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(FB) Fair well and Adieux to you dornish ladies... | Lyle
MessageSujet: (FB) Fair well and Adieux to you dornish ladies... | Lyle   (FB) Fair well and Adieux to you dornish ladies... | Lyle EmptyLun 2 Déc - 11:09


Ils sont dix. Dix à fond de cale, enchaînés ensemble. Dix prisonniers. Sept hommes et trois femmes. La suite de Mahée. Les semaines difficiles qu’ils ont passées les ont marqués, tous. Ils sont fatigués, émaciés, et si leur origine est toujours trahie par un teint plus foncé que la norme Westerossi, ils sont indéniablement pâles. La pénibilité des épreuves qu’ils ont enduré jusqu’ici a élimé les différences de caste à tel point que les deux dames qui accompagnent Mahée n’ont plus rien à lui envier. Toutes ont les cheveux emmêlés, toutes les trois portent la même tenue, souillée de terre, de sable et autres… Toutes les trois ont besoin d’un bain. Idem chez les hommes, chez qui on ne peut plus discerner qui est capitaine, et qui est simple soldat. A ce stade, il n’y a que le drillage auquel les petits ont été soumis toute leur vie qui les fait conserver le « Dame Allyrion » quand ils s’adressent à Mahée. En tous cas c’était le cas, jusqu’à ce qu’ils soient faits prisonniers. Dès que les bieffois ont mis la main sur eux, ils ont tout simplement cessé de communiquer entre eux. La fierté dornienne, le patriotisme, leur ont interdit de prendre le risque que leur raffleurs puissent déduire une information ou l’autre de leurs babillages. Ils n’auront pas eu ne serait-ce que leurs noms, et leurs dos, à tous, gardent la cuisante douleur de coups de fouet. Heureusement, a soufflé Mahée, qu’ils n’avaient aucun talent dans le maniement de cette arme… Dans le cas contraire, entre le sel et les déplorables conditions d’hygiène dans lesquelles ils sont maintenus, ils auraient eu toutes les chances de développer une gangrène.

Cela étant, ce n’est pas un navire bieffois qui les détient à présent, mais un navire impérial, et Mahée, au même titre que ses compagnons d’infortune, ignore totalement à quelle sauce ils vont être mangés. Intérieurement, la dame de Gracedieu peste. Elle déteste cette situation de vulnérabilité, elle déteste se sentir impuissante… De l’autre, elle a beau réfléchir, il n’y a rien qu’elle aurait fait différemment. Elle ne regrette pas d’avoir quitté son fief pour tenter de se rendre utile ailleurs, elle ne regrette pas d’avoir subi en même temps que la maison Ferboys le siège de la ville, en dépit de sa difficulté… Certes, elle aurait, bien sûr, aimé que rien de tout cela ne se produise, que le Bief n’empiète jamais sur les terres de Dorne, et que la Principauté n’ait jamais connu pareil assaut… Mais tout cela, elle n’a pas la moindre maîtrise là-dessus. Tout ce qu’elle maîtrise, c’est elle-même. Et à la portée de ses propres actes, elle ne s’imagine pas prendre d’autres décisions que celles qu’elle a prises jusqu’à maintenant. Alors, philosophe, malgré la frustration que la situation fait naître chez elle, Mahée s’accommode de son sort. Du reste, soit elle compose avec, soit entretient une hargne chez ses compagnons qui pourrait leur valoir une traversée bien plus pénible… Voire pas de traversée du tout. D’un commun accord, les dorniens ont donc décidé d’être passifs et d’espérer que la situation s’améliore pour eux, d’une façon ou d’une autre.

A dix, ils surpeuplent les deux cellules de la cale. Vaille que vaille, ils ont tentés de trouver des positions relativement confortables, ou plutôt le moins inconfortables possible, chose rendue plus malaisée encore compte tenu des chaînes qui les entravent. Mahée, à l’instar de l’une de ses suivantes, a le dos contre le bois humide de la coque et tient entre ses bras l’un de ses hommes, qui se sert d’elle comme dossier, sa tête sur son épaule, pour dormir un peu. A côté d’elle, l’une de ses suivantes fait la même chose, et le cinquième se cale comme il le peut. La géométrie est plus ou moins la même dans la cellule adjacente. Cette proximité a le mérite de leur épargner le froid, et, trois fois par jour, ils les font sortir, un par un, pour l’aisance. Pas de quoi se faire une toilette malheureusement, mais au moins de quoi leur épargner de vivre dans leurs propres déjections. Sans se vouloir pessimiste mais plutôt par désir d’anticiper, Mahée essaie de se faire à l’idée que c’est à cela que ressemblera peut-être sa vie, selon les désiratas de l’Empire… Et en vient se demander, très sérieusement, s’il vaut mieux vivre, possiblement des années, ce traitement et espérer qu’il s’améliore, sans la moindre certitude… Ou bien préférer la fuite, lâche, dans la mort ?

La dornienne en est là de ses réflexions quand la trappe menant au pont supérieur s’ouvre sèchement, et qu’un marin en descend rapidement. « Debout vermine ! Levez-vous pour le Capitaine, et que ça saute !! » Le bosco, devine Mahée, l’un des rôles fort du capitanat, celui chargé d’exécuter les châtiments décidés par le Capitaine. Il a un fouet à la main, et s’en sert pour taper contre les barreaux métalliques des cellules, vrillant les tympans des prisonniers, qui se relèvent vaille que vaille. Ils sont plusieurs à échanger des regards de connivence. Lentement, les dorniens se positionnent, à priori de façon erratique, dans les cellules, mais la manœuvre, pour eux, est évidente. Ils relaient Mahée, l’air de rien, au fond de la cellule avec l’une de ses dames, pour donner le change et brouiller les pistes. L’idée est claire pour ces hommes et ces femmes dévolus, ils veulent protéger leur noblesse, pour qu’elle-même puisse les protéger par la suite… Dans tous les cas, l’ambition ici est simplement de noyer Mahée dans la masse, et de détourner l’attention du Capitaine, soit sur le plus gradé de ses hommes, soit sur la plus jolie de ses suivantes, qui s’est spontanément avancée près barreaux de la cellule. Ils sont tendus, mais prêts. Advienne que pourra.



   
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MessageSujet: Re: (FB) Fair well and Adieux to you dornish ladies... | Lyle   (FB) Fair well and Adieux to you dornish ladies... | Lyle EmptySam 14 Déc - 17:59

Fair well and Adieux to you dornish ladiesAncré sur un tabouret de fortune, j'observe le devant du pont et les allées et venues de fiers et téméraires marins en provenance de contrées si éloignées de la mienne. Pourtant je suis d'humeur maussade, ma mâchoire se contractant à chacune de mes pensées plus sombre et proche de me faire prendre des directions similaires et contraires à la fois. Parcourir le monde à bord d'un navire ne pouvant s'extirper d'un cyclone, infléchir face à la servitude et à la manœuvre infâme d'un allié qui fut depuis toujours mon ennemi. Suis-je plus qu'un simple opportuniste ? Un traître à son peuple, reniant ses origines et acculé par ce qui s'apparentait souvent au destin. Je suis une contradiction vivante et j’erre dans les méandres d'un océan aux confins d'un monde qui me rend de plus en plus étrange. Ma poigne virulente se referme et mon corps dans un balancement mécanique éprit de fièvre se répète. Mes lèvres psalmodient des bruits semblables à des mots dans une langue archaïque, plus incompréhensible qu'ancienne. Mon poing frappe brutalement le côté de mon crâne comme un instinct de survie qui m'ordonne de réagir. Le faciès brûlant, la suffocation d'un esprit et qui ne cesse de vouloir éventrer cette enveloppe charnelle en deux. Le manque d'une vision intérieurement il déprime et on peut y percevoir ce manque de futur qui non loin le guette.
Les muscles se bandent et je relève la tête revenant au monde réel. Je respire entre l'alcool et la gloire esquivant une énième fois les multiples facettes d'un prisme disloqué. Folie me guette et le fer-né s'entête préférant se jeter dans la pire des tempêtes.

Rejoindre les cales et y observer encore nombreux de ces dorniens aux faciès cramoisis et à l'odeur d'épice auquel je ne m'accoutumerais peut-être jamais. L'un des rares endroits qui m'élève au dessus de ceux qui tant bien que mal se relèvent dans le bruissement des chaînes. Dans mes vices solitaires qui depuis des années souillent la terre. Je reste seul décisionnaire de ce qu'il adviendra d'eux, tenant dans ma paume ouverte les vies de ces miséreux au regard sombre et revêche. Dans cette terre aride et sec j'appréciais quelques cavités humides qui gardaient de loin un certain mystère à mon insatiable appétit oscillent entre violence et goût de pour la chair. Leurs femmes avaient cet effet sur moi. C'était une forme de remède substantiel et éphémère. De quoi guérir la peine qui prend tout mon corps. Je vois déjà quelques unes d'entre elles dans la fosse, dans un avenir plein de doutes. L'une d'entre elle suffirait à me faire tourner la page du grand vide dans ma tête. J'observe inspirant et expirant l'air vicié ambiant en laissant mugir un grondement sourd dans les profondeurs de mon être. Le cliquetis d'une cellule s'ouvre sous un geste furtif de ma main droite. Je me déplaçais lentement près des prisonniers. La pigmentation céruléenne de mes yeux se posaient sur chaque visage pieds et mains liés me toisant de cette aura abjecte. J'inspectais et évaluais nos chances d'en obtenir un maigre bénéfice. L'un d'entre eux semblait plus revanchard que les autres, cela avait souvent un effet désagréable pour beaucoup d'entre eux. « Je sais ce que vous pensez. Vous vous dites qu'il ne peut rien arriver de pire si se n'est de mourir ici. » Entamais-je alors que mes hommes s’attelaient à faire taire les plaintes et les râles à coup de bâton contre les barreaux de leurs cellules. « Croyez le ou non, il y a enc... » Terminais-je alors qu'un de ces misérables s'empressait de semer le trouble. « Vous n'êtes qu'un monstre ! » Me déclara t-il sauvagement. Sa rage n'avait donc pas été suffisamment ébranlée ? « Tout le monde est un monstre pour son prochain. » Rétorquais-je mollement avant de poursuivre, « Comme vous semblez persuader que je suis le votre. J'accepte de l'être. » Terminais-je avant d'égorger d'un coup sec l'insolent et misérable insecte qu'il était se vidant de son sang je le maintenais debout empoignant ses épaules puis agrippant sa mâchoire et sa grande gueule se vider de son sang. Je soutenais son regard car la dernière vision qu'il aurait dans ce monde serait celui de mon visage. Jusqu'au dernier éclat de vie s'éteignant dans son regard blême. Je lâchais ma prise laissant retomber le dornien dans cette cage auprès de ses congénères. Le fracas sous son poids raisonna dans un bruit sourd. Une perte inutile et parfois nécessaire, celle de faire un exemple et de préserver une quelconque notoriété de ce que nous les Fers-nés étions capable de faire. « Tout le monde a compris la leçon ? L'un d'entre vous à quelque chose à dire ? » Demandais-je à l'assemblée qui se murait jusqu'ici dans un silence profond.

 




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Dernière édition par Lyle Salfalaise le Mar 17 Déc - 17:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (FB) Fair well and Adieux to you dornish ladies... | Lyle   (FB) Fair well and Adieux to you dornish ladies... | Lyle EmptyMar 17 Déc - 15:52

Le capitaine saurait difficilement être plus différent des dorniens. Massif quand eux sont plus sveltes, blond cendré quand eux ont les cheveux noirs comme le jais, aux yeux d’un bleu aussi perçant que les leurs sont d’un noir qui aspire toute lumière, pour ne jamais la rendre… Aujourd’hui, il est leur maître. Et ça, jamais Mahée ne le lui pardonnera. Pas plus qu’elle ne pardonne aux bieffois, ces misérables à qui ils doivent d’être ici et maintenant… C’est une chance qu’elle soit au fond de la cale… Ainsi, les probabilités que le capitaine discerne l’ampleur de sa haine dans son regard sont minimes, amoindries plus encore car elle ne doute pas que cette haine est partagée par chacun des siens. Leur cellule est ouverte, et les hommes font bloc, autant qu’ils le peuvent, entre l’intrus et les deux femmes, qui se reculent pour le laisser passer… Déjà étroite, l’endroit l’est rendu d’avantage encore par la présence de ce géant qui n’a strictement rien à faire dans ces geôles. L’idée est, bien sûr, de les oppresser plus encore, de leur faire ressentir leur petitesse, le caractère dérisoire de leurs vies… Et Mahée prie qu’un jour, cet homme prenne conscience du caractère dérisoire de la sienne. Elle espère, rancunière et dénuée de miséricorde, qu’il le comprendra, désespéré, juste avant que la mort ne le fauche. Elle pourrait lui souhaiter de survivre à cette épreuve, de le voir grandi d’humilité… Mais non. Elle n’est pas assez bonne pour cela.

Mahée, elle est impitoyable. Ses lèvres pleines restent closes, son regard faussement fuyant, faussement effarouché… Mais mettez-lui un couteau dans les mains, et elle le plantera dans le cœur de cet homme sans y réfléchir à deux fois, comme la lady inconvenante qu’elle a toujours été. Elle n’est pas cruelle, Mahée. Elle aime à se penser plutôt généreuse, même. Mais la colère sature rapidement ses veines, est ancrée dans son tempérament et rien n’y fait, même réduit à l’état de braises éparses, le brasier qu’elle peut être n’est jamais loin de s’enflammer. Elle est dornienne, et en fidèle échantillon de ce peuple fier, elle a le sang chaud et la vindicte tenace.

Ça va très vite. Dès le moment où Deran s’agite, Mahée sait que les choses sont sur le point de s’envenimer sérieusement. Impuissante, démunie, elle n’a d’autre choix que d’être spectatrice d’une scène hors du temps, à laquelle elle aurait aimé ne jamais assister. La neutralité la plus absolue sur un visage déjà confronté aux horreurs de la guerre et de la maladie, la jeune lady, le cœur déchiré appelant autant à la peine qu’à la rage, suit des yeux la silhouette de son compagnon s’affaisser à leurs pieds, et sa vie rejoindre les Dieux. A son côté, Alira, elle, est sous le choc. Bouche grande ouverte, à la recherche d’un souffle qu’elle peine à trouver, Mahée la prend dans ses bras dans l’espoir de la réconforter, et d’étouffer la haine qui lui noue la gorge.

Les dernières questions du capitaine, les dernières questions du meurtrier, lui donneraient presque envie de lui rire au nez, de lui demander ce qu’il a à compenser pour se sentir obligé de tuer un homme désarmé et enchaîné… La réponse, elle la trouve seule. C’est un fer-né. Les fers-nés n’ont pas d’honneur, pas de respect… Ce ne sont rien que de vils voleurs, des tueurs, des violeurs… Mahée serre les dents. Contre elle, Alira sanglotte, signe qu’elle commence à processer ce qui vient de se passer et que, fidèle au peuple qui l’a vue naître, elle ne va pas tarder à faire une bêtise. L’œil haineux, elle veut quitter le giron de Mahée qui, cette fois, est plus rapide. Alira a à peine le temps de se retourner que la main de la noble dame est plaquée sur sa bouche, celle-ci étouffant les sons de colériques protestations de la jeune femme. A nouveau, leurs compagnons font bloc dans l’espoir de dérober à la vue du cruel capitaine une Alira furieuse de chagrin et d’indignation. Mahée, quant à elle, reste imperturbable. Si elle ne peut se permettre de laisser libre-cour à sa colère, refusant de donner au capitaine le prétexte qu’il attend pour la tuer elle aussi, elle refuse au moins autant de lui laisser voir, si d’aventure le céruléen de ses iris la distingue du décor, l’ampleur de cette colère, de lui laisser penser qu’il évoque quoi que ce soit chez elle, que ça soit de la crainte ou autre chose…

Finalement, Alira finit par se calmer, et Mahée peut la relâcher, retirant sa main, les rendant toutes deux au décor qu’elles n’auraient jamais dû quitter…



   
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MessageSujet: Re: (FB) Fair well and Adieux to you dornish ladies... | Lyle   (FB) Fair well and Adieux to you dornish ladies... | Lyle EmptySam 28 Déc - 5:12

Fair well and Adieux to you dornish ladies
À l'oreille c'est une sensation subtile, pas inhospitalière je dirais. C'est quelque chose à laquelle j'ai fais face durant une vie presque entière. Le décor lui n'a pas changé, seul quelques éléments semblent vouloir indiquer le contraire mais, c'est toujours la même cage, les mêmes prisonniers et ce corps par terre imprégné de sang, le sien bien évidemment. C'est assez silencieux en faite, en dehors de hurlements étouffés, il y a de la douleur, de la haine et mon imperturbable regard bleu acier. Il n'y a pas d'autres bruits. Certains sont murés dans le même silence dans lesquels je les ai trouvé. D'autres n'ont pas envie d'ouvrir les yeux car ce qu'ils pourraient voir serait terrible à regarder. Je sent des corps qui bougent, des captifs autour de moi qui ouvrent leurs yeux simultanément. Ils perçoivent l'horreur, partout ou je daigne percer leur regards. La peur, l'effroi et leur camarade par terre qui basané avait viré en quelques instant au blanc.

Tout ça va tellement vite et en même temps chaque instant dure une éternité. Je pouvais aisément ressentir ceux qui voulaient tenir. Ce sentiment qui vous prend aux tripes. On peut le voir mais, ils restent impuissants, ils ne peuvent pas faire grand chose de toute évidence. Il y a ceux qui à ce moment essayent de se faire le plus petit possible. Ils ne comprennent toujours pas ce qu'il se passe. Il n'y a pas de cri, personne dans cette cage cri. Il n'y a que ce silence autour et puis doucement y'a une odeur qui monte, que le commun des gens à du mal à reconnaître. En faite c'est l'odeur du sang. Le premier bruit avait été déchirant, l'étouffement d'un cri et plus aucun son, pas un bruit. C'est étrange non ? Ce n'est pas descriptible et tout est mélangé. Le regard est déterminé, haineux et malgré tout on ne maîtrise pas ce qui est entrain de se passer.

Le cauchemar de ces moments c'est l'incertitude. Cette espèce de flottement, sans savoir vraiment de quoi il s'agit. De cette monstruosité qu'on est entrain de vivre on ne sait pas si c'est quelque chose de réel ou d'irréel. Si on va se réveillé de cet instant tellement les choses sont d'une violence inouïe. Pour moi la scène se fige, mes hommes autour sont en mouvement. J'agis et je ne prend pas la mesure de l'intervention. D'un geste de main mes hommes agrippent les chevilles du cadavre le faisant sortir. Bien d'autres assènent de multiples coups pour décimer les dorniens cherchant à me tenir tête et me voir sans doute partir. La traînée de sang derrière moi se profile, comme un tapis rouge d'un statut et d'un nom que les dorniens ne connaissaient pas encore à mon égard. Le « Sanglant » avait soif de chair et de sang. Un appétit qui ne faisait que contrarier les plus immondes pulsions héroïque d'un guerrier. Malheureusement je n'étais pas un héro et encore moins le genre de guerrier auquel ils avaient échappés. Je les privaient de leur force, de cette sois disant volonté qu'ils voulaient désespérément préserver. J'observais les yeux teintés d'un noir profond, aussi intense dans le plus simple espace et le moindre apparat qu'elle offrait à mon ignoble réflexion. Je me dirigeais vers elle, l'arrachant à sa misérable existence. D'un geste vif, un coup de paume bien portant je la poussais vers l'extérieur, l'obligeant à avancer, à prendre la direction des marches sans aucun mot ni fondement. Je n'avais pas d'idée fixe à vraie dire. Je ne savais ni pourquoi ni comment mon dévolu se présenta au devant de ses frêles et sales chevilles. Observant la courbe fluette de sa jambe le long de son pied imprégnant le sol des motifs de ses phalanges et du talon qui avait baigné dans le sang.

Il ne me fallut pas longtemps pour la faire grimper, au dessus des cales le ciel et le soleil était en Mer de Dorne quelque chose de quasi permanent. Je lui désignait d'un geste rapide la porte menant à une cabine, profilant mon regard vers le ciel ma main droite observa un court instant la direction du vent.


 




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MessageSujet: Re: (FB) Fair well and Adieux to you dornish ladies... | Lyle   (FB) Fair well and Adieux to you dornish ladies... | Lyle EmptySam 28 Déc - 12:36


C'est un de ces instants qui démontrent, de façon éclatante, la relativité du temps. En tout, il doit ne s'être écoulé que quelques secondes, une minute tout au plus, pendant lesquelles le Capitaine les a regardés, tour à tour, avant de porter son choix, pour les Dieux savent quelle raison, sur Mahée... Mais pour eux, ça a semblé durer une éternité, une éternité à être jaugés, étudiés, défiés... A voir leur fierté d'hommes, de dorniens, challengée, leurs porteurs acculés. Pas un des prisonniers ne rêvait pas de faire la peau à cette brute qui venait d'égorger l'un des leurs sous leurs yeux, corps dont son équipage dispose comme un vulgaire sac de toile, et qui serait sans doute offert en bectance aux poissons... Intérieurement, Mahée se jure que, si elle en a l'occasion, elle fera subir le même sort à ce Capitaine... Elle lui refusera la décence jusque dans la mort, et lui rendra la monnaie de sa pièce... Mais pour l'heure, peut-être doit-elle seulement se contenter d'être heureuse qu'ils ne le lui donnent pas à manger. Les soupes qu'ils leur servent, quand il y en a, sont claires. Manque de moyens ou volonté de les affaiblir ? En ces temps de guerre, tout est permis... Toujours est-il que si un gruaux à la viande devait faire son apparition, elle le boudera, par précaution, parce qu'elle en est à ce point écoeurée des fer-nés qu'il ne lui semblerait pas si délirant qu'ils transgressent ce genre de tabou, parce qu'ils le peuvent, sans doute parce que ça les ferait se torde de rire, ces tordus, de les voir, eux, créatures affamées, acculées, se jeter sur une viande qui fut autrefois l'un des leurs. Rien qu'à l'idée, l'estomac de la dornienne s'en retourne, prêt à rendre le peu de bile qu'il sécrète encore sur les bottes ce cruel énergumène aux yeux si pâles.

Ses chaînes qui cliquettent, sur un geste de ce maudit Capitaine, lui fond immédiatement passer la nausée pour transformer en plomb cet estomac qui menaçait de prendre l'air. Dans la cellule, ça s'agite presque, mais un geste discret de négation de la part de Mahée dissuade ses hommes de tenter n'importe quoi. Ils l'auraient fait, elle en est certaine, quitte à y laisser leur peau. Parce qu'ils ont juré, parce que la perspective que cette horrible créature à visage d'homme pose la main sur une des leurs, une de leurs nobles, est une insulte autant à l'affect qu'ils peuvent avoir pour la femme que la considération patriote qu'ils peuvent avoir pour ce qu'elle représente... Le tout se mêle, les ébouillante, ravive les braises du désespoir par une haine qui n'a jamais fait que se tapir, au plus faible de leurs forces... Mais Mahée refuse le bain de sang. Tant qu'ils vivent, ils ont une chance de s'en sortir, même mince. Alors, ses chaînes retirées, poussée par le Capitaine, elle quitte la geôle humide dont l'odeur de sang de Deran imprégnera sans doute les planches jusqu'à la prochaine tempête...

… Et voit ses rétines douloureusement brûlées par la lumière d'un soleil qui lui a tellement manqué. Par réflexe, elle porte sa main sur ses yeux, et tarde à franchir les dernières marches vers le pont, le temps qu'ils s'habituent à la clarté. Pressée, poussée, elle trébuche presque, l'aveuglement finissant de s'estomper. Les embruns lui fouettent le visage, ravivent son nez, trop longtemps plongé en léthargie par les effluves, de plus en plus nauséabondes, de la cale. En un instant, elle se sent revivre, comme une fleur qui se voit rendue au soleil et à la terre, à l'eau, après en avoir été privée pendant des lustres... En même temps que son corps, c'est son esprit qui se réveille. Elle regarde, rapidement, autour d'elle, relativement discrète, le cœur battant à tout rompre depuis que le Capitaine l'a poussée dans le dos pour la tirer de la cale... La fenêtre est mince, sans doute illusoire, mais elle sait qu'elle serait voulu toute sa vie de ne pas tenter... Le géant blond aux yeux bleus est distrait, c'est le moment ou jamais...

Comme la biche apeurée, terrorisée, qu'elle est, Mahée, avec l'énergie du désespoir, tente le tout pour le tout. Elle se met à courir, comme une dératée, vers le bastingage. L'un des marins tente de l'intercepter, mais elle a de beaux restes... Abaissant son épaule sous son centre de gravité, elle lui rentre dedans de plein fouet, l'envoyant valser, l'adrénaline saturant ses veines inhbitant tout signal de douleur que pourrait recevoir son cerveau. Sans hésitation, elle s'élance par-dessus le garde-fou, et chute, plonge dans la mer dornienne, dont le froid relativement tiède lui donne la claque supplémentaire dont elle avait besoin. Sans attendre une seule seconde, pas même de retrouver la surface, elle commence à nager, à fuir pour sa vie, pour sa survie, et à s'éloigner du bateau de l'horreur. Ses poumons la brûlant sous l'effort, elle ne relâche rien pourtant et continue, malmène son corps en lui faisant affronter les éléments, possédée par l'instinct de survie, l'envie de vivre, celui de s'échapper de son tortionnaire...



   
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