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Who's the Man ? ↯ Garlan
MessageSujet: Who's the Man ? ↯ Garlan   Who's the Man ? ↯ Garlan EmptyJeu 14 Nov - 14:55









Who's the Man ?
Garlan Goldwine

Fraîchement rentrée dans l’Orage après des mois d’absence, avec la guerre qui avait amputé son Royaume à l’Ouest, Argella avait besoin de prendre la température chez elle, au plus proche du peuple. Elle voulait entendre ce qu’on disait d’elle, de l’Empire, de l’armée coalisée, de sa foi, de sa réputation, de son jeune règne, de cette campagne à venir, de l’ennemi Bieffois. Son rapprochement avec l’Empire ne faisait pas que des heureux à la cour, mais qu’en était-il du petit peuple, des simples soldats ? Étaient-ils si hostiles, plus, moins ? Depuis le banquet et malgré son assurance affichée elle se posait un tas de questions et elle avait besoin de savoir, d’entendre et de voir par elle même. Le fait qu’elle n’avait de toute façon aucun doute d’avoir fait le bon choix en s’alliant à Rhaenys et Torrhen n’y faisait rien, elle ne pouvait pas se permettre avec la campagne à venir, avec la menace Dornienne et celle du Tigre, de se reposer sur ses lauriers. S’il y avait quelque chose à savoir, elle voulait savoir, pour pouvoir agir en conséquence.

Quoi de mieux qu’une taverne en ville pour écouter et observer les Orageois. Il y aurait aussi probablement des Nordiens, des Peyrdragonniens et des Riverains, tous ceux que la Durrandon avait invectivé lors du banquet. Voir que Stannis s’amusait à lui manquer de respect en saluant d’abord le couple Impérial comme si elle avait ployé le genou et qu’ils étaient au dessus d’elle en son propre Royaume lui avait mis la puce à l’oreille. Voir la sa propre mère remettre en question ses décisions devant ses officiers, ses vassaux et ses alliés l’avaient mise dans une rage folle. Pour finir, la missive de Lyderik reçue la veille l’avait choquée, comment pouvait-il croire qu’elle devait demander l’autorisation à qui que ce soit pour inviter quelqu’un chez elle. Cela n’avait rien à voir avec la politique extérieure, seul domaine réservé à l’Empire, ce qui semblait logique et juste même si c’était difficile pour une souveraine de se plier à cette règle. Quand au Collège Impérial, si la politique et la diplomatie n’était pas sa tasse de thé et qu’elle avait fini par laisser sa place à des gens plus à même de discuter tandis qu’elle gouvernait sur le trône d’Accalmie,  elle comprenait que pour construire quelque chose ensemble, il était indispensable de discuter et que parfois, l’Empereur ou l'Impératrice devaient trancher.

La jeune biche allait devoir remettre tout le monde au pas et rappeler à tous qu’elle était la Reine de l’Orage, la seule et que l’Empire ne prenait pas le pas sur elle, ni sur la Souveraineté de la Maison Durrandon. Le couple Impérial était venu honorer sa promesse et elle ne souffrirait pas qu’on manque de respect, ni à eux, ses amis, la famille qu’elle avait choisi, ni à elle, fille d’Argilac le Grand, Reine Guerrière, l’Impétueuse. Mais avant elle devait connaître précisément sa marge de manœuvre, savoir qui étaient ses soutiens, qui étaient ceux qui doutaient, qui pensait qu’elle ne méritait pas sa place ou qu’elle mettait le Royaume en danger. Et elle devait le faire seule, enfin en tout cas pas par le biais de ses espions. En plus, une soirée simple autour d’un bière lui ferait le plus grand bien après le faste du banquet et avant la dureté de la marche à venir.

La brune aux yeux céruléens enfila un pantalon de laine sombre, des bottes de cuir, une chemise en lin blanche, un veston en velours noir sur une cotte de maille et par dessus le tout, une cape de voyage en laine verte avec une capuche. Son épée et ses couteaux dissimulés sous la cape, elle attacha ses cheveux en un élégant catogan d’homme et estompa du khôl en lieu et place de sa barbe imaginaire. Puis, elle se rendit jusqu’au écuries et se dissimula dans l’ombre. Par prudence, elle ne pouvait y aller seule et en même temps, elle devait être accompagnée de quelqu’un qui garderait le secret surtout auprès de Rowenna. Comme elle devait une bière à Garlan, n’ayant pas pu en partager une avec lui à Fort-Darion après leur entraînement, elle lui avait envoyé un mot pour lui donner rendez-vous devant les écuries. Lorsqu’il arriva, elle le tira dans l’ombre avec elle et de peur qu’il alerte quelqu’un, lui mit un doigt sur la bouche en lui faisant face. Elle rejeta sa capuche en arrière afin qu'il la reconnaisse et lui fit un clin d’œil.

__ Veuillez m’excuser pour ce rendez-vous peu conventionnel, Ser. J’ai un service à vous demander et cela sera pour nous l’occasion de boire cette choppe que nous n’avons point partagée à Fort-Darion. Il faut que je sache ce qui se dit de moi et de l'Empire dans les tavernes.

La jeune femme remit sa capuche, et d’un pas assuré, se dirigea vers l’unique porte, fermée d’une herse et d’une lourde porte de bois renforcée, donnant sur un grand escalier descendant vers la cité. Il y avait là une dizaine de gardes.

__ Vous parlerez, ils reconnaîtraient ma voix.


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Argella Durrandon

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MessageSujet: Re: Who's the Man ? ↯ Garlan   Who's the Man ? ↯ Garlan EmptyDim 17 Nov - 13:22



Le Cyvosse




RESULTAT
- Sur le premier test, Argella jouit d'une réputation solide. On s'inquiète toutefois de son célibat et de l'absence d'héritier pour l'Orage.
- Sur le second test, la coexistence avec les unités impériales et orageoises semble bien se passer. Il y a de toute façon des nordiens présents depuis des mois, ce qui a permis d'acclimater la populationà ces étrangers. Il y a forcément toujours quelques incidents mineurs, mais rien de bien grave.
- Sur le dernier test, le couple impérial semble bien perçu. La venue de Rhaenys et de troupes impériales aux débuts de l'hiver semble avoir établi une base de popularité solide, et la rencontre avec le peuple organisé par l'Empereur à l'arrivée de ses troupes fait souffler un vent d'espoir sur le peuple orageois, car l'Empire semble se soucier concrètement du sort du peuple orageois.




Dernière édition par Le Cyvosse le Dim 17 Nov - 13:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Who's the Man ? ↯ Garlan   Who's the Man ? ↯ Garlan EmptyDim 17 Nov - 13:22

Le membre 'Le Cyvosse' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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MessageSujet: Re: Who's the Man ? ↯ Garlan   Who's the Man ? ↯ Garlan EmptyDim 12 Jan - 21:53

Aujourd’hui, il avaient eu le droit  à quelques belles éclaircies, le Printemps commençait à bien montrer le bout de son nez. Certes cette contrée n’était guère reconnue pour son climat clément, mais plutôt pour ses intempéries et ses orages. Mais en soit, cette région devait bien mériter son nom. Cela faisait tout de même du bien de voir les beaux jours s’annoncer, du moins les beaux jours en matière de temps, avec la guerre, on ne pouvait pas vraiment les considérer comme tels. Mais les rayons du soleil et sa douce chaleur étaient les bienvenus, de quoi donner du baume au cœur pour bien des soldats dans l’armée et remonter leur moral après un dur hiver. De plus, bien qu’il s’entrainait quotidiennement même pendant les rudes journées hivernales, c’était toujours plus agréable dans les conditions actuelles. De plus au niveau de l’escadron, ça leur permettait d’y aller plus franchement lors des exercices et des manœuvres avec moins de chance que les montures se blessent sur des terrains détrempés, donc parfois aussi les hommes par la même occasion.

Enfin bref ce fut profitable pour tout le monde. Vers la fin de journée, ils rentrèrent enfin à leurs quartiers. Entendez par là, pour l’escadron aux innombrables tentes qui avaient été dressées autour d’Accalmie pour accueillir toute l’armée impériale. Après une telle journée, ses hommes avaient bien mérités du repos, si bien qu’il leur laisserait tout le reste du temps jusque le lendemain matin pour se reposer. Ils devaient aussi pouvoir souffler afin de retrouver de l’énergie, mais surtout d’être parfaitement frais et en forme lorsque les hostilités commenceront prochainement. Garlan entra dans sa tente, elle ne différait aucunement de celles des autres cavaliers de l’escadron, juste de quoi y disposer un gros coffre, un établi pour y disposer son équipement et un vieux matelas troué et rembourré avec de la paille qu’il avait réussi à se dégoter.  Comme à son habitude, son regard se perdit dans son petit chez lui et il remarqua assez rapidement qu’une lettre pliée avait été posé sur son coffre.

Il s’en approcha doucement, un sourire apparut sur son visage, rêvant l’espace d’un instant que c’est Yesaminda qui lui aurait fais parvenir un petit mot. Le bieffois s’empara du papier, le déplia et commença à le lire. On lui donnait rendez-vous près des écuries à la nuit tombée, la signature lui fit comprendre que ce n’était point son épouse. Il se demandait pourquoi Argella souhaitait le voir à cet endroit précis et les raisons qui motivaient cette rencontre. Mais après tout, la seule façon de le savoir était de s’y rendre. Il devait surement lui rester une heure ou deux, de quoi s’allonger pour prendre un peu de repos après une journée rendement menée.

Le soleil avait laissé sa place à l’obscurité dans cette contrée, et comme convenu Garlan s’était mis en chemin afin de se rendre au lieu indiqué par la reine de l’Orage. Alors qu’il marchait, il eut tout le temps de réfléchir à ce que Argella pouvait bien lui vouloir, peut-être était-ce juste pour qu’ils se retrouvent afin d’aller boire un godet ensemble. Après tout, lors de leur entrainement en commun à Fort-Darion, elle lui avait promis que ce n’était que partie remise. Arrivé en ville, à cette heure, il croisa surtout beaucoup de gardes qui finissaient leur patrouille et également ceux qui venaient les relever. Son regard se porta aussi sur des soldats de différents soldats des royaumes fédérés surement à la recherche d’un bordel pour assouvir leur besoin ou d’une taverne pour boire un coup tous ensembles. Il venait tout juste d’arriver, son regard scruta la zone quand tout à coup quelqu’un cercla son avant-bras et le tira en arrière.

Garlan lâcha un hoquet de surprise, d’instinct sa main se porta immédiatement à sa dague présente à sa ceinture. Prêt à se défendre, ses sens se mirent en alerte, ne s’attendant certainement pas à une action de la sorte. La personne encapuchonnée qui avait agis de la sorte lui fit face, en lui faisant comprendre qu’il devait se taire pour n’alerter personne dans les alentours. Elle lui dévoila son visage, alors que jusqu’à présent sa main enlacée toujours sa garde, prêt à agir. Argella. C’était tout simplement Argella. Il laissa s’échapper un soupir de soulagement et se détendit immédiatement. Elle vint à lui demander de l’aide afin de savoir quelle était sa réputation auprès de son peuple et comment était vu l’Empire par ses compatriotes. De son côté, le bieffois se fichait bien de l’avis des autres le concernant, mais il se doutait bien lorsqu’on avait autant de responsabilités qu’Argella, ce poids sur ses épaules, elle devait surement vouloir savoir si son peuple comprenait les choix et sacrifices qu’elle avait dû faire.

« Vous n’avez point à vous excuser, votre majesté, bien que je dois avouer que vous avez réussi à me surprendre. Cela sera un plaisir de vous aider et d’autant plus de boire cette chope ensemble, les occasions ont bien manquées ces derniers temps il faut dire. Je connais le bon endroit pour cela. » Les deux individus, côte à côte, se dirigèrent vers la cité où ils trouveraient un lieu propice pour discuter. Ils devaient avant là passer par une dizaine de gardes en poste au niveau de la porte et de l’escalier qui leur permettraient d’accéder à leur destination.  Argella le laissait faire par peur d’être reconnu, le chevalier opina simplement du chef afin de faire comprendre qu’il retenait bien l’information. Deux gardes s’avancèrent vers eux, main sur le pommeau, les autres les observaient, prêts à agir si nécessaire. « - Halte ! Qui va là ? »  Le duo s’arrêta suite à la requête des orageois. C’était à Garlan de s’exprimer. « Ser Garlan Goldwyne. J’étais venu prendre mes ordres auprès du chef de corps de la cavalerie impériale pour la journée de demain. » Le premier garde semblait un peu dubitatif, mais son compatriote l’informa qu’il l’avait déjà croisé à plusieurs reprises au niveau du château et qu’il n’y avait pas de problème.

« Et lui, ser ? C’est qui ? Il n’a pas l’air très causant…»  demanda-t-il en désignant Argella encapuchonnée d’un signe de tête. C’est à ce moment-là qu’il allait devoir broder pour s’en tirer. Tout en improvisant bien entendu. « Il s’agit de Gendry. Après avoir aidé un couple à pousser une charrette  dont les roues s’étaient embourbées, ils m’ont fais la demande de prendre leur fils en tant qu’écuyer qui a toujours rêvé de devenir chevalier. Je l’ai donc mis à l’épreuve aujourd’hui, pour voir ce qu’il valait. Et il faut dire que je l’ai quelque peu malmené, d’où le fait qu’il se montre bien silencieux… » dit-il en ricanant doucement en donnant une tape sur l’épaule d’Argella. Il allait le payer cher probablement, mais il fallait jouer la comédie jusqu’au bout. « Je vais donc réfléchir au fait d’en faire mon écuyer, mais pour l’instant j’allais lui payer un godet bien mérité après cette journée rudement menée. » Il fit un clin d’œil aux deux gardes pour rajouter : « On m’a également vanté à plusieurs reprises la descente des orageois, je vais pouvoir constater s’il s’agit d’un fait ou seulement de paroles en l’air. »

Les deux gardes rirent jaune à sa plaisanterie, mais en soit c’était juste pour détourner leur attention sur l’identité d’Argella. « Laissez-les passer ! » ordonna l’un des orageois à ses compères. Le duo pouvait donc y aller, ils n’étaient pas forcément tirés d’affaire et faire profil bas jusqu’à ce qu’il soit hors d’atteinte de gardes. « Sur ce messieurs, passez une bonne soirée et bon courage pour votre poste ! » Alors qu’ils s’étaient élancés pour passer la porte, un des gardes donna une grande tape dans le dos d’Argella, prise par surprise, elle sembla manquer de trébucher, sa capuche manquant de quitter le sommet de son crâne. Du voix tonitruante, il ajouta : « - Fais nous honneur, Gendry ! Tu ne vas quand même pas laisser un sale bieffois nous ridiculiser ! » Le chevalier rumina à ces propos, s’ils ne devaient pas jouer cette comédie, autant dire qu’il ne se laisserait certainement pas faire. Il dut prendre sur lui et ils continuèrent alors d’avancer, passant la porte et commençant à descendre les escaliers, ils  étaient seuls désormais et hors d’atteinte des gardes, personne ne pouvait les entendre.

« Désolé pour tout ceci, Argella… » Il se reprit instantanément. « Votre Majesté ! Mais sans une histoire à minima cohérente, vos soldats ne nous auraient pas laissés passer. Je n’ose imaginer leur réaction s’ils auraient découverts votre identité. » La scène aurait pu avoir un rendu comique, mais en soit la reine aurait pu avoir des soucis, et Garlan par la même occasion, surtout en ce qui concerne leur réputation. Ils s’avancèrent vers la cité, continuant à descendre les marches de l’escalier, au début de celui-ci se trouvait également une dizaine de gardes, mais ils les laissèrent passer, pensant bien que leurs compatriotes plus haut avaient fais le nécessaire. Le bieffois se contenta de les saluer d’un signe de tête. Ils purent ensuite s’aventurer à leur guise dans la cité, sans plus être inquiété, croisant parfois la route de gardes qui ne leur causèrent pas d’ennuis.

Il avait été boire une chope dans une taverne avec les rares compatriotes bieffois de l’armée impériale il y a quelques jours. Le « Poney Fringant ». Cela serait un bon endroit pour eux discuté. Après s’être aventuré dans le dédale de ruelles de la cité, ils y arrivèrent. Sur place, la taverne était bien peuplée, il faut dire qu’avec l’armée impériale à ses portes, les locaux pouvaient faire de belles affaires. L’endroit était spacieux, et ils s’aventurèrent dans l’endroit assez bruyant pour rejoindre le fond de la salle, moins occupé pour se trouver une table. Il fallait bien choisir l’endroit pour être certain de pouvoir discuter comme ils le voulaient, bien qu’ils doivent surement ne pas se faire remarquer. Ils se mirent à bonne distance des autres individus et s’installèrent. Avant de s’asseoir, le bieffois héla le gérant : « S'il vous plait !Deux chopes pour moi et mon ami, tavernier ! » Il lança un regard à Argella, un large sourire se dévoila sur son visage : « La première est pour moi. » Il s’assit alors sur le banc en face d’elle, le bieffois se fit plus sérieux alors et lui demanda : « Que voulez-vous savoir précisément, votre majesté ? »


“Loyalty means I am down with you whether you are wrong or right, but I will tell you when you are wrong and help you get it right.”



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MessageSujet: Re: Who's the Man ? ↯ Garlan   Who's the Man ? ↯ Garlan EmptyVen 17 Jan - 16:54








Who's the Man ?
Garlan Goldwine

Le retour du printemps annonçait aussi celui de la guerre, et pour Argella, c’était une joie pour l’une autant que l’autre, même s’il faudrait attendre un peu que les tempêtes se calment avant de prendre la route. N’imaginez pas qu’elle n’avait pas peur, il aurait été idiot de ne pas craindre la mort, elle ne savait que trop bien à quoi s’en tenir sur un champ de bataille, et particulièrement avec l’usurpateur et le Grand Septon en face, tous deux doués pour la fourberie. Mais elle était contente de quitter enfin ses appartements pour marcher dans la boue avec ces hommes, enfin, c’étaient ses chevaux qui se saliraient les pâturons. Mais la vie de campagne, la tente de guerre, arrêter un peu la politique pour tuer l’ennemi, cela lui avait manqué et elle en rêvait depuis de longs mois. Elle avait tant et tant rongé son frein, sachant ses vassaux sous le joug de Manfred, ses terres amputées, son Royaume humilié, sa couronne en danger. Or, la politique, c’était indispensable, elle le savait à présent, elle devait s’y résoudre, il fallait parfois discuter, avec des mots, plutôt qu’à coups de poings ou d’épée. Mais elle était plus à l’aise en armure et avec ses armes à la main qu’en robe avec les mots, les seuls qu’elle maitrisait vraiment étant ceux de la guerre. Pour la gloire, pour l’Orage.

Qui aurait cru que dans les champs où poussaient, tendre, l’orge et le blé nouveaux, bientôt, s'écoulerait le sang des soldats ? Qui penserait que les bourgeons si frêles seraient témoins silencieux de nouveaux carnages ? Les entraînements avaient repris de plus belle, les armes et les armures forgées étaient distribuées aux nouvelles levées et à toutes les armées. On se préparait pour la guerre, partout et à Accalmie plus encore. Une certaine tension régnait car tous savaient que le temps serait bientôt venu de se mettre en marche et que parmi ceux qui partaient, beaucoup ne reviendraient pas.

Par réflexe, la Durrandon leva les mains pour montrer à Garlan qu’elle n’était pas armée. C'eût été fort dommage que l’un blesse l’autre sur un malentendu. Heureusement, il reconnut rapidement la Reine de l’Orage et elle le lâcha dès qu’elle le sentit se détendre. Une fois passée la surprise, et l’invitation acceptée, elle remit son capuchon et ils se mirent en route. Le Goldwyne devait être passé de nombreuses fois devant les gardes de la forteresse, aussi ne se faisait-elle pas trop de souci pour qu’ils le laissent passer. Restait à trouver une excuse pour qu’il soit accompagné d’un jeune homme encapuchonné, mais elle lui faisait confiance. De toute façon si la situation tournait au vinaigre, elle révélerait son identité, c’était mieux que de laisser les choses dégénérer, mais elle préférait sortir incognito. Elle savait que son visage et même ses yeux étaient par trop reconnaissables, surtout pour ses hommes qui l’avaient vue tant de fois, de loin comme de près. Comme souvent, elle n’imaginait pas un seul instant à ce qu’on pourrait penser d’eux si on les voyait quitter la citadelle ensemble en catimini. Elle allait boire un godet avec un ami, rien d’autre et il été parfaitement étrange qu’elle quitte la sécurité et le relatif secret de ses appartements si elle avait eut d’autres intentions. Mais bon, les rumeurs pouvaient se répandre comme une traînée de poudre et causer bien des soucis et elle n’y aurait même pas songé.

Ainsi, elle avançait le visage baissé, les épaules un peu voûtées, pas de la démarche qui était la sienne quand elle était Reine. Non, celle de la chasseuse plutôt, ou quelque chose entre la chasseuse et le serviteur. Ce n’était pas tout à fait la première fois qu’elle se faisait passer pour autre chose que ce qu’elle était. Elle resta ainsi tandis que les soldats interrogeaient Garlan, levant juste assez la tête pour observer leurs mains et leurs ceintures afin de s’assurer qu’ils ne sortaient pas leurs lames, prête à agir si tel était le cas. Le Chevalier inventa une histoire, somme tout plausible et elle se retint de lui jeter le moindre regard quand il prétendit l’avoir malmenée. C’était pour les besoin de leur petite escapade secrète et elle ne lui en tiendrait pas rigueur, mais surtout, elle ne devait pas se trahir par ses réactions. Il lui donna une tape sur l’épaule et elle cacha son sourire dans son capuchon. Quand ils se remirent en marche, elle fit mine de boiter légèrement pour appuyer le récit du Goldwyne et lorsque les gardes lui demandèrent de faire honneur à la descente orageoise, elle leva le poing en signe de défi relevé. Elle jeta un regard amusé à Garlan qui rongeait son frein mais se retint d’exploser de rire pour que cela n’éveille pas les soupçons.

__ Désolée pour la fierté Orageoise et leurs insultes, comme je vous l’ai dit, nous tenons à notre réputation. Vous pouvez m’appeler Argella, Garlan. Pas en publique, mais entre nous, je n’y vois aucun inconvénient. Mais ce soir, c’est Gendry.

Sourit l’Impétueuse avant de constater que la deuxième troupe de gardes n’était pas très sérieuse mais que les rondes de la milice dans la cité étaient bien présentes. Le fait qu’ils ne posent pas de question n’était pas spécialement problématique, il y avait un grand nombre de soldats de tous horizons, armés et ils étaient là surtout pour intervenir en cas de problème et faire régner l’ordre par leur simple présence. S’ils interrogeaient le moindre passant, ils n’avaient pas fini et cela finirait par créer des tensions plutôt que de les empêcher. Se cacher aurait été bien plus suspect que de marcher simplement, donc la jeune femme se contentait de ne pas trop lever les yeux pour ne pas révéler son regard sous son capuchon. Elle connaissait la ville comme sa poche et savait où le Chevalier comptait aller avant même qu’ils y arrivent. Mais ce n’est qu’une fois devant la taverne qu’elle leva la tête vers lui et hocha la tête en acquiesçant :

__ Le Poney Fringant, très bon choix.

Ils entrèrent et trouvèrent une bonne place, un peu à l’abri des oreilles des regards mais qui donnait une bonne vue sur la pièce. Cependant, la taverne serait bientôt bondée et même cette place ne resterait pas tranquille bien longtemps, mais tout le monde serait rapidement trop occupé par sa bière pour se rendre compte de la présence de la brune qui garda de toute façon son capuchon. Elle sourit en coin en lançant à Garlan un regard désapprobateur lorsqu’il commanda la première tournée et dit qu’elle était pour lui.

__ Je veux savoir comment les soldats et le peuple voient la venue de l’Empire, ce qu’ils en disent avec un coup dans le nez et comment les hommes s’entendent.

La Reine de l’Orage en tenue de voyage émit un son entre le grognent et le soupire.

__ J’ai l’impression que, parmi les vassaux et jusqu’à ma mère, cette décision ne fait pas l’unanimité. Je peux comprendre la peur de perdre notre identité, la souveraineté de la Maison Durrandon sur nos terres, même si cela n’a pas lieu d’être, la constitution étant très claire sur ce point selon moi. Mais refuser l’aide d’alliés de confiance qui sont venus nous aider à reprendre nos terres et à vaincre le Bief un bonne fois pour tout, je ne comprends pas.

Les choppes débordantes arrivèrent et elle prit la sienne et la leva, avant de dire, avec une voix la plus grave possible :

__ A l’Empire !

Elle l’avait dit assez fort pour être entendue et suciter quelques réactions.

Plusieurs Soldat Impériaux répondirent à l’appel en levant leur choppe à leur tour et en répétant :

__ A l’Empire !

Un groupe de soldats de l’Orage répondit du tac au tac.

__ A l’Orage !

Et tous burent leur chope cul sec laissant la mousse couler sur leur barbe pour ceux qui en avaient.

__ Furie, Sang et Hiver !

Firent d’autres.

__ Au Nord et à l’Orage !

Comme une traînée de poudre, les toastes se multipliaient dans la joie et la bonne humeur tandis qu’Argella observait les conséquences de son action avec un sourire, se contentant de quelques gorgées pour garder la tête sur les épaules. Il y avait une certaine compétition bon enfant qui s’instaurait entre les ressortissants des différents royaumes, à qui boirait sa bière le plus vite, à qui crierait le plus fort le nom de son Royaume ou s devise. Mais l’entente semblait cordiale et les Orageois donnaient l’impression d’être plutôt heureux et rassurés de la présence de l’Empire. Les différentes devises fusaient de-ci de-là et se mêlaient parfois. D’ailleurs, la brune put entendre de nombreux :

__ A L’Empereur ! A Argella ! A L’Impératrice.

Une conversation houleuse eut lieu pour déterminer laquelle des deux était la plus belle ce qui la fit rire, car elles étaient trop différentes pour être comparables et que de toute façon, elle ne saurait nier combien Rhaenys était belle vu qu’elle était elle même sous son charme. Elle ne se considérait pas comme laide, mais elle n’avait jamais eut tellement d’égard pour ce qu’il y avait de féminin dans son physique, d’ailleurs elle avait bien peur d’avoir une influence néfaste sur la Braenaryon à ce sujet. Elle ne se vexa pas plus lorsque des soldats peyrdragonniens vantèrent la fertilité de leur Reine, mais cela lui serra le cœur, car elle repensa à sa petite fille perdue. Le fait qu’elle n’ait pas d’héritier était clairement un problème, mais elle ne pouvait pas mener une guerre enceinte comme la dernière fois et il était hors de question de laisser Torrhen et Rhaenys partir seuls en campagne. Voilà pourquoi elle préférait se marier après avoir repris ses terres et fait tomber le Bief. Garlan allait lui aussi bientôt être père, elle lui sourit contente pour lui et espérant que les Dieux lui octroierait un jour ce cadeau.


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MessageSujet: Re: Who's the Man ? ↯ Garlan   Who's the Man ? ↯ Garlan EmptySam 28 Mar - 14:33

Les royaumes fédérés avaient beau être unis sous l’égide de la bannière impériale, on trouvait parmi eux des peuples s’étant fais la guerre parfois pendant des siècles. Si bien que parfois certaines tensions, qui étaient vite sanctionnés par la discipline qui régnait dans les armées de l’Empire, pouvaient voir le jour. Après tout, après toutes ces années de combat, tout le monde avait perdu un ami, un proche ou connaissait quelqu’un qui avait péri lors des affrontements. Donc oui les rancunes étaient tenaces et certaines ne pourraient jamais disparaître, car il y des événements qu’il est impossible d’oublier, même avec toute la meilleure volonté du monde. Il n’y avait plus qu’à faire avec et allait de l’avant. Que pouvait-il rétorquer aux dires de l’orageois ? Rien en état s’il voulait maintenir la couverture de son amie et pour éviter de créer des tensions au sein de l’armée avec un incident isolé.
Qu’étaient les bieffois dans l’armée impériale après tout ? Ils étaient bien rares, une minorité. Le royaume du Bief fédéré n’existait même plus avec les décisions et initiatives de son ancien ami, connétable et Roi, Kevan Gardener. C’était aussi son échec et il en portait le poids encore aujourd’hui, peut-être aurait-il pu prévoir certaines de ses réactions et agir avant qu’ils ne commettent des actions irréparables. Enfin il était trop tard désormais pour ressasser ce passé. Ils étaient désormais dispersés, ils n’avaient aucun poids dans l’Empire et étaient tout de même mal perçus dans les rangs. Car aux yeux de tous les impériaux, les bieffois étaient l’ennemi, les hommes à abattre, ceux qui se dressaient contre l’unification de ce continent et qui feraient tout pour compromettre les volontés de l’Empire.

Ils ne pourraient jamais haïr les siens, la grande majorité obéissait aveuglément aux ordres, et menés à la baguette par les dires du Grand Septon qui usaient de son influence pour envoyer des milliers de ses compatriotes se faire massacrer en première ligne en étant dépourvus d’équipement de bonne qualité. Afin bref, arrêtons de s’attarder sur ses états d’âme envers son peuple afin de revenir sur l’instant présent. Il hocha simplement les épaules devant ronger son frein derrière un petit sourire de circonstance : « Ne vous inquiétez donc pas…Argella, je commence à avoir l’habitude désormais. » Il inclina la tête pour arborer un sourire qui se voulait plus vrai. « Et merci pour cela, je considère ça comme une marque de confiance, mais également d’amitié. » Il y a plus d’un an, si on lui aurait dis qu’il serait devenu ami avec la reine de l’Orage, il ne l’aurait certainement pas cru. Cependant à travers les mois, il avait appris à la connaître et il respectait la femme qu’elle était, pour tout son parcours et les épreuves qu’elle avait dû surmonter.

Ils continuèrent leur chemin qui les menèrent jusqu’à la taverne du « Poney Fringuant » où ils réussirent à trouver un place un peu isolé qui leur permettrait de discuter un peu à deux sans que trop d’oreilles indiscrètes ne se tournent vers eux. Mais pour combien de temps encore ? En effet, avec toute l’armée impériale en ville et dans ses alentours, ce genre de lieu était très prisé et serait très prochainement bondé de monde. C’était à un tel point que même les ivrognes locaux avaient dû mal à trouver leur place habituelle, de quoi déstabiliser ces habitués qui avaient un fort penchant pour la bouteille. Argella semblait lui reprocher d’avoir commandé la première tournée, mais ça lui faisait plaisir de pouvoir payer un coup à son amie. Argellla souhaitait savoir comment elle était perçue par son peuple, mais surtout comment l’arrivée des renforts de l’Empire était acceptée. Car c’est elle qui avait prise cette décision et elle craignait que ce soit mal accepté. Lorsque les choppes arrivèrent, la reine ne lui laissa pas le temps de répliquer quoi que ce soit et elle se leva pour porter un toast à l’Empire.

Le geste fut suivi par presque toute l’assemblée présente, chaque table scandait les devises de l’Empire et de chacun des royaumes fédérés auquel ils appartenaient. Il n’y avait pas plus belle preuve d’unification et de fraternité qu’en cet instant, Garlan se leva également à son tour, brandissant sa choppe en l’air, faisant renverser un peu du précieux liquide sur la table et scanda haut et fort les devises de l’Empire et de l’orage. Les deux individus se rassirent ensuite, le bieffois tendit sa choppe vers son amie pour proposer de trinquer ensemble en lui disant : « A l’Orage et à l’Empire ! » Puis il porta le godet à sa bouche pour boire deux gorgées de la boisson, vraiment pas mal cette bière dis donc ! Il posa un instant le contenant sur la table pour intimer à voix basse à Argella pour qu’elle soit la seule à l’entendre : « Je pense que cette scène vaut toutes les réponses à vos interrogations et à vos doutes. Votre peuple est avec vous, pour vous, Argella. Plus que jamais l’Empire a besoin d’unité pour faire face aux batailles à venir. » Il marqua une courte pause avant de reprendre : « Quant au peu de détracteurs qui pourraient vous reprocher vos actions… Je pense que c’est certainement parce qu’ils ne sont pas suffisamment informés par rapport à l’Empire et ce qu’il peut apporter. De plus, ils n’auraient certainement pas fais mieux que vous, soyez-en assuré, Argella. »

Il ne pouvait pas vraiment se mettre à sa place, elle était issue d’une famille royale, ses parents n’avaient jamais eu d’héritier mâle et elle avait donc toujours été destinée à reprendre le flambeau de son père lorsque celui-ci rendrait son dernier souffle. Tout le poids des responsabilités qui pesait sur ses épaules depuis toutes ses années, cela devait être difficile à supporter au quotidien. Sur une note plus légère, Garlan allait aborder un autre sujet lorsque quatre individus passèrent à leur côté, ce qui le força à jouer un peu la comédie : « Les combats de cette campagne n’ont pas encore commencés, mais je dois t’avouer Gendry  que j’ai une certaine hâte qu’ils se terminent. Peut-être que d’ici quelques mois, l’Empire et les royaumes fédérés seront totalement victorieux, il me sera alors possible de me projeter pleinement dans ma vie avec Yesaminda et avec notre enfant. Cette pensée m’anime et me donnera toute l’énergie pour me battre pour les batailles à venir. »


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Garlan Goldwyne

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MessageSujet: Re: Who's the Man ? ↯ Garlan   Who's the Man ? ↯ Garlan EmptyJeu 9 Avr - 14:49








Who's the Man ?
Garlan Goldwine

Une fois passés les contrôles de la forteresse Argella continua d’avancer tête baissée en observant sa cité du coin de l’œil. elle marchait toujours comme si elle chassait, bien différente de son attitude lorsqu’elle était dans ses habits de Reine Guerrière et en sa demeure plus encore. Lorsqu’ils furent enfin installés à une table un peu à l’écart de la taverne le Poney Fringant, elle lança une ovation pour l’Empire qui, malgré la fierté des peuples fédérés et leurs identités propres, malgré les guerres du passé avaient laissé place aux boutades du présents dans la joie et la bonne humeur. La fête avant la guerre. Elle serait rude âpre et apporterait plus de morts et de nombreux doutes encore. Elle le savait et souhaitait profiter de cette soirée parmi les soldats et les gens simples pour se souvenir pourquoi elle se battait quand elle les enverrait à la mort.Combien d’entre eux allaient tomber, combien reverraient leurs familles ? La guerre faisait des morts, c’était ainsi. Mais c’était le prix à payer pour rester orageois, peydragonnien, nordien ou riverain, c’était le prix à payer pour être libre de croire en autre chose que les Sept, c’était le prix pour que leurs enfants aient un autre avenir que les guerres incessantes qui n’avaient eu de cesse de déchirer le continent depuis des siècles. Elle trinqua avec force et répéta, pas aussi fort qu’auparavent :

__ A l’Orage et à l’Empire.

Difficile dans les circonstances de la guerre d’ajouter au Bief, pourtant, Argella ne désespérait pas de voir le Bief rallier l’Empire un jour ou l’autre. Évidemment après les multiples désertions de Kevan et sa mort, cela allait être bien plus compliqué. Il faudrait d’abord vaincre Manfred et Lycaon et cela n’allait pas être une mince affaire. Pire, beaucoup de Bieffois allaient mourir dans cette guerre, et beaucoup d’Orageois, de Nordiens, de Peydragonniens et de Riverains. Elle l'espérait, pour Garlan qui, encore une fois allait devoir se battre contre ses anciens frères d’armes. Il savait qu’il agissait pour la bonne cause, mais cela ne devait pas être facile, surtout après tout ce qu’il s’était passé. Elle imaginait qu’il souhaiterait épargner des vies, tôt ou tard, et elle priait pour que cela ne lui coute pas la sienne. Comment savoir pourquoi et avec qui discuter, comment savoir quand arrêter le combat pour entamer les pourparlers ? Elle vit le même problème avec Dorne. Ils avaient signé avec le Bief un traité qui les faisaient de fait entrer en guerre contre l’Empire et donc contre elle, or, elle ne voulait pas que les dorniens se fassent massacrer ni qu’ils massacrent des orageois et surtout, surtout, elle voulait préserver les Dayne. Mais elle ne savait pas comment s’y prendre.

Garlan souligna que l’ovation et l’entente cordiale mêlée de défis virils étaient la meilleure réponse à ses doutes et ses interrogations. Elle souffla et baissa la tête en souriant, son visage disparaissant sous sa capuche. Il avait entièrement raison, elle avait obtenu en quelques secondes les réponses qu’elle cherchait et elles allaient dans le sens qu’elle voulait, celui de l’histoire qu’elle voulait écrire avec l’Empire. Elle ne pouvait qu’être heureuse et rassurée et d’ailleurs, elle était nettement plus détendue qu’un instant auparavant. Mais le poids de cette décision, de celles qu’elle avait pu prendre auparavant, et de celles à venir resterait toujours sur ses seules épaules. Or, Argilac l’avait préparée à la guerre et à la politique aussi bien que possible et elle était prête, même si elle n’avait pas prévu qu’elle deviendrait Reine aussi tôt, esperant que son père avait encore de belles années devant lui. Quand elle avait appris sa mort, elle n’avait pas hésité une seconde à prendre l’héritage qui lui revenait de droit en se faisant couronner au plus vite, mais elle se sentait gauche, inachevée, elle n’avait pas cependant eut le choix que d’avancer la tête haute encore et toujours. On l’attendait au tournant et la situation politique, économique et militaire de l’Orage ne lui avait pas laissé tellement de choix. Elle se félicitait d’avoir fait celui-là avant d’être forcée à signer la soumission au Hightower, comme Dorne y avait été finalement contrainte à force de mensonge et d'engagements rompus. La clameur n’était pas encore totalement retombé dans la taverne qu’elle releva les yeux et hocha la tête.

__ C’est vrai Ser. Rien ne pouvait me faire plus plaisir.

La brune aux yeux céruléens posa sa main sur celle de Garlan.

__ Je vous remercie. J’aurais préféré l’entendre de la part de ma mère, mais cela me fait du bien aussi venant de vous.

La Reine guerrière serra la main.

__ Soyons unis face à l’adversité. C’est ensemble que nous vaincrons.

La jeune biche lâcha la main du chevalier Bieffois et but le reste de sa bière d’une traite. C’est alors que quatre individus passèrent près d’eux et que Garlan lui parla de son épouse et de sa hâte de la retrouver afin de former une vraie famille. Elle se racla la gorge pour prendre une voix plus grave afin d’imiter celle d’un jeune garçon.

__ Comme je vous comprends Ser. Si j’avais une épouse telle que Yesaminda, ma seule hâte serait de la retrouver au plus vite. Mais ce sera pour moi une toute autre histoire et je dois dire que je ne sais pas si j'appréhende plus la guerre ou le retour à la maison.

La Durrandon n’avait pas encore pensé au fait que son ami pourrait faire partie de ceux qui ne reviendraient pas et ne voulait pas trop y penser. Elle ferait en sorte de le ramener au bercail, ainsi que Torrhen, Rhaenys, Dovan et Stannis. Mais elle était consciente qu’elle ne devait pas mourir dans cette guerre, le risque que l’Orage se désolidarise de l’Empire ou se divise était trop grand. Elle devait rester en vie elle aussi, parce qu’en tant que Reine, elle pouvait donner force et courage à ses troupes en les menant à la bataille, mais si elle tombait, qu’en serait-il ? Suivraient-ils les Braenaryon ? Connington ? Resteraient-ils unis ? Elle espérait que oui, qu’ils ne feraient pas l’erreur d’essayer de tirer la couverture à eux pour finalement la déchirer dans la guerre qui ne manquerait pas de les broyer s’ils faisaient ça. Elle avait prit des dispositions en ce sens, mais cela serait-il suffisant ?


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Argella Durrandon

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