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L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé]
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MessageSujet: L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé]   L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé] EmptyDim 13 Oct - 23:14

La forteresse des Eyrié semblait soudainement reprendre vie. Il n'y aurait ni fête, ni banquet pour autant. Il n'y avait rien à fêter dans le royaume du Val et des Montagnes depuis plusieurs mois. La guerre, la rébellion, tout cela était dans l'esprit de chacun. Comme chacun était conscient de la situation complexe qui se prolongeait au cœur du royaume, dont les frontières si bien gardées ne pouvaient pour autant protéger de ce qu'il se passait en son sein. Cette situation ne pouvait pas durer éternellement, le Val finirait par s'enliser dans quelque chose d'inextricable, qui laisserait alors la place aux forces qui s'opposaient pour le pouvoir et l'avenir du Val. De plus, elle ne pourrait continuer à trouver différents stratagèmes pour gagner du temps auprès des différentes puissances de Westeros, alors que tous venaient à la contacter, certains pour qu'elle porte sa voix contre l'Empire, d'autres pour venir au contraire le soutenir. Sans doute que Sharra avait trop tardé à se décider, elle avait été trop mesuré, peut être trop envahie par le chagrin, pas le sien propre mais par celui que lui renvoyer Ronnel. Dans cette volonté de ne plus rien brusquer chez lui. Dans cette volonté aussi de voir le Val retrouver un certain calme, une certaine quiétude après la tentative de révolte des partisans de la Croisade et la pendaison au mur du castel des Rougefort. L'attente n'était une bonne chose dans aucun des cas, les ennemis avaient alors largement le temps de préparer leur attaque ou leur défense suivant comment les choses se présenteraient à eux. Cela ne lui ressemblait tout simplement pas. Sa beauté avait toujours été l'alliée d'un fort caractère qu'elle n'hésite pas à démontrer à qui lui faisait le moindre affront. Il était temps de réagir elle le savait et elle comptait bien le faire aussi prestement que possible.

C'est ainsi qu'elle avait fait l'appel à tous les membres du Conseil du Faucon de se présenter aux Eyrié au cours de la deuxième semaine du mois. Cela avait été remis en main propre pour ceux qui se trouvaient directement sur place alors que les autres invitations, ou plutôt convocations avaient été adressé par missive quelques temps en amont pour s'assurer de la venue de tout le monde pour cette réunion. Chacun avait déjà eu l'occasion de s'entretenir avec une ou toute partie du Conseil du Faucon. Il n'y avait que Lord Donnel Vanbois, qui allait faire son entrée dans le cercle le plus proche des conseillers du Roi Ronnel Arryn. Il avait reçu la même convocation que les autres membres déjà établis, sans pour autant savoir quelle charge serait la sienne dans l'avenir, quel rôle il aurait à jouer auprès de son souverain, auprès du Val. Le temps serait bien venu de tout expliquer une fois que les hommes choisis par le roi ou par elle se seront réunis. C'est l'esprit fourmillant d'idées, de propositions et de questionnements qu'elle s'était laissée préparer par ses femmes de chambres. Elle s'était drapée d'une magnifique robe d'un bleu azuréen qui reflétait les couleurs du Val autant que cela faisait ressortir ses yeux. Une broche en forme de faucon, enserrant entre ses pattes un saphir bleu, avait été épinglé. Ses cheveux avaient été remontés dans un chignon complexe, où pas une seule mèche ne s'échappait. Elle était éblouissante, aussi éblouissante que l'aurore, pleine de confiance et d'énergie en ce jour nouveau.

Sharra n'était donc pas allée le trouver. Elle avait attendu que tous les membres de l'assemblée se soient réunis dans la salle du Conseil pour prendre le chemin vers cette même pièce. L'étage entier où elle se trouvait avait été mis en état de siège, un important contingent de la garde royale sécurisait l'ensemble des entrées et donc des sorties possibles menant à cet endroit. Tous les mets et les vins qui seraient présentés avaient fait l'objet d'un passage auprès d'un goûteur. Sharra avait même demandé à ce qu'aucun des hommes présents au sein du Conseil ne soit armé. Elle ne savait qu'elle était la profondeur d'âme de chacun et les intentions qu'ils pouvaient avoir alors que le Val était prompt à la déchirure, pourquoi le Conseil du Faucon, qui devait représenter le peuple ne pouvait pas connaître les mêmes tourments. Elle fit donc son entrée, adressant un regard à chacun des hommes présents avant de se diriger vers la place qui lui était réservé. « Chers Lords, je vous remercie d'avoir répondu aussi promptement à cet appel pour se réunir à nouveau au cœur des Eyrié. Il y avait bien longtemps que nous ne nous étions pas retrouvés tous ensemble pouvoir nous rencontrer. De plus, de nouveaux visages nous ont depuis rejoints. Le roi, mon fils, m'a demandé de réunir le Conseil du Faucon en ces murs et sera informer des moindres détails de cet entrevue. Asseyons-nous et ne tardons plus, nous avons de nombreux points à traiter. » Elle s'installa dans son siège la première, observant tour à tour chacun des membres présents.
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MessageSujet: Re: L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé]   L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé] EmptyLun 14 Oct - 0:57

Smaug Corbray s'était éveillé aux aurores, ce matin là, et pour cause, il n'avait pas dormi dans son lit mais s'était assoupi au milieu de la nuit, le nez plongé dans les missives, serrant dans sa main la dernière en date, celle, signée de la Reine elle-même et convoquant le Conseil du Faucon.

Il avait alors bondi pour sortir de son bureau et traverser d'un pas pressé les couloirs du château, ses pas le menant jusqu'aux écuries ou il avait sellé et enfourché Sombrenoir, son fidèle destriier. Comme chaque fois qu'il était en proie à un grand tourment, il éprouvait le besoin de se défouler dans une folle cavalcade et de se perdre dans la beauté naturelle du Val. La brume s'étirait comme un manteau cotonneux sur la vallée lorsqu'il franchit la herse des Eyrié. Il prit le pont vertigineux qui menait au chemin de la Porte Sanglante, mais bifurqua sur un petit sentier forestier dès l'autre bord du pont atteint. Son cheval ralentit en pénétrant dans le sous bois et il le dirigea avec une facilité naturelle jusqu'à une petite cascade où ruisselait une eau limpide et pure.

Descendant de sa monture, il se défit rageusement de sa cuirasse après avoir déposé le fourreau de Dame Affliction contre un rocher. L'un après l'autre, ses vêtements valsèrent sur l'herbe humide, et c'est dans le plus simple appareil qu'il entra dans l'eau glacée de la cascade. Qu'il aimait cette terre, cette vie pure et sauvage, ce fracas des eaux grondant plus haut, venant des montagnes. Cet air vivifiant qui fouettait son corps, brûlait sa gorge, piquait ses yeux. Il se frictionna vigoureusement et méticuleusement partout, s'immergea ensuite sous les eaux, savourant le refuge assourdi de l'onde qui l'isolait du tumulte extérieur. Il y demeura aussi longtemps qu'il pût, jusqu'à ce que ses poumons soient en feu, puis émergea dans un coup de reins puissant pour prendre une goulée d'air glacé. Il sortit ensuite lentement, le dais transparent glissant sur son corps puis s'allongea dans un rayon de soleil naissant. Il tendit son visage à la froidure matinale et laissa glisser lentement les myriades de gouttelettes d'eau sur sa peau. Une fois séché par l'air matinal, le corps bleui, l'âme transie, il se rhabilla lentement d'une chemise extirpée de sa fonte de selle et de pantes en cuir noir. Il rajusta sa cuirasse de Capitaine de la Garde et ceignit à nouveau Dame Affliction.

Revigoré et ayant ajusté sa cape de noire ébène sous les spalières et retenue celle-ci d'une fibule à l’effigie du corbeau, il se remit en selle pour rentrer aux Eyrié. Sombre et fermé, il franchit la herse à l'heure ou la cité s'éveillait et confia sa monture à son écuyer. Mesurant chaque pas qui le rapprochait du lieu où allait se jouer un tournant décisif pour le Val, il fit une pause devant l'imposante porte qui barrait l'entrée de la salle et défit une nouvelle fois le baudrier de Dame Affliction pour la remettre à l'un de ses lieutenants, posté devant la porte. Droit et fier, il fit son entrée en saluant d'un signe de tête tous les pairs convoqués au Conseil, qu'il connaissait bien pour la plupart, et ce non seulement pour avoir combattu avec eux, mais aussi parce que c'était son rôle de savoir qui étaient ceux qui approchaient la Reine, même une seule fois. Il se posta derrière la chaise à haut dossier qui lui était habituellement assignée. Son regard perçant et froid inspectait chaque recoin de la salle et dardait les officiers de la Garde Royale auxquels il avait attribué l'insigne honneur de veiller sur la sécurité du Conseil.

La Reine avait bien fait les choses et un goûteur se tenait posté près du buffet où divers mets étaient disposés. Dans le couloir et aux abords du château, la Garde était doublée, comme chaque fois que la plus haute instance était requise par la Reine. Chacun attendait dans l'expectative, ou en toute connaissance de cause pour certains, l'ouverture de ce Conseil, le premier depuis la mort de Nyméria. Des visages familiers, d'autres vaguement connus, Smaug sentait, devinait qu'une nouvelle ère allait se lever pour le Val à l'issue de cette réunion extraordinaire. Son rôle serait, quoi qu'il lui en coûte, de contribuer avec les autres loyaux preux, à faire respecter les décisions de la Reine et, de la protéger, surtout, contre toute atteinte. Il se sentait nu sans dame Affliction, mais cette situation imposée, assez étrange pour un Capitaine de la Garde, chargé d'assurer la protection de la famille royale, il la vivait comme une épreuve infligée par sa Reine, pour tester sa détermination et sa loyauté à la servir. Même à mains nues et avec les poings et les dents, il déchirerait tout agresseur la menaçant et ferait taire tout impudent.

Elle entra, éclat de ciel illuminant le monde minéral de la salle. Comme toujours quand elle paraissait en public, il en eut le souffle coupé une fraction de seconde, puis son cœur repartit en battant plus fort. Il s'inclina, tout d'abord, puis n'y tenant plus, s'agenouilla et murmura son rituel:  

- Majesté, la Garde est à vous !

Il se releva promptement pour écouter ses paroles et ne prit place lui-même sur sa chaise que lorsqu'elle l'eût fait, et après elle, tous les pairs convoqués. Quand tous seraient assis, posés derrière une table qui entravait leur mouvement un tant soit peu, alors seulement, il pourrait s'asseoir, l’œil aux aguets , toujours prêt à bondir. L'ombre des Rougefort planait encore dans ses souvenirs.


Dernière édition par Smaug Corbray le Mer 16 Oct - 15:40, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé]   L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé] EmptyLun 14 Oct - 10:00


L'Heure du Faucon

L'appel de la Reine avait été clair, le conseil du Faucon allait se réunir sous peu aux Eyriés. J'avais donc à l'avance mit en ordre mes documents pour préparer les plus importants à emporter avec moi lors de cette réunion. Quelques factures, quelques tableaux de dépenses, quelques documents de taxes et d'impôts, et les fonds disponibles du Trésor du Val. Tout est soigneusement rangé dans mon porte-documents en cuir qui trône sur la petite table à côté de moi.

Mon reflet s'affaire dans le miroir, boutonnant les boutons de ma veste longue. Je soigne les derniers détails de ma nouvelle tenue, toujours d'un vert-noir relevé de dorée. Une petite broche trône sur le devant, en forme de tête du titan de Braavos, l'emblème de la maison Baelish. Je suis prêt à rencontrer une nouvelle fois les membres du conseil.

Je me mets en route pour rejoindre l'étage où se déroulera la réunion du conseil. J'ai ouï dire que le nombre de gardes avait été soigneusement renforcé et qu'un petit banquet nous attendait déjà. Concernant le banquet, l'idée est davantage concrète dans mon esprit puisque j'ai vu passer la facture sur le bureau de mon assistant. J'ai également entendu qu'un nouveau Lord allait faire son entré au conseil, je suppose Lord Donnel Vanbois par sa présence à la cour.

Mes pas claquent sur le sol en pierre tandis qu'ils me mènent à la fin d'un grand escalier. L'étage entier dans lequel j'entre, semble en état de siège tellement le contingent de gardes royaux est important. Lors de mes premiers pas, un soldat m'arrête pour me fouiller. La consigne étant de venir sans arme, je n'avais rien emporté avec moi. Un peu plus loin, les portes de la salle s'ouvrent devant moi, me laissant arriver parmi les premiers membres du conseil. J'offre un signe de tête à lord Smaug Corbray, sans plus de cérémonie. Je m'avance vers mon siège, restant debout derrière celui-ci. Je dépose au moins mon porte-documents sur la table à ma place.

Sharra Arryn arrive quelques minutes plus tard dans une majestueuse robe bleue. Nous saluons la reine tandis qu'elle marche jusqu'à son siège. La reine nous fait un court discours d'ouverture puis nous invite à prendre place. J'imite les autres lords en m'asseyant sur mon siège pour faire face à un autre membre du conseil.

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MessageSujet: Re: L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé]   L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé] EmptyLun 14 Oct - 19:26

Les Eyrié, Conseil du Faucon

AN 1, Mois 9, Semaine 2



Donnel Vanbois

La maison Vanbois est l’une des plus anciennes familles du Val. Maison réputée pour son respect du protocole et des formalités, lord Donnel Vanbois est connu pour sa loyauté aux Arryn et pour sa verve parfois trop directe. Le Lord de Chênes-en-fer a permis au Val d’améliorer son agriculture. L’homme tient fermement son fief mais il reste un suzerain apprécié par ses vassaux. Lord Donnel Vanbois répond naturellement à la demande de la reine régente du Val pour siéger au Conseil du Faucon. Il ne se doute pas qu’il y trouvera une nouvelle place.


Lord Donnel Vanbois avait lu la missive écrite de la main de la conseillère de la reine régente du Val et de la Montagne. Il avait ensuite soigneusement plié le parchemin et s’en était aller prévenir ses hommes. Il ne pouvait se permettre de ne point répondre présent à la demande de sa souveraine. La rein régente Sharra Arryn demandait sa présence aux Eyrié pour la tenue d’un Conseil du Faucon. Le Lord de Chênes-en-fer fit alors le nécessaire pour la gestion de son fief en son absence et avait prit la route vers la demeure de la maison Arryn où on l’attendait.

Le lord chevauchait à la tête d’une petite troupe légère pour se déplacer au plus vite. Fort heureusement pour lui, chênes-en-fer ne se trouvait pas très loin des Eyrié. Le lord se demandait bien pourquoi la reine avait réclamé sa présence, mais sa curiosité et sa loyauté à la maison Arryn avait pris le dessus. Le Lord avait alors mis pied à terre que lorsqu’il vit s’étendre devant ses yeux l’imposante forteresse des Eyrié. Ses hommes en firent autant et Donnel Arryn se présenta aux gardes de la demeure de la famille royal du Val et de la Montagne. En passant les lourdes portes, il eut une pensée pour son ancien roi Jehan Arryn, mort dans la guerre face aux Orageois. Son jeune fils était désormais le nouveau roi de la Montagne et du Val mais le jeune homme était bien trop touché, disait-on, par la mort de sa jeune épouse Nyméria Lannister pour que sa mère puisse lui laisser la gérance du royaume.

Lord Donnel Vanbois de Chênes-en-fer traversa les couloirs d’un pas lent et cérémonieux pour se rendre jusque dans la grande salle où se tiendrait le Conseil du Faucon. Arrivé devant les portes, il s’annonça auprès des gardes et entra une fois les portes ouvertes. Le lord fit ses premiers pas dans la salle et détailla chacun des lords déjà présents. Il reconnu lord Smaug Corbray, le frère de la reine régente du Val et de la Montagne et capitaine de la garde. Il reconnu aussi Lord Adrian Froideseaux, Connétable des armées et Wilbert Grafton, amiral de la flotte du Val ainsi que Lord Mereth Baelish. Tous siégeaient habituellement au Conseil du Faucon. Seul lui semblait être le nouveau venu puisqu’ils semblaient tous se trouver à une place qu’ils occupaient depuis longtemps. Instinctivement, Lord Vanbois alla se placer là où il y avait une place de libre et attendit comme les autres que la reine Sharra Arryn fasse enfin son entrée. Entrée qui ne tarda d’ailleurs pas. La reine Sharra portait une magnifique robe bleue azure qui soulignait la couleur de ses yeux. Lord Donnel Vanbois salua d’un signe respectueux sa reine lorsqu’elle s’adressa à l’assemblée des lords présents. Le seigneur de Chênes-en-fer prit place dans son propre siège une fois que la reine se fut assise et que les autres lords en avait fait autant témoignant ainsi de son respect du protocole. Il était assez mal venu de s’asseoir ainsi en premier alors qu’il était un nouveau venu au sein du Conseil du Faucon.



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Dernière édition par Maedalyn Glover le Lun 21 Oct - 13:47, édité 1 fois
Maedalyn Glover

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MessageSujet: Re: L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé]   L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé] EmptyMar 15 Oct - 22:55

L’hiver touchait doucement à sa fin. Du haut des cimes du Royaume des Arryn, dont les sommets dominaient le continent de Westeros, les dernières brises de froid soufflaient encore contre les murs de pierre de la Porte Sanglante. Sur ses remparts, immenses et imposants, des plaques de gel s’étaient formées à même la muraille, la faisant scintiller ci et là quand venait le soleil de midi. Il y a quelques mois, une première mission menée par le Connétable du Val en personne avait permis le rétablissement de lignes de communication coupées par la rébellion des clans. Depuis, des contingents de soldats s’y relayaient régulièrement, pour s’assurer de la continuité des routes qui traversaient les montagnes. Les hommes s’en étaient allés il y a plusieurs semaines déjà. La rudesse des tempêtes d’hiver avait empêché tout échange avec leurs familles restées plus en aval des sommets. Adrian et ses hommes, emmitouflés dans d’épaisses fourrures de bêtes recouvrant leurs spalières et leurs cuirasses de plaques lourdes, serpentaient le long d’une pente escarpée, recouverte de neiges éternelles. Celles de Lord Froideseaux étaient taillées dans deux peaux d’ours et de loup, parachevant sa carrure, déjà imposante, d’un charisme sauvage. Bientôt, les quelques hommes de tête, menés par Adrian, furent suivis d’une rangée de plusieurs centaines de soldats qui, tandis qu’ils franchissaient le dernier col plongeant sur le défilé des Eyrié, redescendaient de leur mission hivernale dans les hautes Montagnes du Val. L’étendard du Royaume, un Faucon sur fond azur, resplendissait au loin. Déjà, une poignée de familles installées dans les environs de la Porte s’amassaient à son entrée et sur ses remparts, l’écho de leur joie résonnant dans la vallée, jusqu’aux oreilles des soldats qui rentraient enfin au bercail. Il fallut une petite heure pour que les hommes achèvent leur descente, parvenant désormais face aux portes infranchissables du Val d’Arryn. La cohorte avançait au pas, dans une cadence noble, la tête haute, alors que la Porte Sanglante leur ouvrait ses bras de fer. La foule était en liesse. La garde était de retour, saine et sauve. Les cloches se mirent à chanter à tue-tête, célébrant leur arrivée. Tous remontaient aux Eyrié, avec les honneurs d’une mission réussie.

Jusqu’à la capitale du Royaume, les quelques centaines d’hommes qui avançaient ensemble étaient suivis du chant du beffroi de la Porte Sanglante, qui annonçait leur venue dans toute la vallée. Une fois parvenus devant l’immensité des Eyriés, dont les gigantesques tours écrasaient de leur superbe, les cloches devinrent assourdissantes. Depuis plusieurs mois, la sécession engagée des clans de la Montagne avait plongé le Royaume dans une crise interne complexe ; les hommes de la montagne, rustiques et souvent barbares, étaient réputés pour leur ténacité et leur détermination. La Reine du Val, soucieuse du bien de son peuple, avait choisi de démobiliser une grande partie de l’armée quelques temps auparavant. De ce fait, quelques centaines d’hommes de métier, désormais aguerris et rompus au combat en montagne, assuraient seuls la continuité du territoire. A leur tête, Adrian Froideseaux, jeune Connétable du Val, avait su très vite gagner l’amour voire l’admiration de la population. Commandant de terrain, toujours avec ses hommes, il n’avait raté aucune expédition dans les chaînes montagneuses du Val. Déjà, le bruit courrait dans les ruelles des Eyrié qu’il parviendrait, avec la Reine Sharra, à sortir le Royaume des conflits intestins.

A leur tour, les portes des Eyrié s’ouvrirent. Une pluie de fleurs – les premières du printemps naissant – commencèrent à tomber sur leurs silhouettes tandis qu’ils avançaient dans la barbacane. Adrian leva la tête vers les siens, avec un léger sourire. Il était chez lui, désormais. Un sentiment de paix le parcourut, tandis qu’il saisit en vol un morceau de pétale rouge. Puis, la garde du château s’occupa de prendre le Lord en charge. Il fut conduit à ses appartements sans tarder car, lui disait-on, une missive cruciale devait lui être tendue en main propre. Aussitôt qu’il l’eut en main, il l’ouvrit. Une convocation, rédigée par la Reine Arryn, sollicitait sa présence, le lendemain, au conseil du Faucon. L’espace d’un instant, Adrian se demanda comment il aurait pu honorer l’injonction de sa souveraine si, pris par une intempérie quelconque, il s’était retrouvé bloqué dans les contreforts du Val. Qu’importe. Il était là, désormais. En raison du vacarme des cloches qui résonnaient encore dans la cité, le Froideseaux savait que sa Reine était au courant de son retour. Il la savait rassurée. C’est tout ce qui comptait pour l’instant. Il la verrait demain. Sans même prendre le temps d’ôter son armure et ses appareils guerriers, l’homme s’accorda quelques heures précieuses de sommeil. Enfin dormirait-il au chaud. Cette sensation lui était devenue si étrangère qu’il sentait ses orteils et le bout de ses doigts brûler ; le sang chaud y retrouvait ses droits.

L’heure du Faucon se rappela à lui, l’interrompant dans ses rêves. En sursaut, et pris de court, le commandant du Val n’eut ni le temps de faire sa toilette, ni de se changer. Il se présenterait au conseil à l’image de ce qu’il était : un homme de guerre. Déambulant dans les couloirs d’un bastion qu’il connaissait très bien, Adrian gagna rapidement la longue allée rectiligne qui se fermait sur les portes de la salle du conseil. Le son lourd de ses bottes de cuir et de fer annonça sa venue avant qu’il ne fasse son entrée. Conformément au protocole, le Connétable tira sa puissante lame de son fourreau et la transmit d’un bras à un soldat, sur son flanc. Ce dernier la réceptionna gauchement, peinant à porter le poids de l’espadon. Face à Sharra, Adrian, qui restait avant tout un chevalier, s’inclina avec respect, marquant une génuflexion.

[Adrian] « Ma Reine... »

Le Connétable prit place, là où il en restait ; sa tenue dénotait avec la beauté de Sharra qui, comme à chaque fois qu’il la voyait, le surprenait toujours. La Reine portait une robe aux couleurs de son Royaume, mettant en valeur ses courbures et sa silhouette, d’une rare finesse. Sa coiffure sublimait son visage et ses yeux. Elle était belle. Lord Froideseaux posa les bras sur la table du conseil et croisa les doigts. Sur la fourrure recouvrant ses épaulières avait giclé une longue trace de sang rougeâtre, qui s’était logée jusque dans le creux de son cou. L’aura martiale qu’il dégageait contrastait avec un air pourtant bienveillant, empreint d’une certaine bonté. Il était, en somme, un homme d’honneur. Calme et impassible, Adrian attendait que sa souveraine expose l’ordre du jour.
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MessageSujet: Re: L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé]   L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé] EmptyMer 16 Oct - 22:00



Wilbert Grafton


Wilbert Grafton est le Lord de Goëville. Il a organisé à la demande de la reine régente Sharra Arryn le conclave qui s’est tenu dans son fief. Grand Amiral de la flotte Royale, il siège au conseil du Faucon. C’est à la demande la reine Sharra qu’il se présente à ce nouveau Conseil du Faucon. Lord Grafton est un homme loyal aux Arryn et sa franchise ne manquera pas de se faire entendre une fois de plus lors du conseil.



Lord Grafton se demandait la raison de sa convocation. Siéger au Conseil s’était fait de façon erratique, ces derniers mois. Depuis le Conclave, le Royaume avait été troublé parbien des événements. Il avait été là à Goeville pour accueillir, plus d’un an et demi en arrière, tout ce que le continent avait de beau monde. Nobles, souverains, maisons affiliées à tous ces grands hommes, soldats, et l’habituel cortège de soldats, prostituées, saltimbanques, forains, marchands et rebouteux que ce genre d’événement attirait toujours. Depuis, le seigneur de Goeville navait eu de cesse pour militer pour l’extension de la marine valoise, et avait d’ailleurs lui-même chapeauté certains investissements faits dans le sens du renforcement de celle-ci. L’alliance avec le Nord avait ensuite développé le curseur de la bélligérance du Val vers une probable entrée en guerre, et les choses s’étaient encore accélérées avec l’alliance de Peyredragon. Tout le monde attendait le branlebas de combat, compte tenu du plan qui avait été donné, de la flotte que Grafton commandait et qui avait renforcé la marine coalisée d’autant de navires. Mais non. L’ordre n’était jamais arrivé. Dans sa sagesse, la Reine avait tenu le pays à l’écart du conflit. Mais le tempétueux amiral, qui détestait le Noir pour les guerres de jadis où Harren avait d’ailleurs gagné son surnom contre le Val, avait fait tonner sa voie au Conseil à l’époque, se demandant à quoi rimait l’engagement du Royaume pour ensuite le reprendre.


Sa colère avait été modérée par quelques mois passés à surveiller les côtes du Royaume, ainsi que les mouvements des différentes armées parcourant la Néra. Ses navires croisant dans la Baie des Crabes, Grafton avait pu se rendre compte de la progression de Peyredragon, aspirée depuis Sombreval jusqu’aux Epois, qu’il avait vus brûler le soir de la révolte des mercenaires. Il avait vu la flotte coalisée débarquer l’armée nordienne et la cavalerie de Peyredragon, et sa galère-amirale avait été survolée du terrifiant dragon de la Targaryen… Puis, les patrouilles n’avaient plus rien distingué, hormis le ballet ininterrompu d’une noria de navires de commerce, de transport et de guerre, depuis Salins, devenue plus tard Fort-Darion, jusqu’aux eaux du Détroit. Aujourd’hui, Grafton était pour que le Val reste neutre. Des conflits apocalyptiques secouaient Westeros et il ne voulait pas s’engager dans un conflit qui dépassait de loin la sécurisation des frontières du Val. Il avait suivi et soutenu la Reine quand il avait fallu chasser les nouvelles des factieux et des séditieux dans chaque cité et chaque bourg du royaume. La paix avait été ramenée de force au Val, dont de multiples factions souhaitaient l’entrée en guerre pour ou contre l’Empire.


Grafton arrive donc à l’heure convenue dans la salle du conseil, et apprend avec dépit que l’enfant-roi n’était toujours pas présent. Comment le royaume pouvait-il être tenu si le souverain ne faisait pas même partie des invités au conseil ? La Reine-mère, même si elle avait tout le respect de son loyal amiral, devait apporter aide et conseil à son fils, mais pas tout gérer. Plus le jeune homme tarderait à se montrer, qu’importe les épreuves qu’il avait affrontées, et plus redresser la barre du royaume, et prendre de l’expérience, s’avérerait compliqué. Grafton estimait plutôt Ronnel ; le gamin avait bon sang et des prédispositions évidentes. En entrant, Wilbert salue d’un signe de tête les autres conseillers qu’il connaît ; Baelish avec le trésor, Corbray, qu’il connaissait mieux que tous les autres, représentant la Garde. Froideseaux et l’armée. Wilbert n’avait pas été surpris de la nomination de ce dernier. Il y avait sans doute plus aguerri et plus âgé que lui pour ce poste, mais l’homme était capable et si Corbray pouvait se targuer d’une grande expérience, la Reine avait plus avantage à garder un combattant comme lui près d’elle plutôt qu’au-devant des troupes. Il était plus compliqué de commander la Garde et protéger un souverain quand on était déconcentré par la gestion d’une armée toute entière. Vanbois était déjà là, aussi. Grafton le connaissait aussi ; ils avaient déjà pu échanger quelques mots en diverses occasions. Il s’agenouille alors devant la Reine.



| Mes hommages, votre Grâce. J’espère que Sa Majesté se porte bien... |


Et va prendre tranquillement sa place. Grafton a toujours été franc et direct, mais pour l’instant son avis n’est pas demandé, pas requis. Il a quand même ramené quelques documents qu’il tenait jusque là sous le bras et dont il couche les rouleaux sur la table devant lui, pour donner des détails sur les informations qu’il détient -souvent périmées- et sur la flotte si besoin s’en faisait sentir.




~~~
Soothsayer, can you save them?
Can you see the streets in blood?
The remnants of your name?
Soothsayer, can you save them?
Soothsayer, let these words set you free
And now, give this leave and come away with me

~~~


Spoiler:
 
Torrhen Braenaryon

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MessageSujet: Re: L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé]   L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé] EmptyMar 22 Oct - 9:56

Sharra se sentait quelque peu fébrile avant de rentrer dans cette salle, devant tous ses hommes qui avait répondu à son appel. Ce n'était pas la reine qui craignait, mais la mère qui savait que l'absence de son fils n'était pas un bon signe renvoyé vers les nobles du royaume du Val et de la Montagne. Tout ce qu'elle avait fait pour son fils était en train de se déliter petit à petit, et s'il ne se reprenait pas rapidement, elle se demandait bien comment les choses allaient finir. Certes elle était là, jouant le rôle qu'elle jouait depuis prêt de quinze ans maintenant. Elle était un Roc parmi tous les monts du Val et elle ne comptait pas laisser tomber au premier sursaut de regain du côté de Ronnel, néanmoins elle avait une conscience assez claire de ce qu'il se passait, de l'inquiétude qui pouvait s'instaurer dans l'esprit de la haute aristocratie comme dans l'esprit du petit peuple, pour celui qui s'intéressait à cela et non seulement à la culture de ses champs ou au travail manuel quel qu'il puisse être qui l'harrassait du lever jusqu'au couchr du soleil, et dont la nuit ne constituait qu'une source de repos avant une autre journée de labeur. Lentement, les choses se mettaient en place dans son esprit. Son absence du royaume pendant quelques semaines avaient alors abouti à la prise de position du jeune Rougefort contre les Arryn, et si cette fois, elle avait réussi à calmer la révolte qui grondait au cœur du royaume, il y avait une certaine inquiétude sur ce qui pourrait se passer quand elle serait en visite à Fort-Darion, essayant de négocier au moins une paix pour ne pas être leur prochaine cible. Bien qu'elle se doutait que Torrhen n'aurait nullement la volonté d'ouvrir un nouveau front tant qu'il n'aurait pas réussi à mettre un terme à d'autres. Aucun des deux n'étaient dans ce cas supérieur à l'autre, ils représentaient tous les deux un danger pour l'autre. Cependant, quand elle serait en voyage dans la capitale impériale, elle n'aurait pas les moyens d'agir rapidement pour pouvoir faire taire une quelconque nouvelle rébellion et elle devait compter sur les membres du Conseil du Faucon pour pouvoir gérer le royaume et stimuler assez Ronnel pour qu'il sorte de cet état mortifère dans lequel il semblait se plonger corps et âme.

Pour autant, elle passa la porte, toujours affublée de cette dignité et de cette maîtrise de son corps et de ses émotions. Comme elle s'y attendait, Smaug fut le premier à lui rendre ses hommages, venant à s'agenouiller à ses côtés comme il le faisait à chaque fois. Elle ne prononça aucune parole, il n'y avait pas besoin de mots entre eux pour qu'il se comprenne, mais elle eut à son égard un léger mais doux sourire, pour le remercier encore une fois d'être un pilier prêt à tout pour la soutenir et la protéger. Sharra observa rapidement Lord Mereth Baelish, qu'elle n'avait pas eu l'occasion de rencontrer depuis son retour de Dorne, ce qui lui avait fortement déplu. Cependant, elle aurait sans aucun doute l'occasion aujourd'hui d'avoir le récit de ces négociations menées dans la Principauté. Lord Donnel Vanbois avait répondu à son appel, elle inclina doucement la tête en sa direction avant de lui adresser un regard bienveillant où elle le remerciait silencieusement pour sa présence aujourd'hui. Il ne savait encore rien de la mission que désirait lui confier la reine, elle n'en avait d'ailleurs parlé à personne, même pas au principal concerné et elle se doutait qu'il devait très largement se questionner sur la raison de sa présence ici. Et il allait le savoir, le moment venu. Alors elle se tourna vers Willibert, qui vint s'agenouiller à son tour auprès d'elle. Sa petite question d'une belle subtilité comme il en avait l'habitude, eut le don de provoquer un léger rire chez la Reine. Elle n'en voulait nullement à son vieil ami qu'il puisse la questionner à ce sujet. Voilà des années qu'ils se connaissaient Sharra et lord Grafton. Leurs familles avaient toujours été proches, il avait même un temps été imaginé de marier Smaug à la sœur du Lord. Willibert était au service des Arryn depuis le couronnement de Jehan, il y a de cela une éternité déjà. Il avait vu Ronnel grandir et connaissait son affection pour son fils. Bien que ce n'était pas la totale vérité, elle lui répondit doucement. « De mieux en mieux Lord Grafton, il ne manquera pas d'être touché par vos inquiétudes à son sujet. » Alors que la séance était sur le point de commencer, Lord Adrian Froideseaux fit son apparition dans la salle, portant encore son habit militaire alors qu'il était revenu tout juste la veille d'une reconnaissance dans les montagnes. Si les routes commerciales avaient été rétablies, elle savait la menace que les clans des montagnes continuaient à faire peser sur le royaume. « Nous n'attendions plus que vous. »

Sharra les observa encore une fois un à un autour de la table avant de reprendre la parole. « Chers Lords, encore une fois merci d'être venus si promptement aux Eyrié. Voilà des mois que nous n'avons pas eu l'occasion de nous réunir tous ensemble dans cette salle du Conseil du Faucon. Je ne vous ferai pas une liste des événements qui nous ont malheureusement poussé à reculer chaque fois l'échéance d'une telle entrevue, mais aujourd'hui, plus encore qu'avant, le royaume du Val et de la Montage a besoin de vous. Beaucoup de choses m'ont été rapporté ou doivent l'être, beaucoup d'idées mais aussi de questionnements ont émergé et c'est pourquoi, il était essentiel que nous nous réunissions pour pouvoir avoir une ligne claire sur la conduite du Val dans l'avenir. » Elle reprit son inspiration. « A l'ordre du jour de ce Conseil du Faucon, nous devons parler des possibilités d'ouverture de notre commerce avec d'autres royaumes, comme la Principauté de Dorne d'où revient tout juste Lord Baelish. Le Val a également été invité par l'empereur à venir à Fort-Darion, pour des négociations. Je ne sais ce que l'empire désire nous proposer mais nous devons nous mettre d'accord sur ce que nous sommes prêts à leur accorder, nous aurons tout à loisir de nous retrouver à mon retour pour prendre connaissance des possibilités d'accord et des conséquences que cela pourrait avoir. Nous avons été également sollicité par le Bief et dernièrement par le royaume du Sel et du Roc, une missive de la part de Helena Hoare. J'ai pour le moment fait en sorte de gagner du temps auprès des autres puissances, mais nous ne pouvons éternellement rester sans ligne fixe de décision. Nous avons gros à gagner mais tout autant à perdre. Cependant, je pense que le plus gros dont nous aurons à discuter aujourd'hui sera la conduite même du Val en son cœur. Lord Froideseaux doit nous exposer son plan concernant les clans des montagnes, avec Lord Grafton nous allons vous exposer les travaux qui ont été lancé pour pouvoir préserver les côtés de notre royaume, et nous devons également parler de divers investissements. Le printemps est là, et à présent tout Westeros s'éveille à nouveau, à nous d'être prêt pour répondre aux autres royaumes et prouver que le Val n'est pas mort en même temps que sa jeune reine. » Son visage se tourna vers Mereth, plongeant son regard dans le sien. « J'aimerai commencer avec vous lord Baelish, il me tarde de savoir ce que votre voyage à Dorne a pu donner. »
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MessageSujet: Re: L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé]   L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé] EmptyMar 22 Oct - 13:56

Le Corbeau avait observé en silence chacun des pairs réunis et son esprit retors analysait leur comportement à l'égard de la Reine, ce qui était un travail requis par sa fonction de protecteur. Lord Baelish restait sur sa réserve habituelle. Ce dernier avait entamé des tractations avec Dorne et Corbray savait Sharra impatiente d'en apprendre les résultats. Il avait du mal à cerner l'homme et cela l'agaçait quelque peu. Il avait tenté de le croiser depuis son retour avec son ami le marchand Valarr Irrhorin, mais le Grand Argentier était parvenu à se faufiler comme une anguille et à éviter toute rencontre jusqu'à ce qu'il le croise très récemment dans les jardins de façon inopinée au retour d'une patrouille d'entraînement. Heureusement, avant cela, son ami s'était montré bien plus conciliant, et appliquant le vieil adage "si tu veux connaître un homme, apprends à connaître ses amis", Smaug s'en était dernièrement rapproché malgré la réprobation de Sharra qui doutait encore de sa possible loyauté envers le Val. Parfois, il fallait sortir de sa zone de confort et se risquer à flirter avec le danger pour apprendre ce qu'on voulait savoir et parvenir à ses desseins. Si le Corbeau avait encore à s'assurer de l'honnêteté du marchand et avait réussi à obtenir une entrevue de la Reine pour lui, le potentiel commercial du bougre lui paraissait évident. Il avait des accointances avec le Bief, des contacts en Essos et avait pour projet de diversifier son commerce. Cela tombait bien car Corbray avait soumis en privé quelques idées à la Reine quant au développement intérieur et extérieur d'un certain commerce. Allait-elle en faire état en ce jour ? Rien n'était certain, et le Capitaine gageait que cela dépendrait grandement du rapport de Lord Baelish au sujet de Dorne. Un rapport longuement attendu.

Lord Vanbois lui  plaisait beaucoup par son comportement, sa prestance, son respect du protocole et la poigne de fer avec laquelle il gérait son fief qui le lui rendaient sympathique. Smaug voyait d'un bon œil l'entrée de sang neuf au Conseil, d'autant que les Vanbois avaient toujours été de loyaux sujets de la Couronne. L'homme était réputé pour sa verve autant que sa franchise, deux traits qu'il avait en commun avec le Corbeau, encore que ce dernier fût capable de sournoiserie et de vilenie quand il s'agissait de circonvenir un ennemi du Val, une dualité qui pouvait le rendre fort antipathique, il en était conscient. Vanbois, si Smaug avait dû résumer son impression à son sujet, lui semblait franc comme le bon pain. Il lui adressa un signe de tête et un petit sourire, marquant ainsi qu'il se réjouissait de sa présence.

Son vieil ami Grafton quant à lui, restait fidèle à son souvenir, tout en nuance, là où le Corbeau était entier, irrévérencieux et emporté, tout en délicatesse alors que Smaug pouvait être d'une brutalité sans nom. La finesse d'esprit qui le caractérisait avait toujours étonné Corbray, lui qui rentrait dans le lard plutôt que de tourner autour du pot. Ses années de formation à Goëville sous la houlette de son père, puis sous la surveillance de Willibert n'avaient pas été de tout repos, pour l'un comme pour l'autre. Ils avaient partagé bien des entraînements, des manœuvres maritimes, des soirées de beuverie et des ribaudes. Grafton l'avait d'abord pris en grippe et méprisé pour son arrogance et son irrespect des règles militaires, son insubordination envers ses supérieurs. Dans une franche explication, le futur Amiral l'avait sévèrement rossé pour lui remettre les idées en place à coup de poings et lui avait montré la voie à suivre pour donner un sens à sa vie qui, à cette époque, n'en avait plus guère à ses yeux. Sa sœur Thalia l'avait sauvé d'un comportement suicidaire et un lien très fort subsistait entre les Grafton et Corbray, bien que les espoirs de fiançailles entre leurs deux familles se fussent évanouis lorsque  ce dernier fut appelé à intégrer la Garde Royale à dix-sept ans, par le Roi. Pourquoi son souverain avait-il souhaité voir ce jeune chien fou dans sa garde rapprochée ? Smaug se l'expliquait mal, et s'était toujours demandé si Sharra n'avait pas habilement manœuvré auprès de son époux alors Prince héritier pour le rapprocher d'elle et l'éloigner définitivement de Thalia. Si ses doutes se voyaient confirmés un jour, il n'en concevrait pas de colère, mais une joie immense, car lorsque il entra au service de la Garde, il accéda alors à un souhait secret, celui de veiller jusqu'à sa mort sur Sharra.

Ces pensées l'amenèrent à l'observer à la dérobée, avec toute la retenue que nécessitaient les circonstances. Sa gorge se serra d'émotion devant sa beauté impériale. La plus belle femme de Westeros. Jamais ce titre ne lui avait été contesté et ravi, pas même par celle qui portait le titre d'impératrice trônant à côté d'un homme qui avait fait battre le cœur de sa sœur, l'avait même probablement fait saigner. Pour Smaug, elle resterait toujours la plus belle, même quand les décennies pèseraient sur leurs épaules. Il savait derrière ce port altier toute la souffrance et la fragilité parfois, quand elle pensait ne pas être observée. Cette fragilité était cristallisée actuellement par l'état de Ronnel qui paraissait sombrer lentement dans une mélancolie morbide. Corbray en voulut à Grafton de jouer sur cette corde sensible, même s'il ne pouvait savoir à quel point la Reine en était affectée. Il ne put s'empêcher de laisser échapper un petit claquement de langue réprobateur tandis que son regard invitait l'Amiral à ne pas trop creuser la question. La Reine fit face avec sa force habituelle en riant. Jeu de façade et d'apparence ! Pourtant cela ne ressemblait guère à Grafton d'être aussi intrusif. Smaug se souvint que durant un temps, son ami était favorable à une allégeance à l'Empire. Un point de désaccord virulent entre eux. Qu'en était-il à présent ? Il aurait peut-être rapidement la réponse. Sans quoi, il ne embarrasserait pas de circonvolutions et irait le demander directement à Grafton après la réunion, tout en prenant des nouvelles de Thalia.

Cette légère tension fut divertie par l'arrivée on ne peut plus majestueuse et remarquée de Lord Froideseaux. L'admirable jeune homme de vingt six printemps. Connétable des Armées, héros du peuple, vainqueur des Clans des Montagnes, purificateur des félonies, co fondateur de l'Ordre du Barral, un arbre vénéré comme un Dieu au Nord, confident de la Reine et bien d'autres choses encore. Pouvait-on admirer, estimer et trouver hautement sympathique un homme tout en ressentant dans le même temps un prodigieux agacement face à sa perfection ? Oh que oui ! Tout était là. Smaug avait côtoyé le jeune Froideseaux dès son entrée il y avait maintenant sept ans dans la Garde Royale. A cette époque, le Corbeau y était lieutenant ayant lentement gravi les échelons. Il apprécia immédiatement les qualités martiales du jeune noble de la Brûlée. Son dévouement, son courage, son sens de l'initiative. Il le vit se rapprocher de la famille royale, devenir le confident de la Reine. La bienveillance de l'homme pour Sharra était évidente et faisait écho à celle du Corbray. Un homme qui ne voulait que le bien des Arryn, de la Reine, de sa sœur, ne pouvait qu'avoir l'amitié du Corbeau. Aussi félicita-t-il la Reine pour sa clairvoyance lorsqu'elle nomma Froideseaux au poste le plus important du Royaume: Connétable des Armées. Ce fut pour lui un grand soulagement aussi. Corbray redoutait d'être pressenti pour le poste et aurait été contraint de l'accepter la mort dans l'âme, de renoncer à son poste de Capitaine de la Garde, de quitter Sharra pour prendre la tête des armées du Val. Froideseaux était un atout providentiel dans le jeu du Corbeau et il lui en était gré à un point que le jeune Lord ne pouvait imaginer. De même que les rumeurs d'une liaison entre  Sharra et son beau général, rumeurs qu'il prenait avec précautions mais dont la véracité ne l'étonnerait pas, le rassuraient, tout en le torturant mortellement, sur la guérison du cœur de sa Reine. Après tout, Sharra avait toujours été une femme aimant l'amour, malgré l'affliction qu'elle avait subi dans ses jeunes années, et son deuil avait pris fin depuis un moment. Jehan n'ayant pas été un modèle de fidélité, il était bien placé pour le savoir, il ne pouvait que souhaiter le bonheur de sa sœur après sa déconvenue avec le Stark. Et finalement, peut-être qu'une union dans le Val serait encore la meilleure façon d'éviter d'épouser l'Empire, et de ployer genou pour Sharra. Si un mariage entre Corbray et Froideseaux se profilait à l'horizon, Smaug ferait tout pour le faciliter. Cela le tuerait un peu plus chaque jour, mais il l'encouragerait, se consolant en songeant égoïstement, mais l'amour rend égoïste le meilleur des hommes, qu'avec ses fonctions, Adrian serait un mari peu présent, alors que lui serait toujours aux côtés de sa sœur. Aussi se gaina-t-il dans sa souffrance en remarquant le regard que le Connétable posait sur la Reine et le gratifia-t-il d'un sourire chaleureux.

Puis, il se tourna avec respect et attention vers la Reine qui ouvrait le Conseil et l'écouta sans rien laisser paraître des émotions que soulevaient les paroles royales. Le Faucon reprenait son vol, les rênes de son destin. Des paroles qu'il approuvait en tout point. Puis l’œil acéré du Faucon, suivi par celui sans concession du Corbeau, se tourna vers Lord Mereth Baelish dont un exposé de ses tractations avec Dorne était requis.   


Dernière édition par Smaug Corbray le Lun 28 Oct - 17:13, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé]   L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé] EmptyMar 22 Oct - 19:08


L'Heure du Faucon


Tous les membres du conseil ont répondus à l'appel royal. J'ai souhaité voir Ronnel Arryn participer à ce conseil, mais visiblement, notre jeune souverain n'est pas encore en état de reprendre le pouvoir. Heureusement, le Val a la chance d'avoir encore une reine régente capable d'assumer le pouvoir le temps que le jeune roi reprenne ses esprits. Sharra Arryn m'observe rapidement, d'un air indéchiffrable. Nous n'avons guère eu le temps de converser à mon retour de Dorne, chacun de nous est occupé par un lourd emploi du temps.

Lorsque le dernier membre du conseil se joint à nous, la reine nous observe encore une fois un à un avant de reprendre la parole. Elle débute la réunion, en nous remerciant d'être venus si promptement. Je dois bien avouer qu'elle ne nous laissait guère le choix, sa missive était à bien des égards, ferme et menaçante. J'écoute avec attention ce que la souveraine nous dit dans son introduction à la réunion, puis finalement, elle nous annonce l'ordre du jour de ce Conseil du Faucon. Elle annonce les possibilités d'ouverture de notre commerce avec d'autres royaumes, dont la Principauté de Dorne d'où je suis revenu il y a quelques petits jours. La grande guerre contre Dorne s'est terminé en laissant notre ancien allié aux abois. L'économie de la Principauté est en chute libre, ce qui signifie de ses denrées et ses produits seront vendus à prix cassés, une excellente aubaine. Ensuite, le conseil doit discuter de négociations avec l'Empire, mais la reine sous-entend qu'elle va partir puisqu'elle évoque ''son retour''. Ce qui signifie qu'elle compte s'y rendre seule, sans l'appui d'un seul membre du conseil. De plus, le Val a été sollicité par le Bief et par le Royaume des Fleuves et du Crépuscule. Nous devrons discuter de la conduite interne du Val, du combat contre les montagnards, et de la réalisation des travaux sur les côtes que j'avais proposé à sa majesté.

Lorsque la reine termine d'énoncer l'ordre du jour, son visage se tourne vers moi, plongeant son regard dans le mien. Elle souhaite commencer par mon rapport sur mon voyage à Dorne et les négociations que j'ai pu y mener. Je me lève doucement de mon siège afin de pouvoir prendre la parole en étant vu et entendu de tous.

- "Bien Majesté. Sur place, j'ai rencontré Anders Martell, puis la Princesse Deria Martell. Anders Martell soutiendra notre proposition de construction de 20 navires auprès de la Princesse. Quant à elle, elle ne semble pas réticente à accepter l'offre, mais Dorne semble avoir un fort ressentiment quant à l'abandon du Val face à la détresse de la Principauté contre l'Empire et la flotte coalisée Bieffoise. La Princesse n'est pas fermée à l'idée d'une alliance, ni même à l'ouverture du commerce entre nos deux royaumes. Néanmoins, je pense que la Princesse aurait besoin d'être rassurée sur la diplomatie entre les deux nations, par vos soins majesté. L'économie de la Principauté est aux abois, mais elle dispose de beaucoup de main-d'oeuvre. Nous pourrons donc conclure des contrats très avantageux grâce à leur crise financière, et ainsi diminuer le prix d'achat de leurs produits. Concernant l'Essos, Deria Martell semble afficher qu'elle est encore en bon terme avec le Tigre, peut-être pourrions-nous creuser de ce côté-là pour d'éventuels accords commerciaux."

Je termine brièvement mon rapport en laissant maintenant l'opportunité aux membres du conseil de poser leurs questions.

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MessageSujet: Re: L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé]   L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé] EmptyDim 27 Oct - 19:26

[HJ Grafton n’a jamais été pour rejoindre l’Empire directement, et ne s’est jamais positionné publiquement pour que ce soit le cas ; j’ai évoqué dans mon post ce qu’il pensait de l’alliance liant le Val aux futures puissances Impériales, à l’époque où elle a eu lieu (avant la naissance de l’Empire, donc). Quoiqu’il en soit, il n’y a de proposition d’allégeance à l’Empire de sa part. Autrement cela figurerait dans le scéna/les maisons secondaires/la chronologie]




Wilbert Grafton


Wilbert Grafton est le Lord de Goëville. Il a organisé à la demande de la reine régente Sharra Arryn le conclave qui s’est tenu dans son fief. Grand Amiral de la flotte Royale, il siège au conseil du Faucon. C’est à la demande la reine Sharra qu’il se présente à ce nouveau Conseil du Faucon. Lord Grafton est un homme loyal aux Arryn et sa franchise ne manquera pas de se faire entendre une fois de plus lors du conseil.



La Reine est sensible et concentrée sur son arrivée à lui, quand il s’agenouille et présente ses respects. Grafton était un homme affable, au tempérament proche des gens de la côte, dont il était l’un des natifs, lui aussi. Il donnait bien plus de valeur aux risettes et aux bons mots qu’aux accueils glacés et froids d’un respect tout valois certes, mais parfois guindé et sans commune mesure avec les liens plus proches tissés parfois, même aux plus hauts échelons de l’aristocratie du royaume. Grafton restait relativement heureux d’être là, car il avait beaucoup de respect pour la Reine, qu’importent les rumeurs courant sur elle et sa proximité avec certains, rumeurs qui dataient même pour certaines d’avant la mort du Roi. Peut être avait-elle toujours été fidèle. Peut être jamais. Qu’importe au final ; ce qui comptait aux yeux du seigneur de Goeville, c’était que le royaume soit tenu. Et la Reine du Val avait peut être des défauts, mais pas celui de laisser le pays en proie à l’instabilité, au doute, au danger. Elle faisait tout pour léviter, et c’était sans doute en cela que les choses et la tournure qu’elles prenaient, lui valaient les critiques qu’elle connaissait aujourd’hui, même après sa démonstration de force, de détermination autant que de brutalité, lors de la prise du domaine des Rougefort.


En revanche, le respect pour le Roi était peut-être intact, mais il n’en restait pas moins que sa situation était ouvertement préoccupante, et que ses errements, ses indécisions, mettaient le royaume dans une drôle de situation. Il n’était alors pas franchement facile que d’anticiper tout ce que le Royaume allait vivre ces prochains mois, tant que le souverain en titre serait derrière la souveraine en rôle, tant que la mère, toute sage qu’elle était, prenait toutes les décisions sans avoir la légitimité de la couronne de son fils. D’autres que Rougefort allaient se voir pousser les dents à leur tour, s’ils sentaient le moindre signe de faiblesse ou le moindre doute sur la légitimité du Roi souffrant… La situation restait donc périlleuse. Froideseaux arrive, et la réunion commence. Grafton s’assied alors.


La Reine commence alors son discours, remercie tous les seigneurs présents de leur présence. Grafton ne se laisse pas déconcentrer par l’assistance qui se regarde, et le voilà qui ne perd pas une miette de la Reine en train de leur évoquer toute sa volonté de gérer le Royaume. Il se méfie tout de même quand elle évoque les interrogations, les questionnements dont la Reine se fait l’écho. L’ordre du jour est simple. Mais place le Royaume à la Croisée des Chemins. Grafton reste surpris quant à l’Empire, il avait compris lorsque la Reine était revenue sur l’alliance nordienne que lancien Roi du Nord ne rouvrirait pas de pourparlers avec le Val tant que l’honneur ne serait pas revenu de ce côté-ci des montagnes Etaient-ils aux abois, ou était-ce la Reine elle-même qui avait négocié ce rapprochement ? Difficile à savoir, dans tous les cas. Mais il y avait également les dorniens dans la danse,le Bief et le Conflans des Hoare. La valse des couronnes ne s’était pas encore terminée, de toute évidence. Et difficile plus encore de savoir comment le Val se positionnerait s’il devait prendre position. Grafton avait été présent lors de l’officialisation des traités avec le Nord, puis leur dénonciation par le Val. Revenir sur le passé ne serait pas facile. Aller plus loin encore contre d’anciens alliés posera un cas de conscience à tous ceux qui avaient encore de l’honneur après l’abandon calculé de leurs forces.


Grafton réserve donc son avis et Baelish est le premier interrogé. Il évoque Dorne et la construction de navires. En temps qu’amiral, il est plutôt réceptif à l’idée. Mais moins à celle de s’allier à la Principauté, qui a réussi l’exploit, bien plus encore que le Val, à s’aliéner tous ses amis et partenaires passés. D’une voix claire, Grafton prend la parole.



| Le commerce, je vois ce que cela apporte. Les navires en plus, aussi. Ils oeuvreraient à notre défense. Mais de quelle main d’oeuvre les dorniens peuvent-ils se targuer ? D’après ce que nos navires de commerce nous rapportent, la communauté a été saignée par la guerre et on dit que les réfugiés y meurent toujours de faim. Dorne a aussi montré une… Hum, une capacité particulière à s’aliéner tous ses soutiens ? Ils sont entrés en guerre contre leurs amis du Bief, après y avoir fomenté des troubles en leurs frontières alors que quelques semaines plus tôt ils signaient un pacte de non-agression avec eux chez moi, à Goeville. Ils ont tenté de faire main basse sur l’Orage par mariage princier, se sont alliés aux puissances en guerre contre le Noir, puis se sont brouillés avec la totalité de leurs alliés. Et si le Tigre est bien leur ami, où est-il ? Que fait-il ? On ne sait plus rien de lui depuis des semaines. La paix de Boycitre dépouille de facto Dorne du soutien de forces étrangères à Westeros. |


Grafton laisse peser ses mots un instant, avant de se servir une coupe d’eau claire.


| Le commerce est la clé de notre prospérité. Mais il n’y a rien à tirer de l’amitié d’un pays qui a autant d’ennemis. Nos devises et marchandises les aideront à redresser leur situation plus que nos épées, qui ne sont pas concernées par leurs conflits. Commandons-leur des navires s’ils sont capables de nous assurer de leur qualité. Mais je demande d’abord plus de précisions sur leurs plans. En un an et demi de guerre, pas un seul navire dornien n’a combattu, pas même quand ils avaient le soutien des flottes coalisées, puis impériales, puis d’Essos. On ne sait pas ce qu’ils valent. On dit du bien des chantiers navals de Lancehélion, mais j’aurais eu avis plus positifs si j’avais pu avoir récit de leurs compétences en mer, à ces vaisseaux. |




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Soothsayer, can you save them?
Can you see the streets in blood?
The remnants of your name?
Soothsayer, can you save them?
Soothsayer, let these words set you free
And now, give this leave and come away with me

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Spoiler:
 
Torrhen Braenaryon

Feuille de personnage
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MessageSujet: Re: L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé]   L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé] EmptyLun 28 Oct - 19:13

Le Corbray écouta l'exposé intéressant et détaillé de Lord Baelish avec attention, en s'efforçant de faire abstraction de leur entrevue houleuse dans les jardins. Dire que les rapports étaient tendus entre les deux hommes était un doux euphémisme, et le Grand Argentier avait perdu sa réserve en le frappant avec un livre, ce dont le Corbeau ne s'était pas formalisé, tant il pouvait comprendre les débordements, en étant lui-même coutumier en privé. Du moment que Baelish remplissait sa fonction avec loyauté et honneur au service du Val, il pouvait bien tolérer quelques prises de becs. Avec le Corbeau, une belle empoignade n'augurait en rien de l'estime qu'il pouvait accorder. La preuve en était avec Grafton qui avait passablement taloché le jeune Smaug et l'avait fait placer, inconscient, dans une porcherie pour qu'il dégrise et réfléchisse un peu à son comportement. Cela n'avait pas empêcher par la suite, les deux hommes de nouer une franche amitié. Ce qui Smaug ne supportait pas, c'était les faux-fuyants et la duplicité.

Lord Grafton prit la parole à son tour, réagissant notamment au sujet des navires commandés à Dorne par Mereth Baelish et également au sujet du commerce. Son analyse parut très juste aux oreilles de Corbray. Renforcer la Flotte et donc les défenses côtières du Val mais aussi son potentiel offensif sur les mers était une chose que le Corbray ne pouvait qu'approuver. Toutefois, il y avait effectivement le questionnement sur la qualité des navires dorniens. Comment une Principauté en déroute pouvait-elle garantir de fournir des produits de bonne qualité ? L'Arsenal de Lancéhelion était-il encore à la hauteur de sa réputation avec une main d'oeuvre peut-être touchée de plein fouet par la crise économique, sans parler de l'approvisionnement en matériaux de qualité sur un territoire exsangue. Mais il y avait un autre point qui pouvait peut-être rendre la Reine frileuse face à un possible contrat. Le financement était conséquent pour honorer ce contrat potentiel. Le Val, sans être aux abois comme Dorne, loin de là, n'avait pas des fonds inépuisables. D'autres chantiers ou projets étaient à considérer aussi, comme le renforcement des fortifications côtières pour lesquelles Corbray avait d'ailleurs quelques idées à proposer. Il sortit donc de sa réserve et prit la parole avec une mesure qu'on ne connaissait guère habituellement à l'homme d'armes qu'il était.

- Je partage l'expectative de Lord Grafton. Nous n'avons guère de garantie au sujet du suivi de qualité de la fabrication des navires. Dorne est un territoire sinistré. Cependant, j'entrevois peut-être une solution, qui nous permettrait d'offrir à Anders Martell, puisqu'il semble être l'interlocuteur dornien que la Princesse Deria a désigné pour négocier avec Lord Baelish, la possibilité de nous prouver que le chantier naval de Lancehélion n'a rien perdu de son expertise et en même temps de ménager nos deniers. Pourquoi ne pas envisager un contrat par tranche ? Passer une commande ferme de cinq navires et juger de leur facture à la livraison. Nous pourrions ainsi procéder par tranches de cinq, jusqu'à abondement de vingt si chaque tranche précédente comble nos attentes. D'autre part, cela aurait aussi pour intérêt d'étaler les dépenses dans le temps, dépenses auxquelles la maison Corbray est prête à contribuer à la condition que l'affectation de ces navires soient discutés entre l'Amiral et moi-même sous l'Instance de sa Majesté.

Il adressa un regard qui avait perdu sa neutralité froide à la Reine. Un regard qui lui disait tout son dévouement et sa loyauté. Le Corbray avait su faire fructifier le fief de Cordial, qui sans être étriqué, n'était pas le plus riche ni le plus imposant du Val. Par une gestion économe et pragmatique, teinté de l'ascétisme matériel qui le caractérisait, Smaug avait fait plus qu'assainir les comptes, ils les avaient rétablis dans une positivité de bon aloi. Point de faste inutile à Cordial, le seul point sur lequel il ne lésinait point étant l'entretien des bâtisses et fortifications, des hangardes du territoire, et l'équipement martial et équin de ses chevaliers et hommes d'armes. Point de femme, point d'épouse à Cordial, pour demander à son époux de délier les cordons de la bourse pour des bals et réceptions. Cela avait son avantage économique, même si à présent la maison natale de la Reine et de son frère tenait plus d'une énorme réserve de garnison que du berceau d'une famille. On n'y entendait que le bruit des manœuvres et entraînements, et peut-être que jamais les rires et les cris d'enfants, les rouspétances ou les chants d'une nourrice ou d'une mère, les remontrances d'un père ne résonneraient plus dans ces vieux murs. Peut-être que Cordial avait une âme qui se languissait avec nostalgie de ces temps révolus, mais c'était ainsi, et c'était économique: plus de nourrices, de servantes, de caméristes, de mestre d'enseignement. Les métayages étaient prospères et l'argent rentrait régulièrement dans les caisses. Aussi Lord Corbray, disposait-il d'une trésorerie estimable qui pouvait se proposer partiellement au soutien du Val. Si la Reine y consentait. Elle était une Corbray elle aussi et devait à ce titre être doublement consultée. Smaug reprit le fil de son avis:

- Quant aux aides que nous pourrions apporter à Dorne, je suis, comme l'Amiral, d'avis que nous fassions preuve de la plus grande prudence. Il convient de ne rien leur fournir qui pourrait passer aux yeux de leurs ennemis comme une déclaration de guerre de notre part. Ni armes, ni troupes, cela va sans dire, ni matériaux pouvant leur servir à se réarmer. Le problème de la famine est plus délicat, et qui ne s’émouvrait pas à la pensée de familles entières jetées dans la rue, subissant la disette. Mais je partage encore une fois l'avis de Lord Grafton, le seul moyen acceptable que nous ayons de les aider, c'est de dépenser nos devises pour acheter des productions de qualité chez eux. Les navires peuvent en faire partie, mais il y a aussi des produits de luxe non liés à la guerre, touchant le domaine de l'artisanat. Notamment leurs productions de tissus et de tapisseries. Donnons par nos commandes du travail au peuple dornien, s'il peut gagner sa vie, il pourra se nourrir et l'économie dornienne redémarrera. Mais n'armons pas leurs bras, ni ne leur faisons l’aumône. Dans le premier cas, nous nous aliénerions leurs nombreux ennemis, dans le second, nous vexerions la Princesse et son peuple. C'est un peuple fier, et qui, mieux que nous, peuple du Val, peut comprendre ce trait ?

Puis Corbray balaya du regard l'ensemble de l'assemblée avant de poursuivre sur le sujet hasardeux du Tigre.

- Essos n'est pas le Tigre et il parait évident qu'on ne peut réduire un continent tout entier au tyran qui l'oppresse. Qu'il soit encore ou non l'ami de Dorne n'est pas nos affaires. Il ne faut pas douter qu'il puisse être notre ennemi un jour. D'ailleurs comment attendre autre chose d'un homme qui a asservi tout son continent d'origine ? En aucun cas il ne pourrait être un allié ou un pont commercial vers Essos pour nous. Dorne n'aurait jamais du s'en rapprocher et en paie le prix. Le Val ne doit s'en préoccuper que s'il vient dans nos eaux et c'est d'ailleurs ce qui motive un point que j'aborderai plus tard devant vous avec la permission de sa Majesté.

Il fit une pause dans son long exposé, le visage grave, plissant les yeux pour tenter de lire sur les visages les réactions que son intervention suscitait. Le Val était fragilisé par l'état du son Roi, mais ils étaient tous là, fidèles, preux et prêts à défendre becs et ongles le Faucon. Du moins, il l'espérait. Parfois, la perfidie ne venait pas forcément du plus évident.

-J'ajouterai, pour clore ma première intervention, au sujet de Dorne, qu'il convient de ne pas oublier l'emprise du Bief sur le territoire dornien. Si nous traitons avec Dorne, il faudra s'assurer des sauf conduits sur certaines routes commerciales tenues par les troupes du Hightower ou ses inféodés dorniens. Il convient de tout prendre en compte, car il ne faudrait pas que ce que nous gagnions  sur le bas prix d'achat des produits dorniens, nous le reversions au Bief en taxes diverses de circulation. Ce qui amène au point suivant qui devra être abordé : notre politique économique et militaire, notre diplomatie envers le bief. On pourra étendre cette réflexion au Conflans au Hoare et par antagonisme, à l'Empire. Privilégier l'un des trois nous fera basculer vers un positionnement engagé et perde notre neutralité. Des tractations excluant tout caractère militaire peuvent être envisagées si elles sont pondérées et équilibrées. Sa Majesté saura vous l'expliquer mieux que moi, et nous devons croiser tous nos avis. Quant à l'ouest, il reste notre partenaire privilégié mais la perte tragique de notre Reine fragilise ce lien qui devrait être renforcé dans la mesure où l'Ouest perdure dans une neutralité assez similaire à la nôtre. Nos deux royaumes pourraient bien jouer dans l'avenir un rôle considérable en formant un axe neutre qui empêcherait l'embrasement total de Westeros. Cependant, que l'Ouest bascule dans un camp, et nous nous retrouverons les seuls à défendre une neutralité qui fait déjà question dans le Val même. Si nous voulons la conserver et continuer à chérir notre indépendance, il faut nous préparer à en payer le prix. Voilà pourquoi je pense qu'il faut accroître notre force défensive, renforcer nos frontières, notamment au Nord. Je laisse cependant la paroles à mes paires et y reviendrai plus tard. conclut le Corbeau en adressant un regard aux deux spécialistes des questions militaires, Grafton et Froideseaux, ainsi qu'à Lord Vanbois.

Il se tut et inclina la tête pour remercier l'auditoire de son attention.


Dernière édition par Smaug Corbray le Jeu 31 Oct - 21:28, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé]   L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé] EmptyLun 28 Oct - 19:54


L'Heure du Faucon


J'ai livré un résumé certainement suffisant pour que les autres membres du conseil puissent se faire une idée claire de l'avancée des négociations avec la Princesse Martell. Je pense avec assurance que Dorne ne rejetterait pas la main que nous lui tendons, pour la simple raison que la Principauté en a cruellement besoin. Dorne n'a plus d'alliés, mais en revanche elle a retrouvé la paix.

Lord Grafton prend la parole pour me questionner, il semble soutenir l'idée de renouer du commerce avec Dorne, et également celle de garnir un peu plus notre flotte. Néanmoins, il doute de la main-d'oeuvre dornienne, ce que je peux comprendre. Mais lord Grafton dresse un tableau très sombre des motivations de la Principauté tandis que je veux bien croire en leur malheureuse bonne foi.

- "Je comprends vos doutes chers lords, sachez cependant que comme convenue avec sa Majesté le reine, j'ai demandé à la Princesse de faire directement venir ses ouvriers dans les ports du Val. Nous pourrons ainsi fournir les matériaux et surveiller la construction navale pendant que les ouvriers Valois sont occupés à bâtir les défenses maritimes des ports.... Vis-à-vis du Tigre, je n'ai pu recueillir aucune nouvelle."

J'écoute la suite des questions de Lord Grafton, qui semble toujours aussi acerbe concernant la Principauté. Lord Corbray y ajoute également une proposition pour dépenser et construire les navires avec plus d'assurance.

- "Les navires seront certes construits par des ouvriers dorniens, mais nous livrerons les plans et suivrons la construction. Les constructeurs de navires de Dorne sont connu pour leurs kits de construction, qui permettent d'accélérer la construction des navires. Une construction plus rapidement sera bénéfique pour livrer plus rapidement les nouveaux navires à la flotte, et nous paierons moins longtemps les ouvriers. Apprendre cette méthode de kit nous sera sans aucun doute utile dans le futur. Votre proposition lord Corbray est tout à fait envisageable pour ajouter une sécurité supplémentaire lors de la commande."

J'écoute la nouvelle tirade de Lord Corbray qui se porte cette fois sur le commerce de façon générale. Je hoche la tête à ses paroles, en accord avec lui.

- "Acheter des produits Dorniens fait partie des négociations à signer. Je vois lord Corbray que vous avez bien saisi mes pensées. La commande de navire aura le double effet de donner du travail aux ouvriers, qui dépenseront leur argent à Lancehélion et de ce fait, relanceront l'économie. La famine règne, alors vendons leur de la nourriture, ainsi, nos marchands récupérons une partie de l'argent investit. J'ajouterai également qu'à mon humble avis, développer nos routes commerciales maritimes est un enjeu de plus en plus important car nos frontières terrestres sont toutes voisines de l'Empire. S'il venait à refuser le passage de nos marchands, nous perdrions de l'argent."

Je me tais maintenant pour laisser la place à d'autres questions, ou une réponse de la reine avant que nous ne changions de sujet.

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MessageSujet: Re: L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé]   L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé] EmptyLun 28 Oct - 23:14



Donnel Vanbois

La maison Vanbois est l’une des plus anciennes familles du Val. Maison réputée pour son respect du protocole et des formalités, lord Donnel Vanbois est connu pour sa loyauté aux Arryn et pour sa verve parfois trop directe. Le Lord de Chênes-en-fer a permis au Val d’améliorer son agriculture. L’homme tient fermement son fief mais il reste un suzerain apprécié par ses vassaux. Lord Donnel Vanbois répond naturellement à la demande de la reine régente du Val pour siéger au Conseil du Faucon. Il ne se doute pas qu’il y trouvera une nouvelle place.


Le lord de Chênes en fer répondit aux différents saluts qui lui étaient adressés par des inclinaisons de tête ou un léger sourire.  Lord Donnel Vanbois se tenait à sa place lorsque les Lord Froisdeseaux puis Grafton firent leur entrée dans la salle du Conseil du faucon. Lorsqu’ils eurent salué la reine, cette dernière introduisit enfin le Conseil. Elle les remercia de leur présence et donna les différents ordres du jour. Le premier concernait un possible commerce avec la principauté de Dorne dont revenait précisément Lord Baelish. Sharra Arryn annonça aussi que l’Empire avait invité le Val à Fort-Darion et qu’elle s’y rendrait personnellement. Lord Vanbois tiqua à cette idée mais ne souffla mot. Pour l’heure, il n’était pas encore invité à donner son avis sur le sujet. Les derniers sujets à discuter seraient les clans des Montagnes et les travaux qui seraient menés pour préserver les côtes du Val.  Donnel Vanbois nota les différents points et attendit que Lord Baelish exposât ce qu’il avait dire sur Dorne puisqu’il s’agissait du premier point de discussion.

Lord Vanbois écouta attentivement ce que le grand argentier du Val disait au sujet de Dorne. Il nota les points qui le faisait douter et sur lesquels il voulait revenir. Il ne parla pas tout de suite laissant l’Amiral de la flotte du Val donner ses premières impressions au sujet de tout cela. Le Lord s’apprêtait à répondre lorsque les lords Corbray et Baelish réagirent presque instantanément lui coupant l’herbe sous le pied. L’évocation par lord Corbray de la clôturassions du sujet dornien fit naître sur le visage du Vanbois une grimace qui témoignait tout son mécontentement. L’homme posa alors simplement ses demain sur la table, déposant à coté de ses papier la plume qui lui permettait de prendre des notes.  « Si je puis me permettrai Lord Corbray, il me semble que ni Lord Froideseaux, connétable du Val ni moi-même n’avons encore pu donner notre avis sur la question d’un possible commerce avec la principauté de Dorne. Par ailleurs, il me semble que jusqu’à preuve du contraire la princesse Deria Martell est bien la souveraine de Dorne et non son frère Anders Martell, récemment légitimé par cette dernière. Tant que la princesse n’aura pas explicitement donné par écrit son avis sur un commerce avec le Val, je ne m’avancerais pas à espérer quoique ce soit de la principauté. » commença le lord de Chênes-en-Fer d’une voix ferme et sèche. Il marqua un silence et reprit. « En ce qui concerne les ouvriers dorniens que vous voudriez faire venir sur nos côtes, lord Baelish, est-ce bien là une bonne idée. Outre le fait qu’a souligné l’Amiral au sujet de l’état des hommes de la principauté, n’est-ce pas là un risque de voir venir chez nous des espions dorniens ?

Pour ce qui est du commerce, je suis d’accord avec lord Grafton et lord Corbray. Mise à part que je doute que la princesse Deria et son peuple n’acceptent qu’une situation où seul le Val achète à la principauté. Si nous ne vendons rien en retour par une quelconque manière que ce soit, j’ai bien peur que la principauté ne prenne cela pour de l’aliénation. La principauté serait alors redevable au Val et s’installerait une situation de dépendance ce qui à mon sens n’est pas souhaitable. »
 Lord Vanbois laissa un nouveau silence passer et reprit finalement. « Pour le Tigre et Essos, certes le Tigre n’est pas Essos, mais nous devrions nous assurer de connaître sa véritable emprise sur le continent avant de nous y lancer. Mais, l’idée d’un commerce vers Essos est ma fois une relative bonne idée du moment que nous parvenons à trouver cité qui ne dépend plus de cet homme. Nous devons préservez notre neutralité ou du moins ne pas nous retrouver en position de faiblesse à devoir choisir à terme un camp par défaut. » Lord Vanbois prit une longue inspiration et expira lentement. Il se calla alors à nouveau dans son siège et tourna alors son visage vers le Connétable l’invitant à prendre la parole.



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MessageSujet: Re: L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé]   L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé] EmptyMar 29 Oct - 15:03

Après qu’Adrian fut installé et que la Reine eut introduit la séance, l’ensemble des membres présents au Conseil du Faucon donnèrent leur point de vue au sujet de Dorne, premier objet de discussion, et des perspectives offertes par le voyage de Mereth Baelish, Grand Argentier du Val, à Lancehélion. Un par un, les notables du Royaume dispensèrent leurs positions, les appuyant par des arguments, lesquelles parurent à Adrian plus ou moins légitimes. Les mains toujours croisées, les coudes solidement ancrés contre la table en pierre qui marquait l’épicentre de la salle du conseil, Adrian écouta attentivement ses comparses, acquiesçant d’un signe de tête lorsque les Lords Grafton et Vanbois exposèrent leurs avis. Etudiant les explications de Lord Baelish, Adrian s’interrogea finalement sur ce dernier. A qui vouait-il allégeance ? Était-ce à Dorne, à qui son idée profiterait objectivement ? Ou était-ce bien au Val, qui devrait ici consentir à passer commande auprès d’un Royaume instable, avec lequel aucune relation diplomatique préalable n’avait vraiment été entérinée ? Pourquoi, de surcroît, le Val ne ferait-il pas le choix de construire sa flotte chez lui et, ce faisant, d’offrir du travail à ses propres chantiers ?

Le Connétable ne se montrerait pas loquace ; tout avait été dit, en substance. En matière navale, la position de l’Amiral du Royaume était celle qu’Adrian retiendrait, considérant que ce dernier était le plus légitime à évaluer ce qui relevait, de fait, de sa responsabilité. De même, Adrian supposait que Lord Grafton ferait confiance en son propre jugement, lorsque la question des campagnes militaires terrestres se poseraient, plus tard.

Lord Baelish se vit donc objecter deux remises en cause. Il s’en défendit, arguant d’une capacité de production particulière, et propre au Royaume de Dorne, reposant d’après lui sur des systèmes de construction innovants. Ces derniers semblaient permettre de faciliter et d’accélérer la mise au point des bâtiments navals. Cet argument pouvait être audible mais, au contraire, ne fit que confirmer les doutes d’Adrian quant à un tel projet. Lord Baelish, insistant sur les performances et les détails techniques des compétences dorniennes, lui parut faire la promotion commerciale d’un Royaume qui n’était pourtant pas le sien. Avait-il conclu un arrangement avec les Martell ? Une prime sur les contrats obtenus, qu’il aurait touchée en retour ? Cette grande insistance, presque sans réserve aucune, à pousser la commande du Val en direction de Lancehélion lui paraissait, en tout cas, très curieux. Le Connétable aurait attendu du Grand Argentier plus de mesure et de pondération ; plus de perspectives stratégiques, aussi. A ce titre, certains points évoqués par le Capitaine de la Garde Royale furent autant d’éléments qu’Adrian validait, en son for intérieur. Comment les autres Royaumes interpréteraient une telle commande du Val à Dorne ? Comment l’Empire voisin se figurerait la stratégie diplomatique des Eyrié, si ce dernier affichait au grand jour un rapprochement avec Dorne, Royaume retors s’il en était un, et qui s’était adossé la « protection » du Tigre ? Si Ronnel et Sharra avaient réussi une chose, c’était bien d’avoir gardé une position équilibrée dans ce jeu des trônes tumultueux de Westeros. Du point de vue d’Adrian, cette ligne devait être la mire qu’il ne fallait perdre de vue et devait sous-tendre chacune des décisions majeures du Val, sous peine de voir celui-ci embarqué – malgré lui – dans des conflits antagonistes où il n’avait aucune raison d’être.

Lorsque vint son tour et que les regards du conseil se tournèrent vers lui, Adrian les redirigea vers la Reine douairière. Il se contenta de quelques paroles sommaires.

[Adrian] « J’assujettis mon avis, au sujet de Dorne, à celui de notre Reine et je partage les réserves émises par Lord Grafton et Lord Vanbois. »

Le chef de guerre retrouva, derechef, ce silence habituel et calme qui le caractérisait.
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MessageSujet: Re: L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé]   L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé] EmptyJeu 31 Oct - 17:22

Sharra avait conscience de l'enjeu crucial qui résidait dans cette réunion, il était grand temps alors de discuter des enjeux, de traiter des diverses questions qui étaient essentielles pour l'avenir du royaume du Val et de la Montagne. La première chose qu'elle avait le désir d'aborder, n'était autre que le voyage de Lord Mereth Baelish jusqu'à Dorne. Le lord ne s'était pas présenté à elle depuis son retour de ces vastes pérégrinations jusqu'au Sud de Westeros, et qu'il ait eu à prendre contact avec la princesse de Dorne et possiblement, d'autres dignitaires de la principauté. Sharra avait accordé au Grand Argentier de faire ce voyage, bien qu'elle était profondément perplexe sur les motivations qu'il pouvait avoir quant à la raison de sa réalisation. Ils en avaient longuement parlé, et elle avait même encore demandé une dernière réunion juste avant son départ. Il lui était alors apparu combien le seigneur avait le désir de faire fructifier une économie, de la dynamiser et d'en faire une force plutôt qu'une faiblesse. Cependant, ce n'était pas du Val dont il avait cherché à défendre haut les couleurs mais celle de Dorne, et la reine s'en était sentie profondément blessée. Il n'était pas question de protéger l'argent de Dorne, mais de protéger le leur et certaines dépenses dans le Val était déjà assez considérable comme cela. Pour autant, elle lui laissait ici, une chance de s'expliquer, d'expliquer ce qu'il avait pu faire, voir, rencontrer, et promettre d'une certaine façon, bien que Sharra avait été très claire sur le fait qu'il était pour le moment hors de question de signer quoique ce soit avec Dorne, sans qu'elle n'ait été mise au courant au préalable des propositions de la principauté. Sharra continuait donc à observer Lord Baelish, l'invitant alors à parler de ses différentes entrevues. Alors il avait négocié vingt navires, à quel prix, quel type de navire ? C'était vaste, et surtout imprécis. Sharra haussa un sourcil et manqua de peu de rire jaune en entendant que Dorne avait un fort ressentiment envers le Val. Devait-elle rappeler à Dorne que c'était eux qui avait fait lettre morte alors que le Val, voulant défendre sa position de neutralité, avait pendant un temps pensé à s'allier à eux et à l'Ouest pour former une coalition qui aurait pu se défendre contre l'Empire, les Hoare ou le Bief. Elle les avait laissé tomber, et Sharra n'allait pas déclarer la guerre pour une personne qui ne semblait pas capable de se fixer sur le choix de ses alliés ou de ses ennemis. Et elle aurait du aller la réconforter elle-même. Mais quelle idée ! Pour autant, c'est quand il lui parla du Tigre qu'elle manqua tout simplement de s'étouffer. Elle se redressa vivement dans le fauteuil dans lequel elle était assise, comme si elle avait été piquée au vif. Pour autant, elle resta muette, attendant d'entendre les paroles des autres membres du Conseil avant de s'exprimer à son tour sur la question.

Lord Grafton fut le premier à s'exprimer sur la question, il était beaucoup moins catégorique qu'elle à bien des égards pour autant, il continuait à se montrer prudent, et ces paroles étaient sages. Quant ce fut au tour de son frère, Sharra dut se retenir de lever les yeux au ciel, il semblait avoir une affection toute particulière pour Dorne, qu'elle ne partageait pas avec lui, sa proposition pouvait néanmoins être retenue, et elle inclina très légèrement la tête dans sa direction pour le remercier de ce soutien qu'il affichait toujours à son égard, ayant en grande partie reprit le discours qu'elle avait tenu dans l'intimité avec lui, concernant ce qu'elle était prête ou non à accepter de commercer avec les autres royaumes de Westeros. Elle écouta alors le point de vue de Lord Vanbois, et le pragmatisme de Lord Froideseaux. « Ce qui me dérange dans vos paroles Lord Baelish, c'est encore une fois vous venez à prendre la défense de l'économie de Dorne, et ne pas voir que l'intérêt que vous devez soutenir est celui du Val, et non d'un autre royaume. Le commerce est une chose importante que je ne remets nullement en cause, mais comme a tenu à le souligner Lord Vanbois, un commerce insinue une question d'échanges … Dorne se targue que nous les ayons laissé tomber, bien que ce soit eux qui n'ont jamais répondu à nos lettres et pendant des mois on romput tout contact avec notre royaume avant que vous ne preniez la décision de vous y rendre. Ils ont trahis l'Empire, ils nous ont abandonné, ils ont attaqué le Bief et ont très largement perdus. Lord Grafton a raison, la paix de Boycitre impose de lourdes choses à la principauté et notamment un lien très profond avec le Bief, et le Bief ayant un lien profond avec les Hoare. Nous n'avons pas suivis le Nord et Peyredragon pour des raisons toutes autres, mais certainement pas pour nous allier par extension avec les enfants Hoare, qu'il soit légitime ou légitimé dans un dernier sursaut. » Sharra croisa donc les mains sur ses genoux, laissant quelques instants le silence s'installer, essayant de trouver un façon de répondre à chacun des membres présents, en gardant à l'esprit ce qu'elle voulait faire, bien que certaines choses lui paraissaient étranges, comme cette méthode de construction spécifique que développait Mereth Baelish mais dont elle n'arrivait pas à imaginer la réalisation.

« Lord Vanbois a raison, nous ne pouvons laisser entrer des ouvriers dorniens, où ce qu'il en reste sur les terres du Val. Le jeu politique à Westeros ne cesse de se troubler de plus en plus, et l'espionnage est une arme redoutable, nous avons déjà eu à subir quelques désagréments en venant par la mer, je n'ai pas le désir que certaines viennent à prendre possession sur nos terres. Je tiens néanmoins à vous rassurer sur un point. Comme j'en avais déjà parlé à Lord Corbray, il n'est en aucun cas question, pour les diverses royaumes avec lesquels nous avons le désir de traiter du commerces d'armes ou d'hommes pour pouvoir assouvir les velléités de chacun. Si nous venons à rentrer dans ce jeu, nous ne manquerons pas alors de passer pour des comploteurs et de voir notre réputation devenir encore plus trouble qu'elle ne l'ait aujourd'hui. La neutralité que nous avons le désir d'afficher dérange et chacun veut en tirer son parti. C'est pourquoi, aucun ne viendra à bénéficier des épées, ni des navires du Val pour pouvoir répondre à un conflit d'autre politique ou militaire. Cela signerait notre fin. » Elle soupira doucement. « Faisons du commerce avec Dorne, des denrées alimentaires peut-être, nous avons ce qu'il faut chez nous, et nous bénéficions de terres fertiles protégées par le contexte du royaume, voyons pour leurs produits d'artisanat, pourquoi pas en effet le commerce de tissus. Achetons leurs les plans de navires s'il le faut, envoyons nos ouvriers apprendre sur le terrain mais si nous venons à construire de nouveaux vaisseaux nous utiliserons la main d'oeuvre de notre royaume, ainsi que les ressources de notre royaume pour y parvenir et en faisant toujours cela dans l'arsenal du Val et non à Lancehélion. Je n'ai nullement envie que nous  attirer le regard de l'Empire, car si nous sommes encerclés par eux par voie de terre, nous le sommes également par voie de mer. Il serait peut-être temps que nous développions nous mêmes nos propres conceptions de navires pour assurer notre défense … Et comme Lord Grafton l'a souligné, ils n'ont pas combattu depuis des mois, et nous n'avons aucun autre gage de qualité venant de leur part ou de leur arsenal. » Sharra se tourna donc vers Lord Baelish. « Vous avez été très précieux à mon service, au service du roi et du Val depuis votre nomination il y a maintenant plusieurs années. Cependant, et avec tout le respect que j'ai pour vous, je sais que nos points de vue divergent sur les questions financières du royaume. Je pense qu'il serait de bon ton de vous attribuer à d'autres missions au sein du Val. Vous avez su notamment me proposer de bons développements pour les protections du Val, je peux donner comme exemple les travaux de fortification du port de Goëville que nous avons lancé. J'ai donc décidé de vous nommer Grand Maître bâtisseur du Val. J'aimerai que vous travailliez en collaboration avec Lord Grafton, ainsi que Lord Corbray et sa Majesté, le roi Ronnel, pour préparer les défenses maritimes du Val. J'ai déjà demandé la construction de seize tours de guet, tout au long de la côte mais je ne doute pas que nous pourrions voir autre chose. Lord Corbray m'avait signifié avoir eu l'idée de la construction d'un autre port, au Nord de notre royaume … Je vous propose de constituer un dossier avec des propositions que nous étudierons ensemble à mon retour de Fort-Darion, ainsi qu'en compagnie de Lord Donnel Vanbois, qui est nommé aujourd'hui Grand Maître des Finances du Royaume du Val et de la Montagne. Voilà pourquoi je l'ai fait venir à cette réunion du Conseil. » Elle souriait poliment à l'assemblée, mais rien dans son regard, les traits de son visage, n'attendait aucune protestation de la part d'un des hommes présents qu'en à ses changements au sein du Conseil du Faucon.

« En ce qui concerne le Tigre, il est hors de question de nous lier de quelque façon que ce soit avec lui. Je ne suis pas fermée à l'idée de pouvoir échanger avec Essos mais cela ne se fera en aucun cas sous la domination du Tigre. Je ne ferai pas la même erreur que Dorne à ce sujet-là. Le Tigre est en guerre contre tout ou partie de Westeros. Notamment, s'allier à eux serait un affront à l'Ouest qui reste notre allié principal, mais c'est aussi risqué de voir l'Empire directement nous déclarer la guerre. » Sharra prit une lente inspiration. « Concernant le Bief, j'ai pour le moment fait en sorte de gagner du temps. Leur reine, Eren Hightower, m'a contacté à de nombreuses reprises, pour savoir ce que nous pouvions mettre en place pour le moment. Elle a proposé un pacte de non-agression, pacte que nous avons déjà signé par le passé, mais cela remonte à il y a déjà un moment à présent. Il faudrait voir ce que nous décidons par rapport à cela, pour autant avec le mariage de Manfred Hightower avec Eren Hoare, impose de facto de prendre en compte Yoren Hoare, dont je me méfie comme de la peste, et qui a manqué de peu d'être renversé il n'y a pas si longtemps que cela. L'Empire a repris contact avec nous, le fait que nous ayons traité la question de la Croisade ordonnée par le Grand Septon d'une manière assez franche en refusant qu'un conflit religieux ne vienne à remettre en cause la stabilité du royaume, semble n'avoir pas déplu à l'Empereur qui m'a alors proposé une ambassade. L'Empire nous encercle et s'il peut être un problème pour nous, nous pouvons également être un problème pour eux. J'ai décidé personnellement de me rendre à Fort-Darion pour pouvoir négocier avec eux. Il n'est nullement question de ployer le genou et de rejoindre leur rang, mais de nous assurer l'intégrité de nos frontières communes avec eux. Le commerce, bien évidemment, sera un des premiers éléments, notamment le bois et les pierres pour les aider à créer leur nouvelle capitale impériale. Peut-être que nous pourrions apaiser les tensions et les rancœurs avec un mariage. Tout comme pour l'Ouest, avec la disparition de Nymeria, un mariage pourrait affermir notre lien avec eux, bien qu'il ne soit pas question de remarier Ronnel avec une des leurs, pour lui je pensais plus à une noble du Val. J'attends vos propositions pour Fort-Darion, nous les défendrons ensuite avec Lord Vanbois face aux représentants impériaux. » De nombreuses idées venaient à lui traverser l'esprit pour pouvoir arriver forte de toutes ces propositions face à l'Empire. Sharra était pleinement consciente que le couple impérial ne serait sans doute pas tendre avec elle et qu'ils auraient des attentes et des exigences à l'égard du Val. Elle refusait néanmoins de plier face à eux, le royaume du Val méritait bien mieux que cela.
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MessageSujet: Re: L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé]   L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé] EmptyJeu 31 Oct - 18:07


L'Heure du Faucon


Les autres lords du conseil ont des avis très sages, ce que je respecte. Ils ont le droit de douter, ce sont des militaires après tout. Néanmoins, j'essaie de leur expliquer clairement ce que la reine et moi avions convenu ensemble concernant la mise en place de ce contrat. Mais pour leur, j'ai l'impression que les lords ne retiennent que la moitié des informations que je leur fournis.

La reine prend maintenant la parole, et elle me reproche de prendre la défendre davantage les intérêts de Dorne que ceux du Val. Mais pourquoi diable personne ne comprend ? Aucun bon commercial ne vendrait les faiblesses de ses contrats, je souhaite nouer un commerce entre le Val et Dorne, je ne vais donc pas souligner outrageusement les faiblesses de la Principauté. Les paroles de la reine me font froncer des sourcils.

- "Majesté, je ne défends que la bourse du Val, quitte à faire des affaires sur le dos des plus pauvres royaumes."

La reine s'arrête quelques instants, ce qui me laisse le temps de lui répondre brièvement. Néanmoins, elle reprend bien vite la parole. La reine valide néanmoins le fait que nous ferons du commerce avec Dorne, et comme je le soulignais, un commerce de denrées et de produits. Et finalement, la reine reconnaît que nous devons agrandir notre flotte, et construire des navires. Il faut bien avouer que l'appui des autres membres du conseil sur cette idée à fortement influer l'avis de l'Arryn. La reine se retourne vers moi à nouveau, mais ses paroles m'inquiètent. Elle annonce que j'ai été très précieux à son service, et qu'avec tout le respect qu'elle a pour moi, elle m'attribue à d'autres missions au sein du Val. Je fronce très fortement les sourcils, de plus en plus inquiet. Je ne désire aucun autre rôle que celui que j'occupe actuellement, ni promotion ni rien d'autre. Elle m'annonce qu'elle me nomme Grand Maître Bâtisseur du Val... C'est une blague ? C'est quoi ce rôle de merde ? Aller regarder les ouvriers bâtir les tours d'un fief qui n'est même pas le miens ? Jamais de la vie ! Et Lord Vanbois prend ma place ?! Non !

- "Majesté, avec tout le respect que je vous dois... J'estime être plus utile au royaume en occupant mon rôle actuel de Chancelier des Finances et du Trésor, comme je le fais depuis plusieurs années. Je n'ai point d'autre désir que de rester en place ici. Je manipule les chiffres et non la pierre, je ne serais point un bon Maître Bâtisseur. S'il vous plaît, majesté, revenez sur votre décision. J'ai à coeur le Val depuis toujours, cette décision est pour moi une punition."

Je n'en ai cure que le visage de la reine n'ordonne aucune récrimination. Je ne laisserai personne me prendre mon rôle sous un faux prétexte de promotion.

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MessageSujet: Re: L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé]   L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé] EmptyJeu 31 Oct - 22:04

Il n'y avait rien qui insupportait plus le Corbeau qu'un échange où tous parlent en même temps et il ne manquerait pas d'appuyer la Reine si elle devait réclamer un retour à à l'ordre de parole. Il était là aussi pour cela. Aussi, tandis que les échanges s'intensifiaient tant en contenu qu'en rapidité, détacha-t-il d'un geste lent et mesuré un étui en cuir, lié à sa ceinture, pour en sortir quelques parchemins dont certains étaient bien remplis et d'autres vierges, ainsi qu'un flacon d'encre et une plume noire comme ... le Corbeau. Circonspect, il commença à prendre en note, ce qui se disait, car le débat entrait à présent dans le vif du sujet. Il était en premier lieu à considérer la suite des arguments de Lord Baelish. Il prit note de ceux-ci et y griffonna en face, une réponse à chacun. Puis vint le tour de Lord Vanbois de prendre la parole. Le Corbray inclina légèrement la tête pour écouter celui qui ne dérogeait guère à sa réputation de franc parleur, mais il masqua sa surprise aux premiers mots de son pair. Ce dernier aurait-il mal interprété ses paroles ? Smaug se garda cependant de rectifier ses intentions tout de suite et garda un silence nécessaire afin de laisser les autres membres du Conseil exprimer leur avis sans interruption et se contenta de griffonner quelques mots en les soulignant d'un geste vif. Il tendit l'oreille avec une attention encore accrue lorsque le Connétable des Armées prit la parole pour n'exprimer que son approbation envers les propos de Vanbois et Grafton, tout en énonçant une évidence: il assujettirait son avis à celui de la Reine. Un léger sourire étira les lèvres du Capitaine. Il était à espérer que ce point ne souffrait aucune transgression aux yeux de chacun des membres de cette noble assemblée. Sans quoi, Corbray se chargerait de remettre en place l'outrecuidant ou de le faire escorter vers la sortie par quelques gardes royaux.

Enfin, elle prit la parole pour réagir aux différents avis exprimés. Le Corbray avait pu noter les crispations de sa sœur au fur et à mesure du déroulé de l'exposer de Lord Baelish et notamment quand il avait évoqué le Tigre. Elle s'était redressée sur sa chaise, elle qui avait à cœur de ne jamais se départir d'une dignité toute royale. Une réaction partagée par le Corbeau qui n'avait pas manqué d'exprimer son hostilité au sujet du Diadoque. En écoutant la réponse de la Reine aux arguments de Baelish et des autres membres, le Lord de Cordial arbora une mine de plus en plus fermée, pour masquer son inquiétude quant à la tournure qu'était en train de prendre cette réunion du Conseil et lista plusieurs points sur lesquels il jugeait bon de devoir revenir. Il leva les yeux de son parchemin et sa plume cessa de courir lorsque la Reine évoqua la perspective de développer un port au nord du Royaume, une idée qui était en effet chère au Corbeau, en corrélation avec un projet d'assainissement des activités commerciales de cette partie du Val réputée pour sa contrebande. Cependant, il comprit que le débat allait se tendre vers un autre point bien plus conflictuel et sut qu'il devrait attendre pour évoquer ses propositions plus en détails devant le Faucon, que le point en question fût réglé.

Il se doutait, et n'était pas le seul, sans doute, dans l'assistance, que la présence de Lord Vanbois n'avait pas été requise par la Reine dans le seul but d'en faire un témoin des débats. Les mots de Sharra firent l'effet d'un coup de tonnerre dans la salle lorsqu'elle annonça que le titre de Grand Argentier du Royaume glissait de Lord Baelish à Vanbois. Smaug gardait une posture hiératique en se contentant d'observer les réactions de chacun des membres. Rien, à priori ne filtrait sur leurs expressions qui aurait pu laisser supposer qu'ils s'attendaient à un tel coup de théâtre. Mais il fallait le temps que cela soit intégré dans leurs esprits. Le Corbeau laissa échapper un petit bruit entre ses dents. Tandis que l'un des premiers concernés réagissait immédiatement après que la Reine se tût. Pendant que Lord Baelish s'exprimait avec émotion en tentant de défendre son maintien à ses fonctions, arguant qu'il avait à cœur de servir le Val, Smaug commençait à envisager de quelle manière il allait, en collaboration avec l'Amiral de la Flotte, s'acquitter de la mission que lui confiait la Reine, à savoir prouver au Chef du Titan, comme il l'appelait en son fors intérieur avec tout le respect qu'on devait à la Maison Baelish, qu'il pouvait servir le Val avec grandeur tout aussi bien aux fonctions de Maître Bâtisseur, poste qui aurait passionné le Corbeau, s'il n'avait été lui même en charge d'une responsabilité bien plus chère à ses yeux, la protection de la Reine et de sa famille. A entendre Lord Baelish, cela ne serait pas chose aisée. Comme toujours, Lord Corbray s'efforcerait d’œuvrer dans la bonne entente pour le bien du Val, et, au service de sa Reine et de son Roi.

Un autre sujet était venu plus précisément à l'ordre du jour et concernait Fort Darion qui allait être le théâtre de négociations entre Sharra et le Collège impérial. Smaug adressa cette fois à sa sœur un regard dont il eut du mal à chasser toute inquiétude. Elle savait, ils en avaient parlé en privé, toutes les réserves qu'il émettait concernant ce voyage pourtant nécessaire. Ainsi partirait-elle en compagnie de Lord Vanbois ? Il retint un soupire. Ce n'était pas tant qu'elle emmène dans sa délégation le nouvel argentier qui le questionnait. C'était en toute logique ce qui découlait de la nouvelle attribution des charges qui venait d'être annoncée, mais le fait qu'elle n'avait nullement mentionné que lui, Capitaine de la Garde Royale, aurait en charge de protéger la délégation royale. Le Corbeau se gaina comme chaque fois qu'il devait faire taire sa souffrance à l'idée de la voir s'éloigner de lui, à l'idée qu'il pouvait la perdre. Il posa sa plume d'un geste calme, referma le clapet de l'encrier dans un petit claquement sec et se redressa sur son fauteuil.

- Lord Vanbois, dit-il en s'inclinant, recevez mes félicitations pour votre nomination. Comme vous le voyez, nul ici n'avait l'intention de vous priver de votre tour de parole, ni d'ailleurs d'en priver notre Grand Connétable des Armées. Quand je disais que j'allais clore au sujet de Dorne, je parlais bien évidemment de mon intervention à moi seul et non de la discussion en elle-même... Et d'ailleurs, je me suis trompé, puisque vos diverses réactions ne peuvent que provoquer un complément d'opinion de ma part à ce sujet.

Smaug balaya l'ensemble de l'assemblée pour en récolter l'assentiment général.

- Ayant en charge la protection de la famille royale, notamment contre différentes tentatives d'espionnage, d'attentat, de complot, je suis fermement opposé à l'importation de main d'oeuvre étrangère sur notre territoire. Notre immigration doit être drastiquement contrôlée afin d'éviter toute infiltration de comploteurs, ou d'empoisonneurs. Nous avons tous à l'esprit les sombres conséquences que certains royaumes ont du affronter à ce sujet. Aléas tragique subis par des royaumes qui sont nos alliés ou pas, nous devons en tirer les leçons. Le Roi, Loren, victime d'un attentat, le Hoare, victime d'un coup d'état, manqué certes, tout cela n'est que le signe que Westeros tout entier est en proie à la fièvre de grands bouleversements. Le Val doit être un roc face aux soubresauts de l'Histoire. Il ne peut l'être qu'en accordant la plus grande vigilance à sa sécurité intérieure. C'est pourquoi j'approuve totalement la réprobation de Lord Vanbois quant à l'importation de main d'oeuvre dornienne. Qui ne sait pas combien Dorne affectionne l'usage d'une arme des plus lâches: le poison ? Quant à l'idée de kits exposé par Lord Baelish, celle d'acheter les plans proposée par sa Majesté pourquoi ne pas en faire la synthèse avec la mienne et acheter en plus un seul bateau déjà monté que nous testerions dans des conditions extrêmes afin d'y apporter dans notre chantier naval toute modification nécessaire. Concernant des échanges commerciaux avec la Principauté, portant sur le commerce vivrier et artisanal, je ne vois aucune raison de m'y opposer, à la condition que toutes les marchandises entrant sur notre territoire soient contrôlées à l'arrivée à nos frontières et assurées d'innocuité sur le plan des poisons et de leur qualité et qu'on s'assure que Dorne peut payer nos livraisons en vivres alimentaires. Ce qui sera dans les charges de notre Grand Argentier.

Le Corbeau marqua une pause avant de se tourner vers Lord Baelish.

- Lord du Titan, votre glorieux ancêtre fût jadis un loyal vassal des Corbray. Vous avez honoré sa mémoire en devenant vous-même un loyal vassal des Arryn, et un fervent serviteur du Val. Chacun d'entre nous, et moi, plus que quiconque sait comme ce service est exigeant. Il requiert humilité, abnégation et courage. Le dossier dornien que vous avez pris en charge n'était pas facile et sans écueils. Le silence de la Princesse Deria aux missives de notre Souveraine vous a desservi. Votre passion de négociateur à vouloir emporter un contrat avantageux pour le Val, a été mise à mal par l'intérêt supérieur que Dorne en retirerait, mais surtout par le risque de nous aliéner des puissances qui enserrent le Val dans un étau oppressant. A mes yeux, cela ne vous retire rien quant au dévouement qui est le vôtre envers le Val. Ni quant à l'intelligence que vous mettez dans votre service à ce royaume. Soyez assuré que vous trouverez en moi un collaborateur attentif dans votre nouvelle fonction. Ce sera un honneur que de vous aider à en prendre la charge. La Reine a su voir, dans sa grande clairvoyance, quel redoutable triumvirat nous ferions avec Lord Grafton, Amiral de la Flotte, pour œuvrer à la défense côtière et maritime du Val. Pour ma part, c'est un honneur de travailler avec deux pairs du Royaume tels que vous à sa sécurité et à son indépendance. L'enjeu est vital et requiert largement nos trois expertises.

Le Corbray n'avait pas à avoir d'états d'âme au sujet des décisions de sa Reine. Il les appliquait en soldat dévoué. En avait-il eu lorsqu'il avait fallu pendre Rougefort aux murailles de son château et égorger ses partisans ? Sa logique de raisonnement ne s’inscrivait pas dans l'empathie mais dans la loyauté sans faille. L'homme avait été formaté pour cela, le soldat encore davantage, et le Capitaine de la Garde jamais ne s'opposerait en public à la Reine ou au Roi qu'il servait, même pour prendre sa propre défense. C'est dire s'il n'oserait aller à l'encontre d'aucune des décisions qui venaient d'être énoncées. Pour autant Lord Baelish était un membre ancien du Conseil et sa nomination ne devait rien à la chance ou au hasard. Il avait été choisi et validé pour ses compétences. Aux yeux du Lord de Cordial cela n'était pas anodin. Il tenait à l'exprimer, tout autant qu'il devait rappeler combien le service du Val et la loyauté à son égard, devait primer sur toute autre considération. Il adressa donc une phrase claire et honnête à Lord Baelish.

- Ensemble, servons le Val, avant de songer à nous servir.

Il espérait que Lord Mereth Baelish entendrait tout ce qu'il y avait de respect, mais aussi de mise en garde derrière ces simples mots.

Puis, prenant une grande inspiration, le Corbeau se redressa sur sa chaise et prit appui contre le dossier avant de poursuivre en se tournant vers la Reine.

- Pour ce qui concerne le départ de Votre Majesté à Fort Darion, j'ai en effet plusieurs propositions à faire valoir pour servir ces négociations. Même si je ne suis pas négociateur mon amour du Val et la volonté de le servir me poussent à me questionner dans bien des domaines ayant trait à son essor. En réfléchissant à plusieurs entreprises mises en oeuvre sur notre territoire, mais aussi dans la nouvelle capitale de l'Empire, il m'est venu à l'esprit une idée qui pourrait dynamiser notre commerce intérieur comme extérieur avec l'Empire, sans pour autant nous inféoder à lui. Cela pourrait être abordé dans le cadre d'un pacte de non agression et de collaboration commerciale à caractère non militaire, et le cas échéant, si ces propositions ne devaient pas retenir l'agrément du Collège Royal, ces idées seraient de toute façon, aisément réinvesties dans la fortification de nos frontières. Cependant, ma première charge n'est pas de proposer des arguments de négociation commerciale, mais d'assurer la sécurité de la Reine et de sa cour. Aussi, afin de pouvoir m'organiser dans l'exercice de cette fonction, m'est-il nécessaire de connaître clairement les souhaits de votre Majesté. Souhaitez-vous que je prenne le commandement de l'escadron de cavalerie qui vous accompagnera et assurera votre sécurité et celle de votre délégation dans votre déplacement à Fort Darion ?

Le Corbeau avait le regard rivé sur la Reine, attendant, au delà des réactions des autres Lords à sa prise de parole, les ordres de sa Souveraine .



 


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MessageSujet: Re: L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé]   L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé] EmptyLun 4 Nov - 18:32



Wilbert Grafton


Wilbert Grafton est le Lord de Goëville. Il a organisé à la demande de la reine régente Sharra Arryn le conclave qui s’est tenu dans son fief. Grand Amiral de la flotte Royale, il siège au conseil du Faucon. C’est à la demande la reine Sharra qu’il se présente à ce nouveau Conseil du Faucon. Lord Grafton est un homme loyal aux Arryn et sa franchise ne manquera pas de se faire entendre une fois de plus lors du conseil.



Lord Grafton était relativement dubitatif de l’idée. Le Val avait de bons territoires, chargés en bois de taille et d’armement pour la flotte, en matières premières suffisantes pour pouvoir construire et lancer ses propres vaisseaux. Faire lancer des navires par des chantiers étrangers était une idée à ce qu’il savait relativement inédite, en tout cas dans l’histoire récente de Westeros. Quel intérêt y aurait le Val ? Ce serait forcément plus cher que le faire sur place. Et qui disait commande conséquente, disait aussi emplois et commerce à l’intérieur même des fiefs du Royaume, Goeville en tête. Grafton était voué au Royaume, mais bien plus à son fief. Les têtes couronnées passent et le royaume reste, mais le moindre faux pas à la tête d’un domaine et c’étaient vos héritiers qui risquaient de payer les pots cassés. Objectivement ou non, Grafton ne voyait finalement qu’un unique avantage à sous-traiter cette demande ; la réputation des chantiers de Lancehélion pour leur rapidité, grâce aux dotations et aux techniques des arsenaux de la ville dornienne. Autrement, il n’y avait semble-t-il pas grand-chose à en attendre.


Lord Corbray proposait un contrat par tranches, et souhaitait aussi discuter de l’affectation des navires. Grafton ne savait trop quoi en penser, pour lui c’était avant tout le payeur à qui devait échoir les navires achetés par simple logique, il n’avait jamais réfléchi à d’autres alternatives. La flotte royale était aujourd’hui composée des vaisseaux lancés par quelques maisons, mais essentiellement de navires construits sur ordre du Roi. Les navires de la noblesse étaient le plus souvent des navires de patrouille, de surveillance, qui avaient un rôle pour la lutte contre la contrebande ou la protection des ports, mais dont la valeur militaire était très faible. Le reste de l’intervention de Corbray concernait le Tigre, pour qui Grafton n’avait que dédain et mépris pour ce qu’il représentait, tandis que le point suivant concernait le niveau de belligérance du Val. Fondamentalement parlant, Grafton était plutôt d’accord avec Smaug. Mais il savait que d’autres ne partageaient pas cet avis. Baelish défend son idée, en demandant alors à faire venir les ouvriers dorniens au Val… Ce qui était encore plus inédit que tout le reste. Grafton fronce les sourcils, comprenant moins encore l’intérêt de l’idée. Les choses de la mer étaient la raison de la présence du seigneur de Goeville au sein du Conseil du Faucon, et il n’avait sans nul doute meilleure expérience que ses collègues de l’assemblée.



| Les arsenaux et la méthode de fabrication dornienne, par kits, nécessite de l’outillage que je ne vois pas déplacer et je ne conçois pas que les dorniens soient prêts à nous donner les plans de ces machineries comme cela, sans puissante rétribution. Faire simplement venir des ouvriers ne transférera aucune compétence pour nous, tout en attirant l’attention de nos voisins, ou de ceux qui tiennent Dorne à l’oeil. Si renforcement de flotte il doit y avoir, je préconise qu’il se fasse sur nos propres chantiers, qui n’ont pas besoin de réaliser de marges commerciales substantielles, qui ont leur propre expertise, et n’ont pas besoin de fonctionner par tranches de construction. Nous pourrions déjà demander trente galères sans que les différents chantiers n’en soient écrasés. |


Quant au commerce, Grafton fit la moue. Vanbois donne son avis, et soulève des points plus intéressants encore sur le commerce et l’espionnage potentiel auquel on s’expose.


| Nous avons déjà des accords commerciaux avec Dorne, dont vivent nos marchands. Je pense qu’on ne devrait pas aller jusqu’à formaliser ce qu’ils doivent vendre aux dorniens ; ils répondent déjà à la demande des marchands de la Principauté. Légiférer sur le sujet me paraît donc superflu ; ils savent mieux que nous de quoi les dorniens sont acheteurs. Et nous avons déjà des accords de commerce avec toutes les puissances en dehors de l’Empire ; le commerce marche bien malgré la guerre. Ce sont nos navires chargés du grain du Bief, des draperies et mineries précieux de l’Ouest et des cargaisons d’artisanat de Dorne qui ont fait notre richesse. Et jadis, celles des pays qui forment aujourdhui l’Empire, dont les ports nous sont fermés depuis un an maintenant. Je pense que chercher à aller faire du commerce en Essos est dangereux pour nombre de raisons. Déjà, toute la façade ouest, nord-ouest et sud-ouest de ce continent sont aux mains du Tigre, et plus à l’est encore, les trajets seraient fort périlleux sans ports intermédiaires pour s’y rendre. |


Pour avoir vécu toute sa vie dans le plus grand port du pays, Grafton était d’avis de ne pas se mêler d’économie en dehors d’investissements en navires et infrastructures, et de collecte de taxes ou de droits de douane. Le reste, il laissait cela volontiers aux armateurs et commerçants qui prenaient les risques des traversées commerciales. Froideseaux entérine l’avis des autres, et la Reine opine ensuite dans notre sens. La suite est plus croustillante… Entre la nomination de Vanbois, le changement de responsabilité de Baelish, et le fait que Corbray souhaite un second grand port au Val… Grafton se sent un peu bousculé dans la valse des conseillers, et ne sait trop quoi penser de la proposition de son ami, dévoilée par la reine. D’un côté, avoir un autre grand port serait utile… Mais dun autre, il ferait donc concurrence à Goeville, et quel intérêt quand la flotte avait déjà nombre de villes côtières dans lesquelles mouiller ? Etait-ce un investissement bien utile, quand le seul danger venant du septentrion était la flotte nordienne de Blancport, et que les Doigts ou les Trois Soeurs étaient idéalement placés et fortifiés pour notre défense ? Tout s’enchaîne alors, la position vis à vis du Bief, de l’Empire et les négociations à venir… Et la modeste défense de Baelish, qui prend l’affaire comme une punition, et dont les félicitations empressées pour Vanbois par Corbray sonnent comme un rappel du camouflet qui se joue ici en plein conseil. Nul étonnement alors, qu’un an plus tôt le Val abandonne ses paroles d’alliance et le jette aux orties, quand le conseil vire à demi à la pantalonnade. Corbray finit par vanter les mérites de Baelish, malgré son premier positionnement en faveur de Vanbois. L’homme de sa sœur, et homme de compromis aussi. Je passe, les querelles d’égo étant indignes de cette cour qui se veut plus Haute que la Montagne. Il finit par discuter de l’escorte de la Reine, et je les laisse à ces sujets, ce n’est pas tellement affaire de l’amiral de la flotte… Sauf en ce qui concerne la partie navale de l’affaire.


| Si vous souhaitez vous rendre par navire à Fort-Darion, Votre Grâce, je puis vous recommander ma galère personnelle et deux d’escorte. Cela serait plus que suffisant pour un court voyage, sous protection de la présence du reste de notre flotte à Goeville et des navires impériaux croisant sans cesse en Baie des Crabes. [




~~~
Soothsayer, can you save them?
Can you see the streets in blood?
The remnants of your name?
Soothsayer, can you save them?
Soothsayer, let these words set you free
And now, give this leave and come away with me

~~~


Spoiler:
 
Torrhen Braenaryon

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MessageSujet: Re: L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé]   L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé] EmptyMer 6 Nov - 18:31




  • Le conseil du Faucon
La joie en moins.



Cela faisait longtemps qu’on ne l’avait plus vu dans ses habits royaux. Au quotidien de ces derniers mois, il leur avait préféré dans un premier temps le confort négligé de ses robes de chambre et tenues d’intérieure puis, pendant sa frénésie, des vêtements usés, indignes avaient-on dit, grossiers, propre aux vulgaires, déchirés comme ceux du petit peuple et il fit bien car il en déchira. Au-dessus des brocards, fait inédite, il avait posé dans ses cheveux la couronne grise du Val et cela lui faisait comme des reflets sur la tête. Enfin, et c’était sans doute le plus important, Ronnel portait au visage une solennité. La même qu’on lui avait vu à son couronnement, à son mariage, la joie en moins.

Tout cela faisait que, dans les couloirs des Eryiés, on se retournait sur lui, on chuchotait. Etait-ce là les manifestations d’une nouvelle crise ? D’une nouvelle éclaircie dans la folie du Roi ? Ou fallait-il y voir quelque vague plus profonde, début de la guérison tant attendue ? On n’osait trop supposer. Le jeune monarque avançait d’une franche foulée, sans penser. Sur ses pas, le clinquement des armures de sa garde personnelle l’accompagnait, l’annonçant quand nécessaire, faisant s’écarter comme une volée de moineau servants et courtisans qui tantôt s’inclinaient gravement à son passage, tantôt se fondaient dans les ombres en chuchotant. Ronnel avait au fond de la conscience la crainte qu’en faisant marche arrière, là, maintenant, il rechuterait.

Quand il se présenta à la salle du trône il l’a trouva vide. Cela le contraria.

- Où se trouve ma mère… ?

Le chevalier qui se trouvait le plus proche de lui osa une réponse.

- Elle tient conseil Votre Majesté. Vous aviez refusé de siéger, quand elle l’a annoncé il y a quelques jours.

- Ah. Oui…

Le ton était lacunaire, sans émotion. C’était vrai, cette conversation lui revenait à l’esprit à présent. Il fronça les sourcils. Pouvaient-ils être sot… Mais il n’était pas trop tard pour réparer ses fautes, il ne les effacerait pas, non, mais pouvait, devait au moins en atténuer les effets. Tout autre chose attendrait, les conversations, les mises au point nécessaire, cela on verrait plus tard. Pour le moment, le Royaume attendait et il fallait faire une différence entre sa mère et la Reine. C’était là deux choses bien distinctes et qu’il était de son travail de fils comme de Roi de séparer.

- Conduisez moi à elle.

On repartit dans les couloirs. Les Eryiés était une vieille dame, froide et austère, plissée. On avait vite fait de se perdre dans ses recoins et les galeries qui la rongeaient n’avaient pas l’élégante organisation des palais plus jeune. Il fallait en être pour en parcourir les lieux avec assurance. Finalement, après une marche sinueuse, le petit groupe s’arrêta face à une lourde porte, encadrée par deux gardes de son oncle. Ceux-ci se roidirent à la vue du monarche.

- Votre Majesté.

- Faites-moi annoncer.

On l’annonça et ils passèrent les portes. Ronnel balaya la pièce du regard. Il l’avait toujours un peu vide, c’était à craindre, un peu éloigné du monde par des pensées intimes qui cherchaient à chaque instant à l’attirer au profond de lui-même, loin des autres et des responsabilités. Il fronça les sourcils, observa chaque visage et s’offrit même le luxe d’une ombre de sourire grave.

- Ne vous dérangez pas pour moi, je vous prie.

Tous les Grands du Val étaient ici, autour d’une seule et même table. Il y a les déjà puissants. Donnel Vanbois, Wilbert Grafton, jusqu’où va leur loyauté ? Sont-ils ici pour servir le Royaume ou par intérêt personnel ? Ronnel avait l’impression de les redécouvrir, la maladie de son âme avait comme lavée son esprit. Et puis les autres, les ministres, la Cour, ceux qui ont des choses à prouver, mais aussi des choses à gagner en ces murs. Mereth, le Chancellier des finances, un Baelish, l’une des plus petites maison du Val mais qui avait, dans le temps toujours eu une extrême vitalité dans le paysage politique du Royaume, principalement grâce au talent de ses représentants… mais également leurs ambitions. Adrian Foideseaux, Connétable du Royaume, la première épée, le dernier bouclier. Pouvait-on se reposer sur ces gens-là ? Jusqu’où irait leur loyauté ?
L’avantage d’être jeune Roi, c’est que chacun ici devrait lui renouveler, par ses paroles et ses actes, l’assurance de sa fidélité. Le ballet recommencerait sans tarder, il en avait pleinement conscience, alors il faudrait savoir différencier les amis des ennemis.

Mais au milieu de ces paniers de crabes que sont les Cours des grands royaumes, on trouvait parfois quelques valeurs sûres. Du moins, il l’espérait. Smaug. Il laissa un peu trainer son regard sur celui de son oncle. Il avait été injuste avec lui, il s’en rendait compte soudainement. Mais des mois qui avaient précédés, il ne comptait plus ceux à qui il avait fait outrage, retranché dans sa douleur, aboyant comme un chien. Tous ceux-là n’avaient été que des ombres de passage, à vrai dire, peut-être était-ce cela le pire, il ne se souvenait plus à quelle occasion il avait pu blesser le capitaine de la garde royal. Il avait juste au fond de la mémoire ce goût amer et piteux d’avoir mal agit.
Et puis enfin, sa mère. A elle, il ne put accorder aucun regard. Il avait tout entier déposé sur ses épaules les responsabilités du royaume, par faiblesse et par lâcheté. Mais ces deux vices, il le savait, guettaient encore et il eut peur, peur que face à sa génitrice, il ne s’oublie, oublie la Reine, oublie le Roi, ne redevenant une fois de plus qu’un petit garçon malheureux. Cela il ne pouvait pas se le permettre, il était Roi, elle était Reine, aussi ne lui accorda-t-il pas un regard.

Heureusement, la table n’avait pas de bout, aussi n’eut-il à faire déplacer personne. A la majesté se mêlait un fond de honte et bizarrement, il était ainsi tiraillé entre la nécessité de s’imposer en tant que Roi, et de ne pas incommoder plus encore ceux qui avaient porté le Royaume à bout de bras pendant sa réclusion.
On lui tira la chaise et il s’assit avant d’inviter d’un geste les discussions à reprendre.

- Un bref résumé de Nos premières décisions serait apprécié.


Dernière édition par Ronnel Arryn le Sam 9 Nov - 15:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé]   L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé] EmptyMer 6 Nov - 23:55


L'Heure du Faucon


J'ai défendu ma cause auprès de la reine régente, je suis un comptable pas un bâtisseur. Je n'ai pas la moindre envie de mettre le nez dans des plans de construction de ports alors que je n'y connais rien. Alors que j'attends la réponse de la régente, lord Corbray s'empresse de féliciter lord Vanbois pour sa nomination. Il vient de me prendre ma place, et il est félicité ? Je ne suis guère d'assez bonne foi pour le féliciter à mon tour, hors de question. Le Corbray énonce clairement et promptement un résumé de son opinion sur les différentes questions. Il trouve bon de me complimenter en ce moment si humiliant pour moi. Ces mots auraient flatté mon ego si je ne me sentais pas si lésé dans cette situation.

Je n'entends pas vraiment la suite de la conversation. Assis au fond de ma chaise, mes doigts se serrent contre les accoudoirs de mon fauteuil. Je me contre-fiche du reste de cette réunion, ce n'est plus mon problème ni même ma responsabilité. Il est fort probable que je terrasse le mobilier de mes appartements lorsque je reviendrais.

Alors que je sombre dans mes pensées, j'entends la porte de la salle s'ouvrir pour annoncer l'arrivée du Roi. Lorsqu'il entre dans la pièce, il la balaie du regard. Le jeune roi prend place à la table, non loin de ma propre place. Il demande un bref résumé de nos premières discussions, et je me relève promptement pour le lui fournir.

- "Mon roi, laissez-moi vos résumer la situation. Concernant la Principauté, nous sommes tous d'accord pour rouvrir le commerce qui avait été fermé suite à la guerre. Nous souhaitons vendre principalement des denrées et des produits de première nécessité en échange de produits artisanaux. Nous avons également évoqué la construction d'une vingtaine de navires supplémentaires pour la flotte du Val, mais aucun accord n'a été trouvé concernant la main-d'oeuvre qui s'en occupera. Il était évoqué l'idée de la faire construire par les ouvriers Dorniens directement dans nos ports, ce qui nous permettrait d'occuper les ouvriers Valois en totalité sur la construction des défenses portuaires qui ont été commandé. Mais également de relancer un peu l'économie de Dorne, ce qui favorisera le commerce de nos marchands sur place, car sans argent, les acheteurs ne peuvent point acheter. Mais d'autres pensent que nous ne devrions pas confier cette commande aux Dorniens, par peur d'espionnage, de mauvaise qualité ou autres. Les artisans de Lancehélion sont réputés pour leurs kits de construction, qui réduisent la durée de construction. Mettre la main sur ces plans serait bénéfique, mais le sujet doit être encore tranché pour de bon."

J'observe un peu le jeune roi tout en lui résumant la discussion que nous avions eue durant son absence. Je scrute de temps à autre les autres membre du conseil tandis que je parle.

- "Nous avons ensuite évoqué le voyage de sa majesté la reine régente à Fort-Darion. Et également ma nomination à un autre poste par sa majesté. Mon poste actuel de gestionnaire des finances a été donné à lord Vanbois, qui entre aujourd'hui au conseil. Quant à moi, votre humble comptable, j'ai été nommé Grand Maître Bâtisseur. À partir de maintenant j'empilerais des pierres à la place des pièces d'or. Voilà tout, majesté." dis-je en finissant sur une note amère.

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MessageSujet: Re: L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé]   L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé] EmptyJeu 7 Nov - 2:13

Le Corbray n'avait jamais été prolixe en parole et, d'ailleurs, elle lui était venue très tardivement étant enfant, ce qui n'avait pas manqué d'inquiéter Lady Oshanna et Lord Rorgard, craignant tous deux d'avoir engendré un attardé mental. Il n'en était rien, en réalité, le petit Smaug engrangeait connaissances et sensations mais jugeait le monde trop imbu de lui-même pour s'intéresser aux croassements d'un petit corbeau. Alors il avait pris l'habitude de se taire, et, devenant homme, le service des armes lui avait fort convenu, parce qu'il était parcimonieux de mots, allant juste à l'essentiel des ordres et manœuvres à passer à la troupe.

Cette lacune de verbe, il l'avait très tôt compensée par deux choses, la danse de son épée et son regard qui disait bien plus qu'un assemblage de sons ou de lettres pour qui savait le déchiffrer, quand il ne s'imposait pas ce regard de glace qui le rendait impénétrable. Tout ce que les autres exprimaient par des mots ou des cris, lui, il le gardait pour lui, en lui, ne l'exprimant que par ses yeux quand il daignait baisser la garde pour certains élus. Il avait coutume, quand on lui reprochait son absence de réaction, de dire " cela me regarde, cela m'appartient, ce que je pense et ressens" Et, en effet son acuité naturellement perçante, sa perception des attitudes corporelles, des intonations, lui rendaient parfois presque insupportable la duplicité et l'opportunisme de certains.

Le Corbeau avait plus parlé en deux interventions au Conseil qu'en six mois de service à la Garde. Ces interactions pleines de faux semblants le fatiguaient. Pas tant physiquement que moralement. Lui, ne voyait qu'une chose. Le Val et les Arryn, sa sœur, ses neveux. Il avait sans doute plus d'estime pour certains de ces Seigneurs que pour d'autres, mais au final, à la fin des fins, il passerait chacun d'eux par le fil de Dame Affliction sans aucun état d'âme si l'un d'entre eux s'avérait animé de mauvaises intentions à l'égard de sa famille ou à l'égard du Val.

Il n'en laissait rien paraître, mais il était las et, même, à vrai dire, peu familier de ce ballet de flagornerie et de servilité qui s'étalait de long en large dans la salle du Conseil. Smaug était un homme d'instinct non dénué de subtilité pour autant. Simplement, elle se manifestait ailleurs que dans les avanies feutrées et en sous main. Il était un homme d'armes, un soldat, doué de raisonnement, mais au final, voué à une seule cause, jusqu'au dernier jour. Il ne s'agissait même pas de théories politiques, ou de stratégie, bien qu'il fut assez intelligent pour percevoir que certaines étaient plus judicieuses que d'autres. Il s'agissait de loyauté, et d'amour. Contre la haine qu'il avait tant croisée sur les champs de bataille, puis à la protection des Eyrié, depuis près de dix sept ans. Que chacun aime et soit aussi dévoué à sa propre famille et à son royaume qu'il l'était, que chacun aime les siens comme il aimait sa famille et alors il cesserait de les voir sous le filtre de l'arrivisme, de la mégalomanie, de l'avarice, et quoi d'autre encore de si réjouissant ?

La plume du Corbeau reprit sa course tandis que son visage affichait un air grave, presque ascétique, alors qu'il pouvait s'animer de passion en d'autres circonstances. Il entendait les réponses de son ami Lord Grafton, toujours teintées d'une défiante prudence, presque suspecte, puis, toisait par moments, chacun des belligérants, puisque, il fallait bien en prendre acte, avec toute la rigueur d'un homme de Mars, le Conseil était à présent plus à couteaux tirés qu'à la veille d'un consensus. C'en était navrant, oui, navrant, alors que l'Empire affirmait sa présence tout autour des frontières du Val, alors que des divisions tiraillaient le royaume quant à l'allégeance à l'Empire, alors que les cicatrices de la Croisade, avortée par le courage de la Reine, restaient encore vives dans chaque esprit, et quand même la menace des clans des montagnes étaient récemment contenue par la vaillance du Connétable des Armées, quelques uns trouvaient encore réticence envers l'autre, alors même que tous étaient d'accord sur l'essentiel.

Foutre des Sept que ces politiciens ! Songeait le Corbeau. Il avait envie de leur dire, d'ailleurs, et puis finalement, il reprit la parole, par obligation :

- Vous avancez vos arguments, forts des renseignements que chacun détient de son côté. C'est bien. Vous en êtes fiers, et vous les agitez comme autant de preuves de votre importance. C'est bien. Seulement songez à ce que nous pourrions faire si chaque membre de ce Conseil pouvait travailler avec et non contre les autres ! La guerre est à nos portes. On nous somme de choisir un camp. Et vous, vous en êtes encore à tenter de savoir qui  ... aura le dernier mot.

Le Corbray se leva et mesura chacun de ses mots tandis qu'il les lâchait lentement :

- En vérité, je vous le dis, ne cherchez plus ! C'est la Mort qui aura le dernier mot ! Qui de vous, ne se souvient pas de ce que cela signifie ? J'ai appris les arts du combat naval, combattu à vos côtés à la Porte Sanglante, réprimé la croisade avec vous. Je ne suis qu'un Capitaine, mais Capitaine de la Garde Royale. Ma juridiction martiale est très limitée par rapport à chacune des vôtres, mais elle ne connait aucune limite quand il s'agit de la sécurité royale. Et par extension, de celle du Val. Si le Val n'est rien d'autre qu'un conglomérat de fiefs dont chacun pense pour lui, alors je vous le dis, le Val est mort.

Le regard sombre, le Corbeau défiait ses pairs.

- Si mon Roi ou ma Reine m'ordonnent de bâtir des tours, je bâtirais des tours, si ce sont des bateaux, j'apprendrai la charpenterie. Si je dois mater une révolte de gueux dans la Morsure, je le ferai. Et, enfin, si je ne me jugeais qualifié pour aucune des missions qui m'étaient confiées, je quitterai ce Conseil, je quitterais ma charge de Capitaine. Etes-vous prêts à faire de même si votre charge vous pèse ? Est-ce compliqué ? Non, en vérité. Il s'agit du Droit régalien qu'exerce la Reine régente au nom de notre Roi. Qui le contestera  devra en répondre devant moi...

Il se retourna d'un bloc ... Cette voix ... Le regard soudain brillant d'émotion, le visage transfiguré, Smaug posa genou en terre en lançant un regard à sa sœur... "Je te l'avais bien dit ... Il a le sang du Faucon et celui du Corbeau. Rien ne peut l'abattre tant que les deux veillent sur lui."

- Mon Roi, Majesté, la Garde est à vous !

Il aurait voulu que ce pur moment de retrouvailles avec son Roi soit ailleurs sur les remparts, là où il aurait pu lui signifier toute son affection mais surtout tout l’espoir qu'il mettait en lui, à l'image du peuple du Val. Alors, il se contenta d'essuyer ses yeux du revers de sa manche. Son regard allait de son souverain à sa mère. Comme toujours depuis sa naissance. Ce que diraient les autres Lords présents autour de la table leur appartenait et tant qu'il n'y aurait pas menace envers Sharra et ses enfants, envers le Roi, il resterait stoïque. Il écouta sans broncher la première réaction à l'arrivée du Roi. Celle de Lord Baelish. Il était prêt à tout, même à mains nues sans Dame Affliction, puisque mourir pour les Arryn serait finalement la mort à laquelle il avait toujours aspiré. Puis il se releva et regagna sa place, estimant qu'il avait en ces mots destinés au seul Roi, exprimé comment il considérait sa charge de Capitaine de la Garde Royale. Il contempla son Roi, avec amour et fierté.



Dernière édition par Smaug Corbray le Sam 16 Nov - 21:20, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé]   L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé] EmptyLun 11 Nov - 1:25



Donnel Vanbois

La maison Vanbois est l’une des plus anciennes familles du Val. Maison réputée pour son respect du protocole et des formalités, lord Donnel Vanbois est connu pour sa loyauté aux Arryn et pour sa verve parfois trop directe. Le Lord de Chênes-en-fer a permis au Val d’améliorer son agriculture. L’homme tient fermement son fief mais il reste un suzerain apprécié par ses vassaux. Lord Donnel Vanbois répond naturellement à la demande de la reine régente du Val pour siéger au Conseil du Faucon. Il ne se doute pas qu’il y trouvera une nouvelle place.


Lord Donnel Vanbois scrutait chacun des hommes présents dans la salle ainsi que la reine et désormais le roi en personne. Le roi, le lord de Chênes-en-Fer désespérait de le voir un jour siégé au Conseil du Faucon. Il n’avait pas assisté aux autres séances mais les murs avaient des oreilles et des bouches. L’absence du roi de la Montagne et du Val aux différents conseils se faisaient entendre et cela était revenu aux oreilles du Lord. Mais avant l’apparition surprenante de sa Majesté, l’homme avait donné son avis sur les différents sujets. Il avait affiché un petit sourire lorsque le frère de la reine était revenu sur son intervention venant lui préciser qu’il n’avait voulu que dire qu’il se permettait de conclure sa propre et unique intervention au sujet de Dorne. Mais manifestement, les paroles que le lord de Chênes-en-Fer avait fait réagir le capitaine de la garde qui avait repris alors la parole. Lord Adrian Froideseaux, lui s’était rangé rapidement au futur avis de la reine, avis qu’elle ne tarda d’ailleurs pas à donner. Mais la rene Sharra Arryn ne fit pas que donner un avis sur Dorne. Elle annonça également la destitution de lord Baelish en tant que Grand Argenter et la nomination de lord Vabois à ce même poste. Donnel Vanbois se raidit alors dans sa posture et lança un regard quelque peu surpris à sa souveraine. Les Vanbois avait toujours été de loyaux de vassal des Arryn. Il avait récemment fait de lourd investissement dans du matériel agricole, mais l lord ne s’était pas douté un seul instant que sa présence nouvellement requise signée le début d’un nouvel engagement auprès des souverains.

Abasourdi par la nouvelle, le lord ne fit qu’entendre d’une oreille distraite les demandes de la reine au sujet de son futur voyage à Fort-Darion. « Mes hommes seront votre Majesté. » souffla-t-il seulement en se levant rapidement et en se rasseyant tout aussi rapidement lorsqu’elle annonça qu’elle s’y rendrait en sa compagnie pour négocier avec l’Empire. En revanche, il n’entendit pas réellement les remarques de Lord Baelish, laissant simplement son regard aller de conseiller en conseiller. Il ne prononça pas un mot à propos des interventions de Lord Corbray ou de Lord Grafton. Il nota simplement leur propos essayant tant bien que mal de masquer sa surprise et une certaine gêne à l’égard de lord Baelish. Smaug Corbray avait ensuite reprit la parole les défiant tous par ses propos et lors Vanbois réprima un soupir. A dire vrai, il n’avait rien demandé. Il n’avait pas demandé à assister à ce Conseil qui prenait une tournure bien étrange. Il se demandait ce qu’il faisait là et chercha un soutien auprès de Grafton et de Froideseaux. Le Vanbois était u homme loyal mais à trop réprimer son tempérament il finirait par dire tout haut ce que d’autres pensaient tout bas. Mais ce fut à ce moment précis que le roi Ronnel Arryn fit son apparition. Lord Vanbois se leva et s’inclina en sa direction. « Majesté. » fit-il sommairement, sa voix témoignant autant sa sincère joie de voir son souverain et en même temps une certaine inquiétude quant à sa présence en ces lieux. On disait le roi mélancolique, cherchant réconfort auprès de plante qui ne laissait que peu de place à un esprit sein. Le roi demanda un bref résumé que lord Baelish s’empressa de faire. Lord Vanbois le laissa faire puis finalement se redressa dans son siège. « Si je puis ajouter quelques choses au sujet de Dorne et de cette main d’œuvre. Lord Baelish a bien résumé la situation, malgré tout, si la crainte de voir des espions dorniens déferler sur nos côtes est une des raisons pour laquelle l’affaire n’st toujours pas close, il ne faut pas non plus oublier que, bien que la principauté ait mis un genou à terre, les Martell sont coriaces. Je ne doute pas qu’ils se relèveront un jour et même si ce n’est pas tout de suite, ils ont leur fierté. Je gage que la princesse et son conseil n’accepteront jamais de nous fournir cette technique de construction qui fait la force des ports dorniens. » Lord Vanbois marqua une courte pause et reprit en réaction aux dernières paroles de lord Baelish. « Lord Baelish, sachez que cette situation me place dans une position fort peu confortable. Mais la décision de la reine est sa décision. De plus, sachez cher Lord qu’empiler des pierres comme vous dites permettra de garantir l’intégrité du royaume du Val et d’en assurer la protection. Or un royaume fort et bien protéger de surcroît on ne l’attaque pas facilement. Or vous n’êtes pas sans savoir que la guerre coûte, elle coûte cher. Or qui dit protection dit paix ou du moins guerre courte et donc une économie qui reste prospère. Regarder Dorne et ses guerres. Les nombreuses défaites essuyées par la principauté l’ont affamée et asphyxiée. En sommes, même en empilant des pierres comme vous dites, vous servez l’économie du Val comme vous l’avez toujours fait. »



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Maedalyn Glover

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MessageSujet: Re: L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé]   L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé] EmptyVen 15 Nov - 19:00




  • Le conseil du Faucon
Le Val est vieux comme les Andals, et ainsi sont les Arryn.
Pour être tout à fait honnête, Ronnel n'avait écouté les discussions que d'une oreille. Toute la bonne volonté du monde ne peut suffire à produire le grand sursaut qui l'aurait ramené au monde des vivants. Il voyait, entendait à travers un voile. Une fine pellicule de lassitude et de bizarrerie qui le faisait paraitre étranger au monde. A force de concentration, et parce que c'était son devoir, il pouvait percer ce rideau qui le séparait des autres, mais cet effort l'épuisait. Il saisissait des phrases mais mettait du temps à les intégrer. Quand il avait fini d'en digérer une, trois autres étaient passés.

Au bout de trois interventions, Ronnel en eu assez. Il fut un instant tenté de s'en retourner à sa chambre, de s'y servir du vin, de s'étendre dans l'eau chaude. Au lieu de cela, il se leva, intimant par ce geste le silence à l'assemblée. Le Roi allait parler.
Lorsqu'on barbote en eaux stagnantes, il faut nager, trop attendre, se maintenir simplement à flot, c'est prendre le risque de disperser ses forces. Il fallait nager, quitte à se noyer en route, chercher une berge, une côte, n'importe quoi à quoi se tirer, se hisser. Ronnel savait que s'il ne parlait pas maintenant, peut-être ne parlerait-il plus.

- Nous discutons ici de flotte... d'investir l'or du Royaume dans les planches et les voiles... et une fois ces bateaux construits, serviront-ils à la pêche ?

Il n'avait pas encore les idées bien claires et dans son propos, un esprit observateur y trouverait les indices. Ronnel manquait de cette pensée agencée des stratèges : il naviguait à vue vers une idée évidente, mais le chemin à parcourir pour la partager avec détails, lui était inconnu. Il reprit néanmoins sans pause.

- Contre qui allons nous dresser nos navires, Lord Baelish ? Qui sont ces ennemis qui nous menacent ? Les pirates de la flotte de Fer ? Depuis l'autre côté du continent ? Ceux-la même qui cherchent notre soutien dans leur guerre face à l'Empire ? Dorne, le Bief, s'attaqueront-ils au Val ? L’Empire lui-même ? Ou le Tigre ?

Et quand bien même ils le feraient, qu'avons nous à leur opposer ? La Flotte de Fer, de mémoire, compte une petite centaine de navires, celle des cités libre, au moins le double. Quant à l'Empire, c'est près de deux-cents bateaux de guerre qui sont actuellement construits ou en préparation dans tous les ports de la côte Est de Westeros. Sans compter les dragons...


Il marqua une pause. Les dragons n'avaient jamais quitté l'esprit de Ronnel, même dans les heures les plus sombres de sa tristesse. Les dragons. Comme un flamboiement lointain, au delà des considérations politiques, stratégiques, ces êtres admirables existaient... et faussaient potentiellement tous les plans que ce beau et noble conseil pouvait fomenter. Les dragons étaient au-dessus de tout cela, et personne ne savait comment les contrer. Seule la trahison d'Harren... mais enfin...

- Alignons deux-cents Dromons à Goëville que nous ne serions toujours pas de taille face à nos ennemis potentiels. Et nous parlons ici de quoi... trente bateaux ?

Il chercha le regard d'Adrian Froideseaux pour le prendre à parti, en tant que chef militaire du Royaume.

- Notre armée n'est guère nombreuse, quoique efficace. Il doit en aller de même pour notre marine, et pour le Val tout entier. Ne nous leurrons pas, entamer une course à l'armement face à des pays deux à trois fois plus vastes que le notre, en terme de population et de ressources, serait une folie et notre perte.

Cette fois-ci, il se tourna vers Donnel Vanbois.

- Je vous rejoins dans vos propos, Grand Maître des Finances. Nous devons investir dans ce qui fait notre force : la défense. Faire du Val une terre si hérissé de piques et de loyauté que toute puissance qui tenterait d'y poser le pied paierait à coup sûr un tribu trop lourd. Que tout envahisseur devrait tant mobiliser ses forces contre nous qu'il dévoilerait obligatoirement le flanc à ses autres ennemis. En somme, que nos ennemis repoussent notre invasion toujours à plus tard, et cherchent notre amitié. Pendant ce temps, nous prospérerons.

Cette flotte dont vous rêvez, Lord Baelish, est cruciale. Mais elle se fera dans le temps et non dans un mauvais, je le pense, réflexe de montrer nos muscles. Il faut voir à long terme et ne point nous disperser dans des entreprises sans lendemain. Rouvrons le commerce avec Dorne, traitons la principauté comme une amie, et nous obtiendrons ces kit un jour ou l'autre, lorsque Lancehélion verra l'intérêt qu'il y a à nous renforcer mutuellement contre des menaces communes. Abuser de sa faiblesse passagère nous fera passer pour des opportunistes et minera notre diplomatie.


Comme c'était des paroles vagues, il rajouta.

- Avec votre expertise et vos conseils, Lord Baelish, j'écrirai à Dorne pour leur proposer un arrangement qui respectera autant la dignité de la principauté qu'elle plantera les graines d'une relation solide. A ce jour, le Val a moins besoin de richesses que d'un équilibre des forces sur le Continent. Si l'Empire... ou la Foi... devait devenir trop puissants avant que nous n’ayons pu nous y préparer, nous courrions un grave danger.

Il laissa un temps passer, mais ne s'étant toujours pas rassi, il signifiait qu'il avait encore à dire. Le projet dans la tête de Ronnel n'était pas encore bien clair, il le mûrissait depuis quelques heures tout au plus, mais craignait qu'en se précipitant, il ne dise quelque bêtise, voire entrave les plans de sa propre mère. Il aurait aimé pouvoir en discuter avec elle avant le Conseil, mais il lui fallait maintenant assumer ses manquements. Il se lança.

- Ce n'est un secret pour personne, seigneurs, sujets et amis du Val, voila trop longtemps que je me tiens éloigné du pouvoir. Cela ne saurait continuer, il faut que le Royaume sache qui il a à sa tête. Qui est chargé de sa protection, sans quoi les troubles civiles, que vous avez du récemment affronter, se multiplieront.

Quand l'interrogation et la déloyauté gagnent les coeurs des hommes, c'est à la couronne d’apaiser leurs craintes, de calmer leurs doutes. Mon règne est jeune, et c'est là son principale défaut, comme sa plus grande qualité. Tout est à faire. Je compte sous peu aller à la rencontre du peuple du Val. Un vaste pèlerinage aussi bien religieux que politique qui devra rappeler au peuple et la noblesse que les Arryn gouvernent toujours ce royaume et que c'est à eux que doit aller leur loyauté.


Disant cela, il avait laisser promener son regard sur l'assemblée. Il parlait autant au futur qu'au présent, ne sachant lequel de ses sujets ici-présents pouvaient au fond ourdir quelque complot ou comportement opportuniste quant à leur souverain.

- Le Val est vieux comme les Andals, et ainsi sont les Arryn. Avant la foi, avant les traditions, avant même les serments, c'est une alliance qui nous a réuni, autour d'une terre... ou aujourd'hui, d'une table. Cette alliance millénaire entre la maison Arryn et ses sujets, il nous faut la renouveler, la nourrir, c'est elle qui fait notre force, qui nous rend différents des autres pays. C'est elle qui nous fera triompher des crises, des querelles de loyauté ou de devoir, cette confiance historique que nous nous portons et qui nous assure, tous de travailler ensemble au nom de quelque chose de plus grand : au nom du Val et de son peuple.

Quand il eu finit, il se retint de laisser pointer un sourire qui aurait pu être interprété comme une preuve d'arrogance. Excitation de jeunesse, il était content de ce discours improvisé et se dit même qu'il pourrait être intéressant d'en récupérer des morceaux pour de futurs interventions lors de son voyage.

- Il ne sera pas dit que les Arryn resteront perchés aux Eryié alors que le Val se déchire. Je m'en vais donc aller pour le tour du Royaume, visiter ses plus grandes villes, mais également ses plus petits villages. Réunir mes sujets autour d'une figure, prêter l'oreille à leurs angoisses et leurs craintes. Ensemble je ne doute pas que nous pourrons en tirer de grands enseignements et penser les réformes du pays avec un regard neuf, terre-à-terre.

Il se tourna alors vers Mereth Baelish. L'homme semblait aigri. La maison Baelish était petite mais ambitieuse, c'était connu et le cruel rappel que tous ses privilèges pouvaient être perdus en l'espace d'une parole royale avait du refroidir le Maître Bâtisseur.

- Dans le cadre de vos attributions, Lord Baelish, vous m'accompagnerez. Nous aurons ainsi l'occasion de juger les défenses et la typologie du Royaume de nos propres yeux, et avec l'avis de ceux qui les utilisent et y vivent au jour le jour. Cela sera long, mais assurément instructif. Je n'exclus néanmoins personne de ce voyage. Il y fera froid, on chevauchera beaucoup et longtemps. Voyez cela comme une campagne contre un ennemi d'un genre nouveau : le trouble civile et le doute.

Ronnel sourit à Smaug, puis à Sharra, mais plus discrètement.

- Que mon oncle se rassure, je compte mobiliser l'ordre du Barral Etoilé et Lord Royce pour assurer la protection du pèlerinage. Cette noble institution a trop longtemps été mise de côté, alors qu'elle se fait chaque jour plus nécessaire. J'espère que nous pourrons ainsi confirmer à nos sujets tout le respect accordé à leurs croyances, mais également que nul, fut-il Grand Septon, n'a de parole à porter sur les affaires militaires du Val. Nous sommes souverains sur ces terres bénies des Sept, et ce n'est pas la Foi mais la Couronne et la noblesse qui ont charge de protéger les corps et les droits de nos sujets. Toute déclaration qui irait contre cet ordre naturel doit au mieux être considérée comme un délire, au pire comme une injure. La seule croisade du Val sera celle du Barral Etoilé, pour la protection du Val et du Val seulement.

Le Roi se rassit. Il avait, pour le moment, dit ce qu'il avait à dire. Toutefois, une idée lui traversa l'esprit et il conclut.

- Lord Baelish, vous aurez également la charge de superviser l'application des lois et décrets qui seront établis sur le terrain, suite à nos observations. Vous prendrez note de mes décisions et, je gage, me conseillerez à leur propos. Que l'on vous considère comme Maître des Lois dès à présent, puisque ce titre n'existe pas, nous en verrons le détail plus tard.
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MessageSujet: Re: L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé]   L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé] EmptyLun 18 Nov - 11:18


L'Heure du Faucon


J'ai brièvement résumé la situation à notre jeune roi qui nous rejoint après un long séjour loin des affaires du royaume. Je suis très fier et très heureux de le voir revenir auprès de nous. Après mon intervention, Smaug Corbray est le premier à agir, prenant le temps semble-t-il de disputer les membres du conseil ici présents. Le corbeau n'a pas tort, les membres du conseil tentent tous les uns contre les autres d'obtenir le dernier mot sur les sujets en cours. Tandis que je m'étais rassis, celui-ci se lève pour prendre un peu plus la parole. Son intervention est forte de sens par les mots qu'il emploie, comme la mort. Il est évident qu'entendre ce genre de mot captera l'attention de tous ici.

Néanmoins, le corbeau semble oublier que tous ici n'avons pas sa passion et sa ferveur à obéir à une famille qui n'est pas la nôtre. Je ne suis pas qualifié pour bâtir des tours, c'est un fait, et confier des tâches de construction à un homme qui n'y connait rien est la pire décision du monde. Qu'ils ne s'étonnent pas si leurs tours s'écroulent, je ne suis pas qualifié pour en assurer la qualité et la sécurité. Cet homme aveugle et stupide, aveuglé par sa fidélité. Il boirait du poison si la reine lui ordonnait, il tuerait des innocents pour ses beaux yeux. Il se vante devant nous de représenter la loyauté, l'obéissance et ce qu'il y a de mieux pour le royaume. Ce n'est qu'un pantin fou.

Le Corbeau nous sert une deuxième fois son petit spectacle, il pose genou à terre en disant sa phrase fétiche. Sa prestation m'arrache un sourire amusé, cet homme est risible de par ses manières passionnées. Finalement il regagne sa place en observant le roi. C'est lord Vanbois qui prend cette fois la parole pour ajouter quelque chose sur Dorne et la main-d'oeuvre. S'il n'a pas tort sur la légendaire fierté Dornienne, il se fourvoie peut-être sur l'issue de ce contrat, Dorne est aux abois, rien ne garantit que les Martell feront la fine bouche. Lord Vanbois se sent ensuite de répondre à mon amertume ce qui m'arrache un regard dur envers lui. Je trouve son argumentaire stupide, souhaite-il me réconforter en me disant que servirait toujours l'économie du royaume ? Pense-t-il un instant que je suis soulagé de savoir que si mes constructions protègent l'économie du royaume personne ne m'en remerciera ? Tout le crédit d'une bonne économie reviendra au gestionnaire. Me prend-il pour un idiot ou est-il simplement maladroit ?

Le roi prend la parole à son tour, et je tourne toute mon attention vers lui. Le roi ne semble pas très emballé par l'idée d'agrandir la flotte, ce qui m'étonne un peu puisque tous ici sont d'accord sur cette idée. Le roi me demande contre qui nous allons dresser nos navires, la flotte de fer, Dorne, le Bief, l'Empire ou le Tigre. Je peux comprendre que les combats navaux soient perdus d'avance si l'on songe aux nombre de navires que possèdent actuellement chacun des belligérants.

- "Majesté, la flotte concernerait l'Empire et le Tigre, qui s'entre-déchirent en mer, ce qui réduit drastiquement leurs effectifs. Mais il est vrai que des navires partiraient en flambeaux contre le dernier dragon Targaryen. Peut-être devrions-nous réfléchir à nous prémunir de celui-ci ? Nous avons encore le temps de nous y préparer." dis-je calmement.

Je laisse mon souverain converser directement avec le chef militaire du Royaume, Adrian Froideseaux. Il se tourne ensuite vers lord Vanbois et lorsqu'il le nomme par son nouveau titre, je ne peux réprimer le pincement que je ressens entre mes entrailles. Je hoche la tête à la réponse de mon roi concernant la flotte cruciale mais qui n'est point urgente en ce moment. Je fus surpris de la suite, notamment lorsque le roi me demande de l'épauler sur la réaction d'une missive à Dorne pour leur proposer un arrangement.

Un nouveau sujet se lance alors que toutes les questions ont étés tranchés. Le roi annonce son désir d'aller à la rencontre du peuple du Val, par un vaste pèlerinage aussi bien religieux que politique afin de rappeler au peuple et à la noblesse qui est leur souverain. J'approuve l'idée, une bien bonne mesure. Le jeune roi nous offre un bien bon discours puis il se retourne vers moi. Il annonce que dans le cadre de mes attributions je l'accompagnerai faire le tour du Val. Nous jugerons des défenses du royaume de nos propres yeux, et nous voyagerons dans le froid. J'offre un signe de tête à mon roi avant de le remercier brièvement.

- "C'est un grand honneur que vous me faites majesté, je vous accompagnerai pour faire le tour du Val." dis-je calmement.

La discussion tourna vers Smaug et Sharra avant de revenir vers moi. Le roi me charge également de superviser l'application des lois et décrets qui seront établis sur le terrain, suite à nos observations. Je prendrai note des décisions du roi et je le conseillerai. Il m'honneur du rôle de Maître des lois. Un sourire naît sur mon visage, voilà un rôle digne de mes compétences.

- "Vous m’honorez majesté." dis-je.

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MessageSujet: Re: L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé]   L'Heure du Faucon [Tour VII - Terminé] EmptyMer 20 Nov - 19:35



Wilbert Grafton

 
Wilbert Grafton est le Lord de Goëville. Il a organisé à la demande de la reine régente Sharra Arryn le conclave qui s’est tenu dans son fief. Grand Amiral de la flotte Royale, il siège au conseil du Faucon. C’est à la demande la reine Sharra qu’il se présente à ce nouveau Conseil du Faucon. Lord Grafton est un homme loyal aux Arryn et sa franchise ne manquera pas de se faire entendre une fois de plus lors du conseil.

 
A peine Lord Grafton avait-il fini de détailler ce qu’il pensait et ses préconisations que des gardes annoncèrent la venue du Roi, ce qui laissa tout le monde coi un moment. Ce n’était plus habituel que de recevoir sa Jeune Majesté en ces murs, et la Reine elle-même ne semblait pas au courant de cette visite quand on s’attardait à l’expression de son visage. Il restait neutre, il ne semblait pas question pour elle de trop se dévoiler. Le Roi commence donc par dire qu’il ne fallait pas se déranger pour lui mais Grafton, comme le reste, se leva pour incliner la tête. Corbray réagit avec sa tirade habituelle, tout en formalité, et tout le monde se rendait bien compte que si le Roi venait ce n’était évidemment pas pour se promener. Grafton s’incline donc mais fait silence ; il considère que ce n’est pas tellement à lui de faire le résumé n’étant pas lui-même responsable des débats, il pensait que la Reine pourrait s’en charger. Mais non, c’est Baelish qui prend la question à bras le corps. Tentative peut-être de passer par-dessus la tête de la Reine ? Cela semble être le genre du seigneur, qui n’a pas hésité à remettre l’autorité de la Reine-Mère publiquement en lui demandant de revenir sur sa décision.


Un ex-chargé du trésor qui n’est pas au fait des informations pourtant basiques du royaume, c’était consternant. C’était à tout le moins l’avantage de pouvoir compter sur tout un conseil pour obtenir les bonnes informations. Forcément, le conseiller, comme attendu, tourne la situation plutôt à son avantage ; c’était comme si les interventions de Grafton n’avaient pas été écoutées. Et il ne se prive pas pour finir son amertume, non seulement en présence du Roi, mais aussi de la Reine.


| Sire, il n’est pas tant question de rétablir le commerce de Dorne, mais de comment en tirer un profit mutuel. Ce qui est déjà le cas en l’état. Je tiens à rappeler à l’ensemble de ce conseil que le traité de commerce liant nos deux Etats, signé à Goeville il y a plus d’un an et demi maintenant, a toujours été valide malgré la guerre. Et que cette semaine encore en mon fief des navires valois sont revenus les cales pleines de marchandises. La Principauté a subi un blocus, oui, mais pas de ses ports du nord avec lesquels nous avons continué à commercer. Quant aux kits de construction navale, c’est une technique que j’ai déjà évoquée un peu plus tôt, qui nécessite à avoir ingénierie spécifique. Faire venir des ouvriers dorniens ne nous avantagerait en rien si nous n’avons ni les plans ni les ingénieurs. Quant à libérer des ouvriers de chantier naval pour la construction, cela reviendrait de demander à un arbalétrier de monter à cheval et de se battre à chevalier ; ce ne sont pas là les mêmes métiers du tout, ni de prêt ni de loin. |


Grafton se tourne vers Corbray qui les admoneste de son mépris paternaliste pour des discussions qu’il juge vaines mais qui étaient la raison d’être de ce conseil. Si le Roi ne voulait pas de conseil, et encore moins de voix différentes, autant fallait-il dissoudre ce conseil et régner seul, sans l’aide de personne.. Etait-ce parce qu’il était le frère de la Reine que l’homme, pourtant estimé, les battait en brèche comme autant de jeunes puceaux ou était-ce son rôle de capitaine de la garde qui ne lui convenait plus.


| Pardon Messire Corbray, mais le détail et l’exigence ont leur importance, sinon c’est moi qui considérerait ma tâche inutile. Servir le Val d’accord, mais je préfère être précis sur les faits qui nous occupent. |


Comment pouvait-on bâtir une politique sans connaître parfaitement les traités signés à l’extérieur de nos frontières, ou sans prendre un rien en compte l’avis de celui qui avait mis grand temps dans sa vie à expérimenter les aventures maritimes ?


Le Roi parle avec sagesse, à propos de l’état de nos forces. Un temps, Grafton eut peur que la construction d’une flotte plus vaste ne se fasse pas. Quand bien même il n’était pas pour la sous-traitance devant l’expertise. Il fallait que les navires soient construits, ne serait-ce que pour être capable d’assurer la protection d’un commerce qui se développait vivement depuis plusieurs années et dont le nombre toujours croissant de cogues commerciales demandait fatalement plus de protection et de surveillance. Mais non, avant d’entamer une longue tirade, le Roi confirma que tous travailleraient à un moment donné à l’expansion de notre flotte.


Il évoqua ensuite sa position au sein du Royaume et sa volonté d’arranger les choses. Grafton comprenait tout à fait son point de vue mais se demandait combien de temps tout cela prendrait-il, et s’il était possible d’imposer avec une chevalerie qui se réclamait impartiale pour calmer des tensions religieuses entre deux communautés. L’idée était belle, mais ce n’était pas tellement le domaine de l’Amiral, qui se contenta d’apprécier l’idée pour ce qu’elle était et d’acquiescer lentement de la tête pour signifier son accord, mince sourire aux lèvres soulignant la joie qu’il ressentait de voir le jeune homme s’atteler de nouveau à sa tâche.


Lorsque la conversation dévie sur la protection contre un dragon, Grafton ne souffle mot. Il n’y a pas pire terreur pour les marins depuis des siècles que ces monstres ailés, capables d’incendier des flottes entières avec la plus simple aisance. Mais se prémunir comment ? Le Noir avait tenté d’après les rumeurs l’emploi de balistes et d’arcs longs, de batteries de dizaines d’arbalétriers. Les seuls dragons à avoir été tués l’avaient été au sol, au cours de l’embuscade qui avait coûté la vie à deux Targaryen. Sauf qu’un dragon ne sera jamais au sol en mer, et les balistes et catapultes placées sur nos plus gros navires ne pivotaient que trop lentement pour tirer en dehors de zones prédéfinies. Serait-ce sur cette méthode de protection que Grafton et ses marins devrait travailler?


Il restait plongé dans ses pensées, se lissant la barbe




~~~
Soothsayer, can you save them?
Can you see the streets in blood?
The remnants of your name?
Soothsayer, can you save them?
Soothsayer, let these words set you free
And now, give this leave and come away with me

~~~


Spoiler:
 
Torrhen Braenaryon

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