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[FB] Espoir hivernal
MessageSujet: [FB] Espoir hivernal   [FB] Espoir hivernal EmptyLun 25 Nov - 15:48

Espoir hivernal

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Fort-Darion, terres impériales, Empire – An 0 mois 4 semaine 4

Aylan n’aimait pas les terres impériales. Aylan n’aimait pas le Conflans. Aylan n’aimait pas Fort-Darion. La région était humide, franchement moche à voir et sans aucun paysage. Et pire que tout : il y faisait froid. Ce n’était pas le froid d’une journée hivernale à La Treille, où l’on devait veiller à porter une laine ou un brocart un peu plus épais. Ici, dans le nord de Westeros (qui était pourtant bien loin du véritable Nord), les journées étaient affreusement courtes, le soleil peinait à se montrer et le froid perforait les plus épaisses étoffes qu’Aylan avait avec lui. Sans doute que le climat n’était pas si terrible : personne n’était mort de froid, et il voyait bien les locaux continuer leur vie sans rechigner à la besogne. Aylan, lui, était un Bieffois ; et il était frigorifié la plupart du temps.

Au Bief, et encore plus à La Treille, on aimait vivre dans l’air chaud des mers du sud. Les dames portaient des toilettes légères et ouvertes, invitant à la discrète contemplation de leurs attributs et les vins et autres laits au miel ou à la menthe étaient soigneusement gardés au frais dans des caves sous des chênes centenaires où reposait de la glace achetée au Val ou en la lointaine Ibben. La douceur de vivre des maisons bieffoises avaient été élevée en art, et chaque seigneur Redwyne avait toujours eu à cœur de proposer à ses hôtes le meilleur accueil possible. Sur l’île de La Treille, le temps semblait s’écouler différemment – presque hors du flot continental. Là-bas, tout n’était que couleurs chaudes, chant des cigales au milieu des étendues de vignes et de champs de blé soigneusement entretenus. Même dans le port de La Treille, pourtant très dynamique, tout paraissait se faire à son rythme, presque nonchalamment. La douceur de l’air autorisait ainsi de nombreuses foires, festivals et autres processions religieuses qui chacun à sa façon, célébrait la douceur de vire et la prospérité de l’île. Bien que convenablement fortifiée, la demeure des Redwyne ressemblait plus à un palais qu’à une place-forte. La meilleure défense de l’île était, comme le disait Jaden Redwyne, le grisonnant seigneur des lieux, son « rempart de bois » : cette flotte imposante que pouvaient lever les Redwyne lorsque la guerre menaçait. Cela faisait à peu près un an que le jeune chevalier n’y avait pas mis les pieds, et sa terre natale lui manquait plus qu’il ne l’aurait voulu se l’avouer.

Sa vie, pourtant, était désormais dans ce réduit froid qui se proclamait capitale de tout un empire allant du Mur au Trident et de Salfalaise à Peyredragon. Sa vie, c’était surtout l’impératrice Rhaenys Braenaryon. Pour lui, elle était Rhaenys, simplement. Ils avaient grandi ensemble et ils avaient toujours eu une certaine connivence malgré les âges et les distances. Aujourd’hui encore, il devait sa position relativement confortable à cette amie de toujours. Pourtant, Rhaenys était bien plus qu’une simple amie pour Aylan ; il conservait ce secret avec jalousie. Personne ne devait savoir et personne ne saurait. Il conservait un silence absolu, ne se confiant à personne à ce sujet ; pas même au septon de la cour impériale. Sa vie, qu’il l’appréciât ou non, était également son épouse : Daena. Elle vivait entre son île natale de Lamarck et la capitale, où elle était alors à ses côtés. Enfin, sa vie était également celle d’un serment ancien : celui qu’Aylan appelait Serment de Peyredragon. Il liait par un serment de féauté la maison Redwyne à la maison Targaryen, puis à Rhaenys Braenaryon. Maintenu secret encore aujourd’hui, cet accord était pérennisé par Aylan qui n’avait eu d’autre choix que de se rendre à la cour impériale, trahissant le Bief des Gardener. Pour sauver les apparences et épargner une nouvelle ignominie à sa famille, il s’était aussitôt placé sous la protection de Kevan Gardener, affichant une loyauté pour l’homme qui n’était que de façade.

Toutefois, aujourd’hui, Aylan était loin des considération politiques et dynastiques. Durant ses pérégrinations à la cour des Braenaryon, il avait rencontré plusieurs personnages plus ou moins puissants, plus ou moins amicaux et tous certains d’une importance notoire. Bowen Glover, toutefois, était d’un bois différent. D’aucun auraient même dit, d’un bois de barral : sobre, très blanc et lisse, mais résistant. Ils s’étaient rencontrés quelques temps auparavant, lorsque Bowen était venu solliciter l’autorisation d’Aylan pour qu’il réalise un numéro musical avec son épouse Daena. L’homme était sénéchal du Nord, le numéro deux de ce royaume fédéré au sein de l’Empire ; il était difficile de lui refuser quoi que ce soit. De plus, Aylan n’avait guère d’intérêt pour son épouse, aussi il donna chaleureusement sa bénédiction à cette idée. Si la petite oie sotte qui lui servait à assouvir ses besoins une fois de temps en temps pouvait avoir un autre intérêt, il ne s’en priverait pas. Sa présence à la cour n’était plus aussi intéressante qu’auparavant, depuis qu’elle avait manqué d’être inculpée pour trahison.

Bowen Glover venait d’avoir un enfant. Son premier, si Aylan ne se trompait pas. Etant donné les bons termes relatifs dans lesquels se trouvaient le couple Redwyne de Fort-Darion et le sénéchal du Nord, Aylan avait souhaité marquer son appréciation au Nordien en lui offrant un présent pour cette naissance. C’était, également, une façon simple de continuer à développer cette relation avec un puissant seigneur étranger. Le château impérial n’étant pour le moment guère plus grand que le castel dans lequel s’était installé les Braenaryon, Aylan n’avait eu guère de mal à rapidement mémoriser les plans de chaque étage. Il s’était donc rendu sans problème jusqu’aux appartements exigus qu’occupait Glover dans le château. Tenant dans ses mains un flacon de verre relativement ouvragé, Aylan s’annonça au garde en faction.

« Veuillez signaler au seigneur Bowen que Ser Aylan souhaiterait le féliciter pour l’heureux événement. »

Le ton était un peu pompeux, mais c’était là le lot de tout subalterne sans intérêt ayant à faire à Aylan. L’homme n’était qu’un garde qui rentrerait bientôt dans les terres froides et inhospitalières du Nord, et qu’Aylan ne reverrait jamais plus. Quelques instants plus tard, la porte s’ouvrait de nouveau et le Redwyne était invité à entrer. Il y retrouva Bowen Glover qui le salua. La poignée de main était franche, digne d’un homme du Nord, un peu rustaud mais sincère. Aylan avait rapidement appris quel comportement adopter. La population de Fort-Darion était cosmopolite : on y trouvait beaucoup de Conflanais et de natifs du royaume de Peyredragon, ainsi que des Orageois, des Nordiens en proportions plus maigres. Enfin, quelques Valois complétaient le gros de la population. Ces cultures étaient parfois très différentes, et pour un Bieffois encore plus. Le chevalier des vignes s’était donc appliqué dès son arrivée à mémoriser chaque façon qu’avaient les différentes cultures de se comporter en société. Cela lui avait permis de s’insérer relativement aisément dans la haute-société impériale, au moins aussi cosmopolite que ses sujets.

« Seigneur Bowen, c’est un plaisir de vous voir. Je tenais à vous adresser, au nom de mon épouse et de moi-même, nos plus sincères félicitations pour la nouvelle que vous avez récemment reçu. Je sais combien le Nord n’est autant friand de vin que les royaumes du sud, mais j’espère que vous apprécierez cette bouteille de La Treille auré millésimé de l’an -30 : un cru rare que l’on retrouve aujourd’hui à la table des rois. Il m’a semblé de circonstances de vous offrir ce que je savais être de meilleur pour une telle occasion ! »


Aylan Redwyne

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MessageSujet: Re: [FB] Espoir hivernal   [FB] Espoir hivernal EmptyDim 8 Déc - 18:30

« Vous aurez beau dire, y a pas que de la pomme … »

Tandis qu’une migraine tenace lui vrillait les tempes, Bowen observait d’un œil légèrement vitreux la mixture concoctée par Jocelyn, l’une des lavandières nordiennes de Fort-Darion, qui l’observait d’un air parfaitement neutre alors qu’il jaugeait son impitoyable décoction, dont les remugles auraient tué un cheval sur le coup, sans parler de sa couleur délicieusement verdâtre. Et ne parlons pas du goût, qui avoisinait le pire des pires cauchemars gustatifs potentiellement imaginables : le brave Sénéchal avait manqué rendre tripes et boyaux quand il avait porté à ses lèvres cette immonde potion. Il valait mieux que ce soit efficace, parbleu ! Une énième fois depuis qu’il avait émergé des brumes avinées de son sommeil, l’homme se morigéna : plus jamais il ne boirait autant … Jusqu’à sa prochaine paternité, ce qui lui donnait une chance raisonnable de se remettre d’ici là, tant il était certain de mourir à petit feu. Voilà bien pourquoi il évitait de tels excès la plupart du temps, alors qu’en plus, il avait une constitution particulièrement solide et le coffre suffisant pour encaisser les pires agapes. Mais la veille … c’était différent. Il avait un fils en bonne santé. Il avait retrouvé sa sœur, les armées du Nord allaient bientôt rentrer dans leurs pénates. Ses hommes avaient profité de la bonne nouvelle principale pour dépenser toute leur solde, et lui-même, pour une fois, avait accepté de participer sans restriction à la fête. Dont la fin ne lui revenait d’ailleurs plus entièrement … Comment était-il rentré déjà ? Oh, baste, sa tête lui faisait toujours aussi mal. Moue peu amène en avant, le nordien prit à nouveau une gorgée de cet enfer liquide, un haut-le-cœur le saisissant :

« C’est du brutal … »

« Ah ben, c’t’une boisson d’homme. »

Adressant un coup d’œil torve face à la matrone qui avait une mine légèrement goguenarde à cet instant, Bowen retint la réplique qui lui brûlait les lèvres, préférant les tremper dans la chose verte. Curieusement, une fois que l’envie de tout rendre était passée, il avait l’impression que l’étau qui enserrait son crâne se desserrait un peu. Bon sang, cette sorcellerie était-elle donc efficace ? Il fallait espérer que cela vaille la colique qui allait sûrement le prendre, pour avoir réchauffé ses entrailles de pareil breuvage. Au moins son teint s’alliait parfaitement avec la panacée nouvelle, puisqu’il arborait désormais un visage proche de celui d’un macchabé. Bravement, le Sénéchal repartit pourtant à l’attaque, son corps frissonnant entièrement. D’un revers de la main, il s’essuya la bouche, avant de marmonner :

« Y aurait pas … ? »


« Si, y en a aussi. »

Horrifié, Bowen observa de haut en bas sa supposée bienfaitrice, à deux doigts de la faire arrêter pour tentative d’empoisonnement. Cette dernière lui reprit néanmoins le godet des mains avant de déclarer qu’il irait déjà mieux dans une heure ou deux, et de prendre congé. Le vaillant guerrier observa ce démon fait femme s’en aller et s’échoua dans son fauteuil, main sur l’estomac, ce dernier clamant son intense manque de satisfaction à être malmené de la sorte. De sa senestre, il tenta d’attraper un parchemin, mais ses yeux se fermèrent bien vite alors qu’ils parcouraient les mots inscrits dessus, se fermant peu à peu. Seulement pour quelques secondes …

Un bon moment plus tard, ce fut la voix du garde devant sa porte qui le réveilla, annonçant qu’un noble voulait le voir. Evidemment, maintenant, il allait falloir faire face à la suite du bal des félicitations. Se massant rapidement les tempes pour retrouver une contenance, Bowen constata qu’au moins, sa nausée avait disparu et que son mal de tête était à peu près supportable. Bien, il faudrait donc faire face. Heureusement, il avait été élevé dans ce sens, comme la plupart des nobles : endurer au nom de l’étiquette était un aspect primordial de leur éducation, après tout. Se soulevant quoique à regret, de son confortable fauteuil, l’homme fit en sorte de remettre de l’ordre dans sa vêture et dans ses cheveux, avant de dire à son visiteur qu’il pouvait entrer.

Pimpant, parfait exemple de ce que l’on imaginait quand on pensait à un chevalier bieffois, Aylan Redwyne entra avec sa couronne de cheveux blonds, pour lui présenter hommage et félicitations, en son nom et en celui de son épouse. Avant de dévoiler son cadeau, une bouteille de vin … ce qui amena Bowen à retenir un haut-le-cœur à la simple vue de l’alcool. En plus, il avait conscience de caractère particulièrement précieux du cadeau, surtout pour un noble en exil comme l’héritier déchu. Si, bien entendu, il était peu probable que ce dernier soit entièrement dénué d’arrière-pensées, compte tenu de sa position, le Sénéchal devait admettre qu’il était néanmoins touché … et un tantinet flatté, s’il fallait être entièrement honnête. Souriant, il déclara :

« Grand merci pour vos bons mots, Ser Aylan, et ne vous inquiétez point, nous savons apprécier les belles choses, surtout que de telles bouteilles sont fort rares, dans le Nord. Je la conserverai précieusement … peut-être pour la naissance du second, si les dieux le veulent. »

Lui offrant un siège, Bowen se rassit dans son confortable fauteuil, étouffant un soupir de plaisir, avant de demander :

« Comment vous portez-vous depuis notre dernière passe d’armes, messire ? Et dame votre épouse ? »



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MessageSujet: Re: [FB] Espoir hivernal   [FB] Espoir hivernal EmptyMar 17 Déc - 19:06

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Fort-Darion, terres impériales, Empire – An 0 mois 4 semaine 4

Le bureau de Bowen Glover sentait l’alcool. Interloqué par cette odeur qu’il ne remarquait que maintenant, Aylan se rendît compte que la pièce toute entière était emplie de relents d’alcool qui accrochaient au tissu et au bois. Autant le jeune homme en connaissait relativement bien l’odeur, autant celle-ci ne lui inspirait guère de bons sentiments tant l’odeur aigre sembler témoigner de la sudation d’alcool par tous les pores de la peau du sénéchal nordien. Le Bieffois, lui, ne buvait que très peu. Il avait vu son père s’enivrer chaque jour un peu plus et, nuit après nuit, sombrer toujours plus dans la dépendance et le ridicule. Ainsi, s’il connaissait chacun des cépages, millésimes et composition des vins de La Treille, il mettait toujours un point d’honneur à éviter d’en être dépendant.

Face à Bowen Glover, la nécessaire sobriété que s’imposait Aylan semblait bien dérisoire. L’homme avait l’air de s’être fait passer dessus par tout un bataillon de chevaliers. Il valait mieux garder le silence sur les véritables pensées qui l’animait. Il ignorait ce qu’il pouvait espérer du sénéchal. Après tout, il était un personnage puissant. Le Nord reposait en partie sur la capacité du Glover à bien diriger une armée ; et encore plus sur son bon sens stratégique. Aylan aurait tué pour disposer d’une telle influence et d’un tel pouvoir, mais il se savait jeune. Le moment n’était pas encore venu. Pour l’instant, il était sans doute considéré comme un paria et un traître par tous les Bieffois et risquait probablement l’excommunication de la part de la Foi si l’Empire et le Grand Septon s’entêtaient dans cette voie sans autre issue qu’un schisme qu’Aylan considérait futile et dangereux.

C’était peut-être là la chose qu’Aylan comprenait le moins au sein de l’Empire : cette soi-disant liberté de culte. Il avait été élevé dans la contemplation et la crainte des Sept-Qui-Ne-Font-Qu’un, bercé par les légendes andales qui avaient propagé la Foi dans tout le continent à l’exception significative du Nord. Les rites des anciens dieux, comme les Nordiens appelaient leurs croyances religieuses, semblaient profondément païens et primitifs pour les Bieffois, dont Aylan faisait évidemment partie. Prier devant un arbre taillé n’était pas précisément l’idée qu’il se faisait de la religion. Pour lui, les dieux étaient dans les septuaires, où chaque alcôve renfermait une icône et des offrandes et où le maître-autel central servait de support à l’Étoile à Sept Branches. Et sa foi, il l’exprimait en priant, en contemplant les vitraux des lieux saints, en sentant l’encens durant les célébrations et en confessant ses pêchés aux septons. C’était la seule vraie foi, et il avait du mal à comprendre comment l’on pouvait en arriver là. Cela ne pouvait être la volonté des Sept.


« Grand merci pour vos bons mots, Ser Aylan, et ne vous inquiétez point, nous savons apprécier les belles choses, surtout que de telles bouteilles sont fort rares, dans le Nord. Je la conserverai précieusement … peut-être pour la naissance du second, si les dieux le veulent. »


La voix de Bowen Glover était toujours aussi chaleureuse et il invita le jeune chevalier à s’asseoir à ses côtés tandis qu’il s’installait lui-même dans un fauteuil. Pas mécontent de pouvoir profiter de l’hospitalité du sénéchal, Aylan prit place et étendit ses jambes devant lui, s’étirant légèrement.


« Comment vous portez-vous depuis notre dernière passe d’armes, messire ? Et dame votre épouse ? »


Au souvenir de leur entraînement commun qui datait de quelques mois auparavant, Aylan ne put réprimer un sourire. Le Glover l’avait proprement surpassé bien qu’il ait été suffisamment élégant pour ne pas trop le montrer ou s’en vanter. Aylan, lui, avait sans nul doute pu démontrer combien le style bieffois était élégant… mais bien moins efficace que celui des Nordiens. Quant à Daena… bah ! Elle était fidèle à elle-même, c’était tout ce qu’il avait à penser à ce sujet.

« Pour une seconde naissance, ce serait un excellent choix. Je vous souhaite donc que celle-ci arrive rapidement et que ce soit un nouveau fils fort et vaillant comme vous. J’ai moi-même toujours regretté de n’avoir eu qu’une sœur, des cousines et une tante pour tout compagnons de jeu. Je vous souhaite donc, à vous et votre épouse, une pleine maisonnée de fiers petits Nordiens !  »

Ce faisant, il songeait de nouveau à son enfance à La Treille. Elle n’avait pas été des plus malheureuses. Il avait grandi entre son île et celle de Peyredragon, où il avait côtoyé les Targaryen ; notamment les filles. Il se rappelait les parties endiablées de jeux les après-midis nuageux dans la forteresse valyrienne, comment ils chassaient les dragons et repoussaient à eux seuls les pirates des Trois Sœurs ou les envahisseurs ghiscaris. Quant à sa demeure natale, il avait surtout en tête d’heureux souvenirs d’entraînement à la navigation et à la compréhension de la vigne, aux parties de trouve-moi-si-tu-peux et d’autres explorations des hectares cultivés autour du fief des Redwyne. Il se souvenait sans peine des jeux plus stratégiques, des échecs notamment, face à sa tante Taïna – Taïa, comme il la surnommait – et la jeune Mina Goldwyne, qui bénéficiait de l’éducation des enfants de la maisonnée seigneuriale. Ces jours heureux, bercés par le soleil d’Été et les brises chaude du Sud, semblaient désormais bien lointains. Il n’y avait plus aucune innocence, et les jeux avaient bien changés.

« Quant à notre passe d’armes, j’espère avoir l’occasion de pouvoir m’entraîner de nouveau à vos côtés, si le cœur vous en dit ! Je vous proposerais bien un entraînement séance tenante, mais l’honneur me commande de ne point le faire, » ajouta Aylan avec un grand sourire, ravi de sa plaisanterie au sujet de l’état visible de décrépitude du Glover.

Et puis, il songea à son épouse. Que diable pouvait faire Daena à cette heure-ci ? Il ne s’en souciait guère, d’ordinaire. Il fallait pourtant répondre quelque chose à Bowen. Le couple maudit mettait un point d’honneur à ne laisser paraître aucun indice de leur mécontentement à propos de leur union. Après tout, elle avait été officiée avec la bénédiction de l’impératrice Rhaenys en personne. De leur bonheur affiché dépendait également une – petite – partie de la réputation de la Dragonne.

« Ma chère et tendre se porte également au mieux. Nous espérons – et essayons chaque soir – être bénis par la même bonne nouvelle que vous sous peu, glissa Aylan avec un clin d’œil équivoque. Nous passons beaucoup de temps auprès de l’Impératrice, notamment Daena. Rhaenys est une amie qui m’est très chère, mais elle n’est parfois pas aisée à suivre ! »

Après tout, il ne faisait jamais de mal de rappeler quelle place occupaient Daena et Aylan au sein de la maisonnée impériale et de qui ils avaient l’oreille.

Aylan Redwyne

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MessageSujet: Re: [FB] Espoir hivernal   [FB] Espoir hivernal EmptyDim 5 Jan - 18:56

« J’espère parvenir à reconstruire mon foyer et qu’y résonnent à nouveau les rires des Glover, Ser, aussi vos augures seront-elles peut-être suivies d’effet. Même si je gage que ma dame appréciera avoir au moins une fille, pour ne point trop se sentir seule au milieu d’une horde de petits mâles. Ma sœur aînée a été dans votre situation, mais à l’envers, entourée de frères. Et puis … L’Empereur m’a un jour dit qu’il y avait beaucoup de bonheur à trouver, pour un père, dans la naissance d’une jeune lady. »

La voix de Bowen avait pris des intonations douces, comme toujours quand il parlait de sa famille, et davantage encore avec l’alcool qui alourdissait encore ses pensées, malgré son somme. Il ne savait pas vraiment ce que l’on savait du massacre des siens par les sauvageons en dehors du Nord et un peu du Conflans, de cette guerre de quelques mois qui avait saigné son royaume, au début de ce que quelques mestres commençaient déjà à surnommer l’Ere des Luttes. Le temps, pourtant, avait enfin commencé à faire son œuvre, et il n’évoquait ses cadets perdus qu’avec nostalgie et mélancolie, du moins la plupart du temps. Un homme physionomiste ou le connaissant bien aurait aperçu la lueur de tristesse au fond de son regard, tandis qu’il évoquait son chez-lui lointain et ses frères morts. Elle repartit bien vite, néanmoins, vestige fugace du vague à l’âme qui le prenait encore, parfois, et son expression était plus sereine, en parlant de ce que Torrhen lui avait confié, lorsqu’il lui avait appris que Maedalyn attendait son enfant. Une part de lui voulait un deuxième garçon, pour sécuriser sa lignée de manière pérenne, car une maladie ou un accident étaient vite arrivés. Sans parler de la guerre, car même si l’ambition impériale était la paix … Le Sénéchal avait appris durement que l’âme humaine était cruelle. Et pour les nordiens, la menace sauvageonne ne disparaîtrait pas, même si tout le Westeros civilisé se ralliait à la bannière noire et blanche. Son domaine demeurerait l’un de ceux en première ligne pour repousser ces immondices barbares qui pullulaient tel un chancre infect de l’autre côté du mur. La vinasse ingurgitée plus tôt, là encore, obscurcissait son jugement, et il s’en fallut de peu pour qu’il ne resserre brutalement sa main contre l’accoudoir du fauteuil.

Heureusement, l’atroce mixture de Jocelyn semblait avoir fait son œuvre, et il parvint à se maîtriser, ne cessant d’afficher son sourire. Au moins gardait-il contenance autant que faire se peut, même si son état de décrépitude était bel et bien visible, ce que le chevalier bieffois fit remarquer élégamment par ailleurs, déclenchant le rire du Poing du Nord, que les vapeurs embrumés de ses excès nocturnes rendaient versatile d’humeur et prompt à s’amuser ou s’énerver.

« Alors je loue votre honneur, quoique pour ma part, c’eut été la prudence qui m’aurait commandé de refuser. Mes hommes ont absolument tenu à fêter l’heureux événement, et je dois admettre avoir participé plus que d’ordinaire aux libations. Une horde de guerriers nordiens, dont nos fiers Garde-Loups royaux qui célèbre une naissance, croyez-bien que c’est tout un spectacle. Quoique, l’auberge est encore debout, c’est donc que nous fûmes raisonnables. »


Ou pas, mais l’éclat malicieux dans ses yeux racontait une tout autre histoire. Oh, peut-être que cela paraissait sauvage, pour un sudier, mais qu’importe : les hommes restaient des hommes, et si Bowen n’avait jamais été très porté sur la boisson, du moins, pas au point de finir ivre et aidé en cela par sa très robuste constitution et la légendaire résistance à l’alcool des hommes du Bois-aux-loups, il savait aussi qu’il était bon, parfois, de célébrer, de permettre aux frustrations de la bataille et de l’hiver, présentement, de s’évacuer, tout en partageant ces moments avec la troupe pour forger des liens de loyauté et de camaraderie. C’était une des choses qu’il avait appris avec Torrhen, également. Quand bien même les lendemains étaient douloureux … de telles soirées apportaient aussi leur lot de rencontre.

« A ce propos, j’ai rencontré un homme de votre île, Messire Garlan Goldwyne. J’ignore si vous le connaissez ? »

L’homme lui avait fait une impression très favorable, puisqu’il l’avait invité à dîner avec sa sœur et son beau-frère, après tout. Sa conversation était agréable, et la chaleur dans sa voix à son évocation dénotait de son appréciation. Il avait cru sentir chez le bieffois des qualités qu’il appréciait comme la loyauté, l’honneur et la vertu, et il avait échangé sur leurs coutumes respectives en bonne intelligence, mû par la curiosité, sans penser aux querelles anciennes, à la méfiance presque innée des nordiens pour les sudiers et inversement. Cela avait été agréable, et sans doute permis par l’alcool, cette huile sociale sans pareille. Du moins, en temps normal, il n’aurait probablement pas été aussi volubile, à parler de son épouse et des aventures galantes de son vis-à-vis. Cela, néanmoins, ne paraissait point déranger en temps normal Ser Aylan, qui évoqua, l’œil légèrement égrillard selon Bowen, l’accomplissement répété de son devoir conjugal pour concevoir. Un an auparavant, le jeune homme aurait immanquablement rougi et il voyait déjà sa bouche s’arrondir en un petit « oh » de surprise et d’inconfort. C’est que, dans le Nord, on ne parlait guère de ces choses. Entre amis, éventuellement, encore que … c’était plutôt pour se taquiner, et en des paroles plus fleuries, pour moquer gentiment l’empressement d’un galant déterminé ou d’un damoiseau soudain bien sûr de lui. Ou entre camarades, durant les campagnes, et là, l’on parlait moins des épouses que des putains, ou au moins de leurs attraits en termes bien moins équivoques. Généralement, même maintenant, Bowen se contentait de rire avec les autres aux moqueries et bons mots, mais ne participait que peu. D’abord parce que, tout simplement, il n’avait pas grand-chose à dire : il n’était point séducteur, ne l’avait jamais été, n’avait finalement que peu été avec sa femme et n’avait connu aucune passade durant les longs mois depuis qu’il avait quitté Blancport avec l’armée nordienne. Ensuite, parce qu’il n’avait jamais aimé gloser sur les dames, autant par caractère que par léger dégoût pour ces étalages lestes. Néanmoins, il considérait que, présentement, il s’agissait d’une dissonance culturelle, et se contenta donc de répondre poliment :

« Je prie pour que vous et Lady Daena connaissiez la même félicité que la mienne, alors. Bien que je n’ai point encore rencontré mon Torrhen, je sais qu’il a déjà changé mon existence et que je me battrai sans relâche contre tous nos ennemis pour lui permettre de grandir en sécurité. »

Et la lueur féroce qui s’était soudainement éveillée dans son regard montrait qu’il ne s’agissait pas de paroles en l’air. Jamais son fils ne connaîtrait ce que lui-même avait vécu, non, jamais … C’était cela son espoir, son mantra. Voilà pourquoi il devait avoir confiance, croire dans l’Empire, dans le rêve de son ancien mentor et de son épouse, dont Aylan semblait être proche. Il savait que Lady Daena était la cousine de l’Impératrice, et se doutait donc que, pour avoir obtenu sa main, l’homme devait avoir la faveur de l’ancienne souveraine de Peyredragon, néanmoins il ne connaissait pas encore toute la subtilité des alliances sudières.

« Vous connaissez donc l’Impératrice depuis longtemps ? Était-ce parce que vos maisons commerçaient, en îliens ? Je dois vous paraître ignorant, mais les subtilités de l’histoire des royaumes au-delà du Neck me sont encore peu familières, bien que j’aie commencé à l’étudier. »



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MessageSujet: Re: [FB] Espoir hivernal   [FB] Espoir hivernal EmptyDim 15 Mar - 15:20

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Fort-Darion, terres impériales, Empire – An 0 mois 4 semaine 4

Le sénéchal du Nord était un homme intéressant et qui avait toujours quelque chose à dire. Aylan se rendait compte que le personnage était plus profond que ce qu’il voulait bien laisser paraître. Même décuvant d’une soirée manifestement trop arrosée, Glover gardait une certaine prestance qui n’était pas seulement inhérente à son éminente fonction au sein du royaume de Winterfell. La voix du jeune père s’était adoucie alors qu’il avait fait référence aux siens et Aylan nota bien l’affection que semblait porter le Glover à son sang. Il se fit la réflexion que cette information pourrait peut-être, un jour, lui servir. Il était utile de connaître ses amis et ses ennemis dans ce monde sans pitié qui était celui de la cour impériale. Il avait un bon contact avec Bowen Glover mais personne ne pouvait dire de quoi serait fait le lendemain.

« Alors je loue votre honneur, quoique pour ma part, c’eut été la prudence qui m’aurait commandé de refuser. Mes hommes ont absolument tenu à fêter l’heureux événement, et je dois admettre avoir participé plus que d’ordinaire aux libations. Une horde de guerriers nordiens, dont nos fiers Garde-Loups royaux qui célèbre une naissance, croyez-bien que c’est tout un spectacle. Quoique, l’auberge est encore debout, c’est donc que nous fûmes raisonnables. »

Ne s’attendant nullement à une telle plaisanterie, Aylan haussa des sourcils stupéfaits. Si les hommes du Bief savaient s’amuser et pouvaient provoquer de grandes beuveries dans les tavernes et bordels des villes du Sud, il n’y avait jamais de risque quant à la structure du bâtiment. Il se doutait que le Glover plaisantait tout en soupçonnant une ombre de vérité. Les Nordiens étaient décidément de grands sauvages, tout de même. Ou tout du moins de gros rustauds.

« A ce propos, j’ai rencontré un homme de votre île, Messire Garlan Goldwyne. J’ignore si vous le connaissez ? »

Mais pourquoi diable tout le monde s’échinait donc à lui parler de Garlan ? Aylan ne manqua pas d’afficher une moue indulgente et mimant un réel intérêt pour la discussion qui s’amorçait. Que pensait-il de Garlan ? Il l’avait toujours perçu trop sérieux, trop coincé dans le quelconque rôle qu’il s’imaginait avoir. Aylan, lui, avait toujours profité des avantages que lui apportait son rôle de premier né et futur seigneur de La Treille. Bien que Garlan soit son aîné et aurait pu faire figure de modèle pour lui, il n’avait jamais apprécié cette façon qu’il avait de se comporter comme si sa vertu valait tellement plus que celle des autres. Son contact était bien plus positif avec Mina, la sœur de Garlan, à peu près du même âge qu’Aylan et qui avait en partie était élevée à La Treille.

« Méfiance sénéchal ! Vous allez vous habituer aux Bieffois, » déclara Aylan avec un ton plaisantin. « Je le connais, il est fils d’une famille vassale des Redwyne. Je vous avoue toutefois qu’il n’est guère trop venu à La Treille avant son exil décrété par son propre père… Je connais mieux sa sœur, Mina, mais j’ignore ce qu’elle est devenue. Aux dernières nouvelles, elle avait épousé un seigneur orageois. »

Quant à la réplique d’Aylan sur la besogne pratiquée chaque soir pour mettre Daena enceinte, il devait bien constater que celle-ci n’avait guère soulevé d’enthousiasme ni d’intérêt réel chez le Glover qui se constata de lever son verre avec politesse.

« Je prie pour que vous et Lady Daena connaissiez la même félicité que la mienne, alors. Bien que je n’ai point encore rencontré mon Torrhen, je sais qu’il a déjà changé mon existence et que je me battrai sans relâche contre tous nos ennemis pour lui permettre de grandir en sécurité. »

Le ton déterminé qui accompagnait l’éclat guerrier du regard du Nordien était équivoque : même un aveugle aurait vu le feu sacré qui animait le jeune père. Aylan hocha la tête avec reconnaissance pour ses vœux de prospérité concernant son union avec cette potiche de Velaryon qui ne semblait pas parvenir à tomber enceinte. Pouvait-elle être stérile ? Cette réflexion troubla un temps le visage du chevalier qui s’efforça de penser à autre chose et il fut ravi lorsque le Glover reprit la parole.

« Vous connaissez donc l’Impératrice depuis longtemps ? Était-ce parce que vos maisons commerçaient, en îliens ? Je dois vous paraître ignorant, mais les subtilités de l’histoire des royaumes au-delà du Neck me sont encore peu familières, bien que j’aie commencé à l’étudier. »

Ah, voilà que le Glover du Nord se piquait finalement de politique. Aylan était bien plus à l’aise dans cette eau-là. Bien qu’il ait avant tout été élevé en tant que chevalier, le natif de La Treille était également un animal politique qui avait toujours su utiliser les gens autour de lui pour parvenir à ses fins. C’était ainsi qu’il était parvenu à faire disqualifier son père de la succession pour mieux le supprimer ensuite. Aylan se doutait que la question n’était pas innocente et que beaucoup devaient se demander comment ce petit chevalier ayant rompu ses vœux de loyauté envers son roi pouvait avoir une telle proximité avec l’impératrice en personne. Se sentant en terrain connu, Aylan changea sa posture et son regard se mit à briller de l’orgueil qu’il tirait de sa relation avec Rhaenys et de l’ambition qui brûlait dans son cœur.

« Vous n’êtes pas du tout ignorant, monseigneur. Ce n’est pas une histoire très publique et beaucoup en convoitent la connaissance de véritable version. »

Il n’était évidemment pas question de révéler ladite version à Bowen Glover, en tout cas pas aujourd’hui, mais Aylan comprenait bien qu’il devait lâcher du lest et confier certaines choses à cet homme. Si ce n’était pas dans un avenir proche, il espérait en tout cas pouvoir compter sur sa confiance à son égard à moyen-terme pour parvenir à ses fins. Bien qu’il ne soit pas envisageable de trahir aujourd’hui son grand-père en révélant à un quasi-inconnu que les Redwyne étaient liés aux Targaryen depuis de nombreuses années par un serment de féauté secret, il pouvait toutefois raconter une histoire similaire.

« La vérité, c’est que les Taragryen et les Redwyne ont quelque chose en commun et vous l’avez mieux saisi que d’autres. Nous sommes deux familles insulaires et nous autres Redwyne comptons avant tout sur le commerce pour nous développer et gagner en influence. C’est donc naturellement que nous avons rencontré les Targaryen et qu’ils sont devenus acheteurs de nos vins. A plusieurs occasions, j’ai pu rencontrer l’impératrice et sa famille. Ce sont à ces multiples occasions que nous sommes devenus très proches. »

A l’évocation des disparus qu’étaient Aegon et Visenya, Aylan ne put s’empêcher une moue mélancolique. Qui pouvait dire ce qu’aurait été l’Histoire si Aegon avait tué Harren et non l’inverse ? Peut-être aurait-il fini par épouser Rhaenys ou Visenya après avoir amené Chevalier-Dragon à la raison ? Peut-être aurait-il été roi. Seuls les dieux avaient la réponse à ces questions, et Aylan ne cherchait guère à remuer le passé. Seul l’avenir comptait.

Et vous-même, sénéchal ? Comment êtes-vous parvenu là où vous êtes ? Sans vouloir vous offenser, vous êtes bien jeune pour être sénéchal. A croire que vos anciennes générations sont moins rigides que les miennes lorsqu’il s’agit de confier des postes à responsabilités à un jeune seigneur talentueux. »


Aylan Redwyne

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