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Sept fois le jour je les célèbre (Manfred)
MessageSujet: Sept fois le jour je les célèbre (Manfred)   Sept fois le jour je les célèbre (Manfred) EmptyDim 22 Déc - 19:44




  • Manfred Hightower
Sept fois le jour je les célèbre






Du lever au coucher, Sept louages chanterez, ainsi était écrit dans l'Étoile à sept Branches, livre sacré de la foi, le nombre de prières quotidiennes à effectuer. Et en Dame de haute naissance pieuse et bien eduquée, bien sur, Taïna s’y pliait avec assiduité. Au matin, dès le réveil, elle descendait de son lit, s’agenouillait devant, et les mains jointes, dans sa chemise de nuit blanche, elle priait brièvement avant de faire sa toilette et de prendre son petit déjeuner. Puis, elle s’habillait et se rendait au septuaire pour la grand-messe, puis elle se confessait, faisait la charité où tout autre action de foi avant de faire quelque activité de jouvencelle. Elle priait ensuite avant le déjeuner, remerciant les Dieux pour le repas qu'elle allait manger, puis, lorsqu’elle quittait la table, elle avait pour habitude de discuter avec les Dames dans le petit salon à la Treille avant d’aller à l’office de la mi journée. Puis, elle vaquait à ses occupations, à savoir, puisqu’en tant que noble jouvencelle, elle ne travaillait pas, broder, s’exercer à la Lyre ou à la Vièle, se faire faire des robes, déambuler dans les jardins ou discuter de sujets frivoles au possible.



La plus grande difficulté de son existence résidait finalement dans le fait d’éviter toute polémique et sujets politiques. Elle n’était pas assez idiote, hélas, pour ne pas se rendre compte de ce qu’il se passait autour d’elle, mais une femme ne se mêle pas de ses sujets où si elle le fait, elle doit garder la réserve à laquelle sa condition la soumettait. Vers 17h, elle se rendait à nouveau au Septuaire pour l’office du soir. Enfin, elle remerciait une fois de plus Dieux pour le dîner et enfin, elle faisait une dernière prière en chemise de nuit juste avant de dormir qu’elle prolongeait parfois d’une lecture de l’Etoile à Sept Branche ou du Livre des Prières sacrées dont elle possédait un bel exemplaire enluminé. On y rappelait dans une prière, les Sept louages journalières que chaque croyant devait effectuer : "Sept fois le jour je les célèbre, me signant de l’Étoile Sacrée, sur mon front, mon cœur et mes lèvres, afin que les Sept vénérés, gardent les pêcheurs des ténèbres, et guident mes paroles et pensées."



Ainsi, comme à son habitude, elle se rendit au septuaire pour assister au service divin de la fin d’après midi assuré par les Septons de Hautjardin. Elle portait une robe damassée vert forêt au corset ajusté jusqu’à une ceinture de grenats et de bronze sous un long surcot de laine vert olive doté d’un drapé de taffetas aux reflets bronze avec un col montant lacé devant. Elle écouta attentivement l’oraison d’ouverture les lectures et psaumes sur l’humilité et les pêchers, puis l’acclamation et enfin, l’action de grâce et la communion. Pour finir, tous chantèrent en chœur la chanson des Sept et c’est avec plaisir qu’elle joignit sa voix aux centaines d’autres avec émotion tant la beauté divine de ce chant plein d’amour nourrissait sa foi. Puis les voix se turent, le Septon fit une dernière lecture de conclusion et envoya ses ouailles aller en paix.

_ Les Souverains même doivent s'agenouiller devant les Sept qui sont Un, avec humilité. Comme le sujet devant son Roi, comme le fils devant son père et comme la femme devant l’homme. Car nos vies ne sont que flammes de chandelle et que les sept enfers attendent les pécheurs qui ne se repentent pas. Cependant n'oubliez pas, si les péchés peuvent être pardonnés, les crimes doivent néanmoins être punis. Allez dans la paix des Sept et soyez Sept Fois bénis.



Tandis que le sanctuaires heptagonal se vidait peu à peu, la jouvencelle s’y attarda quelques temps afin de se recueillir. Puis, elle se leva pour allumer un cierge devant chaque figure de la Trinité féminine, et face à la Mère d’en Haut, elle s’agenouilla et dessina l'étoile à Sept Branches sur son front, ses lèvres et son cœur, comme il était conseillé dans le livre des prières sacrées. Elle ferma les yeux avant de se mettre à chanter son ode tout doucement.












Dernière édition par Taïna Redwyne le Lun 23 Déc - 2:41, édité 1 fois
Taïna Redwyne

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MessageSujet: Re: Sept fois le jour je les célèbre (Manfred)   Sept fois le jour je les célèbre (Manfred) EmptyLun 23 Déc - 1:06

Je devais forcément accomplir tout un tas de devoirs en tant que souverain, du protocole de recevoir des individus quémandant le pouvoir de justice du Roi jusqu’à le calcul des impôts et taxes qui m’étaient dûes depuis le port de Villevieille jusqu’aux marchés de Brousse ; le labeur était complexe et permanent, et il était difficilement concevable qu’un jour je puisse me reposer et ne rien faire sans ressentir l’urgence de la situation d’un trône que je devais consolider. Je n’avais pas la légitimité de la naissance alors je me devais forcément de compenser d’une autre manière. Je devais donc prendre garde à ne pas perdre de temps ni d’énergie dans des choses superflues. Parti de ce principe, il pouvait sans doute se passer à peu près n’importe quoi. Mais je ne pouvais pas me dérober et la concentration que cela demandait, de ne jamais s’esquiver ou s’économiser, était assez terrible, bien plus grande que ce que l’on pouvait imaginer.


Je commençais donc par les picaillons puisqu’il le fallait. Puis, je passais à la justice. Des affaires somme toutes mineures, contre lesquelles je pouvais prendre à peu près toutes les décisions sans que cela ne nous impacte en mal. Ce n’était pas toujours si simple à cause des gueux, car parfois ils pouvaient se montrer extrêmement tâtillons selon leur code de convenance. Je ne voulais pas perdre trop de temps, aussi une fois que je m’étais assez montré je n’hésitais pas une seule seconde à mettre les bouts et à laisser mon intendant gérer les soucis mineurs, liés à des bagarres d’ivrognes, des relations extraconjugales, ou ce genre de problèmes à régler. Je passais ensuite aux picaillons. Juste le temps de pouvoir compter les revenus liés au commerce renaissant avec Dorne et aux navires valois qui passaient plus facilement que jamais, et j’étais de nouveau sur les routes. Ca ne voulait pas dire que j’en avais fini avec cette journée ; même si Eren était plus proche que jamais d’accoucher il y avait malgré tout le problème de devoir me présenter au grand Septon, toujours présent en ville…


Et l’entrevue dura assez longtemps pour que je ne puisse ensuite m’esquiver de l’office religieux qui avait lieu juste ensuite. Cela signifiait donc que je passais un bon moment de plus à prier, tête basse, à saluer la noblesse présente, les militaires présents et le reste du corps ecclésiastique, jusqu’à ce que le Septon qui officiait ne termine par une tirade qui lui vaudra une disparition aussi suspecte que funeste sitôt que l’occasion se présentera. Cela ne m’empêchait pas de m’agenouiller humblement et de prier avec dévotion pour la réussite de toutes mes entreprises, et par les dieux, pour la naissance d’un fils. Je préférais en tout cas le passage sur la punition. Et voilà que l’ensemble se vide, enfin. Je soupirais discrètement d’aise, bouche à peine entrouverte, ce qui me permettait de me concentrer sur les personnes présentes… Et de remarquer une silhouette, déjà croisée. Une nouvelle dame au service de mon épouse. Qui aurait pu être la mienne, d’ailleurs. C’était sans doute le moment d’éviter une nouvelle conversation avec le Grand Septon.



| Dame Redwyne ? Bonjour à vous, ma Dame. J’ai entendu dire que vous étiez parvenue jusqu’à l’entourage de dame mon épouse. L’avez-vous croisée ce matin ? |




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Manfred Hightower

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MessageSujet: Re: Sept fois le jour je les célèbre (Manfred)   Sept fois le jour je les célèbre (Manfred) EmptyLun 23 Déc - 2:40




  • Manfred Hightower
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Pour une Dame de haute naissance n’ayant pas à tenir une maisonnée, mais juste à servir une reine peu encline aux ragots et aux distractions futile la vie était fort moins remplie que celle d’un Roi. Nul besoin de l’être pour s’en douter, et heureusement qu’il y avait des serviteurs et autres Intendants pour déléguer un peu ce travail titanesque qu’était l’exercice du pouvoir. Quand à la native de la Treille, elle avait suffisamment à faire, entre les prières, les lectures, la broderie, la musique et les jardin où elle aimait déambuler avec les autres Dames de la cour. Elle se doutait bien que certaines d’entre elles qui jouaient les innocentes devant elle médisaient à son égard à cause des choix hasardeux de son père, mais qu’importe, elle était justement ici pour prouver que désormais, Lord Jaden voulait rentrer dans le rang. Cependant, hors de question de s’abaisser à supplier pour autant, ils étaient de sang royale, personne ne devait l’oublier.



Comme il se devait devant le Roi, Taïna fit une basse révérence. C’était un exercice qu’elle maîtrisait à la perfection. La jupe de soie aux entrelacs ton sur ton pincée entre le pouce l’index et le majeur, le petit doigt relevé avec grâce. Et une deux, le buste qui se penche et les mains qui s’écartent révélant les reflets de l’étoffe et sa qualité, trois, jusqu’à l’horizontale, quatre, cinq. Un dernier regard accompagné d’un modeste sourire de convenance, comme si la joie de rencontrer son Souverain vous ravissait le cœur, mais que le respect que vous lui portiez vous obligeait à la retenue, six. Et enfin la tête qui s’abaisse, sept et huit. On bloque. Devant la Reine elle s’était relevée, ne gardant cette position relativement inconfortable que quelques secondes à peine. Mais devant le Roi, elle resta courbée jusqu’à ce qu’il en décide autrement. Pas de genou à terre, mais toute la déférence due à son rang ainsi que l’avait si justement rappelé le Septon.

__ Votre Majesté, j’espère que la journée se déroule comme il vous sied.



Heureusement, la Redwyne avait l’habitude, tenir cette position était des plus difficile, mais elle savait le faire. Le savant équilibre résidait dans la position des pieds, et cela, sous la large robe, ne se voyait pas, elle pouvait donc discrètement, poser son pied arrière non sur la pointe, mais sur la demi pointe obtenant ainsi plus de stabilité.

__ Bien-sûr votre majesté, je l’ai vue ce matin, brièvement je dois le confesser. Elle ne semblait pas vouloir de compagnie. Je lui ai proposé de jouer pour elle après le déjeuner, mais elle a préféré aller se reposer. Elle semble fatiguée avec le bébé qui certainement commence à lui peser. Les Sept puissent vous donner un fils, qu’ils soient Sept fois loués si l’accouchement se passe vite et bien.



Les hommes mourraient sur le champ de bataille et les femmes dans leur lit en donnant naissance à des enfants, c’était connu, c’était dangereux, et c’était là le devoir d’une épouse. La grande rousse prierait pour le fils, parce qu’il fallait à tout prix un héritier au Bief, le Bief n’avait que trop souffert des problèmes de successions. En revanche, la survie de la mère lui importait peu et les Sept seraient bien mal avisés de sauver une impie. Mais les voies des Dieux sont impénétrables et s’ils le faisaient ils avaient certainement une bonne raison, tout comme Lord Manfred avait eut une bonne raison d’épouser une Hoare, fille de l’ennemi qui avait envoyé sa flotte sur la Treille et les côtes de ce Royaume Sacré et béni des Dieux pour en piller les richesses, en tuer les enfants innocents et en violer les jouvencelles. Rien qu’à cette idée un frisson parcourut la jeune femme et elle prit une grande inspiration pour se ressaisir.










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MessageSujet: Re: Sept fois le jour je les célèbre (Manfred)   Sept fois le jour je les célèbre (Manfred) EmptyLun 23 Déc - 18:05

Un rien de curiosité et beaucoup d’opportunisme, comme toujours. Je ne savais pas encore comment elle se sentait dans la capitale ni comment elle vivait cette promotion sociale qui était la sienne, mais j’estimais qu’elle était sans aucun doute déçue de ce qu’elle était venue trouver. On lui avait vanté un beau et grand mariage avec quelqu’un d’important, et elle se retrouvait avec la femme de celui qu’elle aurait pu épouser… Et pas la plus simple ni la plus gentille en sus. Eren avait son caractère. Impossible de le nier à quelque niveau que ce soit. Elle avait déjà dû menacer la moitié de la population de Hautjardin de nourrir les chiens du château et l’autre moitié de les éventrer tout vifs s’ils continuaient de tout faire pour la contrarier. J’exagérais, car la brunette savait se tenir, du moins elle essayait la plupart du temps. Mais Il n’en restait pas moins qu’elle restait fer-née, et qu’il était évident qu’elle était du genre à mordre les mains tendues qui ne lui plairaient pas, tout comme elle était peu sensible aux commérages, à la flatterie, à tout ce qui pouvait faire la vie de cour telle qu’on l’entendait assez classiquement au sein du Royaume du Bief. Tout pour plaire à une Redwyne en mal de reconnaissance et de légitimité sans doute, depuis la désertion de ce cher Aylan…


Qui fut jadis mon écuyer et mon aide de camp, avant de s’enfuir au diable vauvert rejoindre quelque guenon bien gironde pour essayer de monter plus haut que son propre cul.


La jeune femme se fend d’une révérence pleine de grâce et de déférence, et il était clair qu’elle était maîtresse dans cet art de courtoisie qu’était la politesse. Sa tenue est belle. Souligne la classe et la richesse de son nom ; il est évident qu’elle n’est pas venue faire acte de mendicité pour une famille déclassée par la course au pouvoir et la saisie de mauvaises opportunités. Je lui faisais signe au bout d’un instant suffisant pour que la déférence ait été soulignée par l’inconfort de sa position. Ce n’était pas de la cruauté, pas directement, mais il était clair que l’on ne pouvait jamais se satisfaire de ce que les individus étaient spontanément prêts à nous donner. Il fallait chercher plus. Toujours plus. De sorte à imposer une volonté qui ne pouvait qu’écraser les individus.


Le signe de la main presque négligent pour l’inciter à se relever venait sans doute juste à temps pour ne pas trop l’indisposer au niveau des genoux. Mon regard se pose alors fugacement sur le décolleté de la robe de la Redwyne, avant de remonter sur ses yeux.



| De mieux en mieux sans doute, Dame. Je suis heureux d’avoir pu vous croiser au détour de ce temps de prière. |


Le mot était appuyé, sans doute, mais à dessein comme toujours. La jeune femme évoque alors la mienne et je ne peux qu’acquiescer à son propos. Brièvement. Tout ce que faisait Eren devait toujours être rapide, mené au pas de course. Je souris avec bienveillance comme à l’évocation d’un récit chéri, lorsque la jeune femme dit que ma propre épouse ne semblait pas souhaiter ni attendre de compagnie. Je hochais donc la tête.


| Pouvons-nous faire quelques pas dans les jardins du septuaire ? |


Mes désirs étaient des ordres, forcément, et je m’attendais bien à ce qu’ils soient exécutés aussi me comportais-je comme si c’était le cas et commençais à me diriger vers la sortie.



| Alors Lady Redwyne, êtes-vous contente de votre venue à Hautjardin ? De votre place auprès de mon épouse ? |




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MessageSujet: Re: Sept fois le jour je les célèbre (Manfred)   Sept fois le jour je les célèbre (Manfred) EmptyMer 25 Déc - 9:46




  • Manfred Hightower
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Le temps commençait à presser pour la grande rousse, elle n'était toujours pas mariée et ne rajeunissait pas. Si ce n'était pas encore le cas, elle commencerait bientôt à perdre de la valeur sur le grand marché des alliances maritales. Mais qu'y pouvait-elle donc. C'était son père le maître de son destin et les turpitudes du destin ainsi que sa loyauté à la Maison au dragon avait valu à sa fille bien des négociations pour peu de résultats. Mais finalement, peut-être était-ce un mal pour un bien. Car malgré les difficultés qu'elle rencontrait ici, elle préférait cela à un mariage avec un vassal du royaume de Peyrdragon, tout le moins tant que la guerre n'avait pas trouvé son vainqueur. Le chaos engendré par ce conflit était tout à la fois un immense gouffre pour les ambitions mal placées et pour les finances, mais aussi une échelle d'opportunités. Seulement chaque échelon pouvait à tout instant se dérober sous vos pieds. Elle ne le savait que trop, en ayant déjà fait les frais. À elle de faire en sorte que la chute d'Aylan n'entraîne pas toute sa Maison dans la fosse de la déchéance et de l'oubli.



Taïna teint la position aussi longtemps qu'il le fallut, mais ses jambes commençaient à trembler légèrement lorsque le Roi lui fit signe de se relever comme si de rien n'était. Elle prit garde cependant à n'en rien laisser paraître, se redressant sans précipitation et arborant un sourire avenant en lieu et place d'un regard mordant. C'était bien normal, il était le Roi et elle était la fille d'un Vassal qui avait été en lice pour devenir Roi et s'était allié à l'ennemi étranger. Elle voulait faire amende honorable et se plier à ce petit jeu en faisant mine qu'elle était loin d'avoir été mise en difficulté par la démonstration du pouvoir souverain n'était probablement que le début du long chemin qui la séparait de l'absolution. Qu'importe, elle s'y était préparée, et elle était une Redwyne, un Hightower pouvait bien l'humilier, le sang qui coulait dans ses veines était toujours celui de Garth Mainverte.



Joignant ses mains devant elle, la jouvencelle essaya de faire mine qu'elle n'avait pas remarqué le regard de Manfred pour son décolleté. Mais, gênée, elle baissa les yeux un court instant malgré ses efforts pour ne rien laisser paraître. Elle releva son regard noisette avant de lui répondre.

__ C'est un honneur pour moi de vous rencontrer et une joie d'égayer votre journée, Votre Majesté.



Elle ferma les yeux en hochant la tête.

__ Ce sera un plaisir pour moi si cela sied à Votre Majesté.



Non seulement ses désirs étaient des ordres, même si la Redwyne s'était bien gardée de le formuler ainsi pour éviter tout malentendu. Mais surtout, elle ne saurait cracher sur un moment en si bonne compagnie et qui plus est avec le Roi qu'elle se devait de convaincre de la bonne foi de Lord Jaden et de la loyauté de l'ensemble de sa Maison. Elle aurait aimé avoir de quoi couvrir ce décolleté le temps de la balade, mais même ses cheveux relevés en une couronne de tresses ne le lui permettaient pas. Était-ce un péché de porter des vêtements seyants lorsque en jeune fille de bonne famille, on cherche un époux digne de son rang ? Sa septa disait que non, mais s'en était un, sans nul doute, de se mettre entre le Roi et sa Reine.

__ Hautjardin est parmi les plus beaux endroits du Bief avec Villevieille et la Treille et je suis ravie d'être de retour à la cour. Quant à ma place auprès de la Reine votre épouse, j'ai conscience de l'honneur qui m'est fait et je remercie Votre Majesté de m'avoir choisie. J'apprendrais à la satisfaire même si cela prends du temps car je ne connais pas ses goûts ni sa culture.



Répondit la jeune femme en emboîtant le pas à Manfred.










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MessageSujet: Re: Sept fois le jour je les célèbre (Manfred)   Sept fois le jour je les célèbre (Manfred) EmptyMer 25 Déc - 15:45

Le dérangement n’était pas réel quand il s’agissait de la personne du Roi ; je faisais ce que je voulais et personne, je disais bien personne, ne pouvait rien dire en règle générale. Les rares personnes qui pouvaient s’en formaliser n’étaient pas présentes, et j’en profitais de ce fait. Ce n’était pas une question d’imposition directe de volonté, loin de là. C’était plutôt une simple question de pragmatisme et d’étiquette ; là où le Roi était présent la déférence s’imposait d’elle-même et il était alors impossible de changer de position si l’on ne voulait pas prendre le risque que les gouvernants puissent mal prendre un mot, un geste, qu’ils se retrouvent à être pris en défaut et donc à vouloir quelque part se venger d’une quelconque manière. La jeune femme que je venais déranger dans ses prières ne s’en formalisait pas plus que cela, bien au contraire. Elle montrait toute la grâce que l’on pouvait attendre d’une jeune femme qui progressait à la cour et il n’y avait rien qui puisse signifier qu’elle n’était pas un peu heureuse de ce qu’elle était en train de vivre. Rencontrer un Roi était souvent synonyme d’honneurs, de faveurs même. J’essayais de lui poser quelques questions malgré tout pour commencer à prendre la température, à savoir un peu mieux ce qu’elle avait en tête et ce qu’elle était capable de faire pour se présenter convenablement maintenant que tous les échanges par missive étaient terminés avec sa famille, qu’ils n’étaient pas montés sur le trône, et qu’ils n’avaient pas non plus obtenu de porte d’entrée dans la couche nuptiale du Roi. Tout cela remontait à loin, maintenant, car les événements se précipitaient de plus en plus et il était assez clair que je devais commencer à me demander comment cette famille avait traversé la trahison de son plus insigne enfant ; le jeune Aylan.


J’avais noté les efforts qui avaient été les siens en matière de posture et de salut tout ce qu’il y avait de plus officiel, mais il était évident que même si elle le masquait bien elle était assez soulagée que je lui fasse ce petit geste qui mettait fin à son calvaire. La jeune femme joint ses mains devant elle dans une attitude pleine d’humilité, en me disant que c’était un honneur de me rencontrer. Le léger sourire allait en s’accroissant encore un petit peu quand je notais sa gêne. Je ne pouvais pas m’empêcher de rebondir.



| Comment votre beauté et votre dévotion pourraient ne pas la rendre plus belle et plus lumineuse, cette journée ? Vous aviez manqué au palais. |


Moyen de signaler subrepticement que sa famille avait été tenue éloignée de la cour un bon petit moment, et elle acceptait alors de faire quelques pas avec moi. Je ne devais pas trop pousser mon avantage mais je ne pouvais pas non plus résister à l’envie d’en apprendre un peu plus, notamment sur sa relation avec dame mon épouse, la reine. Je me doutais bien qu’elle-même ne manquerait pas de me poser quelques questions mais alors que gens d’armes et de plume restent en retrait. Nous commençons donc à cheminer dans les jardins du septuaire, où les massifs ne faisaient encore que bourgeonner à l’appel du printemps sans qu’il n’y ai encore de certitude sur le fait que les choses se passent bien ou mal entre elle et dame mon épouse ; elle se contente dans un temps de parler de l’adaptation à sa culture.


| C’est un fait que la capitale est agréable. Elle le sera plus encore au plein cœur de l’été, plus à l’abri des tempêtes que la côte. Quant à mon épouse, diriez-vous que c’est difficile de la comprendre ? Il est certain qu’elle a l’habitude d’une existence plus rugueuse que nous autres, et que ses réserves de patience sont proches du néant. Mais je pense qu’un peu de compagnie féminine de distinction au sein de la capitale ne peut que lui faire positivement oublier la rigueur d’une existence qui ne seyait pas le moins du monde à une représentante de son sexe autant que de sa lignée. |




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MessageSujet: Re: Sept fois le jour je les célèbre (Manfred)   Sept fois le jour je les célèbre (Manfred) EmptySam 28 Déc - 11:16




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Taïna était sincèrement heureuse et honorée de rencontrer le Roi et de faire quelques pas avec lui. Un peu angoissée aussi, car elle n'avait pas le droit à l'erreur après la trahison d'Aylan. Son père n'avait que trop louvoyer du côté de l'Empire et c'était à elle de rattraper le coup du côté du Bief et de son nouveau Souverain. Cependant, elle savait que Jaden n'avait pas dit son dernier mot. Il n'était pas homme à se laisser ravir la Couronne sans réagir. En revanche, elle ignorait complètement ce qu'il prévoyait et espérait naïvement, peut-être, qu'il ne la mettrait pas en danger. Elle qui souhaitait avant tout faire un beau mariage endossait à présent une mission des plus complexes et dangereuses. Les ordres contradictoires de son père et de sa mère ne faisaient qu'ajouter à sa confusion et à son embarras.



La jouvencelle sentit nettement ses joues lui chauffer, elles avaient rosis sous les frimas de l'hiver offrant un peu de couleur à sa peau d'albatre. Venait-il de dire ce qu'il avait dit ? Il avait dit qu'elle était belle et que cela illuminait sa Royale journée. On pouvait difficilement imaginer plus doux compliment. Ne sois pas sotte, c'est juste un compliment pour faire la conversation, il n'en pense certainement pas un mot, se dit elle. De toute façon, il était le Roi, il pouvait donc bien dire et penser ce qu'il voulait. Mais elle eut toutes les peines du monde à garder son calme. C'était très gentil. Elle était touchée. Gênée et touchée. Touchée par la galanterie flatteuse d'un homme qui aurait tout aussi bien pu l'ignorer ou la traiter avec mépris. Gênée parce qu'elle ne voulait surtout pas le tenter, l'adultère était un grave pécher et elle ne voulait pas être l'instigatrice du mal. Heureusement, il avait aussi souligné sa dévotion, il ne lui faisait donc pas la cour. Elle se confesserait d'avoir eut une telle pensée. Un peu rassurée, elle répondit enfin.

__ Je vous remercie… Votre Majesté. Elle m'a manquée aussi. Mais depuis que je l'ai quitté, bien des choses ont changé.  



Mern Gardener était encore Roi et la soeur du Hightower était la Reine et maîtresse de la grande rousse. Cette dernière était alors venue pour se mettre entre un Roi et son épouse, il avait fallut du temps pour la convaincre, pas qu'elle ait pensé à désobéir à son père, mais elle avait demandé conseil à sa Septa, ne sachant que faire d'ordres qui s'opposaient aux commandements des Sept. Cette épouse infertile avait maudit leur mariage et mis le Royaume en danger, ainsi Jaden avait justifié sa demande. Et même si elle savait qu'il ne l'avait pas envoyée uniquement pour sauver le Bief et son souverain, cela lui avait semblé juste. Mais là c'était totalement différent. Elle avait été envoyé à Hautjardin pour faire amende honorable, pas pour mettre le bazard dans la maisonnée. De plus Eren, aussi païenne soit-elle, était enceinte.

__ Ah bon ?  



Surprise que le Roi fasse preuve de tant de sincérité concernant son épouse, la Redwyne se demanda s'il ne venait pas de lui confier une mission. Mission probablement impossible hélas. Mais bien sûr, par devoir et dévotion, elle ferait de son mieux.

__ J'imagine que la rudesse de son caractère a été forgé par cette existence rugueuse dont vous parlez. Alors peut être que la douceur du Bief en été et des Dames de son entourage sauront l'adoucir. Mais pensez que cela fasse partie de nos devoirs et attributions de faire en sorte qu'elle devienne quelqu'un d'autre ou est-ce à nous de nous adapter ?  



Elle avait toujours pensé que servir quelqu'un, c'était l'accepter comme il était et apprendre à l'aimer avec ses défauts. Mais il était vrai que servir la Reine du Bief revêtait une autre importance que de servir un époux, sauf si cet époux était un Roi. En tant qu'epouse, elle pouvait faire en sorte que son mari donne le meilleur de lui même en le soutenant, en l'aimant sans conditions, en remplissant ses besoins et en faisant son devoir avec abnégation. En tant que suivante, elle pouvait faire de même. Et en tant que suivante de la Reine du Bief, elle servait autant Eren que le Royaume et la foi.












Dernière édition par Taïna Redwyne le Mer 18 Mar - 13:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sept fois le jour je les célèbre (Manfred)   Sept fois le jour je les célèbre (Manfred) EmptySam 4 Jan - 22:52

La jeune femme ne semblait pas garder beaucoup de souvenirs de moi, ou parvenait à bien se garder, à préserver pour elle son avis sur ma propre personne. Je l’avais déjà rencontrée. Comment pouvait-il en être autrement, sachant toutes ces années passées à la cour sans parler des voyages à la Treille en tant que commandant d’escadre de la flotte du sud ? et puis il y avait les liens naturels entre Hightower et Redwyne, bien sûr. Je ne pouvais toutefois pas la tancer de prendre une attitude emprunte de neutralité ; je ne pouvais pas moi-même considérer que les choses étaient allés si loin de nos premières rencontres que j’avais pu en concevoir quelque intérêt ou amitié spécifiques. Dans tous les cas, le fait que j’ai depuis été couronné changeait tous mes liens sociaux, qu’ils aient été importants ou non dans tous les cas je n’étais plus seulement Manfred Hightower, ce drôle de gus de Villevieille, souffreteux enfant-mestre de la glorieuse et ancestrale maison Hightower. J’étais quelqu’un de différent maintenant, touché par la grâce de la destinée. La jeune femme semble s’en être rendue compte… Comme tout un chacun, sans doute. Maintenant tout sera différent. A tout jamais.


Je me faisais taquin mais aussi cordial, j’allais jusqu’à la complimenter. En la regardant de haut en bas je pouvais bien me rendre compte que si elle n’était pas la plus jolie des femmes sur lequel mon regard se poserait aujourd’hui, elle n’était pas dénuée de charmes, loin de là. Elle avait les joues hautes, un rien rondes. De petits yeux vifs, des boucles d’or encadraient son visage tout comme ses seins, eux, étaient bien galbés et mis en avant dans une tenue qui n’était pas si sensuelle qu’elle était avant tout cossue. Je note que mes compliments lui font piquer un fard, mais difficile de savoir si elle était réellement touchée ou s’il ne s’agissait que d’une façon de marquer le fait qu’elle les avait entendus et les recevait. Je notais qu’elle semblait marcher sur des œufs, compte tenu de ma position.



| Bien des choses, oui. Qui peut se targuer d’être encore le même qu’à sa dernière visite en notre capitale ? |


Et moi le premier, sans nul doute possible. Mais la capitale ne m’avait pas manqué, à moi. En tout cas pas tellement. Je flattais en plus de son physique la présence et l’implication de la jeune femme, qui ne pouvait que se retrouver étonnée de tout ce que je venais de dire. Elle le manifestait sous le coup de la surprise, et il était assez évident à mes yeux que la réaction était des plus spontanées ; il n’y avait rien à apprendre de ses yeux en dehors de l’éphémère de sa réaction. Elle me laissait venir, la jeune Redwyne, je le voyais bien. Mais je n’avais absolument aucun scrupule à user dès maintenant de ma position avec elle. J’avais besoin de tester mon entourage, et celui de la Reine, afin de savoir sur qui nous pouvions compter et à l’inverse, qui il nous fallait rayer des listes de notre personnel. Cela valait aussi bien pour la roture que pour le sang noble. Amusé par la question de la jeune blonde, je réagis sans pour autant me mettre à rire ; je ne voulais pas lui donner le sentiment de la gaffe.


| Mais ma dame, c’est à Sa Grâce de s’adapter, bien sûr. Voudriez-vous d’une reine qui cloue les organes reproducteurs de ses ennemis sur la porte de sa chambre ou qui passe ses désirs sur quelque éphèbe de la cour à la vue de tous ? Ces gens-là ne sont pas comme nous à l’origine, Lady Redwyne. Ce sont de cruels païens. Je puis me targuer d’en avoir épousé une qui a été sauvée par les Sept mais elle reste encore comme une pierre précieuse qui n’a pas été polie, et ses bords sont bien assez tranchants pour y esquinter vos jolis doigts. Ce serait bien trop dommage, ne pensez vous pas ? Alors qu’une dame aussi vertueuse et douce que vous aurait tant à lui apporter. |




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MessageSujet: Re: Sept fois le jour je les célèbre (Manfred)   Sept fois le jour je les célèbre (Manfred) EmptyLun 6 Jan - 0:00




  • Manfred Hightower
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La grande rousse avait croisé Manfred à de multiple reprises, mais leurs rencontres étaient jusqu’ici restée d’une courtoisie ennuyeuse. On disait qu’il avait tué sa première épouse, mais on savait aussi que celle-ci était faible. Enfant, il avait été souffrant jusqu’à ce que les Mestres viennent à bout de la maladie qui le rongeait. Il n’était ni très grand, ni très beau, ni héroïque, loin du Prince Charmant qu’elle aurait pu imaginer. Mais il était désormais le Roi et que les rumeurs sur sa personnes soient vraies ou fausses, elle se devait de ne pas le juger et de lui offrir sa miséricorde, comme le ferait la Mère d’en haut. Et puis, s’il était si vil que ses détracteurs pouvaient le dire, dont Lord Jaden à la Treille, il n’aurait pas été si gentil avec elle et le Grand Septon ne le soutiendrait pas en restant à Hautjardin. Quand à son ambition, elle était là même que toutes les familles liées à Garth Mainverte de près ou de loin partageaient. Les Hightower avaient été rois de Villevieille avant l’unification du Bief, et ils étaient à la tête d’une des cités les plus puissantes de Westeros si ce n’est la plus importantes, d’autant qu’elle avait le Grand Septuaire, siège de la foi et la Citadelle, siège du savoir. Elle avait du respect pour ce nom autant que pour les nombreuses victoires du Hightower.

__ La dernière fois que nous nous sommes vus, vous étiez encore Ministre de la Guerre et vous êtes désormais Roi. C’est peut-être moi qui ait donc le moins changé depuis. J’ai seulement changé de Reine. J’ai aimé servir sa Majesté Tricia, c’est une femme exceptionnelle.



Taïna imaginait naïvement que pour servir Eren Hightower, elle devrait se plier à ses exigences de Fer-Née, tout autant que pour rester en vie et garder tous ses membres intactes d’ailleurs. Mais les révélations du Roi étaient un choc. Elle s’était bien imaginée ce qu’il disait, mais le fait qu’il le dise et pis, qu’il évoque cette différence avec cette point de ce qu’elle prit pour du mépris ou en tout cas un sentiment de supériorité bien naturel pour un natif du Bief et de Villevieille plus encore. A mesure qu’il décrivait les comportements plus que déplacés de la née Hoare, elle ouvrait des yeux de plus en plus grands et sa bouche finit par suivre le mouvement. Non pour sûr elle ne voulait pas d’une telle Reine, mais saurait-elle la rendre aussi digne et douce qu’une fervante servante des Sept ?



Une fois de plus touchée par les compliments du Roi et un peu écrasé sous le poids de cette lourde responsabilité qu’il venait de lui confier, la Redwyne fit une courte révérence en guise de remerciement et d'obéissance à son royal commandement. Elle n’avait aucune idée de la façon de procéder, mais elle trouverait la solution, très certainement dans la prière et dans les dans les Saintes écritures. N’était-ce pas cependant trop présomptueux de penser pouvoir adapter la sauvage à la vie de cour à Hautjardin ? De toute façon, qu’elle le puisse ou non, elle le devait, pour le Bief, sans aucun doute, pour le Hightower, et pour la Maison Redwyne, si tel était le bon vouloir du Roi.

__ Je pense que si telle est la mission que me confie sa Majesté, j’y esquinterais mes doigts comme à l’ouvrage avec le dévouement qui est dû à sa Majesté et aux Sept qui ne font qu’un. Soient-ils Sept fois loués.



Fit la jouvencelle en se signant pour conjurer le sort de telles abjections qui étaient aussi terrifiantes qu’impures pour ses oreilles chastes. J’espère seulement qu’elle ne me tuera pas. se dit elle en levant les yeux vers le Roi, un peu effrayée, encore, par ce qu’il venait de dire. Mais elle se demanda comment il faisait pour partager la couche d’une telle créature ? Le pauvre. Cela devait-être terrible. A moins qu’il soit guidé par les Dieux et assez patient pour la sauver. Elle prierait pour lui et pour l’ensemble du Bief avec une telle Reine.










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MessageSujet: Re: Sept fois le jour je les célèbre (Manfred)   Sept fois le jour je les célèbre (Manfred) EmptyJeu 9 Jan - 20:23

Le chemin commençait à fendre les massifs de fleurs et autres buissons fruitiers, avec des baies et d’autres fruits, noix ou graines que l’on pouvait apercevoir, du genre à pousser en automne comme en hiver. Sur les collines qui entouraient Villevieille, on pouvait souvent trouver les bêtes sauvages que l’on chassait à proximité de ces buissons, de toute cette végétation qui pouvait donner presque à toutes périodes. En dehors, bien sûr, de trop grandes gelées ou de chaleurs trop suffocantes ; dans ce cas rien ne poussait jamais correctement quelle que soit la variété à laquelle la plante était reliée. J’avais déjà pu expérimenter beaucoup de choses simples, sur la chaleur et le froid, sur le corps humain. De même que l’humidité ambiante. L’avantage sans doute d’avoir un accès presque illimité aux cachots de la demeure familiale, souvent généreusement garnie en contrebandiers, en voleurs et en autre escrocs qui pullulaient toujours partout où il y avait du commerce. On ne pouvait certainement pas comparer, toutefois, le plaisir que j’avais eu à ouvrir les putains et les voleurs, que celui que je pourrais avoir à regarder ou à dessiner la jeune Redwyne.


Le fait, en sus, que son père avait un rien fomenté contre moi, sans doute, ne gâtait rien dans cette hypothétique perspective. Pour l’instant en tout cas, je ne comptais pas rompre le statu quo, ou me révéler d’une façon qui ne saurait être appropriée dans les circonstances qui l’avaient fait venir à Hautjardin. Quoiqu’il en soit, la jeune Redwyne se montrait affable. Peut être un rien innocente aussi, mais c’était assez difficile à savoir, à percevoir, au travers de ces boucles qui encadraient son visage et du creux de ce qui ne faisait que rehausser plus encore sa féminité. Mains dans le dos, l’air de celui qui n’y touche pas je la regarde, malgré tout. Je hochais la tête, en regardant à nouveau devant moi, lorsque la belle évoquait la Reine. La précédente.



| C’est la plus belle personne que je connaisse, Dame. Ma sœur est la femme la plus gentille et dévouée que j’ai pu connaître. Je ne sais pas si sa nouvelle vie la rend plus heureuse, mais elle est au moins à l’abri de tout ce qui la compliquait fortement. |


Et pour cause, j’y avais étroitement veillé.


| Il est vrai toutefois que vous avez changé ; assurément. Vous êtes plus ravissante que jamais, Dame Taïna. |


Sourire charmeur. J’avais hâte encore de la voir rougir. Je prenais quoiqu’il en soit grand plaisir à choquer la jeune dame du comportement de mon épouse. Et encore, si elle en savait un jour de la moitié vraie, elle perdrait sans doute toute couleur de sa belle toison ou de son visage si délicat. Viol, meurtre, trahison et pire encore, il y en avait pour tous les goûts et de tous types. Sans hésitation aucune, Eren était sans doute l’un des pires rejetons que l’Humanité avait jamais porté. Mais je serais bien hypocrite de dire qu’elle remportait la palme. Pas alors que les serres de mes propres démons enclavaient mon cœur et mon âme, et que je me retrouvais déjà à imaginer ce qu’il y avait sous cette robe, et ce que je pourrais en retirer de découvertes. Taïna me dit alors qu’elle se lançait toute entière dans la mission que je lui donnais.


| Bénie soyez-vous, jeune servante des Sept. |


Je lui tendais ma main baguée du symbole royal du Bief pour qu’elle l’embrasse.


| Y a-t-il quoi que ce soit que je puisse faire, ma Dame, pour vous aider à rendre cette mission plus facile ou votre séjour plus agréable ? Je vous dois bien cela quand je constate votre dévouement autant que la loyauté qui est la vôtre. |




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MessageSujet: Re: Sept fois le jour je les célèbre (Manfred)   Sept fois le jour je les célèbre (Manfred) EmptyJeu 16 Jan - 16:52




  • Manfred Hightower
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Tricia était sans nul doute une grande Reine, une femme dévouée et pieuse, digne des éloges que lui faisaient son frère et son ancienne suivante. En effet, cette dernière était contente de ne pas avoir eut l’occasion de séduire Mern car elle aurait, cette fois-ci déjà, et ce malgré la stérilité de la née Hightower, été prise entre son devoir envers sa famille et sa loyauté envers cette Dame. La Gardener était rapidement devenue un mentor, une exemple pour la jouvencelle, ses qualités, son caractère doux et bienveillant, sa grande beauté, tout ce qui émanait-d’elle n’était que perfection féminine.

__ Vous m’en voyez ravie. Elle n’a pas eut une existence facile jusqu’ici et j’espère qu’elle trouvera la paix. Sachez que, si vous m’y autorisez et qu’elle le souhaite, je serais honorée de lui rendre visite. Je n’aies hélas pas passé très longtemps à son service, aussi l’ignore-t-elle probablement, mais elle m’a beaucoup inspiré et appris.



Manfred ne semblait pas décidé à cesser de l’observer. Évidemment, Taïna rougit à nouveau. Encore un doux compliment sur sa beauté. Vraiment, si elle doutait, au début, qu’il en pense une traître mot, elle commençait à se dire que peut-être ne disait-il pas cela seulement par politesse et pour faire la conversation. Que devait-elle faire dans ces cas là ? Elle trouverait bien quelque chose dans l’étoile à Sept Branche ou auprès d’une Septa, si non, elle interrogerais le Grand Septon, évidemment sans révéler l’identité du Roi. Avec un homme célibataire, c'eût été nettement plus simple. Elle aurait pu s’il lui plaisait, lui sourire, voir même oser une petite œillade charmeuse. Grands Dieux, que d’impudicité ! Et si non, selon son rang, l’ignorer, ou lui dire merci poliment et prendre congé. Mais avec un homme marié, si elle pouvait repousser, ignorer ou prendre congé de quelqu’un de rang inférieur ou égale, elle ne le pouvait pas avec le Roi. Ne pas rougir, pour commencer, aurait été nettement plus indiqué, mais c’était bien trop tard, elle ne pouvait pas faire semblant d’être indifférente à ses paroles qui faisaient écho au physique difficile avec lequel elle avait été contrainte de grandir. De plus, s’il la couvrait de mots exquis, il ne tentait rien, gardant les mains sagement derrière le dos, c’était son droit le plus stricte d'apprécier la vue que la jouvencelle lui offrait.

__ Merci, Sire.



Pour ne pas rougir encore plus, elle fit mine d’examiner ses chaussures un petit moment, puis elle porta son regard sur les lauriers qui formaient, avec d’autres arbustes et plantes de basse saison le massif le plus proche. Les baies et les fruits d’hiver se disputaient les couleurs vives tandis que les verts des feuilles des différentes essences se fondaient en divers dégradés comme les essais d’un peintre hésitant. Quelques jeunes pousses de-ci de-la, esquissant le printemps et les bourgeons déjà bien présents sur les branches des arbres. Mais les Reines entre toutes les fleurs, les roses, étaient encore timidement nichées dans les méandres épineux. Passées, fanées, tombées les roses d’hiver solitaires qui réchauffaient la saison basse de leurs couleurs et de la douceur de leurs pétales. Mais bientôt, les rosiers exploseraient de centaines de roses de toutes les couleurs, simple corolles ou plus fournies, en grappes ou en chapelets, grimpantes ou au bout de leurs longues tiges solitaires. Ceci, le printemps, était toujours un spectacle extraordinaire, dans tout le Bief, à la Treille, bien sûr, mais ici, à Hautjardin, plus encore.



Cependant, la contemplation ne l'empêcha pas d’entendre les paroles de Manfred sur Eren et d’en être horrifiée. Mais sa dévotion fut félicitée par le Roi qui lui demanda ce qu’il pouvait faire pour elle en retour, montrant une fois de plus qu’il était un homme de bien.



En signe d'obéissance, la rousse s’inclina à nouveau dans une gracieuse révérence et, presque agenouillée, mais sans prendre le risque de salir sa robe, soutenant délicatement la main du Roi sans la retenir aucunement de ses doigts, déposa un baiser sur sa bague avant de se redresser, tête en dernier, bien entendu. La tête, Taïna. Elle est toujours la dernière à se baisser afin de dégager le cou, de permettre au regard d’être montré, et de ne pas t'abaisser à un rang inférieur à celui de la Maison Royale Redwyne. Et elle est toujours la dernière à se relever car en tant que femme, tu dois te montrer soumise et ne pas aguicher les hommes avec tes yeux. Une contradiction dans tout cela ? Pas le moins du monde. Pas pour elle en tout cas, qui avait parfaitement intégré qu’elle devait tout à la fois faire preuve de la fierté due à son sang et de l’humilité due à son sexe. A ce petit jeu, on devenait vite une véritable équilibriste des apparences à la politesse hypocrite et au mensonge pieux, et ce sans même, le plus souvent, s’en apercevoir. Mais l’avantage d’une telle règle, c’était, pour l’homme, de pouvoir laisser le regard s’attarder sur le corps de la femme sans risquer d’être pris les yeux dans le panier. Sauf qu’évidemment, dans sa grande naïveté, la jouvencelle ignorait complètement ce détail, ou tout le moins avait appris à feindre de n’en rien savoir car il était toujours plus facile de laisser un homme vous regarder sans avoir à soutenir son regard.

__ Je vous remercie de votre sollicitude, Sire. Je n’ai besoin de rien pour le moment, mais il m’est agréable de passer du temps en votre compagnie si l’occasion se présente.



Il était un peu tôt pour demander à épouser un noble important du Bief d’autant qu’une telle requête risquerait de lui faire quitter le service de la Reine qu’elle venait de promettre d’honorer pour remplir sa mission, pour les Sept et le Royaume. Pourtant, même s’il l’avait appelée Jeune servante des sept, elle n’était plus si jeune et il y avait urgence à trouver un époux, mais il ne fallait pas tomber dans la précipitation.

__ Et… Hum… Je n’ose…



Rougit-elle en baissant la tête.










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MessageSujet: Re: Sept fois le jour je les célèbre (Manfred)   Sept fois le jour je les célèbre (Manfred) EmptyDim 26 Jan - 14:28

Je n’aurais pas pensé le matin même que j’aurais pu obtenir quelques avancées sur ma connaissance de ma propre maisonnée en allant prier. En règle générale, je me mêlais peu aux gens, aussi bien par obligation de réserve que par manque d’opportunités. Et franchement, depuis que j’avais mes jouets dans les geôles, j’avais encore moins envie de me mêler à la populace ou à mes bannerets ; je préférais aller quand quelque cave obscure et humide pour m’adonner à mes recherches. J’avais en tout cas pu parfaire quelques connaissances, aussi bien sur les boyaux d’un homme que sur d’autres éléments encore du corps des femmes, notamment ce qui avait trait aux zones les plus douloureuses mais aussi celles qui donnaient le plus de plaisir, même contre la volonté de la personne. Fascinante créature que l’Homme, somme toute. Toujours des choses à explorer. Et en plus les différences entre individus rendaient le tout infiniment plus riche et complexe. Tiens, est-ce qu’une femme comme Taïna Redwyne serait sensible de la même façon aux mêmes endroits ? Allez savoir.


La question méritait d’être posée.


Ou non. Là, c’était une limite dangereuse, à ne jamais dépasser. Une noble, c’était autre chose. Même dans l’entourage de mon épouse. Et si la courbe de sa poitr… Non. Il ne fallait pas penser à ça. Jamais. Parce que sinon, je finirais par la peler comme une orange, avant de me délecter de chacun de ses morceaux. Et ce n’était pas la même chose que d’équarrir une fille des rues, une anonyme, que d’éplucher une dame de la haute, qui avait des appuis et une famille pour s’inquiéter à son sujet. Dans tous les cas, c’était non négociable. Pas elle. Et l’envie que je ressentais déjà aux côtés de la jeune femme n’était que factice. Je haussais un sourcil quand la jeune femme évoquait ma sœur.



| Sa gentillesse et sa bonté sont inspirantes, il est vrai. Mais que vous a-t-elle appris d’autre, dame ? |


J’avais conscience maintenant de la bousculer un peu, de la gêner. Ce n’était pas franchement quelque chose de mal, ou qui remuait ma conscience. Loin de là, même, car la situation m’amusait assez. Être Roi me permettait d’être plus encore transgressif qu’avant. Et sans me soucier vraiment des conséquences. Un noble qui dépasse tout ce qui est commode dans la société risque de se traîner une sale réputation. Le Roi ? Le Roi on lui passe tout. Alors je la complimente et je continue de pousser mon avantage, juste pour mieux pouvoir la jauger. Elle arrive à se contrôler. Pas si mal, d’ailleurs, son fard ne s’atténue pas vraiment mais elle ne semble pas plus perdre ses moyens. C’était une bonne chose. Si ce genre de jeu était plaisant, de pousser quelqu’un dans ses retranchements, c’était une occupation qui ne pouvait avoir d’issue autre que celle de transgresser ses limites personnelles. La considération de son environnement semble l’aider à se redonner une contenance et elle ne commet plus d’impairs. Pas, en fait. Elle reste digne mais discrète. Je note en tout cas qu’elle semble avoir peur d’Eren. Et franchement… Ce n’est pas forcément un mal. Si Eren née Hoare n’était pas mon épouse j’en aurais sans doute peur aussi. Et en toute transparence…


J’en avais toujours peur aujourd’hui. Parce qu’elle était forte. Parce qu’elle était déterminée, et cruelle. Parce qu’elle était intelligente. Parce qu’elle était mon égale en toute chose, et ça n’était sans doute pas une perspective très rassurante, loin de là.J’arque un sourcil quand la jeune dame repousse ce que je pourrais avoir à lui offrir, avant de finalement hésiter avant de poursuivre. Je me stoppe alors dans notre promenade pour me tourner vers elle, mains liées dans le dos.



| Que voulez-vous dire, Taïna ? Si je puis vous aider en quoi que ce soit… Vous aidez mon épouse, je peux bien vous aider vous. |




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MessageSujet: Re: Sept fois le jour je les célèbre (Manfred)   Sept fois le jour je les célèbre (Manfred) EmptyVen 21 Fév - 23:09




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Taïna, en repensant avec affection à Tricia Gardenner pensa immédiatement en réponse à Manfred, que la blonde lui avait appris à être une grande Reine. Cette pensée qui manquait cruellement d’humilité pour une suivante d’une famille en disgrâce la fit rougir une fois de plus et elle baisser les yeux essayant de trouver les mots pour trouver une réponse satisfaisante. Quand elle eut trouver, elle leva les yeux vers Manfred, et non sans émotion, elle parla de la femme qu’elle admirait plus encore que sa propre mère.

__ Son altesse Tricia m’a appris ce qu’est une Reine. Elle m’a appris la dignité, mais aussi l’amour et la dévotion que toute femme doit à son époux et comment rendre un mariage heureux malgré les années et le malheur de ne pas donner d’héritier à la Maison Gardenner.



La grande rousse avait tant prié pour que la née Hightower donne un enfant à Mern, pour le bien du Royaume, pour qu’elle n’ait pas, finalement à la tahir en séduisant son époux afin qu’il la répudie pour elle. Mais le Roi n’était jamais revenu de sa campagne dans l’Orage et à présent, Tricia n’était plus Reine. Remplacée par une Hoare. Heureusement, le Roi lui, était un Biefois pur souche de la Maison du Royaume de Villevielle. Aylan avait beau dire ce qu’il voulait, ce n’était pas un simple arriviste imbu de pouvoir et avide de richesse. D’ailleurs son attitude le prouvait à chaque instant. Il jouait un peu avec les nerfs de la douce pucelle, et elle, naïve mais sage, tombait peu à peu sous son charme, profitant de ses instants volés à la Reine avec une culpabilité proche de la torture, mais dénuée d’infamie, car c'eût été plus qu’elle n’aurait pu imaginer. Ainsi, quand il lui proposa de faire quelque chose pour elle, le déshonneur d’un adultère Royale ne lui vont même pas à l’esprit, et ce malgré le fait qu’elle appréciait sa compagnie autant que ses compliments.

__ Je… oh Sire… non… c’est trop...



Elle se rabroua intérieurement de faire montre de tant d’excitation mal placée et d’une manque totale de bienséance tant la perspective lui faisait perdre tout sens du devoir et de la retenue. Mais c’était plus fort qu’elle. Toute sa vie, elle n’avait jamais pensé à autre chose qu’à servir sa famille. Évidemment, elle avait rêvé du Prince Charmant, qu’elle avait bien cru pouvoir épouser en la personne de Kevan Gardenner, mais de désillusion en désillusion, avec le temps qui passait en sus, elle n’avait plus rêvé d’un grand et beau mariage heureux avec un bel homme de sang royal. Elle rêvait seulement d’épouser un homme qui servirait les intérêts de sa famille et les Sept lui donneraient la force de l’aimer quel qu’il soit, de le chérir et de le servir de tout son cœur et de tout son âme jusqu’à ce que la mort les séparent. Et comme Manfred était marié les options n’étaient pas si nombreuses pour une alliance avec une assez grande famille du Bief pour qu’elle soit digne des Redwyne. Et évidemment un mariage à l’étranger lui semblait peu probable étant donné la situation géopolitique. Mais il subsistait une chose qu’elle désirait ardemment...

__ Je rêve de rencontrer le Grand Septon…



Avec cette sensation à la fois douce et brulante d'avoir fait une folie, elle le regarda avec de grands yeux, comme surprise par sa propre audace.

__ Votre Majesté.



Se reprit-elle immédiatement.



Représentant des Dieux, homme de foi. Le plus saint entre tous, le plus pieux aussi, celui qui savait tout sur l’étoile à Sept Branche, celui dont le simple regard vous bénissait certainement et dont le contacte vous rapprochait des Sept Paradis. Grands Dieux, s’il acceptait d’organiser cette rencontre. Ou juste une confession, ou une prière, même silencieuse. Juste pourvoir le voir de près, embrasser sa bague, s’agenouiller devant lui. Manfred, certainement, le connaissait suffisamment pour interférer en sa faveur, surtout après ce qu’il avait dit sur sa dévotion. Le ferait-il ? Certainement, c’était un homme bon et un Roi extraordinaire. Et ainsi donc elle pourrait rencontrer le Grand Septon. Sa poitrine s'emballait à cette idée. Même si celle de revoir le Roi n’était pas désagréable non plus, bien que plus complexe à gérer pour son petit cœur et ses pommettes qui s’empourpraient pour un oui ou pour un non. Au moins, avec le Saint homme de Villevielle, il n’y avait pas de question à se poser sur la façon de se comporter, il était au dessus de ça. Le Roi aussi, bien sûr, mais il restait un homme et s’il n’avait pas été aussi charmant, c'eût été bien plus simple pour la jouvencelle. Mais de son regard sombre il vous transperçait tandis que ses mots vous caressait. Quel gâchis qu’un homme tel que lui épouse une sauvage comme Eren.










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MessageSujet: Re: Sept fois le jour je les célèbre (Manfred)   Sept fois le jour je les célèbre (Manfred) EmptyMer 4 Mar - 17:09

Je n’avais pas tellement eu à pousser mon avantage sur ce coup-là, c’était le cas de le dire. La jeune femme semblait totalement acquise à ma cause et je ne pouvais pas dire que ça ne me faisait pas plaisir. Toutefois, ce n’était pas sans éveiller quelque intérêt chez moi. Ce n’était pas tant que je n’avais pas l’habitude de conduites un rien obséquieuses, mais il me semblait assez certain que la famille de naissance de la donzelle soulevait quelques questions ; il ne semblait pas souhaitable que l’on puisse passer sur le compte d’une naïveté de son père et de son grand-père les errements de quelques représentants de la maison Redwyne. On n’allait pas la punir directement non plus ; nous n’étions pas des monstres. Cela ne voulait pas dire toutefois que l’on pouvait tout lui passer et de séparer tous les Redwyne d’un pot commun pourri auquel ils appartenaient peut être tous en fin de compte. Dans tous les cas, je ne souhaitais pas que l’on puisse me taxer d’aller trop vite ou trop lentement ; ma police secrète était justement sensée s’occuper de ce genre de cas et il n’était pas question d’aller tête baissée enfoncer la première porte ouverte venue. Je notais en tout cas que la donzelle semblait respecter ma sœur. Difficile de faire autrement. Mais difficile aussi de nourrir pour elle autre chose que du respect ; elle n’avait certainement pas brillé par excès d’intelligence ou de talent politique. Ma sœur avait d’autres qualités. Pas non plus celle de faire des enfants, et c’était cela plus que tout le reste qui l’avait mise finalement de côté pour l’avenir de la dynastie Gardener.


| Ma sœur vous a appris la façon de rendre un mariage heureux ? |


Je me penchais alors vers elle, me gourmandant de la confidence.


| Serait-ce là quelque chose que vous souhaiteriez partager avec votre suzerain, dame ? |


Je continuais donc de pousser plus avant, sans discontinuer. Je continuais de faire ce que je savais faire de mieux depuis toujours ; charmer et séduire, tant par l’intelligence de la conversation que par les égos et les ambitions flattées, par le besoin sans cesse renouvelé de ne pas laisser l’interlocuteur de côté et de faire en sorte qu’il se sente bien, qu’il se sente valorisé. La jeune femme n’échappait pas à la règle.  Elle était poussée dans ses retranchements et je ne lui offrais nul sourire victorieux, mais un sourire malgré tout franc et volontaire ; je n’allais rien lâcher, pas comme ça, pas maintenant, et je n’allais certainement pas la rejeter alors que je ne pouvais que me gourmander de tout ce que nous venions d’échanger et ce que je venais, sans nul doute, d’obtenir de sa part de façon bien implicite. Je sentais monter en elle plus que de la reconnaissance, et c’était bien là précisément que j’avais essayé de la conduire sans la moindre vergogne. Tout à son écoute, je n’anticipais pas ses besoins mais j’étais conscient de ce qu’elle demanderait, du niveau d’importance qu’elle me confierait d’égale mesure d’un certain ascendant sur elle, de connaissance d’une facette de son âme. On ne connaissait jamais si bien quelqu’un qu’en sachant ce qu’il ou elle voulait de façon intime.


Elle confie alors qu’elle rêvait de rencontrer le Grand Septon. Mon sourire s’élargit, authentiquement ravi de la nature de la confidence. Je n’ai pas vraiment besoin de savoir quelle est sa nature profonde pour savoir pourtant que c’est quelque chose qui lui tient à cœur et qu’elle est de nature dévôte. Forcément dans ces circonstances, j’avais sans aucun doute un coup à jouer. Pas forcément le plus direct qui soit mais j’avais néanmoins un avantage à tirer de la situation et je savais fort bien que je pouvais aussi obtenir aisément gain de cause auprès du grand Septon. Je pris toutefois le temps de répondre, calmement et posément, sans précipitation, comme si je tournais et retournais les mots dans ma tête dans un ballet que je voulais plus parfait que dangereux et inepte. Je réfléchis encore un long moment avant de me retourner vers la donzelle, mains liées dans le dos comme pour souligner l’aspect contemplatif des réflexions qui avaient été les miennes.



| Je puis faire cela, Lady Taena. Sa Sainteté et moi-même sommes relativement proches, et il a accordé son saint patronage à mon règne aussi lui suis-je redevable. Il est toutefois des services que j’ai pu lui rendre, et sans avoir le front que dire qu’une telle personne me doive quelque chose, je pense que le Souverain Pontife saurait se montrer affable avec une jeune dame de haute lignée et de grande vertu, à la foi aussi vivace. Je lui en parlerais, alors, et vous recevrez s’il accepte la visite d’un de ses secrétaires. |




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MessageSujet: Re: Sept fois le jour je les célèbre (Manfred)   Sept fois le jour je les célèbre (Manfred) EmptyMer 18 Mar - 13:49




  • Manfred Hightower
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La jeune Redwyne, bien sûr ne parlait pas de certains détails pouvant amplement rendre un mariage heureux. Tricia ne se serait pas permise, et quand bien même elle se serait garder de révéler les secrets de la Reine à qui que ce soit, même son frère, désormais Roi, et surtout pas à un homme, Grands Dieux. Donc elle ne parlait pas de la même chose et n’eut pas besoin de prendre un air innocent quand il lui glissa à l’oreille si elle voulait partager son secret avec lui. Elle ne comprit pas très bien cette soudaine attitude, un peu étrange peut-être, mais n’y prêta guère attention et se dit simplement qu’il voulait en savoir plus. Elle sourit donc et répondit, presque sans hésiter, mais un tout petit peu quand même parce que c’était une comparaison osée si on peut dire.

__ Sa Majesté m’avait dit ceci que je trouve tout à fait juste même si cela pourrait s’apparenter à un blasphème. Il en est d’un époux comme des Dieux, il faut les aimer et avoir foi en eux sans condition, il faut les servir et leur obéir avec dévouement et il faut leur apporter autant d’affection qu’on le ferait avec ses enfants à défaut d’en avoir. Ce que je crois, c’est que ce n’est un blasphème que si l’on a le cœur trop étroit pour chérir son Seigneur et Maître et vénérer les Sept. Car si on y réfléchit, c’est là ce que nous enseigne l’Étoile à sept Branche, aussi, j’imagine qu’en s’occupant de son mari on sert aussi les Dieux, surtout si ce dernier les sert lui même.



Taïna eut un regard fugace pour le Roi et elle détourna les yeux avec tant de rapidité qu’elle fut presque certaine qu’il n’avait rien remarqué. Peut-être était-ce pour se rassurer ou pour empêcher, en vain ses joues de devenir écarlates. Si séduire était ce qu’il faisait de mieux, par la finesse de ses mots et la qualité de sa compagnie, elle devait bien avouer que c’était une opération réussie. Elle n’en oubliait pas pour autant ce qu’avait dit son père, ce qu’il avait ordonné plutôt, ni ce que lui avait conseillé sa mère. Une fille doit obéir d’abord à son père, puis à son époux. Oui, mais je dois aussi servir le Bief et son Roi ? Non ? Ne peuvent-ils donc pas tous s’entendre et se mettre d’accord pour arrêter de me donner des migraines ? Et tandis qu’elle se perdait dans ses propres pensées après avoir révélé son désir le plus profond, en dehors de celui de se marier avec le Prince Charmant évidemment. Le Hightower réfléchissait lui aussi. Un silence s’installa donc, révélant le bruit de la brise dans les lauriers et dans les cheveux de la grande rousse.



Manfred sortit la jouvencelle de ses réflexions sur l'obéissance et le devoir avec sa réponse si parfaite. A mesure qu’il révélait qu’il allait plaider sa cause auprès du Grand Septon, elle ouvrait ses larges yeux de plus en plus ainsi que sa bouche. Elle resta ainsi, la bouche ouverte, les yeux pleins de surprise et de joie, les poumons remplis d’air pendant quelques secondes avant de porter les mains à sa bouche pour étouffer un petit gémissement.

__ Oh Merci !



Cela venait du cœur, sans aucun doute. Elle se reprit car il y avait un peu trop d’enthousiasme mal placé tout de même, un rien de manquement à la retenue qu’une jeune femme devait maintenir en présence de toute personne de sexe opposé et d’un Souverain plus encore. Mais l’excitation était à son comble malgré tout, car elle ne doutait pas que le Roi était dans les petits papiers du Grand Septon et qu’il pouvait lui obtenir une entrevue sans problème. C’était une Taïna au comble de la joie qui faisait face à Manfred, mais elle était bien consciente qu’il lui faisait un grand honneur en lui rendant ce service, d’ailleurs elle rougit. Elle se demanda si elle n’était pas allée trop loin avec sa demande si cela ne lui coûterait pas trop, car elle ne voulait pas le mettre en porta-faux avec le Grand Septon, ni l’inverse d’ailleurs. Prise de remord elle baissa la tête, ne pouvait pas effacer sa demande et la réponse du Hightower d’un battement de cil, ni même en fermant les yeux quelques secondes. Avec une once de précipitation, elle leva les yeux vers lui et ajouta donc :

__ J’ai conscience que cela ne sera jamais aussi important que ce que vous vous apprêtez à faire pour moi Sire, mais en tout humilité, si je puis faire quelque chose pour vous à mon tour, je suis votre obligée.



Elle fit un grande révérence, comme pour appuyer ses dires et cette promesse qui pourrait fort bien valoir tout l’or du monde ou ne rien valoir du tout selon la personne à qui elle déciderait finalement d'obéir selon sa conscience.










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MessageSujet: Re: Sept fois le jour je les célèbre (Manfred)   Sept fois le jour je les célèbre (Manfred) EmptySam 28 Mar - 10:35

L’image véhiculée par Eren m’amusait, et pas qu’un tout petit peu. Elle apparaissait pour beaucoup comme le croque-mitaine des légendes, comme la mante religieuse du Royaume. Bien entendu, ma chère et tendre épouse n’avait pas fait grand-chose pour ne pas mériter cette insigne récompense, c’était même plutôt tout le contraire. Il était assez évident que ses mœurs, mais aussi et surtout la façon qu’elle avait de s’adresser aux autres, bousculait les habitudes des bieffois parmi les plus traditionnels et rigoristes. Personne ici n’avait l’habitude qu’une femme l’ouvre en grand comme elle le faisait, talentueuse d’une acidité qui ne pouvait que déplaire à ceux qui préféraient le confort de voix de velours et de pensées de satin. Qu’importe quoi qu’il en soit. Dans l’intimité, il convenait bien de dresser la fer-née et de lui apprendre quelles étaient les manières qu’elle devait adopter quand elle avait un public. Ce ne serait bien sûr pas aisée car cette fille de Roi avait toujours vécu avec la certitude qu’elle était non seulement unique, mais qu’elle était tout autant capable de comprendre ce qu’on attendait d’elle.


La jeune Redwyne quant à elle, s’offre sans concession au refrain des Septons et de ceux qui lui serinaient depuis sa naissance un ordre du monde bien établi. C’était l’outil des puissants que l’éducation, et certainement pas celle des gens de peu, qui en général n’en avaient aucune. Je ne pouvais que lentement opiner du chef, serein quant à l’idée de pouvoir compter sur ce genre de femme, éduquée et dévouée, qui faisait honneur à sa maison… Quand certains de ses collatéraux n’étaient pas faits du même bois selon toute évidence.



| C’est tout à fait vrai. Votre connaissance de l’Etoile à Sept Branches et des Saints préceptes qui guident notre pays vous fait honneur, ma dame. Mais ce n’est pas tellement une question d’affection ou d’amour que de devoir. L’homme doit à son épouse loyauté et fidélité pour éviter d’engendrer des bâtards et du mauvais sang, qui parjurent son honneur et diluent les héritages tout en provoquant trop souvent des violences. L’épouse doit la réciproque à son mari, afin d’éviter le déshonneur impardonnable que celui-ci élève un enfant qui ne soit guère le sien, dans un secret terrible pour tous. |


Je n’abordais toujours pas le secret de sa famille. Le vice qu’il y avait en son sein, entre le seigneur qui avait secrètement brigué la couronne et le fils qui s’était compromis dans d’hasardeuses relations étrangères qui l’avaient finalement poussé à la trahison. J’attendais de voir si elle aborderait le sujet et si oui, comment. Parce que je ne voulais pas pour autant la brusquer, elle qui montrait -peut être à dessein- autant de complaisance à mon endroit, et de dévouement affiché aussi bien envers la Sainte Eglise que le Royaume. La jeune femme en tout cas est comme tout le monde ; elle se laisse acheter pourvu que l’on y met le prix, et le sien est une entrevue avec le personnel religieux de premier plan et du Bief, et de Westeros. Son remerciement était plein d’entrain et d’impétuosité et il n’était pas absurde de penser qu’il y avait là-dedans une franche reconnaissance, qui serait plus tard exploitable.


Sa précipitation dans sa réponse était toutefois un rien emportée et si elle ne contrevenait pas aux convenances, on ne pouvait pas dire pour autant qu’elle s’y conformait pleinement. Je sautais sur l’occasion, mince sourire poli quand elle proposait à son tour de faire quelque chose pour moi.



| Outre votre service auprès de ma Reine, peut-être pourriez vous me détendre un soir par semaine en me faisant lecture des Saintes Ecritures ? J’aime à me rappeler leur sens et leur vérité profonde, mais je lis tant et tant de missives et de rapports dans la journée que le soir, je me plais à me détendre sans plus rien lire. |




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MessageSujet: Re: Sept fois le jour je les célèbre (Manfred)   Sept fois le jour je les célèbre (Manfred) EmptyMer 8 Avr - 12:42




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Taïna n’était pas idiote, elle savait que certains des membres de sa famille avaient déshonoré sa Maison, et qu’elle était là autant pour rattraper le coup que pour assurer un pied dans chaque camp à son cher père. Il le lui avait d’ailleurs dit, et il lui avait donné pour mission de se montrer patiente et discrète jusqu’à ce que sa position à la cour puisse donner l’avantage au Sire de la Treille. Mais sa situation aussi périlleuse que complexe, car il en allait de sa vie et de son avenir personnel autant que de celui de sa famille, l'enjoignait à faire montre d’humilité devait celui qui avait été choisi pour gouverner. De plus, son cœur de jouvencelle voletait tel un papillon parmi les lauriers roses et n’en pouvait plus de discuter avec un tel homme, charmant, intelligent, intéressant. Et marié. Qu’importe, elle l'appréciait beaucoup et rien n’interdisait qu’ils soient amis, enfin autant qu’un Roi et son sujet puissent l’être.

__ Et je suis honorée d’en parler avec vous votre Majesté, je vous savais homme de foi, et bien sûr de savoir, rien d’étonnant pour un natif de la citadelle. Mais j’ignorais en revanche que votre entretien fut si captivant.



Elle sourit et inclina la tête. La joie et le compliment étaient sincères. Il était rare de pouvoir discuter avec un souverain, et plus encore de pouvoir converser ainsi de la foi qu’elle portait dans son cœur. Il lui sembla avoir trouvé enfin une personne qui partageait son goût des mots et des discussions avec toute l'élégance d’un homme de bien et la rhétorique d’une personne cultivée et talentueuse. C’était véritablement un plaisir. Quand au devoir de l’époux, elle n’avait pas noté que la société soit si dure avec l’infidélité masculine, les hommes, c’était connu, avaient des besoins à assouvir et parfois leurs épouses ne se montraient pas à la hauteur de la tâche. Ne disait-on pas que la valeur d’une Dame se mesurait au nombre de bâtards que son époux semait dans les villages alentours ? Évidemment, certains hommes peut-être, abusaient, mais combien d’entre eux étaient malheureux en mariage, parce que, justement leur épouse ne mettait pas tout en œuvre pour les satisfaire et les aimer de tout leur cœur ?

__ Le devoir ne fait aucun doute Sire, mais c’est la moindre des choses. Fidèle et loyale est l’épouse, toute femme adultère est frappée d'infamie car son péché met jette l’opprobre sur l’ensemble de la lignée. Aimante est la mère, car elle transcende, dans sa divine bonté, le devoir qui lui est imposé en tant que femme. Sa vocation devient alors d’offrir son amour et son affection à l’homme auquel elle a été donné afin d’apporter la joie dans son mariage. C’est là, la loyauté poussée à son paroxysme jusqu’à se dévouer corps et âme à son époux et à ses enfants. Je prie la mère de me donner cette force si un jour je suis mariée.



Oups. Elle n’avait pas fait exprès d’en arriver là et comme il était bien trop tôt pour en discuter, ou lui demander la moindre faveur une fois de plus, elle n’ajouta rien à ce sujet. Elle venait de débuter son service auprès de la Reine, mais comme toute jeune fille de bonne famille, elle était à la cour pour trouver un bon parti. Certes, son père avait d’autres idées en tête, elle ne savait trop lesquelles, mais à force d’avoir des idées qui ne se réalisaient jamais, elle se retrouvait à un âge déjà très avancé, toujours célibataire et même pas fiancée. Or, finir vieille fille serait aussi catastrophique pour elle que pour la réputation de la Maison Redwyne ! Il semblait avoir oublié, mais elle non, et sa mère non plus d’ailleurs.



Quoi qu’il en soit, la conversation bifurqua sur un autre service, acceptable celui-ci, et pourtant, c’était presque un rêve devenu réalité, enfin pas encore : rencontrer Lycaon. Évidemment cette perspective lui faisait tourner la tête, et elle se demandait ce qu’elle pourrait bien lui dire. A moins qu’il faille juste se taire et regarder le Saint homme. Pour sûr, l'enthousiasme qui l’avait soudainement envahie avait jailli dans son merci et elle s’en serait mordu la langue de honte. Mais elle préféra faire oublier ce manque de retenue impudique en proposant son aide au Roi avec humilité. Ce qu’il lui demanda alors était inespéré. Elle prit son temps pour répondre afin d’éviter de se montrer une fois de plus inconvenante et emportée. Et pourtant, elle était véritablement ravie à l’idée de faire la lecture au Roi. Elle avait promis de la faire à la Reine aussi, mais quoi qu’elle lui lise, elle craignait que celle-ci n’écoute que d’une oreille et plus encore concernant les Saintes Écritures. Or, c’était là ses livres préféré. Soit, elle aimait les romans à l’eau de rose servis par les Septa et les femmes de chambre, mais le profane n’avait ni la profondeur ni la poésie du Sacré et cela tournait bien vite en rond. Parfois la poésie ouvrait plus d'horizons et certains ouvrages, particulièrement bien écrits ou très intéressants disponibles dans la bibliothèque de la Treille avaient été de belles découvertes. Mais rien de comparable toutefois, avec les textes fondateurs de la foi.

__ J’en serais ravie, et honorée une fois de plus, votre Majesté. J’ai l’habitude de lire un passage de l’Étoile à sept Branches ou des Prières Sacrées le soir avant de dormir. Je le ferais pour vous avec grand plaisir. Vous n’aurez qu’à me faire mander.



La Redwyne fit une révérence. Il n’aurait probablement pas envie d’échanger avec elle sur la profondeur des textes religieux à l’heure du coucher, mais elle se faisait une joie d’être ses yeux afin de lui faire entendre les mots des Saintes écritures.










Taïna Redwyne

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MessageSujet: Re: Sept fois le jour je les célèbre (Manfred)   Sept fois le jour je les célèbre (Manfred) EmptyMar 14 Avr - 16:34

Difficile de faire plus impliqué. Je savais bien que je devais parfois me montrer proche de quelques individus parmi ma noblesse et les gens qui entouraient ma maisonnée, mais il n’en restait pas moins que les choses étaient complexes du fait du subtil jeu d’alliances entre les différentes maisons. Je savais aussi que les Redwyne avaient joué un jeu dangereux. Devais-je saisir cette opportunité de punir cette maison, en utilisant comme objet de ma revanche cette jeune blondinette qui semblait si innocente et si vertueuse ? Peut être bien. Ce ne serait pas la première fois que je sacrifiais quelqu’un pour la mesure de mon ambition et surtout pour la défense de mon honneur, ou de celui de ma famille. Il y avait toujours eu des principes auxquels j’étais attaché. Je ne voulais toutefois pas me précipiter, car aller plus vite que la musique confinait à une forme de risque, à une possibilité que tout en moi se dérègle et que j’aille trop loin. Eren contribuait largement à garder mes horreurs sous contrôle mais j’étais bien placé pour savoir que beaucoup de celles-ci ne demandaient qu’à se libérer à la première occasion. Je hochais la tête en guise de remerciement, mince sourire aux lèvres.


| Je suis ravi de vous surprendre alors, ma demoiselle. |


Etait-elle vierge ? C’était le corollaire de la demoiselle. Et si c’était le cas, vertueuse et cul-béni comme elle semblait l’être, c’était peut être quelque chose que je devais prendre en considération. Il était si rare d’en trouver ! La vertu prenant corps dans la chair et dans le sang n’était que trop rare par les temps qui couraient. Combien en avais-je étudiées qui s’étaient avérées finalement déflorées par « un amour de jeunesse » ou une « rencontre à la taverne » ou par « l’ami de papa » ? Des traînées, toutes. Incapables de se tenir, toutes autant qu’elles étaient. Jusqu’à ma sœur, qui avait été capable de se débaucher avec d’autres hommes que son époux alors qu’elle était déjà bien en peine de procréer… Qu’importe, au final. Je devais éviter les pensées qui me mettaient en colère, qui me travaillaient à l’âme.


La jeune femme semble convenir de tout ceci, de l’opprobre qui attendrait n’importe qui délaissant les liens sacrés du mariage. Bon, c’était surtout la mise en valeur religieuse du bon sens du dicton populaire « maman sûre, papa peut-être ». On ne pouvait tricher que grossièrement avec la maternité. Le père, lui, ne restait qu’un reproducteur et un menteur, souvent éhonté, sur la vertu de son lignage comme de sa propre descendance. Je restais dubitatif sur l’affection et sur la joie, car elles n’étaient jamais données à tous, loin de là. J’acquiesçais silencieusement, avant de reprendre d’une voix qui se voulait douce.



| Cela se fera, dame. Dans votre situation votre famille a besoin d’alliances, et de soutiens. Et je serais ravi moi-même de parapher n’importe quel contrat de mariage parrainant l’union d’une dame vertueuse comme vous l’êtes. |


Je sens combien ma proposition touche et agrée la jeune femme. Je me disais finalement que mon père avait raison, dans ma jeunesse. Gardez vos alliés près de vous. Et vos ennemis plus près encore. Et serrez contre vous tous ceux dont vous ne connaissez pas la nature, jusqu’à en exsuder tout ce qu’il y avait à en savoir. Je n’aurais rien contre le fait de me serrer la jeune blondinette ; sa poitrine était aussi avenante que l’était son visage. Le tout, bien délicat, n’en était pas moins opulent pour souligner sa féminité. Je ne laissais pas traîner mon regard, toutefois, pas encore. Et claquais des bottes pour la saluer, raide, et la gratifier d’un baise-main.


| Et bien, Lady Redwyne, je n’y manquerais donc pas. Je dois retourner à mes obligations, et vous souhaite une bonne journée. |




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