Tumblr  Discord  AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Le Deal du moment : -30%
Casque-micro sans-fil Sony pour PS4 + 1 jeu offert
Voir le deal
69.99 €

Les caprices du destin PV Arianne
MessageSujet: Les caprices du destin PV Arianne   Les caprices du destin PV Arianne EmptyLun 30 Déc - 18:41

La bannière royale dominant les hommes de sa hauteur procédurale était durement malmenée par le vent. Mauvaise brise venant de l'est avec une vigoureuse agressivité. Sautoir de sable aux gravures d'or elle sacrifiait l'ordinaire richesse visuelle de l'étendard de la maison Hoare et ses tons chauds comme clairs pour une sobriété orgeuilleuse. Choix personnel du nouveau souverain celui-ci n'avait négligé nul détail dans sa volonté de rupture avec un régime vaincu jugé mortifère. Une bannière était un symbole. Or, rien n'était plus important que les apparences avais-je découvert dès les premiers instants de mon règne qui s'annoncait dès ses prémisces improbable. Improbable par mon ascendance fils de catin au sang souillé de roi. Improbable par mon éducation ou son absence résolumment insulaire. Improbable car je ne pouvais me targuer d'incarner le trait d'union éphémère mais néanmoins nécessaire de deux peuples profondément antagonistes et pourtant liés par serments de féauté envers une mème couronne. Improbable parce que placé sous le sceau de la pire humiliation martiale de l'histoire moderne du continent. Improbable enfin en vertu de la menace écrasante planant au dessus de nos tètes d'irréductibles. Les apparences comptaient souvent bien plus que la réalité. Assurez vous de faire croire à vos hommes qu'ils peuvent et ils pourront. Oui, l'image était souvent supérieure à la réalité parce qu'elle avait le pouvoir d'inverser les évidences. Un chef se devait toujours d'apparaitre comme un roc d'invulnérabilité serein et confiant comme la proue du navire fendant les flots.


Cela, je ne l'avais guère appris de pater ni d'Eren mais par mes propres moyens au sein de la flotte de fer et cela expliquait pourquoi je chérissais tant cette vérité et en avais été un disciple zélé. Aussi, je me tenais parfaitement droit sur la selle de Bucéphale carapaconné dans ce harnois que je réprouvais par le passé protection contraire au style de combat fer né. Mes compagnons hetaeroi montés m'encadraient avec déférence dans un silence de circonstance. Insulaires comme continentaux peu importe leur niveau de cavalerie, les Chevaucheurs du Crépuscule représentaient l'unique survivance de ma volonté de fraternisation militaire. Mon jeune beau frère et porte étendard ser Cleitos s'était vu offrir l'insigne honneur de me précéder. Ainsi, le tissu sombre objet de ralliement indiquant ma souveraine position au sein de mon ost en mouvement claquait au gré des assauts venteux. Le jais pour la légende de la noire lignée autant que la piraterie domaine d'excellence dans les Iles de Fer. L'or pour la puissance perdue du plus vaste royaume à avoir jamais existé aussi bien que les richesses sonnantes et trébuchantes apportées dans les caisses du trésor par notre armada.


Ce mariage de couleurs semblait vouloir hurler à la face du continent et à fortiori à celles de nos ennemis que le dernier Hoare était un pillard jusqu'au bout des ongles à l'instar de la moitié insulaire de son contingent. L'autre moitié ne tarderait quant à elle guère à le devenir par pur pragmatisme car riveraine ou non, face à un ennemi en tout point supérieur la tactique salvatrice rejoignait nécessairement la piraterie. Cependant l'éclat étincelant et aiguicheur de la poudre de soleil avait d'autres significations. L'or d'un avenir radieux pour un peuple brave et courageux pour des hommes et des femmes ayant fait le choix de la difficulté et la douleur dans la loyauté plutot que l'aisance dans le déshonneur. L'or qu'incarnait à mes yeux de marin la fertilité du sol local. L'or du blé que l'on regarde pousser et qui nourrira le dit peuple. Voilà ce à quoi je pensais en contemplant le dos cuirassé de mon beau frère tenant fièrement la hampe sacrée avec prestance. Les colonnes de marche avancaient à une cadence mesurée méthodique sans ètre excessive. La vitesse n'étant pour l'heure guère un objectif ou une possibilité. Dans les rangs également le silence écrasait les carcasses moroses de son empreinte cérémonieuse.


Peu de conversations ne s'élevaient dans l'air doux de ce printemps redouté. Si, j'aurais pu ètre enchanté d'une telle discipline il n'en était rien car cette ambiance pesante traduisait l'état d'esprit de l'armée. Humeur dommageable contre laquelle je m'étais battu des mois durant avec succès pour finalement voir ces efforts réduits à néant par un foutu gosse incapable de discernement. Gosse que j'aurais du décapiter quand j'en avais eu l'occasion. Seuls les bruits de bottes autant que de sabots semblaient se voir portés jusqu'à la plaine. Cela me déplut profondément aussi j'adressai un signe sec au trompette qui ne se fit guère prier. Les caporaux se mirent à beugler les paroles de l'hymne composé par mes soins et tandis que le chant était repris en choeur avec une intensité variable selon les origines je me fis la réflexion que les éclaireurs et escarmoucheurs ne verraient point d'un bon œil ma décision. L'avancée s'éffectuait paisiblement dans l'ennui inhérent à ce genre de chose lorsque je me remémorais l'atypisme de ma compagnie. Arrêtant ma monture, je prévins mon escorte prestigieuse de mes intentions. Nous laissames donc les hommes nous dépasser tandis que j'attendais la garde royale se trouvant quelques dizaines de mètres en arrière avec leurs deux protégées de fortune.


Mon épouse enceinte jusqu'à l'os mais bien trop entétée pour se confirmer à mes souhaits de la laisser en arrière à proximité du Bief. Brave comme une véritable guerrière et folle comme seule une Hoare pouvait se targuer de l'ètre. Un soldat m'avait dit un jour que lorsque l'on prenait la mer on laissait ses soucis derrière soit. J'imaginais que cela s'appliquait également à la route. Ce à quoi un autre guerrier avait répondu en affirmant que cela n'était vrai qu'à condition de laisser sa femme derrière soi. Certaines fer nées ayant autant de couilles que leurs homologues masculins. Et mon otage de marque princesse de la principauté pour qui se retrouver entre mes griffes semblait devenu une habitude détestable. Ancienne amante aux charmes ensorcelants et à l'intelligence aussi vive qu'admirable. Je me disais que leurs conversations risquaient de s'avérer passionnantes hélas la jalousie ou la défiance me privait d'un spectacle fort intéressant. J'étais néanmoins rassuré qu'Arianne soit ici auprès de ma reine.


Je comptais sur elle pour soutenir une autre femme dans la mème situation que la sienne à cela près qu'elle n'avait quant à elle pas le choix. Fondant cet espoir stupide sur une vision de la solidarité féminine liant implicitement les deux seules femmes de l'armée. J'adressai un sourire simple mais sincère à Helena qui me le rendit. Rassuré car la reine ne se priverait guère de me faire savoir si cela n'allait pas je sentis mon cœur se serrer sous mon plastron. L'enfer dans lequel je comptais foncer et mener mes hommes, nos hommes n'était pas la place d'une femme aussi indomptable fut elle, enceinte qui plus est. Son oncle maitre de l'arrière garde avait parlé vrai, Mais, le capitaine était particulièrement bien placé pour savoir qu'il était extrèmmement difficile de contraindre la née Bracken. Je réprimai un soupir sans pour autant cesser de sourire devant le lever de regard de la Hoare qui savait pertinnement ce à quoi je pensais avant de reporter mon attention sur Arianne qui quant à elle semblait au bord du gouffre. Désespoir et exaspération se disputaient la primauté d'hanter ses traits graciles. Mon sourire s'élargit de lui mème malgré moi devant une face aussi tragique.


Ce n'était point amusant pour elle mais la voir ainsi dans une humeur aussi sombre me semblait cocasse. Mu par une certaine bouffée de tendresse je décidais de lui tenir compagnie puisque celle d'Helena lui semblait aussi agréable que celle d'un cadavre ambulant et réciproquement, Elles étaient toutes les deux sublimes sous ce modeste soleil riverain chacune à leur manière la courtisane sudienne et la reine nordienne. Un signe de la main et la garde reprit son chemin avec Helena ser Royle à son coté. Pour ma part, je m'insérais dans la marche avec mes compagnons de route comme de combats, de repas comme de feu de camp. Hetaerois liés à ma personne par le plus pur des serments. Un certain temps se déroula sous nos yeux avant que je ne prenne la parole.
-"J'ai comme l'impression que la traversée de mon domaine continental ne te plaît pas franchement. Il faut dire que lorsque nous nous trouvions sur mon navire l'an passée nous étions bien plus libres et proches. Ah la folle témérité de la jeunesse ! Allez, je t'en prie dis moi ce que je puis faire pour égayer ton voyage. Je suis ton humble serviteur comme toujours.."
Concluais-je avec un soupçon de malice dans la voix.



       



Les caprices du destin PV Arianne F9wc Les caprices du destin PV Arianne 48oz Les caprices du destin PV Arianne Uxrf Les caprices du destin PV Arianne N79e Les caprices du destin PV Arianne 77gb Les caprices du destin PV Arianne H5cb

   
« House Hoare from Orkmont and Harrenhall »
Ralentis ils faiblissent. Arrête toi ils abandonnent. .bizzle
   
Yoren Hoare

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi des Fleuves et du Crépuscule
Âge du Personnage: 24 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Yoren Hoare
♠ Black Sun of Salt and Roc ♠
Messages : 167
Membre du mois : 14
Célébrité : Alexander Ludwig
Maison : Hoare
♠ Black Sun of Salt and Roc ♠
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Les caprices du destin PV Arianne   Les caprices du destin PV Arianne EmptyVen 17 Jan - 20:38

Je ne pourrais dire ce qui m’agace considérablement dans cette situation : être la dame de compagnie d’une femme enceinte qui tenait plus de la guerrière inconsciente que de la reine avisée, marcher tout droit vers les milles enfers que cette Terre pourrait offrir aux côtés d’un ancien amant marié – et père en devenir – ou encore me traîner d’une boue à une autre de ce vaste territoire inconnu. Tant d’éléments qui s’accumulaient et qui mettaient considérablement ma patience à rude épreuve, ayant déjà emportés le combat sur cette fausse bonne humeur que j’affichais les premières semaines de ma captivité à Pierremoutier.

Frustration, vieille ennemie et compagne que j'avais traîné depuis ma plus tendre jeunesse comme grand défaut. Une faiblesse que j'avais combattu sans cesse, en surmontant chaque épreuve la tête haute et avec grande patience. J’avais grandi et survécu dans l’impitoyable cour de Lancehélion, entre des nobles hautains et une Princesse qui me haïssait pour mon sang, mes origines et mon existence tout simplement. J’avais traversé mainte fois le grand désert de mon pays, avec peu de compagnie, et fais face à des bandits. J’avais également à négocier avec les marchands les plus inflexibles du port, opulents et gras. J’avais affronté la colère de ma patrie, lorsque j’avais trahi leur confiance. Cette nouvelle épreuve n’était qu’une autre que j’avais à passer et surtout la seule qui me permettrait vraiment de racheter une vieille erreur passée.

Mes deux fidèles compagnons - un homme et une femme - tentaient vainement d’égayer mes journées mais ils abandonnèrent face à cette ligne droite que formait ma bouche obstinément et le silence que je maintenais autant que possible. J’étais las de belles paroles et métaphores, et tout simplement trop fatiguée par cette traversée qui me semblait sans fin et pour laquelle je ne savais pas quel sentiment nourrir : la fin signifiait la guerre alors que la continuité rimait avec usure.

Il semblerait que ma mauvaise humeur soit des plus visibles car les hommes les plus bourrus et les moins observateurs que j’avais appris à connaître et à fréquenter me fixaient de temps à autre, tentant maladroitement une blague ou un beau geste. Je n’offrais qu’un faible sourire courtois, dirigeant aussitôt mon regard vers l’horizon. Une habitude que j’avais lorsque je me sentais abattue. J’avais l’impression qu’en regardant toujours plus loin, il y a une chance – une échappatoire ou un issu – à une situation désagréable que j’expérimentais, comme s’il existait par-delà les frontières un monde que personne ne connaissait, mais où il était bon de vivre – sans souci, sans peine.

Une observation que j'eus à abandonner lorsque j'entendis une voix que trop familière s’adresser à moi. Finalement, le Roi s’intéressa à son tour à ma personne car le voilà qu’il parle d’une manière des plus agréables et des plus « modestes ». Je le connaissais suffisamment pour comprendre que ce n’était qu’un jeu pour lui et qu’il s’amusait. Il était confiant, il était fort, il était respecté : trois éléments qu’un homme aimait par-dessus tout. Et il pouvait se pavaner avec devant qui il voulait. Moi, Dornienne empoisonnée, j’avais à admirer ce paon dans toute sa splendeur sans rien faire, les traits fatigués et le corps ankylosé. Et pourtant, je rentre aussitôt à son jeu et décide de répondre avec plus ou moins d’impertinence.

- La mer et le désert ont un point commun Yoren : imprévisibles. Dans le désert, une tempête empêche la pauvre âme de respirer, voir, entendre ou avancer. En mer, une tempête soulève des vagues violentes, avale les plus imprudents et engloutit les plus faibles navires ou capitaines. Nous avons bien essuyé une tempête, de souvenir. L’homme contre l’élément, un combat titanesque, n’est-ce pas ? soufflais-je.

Les éléments ravagent les territoires des hommes mais laissent une cicatrice qui peut être refermée. Nous nous disons « oh, bien dommage, mais ainsi va la vie ! ». Or, les guerres entre hommes laissaient des cicatrices plus profondes et étaient plus sales et plus bordéliques qu’une tempête. Avant même que le sang sèche, un mot régnait dans la bouche des vaincus « vengeance ! ».

- Je doute sincèrement que tu puisses « égayer » mon voyage. Tu es un homme marié, un futur père et surtout un Roi qui se doit d’être un modèle vivant pour ses sujets. Il est passé cette époque où on pouvait agir avec « témérité », en se moquant de ce que les agneaux pouvaient penser, répondis-je sur le même ton de la malice. A Dorne, il arrivait qu’on m’amuse avec des danses audacieuses et des chants sublimes. Aurais-tu un talent caché dans l’un de ces domaines, par hasard ?  

Un ricanement s’échappa entre mes lèvres en imaginant une danse incongrue faîte par cet homme ou un chant chanté faux. Un petit rire bon enfant. J’avais bien des questions à poser dont la suivante : Pourquoi diable ta femme veut-elle suivre les armées, en étant enceinte, et brisant par la même occasion ma seule espérance de ne pas être traînée dans ce conflit ? Mais bon, je me gardais. Je savais déjà la réponse. Fierté, arrogance et inconscience.
Arianne Martell

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Conseillère de Dorne
Âge du Personnage: 27 ans
Allégeance: Ma loyauté va à mon Souverain.
Arianne Martell
Messages : 553
Membre du mois : 96
Célébrité : Deepika Padukone
Maison : Principauté de Dorne - maison Martell
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Les caprices du destin PV Arianne   Les caprices du destin PV Arianne EmptyMer 22 Jan - 0:25

Il ne semblait guère exister contraste plus saisissant que celui qui se dévoilait à la vue de ma garde rapprochée. En effet, le spectacle offert à mes hetaerois compagnons du trône des Fleuves et du Crépuscule portait en son sein un je ne sais quoi de profondément cocasse. Et, les dits cavaliers tant insulaires que riverains ne masquèrent qu'à grande peine leur hilarité sous un impeccable vernis d'impassible discipline de fer. J'espérais que mon ancienne femme sel ne s'en formaliserait point. Les chevaucheurs du Crépuscule avaient reçu l'honneur insigne de vivre et mourir au coté de leur souverain et avaient donc fort logiquement été sélectionnés à l'image de ce dernier. L'élite martiale de mes milliers de partisans sans distinction en fonction de la naissance ou l'origine. Aussi, il ne fallait pas franchement s'étonner qu'ils partagent l'humour goguenard, le cynisme et la témérité maladive de leur fondateur. Comment leur en vouloir pour ces mines moqueuses ? Comment ? Alors que leur roi irradiait littéralement d'un feu dévorant semblant capable de calciner la moitié du monde. Comme si le fait d'avoir enfin quitté l'immobilisme éreintant bien que reposant du sud Conflans le faisait férocement renaitre sous son jour le plus sombrement heureux. Immobilisme l'ayant tant rongé dans les collines de Noblecoeur et qu'il avait combattu avec ferveur dans le cœur du Noir.


Au point que le jeune Hoare ne semblait point simplement guéri physiquement des affres de la défaite passée mais également  intérieurement abattant  sans ménagement ses doutes et inquiétudes. Le sire d'Harrenhall et suzerain des Iles puisant dans ce ballet militaire une ressourcante énergie à l'instar d'un requin baignant dans son maritime élément. Là ou en face se tenait altière et orgueilleuse une otage de rang princier à la mine déconfite. La princesse Arianne avait tout du fantasme vivant jeune femme sublime du sud exotique et nul homme de cette armée ne pouvait se targuer de ne point avoir été animé de concupiscence devant cette beauté fatale du premier troupier au sergent d'armes en passant par le plus noble chevalier. Pourtant, en cet instant cet éclat solaire apparaissait fortement terni par le tumulte passant sur ses traits. Déplaisir à l'état pur semblant gravé au fer rouge sur son minois. L'on eut pu se figurer qu'elle subissait les tortures les plus indicibles. De ce contraste brutal naissait l'étirement à la commissure de la lippe. Tandis que la boue soulevée par le pas cadencé des titans cuirassés de la garde royale encadrant la reine retombait tout juste au sol martelée encore et encore par l'avancée guerrière, mon rire s'élevait guttural, rauque et puissant tonnait dans la mélée face à la réaction pleine d'une agréable impertinence.


Je laisse ce son rieur flotter longtemps parmi la troupe et savoure le plaisir de le voir contaminer mes hetaerois autant que les troupes précédent notre position. Se gausser ainsi d'une condamnée à se voir ballotée d'un coin à l'autre d'une contrée en proie à la guerre et ses tourments n'est nullement chevaleresque mais je ne l'ai jamais été ainsi point de déception envisageable. Je me fais une réflexion bien étrange en la contemplant ainsi. Arianne peut bien ètre l'une des plus belles femmes du continent cependant elle me parait terne en cet instant en comparaison d'Helena qui bien qu'enceinte se tenait droite, hautaine, digne et intrépide sur son étalon. J'imagine que nous autres Hoare ne trouvons que valeur dans ceux partageant notre gout du danger, de l'excès et cette douce folie vous rappelant que votre coeur bat la chamade. Je dois dire que j'apprécie néanmoins sa réaction me remémorant dans sa conduite audacieuse icelle de sa captivité dans ma cabine. Sans compter que son sens de la comparaison me prend également au dépourvu.


-"Oui, ma chère nous avons essuyé une monstrueuse tempête ta mémoire ne te joue pas de tours. Bien que j'eus préféré que tu me considères comme bien plus impétueux que la dite sauvagerie marine. Mon égo s'en remettra ne t'en fais pas. Un combat titanesque en effet que je n'oublierais jamais. Vois tu l'océan me manque autant que le désert à ton coeur. Certains ne se sentent vraiment vivant qu'au milieu de la tempête tu sais. C'est mon cas. A une époque je pensais que c'était aussi le tien."


Pesant mes mots sans cesser de sourire avec amusement, je réfléchissais à la manière dont elle avait décrite les tempêtes et les déserts y voyant pour ma part une analogie entre nos deux peuples si différents et pourtant infiniment plus proches que nos voisins respectifs. Cela fit s'étendre mon sourire en un rictus balafré que ne dénatura point la mine désabusée qui s'imprima sur mes traits affichant par la même une déception certaine quant à la récente histoire commune de nos deux états féodaux.


-"J'aime énormément la description que tu viens de faire de nos éléments caractéristiques respectifs. Nos deux peuples sont bien plus proches qu'ils ne l'avoueraient jamais à l'instar du désert et de l'océan. Nous sommes honnis de tout Westeros. Vous avez toujours été honni du sud. Vous pillez que vous le reconnaissiez ou non comme nous le faisons. Nos mœurs sont plus libres que ceux de bien des royaumes. Pour finir, nous possédons un sens de la ripaille proprement divin un orgueil susceptible de nous écraser ainsi qu'un courage sans égal. Je déplore énormément la stupidité dont a fait preuve ta sœur ainée. Nous aurions fait de formidables alliés. Enfin, c'est plus ou moins le cas à présent. Il est simplement dommage qu'il eut fallu en arriver là pour se faire."


Le ricanement princier me piqua au vif bien que je le comprisse aisément. Il y avait en effet bien peu de chance pour que je déclame des vers poétiques d'une voix de sentor ou que je ne lui propose une danse à son gout vu celle des iles de Fer. Cependant, cette part néfaste de mon ètre fut vexée de constater qu'elle ne m'en pensait plus capable sous prétexte qu'un cercle d'or dominait mon crane de son poids plus lourd que le plus pesant des fardeaux. L'opinion des agneaux ne m'importait guère plus que par le passé. On ne changeait point de mentalité en un claquement de doigts sous prétexte que l'on devenait roi. Pourtant, je savais qu'elle avait raison sur toute la ligne et cela me déplaisait autant que le fait d'ètre trimballé comme un paquet d'un point à un autre. Le sang noir resterait à jamais sauvage. J'éclatais de nouveau de rire afin de chasser mon amertume avant de mettre la main sur mon cœur dans une posture théâtrale.


-"Je suis extrêmement déçu que tu me penses incapable de parvenir à te rendre le sourire. Qui eut cru que moi le batard le plus libidineux de Westeros puisse devenir un époux fidèle et aimant ? Certainement pas toi n'est ce pas ? Le destin, les dieux et leurs caprices... Oh mais compte bien prouver à la litanie d'ennemis de mon royaume que la témérité coule encore bel et bien dans mes veines et celle de ma lignée."


Concluais-je dans un sourire mauvais particulièrement carnassier. Icelui du pirate que je n'avais jamais cessé d'ètre en dépit du fait que je me trouvais sur une monture et plus sur un navire. Le chaloupement du destrier me faisait l'effet d'un pont voguant au gré de la houle. Piètre réconfort alors que la plaine s'étendait à la vue. La malice d'Arianne se fit contagieuse et à l'issue d'un clin d'œil je reprenais.


-"Je suis un excellent danseur lorsque les circonstances l'exigent du moins c'est ce que l'on m'a dit et un barde de talent quand il s'agit de beugler en chœur une corne d'ale à la main. J'ai néanmoins peur que l'art insulaire ne soit guère à ton gout. Un brin trop brutal et dénué d'élégance. Trop simpliste surement. Mais, je t'en prie dis moi ce que je pourrais faire pour te dérider. Mes frères se damneraient pour un sourire de toi. Et j'aime les voir satisfait. C'est bon pour le moral. Commence donc d'abord par me demander ce qui semble te bruler les lèvres."


Je savais pertinemment qu'elle condamnait mon épousée non pas seulement par principe mais surtout parce que cela expliquait en partie sa présence sur la route. Là ou elle devait voir folie et orgueil je voyais noblesse, audace et bravoure.



       



Les caprices du destin PV Arianne F9wc Les caprices du destin PV Arianne 48oz Les caprices du destin PV Arianne Uxrf Les caprices du destin PV Arianne N79e Les caprices du destin PV Arianne 77gb Les caprices du destin PV Arianne H5cb

   
« House Hoare from Orkmont and Harrenhall »
Ralentis ils faiblissent. Arrête toi ils abandonnent. .bizzle
   
Yoren Hoare

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi des Fleuves et du Crépuscule
Âge du Personnage: 24 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Yoren Hoare
♠ Black Sun of Salt and Roc ♠
Messages : 167
Membre du mois : 14
Célébrité : Alexander Ludwig
Maison : Hoare
♠ Black Sun of Salt and Roc ♠
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Les caprices du destin PV Arianne   Les caprices du destin PV Arianne EmptyDim 2 Fév - 18:16

Les critiques faites à l’encontre de ma sœur m’emplissaient d’une rage brûlante. Un sentiment qui grandissait davantage lorsque je constatais, impuissante, que je n’avais pas d’autres choix que de me taire et subir cet affront. La dame à critiquer n’était pas Deria mais les « autres ». Ces conseillers qui n’avaient pas su remplir leur rôle de façon approprier, ces sujets qui ne cessaient de causer des soucis… ou encore ma personne, sa propre sœur, pour avoir succomber au doux venin de l’homme qui me faisait face, lui laissant tout le loisir de commettre un affront à l’encontre de notre Maison. La faute était commune mais, malheureusement, je ne pouvais pas le dire. Une Souveraine était à l’image du Soleil et de la Lune : elle était visible comme ces deux astres, tantôt honnie, tantôt aimée. Or, tout son entourage était comme un nuage ou de petites étoiles : visibles, passagers, nombreux et surtout ignorés.

Lasse par toutes ces tribulations ou encore par les moqueries arrogantes de l’ancien Capitaine, je profite du silence que l’on m’impose pour me perdre à nouveau dans la contemplation de cet horizon sans fin aux milles promesses éphémères. Un court instant, je pousse même l’affront jusqu’à fermer mes paupières pour pouvoir me concentrer pleinement sur tous ces sons qui m’entourent. Les branches couvertes des premiers bourgeons du Printemps qui gémissent à cause d’un coup de vent, le chant des oiseaux cachés au creux de vieux troncs ou encore le hennissement impatient des chevaux. A ce dernier son, un sourire vint orner à nouveau mon visage et mes paupières se rouvrent pour révéler un regard brillant et plein de défi. Sans plus tarder, je me retourne vers Yoren et plonge ce regard inchangé dans le sien.

- Au sein de la Principauté, il n’est pas rare que les hommes et les femmes soient initiés aux arts de la guerre dès le plus jeune âge. Les différentes disciplines associées à la guerre semblent être une évidence pour les hommes. Par contre, pour les demoiselles de Dorne, c’est un choix. Je n’ai pas été une élève des plus assidues, ayant préférée largement la danse et les chants, dis-je en jouant volontairement avec mes épaules et en lançant un regard rieur aux personnes présentes pour aussitôt retrouver cette expression de défi. Cependant, j’avais su développer un seul talent, que j’ai continué à entretenir ! Parmi les miens, on dit que je suis une véritable flèche sur le dos d’un cheval, et que personne ne peut me rattraper. Trouvons un terrain plat, et autorises-moi à choisir un cheval, mon Roi, et voyons voir si je peux me taguer d’étendre cette réputation hors des terres de Dorne.

Savoir choisir convenablement son cheval était une des étapes essentielles pour réussir une telle course. Durant ce trajet, j’avais eu plus que le loisir d’observer certaines bêtes. Sans surprise, la fatigue harassait déjà les plus feignantes et travaillait petit à petit les plus solides. Ma monture pourrait-elle faire l’affaire ? Je ne pourrais le dire. Elle était extrêmement docile : pourrait-elle faire preuve de cette fougue et vitesse qui allaient de pairs avec une course ? J’en doutais.

Encore faut-il que j’obtienne le droit de choisir. Les chevaux sont une ressource clée dans toute stratégie de guerre, et peu de monarques accepterait de gaspiller potentiellement une belle bête dans une course vaine et désuet de sens, si ce n’est amuser une dame du Désert. Cependant, je ne peux pas m’empêcher d’espérer que mon joli regard noisette, qui s’animait d’un feu étouffé il y a bien quelques semaines, pourrait l’amadouer un tantinet. Et me donner la chance de lui rabattre le caquet, peut-être.
Arianne Martell

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Conseillère de Dorne
Âge du Personnage: 27 ans
Allégeance: Ma loyauté va à mon Souverain.
Arianne Martell
Messages : 553
Membre du mois : 96
Célébrité : Deepika Padukone
Maison : Principauté de Dorne - maison Martell
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Les caprices du destin PV Arianne   Les caprices du destin PV Arianne EmptySam 22 Fév - 17:37

La marche constituait l'un des exercices martiaux les plus ennuyeux qui soit. L'on passait des journées entières à frapper le sol du talon de nos bottes, à soulever boue et poussière en un nuage sans fin témoignage de la myriade s'en allant traitement faire face à son destin funeste. Le consensus était certain du plus modeste des lanciers au plus puissant des seigneurs se pavanant fièrement au dos d'un étalon racé valant trois fois le prix de l'entretien d'une troupe d'arbalétriers chaque homme de guerre qu'icelle soit une amante dont les féroces caresses étaient devenues paradoxalement agréables à la bleusaille ne comptant qu'une ou deux batailles à son actif semblait d'accord et ce peu importe son origine à qualifier le cheminement de l'armée de laborieux tant pour le corps que l'esprit. Il eut donc apparu fort logique que le sauvage insulaire que je suis ayant grandi par et pour le sang  versé soit frustré de ce délai rébarbatif antérieur à la boucherie vengeresse. Il n'en était rien bien au contraire car quand bien mème je restais et resterais un pirate jusqu'à mon dernier souffle le sang Noir d'Harren Mortdragon Hoare coulait dans mes veines et si ue n'avais jamais pu prétendre avoir bénéficié d'une princière éducation je n'avais jamais cessé d'apprendre du tyran désigné comme tel par nos ennemis. Le Noir fut l'un des plus grands meneurs d'homme de Westeros aussi son exemple en la matière méritait de figurer parmi mes options en dépit du reste que je m'échinais à transformer pour ne pas dire effacer.


Le déplacement d'une armée incarnait un défi logistique permanent ainsi qu'un joyeux bordel car une telle concentration d'hommes ne pouvait se faire sans soucis. Les livres de stratégie ou les écrits narrant les grandes épopées guerrières n'accordaient guère une importance suffisante au mouvement. Or, la manoeuvre était succeptible de renverser le cours d'une guerre. Qu'il s'agisse de la vitesse des troupes, leur disposition, le dispostif avancé ou d'autres variables la marche n'était en rien une simple question de traversée de territoires mais bien un point primordial de la tactique. Sans oublier le fait que je pouvais profiter de ce délai pour planifier la campagne en cours tout en prenant en compte les impondérables autant que les derniers renseignements. Si mon existence de capitaine fer né m'avait appris une chose c'était bien que l'adaptation est bien souvent la clé du succès. Mon visage balafré caressé par le vent âpre bien que printanier du Conflans vit mes lippes s'écarter douloureusement afin de former un rictus carnassier  voulant s'approcher du sourire amusé. Amusé par l'expression de la princesse Dornienne dont l'exotique magnificence ne suffisait point à masquer sa fureur quant à mes propos  inquisiteurs relatifs à l'état actuel de la principauté et les ou la responsable de cette débacle. Colère dont je me moquais comme d'une guigne car d'une part elle ne saurait parvenir à la cheville de celles de dame mon épouse et d'autre part  parce qu'elle me semblait hypocrite et malvenue. En effet, quel genre de dirigeant oserait se prétendre digne de ce titre tout en se cachant derrière ses conseillers en cas de défaite à l'instar de marmots cherchant la sécurité dans les jupons maternels. A ce que j'en savais personne n'avait forcé la main de Deria lorsqu'elle ci avait décidé de se liguer contre le Sel et le Roc avec nos nombreux ennemis. Proie facile qui s'avérerait bien indigeste lorsque ses crocs se dévoilèrent afin de réclamer vengeance.


Déçu par l'attitude puérile de mon ancienne amante du moins sur ce sujet quand bien mème je pouvais la comprendre. Je jetais aux orties sans le moindre ménagement l'échec de ma tentative informelle de rapprochement diplomatique bien que tentant de ne pas associer la réaction d'Arianne à tout son peuple arguant q'une femme restait une femme, je ne pus néanmoins m'empêcher de penser que si les fils de la Lance et du Soleil partageaient ce réflexe mon estime à leur encontre en prendrait un sacré coup. Le Conflans et les Iles de Fer avait tenu face à quatre royaumes coalisés sans jamais se plaindre et les Hoare avaient toujours pris leurs responsabilités quant à ce bourbier. Du moins, j'aimais à m'en persuader. Ce qui devait s'avérer tout aussi hypocrite que sa pensée au vu de la guerre civile du roi et du prince au beau milieu d'un conflit sans nom. Perdant un instant de ma superbe et mon mordant je laissais mon sourire tordu s'effacer cédant le pas à une morosité macabre. Mais quelque chose me rendit mon allant. Ou plutot une litanie de choses qui associées les unes aux autres formèrent un puissant remontant aussi efficace qu'un coup de fouet ou une cruche d'ale de mes iles. La vue de mes étendards souverains claquant dans le vent, le chant de mes hommes en l'honneur de nos morts et du royaume, le claquement des sabots sur la terre du Conflans et plus loin la silhouette altière de ma reine me remplaçant à la tète en dépit de son état. Je me trouvais pleinement à ma place auprès de mon peuple à la veille d'écrire l'histoire de ce jeune royaume que je souhaitais batir. Aussitôt la situation me parut de nouveau cocasse et si j'eus de la peine pour Arianne j'éclatai d'un rire tonitruant qui effraya les chevaux de mes compagnons là ou Bucéphale monstre d'impassibilité se contenta de hennir paisiblement comme pour railler la nervosité de ses congénères.


Lorsque mon otage princière reporta son attention sur ma personne moqueuse ce fut avec une malice dans le regard et un sourire solaire sur les lippes. Il me fut donc aisé de comprendre qu'une idée lui trottait dans la tete aussi je lui rendis son sourire acéré sans la quitter des yeux. Rare réminescence d'une complicité morte. L'écoutant avec attention, je sentis mon sourire se faire dangereux lorsque le défi se plaqua sur ses traits graciles. Un défi ? Le pirate en moi n'hésitait pas. Le batard en moi le souhaitait ardemment. Le jeune homme ptait prèt à s'élancer dans l'instant. Le sauvage désirait sentir l'ivresse de la chevauchée. Le fer né se méfiait de la bète sous ses cuisses. Mais le souverain improvisé avait conscience de la vacuité et la futilité d'une telle chose. Les bons chevaux étaient inestimables en temps de guerre et ce d'autant plus alors que l'essentiel de la cavalerie loyaliste avait été prise ou tuée au cours de la précédente campagne. Il ne fallut qu'une poignée de secondes au cours de laquelle je m'imaginai les réflexions des seigneurs continentaux à mon égard. Juvénile, irresponsable et bien d'autres qualificatifs peu flatteurs. Mais à quoi bon porter une couronne et en sentir le poids écrasant sur les épaules si l'on ne pouvait faire fi des avis bien pendants des aigris. Je ne serais pas Yoren Hoare le batard si je refusais par obligation de se confirmer à une norme.


-"Oh tu n'as en effet rien d'une guerrière ma chère Arianne. A moins qu'un certain domaine bien précis puisse ètre considéré comme un champ de bataille. Tu danses merveilleusement bien en effet. Mème le sauvage insulaire que je suis le dira. Une flèche dis tu ? Quant à moi, nous savons tous deux que la place d'un fer né est le pont d'un navire et pas sur le dos d'un étalon. Je ne puis rien te refuser tu le sais bien. Je t'autorise à choisir l'un de mes chevaux. Donnons à mes braves une petite distraction. Ils le méritent amplement. Apportez moi mes montures !"



       



Les caprices du destin PV Arianne F9wc Les caprices du destin PV Arianne 48oz Les caprices du destin PV Arianne Uxrf Les caprices du destin PV Arianne N79e Les caprices du destin PV Arianne 77gb Les caprices du destin PV Arianne H5cb

   
« House Hoare from Orkmont and Harrenhall »
Ralentis ils faiblissent. Arrête toi ils abandonnent. .bizzle
   
Yoren Hoare

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi des Fleuves et du Crépuscule
Âge du Personnage: 24 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Yoren Hoare
♠ Black Sun of Salt and Roc ♠
Messages : 167
Membre du mois : 14
Célébrité : Alexander Ludwig
Maison : Hoare
♠ Black Sun of Salt and Roc ♠
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Les caprices du destin PV Arianne   Les caprices du destin PV Arianne EmptyMar 3 Mar - 21:29

Si les hommes étaient prompts à se moquer des talents artistiques ou de la faiblesse de certaines femmes, ces dernières ne tardaient pas à prendre leur propre vengeance lorsque ces mâles sont au repos ou aux abois, armée uniquement de leur corps, de leurs instruments, de leurs langues acérées ou encore de vêtements voluptueux. Yoren se permettait clairement de se moquer de ma condition, et à raison. Je n’étais nullement dans mon élément et de corps comme d’esprit, j’étais considérablement malmenée. Pourtant, il était mal me connaître : j’allais trouver une façon de tirer l’épingle de mon jeu. J’attendais avec patience, j’observais attentivement et j’apprenais de mes erreurs.

Pourtant, à cet instant-ci, je brisais ce code de conduite que je m’étais imposée, osant lancer un défi insensé au vu de la situation. Mon impatience ne tarda pas à poindre et à contaminer le cheval qui me portait. Ce dernier commençait à grogner, piétinant le sol avec une forme d’inquiétude. La bête venait tout juste de me confirmer qu’elle n’était pas faite pour une course où témérité et force étaient nécessaires : elle était davantage faite pour porter des poids précieux ou délicats, qui nécessitaient un rythme doux et monotone.

- Je doute sincèrement de tes paroles. Tu sais surprendre, constamment, en cachant tes talents jusqu’à les révéler en temps voulu. Qui sait, peut-être trouverais-je en ta personne un opposant sérieux et inattendu ?

L’accord donné, un écuyer ne tarde pas à s’approcher de mon cheval pour m’aider à descendre, mais je l’arrête d’un geste. Revigorée par ce défi, je souhaitais bouger à ma guise et non ennuyée par un jouvenceau qui avait la tête pleine de rêves, loin de la réalité et de l’horreur de la guerre. Je ne tarde pas à m’avancer vers l’un des trois chevaux que j’avais remarqué. Je tâte la bête attentivement, allant jusqu’à m’abaisser pour saisir une patte et tenter de la soulever pour scruter le fer cloué. Je fis une moue déçue pour la première bête : elle ne me convenait pas, les fers étant trop lourds et une mal placée. Je lance un regard critique à celui qui avait posé son popotin sur la belle créature : un amateur qui ne comprenait rien aux chevaux.

Je me dirige vers la seconde bête et me plie au même examen. Celui-ci est plus satisfaisant. Je répète le manège sur le dernier, et le constat est le même. Dès lors, la problématique était la suivante : parmi deux bêtes, laquelle allait m’octroyer la victoire nécessaire ?

- Je vous prie de descendre,
demandais-je – ou ordonnais-je – aux cavaliers des chevaux. Aussitôt après, j’empoigne la tête des bêtes, ferme les yeux et écoute leur souffle ou ce battement à peine perceptible. L’une était calme, voire même fatiguée. L’autre semblait impatient, avec de l’énergie à vendre. Un sourire s’étire finalement sur mes lèvres, heureuse d’avoir trouvé mon bonheur – plus ou moins. L’écurie de Lancehélion me manquait grandement, car j’en connaissais bien les bêtes et les usages à faire selon mes envies. Mon choix s’arrête sur celui-là.

Toujours avec la même assurance, je monte en selle et ajuste cette dernière aux besoins d’une course. J’en profite aussi pour débarrasser la belle bête de tout poids inutile, incluant le lourd manteau que je portais pour me protéger du temps capricieux. Un frisson me parcourt dès la première brise fraîche, mais n’en reste pas moins inactive. J’attache également les cheveux, sans grand ménagement. Affrétée et prête, je m’approche enfin du roi.

- Je suis prête. J’ai comme souvenir que nous avions dépassé un terrain plutôt agréable, pour une course. Plate, sans trop de difficulté. La course sera simple, et droite, jusqu’à l’orée d’une forêt. Les chevaux ne seront donc pas trop malmenés.
Arianne Martell

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Conseillère de Dorne
Âge du Personnage: 27 ans
Allégeance: Ma loyauté va à mon Souverain.
Arianne Martell
Messages : 553
Membre du mois : 96
Célébrité : Deepika Padukone
Maison : Principauté de Dorne - maison Martell
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Les caprices du destin PV Arianne   Les caprices du destin PV Arianne EmptyJeu 19 Mar - 17:16

L'armée cheminait à une allure respectable vers son destin quel qu'il puisse ètre. Le pas martial se voyant cadencé par l'hymne des Fleuves et du Crépuscule faisait trembler le sol boueux de cette région meurtrie du continent au cœur de laquelle plusieurs royaumes s'étaient écharpés sans aucune mesure afin de faire tomber la plus puissante lignée de Westeros mi insulaire mi continentale mais à jamais conquérante. Les morts flottaient dans notre sillage qu'ils s'agissent d'oncles, de pères, de frères, de cousins, de neveux ou de fils et ces défunts spectres nous hantaient nous poursuivant de leurs regrets, imprécations et souffrances. Nous représentions à mes yeux le bras armé de leur vengeance icelle d'une multitude. Le printemps s'il avait fait déguerpir le morne hiver n'avait point encore pris ses quartiers au centre du continent. Aussi le vent me fouettant le visage fit vibrer une douleur sourde dans mes cicatrices faciales. Je ne pus que serrer les dents fermement et grimacer tandis que mon ancienne amante reprenait la parole d'une voix terriblement voluptueuse de tentatrice me rapellant bien que nos origines batardes avaient en commun la venue au monde dans un bordel.


Ses paroles m'arrachèrent un sourire moqueur qui glissa sur mon visage balafré à l'instar de l'ondée sur l'Oeildieu. Douter sincèrement de mes paroles disait elle flatteuse épithète que celle du joueur dont l'on pouvait décemment guère deviner le cours tumultueux des pensées vagabondes. Hélas bien que foutrement taquin autant que railleur, je n'en restai pas moins honnète. Les insulaires ne mentent jamais nos haches tranchant les dilemmes déterminant de quel coté se trouvait le tord et la raison. Contrairement à ces hypocrites de continentaux pour qui le mensonge relevait de la coutume derrière le masque bien odorant de leurs valeurs civilisées. Bon, je tenais de l'éxagération par ce discours car les stratagèmes les plus fourbes ne nous étaient guère étrangers feu mon illustre géniteur en fut la preuve éclatante. Néanmoins, notre culture honorait plus volontiers la férocité que la ruse. Le rictus mauvais chevillé à mes lippes offrit à ma face rugueuse et marquée du fer un aspect probablement horrifique sans que cela ne déclencha la moindre réaction chez mon ancienne amante et toujours prisonnière.


-Et moi qui étais persuadé que tu ruminais morbidement ta situation d'otage Arianne. Tu parviens à me flatter aussi surement qu'une courtisane le serait face à l'attention d'un prince. Qui doute de la sincérité de l'autre à présent ? Oh, je crains fort de te décevoir cette fois ci tant je ne suis guère un cavalier exceptionnel. Mes navires me manquent autant que les flots qui les portent.  


Et cela représentait la stricte vérité. Je n'avais appris à monter à cheval que très récemment à l'échelle d'une existence de Hoare et ce seulement parce que le sale boulot du Noir nécessitait que j'en fusse capable. Or, si j'appréciais sincèrement le royal exercice pour les sensations associées à la chevauchée telle que l'ivresse de la vitesse palliant celle de la bouteille depuis mon sevrage volontaire impossible de nier que je faisais pale figure à coté de mes nobles riverains. Je savais qu'Arianne ne m'aurait pas lancé ce défi si elle ne s'estimait guère capable de gagner. Les Dorniens étaient d'aussi bons dresseurs de chevaux que leurs ennemis héréditaires Bieffois. Nul doute que je risquais la déculottée et nullement de celles que le débauché dans mes veines goutait avec joie. Qu'importe j'étais souverain et elle otage de marque bien que princesse. Perdre une course ne ferait pas baisser ma valeur aux yeux de mes hommes mais la gagner ne m'offrirait point non plus un regain d'admiration.  


Jouer de la vitesse d'une monture tenait quelque fois du tourne casaque et je n'avais jamais o grand jamais fui un champ de bataille même à Eysines une fois la bataille perdue. Bref, aucun enjeu autre ici que celui de faire déprimer un peu moins ou un peu plus une femme m'ayant fait un jour tourné la tète sur le Requin Noir. Laissant Arianne faire son choix sur les montures les plus proches je laissai pour ma part un écuyer me dévêtir de mon armure. Bucéphale avait beau ètre un cheval de guerre l'épuiser en galopant à charge pleine serait idiot. Une fois privé de ma ferraille de jais, je fis signe à mes compagnons de nous suivre à une allure respectable. Les Chevaucheurs du Crépuscule se fendirent d'un salut martial protocolaire.


-C'est toi l'experte ma chère. Il en sera ainsi. Eh bien qu'attendons nous ?


Et, je talonnais les flancs de l'étalon fougueux et agressif que je mènerai un jour prochain au milieu des lignes ennemies sans crier gare et surtout sans fair play aucun. J'étais annoncé perdant d'une part un Hoare d'autre part et un très mauvais perdant pour finir. La tricherie était permise aux rois...



       



Les caprices du destin PV Arianne F9wc Les caprices du destin PV Arianne 48oz Les caprices du destin PV Arianne Uxrf Les caprices du destin PV Arianne N79e Les caprices du destin PV Arianne 77gb Les caprices du destin PV Arianne H5cb

   
« House Hoare from Orkmont and Harrenhall »
Ralentis ils faiblissent. Arrête toi ils abandonnent. .bizzle
   
Yoren Hoare

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi des Fleuves et du Crépuscule
Âge du Personnage: 24 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Yoren Hoare
♠ Black Sun of Salt and Roc ♠
Messages : 167
Membre du mois : 14
Célébrité : Alexander Ludwig
Maison : Hoare
♠ Black Sun of Salt and Roc ♠
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Les caprices du destin PV Arianne   Les caprices du destin PV Arianne EmptyDim 22 Mar - 18:30

J’avais grandi dans un environnement bien impitoyable à l’égard des bâtards royaux. La mère, et Princesse à son époque, de Deria et Roward avait été des plus sévères et injustes envers Anders et moi-même. Appuyée et soutenue par cette femme, bien d’autres nobles se donnaient à cœur joie pour tenter de nous ridiculiser, nous manipuler ou nous rabaisser. J’avais appris qu’il était bien fou de chercher à se faire accepter par ces personnes bien trop imbues. Aucune force et aucune loi ne pouvaient changer le sang qui coulait dans mes veines, subtil et maudit mélange d’un sang de Prince et d’un sang de courtisane. Un unique avenir se profilait à l’horizon, le même auquel j’avais aspiré bêtement et naïvement quand j’étais encore gamine d’un bordel aux Météores : être la courtisane royale.

J’avais appris à séduire avec subtilité, à courtiser discrètement, à comprendre les états d’âmes des hommes comme des femmes, à réunir des amants à l’abri des regards ou à les surprendre dans l’acte coupable, à rencontrer des hommes ou encore à savoir les guider convenablement dans quelques bordels – ou en leur offrant des courtisanes selon leur besoin. La chair était comme un chant de sirènes pour un grand monde et surtout les personnes oisives ou ennuyées. J’avais appris, en somme, à écouter et à plaire au jeune comme au vieillard, au bel homme comme à la laideur incarnée, car ce beau langage et ce corps étaient bien mes seules armes. Etais-je donc assez folle pour m’en débarrasser, surtout ici et maintenant ? C’était bien mal me connaître. J’étais un tantinet morose, certes, mais qui ne pouvait-il pas l’être ? Je ne savais ni me défendre avec un bouclier, ni trancher avec une épée ou une hache – il serait déjà miraculeux que je soulève ces volumineux armes métalliques plusieurs minutes de suite.

Sans plus un mot, j’ouvris la marche et mena le cheval vers la fameuse clairière. Je fus un tantinet déçu : elle n’était pas suffisamment longue, et les arbres qui délimitaient les frontières de ce terrain plat me semblait bien dense – aux branchages bien bas. La course allait être bien courte – beaucoup trop à mon goût. Or, je me refusais de faire demi-tour ou de repousser ce défi, de peur de ne pas avoir l’opportunité à nouveau. Dès lors, une autre idée me vint à l’esprit pour rallonger la course.

- Nous débuterons la course lorsque j’aurais compté jusqu’à trois. Nous ferons un tour complet de cette clairière. Le départ et la destination seront donc un même point.

Je me place sur cette ligne invisible d’où le départ devait se faire. Et je ne tarde pas à compter. Cependant, à peine avais-je fini de dire « deux » et que je prenais mon souffle pour dire « trois », que je lançais au galop le cheval pile quand le « trois » franchit mes lèvres. Aussitôt j’en oubliais le défi et la compétition, me fichant royalement du gagnant ou du perdant, bien trop enivrée par les coups de fouet de ce vent impitoyable et galvanisée par la folle vitesse que seul un bon cheval pouvait offrir. La vie était bien belle, et je la savourais pleinement.

Les tournants étaient pris serrés pour gagner quelques précieuses secondes, et je laissais ou resserrais ma prise sur la bride de la bête selon les besoins de cette course improvisée. Le regard fixé tout droit, je ne regardais pas derrière, comme les chevaliers et la vie m’avaient appris. Il fallait avancer, sans se préoccuper davantage de ce que l’on avait laissé derrière.  Une philosophie mise à rude épreuve quand ces « choses » abandonnées réapparaissaient. En effet, à mon grand dam, la même compagnie que j’avais quitté plus tôt, ce qui me semblait être un instant, réapparaissait dans mon champ de vision.

Les hommes riaient ou applaudissaient mais je ne pourrais deviner pourquoi. Ce n’est que maintenant que je promenais mon regard pour savoir, précisément, qui avait gagné.
Arianne Martell

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Conseillère de Dorne
Âge du Personnage: 27 ans
Allégeance: Ma loyauté va à mon Souverain.
Arianne Martell
Messages : 553
Membre du mois : 96
Célébrité : Deepika Padukone
Maison : Principauté de Dorne - maison Martell
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Les caprices du destin PV Arianne   Les caprices du destin PV Arianne Empty

Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
 
Les caprices du destin PV Arianne
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bloody Crown :: Partie Nord de Westeros :: Le Conflans-
Sauter vers: