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Si Vis Pacem Para Bellum
MessageSujet: Si Vis Pacem Para Bellum   Si Vis Pacem Para Bellum EmptyMer 27 Nov - 12:08

Si vis pacem para bellum

ft.











Accalmie, Royaume fédéré de l’Orage – An 1 mois 9 semaine 3

« Tes appuis, Lyam, tes appuis ! »

Aylan Redwyne observait d’un air rapace ses hommes s’entraîner au milieu de l’enclos, dans la boue et le crottin de cheval. La pluie avait cessé mais l’air restait frais et humide. Ils étaient arrivés quelques jours auparavant, peu après le couple impérial. Désormais, toute une forêt de tentes avait poussé sous les remparts circulaires et sombres de la forteresse ancestrale des Durrandon. En attendant que des ordres soient enfin communiqués aux troupes, les hommes s’entraînaient et se rassemblaient. Les cavaliers que l’armée impériale avait placé sous les ordres d’Aylan étaient tous issus du commun, fils d’artisans et de petits bourgeois, désireux de faire leurs preuves sous la bannière Braenaryon. Ils n’étaient évidemment pas des hommes d’armes permanents, et encore moins des chevaliers. Ils pouvaient pourtant se révéler utiles s’ils étaient bien utilisés et entraînés. Aylan l’avait rapidement compris et supervisait leur entraînement dès qu’il en avait la possibilité. Ils étaient jeunes, patauds et progressaient lentement mais le chevalier bieffois gardait bon espoir qu’une fois la guerre venue, ils sauraient progresser… ou périr.

Élevé dans la plus pure tradition bieffoise, Aylan portait la cavalerie lourde en haute estime. Sous les Gardener, celle-ci n’était composée que de la fine fleur de la chevalerie du Bief. Héritier et puînés des multiples maisons nobles y côtoyaient de célèbres chevaliers qui se mettaient au service de riches seigneurs ou cherchaient la gloire dans les joutes seigneuriales. Composée de tous ces grands et fiers hommes, la cavalerie lourde revendiquait alors systématiquement l’honneur de mener la charge… souvent avec succès. Un poing de six cents destriers bardés de fer et lancés au galop pouvait briser n’importe quelle formation d’infanterie, le jeune homme en était convaincu. De plus, les chevaliers du Bief savaient se battre avec honneur et mourir avec panache. Aussi, avec tous ces préjugés en tête, il avait été difficile à Aylan Redwyne de se faire à la conception de la cavalerie impériale. Les chevaux étaient plus rares et l’accent était mis sur une infanterie très largement supérieure en qualité à celle du Bief.

Ces derniers mois avaient été pour le jeune homme l’occasion de réapprendre sa conception de la guerre hippique. Sous Torrhen et Rhaenys Braenaryon, la cavalerie n’était pas un poing d’acier destiné à enfoncer l’infanterie ennemie dès le début des combats mais une force polyvalente. Réticent à jouer un rôle qu’il considérait peu honorable et loin de l’action, Aylan avait fini par faire contre mauvaise fortune bon cœur et s’était intéressé de prêt à la conception impériale de la guerre. Là encore, si les grands principes stratégiques ne variaient guère d’une culture à l’autre, l’organisation des troupes, avec leurs forces et leurs faiblesses, étaient un assemblage qui reflétait bien la nature cosmopolite de l’Empire. Si les chevaux légers n’étaient effectivement pas une force de frappe majeur, ils pouvaient tout de même être amenés à pratiquer des chocs très rapides sur des points précis. Bien dirigée, une telle cavalerie pouvait mener des frappes chirurgicales sur des endroits sensibles et retourner le court d’une bataille. Résolument indépendant, Aylan appréciait également la possibilité d’avoir des missions de reconnaissance et de contournement qui lui évitaient de se soumettre aux impératifs de la lourde organisation d’une armée en déplacement.

« Bien. Ce n’est pas encore ça, mais on progresse. »

L’entraînement était rude. Il fallait leur apprendre à monter, à se battre, et à faire les deux en même temps. Certains avaient des notions dans l’une ou l’autre des disciplines mais jamais les deux en même temps. Il y avait bien quelques sergents expérimentés pour l’épauler, ils n’étaient d’ailleurs pas de trop pour entourer tout ce petit monde. Dès que c’était possible, Aylan leur demandait de s’entraîner à combattre à pied. Il était persuadé que de bons cavaliers devaient être capable de se défendre même jetés à terre. Comme les chevaux avaient été emmenés par les palefreniers vers une rivière plus loin, les hommes avaient pris place dans les enclos de leurs bêtes. C’était boueux, collant et puant le purin, mais c’était la vie d’un cavalier. Vêtu d’une chausse brune et d’un haubert vert émeraude sur le poitrail duquel était cousu un fier blason Redwyne, Aylan surveillait ses troupes d’un air qui se voulait expert. Il n’avait pourtant que dix-huit ans et se savait moins expérimenté que ses subalternes vétérans. En sa qualité de noble et de commandant, il se devait toutefois de garder un air qui affichait certitude et détermination. C’était là le rôle des nobles dans une armée.

« Ser Aylan ? Sa Majesté l’Empereur souhaite vous voir. »

Aylan se retourna pour tomber nez à nez avec un membre de la garde Demalion. L’homme était engoncé dans une armure lourde qui lui donnait un air indestructible. Dès son arrivée, Aylan avait fait jouer ses relations au sein de l’appareil politique impérial pour solliciter une rencontre avec Torrhen Braenaryon. Il bouillait de savoir ce que serait la décision du Vieux Loup face à l’agression des armées Hightower. L’Usurpateur s’était mis en marche sur l’Orage et occupait une partie du sud-ouest du pays Durrandon. Il avait son idée sur une partie de la riposte à adopter et il avait longtemps espéré que l’empereur lui accorderait une audience. C’était visiblement le cas.

Après avoir confié la supervision de l’entraînement à l’un de ses sergents, Aylan se hâta de passer une paire de bottes propres et suivit le garde d’élite qui le mena dans Accalmie. Le couple impérial disposait d’appartements de qualité au sein du donjon central de la forteresse. On murmurait que le Vieux Loup et le Dragon restaient des heures à discuter stratégie avec la reine de l’Orage et que, le jour venu, les fillettes du Bief qui aimaient se mettre des plumes jusque dans le fondement, goûteraient au bon acier orageois et à la fureur impériale… et vice versa. On le mena ainsi jusqu’à une porte gardée par deux Demalion en armes et à l’air peu commode. L’homme qui était venu chercher Aylan lui fit signe de patienter puis s’éclipsa par la portée gardée. En l’attendant, Aylan s’adossa à la pierre de taille du mur face à ladite porte et jeta un coup d’œil par la meurtrière qui donnait sur le chemin de ronde du rempart principal, quelques mètres plus bas, et plus loin, sur la mer agitée. Le garde ressortit et fit signe à Aylan d’approcher. Il fut introduit dans la pièce et la porte se referma derrière lui.

Le bureau de l’empereur Torrhen était une pièce confortable, pour ce que le natif de La Treille pouvait en juger. Tapis au sol, tapisseries aux murs, une cheminée de taille considérable, et suffisamment de torches et chandeliers pour apporter une belle lumière à l’ensemble. Aylan venait d’entrer dans le saint des saints d’Accalmie. Il avait toujours eu des sentiments contradictoires concernant l’Empereur. Torrhen Braenaryon avait le flegme un peu raide des gens du Nord et portait sur lui la majesté inhérente à son rang. Et pourtant, lorsqu’il entrait dans une salle, on le sentait avant de le voir car Torrhen faisait de ces rares personnes à posséder une véritable aura. S’il admirait l’empereur pour ce qu’il avait réussi à accomplir en si peu de temps, il avait du mal avec l’homme. Après tout, il partageait la couche et l’amour de Rhaenys. C’était beaucoup plus que ce qu’Aylan était prêt à laisser passer et il était tout simplement jaloux de ne pas pouvoir être celui qui possédait chaque soir la dernière des Targaryen. Il n’était toutefois pas question de cela aujourd’hui et ces considérations étaient assez lointaines dans l’esprit du Bieffois, bien que toujours là, tapies dans les recoins sombres de son âme. Croisant le regard de Torrhen, il se fendit d’une élégante révérence à la bieffoise.

« Votre Majesté impériale. »

Il aurait souhaité remercier d’emblée son souverain de lui accorder audience mais il connaissait le protocole et resta coi, attendant que l’homme le plus puissant de Westeros prenne la parole.




Dernière édition par Aylan Redwyne le Sam 30 Nov - 6:23, édité 3 fois
Aylan Redwyne

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MessageSujet: Re: Si Vis Pacem Para Bellum   Si Vis Pacem Para Bellum EmptyVen 29 Nov - 15:50

Compulser tous ces documents ne me servait à rien. Il fallait encore que je sache me concentrer sur leur contenu. Mais une fois n’était pas coutume ; plus je lisais et me forçais à le faire et plus je pensais à elle. Le regard portant loin par-delà les limites de la fenêtre du bureau, je me perdais en réflexions. En pensée, j’étais avec elle, à mille lieux en altitude, volant à toute vitesse. La veille, nous avions appris la mort d’Alysanne Tully, la femme de Lyham. Reine Fédérée du Conflans. Amie ? Je ne saurais dire. Mais je la respectais pour sa franchise et son implication, pour ce qu’elle avait à dire et à faire, que ce soit au sein de sa famille ou en dehors. Elle avait été une souveraine qui n’avait pu vivre bien longtemps cette couronne qu’elle avait ceint en même temps que son mari, mais elle avait été juste et impliquée. Oui, une amie. Et Rhaenys en l’apprenant avait dégarni Accalmie en partant avec son dragon, l’inébranlable Meraxès. Dégarnissant la cité d’autant, ainsi que notre couche. Elle me manquait, déjà. Un an et demi plus tôt, je ne me voyais pas me remarier. Tout était né d’une succession d’événements, qui avaient mené le Nord et Peyredragon à affronter le Noir flancs découverts par les trahisons du Val et d’autres encore. Je me rappellerais sans doute toujours de cette discussion que nous avions eue, si tard le soir, dans les appartements qui nous avaient été réservés. Cette décision de ne plus se battre pour ceux qui ne voulaient pas d’un destin commun, l’acte fondateur de ce qui deviendrait quelques semaines plus tard l’Empire.


Je la voyais presque, d’ici ; mon esprit l’imaginait très bien. Quel petit bout de femme, cette flamme douée de vie et de passion, qui avait plus que redonné l’espoir à mon pays si isolé, entouré d’ennemis.


Elle me manquait, mais je n’étais pas sans travail. Le plan était prêt depuis des semaines et les commandants piaffaient d’impatience. Tous voulaient avoir le détail de leurs affectations ou des événements à venir. Les informations données, elles, s’étaient fait rares volontairement, pour la simple et bonne raison que l’on ne pouvait pas accorder tout loisir à chaque officier de connaître l’intégralité des manœuvres, des plans prévus. Qu’un mouvement de l’ennemi pouvait tout changer, et ce de façon pleine et entière. J’étais depuis toujours un commandant qui fonctionnait selon un schéma bien établi. Les généraux en chef discutent du plan de campagne à venir, et fixent la résolution des objectifs définis par le pouvoir politique. Souvent le Roi, mais maintenant le Collège Impérial. Ils déléguaient ensuite à leurs subordonnés directs l’exécution des mouvements adéquats, qui eux faisaient redescendre à leur tour aux capitaines les nécessités d’avancer dans telle ou telle direction, aux côtés de telle ou telle unité. C’était descendant, mais pas seulement. A chaque niveau de commandement, chaque officier était l’égal de ses pairs, et pouvait interpréter les ordres qui lui étaient donnés. C’était de cette manière que le Nord se battait au sein du système divisionnaire. C’était ainsi que l’armée impériale de l’Orage allait procéder ; généraux d’armée au courant du plan global, leurs subalternes avec la charge d’appliquer un certain nombres d’objectifs qui leur seraient assignés, tout en gardant une capacité d’adaptation. Cette flexibilité nouvelle changeait des schémas précédents, mais même si elle libéralisait certaines prises de décision à l’échelle locale, elle privait également du chef de la totale mainmise de ses troupes, déléguée à ses officiers. Je renonçais à l’omnipotence tout en accordant plus de confiance aux subalternes, mais ce nouvel équilibre ne pouvait pas se départir dune discipline plus rude encore que précédemment. Désormais, la guerre n’était plus menée par des gentilshommes réunis en bande de pairs, mais elle l’était par une meute de chasse dont les frères d’armes avaient tous une égale responsabilité, et devaient faire une confiance aveugle dans un plan complexe né des multitudes d’une armée fractionnée et non plus rassemblée pour son mouvement.


Je pensais à Rhaenys, encore, quand on m’informait qu’un autre officier de cavalerie réclamait audience. Redwyne. Je le connaissais, car mon épouse m’avait parlé de lui, du passé. Et de sa place dans l’Empire, directement au service de l’armée Braenaryon. On le fait entrer, et depuis le bord de fenêtre je me tourne vers lui, bras croisés, épée au côté, vêtu de mon plastron de cuir noir, frappé de l’emblème impérial. L’homme salue, et fait la révérence. Jamais encore je n’avais pu le jauger véritablement ; il restait pour moi une énigme.



| Ser Redwyne. |


Le salut est sobre, l’inclinaison de la tête en signe de respect l’était tout autant.


| Que me vaut votre visite, chevalier ? |


Que pourrait-il me vouloir à moi, quand Rhaenys ne s'était pas fait discrète sur la proximité entre Redwyne et Targaryen? Je le forçais à se dévoiler, avant de donner quelconques directives.




~~~
Soothsayer, can you save them?
Can you see the streets in blood?
The remnants of your name?
Soothsayer, can you save them?
Soothsayer, let these words set you free
And now, give this leave and come away with me

~~~


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Torrhen Braenaryon

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MessageSujet: Re: Si Vis Pacem Para Bellum   Si Vis Pacem Para Bellum EmptySam 30 Nov - 13:17

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Accalmie, Royaume fédéré de l’Orage – An 1 mois 9 semaine 3

« Ser Redwyne. »

L’empereur l’avait salué avec sobriété mais suffisamment de respect pour contenter le jeune chevalier. Torrhen Braenaryon lui semblait tellement inaccessible qu’il avait encore du mal à se rendre compte qu’il se trouvait désormais dans son bureau prêté par les Durrandon. Il prit le temps de détailler l’homme. Ses traits sévères étaient bel et bien ceux d’un homme du Nord, et les rides que l’on pouvait apercevoir dans la lumière de la fenêtre auprès de laquelle il se trouvait étaient sans doute le tribut prélevé par les responsabilités de commander à un si grand nombre. Aylan, bien qu’ambitieux, n’enviait pas l’empereur. Il était jeune et mûr pour la gloire : il voulait se montrer, être vu. Il avait l’esprit farci des aventures de chevaliers légendaires et, en cela, ressemblait fort aux pucelles qu’il méprisait tant : lui aussi voulait qu’on écrive des histoires et des chants sur ses hauts faits.

Il n’était jamais simple de savoir comment se comporter face à l’empereur. Encore plus lorsque c’était la première fois qu’on le rencontrait véritablement. Aylan l’avait bien entendu déjà aperçu et Rhaenys lui avait fait la grâce de l’introduire rapidement à son époux, mais cela n’avait été que très superficiel. Depuis qu’il avait rejoint l’Empire, le Redwyne n’avait pu prouver sa valeur au combat, ni qu’il était digne de confiance. C’était la principale raison de sa présence face au souverain impérial.

« Que me vaut votre visite, chevalier ? »

Aylan resta coi un instant. Il y était. Il s’était préparé à cet entretien depuis un long moment. Il avait répété dans la petite chambre qu’il partageait avec son épouse, lorsque celle-ci était absente. Daena avait accompagné le train impérial jusqu’à Accalmie, suivant l’impératrice à laquelle elle était liée. Il n’avait aucune idée de ce que Torrhen lui dirait, mais il s’était préparé à tout. Un empereur avait – imaginait-il – l’habitude d’être sollicité, et il ne comptait pas faire exception à la règle. Pour aborder le sujet qu’il souhaitait mettre en avant auprès de l’Empereur, il lui était venu une idée qui lui tenait d’autant plus à cœur qu’elle était motivée par une inquiétude sincère. Se montrant légèrement plus impressionné qu’il ne l’était vraiment – il avait appris à flatter l’ego en se montrant parfois plus impressionnable qu’il ne l’était en réalité – Aylan plongea un regard calme dans les yeux de son suzerain. Il souhaitait lui communiquer sa détermination à aller au bout de cette discussion : il n’était ni un lâche, ni un parvenu.

« Que Votre Majesté me pardonne, je souhaitais vous demander grâce pour ma famille, Sire. Mon grand-père n’a pas souhaité suivre ma voie et joindre l’Empire. Je vous supplie, Majesté, lorsque la victoire – inéluctable – arrivera, de ne pas le châtier trop sévèrement. Jaden Redwyne est un vieil homme qui a pleuré la perte d’un fils et qui ne veut pas risquer l’intégrité de son domaine. »

Il se rendit compte qu’il avait parlé d’un trait. Son propos avait certes été cohérent, mais il n’avait même pas respiré. Il prit une lente et longue inspiration pour calmer son pouls alors qu’il sentait le sang lui monter aux joues.

« Si vous le permettez, Votre Grâce, je souhaiterais prendre contact avec lui afin de lui demander de vous prêter allégeance pleine et entière au moment que vous jugerez opportun. »

Il se rendit subitement compte que cela n’était pas forcément très bien présenté. Il faisait passer son aïeul pour un tourne-casaque qui ne voulait prendre aucun risque. Quant à lui, cette présentation peu flatteuse ne devait guère retomber sur lui avec brio. Il était jeune et il lui restait, encore, beaucoup à apprendre. Il ne se démonta pas, voyant que l’empereur ne l’interrompait pas.

« Ce que je veux dire, Majesté, c’est qu’il veut simplement protéger son peuple de l’anéantissement total qui les menacerait tous s’il se déclarait aujourd’hui pour vous. Mon grand-père a toujours respecté la maison Targaryen, et je suis persuadé qu’il respecte de la même façon la maison impériale. Aussi, pour vous prouver ma loyauté et ma dévotion à la cause impériale, je souhaiterais me rendre utile en menant une action de chevauchée dans les terres bieffoises septentrionales afin de faire croire à l’usurpateur Hightower que vous avez ouvert un second front.  »

Il se tût enfin, restant silencieux, évitant le regard de l’empereur de peur d’en avoir trop dit. Il resta un moment silencieux, avant d’ajouter, presque penaud et pourtant déterminé.

« S’il plairait à Votre Grâce, bien entendu. »




Aylan Redwyne

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MessageSujet: Re: Si Vis Pacem Para Bellum   Si Vis Pacem Para Bellum EmptyMer 11 Déc - 8:26

Combien de jeunes guerriers allais-je devoir encore rencontrer avant la fin de toute cette histoire ? Je n’en savais rien. Je ne le saurais peut être jamais avec certitude. Cela faisait bientôt vingt-cinq ans que je faisais la guerre et que je gouvernais, ces deux choses allant souvent de pair. J’avais pu rencontrer des générations de combattants, de nobles familles ou de foyers du peuple. Et sur ces dynasties guerrières, si nombreuses au Nord, combien étaient encore en vie aujourd’hui ? Je me rappelais de ma première rencontre avec Harren le Noir, au moment de signer une paix finalement bien illusoire, près de quinze années auparavant. Le vieil homme avait évoqué le fait que nos royaumes étaient à bout de « fer et de sang ». Il n’avait pas tort, mais nous savions tous deux qu’il s’agissait de ressources qui se renouvelaient. Sans cesse. Je combattais avec des vieux qui côtoyaient dans les rangs de leurs bataillons leurs fils ou leurs petits-fils. Parfois avec des trous béants entre les deux extrémités de la chaîne filiale. Souvent, même. Et de plus en plus. De tous les camarades avec qui je buvais et combattais jadis, ne restait plus aujourd’hui qu’une poignée de vieux bonshommes comme moi, aux visages et aux corps scarifiés par les épreuves. Le corps vieillissant plus vite que de raison, à force d’engelures, de blessures et de privations.


Et voilà qu’une nouvelle génération de soldats venait à moi, issue en plus de bien des régions, de contrées qui m’étaient inconnues. De cultures différentes, voire de langages de bataille que je ne connaissais pas. La cicatrice qui me déchire le visage en deux du front au coin des lèvres et remontant jusqu’à la pommette ne souligne que l’écart entre ces fringants jeunes chevaliers et le Vieux Loup de Winterfell.


Je continuais de me méfier des bieffois, en dehors de Goldwyne, tous les natifs du royaume le plus prospère de Westeros m’avaient défié, déçu, ou bien les deux, et Rhaenys sans s’épancher m’en avait dit assez pour que je comprenne quels enjeux couvaient au sein de la maison Redwyne. L’homme me fixe, sans me dévisager. Déterminé, donc, à faire passer le message pour lequel il était venu aujourd’hui. Pas obséquieux, même s’il avait cette politesse et cette déférence si caractéristiques des sudiens que je fréquentais depuis plus d’un an. L’homme évoque sa famille, et fait une demande de grâce d’abord pour son grand-père, expliquant aussi les raisons qui ont poussé sa famille à ne pas le rejoindre dans son allégeance. Je réfléchis calmement, neutralité olympienne qui n’est nullement perturbée par l’empressement du jeune homme.



| Si je devais faire exécuter ou spolier de leurs biens tous ceux qui m’ont un jour défié ou combattu, chevalier, il n’y aura pas assez d’épées dans tout Westeros pour trancher autant de cous. Il n’y a rien à pardonner, Ser Garlan. Votre famille est loyale à un royaume ennemi et ne devait nulle allégeance à l’Empire. Je respecte mes adversaires, peu importe la valeur de leur engagement. S’ils me combattent loyalement, je leur accorderais grâce s’il renoncent à leur allégeance. S’ils me rejoignent, au moment opportun ou non, je leur accorderais bien évidemment la même faveur. Il n’y a qu’en se comportant de façon honteuse et déshonorable sur le champ de bataille et en dehors, à s’en prendre à l’Empire ou aux Royaumes Fédérés de façon contraire à l’honneur, pour s’attirer ma rancœur. Toutefois, si l’on devait embrasser notre cause qu’une fois sa victoire assurée, je dois bien avouer que je ne saurais respecter de la même façon pareille personne que ceux qui adhèrent sans obligation dès le départ. Et de très loin. |


Ceci étant dit, je savais bien que la parole n’était conditionnée que par le crédit que l’on accordait à celui qui la donnait. Je me demandais aussi ce qui pouvait valoir au bieffois l’empressement qu’il manifestait à aller se battre, et qui plus est contre ses propres compatriotes. Dans le Nord, je savais que beaucoup me suivraient, si je devais y affronter un seigneur local pour quelque raison que ce soit. Mais combien de mes plus anciens compagnons se montreraient désireux de s’illustrer contre leurs voisins et leurs cousins ? Je le dévisage, cette fois, bien en face pour prendre la mesure de sa détermination.


| Il y a déjà chevauchée en cours, depuis la plaine de la Néra, dans la région que vous visez. Vous voudriez vous éloigner de la campagne principale qui se jouera ici, dans l’Orage ? J’ai plus besoin des rares natifs du Bief dont nous disposons –Garlan Goldwyne, Mina Swann et vous-même- pour parler et parlementer aux soldats et civils du Bief que nous rencontrerons sitôt que l’armée se mettre pour de bon en campagne, dans quelques jours. J’avais ouï-dire que vous briguiez un commandement dans ma cavalerie. Ce commandement je peux vous le donner, si vous vous sentez en capacité d’être une paire d’yeux et d’oreilles supplémentaires pour notre armée. |






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Torrhen Braenaryon

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MessageSujet: Re: Si Vis Pacem Para Bellum   Si Vis Pacem Para Bellum EmptyVen 13 Déc - 12:59

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Accalmie, Royaume fédéré de l’Orage – An 1 mois 9 semaine 3

« Si je devais faire exécuter ou spolier de leurs biens tous ceux qui m’ont un jour défié ou combattu, chevalier, il n’y aura pas assez d’épées dans tout Westeros pour trancher autant de cous. Il n’y a rien à pardonner, Ser Garlan. Votre famille est loyale à un royaume ennemi et ne devait nulle allégeance à l’Empire. Je respecte mes adversaires, peu importe la valeur de leur engagement. S’ils me combattent loyalement, je leur accorderais grâce s’il renoncent à leur allégeance. S’ils me rejoignent, au moment opportun ou non, je leur accorderais bien évidemment la même faveur. Il n’y a qu’en se comportant de façon honteuse et déshonorable sur le champ de bataille et en dehors, à s’en prendre à l’Empire ou aux Royaumes Fédérés de façon contraire à l’honneur, pour s’attirer ma rancœur. Toutefois, si l’on devait embrasser notre cause qu’une fois sa victoire assurée, je dois bien avouer que je ne saurais respecter de la même façon pareille personne que ceux qui adhèrent sans obligation dès le départ. Et de très loin. »

Ainsi avait parlé l’Empereur. Aylan courba l’échine lorsque le souverain eut terminé. Le message était clair. S’ils voulaient bénéficier de la bénédiction impériale et plus encore, les Redwyne devraient prendre des risques et démontrer la valeur de leur loyauté. Cela voulait dire qu’il faudrait que Jaden Redwyne, à terme, décide de prendre la décision de devenir un parjure et trahir son vœu de loyauté quelque peu forcé aux Hightower d’Hautjardin. Le jeune chevalier se demandait comment le vieil homme déciderait. Il avait toujours fait part de sa volonté de s’émanciper de la tutelle bieffoise pour servir les Dragons. Evidemment, ces plans étaient restés secrets, cantonnés à la famille proche et lorsque les serviteurs étaient hors de portée d’oreille. Il n’en restait pas moins une constante dans la vie des Redwyne. L’objectif final était celui de servir l’Antique Valyria. Aylan n’avait aucun doute sur le renoncement de son grand-père à l’allégeance à Manfred Hightower. Restait à savoir s’il le ferait à temps.

« Votre Maj…. »

Il s’interrompit. L’Empereur n’avait pas fini de parler. Il voulait lui signifier sa volonté de placer les Redwyne dans ses grâces mais il commençait à comprendre Torrhen Braenaryon. L’homme avait beau être un fin politique, il était avant tout un Nordien. Aylan connaissait vaguement Bowen Glover, le sénéchal du Nord, et comprenait qu’ils étaient tous deux du même bois. Le Vieux Loup ne se satisferait pas de simples déclarations. S’il voulait le convaincre de son utilité et de sa loyauté, il faudrait des actes forts.

« Il y a déjà chevauchée en cours, depuis la plaine de la Néra, dans la région que vous visez. Vous voudriez vous éloigner de la campagne principale qui se jouera ici, dans l’Orage ? J’ai plus besoin des rares natifs du Bief dont nous disposons –Garlan Goldwyne, Mina Swann et vous-même- pour parler et parlementer aux soldats et civils du Bief que nous rencontrerons sitôt que l’armée se mettre pour de bon en campagne, dans quelques jours. J’avais ouï-dire que vous briguiez un commandement dans ma cavalerie. Ce commandement je peux vous le donner, si vous vous sentez en capacité d’être une paire d’yeux et d’oreilles supplémentaires pour notre armée. »

Au temps pour sa proposition. Aylan n’avait aucune envie de s’éloigner : il voulait simplement briller. Montrer à tous ce qu’il valait et quel personnage il ambitionnait d’être. Il avait de grandes idées pour sa personne et pour son nom. Il ne serait pas une simple griffure sur un obscur parchemin du mestre de La Treille. Il avait l’ambition de voir le monde entier entendre parler de lui. Aussi, une fois que Torrhen eut semblé en finir avec ses déclarations, Aylan s’autorisa de laisser son regard voguer dans la pièce, comme s’il cherchait ce qui pouvait faire de cet homme gris un personnage si puissant et si chanceux : il était celui de Rhaenys.

« Je serais très honoré de pouvoir servir vos intérêts, Majesté. Que souhaitez-vous que je fasse ? »

Là était la grande question. Si l’Empereur avait déjà des plans pour ses hommes et lui, alors mieux valait se conformer aux idées du chef plutôt que de chercher à en imposer d’autres. Les chevaux-légers du type de ceux qui avaient accompagné Aylan jusqu’à Accalmie étaient rapides et flexibles. Le bieffois supposait donc qu’on voulait l’envoyer au-devant des troupes impériales, chercher et fouiner pour trouver les positions de l’armée du Bief de Manfred Hightower. D’un sourire mutin et inconscient, Aylan regarda son empereur :

« S’agirait-il d’aller promener des éclaireurs entre Lestival et Sérana, Majesté ? »

Un sourire éclatant, un air pétillant et une tenue irréprochable : un jeune idiot du Bief qui bouillonnait d’impatience à l’idée de rencontrer l’ennemi et de faire avancer les choses pour mieux faire connaître son nom. A l’exception notable de Daenys, ceux qui connaissaient bien Aylan Redwyne le considéraient pour la plupart comme un camarade agréable et sympathique. Il avait certes un côté un peu pompeux lié à son éducation, mais il restait loyal en amitié et en actes. S’il était agaçant par sa façon de voir les choses avec légèreté, c’était car il se considérait comme à sa place en première ligne, car telle était la vision des bieffois. Il n’avait pas peur de la guerre, il ne l’idéalisait pas non plus : il avait été blessé aux côtés de Manfred Higthower. Il connaissait le prix du sang et des larmes. Et pour cela, il devait poser une question importante. En cela, son attitude devint extrêmement sérieuse et il parût prendre dix ans de plus, comme un vieux seigneur soudainement fatigué du tumulte du monde.

« Majesté… J’aimerais vous demander quelque chose, si vous l’autorisez... Lorsque victoire de votre part il y aura, qu’adviendra-t-il de ma région natale ? Que deviendra le Bief ? »

Aylan Redwyne était profondément attaché à ses valeurs, à sa terre et ses traditions. Il souhaitait réellement éviter la catastrophe d’un conflit long, et c’était pour cela qu’il avait prié pour la survie de Mern puis Kevan Gardener, espérant que la dynastie royale arriverait rapidement à un accord avec les Braenaryon. S’il était conscient de l’outrecuidance de son questionnement, il voulait croire que le chemin qu’il suivait était le bon, non seulement pour lui, mais également pour le peuple du Bief. Ce peuple qu’il paternait. Les serfs étaient méprisés, forcément, mais la noblesse en était tout de même responsable. Et Aylan entendait agir avec responsabilité, maintenant et pour toujours.

Aylan Redwyne

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MessageSujet: Re: Si Vis Pacem Para Bellum   Si Vis Pacem Para Bellum EmptyDim 15 Déc - 12:32

Il y avait grand secret autour de cette campagne qui se préparait, tant il était clair que beaucoup de choses allaient jouer. Le jeune homme manifeste son respect et je sais que fatalement, cela n’est pas sans souligner le fait qu’il veut se montrer fiable et à l’écoute, qu’il désire qu’on lui confie un commandement dans la campagne à venir. Il fallait bien dire qu’un jeune noble dans sa situation avait tout à gagner à la poursuite du conflit, et rien en cas de solution pacifique. Il fallait bien dire que les choses n’étaient pas franchement pour lui. Son Roi Fédéré avait trahi l’Empire a plusieurs reprises, sans l’intelligence de base pour savoir se fondre dans le moule de la politique impériale, qui n’uniformisait pas les individus mais qui se retrouvait malgré tout à jouer de leur volonté commune de faire avancer les choses. Qui voulait son propre avantage se retrouvait fatalement isolé, exclu, soumis à la défiance de ses pairs. Kevan Gardener n’avait pas mis très longtemps à se mettre tout le monde à dos, à provoquer l’ire et la méfiance de ceux qui auraient pu l’aider à remonter sur le trône. Je me demandais comment le jeune Redwyne se plaçait vis-à-vis de tout ceci, comment il se positionnait. Regrettait-il le Gardener ou au contraire, nourrissait-il quelque appétit pour la conquête du trône ?


L’homme allait me couper mais s’interrompit, il mesurait le fait que je n’avais pas fini de parler. J’espérais tout de même qu’il ne se montre pas intimidé à l’idée de devoir en placer une devant moi. Sinon on risquait vite de tourner en rond et je connaissais aussi le poids des soucis, des non-dits, qu’il pouvait y avoir entre un suzerain et son vassal, entre un commandant et ses subalternes. Dans tous les cas, ce n’était pas quelque chose qui soit acceptable quand on désirait, comme moi, que les relations soient aussi franches et directes que possible. L’homme assure qu’il serait honoré de me servir, et me demandait ce que je voulais qu’il fasse.


Le jeune bieffois demande s’il s’agit de « promener des éclaireurs ». Je n’aime pas l’expression. Mon regard ne le lâche pas et je le fixe du même air neutre, intense, que depuis le début. Encore une fois, je ne voulais aucune ambiguïté entre nous et son air un rien jovial me poussait au contraire à être très sérieux, très concentré. La guerre n’était jamais une partie de marre, contrairement à ce que pouvaient penser les jeunes gens.  



[HJ Je passe en Hide]




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MessageSujet: Re: Si Vis Pacem Para Bellum   Si Vis Pacem Para Bellum EmptyMar 17 Déc - 15:00

HRP : sorry à tous, je suis obligé de tout mettre en hide sinon mon code en carton explose ><

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MessageSujet: Re: Si Vis Pacem Para Bellum   Si Vis Pacem Para Bellum EmptyDim 22 Déc - 13:11





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MessageSujet: Re: Si Vis Pacem Para Bellum   Si Vis Pacem Para Bellum EmptySam 28 Déc - 4:59


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MessageSujet: Re: Si Vis Pacem Para Bellum   Si Vis Pacem Para Bellum EmptyVen 3 Jan - 9:35

Les préparatifs de la campagne vont bon train maintenant, et l’attribution des commandements, même mineurs, est toujours l’objet de grandes et profondes discussions. Je pensais nommer aujourd’hui un capitaine et c’était un prétendant affiché au trône du Bief qui se présentait à moi. J’étais surpris ; je ne pensais pas que le jeune Redwyne dévoilerait ses cartes aussi tôt. Je ne pensais pas que l’on pouvait donner une promesse pareille aussi vite à qui que ce soit, dans le sens où je ne pouvais pas décider seul. Rhaenys ne m’avait pas parlé de propositions de ce genre, ni de demandes qui seraient venues du bieffois. A quoi jouait-il, alors ? Pourquoi moi en premier ? Parce qu’il imaginait que j’ai le bras plus long que mon épouse… Ou que je m’opposerais à lui par principe s’il se rapprochait trop de Rhaenys et passait par-dessus ma tête ? Allez savoir. Ce n’était jamais simple de rentrer dans la tête d’un jeune fol, tout comme ça n’était pas non plus facile de se mettre dans la tête d’un bieffois, de quelqu’un qui avait une culture et des codes si différents des miens que l’on ne pouvait pas faire grand-chose pour s’approcher d’un certain mimétisme ; leurs centres d’intérêts et leurs valeurs étaient par trop différents. Je devais me méfier ; je savais bien que dans le sillage du pouvoir flagorneurs et ambitieux étaient légion. Je ne savais pas encore si l’homme faisait ça par patriotisme, par ambition personnelle ou par devoir. Mais dans tous les cas, il était trop tôt pour moi de prendre une décision quelle qu’elle soit.


Et puis, cette ère était celle des héroïnes guerrières, de celles qui maniaient la plume ou l’épée, le verbe ou leur con, parfois, mais qui avaient du courage et l’envie de prendre une part active aux événements. Ce n’était plus l’époque des couillus qu’étaient Argillac, Harren, Mern, Jehan ou moi-même, encore. C’était celle de femmes fortes, qui profitaient des trous béants existants dans leurs sociétés d’hommes pour prendre la place qu’elles souhaitaient. Cela signifiait-il que le jeune bieffois devrait fatalement laisser sa place ? Il était de leur génération à elles plus qu’à moi. Lui aussi avait changé de camp, comme d’autres qui nous avaient rejoints et qui s’étaient élevés. Alors, je ne prenais pas ombrage de ses propos. Je me méfiais, comme je me méfiais de n’importe qui. Mais ça ne devait pas vouloir dire pour autant que je lui accorderais tout le crédit qu’il semblait visiblement attendre de ma part. J’interroge le jeune homme, alors, j’essaie de discerner sa valeur et ce qu’il peut apporter à l’Empire. Ce n’est pas toujours facile de jauger les hommes aussi vite, mais cela permet malgré tout de voir un peu sur quel terrain je peux l’attendre, et où je peux l’utiliser. Ce qu’il expliquait à propos de l’armée bieffoise ne m’étonnait guère mais renforçait mon sentiment sur le fait que ça ne serait pas la même guerre que contre les armées du Sel et du Roc. Dans ces circonstances je ne pouvais pas employer les mêmes tactiques que le champ de bataille.


L’homme était intelligent déjà, car je me rendais bien compte, moi aussi, de l’importance politique des batailles à venir.



| Oui, c’est un fait. Peu importe comment devra se passer la première bataille nous devrons la gagner, sinon c’est tout un continent qui nous fera la guerre et contre un front pareil, il ne peut pas y avoir de victoire, pas sans un ou deux royaumes de plus. Je note toutefois la possibilité de nier la cohésion de leur armée en poussant la cavalerie ennemie à ne pas charger de prime abord ; il nous faudra présenter un front trop solide pour que le commandant ennemi ne nous menace directement puis l’harasser de tirs. Il me semble toutefois que notre adversaire a quantité d’archers. Longs, qui plus est. Il faudra se montrer économes dans l’utilisation de notre cavalerie. |


Je me frottais la barbe sur le menton, réfléchissant à ce qu’il me disait et surtout, à ce que cela impliquait.


| Vous êtes vous-même chevalier, et noble comme ces ennemis que nous allons affronter. Votre cavalerie, celle que je mettrais sous vos ordres, sera plus à l’aise pour charger de l’infanterie féodale, en particulier sur les côtés, ou de la cavalerie mais certainement pas de face non plus. Cela vous causera-t-il problème d’user d’artifices de guerre avec vos chevaux-légers ? Leur équipement ne leur permettra pas de s’illustrer d’une charge frontale glorieuse et qui pourra enfoncer l’ennemi d’une seule attaque. Ils seront une de nos armes les plus décisives, mais rien à voir avec la guerre que vous pratiquez d’habitude. |


Forcément, question liée, nous évoquions maintenant le trône du Bief.  Et ses conséquences. Si l’homme ne s’illustrait pas par des charges magnifiques, pouvait-il continuer de prétendre au trône ? Il était exilé et paria. Kevan Gardener, qui avait le droit du sang par son frère, n’avait pas soulevé les enthousiasmes dans son propre pays. Je ne pouvais pas tout miser sur un noble aux dents longues, que ses prétentions soient solides ou plus friables. Il veut démontrer qu’il la mérite, mais soutient tout de même un droit de naissance. Etriqué sans doute, mais bien réel malgré tout.


| Vous ne réclamez rien, Ser, mais vous posez le pied sur la ligne. Voyons alors, ce que vous valez. Quoiqu’il en soit, je ne vous connais pas, et ne vous confierais pas l’un des plus grands royaumes de Westeros parce que vous en avez fait la demande. Battez-vous, montrez-vous loyale plus qu’à nous, à nos idées, et vous mériterez seulement à ce titre que la question soit soulevée en collège impérial. |




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MessageSujet: Re: Si Vis Pacem Para Bellum   Si Vis Pacem Para Bellum EmptyMar 7 Jan - 6:05

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MessageSujet: Re: Si Vis Pacem Para Bellum   Si Vis Pacem Para Bellum EmptyMar 7 Jan - 19:00

J’avais toujours eu le cul entre deux chaises vis-à-vis des personnes ambitieuses. Celles qui ne l’étaient pas n’étaient pas vouées à réussir grand-chose d’important dans la vie ; c’était mon avis depuis toujours, né de l’expérience. Cela ne voulait pas dire qu’ils n’étaient ni fiable ni méritants, ou qu’ils ne pouvaient l’être, mais la rage de toujours vouloir aller plus haut ou plus loin dans l’existence était l’un des moteurs les plus performants qui soient. Il fallait toutefois rester dans la mesure, car l’ambition n’était pas toujours corrélée aux qualités et aux compétences. Combien de rêves de grandeur s’étaient retrouvés brisés par le destin, par le hasard ou par les yeux plus gros que le ventre ? C’était difficile d’estimer dans quel camp se retrouvait Aylan Redwyne. Il était encore très jeune, et l’ambition pouvait lui donner l’élan nécessaire. D’un autre côté, s’il avait participé à des batailles, il n’avait encore rien prouvé de tangible par lui-même. Rien à perdre, ou pas grand-chose. Et tout à prouver. C’était donc quelque chose qui pouvait tout à fait le porter vers quelque chose de positif ; que l’émulation de la course à l’honneur insigne de régner le motive aux plus grandes choses. Mais je ne savais pas. Le nordien et le roi en moi avaient toujours vu, en même temps que l’aspect lumineux d’un destin élevé, son pendant le plus sombre. Ceux qui avaient les dents longues pouvaient ne jamais cesser de les voir pousser. C’était un risque à mesurer.


En l’état, je n’allais pas me mettre en danger ou en porte à faux. Je n’avais pas construit ce début d’Empire sur quelque chose d’irréfléchi, donnant ma confiance pleine et entière au premier venu. Le Drame Gardener était arrivé comme un coup de semonce pour nous tous ; l’homme s’était montré si obséquieux envers tous, avant de se montrer d’une âme des plus viles et laides, sans parole ni honneur. Je me rappelais de mes mains qui le poussaient à l’agonie, dans les ténèbres de ce qui devenait une salle de mort et plus seulement de confidences. Je perdais un instant le fil de la conversation, bousculé par ces souvenirs désagréables qui n’avaient fait que me déconcentrer. Quand le jeune homme me dit qu’il devait apprendre, j’opinais lentement du chef.



| Si vous briguez une couronne fédérée, Ser, il vous faut espérer le dit coup d’éclat. Car ce n’est ni moi ni l’Impératrice qu’il vous faudra impressionner, mais tous vos futurs pairs. Lyham Tully, Jon Stark, Argella Durrandon, Orys Baratheon, ont saigné au cours de dizaines de batailles, auxquelles ils se sont à chaque fois illustrés, dans la victoire comme dans la défaite. |


Je le testais, même si je n’avais pas dit cela comme un défi. Je voulais voir comment dans les faits il se mesurerait à des noms pareils.


C’était un fait que tous n’avaient pas eu que des expériences heureuses, tout comme moi. Dans la guerre en cours, le Nord sous mon commandement avait vécu quatre défaites, dont l’affreuse Buron, la seule que j’avais personnellement essuyée. Et le royaume avait compté cinq victoires… Moins que ce que les bardes chantaient, car les défaites n’avaient jamais risqué de nous porter des coûts mortels quand les victoires avaient été décisives, mais il n’en restait pas moins que personne à Westeros n’était épargné par l’ignominie et la honte. Buron aurait pu être une victoire, si j’avais pris de meilleures décisions. Les autres défaites n’auraient pas eu lieu, si j’avais emporté moins d’hommes au sud, dégarnissant le Nord… C’était cela, la guerre. Céder d’un côté, en espérant gagner plus de l’autre. Ca avait permis de remporter la première manche, mais les sacrifices avaient été élevés.


Nous ne pouvions l’emporter ce printemps-ci en usant des mêmes armes, de la même stratégie. Je devais penser neuf. Et chacun des souverains fédérés devait en faire de même.


Je pousse le jeunot à se placer. Avec moi, pas de demi-mesure. Tu réclames ou tu ne réclames pas, mais il n’y a pas d’entre deux. C’était pareil à la guerre ou en politique ; il n’y avait rien de pire que l’hésitation ou le compromis. J’étais pour les avis tranchés depuis toujours. Je comprenais les arguments du natif des contrées vertes du sud-ouest, tandis qu’il expliquait la différence de légitimité entre lui et le Roi actuel du Bief.



| Son sang reste royal ; je me suis renseigné. Jadis ses ancêtres possédaient l’essentiel de la Mander. Sans doute pas un ascendant de l’acabit de Mainverte, mais pas n’importe quel godelureau. De toute manière, son ascendance compte peu quand il a plus de quatre-vingt-mille épées pour le protéger. C’est cela, Ser Redwyne, qui asseoit son pouvoir. Ni sa richesse, ni son nom, même s’ils y contribuent. Privons-le de ses épées et il n’est rien. Et si ces lames se mettent entre vous et lui, mais de votre côté, alors personne ne pourra vous dénier le droit de prétention ; car cela soulignera votre aptitude à commander, à fédérer, à parlementer. C’est autant une question militaire que politique. Mais je comprends ce que vous voulez dire. |


J’inspire, et rends ma décision. C’est quand nous avancerons et qu’il sera enfin confronté à son peuple que nous saurons concrètement ce qu’il pourra nous apporter.


| Faites honneur à votre nom, donnez à l’Empire votre famille et d’autres du Bief, ralliez des troupes. Battez vous avec discipline et courage. Si je n’ai rien à déplorer de vous et que vous servez l’Empire à la hauteur de vos ambitions, je vous appuierais au collège quand le moment sera venu. Mais votre blason devra être sans tâche. Et votre réussite, tant durant la campagne qu’en dehors auprès de votre peuple, éclatante. |
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MessageSujet: Re: Si Vis Pacem Para Bellum   Si Vis Pacem Para Bellum EmptyJeu 23 Jan - 5:54

Si vis pacem para bellum

ft.









Accalmie, Royaume fédéré de l’Orage – An 1 mois 9 semaine 3

« Si vous briguez une couronne fédérée, Ser, il vous faut espérer le dit coup d’éclat. Car ce n’est ni moi ni l’Impératrice qu’il vous faudra impressionner, mais tous vos futurs pairs. Lyham Tully, Jon Stark, Argella Durrandon, Orys Baratheon, ont saigné au cours de dizaines de batailles, auxquelles ils se sont à chaque fois illustrés, dans la victoire comme dans la défaite. »

Le voilà qui commençait à livrer les informations que convoitait Aylan. Il soupçonnait bien que pour arriver à être adoubé prétendant au trône du Bief par l’Empire, il lui faudrait tisser un réseau d’influence bien établi. A dessein ou non, l’empereur venait de lui donner les noms des verrous de la porte qui le tenait pour l’instant hors du trône. Voilà les noms de ceux dont il allait devoir se faire de grands amis ou, à défaut, de respectueuses connaissances. Il n’avait que peu croisé ces gens-là, à vrai dire. La plupart était souverains en leur domaine et ne passait pas aussi souvent à Fort-Darion que cela aurait permis à Aylan de les connaître.

Il manqua de tiquer lorsque le Loup mentionna le Baratheon. Il n’ignorait évidemment pas le rôle qu’avait pris Orys dans la gestion du trône de Peyredragon, mais il n’en restait pas moins outré et dégoûté. Promouvoir le mérite était une chose qui pouvait s’entendre, encore que dans le cas d’un héritage cela semblait contraire à bien des traditions selon le Bieffois. De là à porter au pouvoir un bâtard avec le titre de régent, il y avait un monde. Un monde auquel Aylan ne voulait pas s’associer. Il comprenait toutefois la sentence énoncée par Torrhen : s’il voulait le trône, il lui faudrait s’assurer du soutien d’Orys. Et cela, il s’en doutait, risquait d’être compliqué puisque les deux hommes n’avaient jamais pu s’entendre étant donné le mépris qu’avait Aylan pour tous les enfants illégitimes, à commencer par ses propres demi-oncles et demi-tantes. Il se rendit compte qu’il aurait peut-être dû passer plus de temps à essayer de discuter avec la reine de l’Orage durant le banquet. L’occasion était désormais perdue mais tant qu’il resterait dans la région, il était aisé de pouvoir, de nouveau, la recroiser. Jon Stark poserait plus de problème. Bien sûr, Aylan avait – selon lui – un excellent contact avec son sénéchal ; Bowen Glover était un homme sur lequel il espérait désormais pouvoir compter. Convaincre le roi du Nord qu’il était l’homme de la situation serait plus compliqué. Après tout, il vivait loin de la capitale mais l’empereur était également de son sang. Le Bieffois pouvait donc tabler sur une recommandation s’il se débrouillait bien, tout du moins voulait-il le croire ! Lyham Tully serait plus aisé. Il n’était pas loin de la capitale impériale et plus accessible que les autres souverains.

Quant à la nécessité du coup d’éclat, il faudrait qu’on lui accorde la possibilité de le réaliser. Il avait quelques idées qu’il devrait tenter de mettre en œuvre. Cela induisait des manœuvres audacieuses qui pouvaient donner un clair avantage à l’Empire s’il parvenait à les mener à bien. Cela n’était évidemment pas pour tout de suite, mais il devait garder l’idée en tête.

« Son sang reste royal ; je me suis renseigné. Jadis ses ancêtres possédaient l’essentiel de la Mander. Sans doute pas un ascendant de l’acabit de Mainverte, mais pas n’importe quel godelureau. De toute manière, son ascendance compte peu quand il a plus de quatre-vingt-mille épées pour le protéger. C’est cela, Ser Redwyne, qui asseoit son pouvoir. Ni sa richesse, ni son nom, même s’ils y contribuent. Privons-le de ses épées et il n’est rien. Et si ces lames se mettent entre vous et lui, mais de votre côté, alors personne ne pourra vous dénier le droit de prétention ; car cela soulignera votre aptitude à commander, à fédérer, à parlementer. C’est autant une question militaire que politique. Mais je comprends ce que vous voulez dire. »

Aylan ne pouvait qu’abonder en le sens de l’empereur. Manfred Hightower était un grand homme, quand bien même il s’abstenait de le dire en public. Il commandait à des dizaines de milliers d’hommes et, effectivement, n’était pas un pécore. Cependant, cela n’excluait pas un questionnement sur sa légitimité à régner sur tous les Bieffois. Au moins, Torrhen semblait comprendre cela. Ce n’était pourtant pas évident : Nordien, l’empereur avait une vision résolument différente de celle d’Aylan sur le sujet.

« Faites honneur à votre nom, donnez à l’Empire votre famille et d’autres du Bief, ralliez des troupes. Battez vous avec discipline et courage. Si je n’ai rien à déplorer de vous et que vous servez l’Empire à la hauteur de vos ambitions, je vous appuierais au collège quand le moment sera venu. Mais votre blason devra être sans tâche. Et votre réussite, tant durant la campagne qu’en dehors auprès de votre peuple, éclatante. »

Et voilà, de nouveau, l’empereur revenait au silence, laissant à Aylan le soin de lui répondre. Il se sentait jaugé et se doutait que chacun de ses mots, chacune de ses expressions seraient scrutés et utilisés contre lui en cas de faute. Il s’en doutait car, en de pareilles circonstances, il en aurait fait de même avec un jeune insolent venant avancer des prétentions à une couronne que ni l’un, ni l’autre n’était aujourd’hui en mesure de contrôler. Aylan inspira longuement, calmant sa respiration et cherchant une sérénité renouvelée dans sa foi en son sang et son destin. Toutefois, il ne voyait pas pourquoi il ne pourrait pas y parvenir. Il avait le soutien de Rhaenys, et il disposait d’une famille puissante, bien qu’étrangère. Alors, il jeta un regard à l’empereur et se releva sans attendre son consentement, bien décidé à lui prouver le feu sacré qui brûlait en lui.



Aylan Redwyne

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MessageSujet: Re: Si Vis Pacem Para Bellum   Si Vis Pacem Para Bellum EmptyLun 27 Jan - 17:07

Je testais le jeune homme, pas parce que je doutais spécifiquement de lui ou que j’étais sûr qu’il allait se planter, mais parce que c’était mon devoir au moins autant que ma nature. Je ne pouvais pas du tout dire que ma première expérience de confiance avec un bieffois s’était parfaitement bien déroulée, c’était même plutôt tout le contraire. Kevan Gardener nous avait tous dupés, aussi bien sur ses capacités que sur sa volonté. Dans tous les cas il s’était avéré décevant. Veule et capricieux, il avait proposé des idées absurdes, dangereuses même. Sinon pour lui, pour tout l’Empire. Il ne voyait même pas le problème de se balader dans son propre pays avec une bande de ruffians pour tout saccager par dépit, alors qu’il avait avec lui aucun effectif susceptible de peser dans la balance, que ce serait contre-productif sans le moindre doute, que les gains attendus d’une telle action seraient sans doute assez faibles… Sans parler du fait qu’il proposait cela après avoir participé à tous les plans de campagne de l’Empire. Un Roi bandit qui s’il était pris pouvait donner le détail de nos dépôts, flottes, chantiers et garnisons, de toutes nos forces en mouvement avec les objectifs qui seraient les leurs. Ceci après avoir couru la jeune dame de haute naissance ou la plus délurée des gueuses, proposant mariage à qui mieux mieux sans écouter propositions de compromis ni d’arguments.


Décevant, oui. Pas autant que le fait que cette farce avait été ponctuée par deux tentatives nettes de désertion, requérant la compréhension et l’aval de tous mais ne donnant les siens à quiconque. Ce mauvais esprit avait été rattrapé une fois par ma propre épouse à dos de dragon, et cela avait été sa chance. Car quand il avait été rattrapé par des patrouilles en ville et confié aux seuls soins de l’Empereur, l’homme n’avait pas survécu à ses jérémiades, et était mort avant la fin de la nuit. Je me sentais toujours sali par ce qu’il s’était passé cette nuit-là.


Comme toujours, j’avais fait ce qui avait été nécessaire. Le mantra de ma vie. J’espérais que le jeune bieffois devant moi ne serait pas le même genre de personnage.


J’écoutais ce que le jeune homme avait à offrir de neuf, d’idées qui pouvaient s’avérer nouvelles car portées par son jeune âge aussi bien que par son pays et sa culture de naissance. Je hochais la tête.



| C’est précisément le plan, Ser, de se battre partout et de les faire douter. Mais vous verrez cela depuis le terrain, puisque votre rôle vous amènera au plus près des combats et des hommes qui vous furent jadis proches. Dans tous les cas de figures qui ne verraient pas la situation dégénérer immédiatement en combat, vous pourrez essayer de convaincre l’ennemi de changer de camp ou de se rendre. La diplomatie ne doit pas se substituer à la bataille mais elle en est tout de même une alternative que nous promouvons. |


Je le dévisage alors qu’il parlait aussi de la force d’une flotte venue de Dorne.


| Je ne peux vous en dire plus aujourd’hui mais il semblerait que la Principauté ait déjà choisi son camp, il ne sera a priori pas le nôtre ; nous devons considérer qu’ils sont une menace, ceux qui portent le blason de la pique et du bouclier |


J’acquiesçais à ce qu’il disait à propos des siens. Et je comprenais ce qu’il voulait dire. C’était en s’obstinant à semer le doute, en jouant sur les désunions au sein du Royaume du Sel et du Roc que nous avions pu faire naître le Conflans Libre, puis Fédéré. C’était l’événement majeur de la fondation de l’Empire, bien avant toutes les batailles qui s’étaient enchaînées. C’était à cet instant précis que nous avions le plus amputé les forces du Noir. Je faisais mander un garde par la porte.


| Je vous remercie Ser, pour vos conseils et vos connaissances. J’espère que ce commandement vous agrée et je retiens votre proposition ; faites ce qu’il faut, et je vous aiderais. Soyez brave, mais soyez juste. Soyez ce dont le Bief a besoin. |


Un Demalion entre et salue, je lui offre un signe de tête et me retourne vers le jeune homme, mince fantôme de sourire au coin de mes lèvres ravagées par les tissus cicatriciels.


| Vous pouvez disposer, et rejoindre votre escadron. Beaucoup de travail vous attend. |
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~~~
Soothsayer, can you save them?
Can you see the streets in blood?
The remnants of your name?
Soothsayer, can you save them?
Soothsayer, let these words set you free
And now, give this leave and come away with me

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Spoiler:
 
Torrhen Braenaryon

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