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La fin de l'accord [Tour VII - Terminé]
MessageSujet: La fin de l'accord [Tour VII - Terminé]   La fin de l'accord [Tour VII - Terminé] EmptyDim 20 Oct - 20:33

Elle avait atteint le rivage à la nage ; décidément, tout ce que lui avait enseigné sa préceptrice s’avérait utile. En fait, dans sa fuite, Azhana avait essayé de rejoindre d’autres hommes de l’équipage à bord d’un canot, mais un de ces hommes, l’ayant reconnu, l’avait poussé à l’eau et ordonné aux autres de regagner la berge sans elle.
Azhana jeta un regard derrière elle : il y avait le navire de Salfalaise, puis tous les autres, tous venant d’Essos – les navires du Tigre. C’était la débâcle pour les armées de Salfalaise.
Il lui avait été étrange de voir sur les navires qui abordaient des hommes dont la peau avait connu autant le soleil que la sienne, de les voir habillés de tuniques, revêtus d’armures, armés de sabres ou de lances, qui lui étaient si familiers. Il était encore plus étrange de savoir que ces hommes devaient la voir comme une ennemie, vêtue comme elle était.
Azhana regardait tous ces navires, et en particulier celui à bord duquel elle avait été ces dernières semaines. Elle pensa à Salfalaise lui-même, en se demandant s’il était encore debout, ou bien enseveli sous les eaux.
Azhana s’était faite à la présence de cet homme petit à petit, elle avait appris à mieux le connaître, à combattre avec lui. Elle lui avait même fait part d’indications sur l’art martial pratiqué par les hommes du Tigre, dont elle-même s’était inspirée lorsqu’elle avait passé ses jours à observer leur entraînement dans les casernes de Braavos. Azhana, elle, s’était peu livrée à Salfalaise, et elle avait continué à faire part de son air distant qu’elle avait eu à son égard dès le début. Elle n’avait pas voulu faire oublier à l’homme le mal qu’il avait commis à son encontre, et qu’elle n’allait jamais lui pardonner. Elle ne lui avait pas même avoué son vrai nom ni n’avait parlé de son mari Valarr. Toutefois, il semblait bien que cette apparence sévère qu’elle avait eue à l’égard de Salfalaise, n’avait été que façade devant un amas de différents sentiments qui s’étaient entremêlés dans son esprit. Derrière le responsable de ses tourments physiques, derrière le monstre, il y avait un personnage fort, charismatique et, dans certaines situations, peut-être même attachant.
Azhana pouvait se rendre compte de tout cela à la toute fin. Lorsque le combat était perdu. Lorsque tous ses entraînements et entretiens avec Salfalaise s’étaient avérés vains, lorsque la grande préparation morale et physique de ces dernières semaines s’était finie comme Azhana avait craint depuis le début qu’elle ne finît.
En même temps, une sorte de sentiment relaxant saisit la jeune femme, à mesure qu’elle sortait de l’eau et que ses pieds nus s’enfonçaient dans le sable chaud et sec : elle avait enfin rejoint la terre ferme.
L’accord qui avait été conclu avec son ravisseur était accompli désormais : elle pouvait partir. Elle ne savait pas où elle se trouvait ni ce qui allait être son but à présent. C’était à se demander si elle n’avait pas commencé à se faire une place auprès de Salfalaise, sans le remarquer, et il lui convenait maintenant de changer cela.
Soudain, un gémissement la tira de ses pensées. Elle se tourna vers l’origine de ce cri et aperçu, derrière une dune, un soldat allongé dans le sable. Il s’agissait d’un Fer-né, sans aucun doute. Azhana accourut vers l’homme qui devait être souffrant. Non pas sans un certain étonnement, Azhana remarqua qu’il s’agissait du même homme qui l’avait poussée plus tôt de l’embarcation. L’homme était blessé à une jambe, laquelle avait vraisemblablement été transpercée par une lance.
« Aide-moi à rejoindre les autres et le capitaine, lui lança l’homme, sur un ton bien déplaisant.
Salfalaise ? Où est-il ?
— Il y a un village à un quart d’heure de marche, mais je n’y arriverai pas seul, tes frères m’ont fait ça. »
Il découvrit son vêtement et révéla la lame qui était encore dans son mollet. Azhana passa outre la provocation du soldat.
Elle aida l’homme à se relever, et le prit sous son bras, et cela ne se fit pas sans un gémissement de la part du guerrier.
Au bout d’une dizaine de minutes, ils arrivèrent effectivement à l’orée d’un village. Un groupe de Fer-nés attendaient là-bas aussi. Quand ils virent Azhana, et surtout lorsqu’ils reconnurent leur compagnon, ils se précipitèrent dessus et, dévisageant quelque peu Azhana, aidèrent leur confrère en le récupérant des bras de la jeune femme. Les hommes échangèrent quelques mots entre eux, en exprimant leur réconfort de se retrouver en vie, loin du tumulte.
Puis, lorsqu’ils se mirent en marche vers le village, et qu’Azhana se mit à les suivre, l’homme blessé s’exclama :
« Attendez ! »
Ils s’arrêtèrent tous, puis il dit :
« Je ne veux plus entendre parler de ce maudit Tigre, ni de ses navires, ni de ses gens. Elle, elle est des leurs. Quelle soit maudite ! »
Azhana n’eut pas même le temps de réaliser que l’homme qu’elle venait d’aider la rejetait pour une seconde fois à présent, et encore moins lorsqu’un de ces amis, s’approchant d’elle, sortit soudainement un couteau, et l’enfonça droit dans son ventre.
Cela fut si bref que l’affreuse douleur qui la saisit au fond de sa chair n’apparut qu’après que les hommes partirent, après que son agresseur lui dit :
« Pour nos frères, morts à cause des tiens. »
Oh non, c’était trop absurde !
Azhana porta sa main au-dessus de sa hanche, et le sang commençait déjà à couler par l’entaille qui était trop large et trop profonde.
Azhana pestait discrètement dans sa langue, en essayant vainement d’arrêter le sang avec ses mains qui étaient déjà toutes rouges.  
En même temps, elle vit d’autres Fer-nés qui regagnaient le village. Elle craignait que tous ne fussent atteints d’une rage qui les aurait conduits à la considérer comme une ennemie. Elle se cacha derrière un buisson pour les laisser passer, puis elle déchira un morceau de ses braies pour essayer de bander la blessure.
Azhana devait réfléchir vite et prendre de sages décisions, le temps lui était compté. Il lui fallait s’en aller, loin. Elle devait oublier les Fer-nés, y compris le capitaine, qui devait être dans le même état que tous les autres hommes, et qui allait l’agresser aussi s’il la voyait. Azhana devait réfléchir, elle devait se décider. Oh non ! Elle remarqua que le bandage était déjà épais, lourd, et le sang se répandait à nouveau sur sa chemise encore mouillée de l’eau de mer. Elle devait trouver des provisions, et partir. Vite ! Partir…
Elle s’évanouit.
Quelques instants plus tard quelqu’un vint à ses pieds, la bouscula un peu pour s’assurer qu’elle était en vie, et ces mots sortirent faiblement des lèvres de la femme :
« Partir… »

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Azhana zo Taraq
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MessageSujet: Re: La fin de l'accord [Tour VII - Terminé]   La fin de l'accord [Tour VII - Terminé] EmptyLun 21 Oct - 1:52

La fin de l'accordQuelques heures plus tard nous nous retrouvions coincés. À marée basse ma chaloupe c'était enlisé dans les récifs et un amas de sable duquel nous ne pouvions pas nous tirer. Il fallait attendre, prendre ce que le temps nous donnait pour rejoindre la terre ferme du continent. Une accalmie qui avait au moins le mérite de me rappeler la chance que j'avais malheureusement d'être en vie. En quelques instants nous furent plusieurs hommes et moi même à débarquer sur les plages orageoises. Soucieux je pouvais constater le désastre que nous avions essuyés avec plus de chance que beaucoup de malheureux. Des corps, inertes, livides, sans vie. Certains étaient des conscrits qui se devaient de prendre la mer et mener à bien une mission suicide, une de plus dans cette misérable existence. C'était moi qui avait mené ces hommes à la mort et pourquoi au final ? Parfois je songeais à la responsabilité que je tenais à cet instant précis, tourmenter entre me tuer ou ôter la vie de tout ceux qui étaient autour de moi. La coque glissa le long de la plage, mes hommes s’affairant à chercher de quoi ravitailler le groupe en eau douce et quelques victuailles. Un village fut à portée plus reculé en direction du Nord. Je commandais à une partie des survivants de s'y rendre pour y établir le camp.

Quant à moi, je m'éloignais du rivage explorant les monceaux de bois brisés, cordes, tonnelets et autres ressources qui pouvaient  atteindre le rivage. Je n'avais pas de nouvelle des derniers navires que nous avions aperçu s'enfuir face à la percée des vaisseaux de guerre du Tigre. Et avec eux, celle de ma captive, sans doute c'était-elle retrouvée noyée sur l'une des épaves ayant rejoint désormais les tréfonds. Le Dieu-Noyé avait prit la vie de ma prisonnière plutôt que la mienne et celle des centaines de marins qui m'avaient suivi jusqu'au bout de ce plan plutôt catastrophique. J'avais créer dans cette crique le chaos et à la surprise générale je pouvais presque croire que la mission d'empêcher cette flotte de rejoindre la mer aurait réussie. Presque, c'était le mot. L'amertume se faisait plus présente au fur et à mesure que je marchais, l'aigreur faisant place à la colère et un sentiment plus pesant que l'échec s’immisça dans mon cœur et mon esprit. Aurais-je de l'empathie pour cette femme que je ne connaissais à peine et qui par ma faute avait perdue la vie.
Malgré les supplices et les actes effroyables que je lui avais moi même fait subir je me demandais si elle avait eut une mort rapide. Les hommes encore valides s’affairaient pendant que d'autres trop épuisés et éreintés erraient sans but précis jusqu'à s'effondrer. Ils semblaient avoir traversés des épreuves auxquels ils n'étaient pas préparés.

Mon faciès se referma subitement, mes yeux contenant la culpabilité dont je ne pouvais me laisser submerger. Il fallait la laissée se déversée et ronger l'intérieur de mon âme jusqu'à perdre ce trait qui me rendait plus humain, sensible et surtout plus faible que jamais je ne l'avais été. Pourtant je ressentais comme un vide, un attachement aux liens invisibles me peser. Les événements, l'échec d'une mission qui devait me rendre à la mer si je n'étais pas victorieux fut plus terrible car vivre était une chose plus pénible quand vous devez faire face à vos responsabilités. Un poste de commandement fut sommairement établit, j'apposais mes mains contre le rebord de cette table de fortune. Mes yeux à la pigmentation céruléennes se fixant sur la cartographie des territoires orageois et du port le plus proche pour envisager y voir quelques uns de nos navires s'y amarrer. Avait-elle souffert ? Était-elle morte sur le coup ? Je pouvais entrevoir son visage s'éteindre à travers l'océan implacable et froid. Ses poumons se remplissant de l'eau glaciale jusqu'à suffocation et noyade. Ses yeux grands ouverts et ses mains recroquevillés dans le vide tendues vers la lueur du soleil laissant la luminosité traverser les vagues de la mer.

« Capitaine ! » La voix se détachant du camp me fit tourné la nuque observant un mince et pessimiste sourire sur mon faciès. Owen Mouton avait survécu lui aussi. Il avait l'air perdu, les traits de son faciès tirés comme ceux d'un naufragé qui avait subit les privations de quelques jours de rations et d'une tempête plus féroce que celle jusqu'ici rencontrées. « Vous devez venir m'aider capitaine ! C'est la prisonnière. » Mes yeux s’illuminèrent dans une torpeur soudaine mon visage livide face à l'annonce je le sommais de parler l'agrippant fermement par l'armature de son armure. « Elle est blessée je ne pouvais pas... Je n'ai plus de force capitaine j'ai besoin de votre aide. » Je bousculais celui-ci en avant m'acharnant à marcher du mieux qu'il m'était donner de progresser dans la direction désignée. Un rascasse boiteux, voilà ce que j'étais et pourtant l'adrénaline et l'annonce soudaine me faisait redoubler d'effort pour atteindre celle qu'on nommait captive malgré ma promesse de ne plus la toucher.

À quelques mètres, une silhouette se détachait dans le sable. Instinctivement je frottais mes yeux du revers de la main, croyant percevoir un mirage par les privations d'eau, de sommeil peut-être même les deux à la fois. Je me rapprochais au fur et à mesure j'observais cette chevelure ondulée et sombre parsemée de sable. Me penchant sur la jeune femme au teint pâle, ces lèvres violacées par le froid et ses paupières lourdes fermées présageait un cadavre de plus forfait de la Néra. Mon œil droit se plissa inexorablement sur ses mains, celle-ci dans un geste presque mécanique laissait s'échapper un sursaut de vie certain. « Aide moi petit ! » Aussitôt il s’exécuta m'aidant à porter le corps inerte à terre. Elle ne pesait pas bien lourd et malgré la fatigue un regain de force surgit de mes entrailles. Je la tirais aussitôt de ce cimetière échoué au milieu de nul part. Je l'amenais auprès du campement de fortune que nous dressions et au delà des curieux regards, certains désapprobateurs et d'autres plus abasourdis par la vision de la jeune femme. Je portais à bout de bras son corps grelottant de froid. Mes mains s'attelèrent à emmitoufler sa silhouette dans d'épaisses couvertures dans une tente nous abritant du souffle encore violent du vent. Je la faisais boire, déglutissant l'eau dans une toux grasse et recrachant presque tout le contenu du gobelet dans mes mains. Je constatais une blessure net, grossière et suintante si bien que mes doigts en furent rapidement teinté. Comment était-elle arrivée là ? Qui avait pu lui faire ça ? Durant l'attaque avait-elle du se défendre contre les assaillants valyriens ? Je m'empressais de faire pression sur la plaie d'une main nettoyant d'un morceau de tissu trempé dans une coupelle la blessure. Mon écuyer lui s’avérait plus soucieux de nos hommes et me ramenait le nécessaire pour suturer la plaie. Après plusieurs minutes j'osais espérer qu'elle était sortie d'affaire. D'innombrables questions se bousculaient dans mon crâne si bien que je restais planté là à ses côtés attendant la moindre chance qu'elle reprenne pleinement conscience par miracle.

 




« The world is changing and we must change with it. »



Dernière édition par Lyle Salfalaise le Mer 23 Oct - 19:37, édité 2 fois
Lyle Salfalaise

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MessageSujet: Re: La fin de l'accord [Tour VII - Terminé]   La fin de l'accord [Tour VII - Terminé] EmptyLun 21 Oct - 22:04

Une profonde respiration peinée mêlée à un gémissement provoqué par la douleur, fut le premier signe de vie que donna Azhana. La femme avait perdu beaucoup de sang en très peu de temps et, pourtant, elle venait de se réveiller – d’ouvrir les yeux, et de se redresser ; elle avait le regard blafard. Elle n’aurait pas dû se réveiller aussitôt et l’unique raison, pour laquelle elle venait de reprendre sa conscience, fut que quelqu’un s’était trop approché d’elle, de son corps. Il y a des sensations, sur la peau, qui peuvent être plus perceptibles que la douleur.
En effet, il s’agissait ni plus ni moins de Salfalaise qui, sans hésiter, et malgré la fatigue et l’incommensurable chagrin d’avoir perdu sa bataille qui devait certainement être sien, avait plongé ses mains dans le sang d’Azhana et était en train de recoudre sa blessure.
Néanmoins, Azhana ne perdit pas de temps pour de telles constatations.
Aussitôt qu’elle regagna sa conscience, par réflexe, elle attrapa brusquement la main de celui qui était en train de recoudre sa peau, et l’attrapa fermement.
Ce ne fut que dans un second temps, quand Azhana se rappela de sa blessure, dont la douleur lui revint subitement, et qu’elle remarqua que la main masculine qui la touchait était celle de Salfalaise, qu’Azhana reposa sa tête contre sa table, et se permit de laisser échapper un gémissement, car la douleur était en fait plus terrible que toutes celles qu’elle avait connues jusqu’à présent. Elle s’asphyxiait, elle n’arrivait pas à prendre les grandes bouffées d’air dont elle avait besoin. Il lui fallut se calmer, attendre que son cœur ralentît sa cadence, pour pouvoir respirer plus aisément.
Et avant de se calmer totalement, Azhana jeta un coup d’œil sous les couvertures qui la recouvraient, et elle se rassura de voir qu’elle demeurait habillée. Salfalaise n’avait qu’ôté le strict nécessaire, et c’était tant mieux.
Crispant ses membres, elle laissa l’homme finir son travail. Elle avait la tête qui tournait, sa vision était recouverte d’un voile d’une opacité qui variait sans cesse. Elle avait peur de son état. Oh, comme elle ne voulait pas mourir ! Pas ainsi… Elle l’ignorait elle-même, mais, en réalité, elle était terriblement rassurée à l’idée que c’était Salfalaise lui-même qui s’occupait d’elle. Elle espérait que, par sa détermination, sa monstruosité maléfique aussi d’ailleurs, l’homme allait la sortir d’affaire. Il y avait un silence gênant, celui qui ne laissait place qu’aux bruits de l’opération de Salfalaise sur le corps d’Azhana, et la jeune femme préférait éviter d’entendre cela. D’un susurrement chevrotant, elle dit :
« Je suis désolée. »
Elle tourna ses yeux vers le capitaine.
« Ce combat... il n’était pas mien, mais je... je suis désolée. Pour vous... »
Elle pensait notamment au fait que le combat ne s’était pas déroulé comme prévu pour Salfalaise, et surtout que celui-ci n’avait pas même affronté le Tigre. Après ces heures d’entraînements, après sa victoire sur Salfalaise le jour où elle avait pu le tuer, Azhana se fût sentie honorée si son adversaire eût affronté le plus grand tyran, et encore plus si le marin eût réussi à le tuer.
Azhana zo Taraq
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MessageSujet: Re: La fin de l'accord [Tour VII - Terminé]   La fin de l'accord [Tour VII - Terminé] EmptyMar 22 Oct - 12:59

La fin de l'accordMon regard se précise sur le travail effectué. Mes doigts s'imprégnant du liquide ocre-rouge suture la chair consciencieusement. Dehors le vent s’essouffle, personne ne se risque de venir m'importuner. Soudain je sentis une main froide agripper la mienne, pouce et index tenant fermement l'aiguille je suis pris de court par la vivacité de la jeune valyrienne. J'expire l'air d'entre mes lèvres, soulageant un peu ma conscience de voir réagir ses pupilles et son corps. Un maigre sourire se dessine sur mes lèvres avant de poursuivre les soins que je m'efforçais à prodiguer. « J'ai presque terminé. » Déclarais-je d'une voix plus faible. Concentré, je formais le dernier point de suture tracé d'une croix contre la peau basanée et de mes crocs acérés je coupais au plus près de la blessure suturé le filament.

La parole fine et enrouée parvient à mon ouïe me figeant instantanément. Je feintais de prendre sa remarque avec trop d'attachement. Mon esprit balayait d'un revers de main vulgairement imagé préférant essuyer mes mains dans un chiffon avec nonchalance. « Tu dois te reposer... » Répliquais-je donnant presque un ordre à Narya. Quand bien même elle ne m'écouterait certainement pas. Je faisais un signe de main à mon écuyer pour qu'il puisse disposer. Ses yeux clairs et cernés ne broncha pas, il était exténué, le visage sale et finit par s’exécuter dans un hochement de tête silencieux.

« J'ai essuyé un revers. Le Tigre à payé une plus lourde défaite que la mienne » Lançais-je l’œil droit plissé sur elle. Il y avait un certain réconfort en sa présence. La savoir vivante c'est tout ce qui m'importait à cet instant. Je faisais face aux circonstances mais accablé mon visage d'aigreur de rage et de colère n'était pas le bon moment. « C'est loin d'être terminé. » Concluais-je alors que j’imprégnais mon majeur et mon index dans l'onguent pour l'appliquer sur sa plaie. « Cela aidera à la cicatrisation. » Elle en verrait d'autres, c'était peut-être la première fois que son corps goûtait à une lame et elle avait du perdre un peu de sang dans l'estocade.
 




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MessageSujet: Re: La fin de l'accord [Tour VII - Terminé]   La fin de l'accord [Tour VII - Terminé] EmptyMar 22 Oct - 20:36

Azhana essaya d’étouffer son gémissement lorsque Salfalaise lui appliqua l’onguent sur sa plaie. Et dès que l’homme eut terminé, sans même qu’elle s’en rendît compte, la jeune femme prit la main du capitaine et la tira doucement hors d’elle. Oui, elle ne s’en était pas rendu compte, et venait d’agir par instinct – celui de protéger son corps contre l’homme qui l’avait un jour transgressé. Azhana lui avait beaucoup pardonné, ou du moins elle avait accepté d’oublier en partie ses fautes, mais elle n’allait pas pouvoir changer rapidement des mécanismes qu’elle avait développés lors de son agression.
Pour ne pas contrarier Salfalaise, car ce n’était pas le but de la jeune femme, Azhana le remercia d’un bref signe de la tête pour ses soins.
Contrairement aux recommandations, qui avaient été données comme un ordre, du meneur d’hommes, Azhana essaya de se redresser, au détriment de la douleur provoquée par la contraction de ses abdominaux, pour observer sa plaie. Il s’agissait d’une longue blessure, dont il était déjà fortuit qu’elle n’eût touché aucun organe vital. Évidemment, Azhana était terriblement mécontente d’être grièvement blessée de la sorte.
Elle se rallongea en expirant fortement, puis elle réfléchit à ce que le capitaine venait de lui avoir dit. Azhana était quelque part contente pour Salfalaise qu’il ne se laissait pas abattre. Sa détermination à reprendre le combat la rassurait d’ailleurs. En effet, Azhana avait l’impression que l’homme, qui n’avait révélé aucun sentiment – qu’il fût positif ou négatif – à l’idée de la retrouver ou de constater sa blessure, comme si tout cela était naturel, savait qu’elle n’allait pas mourir.
Toutefois, Azhana, elle, n’était pas comme Salfalaise. Elle n’était, après tout, qu’une femme encore jeune, fougueuse et faiblement expérimentée. Il y avait encore des moments où elle ne pouvait lutter contre ses sentiments. Son état de fatigue, ses yeux qui se fermaient seuls par le manque de sang dans ses veines, n’occultait pas la confusion qui régnait dans son esprit – mélange entre la tristesse et la peur. Maintenant qu’elle savait que les hommes de Salfalaise voulaient sa mort, Azhana était certaine qu’elle devait partir, coûte que coûte. Azhana avait d’ailleurs peur que l’un de ceux de la bande qui l’avait poignardée à l’entrée du ville ne pénétrât dans la tente pour la faire taire. À ce propos, Azhana ne voulait pas divulguer ce qui s’était passé à Salfalaise, car elle ignorait comment il allât le prendre. Peut-être que lui-même, apprenant ce qu’avaient fait ces hommes, eût reconnu la légitimité de cette idée et se serait vengé sur la femme en la considérant comme représentante du Tigre qu’il n’avait pas su vaincre. Certes, cette idée fut déraisonnable, mais il fallût mettre cela sur le coup de la fatigue de la femme. Azhana était d’ailleurs en train de se livrer à une lutte difficile contre ses paupières qui s’alourdissaient.
Cette fois-ci, c’est Azhana qui attrapa Salfalaise par la main et essaya de le rapprocher.
« Restez-là. S’il vous plaît... Ne quittez pas la tente », dit-elle silencieusement, en serrant ses doigts autour du poignet du capitaine.
Sa fatigue lui avait d’ailleurs fait reprendre son accent étranger, de façon plus prononcée que d’habitude.
Elle parvint à rouvrir ses yeux, néanmoins elle ne vit plus rien hormis la silhouette de l’homme par un spectre opaque, mais c’était suffisant pour s’assurer de sa présence.
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MessageSujet: Re: La fin de l'accord [Tour VII - Terminé]   La fin de l'accord [Tour VII - Terminé] EmptyMar 22 Oct - 23:54

La fin de l'accordBarrière de nos dernières paroles échangées, je comprenais dans sa gestuelle et dans ses actes que je me devais de me tenir à distance. Un mélange d'apaisement et de méfiance continuait à régner entre nos deux protagonistes. L'un ne pouvant réparer ce qu'il avait commit et l'autre qui tenait jusqu'à l'article de la mort à maintenir les engagements qu'elle lui avait fait juré de respecter. Le visage crispé sous l'impulsion de la douleur, encore vive dans sa chair retenait encore l'étrangère auprès de Salfalaise. Je le savais pertinemment, au fond de moi ce n'était qu'une question de temps désormais. Alors que je m’attelais à remettre de l'ordre dans mes affaires. À préparer de quoi écrire une missive faisant état de l'urgence et de l’infructueuse attaque menée sur terre. Appréhendais le destin que l'on me réservait, la défaite était synonyme d'échec mais, à quoi bon garder l'adversaire traître et insubordonné et risquer de toute perdre ? Ce corbeau serait sans doute celui qui m'indiquerait que mes agissements et mes ordres s'achèveraient ici même. On me demanderait sans doute couvert de honte pourquoi je n'en finirais pas moi-même ? Pourquoi ne pas se suicider après l'étendu de mon échec ? Prisonnier, rabaissé à ce vulgaire insulaire, ce traître qui méritait ce qui lui arrivait et devait se résoudre à mourir plutôt que de continuer à vivre. Quelques navires et des troupes c'est tout ce qu'il m'avait manqué songeais-je. Mes détracteurs s’égosilleraient à me faire ravaler ma verve et pointeraient cet échec de plus pour faire juger et peser la balance d'une rédemption sommaire qui n'avait pas eut assez d'effet.

Écrire ma propre condamnation était l'une des ironies de ma vie. Se serait la dernière pensais-je en apposant l'encre sommairement sur un morceau de parchemin que je calais discrètement sous un pan de mon armure. Alors que je repassais à côté de Narya. Je sentis ses doigts agripper mon poignet dans une force particulière et singulièrement fragile. Dans l'état actuel c'était logique, en revanche l'intérêt qu'elle demandait était particulièrement étrange. Mon regard céruléen se fronça et finit par céder. Je me rapprochais d'elle, saisissant cette main qu'elle avait tendue entre les deux paumes de mes mains. Mes yeux soucieux de son état de fatigue me laissèrent un moment muet. Je comprenais le besoin d'avoir quelqu'un auprès de soi pourtant il y avait d'autres choix que moi pour veiller à son rétablissement sur cette terre. Nous n'étions plus en mer et dès que le temps et sa blessure lui permettraient elle s'en irait. « Je suis désolé... » Rétorquais-je à mon tour. « J'aurais du te libérer et au lieu de ça... » Je désignais dans ma parole sa récente blessure. « Je t'ais mené dans ce combat suicidaire. » Ma gorge se serre et mes lèvres s'assèchent. « J'ai cru t'avoir perdu... » Poursuivais-je avec plus de force et de conviction. « Je ne me pardonnerais jamais si tu mourrais. Pas après tout ce que j'ai fais. » Avouais-je reniflant légèrement l'eau stagnante à la pointe de mon nez. Le froid ou les sentiments de perte me faisaient clairement prendre une disposition dans l'intime et le destin funeste qui m'attendait des confessions plus profondes que je n'aurais jamais laissé paraître.
 




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MessageSujet: Re: La fin de l'accord [Tour VII - Terminé]   La fin de l'accord [Tour VII - Terminé] EmptyJeu 24 Oct - 18:59

Ce qui se passa frôla les limites de la force qui caractérisait le tempérament d’Azhana.
Si la vision de la jeune femme était quasiment inefficace, son toucher ne l’était pas. Or, voilà qu’Azhana sentit sa main se faire envelopper par celles de Salfalaise. Dans un premier temps, la blessée fut surprise et elle ne comprit pas, et, dans un second temps, elle devint pleine de crainte. En effet, Azhana sentit l’atmosphère changer du tout au tout. Son sentiment se confirma lorsque l’homme, sur un ton qu’il n’avait jamais pris jusqu’alors et qui ne devait pas être courant chez lui, lui confia des paroles de regret – le regret d’avoir fauté contre elle, et de l’avoir mise en danger. Salfalaise expliqua également avait craint qu’elle ne fût morte.
La jeune femme fronça les sourcils et, la première chose qu’elle fit, fut de faire échapper sa main d’entre les mains de l’homme, et de la ramener vers elle.
Ensuite, elle réfléchit aux mots qui avaient été prononcés ; elle n’y était pas indifférente, loin de là. Quelque part, elle était fière d’attirer autant l’attention d’un grand chef de guerre comme Salfalaise, fière de réveiller des sentiments et des émotions chez quelqu’un qui en semblait dépourvu. Il était évident que le capitaine n’avait éprouvé autant de crainte pour aucun de tous ses hommes qui étaient tombés au combat de ce jour. Néanmoins, ce que cela semblait révéler, et c’était là la raison de la crainte d’Azhana, c’était qu’il y avait de graves sentiments qui étaient susceptibles d’entrer en jeu. À constater la situation, on aurait dit alors que c’étaient les sentiments de Salfalaise qui étaient visés. Or, sans préjuger pour autant des éventuels sentiments que l’homme pouvait éprouver, c’est avant tout de ceux d’Azhana dont il était question.
En effet, dans sa manière de se comporter à l’égard de Salfalaise jusque-là, la jeune femme n’avait jamais révélé ressentir de l’affection à l’égard de cet homme, au contraire – elle l’avait toujours traité avec un certain mépris, un certain dédain. Pourtant, il semblait que tout cela n’avait été apparence. Il semblait d’ailleurs, qu’Azhana s’était cachée elle-même la sorte d’admiration qu’elle avait vouée envers la personne de Salfalaise, et qui devait s’être transformée en quelque chose de plus intense au fil du temps.
L’extase s’opposait à la prudence, la tentation à la détermination.
D’un part, Azhana avait envie de connaître ce que Salfalaise pouvait lui dire d’autre, ce qu’il pouvait faire d’autre, mais, d’autre part, elle se souvenait du but qu’elle s’était fixée (celui de s’en aller), des marins qui voulaient la tuer et qui devait attendre le moment bientôt opportun à cet effet, mais aussi de la faute de Salfalaise qu’Azhana n’avait pas le droit de pardonner, quelles que fussent les paroles et les actes du responsable.
Alors, à cet égard, pour répondre aux aveux de Salfalaise, Azhana rétorqua soudainement (et sa voix, quand bien même faible, parut expéditive) :
« Nous sommes arrivés sur la terre ferme. Notre accord est fini. Je vais partir, et j’oublierai tout cela. »
Elle espérait que le fait d’évoquer son départ ferait taire Salfalaise dans ses paroles plaisantes qu’elle ne devait pas entendre, de sorte à ne plus avoir à lutter contre tentation de vouloir transgresser les frontières de l’interdit qu’elle s’était fixé.
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MessageSujet: Re: La fin de l'accord [Tour VII - Terminé]   La fin de l'accord [Tour VII - Terminé] EmptyJeu 24 Oct - 22:28

La fin de l'accordLa lassitude avait parfois ce côté tordu de rendre les choses simples instinctivement complexes. Les limbes elles se repaissent des quelques murmures après cette épopée ayant à  bien des égards des allures obscures. La plus douce des fleurs peut avoir un parfum d’extase, même si d'aspect elle semble être contre nature. La tendresse s'abaissant vers la tristesse d'une aventure impure. Je comprenais sans réellement chercher à comprendre après tout ce qu'il c'était passé. Je refusais, dans un déni purement fantasque ce qu'elle pouvait avancer. L'aveugle n'a pas besoin de voir tant qu'il peut écouter. J'abaissais mon faciès crispé sur mes paumes dont la sienne inexorablement c'était échappée. Qu'étais-je entrain de faire ? Dans quelle mégalomanie pouvais-je être entrain d'accepter d'entrevoir la possibilité qu'elle soit encore là, elle, après tout ce qui avait pu arriver ? Le tic nerveux d'une cruelle atmosphère me rendit soudainement muet n'observant que le bois humide aux cernes imprégnés de sang et de sel. « C'est vraie. » Répondais-je dans un hochement stupide vers son visage blême. « Nous sommes sur terre, tu es libre d'aller et de partir si telle est ton souhait. » Lançais-je l’œil droit plisser dans une mimique énigmatique, un mystérieux faciès qui s'émancipait des codes que lui inculquait le paraître d'un monstre de son espèce.

« Je suppose... Que te proposer de rester... Ne changerait rien à ta décision ? » Une moue enfantine et curieuse se métamorphose peu peu quand maladroitement la phrase se forme. Les pupilles dans le vide se figeant un instant dans le creux de ses yeux pour finir à nouveau sur le plan de table calamiteux ou son corps allongé avait été déposé en premier lieu. Une expiration lourde d'un sens qui semblait voué à échouer, balayée et oubliée aussitôt par Narya qui avait comme acté le fait de devoir s'éloigner et de « Tu sais... Quand j'ai vu ton corps jonchant le sol... J'ai bien cru que tu étais morte. » M'exprimais-je dans une voix plus ouverte. Je m'éclaircissais la gorge, toussant pour retrouver un aspect plus abrupt et moins touché qu'il ne laissait paraître. « Je suis heureux que tu es survécu. » Concluais-je précipitamment. Je me redressais tapotant de mes phalanges dans une attente sans but le rebord de la table. Déliant un peu plus mes muscles, expirant un soupir long d'une infructueuse certitude. Lentement ma main droite se laisse glisser le long de la table, je ne me résigne pas à partir je me demande seulement si elle ne désire pas plutôt que je la laisse tranquille.
 




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MessageSujet: Re: La fin de l'accord [Tour VII - Terminé]   La fin de l'accord [Tour VII - Terminé] EmptyVen 25 Oct - 20:39

Cette fois-ci, Salfalaise exprima d’une façon plutôt claire le fait qu’il eût voulu qu’Azhana restât, puis il dit qu’il était « heureux » qu’elle avait survécu.
Cette fois-ci, Azhana ne sut pas résister à la tentation d’en apprendre plus. Elle se tourna pour faire complètement face à l’homme, après avoir lâché un faible gémissement tant la douleur la reprit. Son champ de vision s’était formé de telle sorte que seul l’homme était visible. On pouvait se demander où était passé subitement le monstre qui avait demeuré en ce corps ; il n’en restait que l’allure terrifiante (du moins c’était le caractère que la Meereenienne attribuait au crâne rasé et tatoué du Fer-né), qui était diffuse par son charme du moment.
En fait, l’instant fut long avant qu’Azhana ne remarquât qu’elle s’était trop attardée à observer Salfalaise. Elle appréciait ce moment dont elle ne savait se défaire.
« Je dois partir », dit-elle en se répétant, alors qu’elle se trouvait perdue dans ses pensées.
Azhana se trouvait intimidée par la situation, elle se sentait comme placée contre un mur solide, devant le danger que présentaient l’excès d’émotions et de sentiments, qu’elle avait toujours jugés comme néfastes et non souhaitables.
« Je dois retrouver ma liberté », dit-elle aussi de façon banale.
À écouter l’intonation de sa voix, on ne pouvait faire autrement que comprendre qu’Azhana ne pensait plus ce qu’elle disait, que ses paroles n’étaient qu’un appel lancé par sa crainte, un appel à la laisser, ou bien, au contraire, un appel à franchir les fausses barrières qu’elle plaçait entre elle et le guerrier.

Dehors, les guerriers se regroupaient dans le village. On entendait les quelques exclamations de joie, mais non les déceptions et, pourtant, il devait y en avoir davantage. Néanmoins, cela ne semblait plus importer le capitaine, et encore moins Azhana, qui, d'ailleurs, avait cessé de penser un instant que ses ravisseurs devaient se trouver non loin d'ici.
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MessageSujet: Re: La fin de l'accord [Tour VII - Terminé]   La fin de l'accord [Tour VII - Terminé] EmptySam 26 Oct - 13:19

La fin de l'accordEn bien des malheurs et des choses la vie se révèle n'être qu'une sale chienne. J'ai beau chercher, retourner les situations, les tordre dans d’innombrables possibilités aux dénouements  abjects, torturées, bienveillantes et peut-être même heureuses. La résignation est un sentiment qui m'a habité mais, qui n'a jamais su avoir raison de ma volonté. L'incertitude de ne pas pouvoir faire le bon choix était une part de la réflexion, du doute s’immisçant en nous. Il n'est jamais très loin de votre pensée, il naît de l’inactivité, des accalmies  et de ces moments entrecoupant vos actions d'un repos salvateur pour certain et d'un point permettant assez de recul pour songer librement à la suite à venir. La vérité était si simple que je n'osais même pas y songer. Je commence seulement à comprendre qu'il y aura parfois des moments ou je vais tomber, que je vais perdre espoir. Ces jours seront oubliés, ils appartiendront au passé. Je serais peut-être solitaire, seul face à la mort quand grondera le tonnerre. Ce jour là sera moindre face à toutes ces années passé sur cette terre. Car ici je ne serais jamais seul. Je repousserais toutes les limites qui me retiennent et je me battrais. Jusqu'à ce que, de mes os, la chair soit arrachée. Je serais victorieux, je me ferais connaître du monde entier et mon héritage sera glorieux ou réduit à jamais en poussière. Je l'entendais parler, comme une âme en perdition qui ne faisait qu’inlassablement répéter ce qu'elle avait chercher à trouver. Je l'observais du coin de l’œil, dans cet état léthargique qui allait rendre son verdict prêt à tomber.  « Nous pouvons encore nous battre aujourd'hui. » Lançais-je dans un souffle d'une phase délirante. Je ne savais pas par ou commencer néanmoins j'osais revenir vers elle m'abaissant auprès d'elle. Mes bras se calant contre la table. La sortir de cette torpeur, faire peser la balance d'un côté ou d'un autre. Elle pourrait hurler jusqu'à perdre haleine, me faire saigner mais, je ne vais pas fuir. J'affrontais le monde depuis qu'il c'était ouvert à moi couvert du sang de quelqu'un d'autre. Je ne pouvais me résoudre à vivre d'une autre manière. « J'aimerais pouvoir resté dans cette tente et rester à tes côtés sans jamais n'en sortir. » Lui lançais-je subtilement. La paume calleuse d'une main venant caler une mèche de ses cheveux à l'arrière de son oreille. « Tu es libre de choisir. Le monde t'appartiens il ne tiens qu'à toi de t'en saisir. » Ponctuais-je mon geste de cette parole qui n'en témoignait que plus d'attachement sans perdre de vu le cheminement tortueux parcouru. Je me risquais toujours de défier cette distance qu'elle cherchait à préserver.
 




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Dernière édition par Lyle Salfalaise le Dim 27 Oct - 14:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La fin de l'accord [Tour VII - Terminé]   La fin de l'accord [Tour VII - Terminé] EmptyDim 27 Oct - 13:30

« Pourquoi devrais-je rester auprès de celui que je suis censée détester ? » demanda Azhana, de manière rhétorique.
Oui, il ne pouvait échapper à Salfalaise que le fait qu’Azhana faisait durer le moment, qu’elle ne congédiait pas le marin, avait pour raison l’attraction de la femme vers celui-ci – un sentiment d’attache qui n’avait rien de rationnel. C’est pourquoi, peu importait si Salfalaise était ou non détestable.
Pendant ce temps, durant lequel Azhana n’attendait en fait aucune réponse, aucune réaction non plus d’ailleurs, elle prenait plaisir. Elle prenait plaisir à regarder l’homme ; elle prenait plaisir à le savoir si près d’elle, elle prenait plaisir à sentir sa main dans sa chevelure. Azhana oubliait presque sa terrible douleur au ventre.
Elle voulait, elle aussi, avancer sa main vers Salfalaise, le toucher, mais elle n’osa pas le faire, elle avait peur de ce geste. En effet, si Azhana ressentait du plaisir, elle ressentait aussi de la crainte, à l’égard de Salfalaise et de la situation dans laquelle ils se trouvaient, peut-être une crainte encore plus grande que celle qu’Azhana avait eue quand elle avait dû affronter ce même homme.
« Et vous – vous ignorez tout de moi. Pourquoi me retenez-vous, si vous ne me connaissez pas ? » demanda-t-elle pour casser le silence qui pouvait mener à trop de choses qu’il aurait été impossible d’annuler une fois qu’il fussent commis.
Enfin, la femme se résigna à lui confier la première vérité à son propos :
« Je suis mariée. »
Son mariage, il s’agissait d’un détail de sa vie auquel Azhana n’avait plus pensé depuis longtemps. Parfois, il lui était arrivé de songer à Valarr. Elle se demandait si son mari était encore en vie. Azhana ne se sentait pas attachée à Valarr, loin de là. Elle était persuadée qu’ils étaient incompatibles l’un avec l’autre. Mais elle souhaitait à son mari de vivre, et d’être content, car il n’était pas mauvais homme. En tout état de cause, Azhana se sentait peu liée par son lien matrimonial, et la seule chose qui pouvait tout de même la déranger, était la dimension traditionnelle et sacrée que l’on accordait à cette institution. Autrement dit, si elle ne vouait pas d’intérêt à son union maritale, Azhana se demandait si elle avait le droit, aux yeux des hommes comme des dieux, de violer cette union.
C’était bien cette question qu’elle voulait soumettre à Salfalaise, afin de voir quelle pouvait être la réaction d’un tel homme sans scrupule face à cette information, de savoir si cela pouvait l’interrompre dans ses avances.
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MessageSujet: Re: La fin de l'accord [Tour VII - Terminé]   La fin de l'accord [Tour VII - Terminé] EmptyDim 27 Oct - 15:32

La fin de l'accordLe silence, l'aveu de paroles qui n'arrivaient pas à s'extirper d'entre les lèvres. Se sont leurs paroles muettes qui arrivaient pourtant à exprimer plus que ce qu'ils voulaient admettre. Elle ne prit ni crainte ni colère face à son geste. Elle ne fut éprise d'aucune rancœur face à cet homme qui elle le disait était détestable. Ses mots, laissaient transparaître une toute autre vérité, au delà de ce que les événements et leurs actes pouvaient raconter. Je restais un moment sourd, seul un sifflement déplaisant tenant mon esprit prit au piège s’immisça au creux de mon oreille. Je contemplais son visage, la courbures de ses joues légèrement rehaussées. Les traits d'une imperfectible dureté arquant le long de sa mâchoire une rage contenante et forgée par la fierté. Ses yeux à la lueur topaze bleue se figeant comme une statue de marbre dont la beauté reflétait un monde, une culture et des secrets tout aussi mystérieux. « Parce qu'au fond une partie de moi voudrait égoïstement que tu restes. » Avouais-je dans un rictus mêlant un soupçon d'espoir, implorant la gêne et révélant ma tristesse.

J'écoutais dans l'écho du vent au loin l'appel de la mer qui me gardait dans une emprise imperceptible mais, toujours distincte et clairement net. Je m'y soustrayais un temps, son chant omniprésent dans le fracas des vagues fondant entre les récifs et les paroirs rocheuses de monstrueuses et gigantesques falaises. « Je sais que tu es une guerrière, une combattante. » Répliquais-je spontanément. Alors elle dévoila être liée par un sacrement d'ordre divin, le mariage, l'union d'un homme et d'une femme sous le regard des Dieux. J'admettais la surprise se traduire sur mon faciès dans un clignement de paupière inhabituel. Je ravisais mon visage s'abaissant  vers le sol comme pour cacher une gêne honteuse alors que cette révélation fit surgir sur mes lèvres un sourire espiègle, enfantin et peut-être dément qui sait ? Je songeais aux actes qui furent les miens sur son corps la marquant toute entière jusqu'au plus profond de son être et de son âme. Elle était vierge quand j'avais pris possession de sa personne alors quelque part je pouvais imaginer l'ampleur d'une situation qui m'échappait complètement désormais. Mon œil droit se plissa et je l'épiais dans un sourire salin, ma barbe hirsute vibrante de mes futures paroles et gestuelles. « Le reste est sans importance. » Balayais-je du revers d'une main imagée comme si son passé n'importait guère à mes yeux. La vérité était belle et bien que je ne me souciais guère des fondements traditionnels de la foi des sept, même si leurs coutumes et leurs rites interpellaient mon tempérament curieux je n'étais pas homme à craindre le jugement des dieux à mon sujet. Après tout si ils avaient voulu me punir pour toutes les atrocités que j'avais accomplis, ils l'auraient déjà fais. Je pouvais sentir le poids de ce qu'elle avançait. Pourtant elle est ici pour de bon et moi je suis ici pour rester. Imperfectible créature dont je toisais le faciès abîmé par les épreuves passés. Je m'avançais frôlant de mon nez le sien, me risquant un peu plus à me faire remettre à ma place m'admettant faussement que je comptais peut-être finalement plus pour elle. Je lorgnais sur la commissure de ses lèvres, avide d'une pulsion singulière, d'obtenir le goût de celle qui inaccessible peut-être allait disparaître. Alors mes lèvres se posèrent sur les siennes. Dans un contact aussi doux qu’éphémère je les retirais aussi rapidement qu'elles ne furent en contact avec les siennes. Mes doigts entrelaçant sa longue et farouche crinière jusqu'à la caresse mortelle à l'arrière de sa nuque. J’apposais mon front contre le sien m'attendant à recevoir une quelconque réprimande faisant autant de mal que de bien.
 




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MessageSujet: Re: La fin de l'accord [Tour VII - Terminé]   La fin de l'accord [Tour VII - Terminé] EmptyDim 27 Oct - 18:11

Ce qui devait arriver arriva. Enfin… pas tout à fait. Alors que Salfalaise venait de l’avoir charmée par ce à quoi Azhana eût été le plus sensible – en disant d’elle qu’elle était une guerrière, une combattante et qu’il s’agissait de la seule chose qui importait pour lui, alors qu’Azhana avait vu le capitaine approcher son visage du sien, qu’elle avait senti son nez toucher le sien, elle ferma les yeux. Elle était envoutée, pétrifiée ; elle n’avait aucun moyen de s’opposer à ce qu’il faisait. Cette fois-ci, elle devait s’avouer vaincue ; Salfalaise l’avait emporté sur elle. Elle était prête. Prête à se laisser embrasser, prête à succomber à la faiblesse de s’attacher à un homme, chose qu’elle n’avait jamais voulue jusque-là. Elle sentit les lèvres de l’homme aller au contact des siennes, elle goûta à leur âpreté, leur salinité, qui lui évoquèrent la rudesse d’un marin, d’un homme de guerre, d’une brute, d’un brigand. Ces lèvres, elle aurait dû les détester, pourtant elle les avait adorées. Soudain, bien trop vite, Lyle se recula légèrement. Azhana fut tirée de ses pensées envoûtantes, et de son plaisir tranquillisant.
La jeune femme ouvrit les yeux, elle vit l’homme qui se tenait toujours au-dessus d’elle. Il ne pouvait pas mettre ainsi fin à cet instant, pas après avoir réveillé des sentiments et des émotions qui avaient sommeillé depuis toujours. À son tour, Azhana attrapa Lyle par la nuque, le força à descendre tout en s’approchant de lui également en montant son buste, au détriment de la douleur de sa blessure qui s’ensuivit, puis c’est elle qui vint embrasser le capitaine, d’une façon démente. Azhana n’y connaissait rien, c’était sa première fois, et, pourtant, elle s’y prit comme si elle l’avait fait toute sa vie. Il y eut quand même un moment où elle s’arrêta, où elle observa Salfalaise, et où elle dit, dans sa langue :
« Mein naar irat. – Je ne devrais pas avoir le droit. »
Néanmoins, juste après, elle plongea derechef ses lèvres dans un nouveau baiser.
Ce faisant, dans son ventre, elle ne ressentait plus la douleur, mais une autre sensation, plutôt agréable bien qu’étrange ; sorte de fourmillement mêlée à une chaleur d’un autre genre. Son sang était en quantité suffisante pour pouvoir danser dans ses veines au rythme follement emballé de son cœur.
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MessageSujet: Re: La fin de l'accord [Tour VII - Terminé]   La fin de l'accord [Tour VII - Terminé] EmptyJeu 14 Nov - 19:00

La fin de l'accordSes lèvres s'accaparent les miennes. L’étreinte et le contact de ses fines phalanges sur ma nuque opèrent avec cette indécence qui m'était jusqu'ici commune. Se sont ses même mains qui empoignèrent l'acier et firent couler le sang de celui qui avait été ni plus ni moins qu'un monstre. L'insolence avait comme changé de camp, au fur et à mesure des semaines qui s'écoulèrent avidement. Avais-je chercher à provoquer ce sentiment ? Faire surgir quelque chose d'aussi appréciable dans le plus détestable des hommes que j'incarnais à ses yeux il y a encore quelques temps ? Je ne trouvais aucun mot pouvant réellement faire acte d'une quelconque cohérence et pourtant. Et pourtant au fond de moi je le sentais, intimement je me persuadais longuement de l’attraction que javais pour elle et ses lèvres s’accrochant aux miennes avec une ferveur désobligeante.

Je me sentais morose, âpre face à ce que nous venions de traverser. J'avais perdu beaucoup et mon investissement aussi certain qu'il fut dans mes engagements envers mes débiteurs peut-être ne les satisferaient-ils jamais ? Pour l'heure rien d'autres ne comptait si se n'est ce sentiment d'apaisement. Ce geste maladroit de tendresse, cette impulsion dévorante consumant mon être. Une chaleur au souffle dévastateur qui finirait par mourir avec elle. La vérité par la douleur était une démonstration presque poétique. Nous vivons pour combattre un jour de plus, c'est ainsi que j'avançais et c'est de cette manière que j’espérais un jour mourir. J'avais encore tellement à accomplir, encore tellement à faire. Le véritable désir cache souvent un trop plein d'ambition légué par nos ancêtres. Nos familles nous consument d'une bien étrange et singulière manière. Les raisons qui nous poussent à agir sont souvent personnelles, obscures et absurdes. Alors lorsque l'on croit poursuivre des rêves, on se retrouve souvent en plein cauchemar. Il n'est pas d'homme qui soit une île, mais un seul peut devenir un navire. Et porter la flamme d'un millier d'autres. Autrefois je songeais vivre pour mon nom et celui de mes pères, faire perduré un mode de vie qui sciait dans une imperfection archaïque et stupide nos traditions, nos coutumes et nos lois. Aujourd'hui je crois que nous nous sommes tout simplement égaré dans l’interprétation de la folie des despotes et la tyrannie qui nous dirigeaient.
Au pays que nous entrevoyons à peine les yeux clos, où la mer prodigue à la côte une caresse énamourée, où souffrance, peur, colère et mensonges font défaut, nous marcherons la tête haute, le cœur empli de fierté. Si tes rêves ne connaissent aucune limite ni entrave, si ton âme est forte et que rien ne peut la faire taire, capable d'élever des murs, de les abattre si tu es brave, alors, ce monde tout entier t'appartient. « Tu dois te reposer. » Lui lançais-je d'un timbre de voix particulièrement doux, plus chaleureux qu'il ne le fut jamais avec elle. Je recouvrais son corps d'une couverture l’emmitouflant autour de ses épaules. « La guerre attendra. »
 




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