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Et elle aime les tout petits (pv Aylan Redwyne)
MessageSujet: Et elle aime les tout petits (pv Aylan Redwyne)   Et elle aime les tout petits (pv Aylan Redwyne) EmptyMer 27 Nov - 0:29





Et elle aime les tout petits

ft. Aylan Redwyne

Une longue colonne de cavaliers et de soldats à pieds ainsi que de carrosses approchait de la blanche citadelle des Gardenner, Hautjardin, accélérant à mesure que la porte se rapprochait, malgré la fatigue. Myria enceinte de six mois avait des contractions depuis plusieurs jours et craignait de perdre son enfant. Elle avait viré ses suivantes de son carrosse, fait étaler des couvertures et des coussins afin de s’allonger avec les jambes en l’air en priant les Sept de ne pas faire une fausse couche. Épuisée et angoissée, elle tenait la main de Hilda sa nourrice et seule personne à être autorisée à la voir dans cet état et à rester avec elle. Greyon Frey frappa à la fenêtre pour la prévenir qu’ils arrivaient. Maudissant Harren et ses idées à la noix de l’envoyer à l’autre bout du continent pour jouer les garde fou pour Eren promise à Kevan Gardenner. Elle avait accepté pour le Royaume, bien sûr, elle faisait son devoir, et aussi pour que cette alliance importante ne soit pas annulée à cause d’un comportement déplacé de la guerrière psychopathe et adepte de l’Antique Voie qui lui servait de belle-sœur.

La brune aux yeux céruléens se redressa tant bien que mal et laissa sa servante ranger un peu le carrosse finement ouvragé aux couleurs du Sautoir tandis qu’elle tirait légèrement le rideau afin de regarder dehors. La délégation du Sel et du Roc venait de passer les portes et elle put apprécier la beauté des lieux avant d’en déguster les vins. Évidemment Harrenhall possédait une cave digne de ce nom avec la Treille Aurée et d’autres bons crus, mais ici se trouvait la source de tous les meilleurs breuvages et elle comptait bien en profiter. En attendant, si l’immense forteresse du Noir en imposait avec ces hautes tours de pierre grise, elle n’avait pas le charme de Hautjardin avec ses pierres blanches, ses rosiers qui embaumaient et ses colonnes ouvragées. Bientôt le carrosse s’arrêta et, aidée par Creighton Frey, elle descendit, tête haute et démarche altière, donnant le change malgré sa pâleur. Encadrée de ses épées liges, elle se plia au protocole habituel avec application et lenteur.

Montant les marches aux côtés de la Garce Sanglante et Commandante de la Flotte de Fer qui, elle, semblait en plein forme, la Princesse du Conflans et épouse de l’héritier du Trône d’Harrenhall, semblait encore plus blanche que les pierres de la citadelle. Mais une femme enceinte pouvait se permettre de s’appuyer sur son épée lige, et son cousin la soutenait avec force, sentant qu’elle s’appuyait sur lui plus que d’habitude. La connaissant par cœur, il savait qu’elle était faible pour ainsi se tenir à lui et fit du mieux qu’il put pour que personne ne remarque rien et qu’elle ne perde pas l’équilibre tandis qu’on déchargeait ses affaires. Sa suite, faites de sa garde personnelle constituée d’une dizaine chevaliers et d’hommes d’arme aguerris, de quelques suivantes et de plusieurs serviteurs ne ressemblait en rien à celle d’Eren, faites de combattants Fer-Nés en grande majorité et elle espérait que ces derniers ne provoqueraient aucun heurts.

Heureusement, le calvaire ne dura pas trop longtemps et la jeune femme put vite rejoindre ses appartements afin de se reposer et de faire un brin de toilette. Elle put dormir quelques heures avant qu’une violente contraction ne la réveille brusquement. Greydon insista pour qu’elle voit un Mestre, mais elle refusa catégoriquement de se faire ausculter, encore plus par quelqu’un qu’elle ne connaissait pas. De toute façon, elle savait très bien que cela ne changerait rien à l’issue de sa grossesse. Si les Dieux en avaient décidé ainsi, elle perdrait son enfant et point, à cause de ce foutu voyage, tout ça pour un mariage que sa belle sœur était bien capable de faire capoter avec son caractère de Fer-Née. Une tisane concoctée par Hilda calma les douleurs pour quelques temps et elle put enfin s’habiller pour aller prier la mère d’en haut de veiller sur son tout petit.

La Hoare vêtue d’une robe légère de mousseline de soie couleur lie de vin se dirigeait donc vers le Septuaire lorsqu’une nouvelle contraction la plia en deux. Elle avait déjà accouché trois fois, alors pour elle, même si ce n’était pas agréable, elle savait faire. Elle souffla bruyamment avant de reprendre son chemin comme si de rien n’était. Mais en vérité elle était folle d’angoisse, et si enfanter était un plaisir, le fait de savoir que ses contractions arrivent beaucoup trop tôt, rendait la douleur insupportable. Une nouvelle contraction la jeta alors à terre avant que ses gardes ne puisse réagir.


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MessageSujet: Re: Et elle aime les tout petits (pv Aylan Redwyne)   Et elle aime les tout petits (pv Aylan Redwyne) EmptyJeu 28 Nov - 17:59

Et elle aime les tout petits

ft.











Hautjardin, Royaume du Bief – An 0 mois 8

Installé sous l’ombre des bannières blanches à main verte avec quelques jeunes chevaliers des maisons nobles du Bief, Aylan conversait accoudé au rempart qui surplombait la porte principale du domaine enchanteur des Gardener. La plupart des jeunes hommes ne voyaient guère d’un bon œil l’arrivée imminente du cortège provenant du royaume de Sel et de Roc. Les Hoare et leurs semblables n’étaient guère appréciés par les maisons bieffoises qui vivaient du commerce maritime. A ce titre, les Redwyne étaient les premiers à ne guère supporter ceux qui avaient fait de la piraterie et du pillage leur mode de vie. Les patrouilles de garde-côtes avaient relativement épargné l’île de La Treille des raids, mais les habitants comptaient d’innombrables navires et connaissances disparus par le fer.

Les Hoare étaient réputés avoir récemment achevé le plus monumental ouvrage fortifié de tout le continent, détrônant même Castral-Roc et Acaclmie selon les dires de ceux qui avaient pu observer ses immenses et innombrables tours. Harren le Noir était à n’en point douter l’un des plus puissants rois de Westeros, mais il n’en restait pas une vermine qu’il fallait exterminer. Aussi, lorsque l’annonce avait été faite que le prince Kevan Gardener, frère du roi Mern, allait épouser l’une des filles d’Harren, les Redwyne avaient manqué de s’étrangler. Le grand-père d’Aylan, Jaden, seigneur de La Treille, avait longuement hésité à se rendre jusqu’à Hautjardin pour honorer le couple princier de sa présence. Les fêtes à Hautjardin étaient toujours un délice pour les sens, et assurément les plus raffinée et prestigieuse du continent. N’importe qui aurait pu tuer pour être invité nommément par le grand roi Mern du Bief. Et si la maison au Raisin ne portait pas les Fer-Nés dans son cœur, elle avait une grande loyauté envers les rois du Bief et ne souhaitait guère les offenser. Aylan avait donc été du voyage. Et maintenant que le cortège princier arrivait du Conflans, une grande partie des éminents membres de la noblesse bieffoise était arrivée et se tenait auprès du roi Mern.

L’entrée du cortège Hoare se fit dans un déferlement de puissance et d’opulence que l’on voyait rarement, même dans cette riche région du sud de Westeros. Plusieurs carrosses richement décorés firent leur entrée à la suite, escortés par des cavaliers. Au milieu des boucliers et bannières Hoare, largement majoritaires, on trouvait également quelques tours jumelles de la maison Frey. Vassaux du Conflans Hoare, les Frey étaient une importante maison qui tirait beaucoup d’argent des droits de péages sur le fleuve qu’ils contrôlaient.

« Nous voici obliges d’accueillir ces païens parvenus chez nous », maugréa Aylan à ses voisins, alors qu’ils étaient descendus dans la cour avec le reste des badauds et nobles présents.

Quelques rires jaunes et soupirs de dépit accompagnèrent sa remarque amère. Certains jeunes acquiesçaient volontiers. Ils avaient tous des sœurs plus jeunes et plus respectables qu’une Hoare. Aylan devait toutefois reconnaître que la promise était impressionnante et avait une stature qui sortait de l’ordinaire. Eren semblait en tout cas avoir un tempérament assez fort, ce qui déplaisait au jeune homme : une femme devait savoir rester à sa place. Parmi les milieux bien informés, il se murmurait que le prince Kevan lui-même désapprouvait ce mariage et qu’il en tenait peut-être même rigueur à son frère pour lequel il combattait sans peur à Dorne et dans l’Orage. Venait à la suite de la promise princière, une femme très visiblement enceinte aux traits élégants et à l’air plus calme, escortée de près par un chevalier portant le haubert des Frey. Aylan interrogea l’un de ses voisins qui lui expliqua qu’il s’agissait sans doute de Myria Frey, princesse du Conflans et épouse de Joren Hoare, héritier du Noir. Au moins il y avait quelques fidèles des Sept dans ce cortège… C’était un réconfort.

Le reste des festivités de la journée se déroula sans incident notoire pour Aylan qui s’éclipsa assez rapidement pour prendre le temps de discuter avec certaines connaissances et surtout éviter de trop se montrer à une fête donnée en l’honneur d’ennemis honnis. Alors que la nuit était tombée et que la fête battait toujours son plein, Aylan accompagna son grand-père jusqu’à ses appartements. Le vieil homme n’avait plus l’énergie de traverser le royaume et de faire la fête jusqu’à des heures tardives. Une fois assuré que le seigneur de La Treille était de retour dans ses appartements sain et sauf, son petit-fils ne redescendit pas tout de suite vers les niveaux où battait la fête. Le calme des lieux lui permettait de songer à son propre avenir, ce qui lui prenait (i]beaucoup[/i] de temps. Il avait une nouvelle fiancée, lui permettant de laisser derrière lui le douloureux souvenir de Visenya Targaryen : Daena Velaryon, d’une grande maison vassale de Peyredragon. Il était même devenu héritier au détriment de son père Keziah en convaincant le couple royal d’intercéder en sa faveur auprès de son grand-père. Il aimait à penser qu’il n’était pas n’importe qui au Bief.

Alors qu’il était encore plongé dans ses réflexions et ses pérégrinations, une agitation inédite dans les couloirs de cet endroit d’Hautjardin attira son attention. Il y avait eu une exclamation suivie de ce qui semblait être des ordres et des discussions. Intrigué, Aylan se dirigea vers la source des bruits pour tomber nez à nez avec deux gardes Hoare qui entouraient une jeune femme en robe mauve qu’il reconnût pour être la fameuse conflanaise d’auparavant. Il se demanda s’il devait passer son chemin et y songea bien un moment. Hélas, il était Bieffois et l’honneur lui commandait d’aider une noble dame en détresse, quand bien même cela signifiait fréquenter des hommes d’armes ennemis dans son esprit. Il déposa un genou à terre pour s’approcher de la jeune femme et tendit un bras pour l’aider à se relever.

« Puis-je vous être d’une quelconque assistance, princesse Myria ? »




Dernière édition par Aylan Redwyne le Sam 30 Nov - 9:32, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Et elle aime les tout petits (pv Aylan Redwyne)   Et elle aime les tout petits (pv Aylan Redwyne) EmptyVen 29 Nov - 13:55





Et elle aime les tout petits

ft. Aylan Redwyne

La délégation Hoare fut accueillie en bonne et due forme, bien que les murmures allaient déjà bon train dans la cour remplie de nobles du Bief, pour sûr, tout le monde ici ne voyait pas cette alliance et ce mariage d’un bon œil. Ils prenaient probablement les Fer-Nés pour des barbares et mettaient Eren dans le même panier, l’épouse de Joren ne pouvait pas totalement leur donner tort, sa belle-sœur était une sacrée sauvage qui portait bien son surnom de Garce Sanglante, bien capable de tuer son époux si celui-ci ne lui donnait pas satisfaction. Il fallait espérer que Kevan ait une belle paire de baloches, si non il devrait se faire tout petit face à la charismatique commandante de la flotte de Fer. Mais les enfants d’Harren avaient une mère riveraine, tout comme ses petits enfants. Une double culture pas toujours facile à concilier, mais un fait néanmoins. Myria elle même avait transmis à ses fils la valeurs continentales et Fer-Nées. Cela n’était pas simple d’articuler les deux, et parfois, les contradictions étaient palpables, mais ils choisiraient dans chaque peuple ce qui leur parlerait le plus et l'expérience ferait le reste. Les Bieffois s'offusquaient de pas grand chose finalement, leur Roi avait choisi de laisser passer les armées du Conflans rassemblées contre l’Orage, donc de toute façon, le rapprochement avec les Durrandon semblait plus que compromis, il fallait maintenant, même pour le Gardenner, faire en sorte de ne pas se retrouver seul face à ses ennemis, et donc, une alliance garantie par un mariage était toute indiquée quoique ses vassaux en pensent.

Enfin, vue l’ambiance, cela promettait de donner du fil à retordre à la politicienne. Avec la fourberie hypocrite des uns et le caractère fier des autres, elle allait avoir du travail pour que tout se déroule dans la paix. Incapable de jouer son rôle après ce long voyage, Myria avait chargé le capitaine de sa garde de veiller au grain afin d’éviter tout incident le temps de leur arrivée. Et à priori, des ordres similaires avaient été donnés tant par Eren que par les autres officiers dont une certain nombre de chevaliers Riverains. Tant qu’à faire, le Noir avait fait montre d’intelligence en évitant la provocation avec un cortège d’Iliens prompt à la beuverie, au viol et à la baston. Cependant il y en avait, trop au goût de la Princesse qui craignait plus que tout que des heurts gâchent la fête et mettent un frein à cette alliance importante. La politique sans nulle doute expansionniste d’Harren se devait de trouver des alliés et de sceller de nombreux mariages afin de trouver le soutien nécessaire et d’éviter que trop d’ennemis ne se rassemblent contre le Conflans. Il était largement temps d’essayer de changer un peu d’image et de faire fi de l’Antique Voie et du Fer-Prix et c’était peu-être une victoire de la née Frey que d’avoir su en convaincre le Noir, à moins qu’il n’en soit déjà convaincu avant même son arrivée. Après tout, il avait choisi d’unir son fils à une Riveraine et on à une Fer-Née avec dans l’idée probablement de consolider la partie continentale de son Royaume.

Dans la salle du trône fut partagé le pain et le sel entre les hôtes et les invités afin de sceller les lois de l’hospitalité partagées par tous en Westeros. Les premiers hommes comme les andales et même les Fer-Nés, majoritairement d’origine Andale mais qui, au vue des conditions de vie sur les Îles de Fer, avaient dû faire fi de la chevalerie et des Sept pour survivre en se basant sur une culture du pillage. Il était certain qu’avec les côtes et les flottes touchées par les razzias Fer-Nées et arrêtées depuis bien trop peu de temps pour être oubliées, les Seigneurs, particulièrement ceux des Îles bouclier et de la Treille, ne pouvaient accepter ce mariage et se rapprochement de peuples bien différents sans broncher. Et pourtant, il leur faudrait bien mettre de l’eau salée dans leur vin, excellent au demeurant, sans quoi leur Roi se retrouverait sans soutien, tout comme Harren. Cependant, l’avenir seul dirait si cette alliance était réellement possible et bénéfique à tous.

Greydon envoya un des chevaliers quérir le Mestre, ce à quoi la Princesse répondit qu’il en était hors de question sur un ton vindicatif. Le Frey, inquiet, hocha la tête. Il savait parfaitement que sa nièce détestait qu’un inconnu l’ausculte et qu’elle évitait les Mestre comme la peste dès lors qu’elle était enceinte. Aussi, il fit non de la tête au soldat, car la venu d’un Mestre contre la volonté de la brune aux yeux céruléens risquait de la mettre dans bien pire état qu’elle ne l’était déjà. C’est alors qu’un jeune homme qu’elle ne connaissait pas s’agenouilla près d’elle pendant qu’elle soufflait comme un bœuf pour accompagner la nouvelle contraction qui venait de la mettre à quatre pattes. Ses hommes qui faisaient barrière le laissèrent passer, mains sur le pommeau de leurs épées et le capitaine se tourna vers sa protégée. Elle leur avait dit que, pour éviter tout incident, il devait faire preuve de savoir vivre et éviter de tirer leurs épées au clair tant que sa vie n’était pas réellement en danger et bien sûr laisser les Bieffois l'approcher afin qu’elle puisse faire ce qu’elle faisait de mieux. Ce n’était peut-être cependant pas le meilleur moment pour jouer les ambassadrice et faire de la politique, il y avait de quoi se poser la question en tout cas. Il demanda d’un regard l’assentiment de la Hoare qui leva une main pour lui signifier de ne rien faire. Après tout, il semblait simplement venir apporter son aide avec galanterie pourquoi refuser et laisser passer une occasion de discuter affaires. Elle n’oubliait pas ses objectifs, malgré la crainte et la douleur.

__ Je vous remercie… Ser ? Lord ? »

La contraction passée, la jeune femme posa sa main dans celle d’Aylan et se releva tant bien que mal avec son aide.

__ Voulez vous bien m’accompagner jusqu’au septuaire ? J’ai besoin de prier la Mère d’en Haut pour qu’elle protège mes tout petits et il me faut un bras galant pour me soutenir, je le crains. »

L’épouse de Joren eut un sourire, mais elle avait toujours peur et elle posa une main sous son ventre et l’autre sur le bras du Redwyne avant de marcher bien plus lentement qu’à son habitude.


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MessageSujet: Re: Et elle aime les tout petits (pv Aylan Redwyne)   Et elle aime les tout petits (pv Aylan Redwyne) EmptySam 30 Nov - 11:14

Et elle aime les tout petits

ft.











Hautjardin, Royaume du Bief – An 0 mois 8

Dès l’instant où les chiens de garde posèrent leurs mains sur la garde de leurs épées, Aylan manqua de se relever pour les crucifier verbalement et planter là tout ce beau monde. Pour qui se prenaient ces sauvages ? Le chevalier des vignes avait déjà son avis sur le fait de laisser des ennemis – pardon, futurs alliés – armés au sein de la citadelle Gardener. Que croyait donc le Roi en les laissant ainsi agir ? Et que pensaient donc ces baveux ? Que la garde royale et la garnison n’étaient pas capable d’assurer leur sécurité ou, le cas échéant, de les occire ? Rester calme, telle était la clé. Aylan ne croyait pas à cette alliance. Avant un an, on serait de nouveau en train de pendre les pillards capturés.

« Je vous remercie… Ser ? Lord ?

- Redwyne, Altesse. Ser Aylan Redwyne. Je suis l’héritier de La Treille. »

Il aimait à se présenter ainsi. Depuis la destitution de son père, il était prochain en ligne de succession et son grand-père ne foulerait pas cette terre pour encore de nombreuses années. Sous peu, ce serait Aylan qui commanderait à la puissante maison Redwyne et il mènerait ses propres combats. Il avait l’oreille de la reine Tricia et il comptait bien faire en sorte que cela reste ainsi. Il tenait à son influence auprès des sangs bleus, que ce soit Mern et Kevan Gardener ou Rhaenys Targaryen-Braenaryon. Il en tenait grande arrogance et une confiance encore plus importante encore. Il n’était, toutefois, qu’un seigneur là où ils étaient un cercle restreint à pouvoir se targuer d’être des majestés princières, royales voire impériale. Il savait donc rester à sa place, car il la connaissait. Le royaume des La Treille avait disparu depuis des siècles et ils étaient depuis lors de fidèles sujets d’Hautjardin. Il n’y avait aucune raison que cela change tant que l’équilibre persisterait. Les Gardener étaient de bons souverains, parfois un peu hors-terrain mais cela ne les empêchait pas de garder magnificence et majesté digne d’une véritable maison royale : l’une des plus prestigieuse du continent. Tous ployaient l’échine devant la main verte sur champ immaculé.

« Voulez-vous bien m’accompagner jusqu’au septuaire ? J’ai besoin de prier la Mère d’en Haut pour qu’elle protège mes tout petits et il me faut un bras galant pour me soutenir, je le crains. »

La princesse des rivières s’était relevée et se tenait désormais aux côtés d’Aylan qui pouvait admirer sa grande beauté. Vraiment, donner pareille dame de qualité à un sauvage qui devait se vider dans des cadavres de poulpes le soir, c’était vraiment du gâchis. Il détailla un peu trop longtemps la peau diaphane de la princesse et ses yeux d’un bleu profond pour que cela soit parfaitement conforme au protocole. Baste ! Le badinage était culturel au Bief, il n’y avait guère de quoi s’en formaliser selon lui. Il s’inclina dans une référence sobre mais appuyée avant d’offrir son bras à la princesse.

« Ce serait pour moi un immense honneur, princesse. Les Sept vous auraient-ils fait la grâce de porter plusieurs enfants, ma Dame ? » interrogea Aylan alors qu’ils commençaient à se diriger lentement vers le septuaire.

Il ne leur fallu guère de temps pour y parvenir car l’endroit n’était pas loin de celui où ils s’étaient rencontrés. Derrière eux venait toujours l’escorte de la princesse, mais il n’y avait rien qu’il ne puisse faire. Il espérait simplement qu’ils ne causeraient pas de sacrilège en entrant armés dans un lieu saint, quand bien même il doutait de leur véritable foi. Le septuaire d’Hautjardin était richement décoré, chaque brique recouverte de chaux blanche avait été peinte pour représenter des scènes de l’Etoile à Sept Branches ou bien les hauts faits de la maison Gardener. Chaque espace semblait occupé par des branches ou des ronces peintes pour rappeler qu’en ces lieux, la végétation était reine avant les Hommes. Autour du maître-autel où reposait le livre sacré et les différents éléments liturgiques trônaient sept statues dans autant d’alcôves faisant office de chapelles dédiées. Devant chacune des figures de marbre blanc trônaient offrandes et cierges régulièrement renouvelés par le septon des lieux et les pieux personnages de la Cour. Alors qu’ils entraient dans le lieux saint, Aylan ne se retourna guère pour voir s’ils étaient seul et s’adressa directement à Myria.

« Vous êtes une force de la nature, ma Dame. Le voyage a dû être éprouvant pour une personne dans votre condition, remarqua-t-il. Le Bief doit être assez dépaysant : est-il vrai que le temps est plus que maussade en ce moment, par chez vous ? »




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MessageSujet: Re: Et elle aime les tout petits (pv Aylan Redwyne)   Et elle aime les tout petits (pv Aylan Redwyne) EmptySam 30 Nov - 16:30





Et elle aime les tout petits

ft. Aylan Redwyne

Même si la sécurité générale de Hautjardin était assurée par les soldats à la main verte, il n’était pas déplacé qu’une Princesse étrangère, alliée ou non bénéficie de sa propre garde. Des chevaliers oint originaires des Jumeaux pour la plupart. Et s’ils étaient un peu sur leur garde, c’est que le jeune homme s’était montré fort entreprenant en s’approchant d’elle directement sans demander la permission à personne. Elle portait l’héritier de la Couronne du Sel et du Roc, et même si cela partait d’un bon sentiment, Myria n’en avait point douté, cela pouvait-être perçu comme peu conventionnel et potentiellement dangereux étant donné les tensions existantes. Si les ordres étaient de ne rien provoquer, cela ne devait pas pour autant mettre en danger la jeune femme. Mais si tout le monde décidait de trouver à redire à l’attitude des autres et à prendre des mesures de sécurité pour des provocations, alors sans nul doute, cela tournerait bien vite au drame. Heureusement, le geste de la née Frey mit fin à toute agressivité.

__ La Treille ? Hé bien Lord Aylan Redwyne, vous me voyez enchantée, malgré mon état, de vous rencontrer. Il s’avère que j’adore vos vins et que j'espérais justement en faire venir à Harrenhall. »

Une grande flotte aussi, et cela ne lui était pas étranger, même si pour le moment, elle préférait garder un peu de légèreté dans ses propos car il lui semblait que ce n’était ni le lieu ni le moment de parler de guerre. De toute façon, si Aylan était l'héritier, c’était Mern qui gardait la main mise sur l’immense flotte du bief et aussi l’amiral, un certain Manfred Hightower, de la grande et prestigieuse maison de Villevieille. Les accords militaires avaient déjà été signés et le mariage prochain entre Eren et Kevan allaient sceller les traités pour de bon. Le jeune Redwyne n’était qu’un pion parmi d’autres et dès qu’elle serait remise du voyage, la Hoare rencontrerait la Reine Tricia avec qui elle avait déjà échangé nombre de missives tandis qu’Harren se rapprochait du Roi Gardenner.

Le jeune seigneur dévisagea la brune aux yeux céruléens qui soutint son regard et ne fit pas même mine d’être gênée. Elle savait sa beauté, et elle savait surtout être l’épouse d’un Prince héritier de la couronne du Noir, ce n’est pas le badinage d’un jouvenceau aussi noble soit-il qui la ferait frémir. Elle inclina légèrement la tête en remerciement et posa sa main sur le bras du Redwyne en espérant qu’une nouvelle contraction ne la jetterait pas au sol une fois de plus.

__ Les Sept m’ont fait la grâce de mettre au monde trois fils aussi robustes que leur père, le Prince Joren Hoare. Je prie chaque jours pour que la Reine Tricia ait cette chance aussi, porter des enfants est une bénédiction de la Mère d’en haut et les voir grandir un bonheur sans égale. »

En entrant dans le Septuaire, Myria s’arrêta un instant et crispa sa main sur le bras d’Aylan en soufflant le temps que la contraction passe. Les chevaliers se placèrent à l’entrée pour surveiller les issues la plupart dos à l’édifice, sauf Greydon qui entra, s’agenouilla, se signa et se releva, restant face à la statue de la Mère vers laquelle la Riveraine se dirigea.

__ Je fais mon devoir Sire, je sers mon Roi et obéis à mon Seigneur époux. Si mon Royaume a besoin de moi à des milles de ma demeure afin qu’un accord soit trouvé, je m’y rend, quelle que soit ma condition. »

La Hoare sourit à la remarque du jeune homme.

__ En vérité, s’il fait plus doux et plus sec dans le Bief, ce n’est pas si différent du Conflans, même si je reste subjuguée par la beauté tout en couleur de Hautjardin. Harrenhall est monumentale et impressionnante, mais l'esthétisme des lieux n’est en rien comparable au sens du détail des Bieffois en matière d’art, de jeux de lumière et de jardin bien sûr. J’ignore si la Princesse Eren saura apprécier la chance qu’elle a de vivre dans un tel endroit et d’y élever ses enfants, mais je vais m’y employer. Quand à moi qui affectionne les belles choses de la culture andale développée dans le Bief à son paroxysme, je garderais cette visite dans mon cœur afin de nourrir mon âme et mon esprit de ses souvenirs de la capitale immaculée de la Maison Royal Gardener. »

La brune aux yeux azur mit quelques pièces d’or dans la fente prévue à cet effet, alluma un cierge, et s’agenouilla devant la statue de marbre représentant la féminité aboutie dans la maternité.

__ Gente Mère, ô fontaine de miséricorde, Préserve nos fils de la guerre, nous t’en conjurons, Suspends les épées et suspends les flèches, Permets qu’ils connaissent un jour meilleur. Gente Mère, ô force des femmes, Soutiens nos filles dans ce combat, Daigne apaiser la rage et calmer la furie, Enseigne-nous les voies de la bonté. O Mère d’en haut, permet moi de porter cet enfant à terme et de le faire naître en bonne santé. Je te supplie aussi de donner à la Reine Tricia Gardener la grâce de porter un fils. Merci pour tout tes bienfaits, puisses tu guider mes pas en tant que femme, épouse et mère, en toute circonstance. »


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MessageSujet: Re: Et elle aime les tout petits (pv Aylan Redwyne)   Et elle aime les tout petits (pv Aylan Redwyne) EmptyMer 4 Déc - 11:44

Si vis pacem para bellum

ft.











« La Treille ? Hé bien Lord Aylan Redwyne, vous me voyez enchantée, malgré mon état, de vous rencontrer. Il s’avère que j’adore vos vins et que j'espérais justement en faire venir à Harrenhall. »

Les affaires étaient les affaires ; et Aylan s’inclina devant le compliment de la princesse. Harren Hoare avait été un temps le seigneur le plus puissant de Westeros, dominant un immense territoire s’étirant des bouches de la Néra aux confins du monde connu au travers de l’île de Lumière Isolée. Les moyens humains et financiers déployés pour bâtir Harrenhall en un temps record avaient eu le mérite de démontrer à tous que sa puissance n’était pas seulement militaire. Les dizaines de milliers d’esclaves conflanais réputés y être morts durant des années n’étaient sans doute qu’une péripétie pour beaucoup de maisons nobles. Il n’empêchait ; ces morts avaient sans doute dû laisser de profondes traces et divisions dans le royaume des Iles de Fer et du Conflans. Les rumeurs de la situation dans laquelle étaient plongés les fidèles des Sept sous domination des infernaux païens venus des îles avaient ému les plus zélés des croyants de La Treille, au premier rang desquels Aylan. Hélas, il fallait être réalise : personne n’avait la possibilité de s’opposer efficacement au Noir. Les Valyriens exilés avaient échappé, et les Redwyne avaient été parmi les premiers à croire à un destin Targaryen pour tout Westeros. Cela s’était terminé de la manière que l’on connaissait, et aujourd’hui personne n’imaginait contrecarrer les plans ourdis à Harrenhall. Pas même les puissants Gardener, qui avaient pourtant une grande puissance à disposition. Tous avaient choisi qu’il valait mieux ployer l’échine et obtenir la bienveillance des Fer-Nés que de se les mettre à dos.

Aylan, lui, aurait volontiers choisi de s’opposer militairement à ce peuple pour mieux les confronter sur le terrain. Hélas, il fallait se rendre à l’évidence ; il n’en avait pas les moyens. Les Redwyne étaient une petite famille comparée aux grandes maisons royales. On écoutait leurs avis avec attention au Bief, et ils comptaient parmi les maisons influentes, mais ils n’étaient pas grand-chose en dehors de leurs frontières. Ils tiraient leur richesse – source de leur puissance – du négoce et de leurs bonnes relations. Cela faisait d’eux d’excellents intermédiaires lorsque le Bief souhaitait discuter par des canaux moins officiels. En contrepartie, ils étaient tributaires de ces bonnes relations et ne pouvaient guère se permettre de prendre position pour eux-mêmes contre de potentiels et importants clients. Les Hoare, bien entendu, en faisaient partie. Ce mariage aurait peut-être l’avantage d’apporter quelques deniers supplémentaires aux Redwyne. Après tout, l’or des pillards avait la même saveur que celui des Valyriens…

« Les Sept m’ont fait la grâce de mettre au monde trois fils aussi robustes que leur père, le Prince Joren Hoare. Je prie chaque jours pour que la Reine Tricia ait cette chance aussi, porter des enfants est une bénédiction de la Mère d’en haut et les voir grandir un bonheur sans égale. »

Alors que Myria et Aylan entraient tous deux dans le septuaire, l’escorte se positionna de part et d’autre des différentes portes pour en surveiller les accès. Rassuré par ce comportement plus conforme avec ce qu’il attendait d’une telle ambassade, Aylan se détendit légèrement. La princesse s’arrêta subitement, le regard dans le vide, soufflant longuement alors que sa main se resserrait sur le bras du chevalier. Il la regarda avec une surprise teintée d’inquiétude, ne comprenant guère ce qu’il pouvait se passer tant il ignorait les choses de la grossesse. Ce n’était qu’un sujet pour bonnes femmes qui ne l’intéressait guère. Les hommes s’occupaient de savoir mener un domaine et des troupes tandis que les femmes portaient les enfants et tenaient une maisonnée : c’était là l’ordre des choses le plus absolu.  L’homme qu’Aylan supposait être le chevalier-lige de la princesse s’agenouilla devant une idole et pria brièvement. Bien que tolérant, le Redwyne ne se sentait guère l’envie de prier ouvertement avec ces personnes. Ils n’étaient pas ennemis, bien au contraire, mais il sentait qu’il aurait du mal à s’ouvrir complétement en leur présence.

« Je fais mon devoir Sire, je sers mon Roi et obéis à mon Seigneur époux. Si mon Royaume a besoin de moi à des milles de ma demeure afin qu’un accord soit trouvé, je m’y rend, quelle que soit ma condition. »

La réponse était aussi convenue que la question, Aylan n’était même pas surpris. Il n’attendait rien d’extraordinaire quand bien même il était sincèrement interloqué par cette ambassade. Que pouvait comprendre une pauvre femme enceinte jusqu’au cou à la complexité des tractations diplomatiques aussi sensibles que celles en cours ?

« En vérité, s’il fait plus doux et plus sec dans le Bief, ce n’est pas si différent du Conflans, même si je reste subjuguée par la beauté tout en couleur de Hautjardin. Harrenhall est monumentale et impressionnante, mais l'esthétisme des lieux n’est en rien comparable au sens du détail des Bieffois en matière d’art, de jeux de lumière et de jardin bien sûr. J’ignore si la Princesse Eren saura apprécier la chance qu’elle a de vivre dans un tel endroit et d’y élever ses enfants, mais je vais m’y employer. Quand à moi qui affectionne les belles choses de la culture andale développée dans le Bief à son paroxysme, je garderais cette visite dans mon cœur afin de nourrir mon âme et mon esprit de ses souvenirs de la capitale immaculée de la Maison Royal Gardener. »

Aylan avait une opinion très arrêtée sur sa région natale. Il en était sorti quelques fois mais cela restait relativement rare. Il se tint donc coi, se contentant d’hocher la tête aux remarques de la jeune femme. Elle déposa quelques pièces pour offrande et commença à prier devant la Mère.

« Gente Mère, ô fontaine de miséricorde, Préserve nos fils de la guerre, nous t’en conjurons, Suspends les épées et suspends les flèches, Permets qu’ils connaissent un jour meilleur. Gente Mère, ô force des femmes, Soutiens nos filles dans ce combat, Daigne apaiser la rage et calmer la furie, Enseigne-nous les voies de la bonté. O Mère d’en haut, permet moi de porter cet enfant à terme et de le faire naître en bonne santé. Je te supplie aussi de donner à la Reine Tricia Gardener la grâce de porter un fils. Merci pour tout tes bienfaits, puisses tu guider mes pas en tant que femme, épouse et mère, en toute circonstance. »

Cette prière était connue de tous car elle était celle des épouses, des sœurs et des filles qui imploraient la Mère de voir leurs hommes rentrer sains et saufs des combats qui pouvaient traverser le continent. Aylan s’agenouilla aux côtés de la princesse, désireux tout de même de l’accompagner dans sa foi et sa prière. Il ne prononça aucun mot, se contentant de fermer les yeux et d’écouter la prière de Myria et d’y joindre ses pensées. La pérennité de la maison Gardener était importante et bien au cœur de cette prière.

Aylan avait entendu des histoires terrifiantes sur la domination insulaire sur le Conflans. Il était surpris de voir une princesse de haut-rang, épouse de l’héritier du Noir, se revendiquer aussi religieuse, aussi impliquée dans la Foi. Alors que courraient dans tout le sud du Bief des histoires de septuaires brûlés, de Sœurs du Silence violées et meurtries, de fidèles massacrés et noyés dans les fleuves, Aylan découvrait une riveraine tout ce qu’il y avait de plus dévote. Il en était sincèrement interloqué. Il resta un moment silencieux, se relevant pour saluer la Mère et observer l’autel et le septuaire qu’il affectionnait tant.

« Puissent-ils tous être touchés par sa grâce », conclut Aylan avec sobriété.


Il se tourna vers le chevalier qui les avait accompagnés, le détaillant brièvement avant de se tourner de nouveau vers Myria.

« Vous mentionniez tout à l’heure, princesse, que vous souhaitiez du vin pour Harrenhall, c’est bien cela ? Je serais ravi de vous proposer une livraison sous quelques semaines, le temps pour vous de sélectionner les crus et les quantités que vous souhaitez. »

Son regard glissa vers le ventre proéminent de la jeune femme.

« Quand bien même, au vu de votre… condition, je comprendrais que vous souhaitiez être raccompagnée à vos appartements. Je serais ravi d’envoyer quérir le mestre de Leurs Majestés si cela pouvait vous aider à supporter ces douleurs. »


Aylan Redwyne

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MessageSujet: Re: Et elle aime les tout petits (pv Aylan Redwyne)   Et elle aime les tout petits (pv Aylan Redwyne) EmptyMer 4 Déc - 19:03





Et elle aime les tout petits

ft. Aylan Redwyne

Myria parla de la Treille et de leur vin connu dans tout Westeros comme l’un des meilleurs si ce n’est le meilleur. Il était aussi prisé que cher, mais cela valait la dépense, sans compter qu’on ne pouvait recevoir sans un tel cru à sa table, question de prestige. La plus grande forteresse du continent méritait d’être pourvue des meilleurs mets et des meilleurs breuvages. Elle fut néanmoins surprise qu’Aylan ne réponde pas, laissant la conversation s’éteindre sur ce sujet. Peut-être qu’il préférait attendre d’avoir quitté le Septuaire pour parler affaire, c’était compréhensible et elle ne s’en offusqua pas d’autant qu’elle préférerait aussi prier avant toute chose. D’ailleurs, ils étaient arrivés et tandis que les Chevaliers gardaient les issues avec zèle, l’épée lige de la Princesse ne pouvant pas la laisser entrer seule avec un inconnu, même dans le Septuaire, il entra donc avec ses armes et se signa pour s’en excuser auprès des Dieux. Le Guerrier lui pardonnerait car il ne faisait que son devoir. Une fois de plus, Aylan n’ajouta rien aux propos de la jeune femme sur le Bief, ils se trouvaient désormais devant l’autel de la Mère et elle pria donc, comme prévu. Lorsqu’elle eut terminé, elle remarqua que le jeune homme était à ses côtés et sourit lorsqu’il ajouta “puissent-ils tous être touchés par sa grâce.”

__ Merci Ser. »

Fit la Hoare, comblée qu’il se soit joint à elle dans la prière. Elle n’avait pas osé lui demander pour éviter qu’il prenne son invitation pour une obligation, d’autant que prier la Mère n’était peut-être pas habituel pour lui autant que prier le Père ou le Guerrier, comme le faisaient souvent ses chevaliers ou ses fils et que l’affaire dont il était question concernait surtout les femmes. Myria n’était pas la plus docile de toutes, loin de là, même du temps où elle n’était qu’une Jouvencelle promise à un Prince à moitié Fer-Né. Elle n’avait jamais aspiré à commander les hommes, sauf ceux de sa garde par l’intermédiaire de son oncle et de son cousin, mais elle aspirait depuis toujours à plus qu’à enfanter et tenir sa maisonnée. Elle voulait gouverner, être le gant de velours du Royaume tandis que son homme serait la main de fer. Elle voulait le soutenir en tout et le compléter, faire ce qu’elle seule pouvait, parlementer, discuter, tandis que lui devait se montrer aussi dur que le Roc. Elle usait de ses armes, le charme et les mots, pour qu’il puisse choisir et gagner ses batailles. Et elle était venue dans le Bief pour ça, comprenant parfaitement les enjeux de cette alliance aussi complexe qu’indispensable. Quand à la pérénité de la dynastie Gardenner, elle comptait sur Eren pour s’en assurer et ainsi les descendant de la Maison Hoare régneraient sur trois Royaumes. Elle était sincèrement triste pour la Reine Tricia, cependant, elle était consciente que sa stérilité servait les intérêts de son Royaume tant qu’aucun héritier ne naissait du ventre de la née Hightower. Mais, au vue du temps passé avec Mern, elle ne risquait pas grand chose à prier pour qu’elle ait un enfant et cela faisait partie de ses devoirs et attributions.

La Princesse était pieuse, mais pas idiote, sincèrement croyante, mais pas au point de croire que les prières pouvaient changer quoi que ce soit. Ce n’était pas pour autant une raison pour ne pas les faire, on ne sait jamais. La place de la religion dans sa vie n’était pas centrale cependant, il y avait d’autres choses bien plus importantes, en l’occurrence la culture, l’érudition, les livres et bien sûr, le pouvoir. Il en était de même pour les Fer-Nés et le Dieu Noyé, certains étaient des fanatiques aliénés qui brûlaient et pillaient les septuaires dès que l’occasion se présentait, violaient et tuaient septa et septons comme ils l’auraient fait avec n’importe qui. Ils suivaient l’Antique Voie sans retenue et vouaient aux cultes différents des leurs une haine absolue, comme certains fervants croyant des Sept d’ailleurs. Et d’autres, comme Joren, Eren ou d’autres Seigneurs nés de mariages mixtes, qui sans renier leur culture étaient plus tolérants ou mêlaient carrément les deux. C’était d’ailleurs la politique d’Harren que d’accepter en son Royaume toutes les religion, il ne cherchait pas à faire de prosélytisme dans un sens ou dans l’autre, simplement à faire tenir son Royaume debout tout en ménageant les prêtres du Dieu Noyé et les plus intégristes du peuple Fer-Né car il savait ne pas pouvoir faire grand chose sans eux. Eren devait aussi faire avec cette double culture et se montrer plus douée en la matière que n’importe qui afin de diriger la Flotte de Fer constituée des Rois du Sel qu’il était tout sauf aisé de commander, surtout pour une femme.

La née Frey commençait doucement à se relever quand son ventre devint dur. Avec calme, elle se remit à genoux et se laissa submerger par la vague indescriptible en soufflant les yeux fermés. Puis, elle entreprit de se lever pour de bon avec l’aide de Greydon venu en renfort.

__ Par les Sept, pas de Mestre ! »

Myria soupira bruyamment avec un air sévère. Son épée lige dodelina de la tête en levant les yeux au ciel. Il savait qu’elle n'appréciait aucunement d’être auscultée par un inconnu, ni même d’ailleurs le Mestre d’Harrenhall, mais il ne comprenait pas son entêtement, surtout vu son état actuel. Que pouvait-il bien comprendre à Le premier accouchement de la brune avait été long fastidieux et douloureux, une catastrophe à ses yeux même si au final, tout c’était bien terminé grâce entre autre à Hilda, sa nourrice. Suite à cela, cette dernière lui avait partagé certaines de ses connaissances en matière d’enfantement et la brune n’avait plus jamais voulu qu’un de ses hommes qui n’y connaissaient rien prenne part à ses accouchement. Et plus ça allait, plus elle s’en passait lors de ses grossesses. De toute façon, elle savait ce qu’il lui fallait : du repos et du calme. Le long voyage avait mis à mal son ventre arrondi et ses forces, voilà tout. Mestre ou non, la survie de cet enfant ne dépendait que d’elle et de lui, il fallait qu’il s'accroche, qu’il soit fort, et il le serait car c’était un fils de Joren. Et elle devait simplement s’allonger et se reposer. Les contractions passeraient et si elles ne passaient pas, elle ferait une fausse couche, ce qui n’était pas la fin du monde. Elle reprit d’un ton plus calme :

__ Raccompagnez moi plutôt et nous parlerons affaire en chemin si mon état le permet. Le Mestre ne peut rien pour moi et… je n’ai pas vraiment mal. »

Les contractions n’étaient pas aussi intense que pour enfanter, mais il ne servait à rien de se crisper dessus pour contenir la sensation. Elle savait comment procéder, elle avait tout confiance en elle, en son corps et en sa capacité à garder cet enfant au chaud jusqu’à ce qu’il soit prêt à naître et à le faire naître sans l’aide de personne. Les femmes faisaient ça depuis des milliers d’années, bien avant que les Mestres n’existent. Cette façon de faire manquait de discrétion et de retenue, sans aucun doute, mais toujours moins que pour la mise au monde de ses enfants. Ce n’était pas pour rien qu’elle ne voulait pas d’homme dans les parages, sauf le sien éventuellement, mais il n’était jamais là, aussi préférait elle la présence discrète et le soutien d’Hilda ou la solitude pure et simple.


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MessageSujet: Re: Et elle aime les tout petits (pv Aylan Redwyne)   Et elle aime les tout petits (pv Aylan Redwyne) EmptyJeu 12 Déc - 16:13

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Hautjardin, Royaume du Bief – An 0 mois 8

Dans le silence du septuaire, au milieu des odeurs d’encens et de cire, Aylan songeait. Il se demandait ce qu’il faisait là, à prier avec une inconnue qui revendiquait fièrement ses origines conflanaises et qui désirait montrer sa dévotion envers les Sept. Chevalier oint des sept huiles saintes, le Redwyne était profondément croyant et attaché aux valeurs prônées par la Foi. Si le Bief était une terre où régnaient élégance et voluptuosité, il n’en était pas moins un endroit béni par les Dieux. N’était-ce pas à Villevieille, chez les Hightower, que trônait le siège de la Foi ? Aylan n’était que rarement entré dans la cité – la plus grande du continent – mais il en gardait un souvenir de puissance dégagée. Des marins du monde entier s’y croisaient, ainsi que des cohortes de septons et de mestres, des filles de port et des commerçants de tous bords : tous se partageaient cette immense cité. Si Westeros venait un jour à être unifié par un seul et unique royaume, Aylan considérait que seule Villevieille ferait l’affaire.


« Par les Sept, pas de mestre ! »

La voix de la princesse avait tonné dans le septuaire alors que son chevalier lige l’aidait à se relever. Aylan s’efforça de rester silencieux et de ne pas trop montrer son inconfort quant au fait de jurer sur les dieux en plein lieux saint. Il se concentra extrêmement fort sur l’autel du Guerrier, essayant de trouver la force de ne rien laisser paraître et encore moins de ne rien dire. Descendant d’une longue et ancienne lignée des Premiers Hommes issue de Garth Mainverte, Aylan se réclamait volontiers de l’héritage andal mais avec une préséance sur l’ancienneté. Les Frey, dont faisait partie la princese Myria, n’étaient encore qu’une jeune maison. D’aucuns les auraient considérés parvenus, ayant bâti leur noblesse sur un pont et sur l’or qu’ils en tiraient. Aylan avait une approche plus conciliante, sachant pertinemment que si la noblesse de sa famille était avant tout du sang, sa puissance venait du négoce. Il avait pourtant du mal avec ses étrangers qui se réclamaient de haut-rang alors qu’ils se comportaient comme des paysans mal dégrossis. Il resta donc dans son coin, suppliant le Guerrier de lui accorder la force alors que la princesse faisait toujours sa scène.

« Raccompagnez moi plutôt et nous parlerons affaire en chemin si mon état le permet. Le Mestre ne peut rien pour moi et… je n’ai pas vraiment mal. »

Aylan en oublia sa prière et s’inclina naturellement devant la requête de la princesse. Après tout, si elle voulait souffrir, c’était son problème. Il n’était pas là pour s’occuper des humeurs d’une génisse. Il offrit son bras à la princesse et ils sortirent lentement du septuaire, suivi de l’escorte. En chemin, le chevalier se demandait encore ce qu’il pouvait retirer de cette rencontre. Quelle était l’influence de Myria Frey ? En sa qualité de future reine consort, elle devait pouvoir vanter les mérites des vins de La Treille partout dans le Conflans. A terme, cela pouvait représenter une substantielle ouverture d’un nouveau marché. Si les Redwyne essayaient de vendre leur vin directement aux maisons nobles qui souhaitaient s’en procurer, il n’était pas rare que des négociants prennent de grandes cargaisons qu’ils s’occupaient ensuite d’écouler dans des contrées lointaines ou bien là où les Redwyne n’avaient guère de contact malgré les différentes compagnies commerciales basées là-bas.

« A vrai dire, princesse, votre évocation des affaires me fait penser que nous ne fournissons que peu de bouteille dans vos royaumes. Avez-vous une idée des vins que vous souhaiteriez commander ? »

Alors qu’ils continuaient de marcher dans les couloirs de l’enchanteresse forteresse des Gardener, Aylan précisa sa pensée :

« Voici deux mois que j’ai mis sur pieds une compagnie commerciale. Je dispose du monopole du négoce viticole avec l'Orient mais rien ne m’empêche de commercer avec des royaumes où ne sommes guère présents. Souhaiteriez-vous que je prenne des dispositions pour installer un comptoir quelque part ? »


Aylan Redwyne

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MessageSujet: Re: Et elle aime les tout petits (pv Aylan Redwyne)   Et elle aime les tout petits (pv Aylan Redwyne) EmptySam 14 Déc - 14:45





Et elle aime les tout petits

ft. Aylan Redwyne

Myria était croyante, relativement pieuse même, puisqu’elle faisait ses prières quotidiennement, suivait les commandements des Dieux, faisait œuvre de charité, et était mariée devant les Sept. Mais elle n’était pas une idiote dévote pour autant, elle savait que les guerres ne se gagnaient pas dans les Septuaires et pas toujours sur les champs de bataille. De plus, à force d’évoluer dans un monde où l’éducation policée des Riverains s’entrechoquait avec le franc parler parfois bravache des Fer-Nés, elle avait quelque peu oublié les bonnes manières et faisait parfois montre d’une grossièreté digne des bas fonds de Villevieille.
Aussi puissante soit-elle, la plus grande et plus ancienne ville de Westeros avait, comme toute les grandes cités, son côté sombre, des docks chargés de putes et de soudards, non loin de la citadelle des Mestres et du Siège de la foi. Combien de Mestres pour se fourvoyer dans les tavernes, combien de Septons pour se perdre dans les bordels. Mais la brune aux yeux céruléens avait toujours été attirée par ce lieu de science et de commerce et si elle avait été moins enceinte, elle aurait profité de ce voyage pour s’y rendre sans aucun doute. Elle comptait y envoyer son dernier fils afin qu’il devienne l’érudit qu’il devait être et qu’il pouvait devenir tant son esprit était supérieur. Un héritier pour la couronne, un marin pour la Flotte de Fer, un prodigue pour la Citadelle. Elle avait prévu, comme toute bonne croyante de donner un fils à la foi, mais Euron avait trop de potentiel, aussi, si celui-ci était encore un fils ce dont elle ne doutait absolument pas, il irait au Septuaire.

Quoi qu’il en soit, le peu d’usage dont elle faisait preuve en jurant par les Sept dans un Septuaire vienne du fait que tout le monde la faisait royalement suer avec les Mestres malgré son refus précédent et tout ceux d’avant. Aylan l’ignorait, mais elle n’avait de cesse de devoir rappeler ses propres choix à ses hommes, son époux et tous ceux qui ne savaient pas ce qu’était d’être enceinte mais pensait savoir mieux qu’elle ce qu’il lui fallait. Et soyons franc, elle en avait assez. C’était là sa quatrième grossesse et elle savait mieux que n’importe quel homme de science qui ne l’avait jamais vue ce qui se passait dans son propre corps. Cependant, comme toute réaction de sa part, aussi viscérale d’apparence soit elle, elle avait un objectif secondaire et le silence du jeune Redwyne en disait plus long que n’importe quel mot

__ Hé bien, je ne connais probablement pas tous vos vins, mais il me faut du Brandevin et bien sur de La Treille Auré, cela me semble indispensable pour une cour Royale. Peut-être saurez vous me conseiller d’autres cépages moins célèbres, mais tout aussi bons, qui sauraient surprendre certains invités de marque. »

Qui de mieux placé que le future Seigneur de la Treille en personne pour lui parler des différentes vignes, des différents assemblages et lui faire l’article de crus moins fameux que ceux qui avaient fait la renommée de l'île et de la Maison Redwyne par delà le détroit et jusqu’au Nord, cette terre de barbares qui bien sur n'achetaient pas ce genre de vins par manque de moyens et par manque de palais, mais les convoitaient tout de même, comme n’importe qui en Westeros. Quand aux Fer-Nés, ils n’étaient pas parmi les plus grands amateurs de vin, ni de commerce, hélas, mais la Princesse comptait bien changer cela, cependant, elle avait intérêt à y aller en douceur.

__ Je crains fort qu’un comptoir sur les Îles de Fer ne soit pas rentable. »

La Hoare ne laisserait pour rien au monde un stock de Treille Auré être pillé et brisé ou bu par des Fer-Nés mécontents d’une enclave Bieffoise sur leurs îles.

__ Mais pour le Conflans, je vais y réfléchir et voir quelle cité pourrait être intéressée, peut-être Beaumarché, c’est un peu loin, mais la ville tient une position centrale dans le Royaume, accessible par terre et par voie fluviale avec l’avantage non négligeable d’être déjà une grande place de commerce. Je gagne que la Maison Desdaing saura vous y accueillir comme il se doit. En attendant, nous pourrions envisager que, grâce à cette compagnie et à des voyages réguliers vers Harrenhall ou les grandes places du Conflans dont je peux vous ouvrir les portes, vous nous fournissiez d’autres produits venus du Bief, de Dorne et même d’Essos. Après tout je vais rencontrer la Reine Tricia afin de renforcer nos accords commerciaux avec le Bief dès que je serais remise du voyage. Je pourrais parler de vous, qui sait. Ainsi qu’à mon cher beau père et ses plus important vassaux. »

Myria se tourna vers Aylan avec un sourire.

__ Cela ne vous coûtera qu’une réduction de trente pourcent sur tout ce que vous vendrez à Harrenhall et aux Jumeaux. Ainsi, vous bénéficiez d’une totale liberté sur les prix pratiqués ailleurs dans le Conflans, de ma protection et de mes entrées et si besoin d’une escorte pour vos marchandises. »


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MessageSujet: Re: Et elle aime les tout petits (pv Aylan Redwyne)   Et elle aime les tout petits (pv Aylan Redwyne) EmptyMer 18 Déc - 17:11

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Hautjardin, Royaume du Bief – An 0 mois 8

S’il était un endroit qu’Aylan Redwyne appréciait au moins autant que La Treille, c’était bel et bien Hautjardin. La demeure des Gardener était enchanteresse. Située sur une colline au bord de la Mander, la forteresse qui tenait lieux de capitale politique du royaume du Bief ressemblait davantage à un grand palais qu’à un ouvrage défensif. Et pourtant, sous ses aspects vulnérables, l’endroit était parfaitement en mesure de repousser un assaut en règle et de tenir un long siège. Tout d’abord, la proximité du fleuve rendait tout encerclement difficile à tenir et offrait une protection supplémentaire pour l’édifice. Ensuite, venaient les trois enceintes consécutives et les douves. Au sein du château lui-même, de nombreux jardins et labyrinthes végétaux permettaient de dégager une surface agraire conséquente en cas de siège long.

Malgré cette dimension stratégique forte, ce n’était pas pour cela que l’on se souvenait d’Hautjardin. Ce qui marquait bien plus les visiteurs était cette pierre blanche, ce palais de marbre qui écrasait de sa superbe la plaine qu’il dominait. Au sommet des tours élancées couvertes de tuiles émeraude flottaient les bannières immaculées à main verte des Gardener. Les jardins suspendus débordaient sur les différents tours de remparts qui ceignaient l’endroit, lui donnant un aspect mystérieusement magique.

Marchant aux côtés de Myria Hoare, Aylan songeait à cet endroit qu’il appréciait tant, presque autant que sa maison natale sur l’île de La Treille. Rien n’égalait pourtant la douceur de la vie sur l’île, et jamais le jeune homme ne pourrait renier, ni oublier, cet endroit auquel il était si attaché.

« Hé bien, je ne connais probablement pas tous vos vins, mais il me faut du Brandevin et bien sur de La Treille Auré, cela me semble indispensable pour une cour Royale. Peut-être saurez vous me conseiller d’autres cépages moins célèbres, mais tout aussi bons, qui sauraient surprendre certains invités de marque. »

La princesse des Rivières ne perdait pas de temps et démontrait d’ores et déjà sa connaissance de la carte des vins de l’île des Redwyne. S’il était évident que le La Treille auré et le brandevin comptaient parmi les produits les plus réputés de l’île – à raison ! – il n’en demeurait pas moins de nombreux autres crus et cépages qui faisaient tout autant la richesse de l’île que leurs illustres prédécesseurs. Myria Hoare était parfaitement dans le vrai de ce côté-ci. Certains invités de marque, disait la princesse. Aylan se demandait de qui il pouvait bien s’agir et caressa un temps l’ambition de lui en demander plus. Toutefois, la née Frey fut plus rapide et enchaîna sur la suggestion d’Aylan concernant l’établissement d’une antenne commerciale.

« Je crains fort qu’un comptoir sur les Îles de Fer ne soit pas rentable. »

Cela tombait bien, il n’avait aucune espèce d’envie d’ouvrir un comptoir là-bas. Le chevalier des vignes tenait en bien piète estime ces sauvages, païens et voleurs qui s’accaparaient les richesses des autres. Il conserva le silence, estimant devoir laisser sa potentielle future cliente dans le flou à ce niveau. Si elle souhaitait considérer qu’il avait songé aux Iles de Fer, c’était pour qu’il lui démontre son ambition à commercer avec elle. Il était donc soulagé qu’elle n’ai pas axé sa réflexion sur l’établissement de relations commerciales vers l’archipel maudit.

« Mais pour le Conflans, je vais y réfléchir et voir quelle cité pourrait être intéressée, peut-être Beaumarché, c’est un peu loin, mais la ville tient une position centrale dans le Royaume, accessible par terre et par voie fluviale avec l’avantage non négligeable d’être déjà une grande place de commerce. Je gagne que la Maison Desdaing saura vous y accueillir comme il se doit. En attendant, nous pourrions envisager que, grâce à cette compagnie et à des voyages réguliers vers Harrenhall ou les grandes places du Conflans dont je peux vous ouvrir les portes, vous nous fournissiez d’autres produits venus du Bief, de Dorne et même d’Essos. Après tout je vais rencontrer la Reine Tricia afin de renforcer nos accords commerciaux avec le Bief dès que je serais remise du voyage. Je pourrais parler de vous, qui sait. Ainsi qu’à mon cher beau père et ses plus important vassaux. »

Myria Hoare démontrait ici sa grande connaissance de sa région et de ses impératifs économiques. Aylan n’avait jamais entendu parlé de Beaumarché ou des Desdaing, mais il gageait que le soutien de leur future reine consort saurait lui apporter quelques faveurs et portes ouvertes. Le reste de sa proposition avait par contre largement suscité l’intérêt du Redwyne. S’il lui semblait difficile pour des raisons de politique interne bieffoise de voir la maison au raisin rafler l’entièreté du monopole commercial avec le royaume Hoare, il était intéressant d’appuyer cette idée sur les produits alcoolisés dont ils avaient une connaissance appuyée.

« Cela ne vous coûtera qu’une réduction de trente pourcent sur tout ce que vous vendrez à Harrenhall et aux Jumeaux. Ainsi, vous bénéficiez d’une totale liberté sur les prix pratiqués ailleurs dans le Conflans, de ma protection et de mes entrées et si besoin d’une escorte pour vos marchandises. »

Et voilà qu’elle marchandait. La proposition était fort intéressante et Aylan s’étonnait de voir une femme avoir autant d’influence et de pouvoir de décision au Conflans et dans les Iles de Fer. Ce n’était évidemment pas sa place, mais elle était présente en qualité de représentante du Noir et devait donc être écoutée. Quant au reste, bien des nobles auraient trouvé peu élégant – voire franchement vulgaire – d’ainsi négocier et de parler gros sous sans aucun tact. Aylan était rompu à l’exercice, discutant souvent de ce type d’arrangement avec les seigneurs qu’il rencontrait pour le compte de son grand-père. Les fiers ouestriens, par exemple – dont les Lannister – ne regardaient jamais à la dépense et se contentaient d’aligner les pièces d’or sans sourciller. Si le montant les dérangeait trop, alors ils se mettaient à rechigner sur les quantités et tout le monde comprenait qu’il fallait négocier prix et volumes. Rien de tout cela avec la Hoare, ce qui avait le mérite de simplifier grandement la discussion. Cela allait au Redwyne. De par la spécificité de sa maison, il était habitué à aborder les questions d’argent, notamment avec les négociants. Trente pourcents… Cela revenait à perdre de l’argent sur toutes les ventes qui s’effectueraient sur d’autres bouteilles que de l’auré. Cela ne valait guère le coup selon Aylan, quand bien même la proposition était généreuse. Il n’avait aucune idée de la richesse des maisons riveraines et les quelques a priori qu’il avait à leur sujet ne plaidaient pas en leur faveur. Il eut donc un sourire pour la princesse avant de lui répondre :

« J’ignorais qu’une altesse de votre stature négocierait directement avec moi, princesse. Vous m’en voyez honoré. Cela étant dit, je suis au regret de vous annoncer que je ne peux guère accepter une telle ristourne car une vente nous coûterait plus qu’elle ne nous rapporterait. Avec votre compréhension des enjeux numéraires, vous vous accorderez – j’imagine – pour dire que ce n’est pas raisonnable. »

Il décida de jouer la comédie, soufflant comme s’il souhaitait réellement faire plaisir à la princesse. Il n’avait bien entendu aucune espèce d’intérêt pour ce qui pouvait faire plaisir à la jeune femme, mais il devait essayer de lui montrer qu’il était son dévoué serviteur.

« Princesse Myria, vous êtes de toute évidence une fine connaisseuse de nos vins et de nos beaux produits bieffois. Cela nous honore et je souhaite faire un geste pour vous remercier de votre diligence. Je convaincrai sans peine mon grand-père Jaden d’accorder une remise de cinq pourcents sur les bouteilles à destination d’Harrenhall. Et comme je suis sensible à vos besoins, je vous propose également une priorité sur la livraison, afin que vous n’ayez pas à souffrir de pénurie quelconque.  »


Aylan Redwyne

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MessageSujet: Re: Et elle aime les tout petits (pv Aylan Redwyne)   Et elle aime les tout petits (pv Aylan Redwyne) EmptyJeu 2 Jan - 11:47





Et elle aime les tout petits

ft. Aylan Redwyne

Myria était née Frey, elle connaissait le commerce mieux que la guerre et ce même si elle avait passé si longtemps dans un Royaume en guerre qu’elle en avait acquis certaines connaissances aussi. Elle avait l’habitude de négocier ce genre d’accord et ce probablement bien mieux que le belliqueux Roi Harren ou n’importe qui se revendiquant de l’Antique Voie, du moins fallait-il l'espérer pour l’avenir du Sel et du Roc. Ils étaient épuisants avec ça, comme si envoyer des soldats piller un insignifiant village côtier pouvait apporter la moindre gloire et remplir les caisses du Royaume. Comme si les guerres ne coûtaient pas un bras et que leur issue n'était pas bien trop aléatoire pour assurer la prospérité d'un peuple. Un jour prochain, elle montrerait aux Fer-Nés que le Fer-Prix ne valait pas grand chose par rapport à l’or et que leur razzias n’étaient pas un projet d’avenir pour un Royaume tel que le sien. Ce serait son oeuvre, sa grande réalisation en tant que Reine, et en attendant, elle louvoyait entre son époux et son beau père pour poser les fondations de cet édifice. Elle devait laisser aux hommes le soin de sécuriser les frontières et d'asseoir leur pouvoir avant de construire son Empire. Et elle n'avait hélas pas le pouvoir de les rendre raisonnables. Elle faisait donc de la diplomatie sur des sables mouvants, ce qui était amusant, mais le plus souvent très inconfortable.

Cela dit, la réputation du Noir pouvait parfois s'avérer utile et elle le serait pour porter les desseins de la future Reine du Conflans jusque dans le coeur des Fer-Nés qu’il faudrait apprivoiser avec tacte pour éviter de les perdre dans l’océan de leur culture barbare. La peur que son nom d’épouse instilait à l’ennemi et au vassal afin d'étouffer dans l’oeuf tout projet de félonie était sans conteste un atout à nul autre pareil. Et la funambule saurait, comme il se doit, marcher sur le fil entre le monde d’avant et le monde d’après elle, avec cette peur bouillonnante dans le gouffre abyssale sous ses pieds afin qu’advienne son destin. Mais qui donc prier pour cela, le père qui jugeait les actes, aussi ignoble soient les moyens, la fin pouvait elle les justifier à ses yeux ? Elle même savait-elle jusqu’où elle pourrait aller pour y parvenir ? La mère, la douce mère, pour que la main de fer de Joren Hoare se couvre du gant de velours de son épouse bien aimée afin de protéger leurs tout petits ? L’aïeule pour qu’elle éclaire la voie le la sagesse qu’elle souhaitait emprunter ? Le guerrier qui protégerait son Royaume des ennemis extérieurs et intérieurs ? Le ferrant qui travaillerait à son grand projet et en tirerait prospérité et paix ? La Jouvencelle qui dans une telle contrée pourrait enfin danser avec Grâce sans se soucier des guerres et des viols ? Ou l'étranger, qui la guetterait au moindre faux pas ? Sept Dieux, Sept Cieux, Sept Enfers et Sept Couronnes qui ne font qu’une. Telle était la vision de Myria pour le monde, avec une Reine sans dragons siégeant sur un trône d’or.

__ La Reine Tricia, malgré sa couronne, ne peut parler en votre nom pour ce qui est de certains détails. De plus je préfère ne pas user de mon rang pour vous contraindre afin de commercer en bonne intelligence. Mais bien sûr, si vous m’y poussez, je n’hésiterais pas un instant à faire jouer mes relations. Négocier avec une future Reine peut-être soit très lucratif, soit très dangereux. Enfin, si vous ne vous sentez pas les épaules de convaincre Lord Redwyne, je compte sur vous pour m’adresser directement à lui plutôt que de me faire perdre mon temps. »

La brune plongea son regard azur dans celui d’Aylan avant de lui adresser un léger sourire plein d’arrogance. Elle reprit sur un ton assuré.

__ Tout au contraire, je pense qu’il est très raisonnable de fournir Harrenhall à titre gracieux afin que je vous ouvre les portes de tout le Conflans. Comme dit, vous serez libre des prix pratiqués ailleurs et pourrez engranger des bénéfices suffisant pour compenser la perte. Si tel n’était pas le cas, la Maison Redwyne ne serait pas l’une des plus riches de Westeros et si vous même n’aviez pas ce talent, vous ne seriez pas digne du nom que vous portez. »

La fortune des anciens Rois de la Treille n’était plus à démontrer et elle doutait fort que cela ne soit dû qu’à la chance, ils avaient le talent du négoce et un bon produit. Mais aussi bon soit-il, elle savait que pour eux, il était plus aisé de discuter avec elle qu’avec Harren. Non seulement le Grand Roi avait autre chose, à faire surtout en ce moment que de discuter commerce et cépages, mais surtout, il n’était pas amateur de vin, ou disons, pas autant que la jeune femme. Elle était dure en affaire, mais son beau père encore plus, et il avait derrière lui la Flotte de Fer, capable de raser l'Île sur un malheureux malentendu. Négocier avec lui revenait à négocier avec un Dragon, elle le savait, elle en jouait et de toute façon elle ne pouvait se montrer trop molle sans quoi il pourrait refuser l’accord.

__ Nous pouvons cependant discuter, mais cinq pourcents ne vous ouvriront même pas les portes d'Harrenhall. »

Ajouta-t-elle en se remettant en marche après avoir grimacé et longuement serré le bras de son épée lige auquel elle s’était accrochée en soufflant à la fin de son monologue. Elle l’avait sentie venir celle-là, aussi avait-elle pu prendre les devants pour éviter de se retrouver pliée en deux ou pire, au sol. Mais elle devait lutter pour ne pas trop montrer sa faiblesse à Aylan et quand elle luttait la douleur devenait souffrance, elle avait hâte de pouvoir s'asseoir dans ses appartements. Sur le chemin, un banc lui faisait du charme, mais ce n’était pas l’endroit pour parler affaire tranquillement hélas. Un bon bain brûlant aurait été des plus plaisant, mais elle se contenterait d’un confortable fauteuil recouvert de nombreux coussins moelleux, d’un verre de vin aux épices accompagné d’une petite collation et du calme de ses appartements. En espérant que ses contractions se calment dans la journée.


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