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Le Corbeau et le Chef du Titan [Tour VII - Terminé]
MessageSujet: Le Corbeau et le Chef du Titan [Tour VII - Terminé]   Le Corbeau et le Chef du Titan [Tour VII - Terminé] EmptyJeu 24 Oct - 16:12







Le Corbeau et le Chef du TitanMereth & Smaug










Je revenais d'une patrouille aux abords des Eyrié en compagnie d'Ulfin Cirley et de la cinquantaine de nouvelles recrues que nous étions en train de former en vue de renforcer les effectifs de la Garde Royale. Je ne les ménageais guère et j'avais pris Ulfin comme second dans cette tâche, d'une part parce qu'il était mon meilleur lieutenant, d'autre part parce qu'il savait me rappeler quand cela était nécessaire combien trop de sadisme dans un apprentissage pouvait briser un homme. Il le pouvait d'autant mieux qu'il avait été témoin de ce que mon propre père m'avait fait endurer dans mon adolescence. Ulfin avait été l'un de ceux qui m'avaient permis de surmonter cette cuisante mise à l'épreuve avec Geralt Wydman, le maître d'armes de Cordial à l'époque. J'étais d'humeur plutôt détendue, l'entraînement m'ayant donné satisfaction. Nous avions bien tanné les fesses à nos novices en leur faisant parcourir des lieues sur les routes escarpées du Val. Belle matinée en vérité, et l'après-midi serait à l'avenant avec un entraînement à l'épée qui achèverait de me défouler assez pour m'écrouler comme une masse sur mon lit, le soir venu sans avoir besoin de me délaisser en jouant avec la croupe rebondie d'une fille de joie, jeu pour lequel j'avais peu d'envie depuis quelques jours, l'esprit rongé par de sombres présages et les tripes parfois en feu sans que je pus en expliquer la raison.

Je pénétrai à l'amble dans le petit bois qui bordait l'arrière cour du palais et se prolongeait par des jardins où nous aimions nous promener aux temps heureux. Jehan et Sharra avaient arpenté ces jardins, Ronnel et Nyméria aussi, et moi, seul, toujours les suivant à distance pour ne point troubler leur intimité mais assez prêt pour bondir si un danger venait à se présenter. Ils étaient loin ces temps heureux et désormais je veillais sur deux âmes en peine, la mienne l'étant tout autant. Alors que j'allais me diriger vers les écuries, à la tête de ma cohorte de cavaliers, j'aperçus une silhouette familière assise sur un banc de pierre, seule, perdue dans ses pensées. Depuis le temps que je lui courais après ! Je n'allais pas rater si belle occasion de l'aborder. Donnant mes ordres à Ulfin pour qu'il conduise notre cavalerie aux soins des chevaux, je dirigeai Sombrenoir dans l'allée qui menait au banc.

- Cher Lord Baelish ! Je suis bien aise de vous croiser enfin ! J'avais grand hâte de vous parler depuis votre retour de Dorne et j'espérais que vous passeriez par mon bureau afin de m'informer qu'un rendez-vous avec la Reine. Vous me semblez tellement occupé ! Cependant, je dois vous informer de certains renforcements dans les mesures de sécurité. Depuis que certains troubles ont secoué le Val, il est de bon ton de venir se présenter à la Garde pour annoncer son retour et s’acquitter d'un premier devoir qui est de se tenir informé des nouvelles lois. J'ose espérer qu'au moins vous êtes allé présenter vos hommages à notre Reine, même s'il eut été préférable d'en passer par moi pour sa sécurité... Et la vôtre. Dis-je en faisant volter mon cheval devant le nez du Baelish et sachant pertinemment qu'il n'avait pas sollicité a moindre entrevue avec la Reine.

Restant sciemment à cheval pour le moment, je toisai l'homme sans aménité avant de reprendre.

- N'oubliez pas, Lord Baelish que vous devez double allégeance à ma sœur ! Elle est Lady Arryn, notre Reine Régente, mère du Roi, mais également une Corbray. Dois je vous rappeler que votre ancêtre braavosi servit le Corbeau ? Votre aïeul n'était certes que mercenaire, mais il servit bien la maison dont je suis Lord. N'oubliez pas que vous devez vos terres et votre Maison aux Corbray et aux Arryn.

J'étais cassant à outrance, bien volontairement, car j'avais l'impression dérangeante que l'homme retardait le moment de nous rencontrer la Reine et moi. Peut-être à tort. Si c'était le cas, je lui laisserais le loisir de s'expliquer. Je n'étais pas homme à juger et condamner sans raison. La diplomatie était un art compliqué qui n'était pas mon domaine mais je savais que Sharra avait été déçue des retombées de ces tractations avec Dorne, ou plutôt de l'absence de retombées profitables au Val. Mais surtout, le manque de respect envers le protocole me pinçait, car je redoutais d'y voir un manque de respect tout court envers ma sœur.

- Fort heureusement, j'ai pu avoir de nouvelles de votre santé par l'intermédiaire de votre ami, Messire Irrohrin qui a eu la délicatesse de me faire goûter quelque produit de son commerce. Un homme de fort agréable compagnie, par ailleurs. Poursuivis-je en descendant de ma monture et en l'attachant à la branche d'un arbre avant de venir me planter face au Baelish, ôtant mes gants, ce qui n'augurait pas forcément quelque chose de bon pour la suite de notre échange. Ces gants m'avaient servi un certain nombre de fois à gifler un outrecuidant et à le provoquer en duel. Aucun ne s'en était relevé. M'approchant tout en plantant mon regard dans les yeux pâles du Grand Argentier, je murmurai avec un sourire terrible:

- J'espère que la beauté brûlante des dorniennes ne vous a pas fait oublier que vous servez la plus belle femme de Westeros. Et que cette femme est notre reine. Qu'elle est ma sœur. N'oubliez jamais, Lord Baelish. Un loyal sujet aura toujours ma protection, mais qui défie le Val subira la vengeance du Corbeau !


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MessageSujet: Re: Le Corbeau et le Chef du Titan [Tour VII - Terminé]   Le Corbeau et le Chef du Titan [Tour VII - Terminé] EmptyVen 25 Oct - 15:31


L'Heure du Faucon


J'arpente le petit bois qui borde l'arrière-cour du palais, et qui se prolonge par des jardins. Valarr et moi aimons beaucoup nous promener ensemble dans ce petit coin un peu intime. Ce petit coin de nature verdoyante est idéal pour trouver un peu de tranquillité et de repos. Je m'installe sur un banc de pierre, seul, parfois un peu perdu dans mes pensées, et parfois entrain de livre l'ouvrage que j'ai apporté avec moi.

Ces dernières semaines ont été éreintantes, notamment la traversée entre le Val et Dorne, puis le retour vers le Val. Durant quelques semaines, je n'ai vu que la mer à perte de vue, pas un seul arbre, ni un seul coin verdoyant. Dorne m'avait également dépaysé, même si la Principauté était assez similaire à l'Essos. Je suis assez soulagé d'être revenu ici, malgré la pile de documents qui se sont entassés sur mon bureau. Mes assistants en ont traité une grande partie, mais certains doivent être traités par moi-même. J'entends quelques bruits de sabots un peu plus loin, mais je n'y fais pas attention jusqu'à-ce que certain de ses sabots se fassent entendre de plus en plus près de moi. Finalement, Lord Corbray me sort de ma bulle paisible pour me saluer. Je roule des yeux avant de me retourner, sans toutefois me lever ou fermer mon livre. Je souhaite bien faire comprendre à mon interlocuteur qu'il me dérange. Néanmoins, je le salue d'un signe de tête poli.

Lord Corbray s'avance avec sa monture, m'annonçant à quel point il a grande hâte de me parler depuis mon retour de Dorne, et qu'il espérait que je passe par son bureau afin de l'informer d'un rendez-vous avec la Reine. Je hausse un sourcil devant ses paroles que je trouve quelque peu... irritantes. Il dit devoir m'informer de certains renforcements dans les mesures de sécurité, mais il ignore que je suis déjà informé. Mes assistants m'ont déjà résumé les événements de ces dernières semaines.

- "Lord Corbray, j'ai des assistants vous savez. Ils se sont chargés de transmettre mon retour, d'essayer de prendre rendez-vous avec la reine et de me faire un brief de tout ce que je dois savoir. La reine aussi à des assistants et des secrétaires, vous devriez prendre contact avec eux pour connaître son emploi du temps plutôt que de courir après les lords, vous gagnerez du temps.".

Je trouve très largement présomptueux de sa part de vouloir être informé de tous les rendez-vous de la reine, et surtout, ce ça soit à moi de venir le prévenir. La reine a des secrétaires, qu'il aille se tenir au courant lui-même. Je trouve encore plus désagréable qu'il vienne me déranger avec son cheval bruyant, sans même en descendre comme le voudrait la bienséance. Je ne montrerai pas de respect à un homme qui ne m'en montre pas. Je fais mine de reprendre ma lecture afin qu'il s'en aille et qu'il me laisse enfin en paix. Le cavalier semble ressentir le besoin de me rappeler que mon grand-père avait une double allégeance, notamment pour les Corbray puis les Arryn. Je roule des yeux une nouvelle fois agacé par ses paroles. Je me relève prestement pour lui faire face, en retenant mon irritation.

- "Fort heureusement, je ne suis pas mon grand-père. Ma seule loyauté va à celui qui porte la couronne, en l’occurrence, ce n'est pas vous. Sachez également que mon ancêtre n'était pas mercenaire, mais chevalier. Ce qui est très différent, il ne vendait pas son épée, il l'offrait. Quant à mes terres, sachez qu'il m'est difficile d'en être reconnaissant tellement le fief n'est que boue, désespoir et pauvreté. Une bien piètre récompense pour un bon serviteur.".

Le Corbray s'était montré très cassant, de façon outrageuse. Je ne me sens pas une seule seconde inférieur à lui, alors il est hors de question que je m'écrase. La seule retenue dont je ferais preuve sera dictée par la politesse. Il reprend ensuite la parole, disant qu'il avait pu avoir des nouvelles de ma santé par l'intermédiaire de Valarr. Je devrais donc dire prochainement deux mots à mon ami blond, pour le prévenir qu'il ne doit pas être trop bavard. Le Corbray décide enfin de descendre de sa monture pour venir se planter devant moi en ôtant ses gants. Il pense très certainement m'impressionner avec ses manière, tout en me prenant de haut. Je baisse les yeux sur mon livre, ignorant presque sa présence déplaisante.

- "La beauté est subjective, et sachez que je ne supporterai pas davantage votre comportement hautain. Si vous n'êtes venue que pour tenter de m'intimider, vous faites une grave erreur, et dans ce cas, partez."

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MessageSujet: Re: Le Corbeau et le Chef du Titan [Tour VII - Terminé]   Le Corbeau et le Chef du Titan [Tour VII - Terminé] EmptyVen 25 Oct - 18:25







Le Corbeau et le Chef du TitanMereth & Smaug










Quel prétentieux pédant que ce Baelish ! Tout dans son attitude respirait le dédain. Il voulait jouer à ce petit jeu avec moi ? Il aurait mieux fait de se renseigner avant de parler. Si je n'étais venu à lui que pour éclaircir un malentendu et lui donner une chance de s'expliquer, là, par sa réaction, il venait d'éveiller mon envie de jouer. A ses dépens. Je plissai les yeux en secouant lentement la tête, les mains tenant toujours mes gants, derrière mon dos et allant et venant au nez et à la barbe du Lord. Parce qu'il était Grand Argentier et avait une place au Conseil du Faucon, sans doute se croyait-il supérieur au commun des mortels du Val et à la noblesse résidant à la cour. J'allais le faire déchanter. Il s'était rassi et faisait mine de m'ignorer. Je ne souffrirais pas un tel affront fait à la Garde Royale et donc à la Reine et à travers elle, au Val. Je lui arrachai son livre des mains et l'envoyai dans l'herbe.

- Changez d'assistants ! C'est fou comme on peine à trouver du personnel compétent de nos jours ! Ils m'ont bien transmis votre retour en effet, mais ont sans doute omis de vous transmettre ma convocation orale dans mon bureau. Vous revenez d'une contrée étrangère, et qui a été la proie de famine et d'épidémies suite à l'état de guerre subi. Etre noble et grand argentier ne vous dispense pas de mon inspection pour savoir si votre état sanitaire est compatible avec une libre circulation ou une rencontre avec la Reine. Je suis responsable de la sécurité de la famille royale et à ce titre, j'ai libre arbitre pour m'assurer par tous les moyens de sa sauvegarde. Si vous n'avez pas obtenu de rendez-vous avec sa Majesté, c'est pour la bonne raison que vous n'aviez pas passé le contrôle sanitaire avec le Mestre Royal auquel j'ai demandé son rapport. Le brave homme m'a dit ne pouvoir fournir aucun rapport de bonne santé à votre sujet, puisque vous ne vous êtes pas présenté.

Je tournais autour du fiérot, un sourire au coin de la bouche, mais tout ce que je disais était la stricte vérité, hormis les têtes couronnées que je ne pouvais faire ausculter et fouiller, tout voyageur venant d'une terre étrangère devait en passer par là, depuis qu'un souverain de nos alliés avait par deux fois été victime d'un attentat, le premier par blessure, et le second par un moyen encore non élucidé, mais de toute évidence aussi retors que l'utilisation d'un poison ou d'un miasme. J'avais drastiquement renforcé les contrôles sur toutes les personnes revenant d'un voyage à l'étranger voulant résider aux Eyrié et à plus forte raison, rencontrer les souverains. C'était mon rôle, ma fonction et au delà, mon devoir. J'espérais que Baelish serait assez intelligent pour le comprendre.

- Vous avez de la chance que je ne vous aie pas imposé la quarantaine, étant donné que votre ami vient d'Essos et que sa femme aussi, si j'ai bien compris. Originaires de l'autre continent, c'est encore plus de risques inconnus. Fort heureusement, j'ai pu constater par moi-même qu'il avait l'air en bonne santé, malgré les soucis qui l'accablent. Mais je n'en dirais pas autant de vous. Vous me paraissez nerveux, Sir. Seriez-vous souffrant ?

Puis revenant vers lui, je lui donnai un léger coup d'épaule en murmurant à son oreille:

- Vous avez de la chance enfin, que je ne vous fasse pas avaler votre acte de naissance, pour votre outrecuidance. Oseriez-vous m'apprendre mon devoir et ma charge ? Je suis parfaitement au fait de l'emploi du temps de sa Majesté, sans avoir besoin d'aller le quérir auprès de son secrétaire qui m'envoie par billet chaque nouvelle demande d'entrevue. Si vos incompétents d'assistants vous avaient bien briffé, ils vous auraient dit qu'aucun rendez-vous ne vous serait accordé même demandé directement au secrétariat de la Reine, sans en passer par moi, pour des raisons de sécurité. Même son fils, le Roi, doit en passer par moi s'il veut la voir et inversement. Ce n'est pas un caprice de ma part, ni présomptueux, ou arrogant, comme vous avez l'air de le penser, c'est mon devoir. Ce sont les nouvelles dispositions suite à ces divers attentats contre des souverains de royaumes voisins. Suite à la tentative de déstabilisation que le Val à lui-même subi. Ce n'est pas non plus que je tienne à savoir à quelle heure vous allez aux latrines, mais c'est mon devoir et ma charge de vous protéger tous aux Eyrié, et prioritairement la famille royale. Aussi dois-je absolument m'assurer que vous n'êtes pas, souffrant, privé momentanément de votre bon sens, que vos vêtements ne sont pas enduis de poison, que vos bottes sont propres ou que sais-je encore, que vous vous êtes rincé la bouche avant de vous adresser à sa Majesté.

Si ma façon d’exercer ma charge ne lui revenait pas je m'en souciais comme de ma première pucelle. Du moment qu'elle convenait à Sharra. Le reste du monde pouvait bien me haïr , me honnir et vouloir ma mort. J'existais pour veiller sur elle, sur ses enfants, pas pour plaire au monde. Je me plaçai face au Lord au blason du Titan, dardant sur lui un regard des plus amusés, arborant de mon côté le Faucon sur ma cuirasse et Dame Affliction épée forgé dans l'acier valyrien le plus pur, au pommeau serti du cœur du corbeau, un rubis remontant à l'époque où mon ancêtre vint lui-même d'Andalos, pour conquérir le Val comme bien des Andales.

- Prenez garde à conserver votre tête de Titan sur vos épaules, Lord Baelish. Vous n'êtes qu'une famille de parvenus face aux antiques maisons Arryn et Corbray. Les Baelish ont pour le moment le fief qui leur correspond. Je parlais du premier de vos ancêtres à avoir mis un pied dans le Val, et il était bel et bien mercenaire, j'ai eu moi-même sous les yeux, l'acte de rétribution du Seigneur de Cordial de l'époque quand j'ai commencé à répertorier les archives de ma Maison. Lorsque vous mentionnez un chevalier, vous voulez sans doute parler d'un des descendants de ce mercenaire, le chevalier errant, qui offrait son bras à la justice, effectivement. Il la respectait et l'aimait, tout comme moi. Prenez donc inspiration, en effet vous n'êtes pas votre grand-père, je le confirme. Lui savait où était sa place et respectait son souverain. Sa Majesté Sharra Arryn est aussi une Corbray, et à ce titre, en tant que Baelish, vous devez bien double allégeance à la Reine ! Je suis un Corbray aussi et avoir été anobli ne vous dégage pas d'une déférence à l'égard d'un membre de la Maison qui a accueilli votre famille en son sein. Votre aïeul serait honteux de voir un tel comportement d'un ancien vassal envers une aussi illustre maison que celle du Corbeau. Si je ne craignais de marquer encore le Val d'un soubresaut de trop, je vous demanderais réparation sur le champ pour un tel outrage et par un combat au premier sang, mais le Val a besoin d'union et non de dissension, la Reine veut entendre votre rapport sur votre mission à Dorne, et je ne me garderai de la priver de cette opportunité en vous décapitant... Parce qu'un combat au premier sang, pour une telle offense, serait clairement pour moi un combat qui se solderait par le sang de votre cou privé de votre chef. Et pas une simple éraflure, soyez-en sûr. Je mettrais votre comportement sur le compte de la fatigue du voyage, et vous conseille de changer de ton sur le champ et de tourner quelque chose dans votre bouche qui ressemble à des excuses afin que nous en venions au sujet principal qui m'amène à venir vous parler.

Il s'était clair que s'il ne changeait pas sa façon d'agir avec la Reine et son service, dont la Garde Royale faisait partie, il risquait de danser une drôle de gigue en ma compagnie. Mais peut-être lui rendais-je service. Un tel comportement au Conseil du Faucon lui vaudrait une révocation sans appel. On ne boudait pas sa Souveraine, au retour d'un voyage diplomatique censé la servir. On s’empressait de se mettre en condition d'obtenir une audience. Lord Baelish avait été négligent et au lieu de l'admettre et d'accepter de bonne grâce ma mise en garde et mon rappel à la loi du Val et aux nouveaux décrets sur la sécurité, ce qui m'aurait fait passer cet "oubli" pour un incident isolé et involontaire, il jouait les effarouchés boudeurs... et pire, manquait de respect à ma fonction et à ma Maison. Et dire que j'en étais simplement au début de la conversation que je cherchais à avoir avec lui depuis son retour.

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MessageSujet: Re: Le Corbeau et le Chef du Titan [Tour VII - Terminé]   Le Corbeau et le Chef du Titan [Tour VII - Terminé] EmptyVen 25 Oct - 19:47


L'Heure du Faucon


Le Corbray plisse les yeux et secoue lentement la tête, les mains dans son dos. Je préfère retourner à ma lecture plutôt que de continuer cette pauvre conversation auprès d'un interlocuteur inintéressant. Smaug Corbray est un homme qui vit dans sa bulle, loin de la réalité. Ce pauvre homme est bien trop épris par sa soeur pour voir le comportement inacceptable qu'il adopte envers les loyaux lords de la couronne. Il devrait pourtant savoir que son mauvais comportement déteindra sur l'estime qui est portée à sa soeur la régente. La preuve en est lorsqu'il m'arrache mon livre des mains pour le jeter dans l'herbe. Je soupire gravement de façon très ennuyée, puis je lance un regard mauvais au cavalier.

Je fronce les sourcils lorsqu'il ose remettre en cause mes assistants, qui selon lui, ont omis de me transmettre une convocation orale. Un sourire moqueur se dessine quelques secondes sur mon visage lorsqu'il prononce "mon inspection", que je sache, le Corbray n'est pas guérisseur ni mestre, pour qui se prend-il ?

- "Donc, si je résume la situation... Vous me reprochez dans un premier temps de ne pas être allé voir la reine. Mais je n'ai pas pu la rencontrer puisque vous avez refusé que mes assistants prennent ce rendez-vous. Et maintenant vous me reprochez de ne pas m'être présenté à un rendez-vous que j'ignorais. Soit. Je constate tout de même que le Mestre Royal où vos assistants n'ont pas relancé cette convocation orale malgré sa nécessité.".

Je commence de plus en plus à détester cet homme hautain qui commence sérieusement à me pourrir la journée. Je peux certainement comprendre la nécessité d'un contrôle sanitaire, mais je constate tout de même que les hommes du Corbray ne se sont pas foulés pour rappeler la très forte nécessité de cet examen. Il estime que je suis chanceux qu'il ne m'ait pas imposé la quarantaine, et il essaie de se jouer de moi.

- "Nous avons passé 3 semaines en mer, si nous devions être malades.. les symptômes se seraient déjà manifestés. Aucun marin n'a été souffrant, ni moi, ni Valarr et ni sa femme. Rassuré ?".

Le Corbray se donne encore des droits qu'il n'a pas. Comme me donner un coup d'épaule pour venir me murmurer des choses qui se veulent menaçantes, ou encore pour m'expliquer son rôle dont je m'en fiche complètement.

- "Laissez donc mes ancêtres dans leurs tombes, je ne vous permets pas de les évoquer. Je trouve très risible que vous osiez parler et agir comme si je vous avais insulté. Le seul à être insulté ici c'est moi, par vous. Sachez que vos paroles menaçantes seront rapportés à Sa Majesté la Reine Régente. Et sachez également que j'excelle particulièrement dans le maniement des poignards, ne prenez pas pour acquis que vous puissiez gagner face à moi. Vous me sous-estimez dangereusement parce que vous pensez que je ne suis qu'un intellectuel qui manie les pièces. J'ai faits la guerre moi aussi, ne l'oubliez pas."

Je lui rends son coup d'épaule pour aller récupérer mon livre dans l'herbe. Je tapote doucement sa couverture en cuir pour retirer les saletés qui recouvrent un peu le cuir.

- "Si vous souhaitez évoquer Dorne, faites-le maintenant où je m'en vais.".

Je fais de nouveau face au Corbray mais à distance, histoire d'éviter toute mauvaise surprise de sa part. Car en effet, je le crois capable de sortir son arme ici même pour me menacer.

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MessageSujet: Re: Le Corbeau et le Chef du Titan [Tour VII - Terminé]   Le Corbeau et le Chef du Titan [Tour VII - Terminé] EmptyVen 25 Oct - 22:00







Le Corbeau et le Chef du TitanMereth & Smaug










Ah ! Il était beau le Titan ! Sitôt qu'on lui parlait d'un possible duel d'honneur il parlait de partir après avoir sorti vaguement les griffes et s'être empêtré dans une défense verbale bancale. Je partis d'un grand éclat de rire en croisant les bras sur mon torse après avoir attaché mes gants à ma ceinture. Non décidément, il était impayable ce cher Baelish. Je jouai encore un peu avec lui, feintant à gauche et à droite tandis qu'il voulait garder ses distances tout en cherchant à revenir vers le banc. Le vil m'avait rendu mon coup d'épaule pour aller chercher son livre mais hésitait à présent à faire mine de passer devant moi pour aller s'asseoir et en reprendre la lecture. Est-ce qu'il aurait enfin compris que je ne lâcherai pas un pouce de terrain s'agissant du respect qu'il devait à ma sœur et à sa santé. Non décidément, ce n'était pas aujourd'hui que je lui couperais le corps en tronçons comme je l'avais fait de Mestre Duncan à l'âge de treize ans. Mais il ne perdait rien pour attendre.

- Ecoutez, je vais résumer, parce que je dois aller rejoindre bientôt mes hommes pour le repas avant d'enchaîner un entrainement intensif à l'épée et à la masse. Je vous reproche très clairement de ne pas avoir respecté le protocole qui doit être commun à toute place forte, à savoir de montrer patte blanche à la Garde quand on y entre. Seuls les souverains en sont exemptés  et je ne vous pas de couronne sur votre tête. Le bon usage aurait voulu que vous vous présentiez spontanément à moi Capitaine de la Garde où à tout le moins qu'une fois installés dans vos appartements, vous répondiez positivement à mon invitation orale que vos fieffés idiots d'assistants ont omis de vous transmettre. Ont-ils été finis à la pisse d'âne par un père dégénéré ? Où les avez-vous recrutés ? Et vous avez l'audace de croire que mes hommes, engagés dans la Garde Royale, auraient du faire leur travail à leur place ? Vous pensez que la Garde Royale est un service de remplacement des secrétaires ? Vous croyez qu'on a que ça à foutre, faire le travail à la place des portes-consignes ? Le secrétaire royal qui a reçu votre homme a été très clair, il lui a dit ne pouvoir vous proposer une date d'entrevue tant que vous ne vous seriez pas présenté devant le Capitaine de la Garde pour qu'il vous informe des nouvelles procédures à suivre. Soit ce message oral, votre homme l'a mangé et chié, soit il a bien fait son travail et vous avez délibérément ignoré vous estimant au dessus des autres Lords. Vous le prenez contre vous, mais j'en ferais tout autant envers lord Grafton s'il revenait de Dorne et pourtant c'est mon meilleur ami. J'en ferais tout autant du Connétable s'il revenait du Nord, et pourtant c'est un homme que je tiens pour admirable et qui a servi sous mes ordres. Bordel, il s'agit de la sécurité des Eyrié, de la Reine, du Roi, du Prince, de nous tous! Vous avez vu l'effet d'une épidémie ? Arrêtons un peu de comparer nos queues !

Je le toisai en fronçant les sourcils tout en posant mon pied sur le banc, lui barrant toujours la route de ma jambe, toussai et crachait par terre avant de poursuivre.

- Mais vous vous flattez, mon cher ! En croyant que je vais demander à mes hommes de compenser votre manque de conscience et l'incurie de votre personnel infoutu de faire son travail ? Répéter une phrase " Lord Baelish est prié de se présenter au bureau du Capitaine Corbray pour être informé des mesures sanitaires.. Quand à votre blond compagnon, il m'a laissé entendre qu'il a fait route avec vous oui. Et votre ami lui, malgré le fait qu'il ne soit pas natif du Val et familier de nos usages, a volontiers répondu à mon invitation orale transmise par un de mes valets. Si je suis rassuré, ce n'est pas grâce à vous, mais parce que je me suis acquitté d'apprendre ce que je voulais sur la santé de votre petit groupe de voyageurs en recevant votre ami qui, lui, a répondu. J'aurais dû vous faire mander et convoyer par deux hallebardiers il est vrai, cela aurait été beaucoup moins humiliant pour vous que cette simple conversation entre HOMMES. Ajoutai-je un rien sarcastique avant de poursuivre Allez répéter et cafter et pleurer à la Reine Régente Sharra ! Allez! Grand bien vous fasse ! C'est peut-être cela pour vous le Val. Mais ce n'est pas ainsi que je le vois, moi. Nous devons travailler dans le même sens pour son avenir et non se défier du rôle de chacun. Le mien est de protéger, de servir. Je ne viens pas vous dire comment faire votre travail, alors ne venez pas me dire comment je dois accomplir le mien.

Je reposai mon pied à terre et m'assis sur le banc les jambes allongées tout en parlant au Baelish, me demandant ce qu'il allait faire.

- J'aurais presque peur, oulah ! Vous avez fait la guerre ... Certes et moi pendant ce temps j'ai joué au cerceau ... Et j'ai été nommé Capitaine parce que je savais faire de jolies piles de pièces d'or ou d'argent ! Réfléchissez, pourquoi est-ce que je me trouve à cette place et vous à la vôtre ? C'est comme si je vous disais, attention je vais réussir à vous vendre mon cheval le double de son prix parce que quand j'étais jeune j'arrivais à négocier avec mes compagnons d'armes d'avoir la plus belle ribaude pour le même prix. C'est comme si je prétendais rivaliser avec vous dans votre domaine. Ça ne fait pas de moi un mauvais gestionnaire de mon argent, mais gérer les finances d'un Royaume, c'est autre chose. Vous avez fait la guerre, vous y avez survécu. Vous savez vous battre, je n'en doute pas, mais je vous souhaite de ne pas tomber sous le fil de cette Dame -là ! dis-je en pointant le pommeau de mon épée.Vous êtes né pour compter, financer, je suis né pour tuer, torturer et protéger. Vous, ne commettez pas l'erreur de crois que je vous sous-estime, justement. Ce serait mal me connaitre.

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MessageSujet: Re: Le Corbeau et le Chef du Titan [Tour VII - Terminé]   Le Corbeau et le Chef du Titan [Tour VII - Terminé] EmptySam 26 Oct - 13:38


L'Heure du Faucon


Lord Corbray part dans un éclat de rire tout en croisant ses bras sur son torse. Je fronce durement les sourcils en appuyant mon livre contre moi, je soupire une nouvelle fois, ennuyé. Le Corbray reprend la parole pour me résumer quelque chose comme ses pensées, son opinion ou sa vie. Son résumé est pourtant considérablement alourdi parce qu'il pense nécessaire de me décrire son emploi du temps de la soirée, ou bien mettre l'accent sur le fait qu'il s'entraîne de façon intensive. Il déclare clairement que selon lui, je n'ai pas respecté le nouveau protocole et que mes assistants sont de fieffés idiots qui ont omis de me transmettre la convocation orale qui à mon avis.. Aurait dû être transmisse par écrit pour être validé officiellement. Je trouve également très déplacé que le Corbray se donne le droit d'insulter mes assistants, qui jusqu'ici font un excellent travail. Mais je vais me garder de défendre inutilement leur honneur dans cette conversation. Je les défendrais si jamais le Corbray se donnait le droit d'aller leur faire la remarque en personne.

- "Lord Corbray... Je n'attends pas de vos soldats qu'ils fassent le travail de vos secrétaires. Bref.. Je pense que vous avez compris depuis déjà 10 bonnes minutes que cette information ne m'avait pas été délivrée. Voulez-vous continuer ce débat stérile ?"

Je n'esquisse aucun mouvement pour reprendre mon chemin, je reste sur l'herbe fraîche ou mon livre avait été sauvagement jeté. J'observe avec cette distance le comportement du Corbray, qui pose son pied sur le banc en pierre pour tenter de me barrer la route, et tousse puis crache sur le sol de façon dégoûtante. Une légère grimace de dégoût se dessine sur mon visage tandis qu'il reprend la parole. Le voilà encore entrain de déblatérer le même discours au sujet du fait que je ne suis pas venu à sa putain de convocation orale. Il ajoute ensuite qu'il aurait dû me faire convoquer par deux soldats plutôt que de m'éviter une humiliation. Il se montre ensuite sarcastique, en m'encourageant à aller le dénoncer à sa soeur.

Je ne réponds rien à ses paroles, le laissant parler tandis qu'il prend place sur le banc. Il se moque de moi car je lui rappelle qu'il me sous-estime grandement. Son comportement le perdra, un jour, un homme qu'il sous-estime le tuera. Quelle arrogance !

- "Quelle arrogance vous avez-là. Croyez-vous vraiment que je suis né pour compter et financer ? J'aurais tout aussi bien pu rester dans l'armée. Qu'importe votre discours stupide, je crois que vous me sous-estimez." tandis que je parle, je me rapproche à pas léger vers l'homme.

J'offre un sourire mauvais au Corbray avant de le gifler avec mon livre, je n'y mets largement pas toute ma force, mais suffisamment pour qu'il comprenne mon humeur. Je lui murmure alors ma réponse au sujet de Dorne.



Je dégage sa jambe du chemin avec une poigne ferme, puis j'en profite ensuite pour presser le pas en vue de rejoindre la cour. Il peut bien me rouer de coups pour mon acte, mais il le fera devant des témoins. L'humiliation sera certes présente pour moi, mais s'il s'avise de me frapper, il sera indéniablement remis à sa place par la couronne. Sharra Arryn sera sans aucun doute honteuse si son frère venait à passer à tabac un membre du conseil devant la garde, ou même, avec la complicité de la garde royale.

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MessageSujet: Re: Le Corbeau et le Chef du Titan [Tour VII - Terminé]   Le Corbeau et le Chef du Titan [Tour VII - Terminé] EmptyDim 27 Oct - 0:52







Le Corbeau et le Chef du TitanMereth & Smaug










Décidément, c'était un divertissement sans fin que de discuter avec Lord Baelish. Je me relevai pour me taper sur la cuisse.

-Mille pardons, mes secrétaires ?  Mais je n'ai pas de secrétaires ! Croyez-vous que je dirige un ballet de plumes ? La consigne était connue des secrétaires royaux, qui n'auront pas manqué de la transmettre à votre assistant quand il est venu demander audience à la Reine. C'est là que la chaîne s'est rompue, et je n'y suis foutrement pour rien. C'est vous qui entretenez ce débat stérile et non moi, car j'ai mieux à faire.

Je le vis approcher d'un pas léger, certes, il le pouvait, ne portant ni armure ni cuirasse. Je venais de donner une occasion à cet homme imbu de lui-même de fournir, à moi-même et à la Reine, si elle le lui demandait, une explication à son silence. Prouver que cela n'avait été qu'un défaut de transmission qui serait probablement bientôt pallié par une réunion plénière. Il la saisissait ou pas, cela ne me concernait plus, mais je n'étais pas homme à me rabaisser devant un autre, noble ou pas. Les seuls devant les quels le Corbeau s'inclinerait portaient le nom des Arryn. Mais voilà que le Grand Argentier prenait la mouche et me giflait avec son livre. J'accusai le coup en m'esclaffant car j'en avais pris bien d'autres dans la gueule. Coup de boucliers, de poings, de coude, de pied, de genoux, et  de ... seins.  Me frottant le menton après le contact, je me retournai au passage du Baelish

- Pourquoi ne pas y être resté au service du Val, dans ce cas ? La vue du sang vous incommoderait-elle ? Est-ce cela qui vous a fait ranger vos fameux poignards pour leur préférer un livre de comptes ? Je sers la Reine et non ma vanité, contrairement à vous.

Je le laissai soulever ma jambe pour passer bien que l'envie de botter son cul de guerrier à la remise me chatouillât les orteils.

- C'est cela Lord Baelish, courrez, courrez pleurer dans les soies des dames et des Septons. Un jour viendra où le fil de ma lame viendra baiser vos deux aiguillettes. Dis-je en riant tandis qu'il se carapatait vers le monde pour y trouver refuge. Et ce sera entre vous et moi, sans assistance, à la mort. Mais pour l'heure, veillez à bien servir le Val et les Arryn, sans quoi ma vengeance vous poursuivra où que vous alliez.

Étrange anguille que cet homme en vérité, et aux nerfs bien moins solides que je ne l'aurais cru. Je n'avais même pas eu besoin de le passer à la question pour savoir ce que je voulais. Peut-être était-il sincère, peut-être était-il honnête ? Je serais fixé bientôt. Il me suffisait d'attendre, désormais. Tout était en place.





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