mes mains, bouche à deux doigts de la sienne, yeux dans les yeux. Les miens, si sombres, dans les siens aux couleurs irisées… Je la regarde, un long moment. J’épouse des yeux chaque arc de ses nuances de couleur. Je vois son âme. J’aime ce que j’y lis, comme au premier jour. Quand je ne l’aimais pas encore elle, mais que j’appréciais déjà ce que je voyais de son âme.


| Je sais qu’on y arrivera. C’est notre gloire et notre malédiction, d’occuper nos places. Nous nous plaindrons quand nous serons vieux, tous les deux. Aujourd’hui, nous avons une guerre à mener, des enfants à élever. Même celui-là… Qui pointe déjà le bout de son nez. |


Main, dure et calleuse, glaciale, par-dessus son plastron de cuir, pièce de son armure. Sur son ventre. Que je caresse, doucement. Sourire, ému cette fois. Je chasse la peur. Il sera toujours temps de la ressentir plus tard. Ma main glisse plus bas alors que lentement, mon visage se rapproche du sien.


| Je t’aime, Rhaenys. Jentys-Zaldrïze. Comme je n’ai jamais aimé. |


Et l’embrasse. Ferme les yeux. Lèvres contre lèvres. Longtemps. Jusqu’à plus de souffle. Puis, encore, après avoir repris une bouffée d’air. Plus fort, cette fois. Souffle contre elle, poumons empli de son odeur.




~~~
Soothsayer, can you save them?
Can you see the streets in blood?
The remnants of your name?
Soothsayer, can you save them?
Soothsayer, let these words set you free
And now, give this leave and come away with me

~~~


Spoiler:
 
Torrhen Braenaryon

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MessageSujet: Re: Cause you’re made of strength and mercy   Cause you’re made of strength and mercy EmptyDim 26 Jan - 14:59



Les terres de l’Orage, An 1, mois 10, semaine 1

La tête contre la poitrine de Torrhen, les yeux débordant de larmes, je dis à voix haute ce qu’il savait surement déjà. J’avais eu besoin d’être seule, seule pour faire le point sur ce que je ressentais, sur ce que je devais faire. Il ne m’avait pas obligé à m’ouvrir à lui. Il ne m’avait pas forcé à me secouer. Non. Il avait attendu patiemment que je finisse par lui parler, que je finisse par lui dire combien j’avais peur et combien je m’en voulais. Il n’y avait plus de place pour les contes et les fables, mais tellement pour les regrets. Toutes ses pensées dans ma tête n’arrêtaient pas de me torturer. Je voulais qu’elles cessent mais en vain car je m’y accrochais comme un naufragé à un morceau de bois flottant. J’avais toujours été forte face à lui, invulnérable, brulante. Ce genre de faiblesses, rares étaient ceux à déjà y avoir assisté. Orys, Baâl, Yesaminda, et dorénavant Torrhen. Ils étaient ma maison, ma famille. Le Nordien me serre contre lui, tout en m’avouant que lui aussi avait peur. Je savais combien Buron l’avait marqué et au fond, je me rendais compte que je le savais. Sa main caresse mes cheveux, son corps supporte le mien qui manque de s’écrouler alors que je continue, lui indiquant que j’avais failli, failli à protéger ceux qui tenaient pour moi. Tout cela, c’était ma faute, et uniquement la mienne. J’avais péché par orgueil. J’avais fait confiance à Argella aveuglément, une fois de plus. Je m’étais reposée sur sa parole, sur ses serments. Et j’avais eu tort. Cela n’était en rien sa faute, mais la mienne. J’aurais dû passer outre son sentiment de sécurité et faire le nécessaire. Mais il était trop tard maintenant, oui bien trop tard.

Mes bras enserrent mon époux, et glissent dans son dos. Les rivières s’écoulant de mes yeux ne tarissent pas, mais je me sens mieux, mieux parce qu’il est là, qu’il me parle, qu’il m’écoute, qu’il me soutient. Il prend mon visage dans ses mains si grandes et rugueuses jusqu’à ce que ses yeux sombre trouvent les miens. Je peux y lire sa détermination et son amour. Surtout cet amour qu’il me porte, cet amour dont j’ai cruellement besoin. Je ne peux pas y arriver seule. Mon cœur était trop tendre, mon âme trop solidaire pour supporter la solitude. J’ai besoin d’Orys. J’ai besoin de Torrhen. J’ai besoin de savoir que je ne suis pas seule. Jamais. J’avais toujours été entourée et je ne savais pas faire autrement. A travers mes larmes, Torrhen m’arrache un léger sourire, teinté malgré tout de tristesse. Mes doigts essuient l’eau salé tandis qu’il caresse mon ventre, persuadé que le mestre a vu juste et que nous allions avoir un nouvel enfant. Je le regarde et vois l’émotion qui le prend à cette idée. Cela éloigne un peu ma peur, et mes lèvres viennent trouver les siens après ses dernières paroles que je sais sincère. Je ne peux pas lui dire la même chose, pas totalement mais cela n’a pas d’importance pour lui. Il sait que je l’aime, et cela est suffisant. Ma vie est unie à la sienne, non seulement par notre mariage, mais par notre famille… Surtout par notre famille d’ailleurs. J’étais sienne, il n’y avait aucun doute à avoir.

Je laisse ses baisers chassaient mes larmes, son amour réchauffer mon cœur. Il est à bout de souffle, mais nous n’avons rien à faire. Je respire contre ses lèvres, avant de poser mon front contre son épaule. Je reste ainsi, enlacée contre lui plusieurs minutes. Gūrogon ñuha ondos, gūrogon ñuha giez ābrar tolī lui glissais-je doucement, en fredonnant. Ces quelques vers venaient d’un poème que ma mère affectionnait. Nous en avions faits une chanson avec les miens, reprenant quelques phrases, les changeant pour d’autre. La dernière fois que je l’avais chanté, c’était aux funérailles de mon père. Elle était la chanson qui définissait cette affection qu’il y avait entre mes parents, cet amour qu’ils partageaient l’un pour l’autre… Je te la chanterai, un jour… lui soufflais-je, dans un murmure, dans une promesse. Aujourd’hui, je n’en avais pas le cœur. Mais plus tard je le ferai. Oui, plus tard. En attendant, je restais contre lui dans ses bras, réchauffant mon âme, mon cœur, mon corps à son contact.









Hēnkirī

Rhaenys Braenaryon

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MessageSujet: Re: Cause you’re made of strength and mercy   Cause you’re made of strength and mercy EmptyJeu 30 Jan - 19:55

Les choses ne sont jamais simples dans l’existence, et c’est encore pire quand on règne. De mon point de vue, que je savais condescendant mais conditionné par ma propre existence, il était plus difficile de vivre avec des responsabilités que sans aucune. Certains souverains étaient débonnaires ; ils se fichaient bien d’accomplir tout ce qu’on attendait d’eux pourvu qu’ils puissent jouir de leurs prérogatives sans s’inquiéter outre mesure des conséquences. D’autres, qui savaient que leur règne n’était pas plus éternel que leur propre existence, avaient parfaitement conscience que beaucoup de choses reposaient sur eux et qu’il était donc tout à fait normal et habituel de sentir un poids aussi familier qu’écrasant sur chacune de ses épaules. Rhaenys et moi vivions comme cela. Nous faisions l’expérience, depuis des durées différentes et à des intensités qui changeaient elles aussi, de l’écrasant héritage de deux dynasties saignées dans notre jeunesse. Plus le sort de notre peuple, de notre culture. Le poids de l’idéal commun, pour lequel nous avions tout sacrifié, et pour lequel nous misions nos vies. Cela ferait beaucoup pour n’importe qui et j’avais au moins la chance d’avoir la couenne dure, le cuir tanné, depuis mes premières années de règne. Rhaenys était plus jeune, moins expérimentée. C’était aussi sa force.


Je la serrais contre moi. Parce que c’était ce dont elle avait besoin, même si je n’étais pas familier de ce genre de geste de proximité, d’intimité. Elle avait besoin de moi. Et plus encore, elle était peut être enceinte. Encore un cadeau du ciel. Un signe des dieux, qui nous soufflaient de tenir bon malgré les circonstances, malgré les dangers et la mort qui rôdait. Je l’aimais tellement, Rhaenys. Et savoir qu’elle porte peut être à nouveau la vie, le fruit de notre union et de notre amour, cela faisait gonfler mon cœur de fierté. Elle pleure, et ça m’attriste. Mais ça ne me fend pas le cœur ; sa tristesse n’est qu’appréhension pour une vie qui nous est féconde, qui nous récompense, malgré tous les coups qui nous tombent dessus en permanence. Je continue de la serrer alors, sans bouger. Menton contre son front, nez dans ses cheveux, qui hument son odeur de braises encore chaudes.


Elle est si belle, quand elle me sourit malgré les larmes qui lui baignent le visage. Je lui souris à mon tour, essuie du pouce ses larmes quand mes mains se portent de chaque côté de son visage. Nos baisers me réveillent, encore. Et je me sens à nouveau victorieux et conquérant, prêt à renverser tous les obstacles, à faire en sorte que ça marche. Que tout marche. Nous, la guerre, l’Empire. Dans cet ordre. Nous restons enlacés, et elle me souffle quelques mots en valyriens. Je la regarde, mais elle ne m’explique pas. Je connaissais quelques mots choisis, d’ordre militaire ou intime, les deux seules choses pour lesquelles je pouvais avoir besoin de converser avec Rhaenys en valyrien. Je fronce les sourcils, en frôlant son nez si parfait du mien, déformé par les cicatrices.



| Qu’est-ce que cela veut dire, mon aimée ? |


je continue de la garder contre moi. La serre un rien plus fort.


| Tu veux que nous nous allongions ? Je pourrais rester près de toi. Pas de travail ce soir. Demain la marche sera longue. Et nous pourrions profiter un peu du temps ensemble. |


Nez qui s’enfouit dans ses cheveux, j’inspire à pleins poumons alors que ma main droite descend sa chute de reins et empoigne ses fesses, tandis que l’autre se pose sur l’un de ses seins par-dessus son vêtement, pressant légèrement.


| Ou alors, tu me rappelles que je suis un père avant d’être un grand-père, et un époux avant d’être général… |


J’avais essayé de paraître un rien espiègle comme elle pouvait l’être, au moins pour le faire sourire.




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Can you see the streets in blood?
The remnants of your name?
Soothsayer, can you save them?
Soothsayer, let these words set you free
And now, give this leave and come away with me

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