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Tour 7 – La Bataille de Tarsus - Année 1 - Mois 9 - Semaine 2
MessageSujet: Tour 7 – La Bataille de Tarsus - Année 1 - Mois 9 - Semaine 2   Tour 7 – La Bataille de Tarsus - Année 1 - Mois 9 - Semaine 2 EmptyDim 13 Oct - 0:18




  • Bloody Crown
Fin de l’Anabase à Tarsus



Bataille entre les Forces du Royaume du Bief, sous le commandement de Lord Stackhouse, et celles du Diadoque Cleitos Caradreon de Valyria.


Le Tigre de Valyria était en rage. Il était venu en Westeros pour saisir une opportunité unique. Le déclin de Dorne, encerclée de toutes parts. Il avait juré ses épées et avait débarqué à la tête d’un corps expéditionnaire restreint, mais composé de deux légions parmi les vétérans de son armée. Au motif qu’ils partageaient des ancêtres et une culture en commun, l’Empire Valyrien soutenait Dorne en vue d’en faire ensuite l’une de ses provinces. Par naïveté ou par calcul politique, la Princesse Deria Martell avait su utiliser le Tigre comme repoussoir. Usant de ses légions et de sa flotte pour protéger Lancehélion et empêcher tout débarquement ennemi, la jeune Princesse avait utilisé un pion étranger pour sauver sa tête, et avait ramené ses ennemis à la table des négociations. Elle avait accepté la paix avec le Bief, mais sans entériner l’annexion pure et simple de la Principauté. Et elle n’avait pas hésité à sacrifier la présence encombrante des Valyriens, sous prétexte d’évangélisation des terres dorniennes. Jouant sur les deux tableaux à la fois, la Princesse de Dorne avait permis à son pays de survivre à une guerre qui aurait pu lui être fatale. Ses espoirs déçus, le Tigre ne voulait pas rester dans l’attente, et il commençait à se demander si on ne se débarrasserait pas de lui et de ses troupes à la faveur d’une nouvelle alliance politique… Il partit, donc. Et maudissait tout Westeros.

Il envoya des messagers tous azimuts. Et attendait des renforts depuis longtemps. Bien sur, il reçut des propositions d’autres factions en guerre à Westeros. Il les reçut toute avec sa diplomatique habituelle, en mutilant les messagers et en exposant ses cadavres. L’armée bougea vite, et ne prit pas de port dornien par la force alors que tous refusaient d’ouvrir leurs portes. La nouvelle de la présence de l’armée dornienne sur ses arrières, soit-disant pour protéger des réfugiés alors que la guerre était terminée, acheva le Tigre de considérer qu’il était seul. Il se mit donc en tête de prendre un port impérial d’importance, et d’y donner rendez-vous à ses armées.

La marche fut longue et difficile. Mais enfin, les deux légions Valyriennes purent s’engager dans les Marches de Dorne, en direction de l’Orage.

L’Histoire ne laisse jamais beaucoup place au passage. Après les tergiversations diplomatiques et l’anabase de l’Empereur étranger, un nouvel écueil devait se placer sur sa route. La colonne fut repérée par des éclaireurs de l’armée Stackhouse, du Bief. Stackhouse était l’un de ces jeunes généraux prometteurs de l’armée du Bief. Rescapé de la destruction de l’Ost Gardener dans l’Orage, il avait mené ses hommes jusque Beaupré pour combattre l’envahisseur Durrandon, pour conduire ensuite une campagne énergique pour prendre Serena, et Havrenoir, puis transpercer les défenses nord de Dorne à Wyl et Ferboys. Le printemps revenait en Westeros… Et son armée, peu dispersée par le court hiver, avait permis au général de se remettre en route vers l’Orage. Il attendit au déboulé des marches les directives de son nouveau Roi, Manfred Hightower. Il l’avait soutenu dans sa course au pouvoir, contre la promesse d’une élévation bien plus haut que son statut de noble d’une maison très secondaire. D’officier d’avant-garde il était passé à commandant d’armée, puis commandant de front.

Les ordres reçus furent lapidaires, doublés d’une missive du Grand Septon. Le Tigre attaque l’Empire, mais Sa Sainteté exige que la victoire revienne aux défenseurs croisés de la Seule Vraie Foi. Le Roi attend aussi une victoire de prestige, qui permettra de souligner sa politique d’ouverture aux neutres.

Les bieffois se mettaient en route vers le sud, et non plus vers le nord. Ils allaient détruire l’ennemi impie, fidèle de dieux barbares, au nom des Sept et de la Grandeur retrouvée du Royaume.

Les deux légions valyriennes, soit 7 000 combattants environ en comptant les unités auxiliaires, vont faire face à près du double de Bieffois, dont beaucoup de troupes montées.

Un allié improbable émerge alors. Cela faisait plusieurs jours que la flotte valyrienne, abritée dans la baie où campait l’armée, avait repéré une autre flotte au large. Celle-ci se dévoila à l’approche des bieffois comme une escadre impériale de petite taille. Menée par Lord Salfalaise, un transfuge fer-né dans l’Empire, des pourparlers commencèrent. Salfalaise avait été à deux doigts de provoquer la bataille avec la flotte du Tigre, conformément aux ordres de l’Empereur. Mais devant l’arrivée du Bief, et sans renforts pour le moment, il décida de s’allier avec un nouvel ennemi, le Tigre, contre un ennemi plus pressant et pus terrible pour son nouveau pays ; le Bief. Les échanges entre les deux factions rivales furent fructueux et Salfalaise prit sur lui de faire quitter leurs navires à ses équipages pour aider le Tigre au sol ! A quel jeu jouait l’imprévisible Salfalaise, celui qui avait tant combattu l’Empire, jusqu’à prendre sa capitale dans un coup de main audacieux pour ensuite la rendre et changer de camp ? L’homme était décidément plein de surprises.

Prudent, le Diadoque de Valyria n’avait pas fait mettre pied à terre à ses propres équipages, pour se ménager une voie de fuite par la mer au cas où… Ses navires s’écartèrent de la mâchoire de la grande crique où son armée campait pour laisser passer les esquifs impériaux qui étaient en route.



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Plan de Bataille du Bief

Les ordres de Lord Stackhouse sont très clairs. Le Roi a cité les paroles du Grand Septon dans sa dernière missive et il a demandé très explicitement à ce que la menace des forces armées du Tigre ne puissent plus peser sur Dorne ou sur le Bief. Les intentions du Tigre n’étant pas très claires, la région traversée étant occupée par les armées du Bief, il faut l’empêcher de progresser plus avant, et de pouvoir prendre un port qui lui permettrait de s’enfuir. L’objectif principal poursuivi par Lord Stackhouse est donc de détruire l’armée ennemie, si possible en capturant le Tigre. C’est la Volonté des Sept.

Le déploiement est de fait très classique. Son infanterie dispersée et encore incomplète entre les garnisons laissées au fur et à mesure des conquêtes, Stackhouse compte utiliser sa large supériorité numérique pour submerger les ailes. Et déclencher à retardement, la charge de rupture plein centre.

Plan de Bataille du Tigre

Le plan de départ est simple, car le Tigre sait qu’il a misé sur le mauvais cheval avec Dorne. Tous ses plans sont tombés à l’eau ; ils n’ont pas eu le soutien de la Principauté. L’armée dornienne est restée loin, la Princesse s’est rendue et sa flotte est toujours cachée. Bref, c’est toutes ses portes diplomatiques fermées que Cleitos Caradreon a décidé de s’en prendre à l’Empire, de prendre une cité côtière, et d’y appeler les légions de renfort. Trop tard. Maintenant qu’il est encerclé et menacé de destruction par un ennemi opportuniste, il n’a d’autres choix que de se battre à un contre deux. La bataille sera gagnée si l’armée parvient à fuir, par mer si nécessaire.

En attendant, le Tigre accepte l’aide contre-nature de la flotte impériale, et arc-boute sa défense entre deux collines en partie fortifiées ; un village orageois est barricadé, ainsi qu’un petit castel qui abritera des arbalétriers. Une légion s’aligne sur les flancs, une au centre. Lanciers en avant protégeant les archers, tandis que la cavalerie lourde se tient prête à intervenir. Les redoutables éléphants devront effrayer la chevalerie adverse… Si un répit est donné, le rembarquement sera ordonné.

Plan de Bataille de l’Empire

Le plan de Lord Salfalaise est contrarié. Il attendait les renforts demandés pour tenter de détruire la flotte du Tigre malgré sa position retranchée à l’intérieur d’une crique, mais l’intervention bieffoise a provoqué l’habituelle témérité du commandant fer-né. Ses ordres étaient clairs ; il devait repérer la flotte du Tigre, et si possible, l’empêcher de reprendre la mer par tous les moyens possibles. L’homme outrepasse ses ordres et passe un accord de trêve avec une faction ennemie de la sienne, et joue son va-tout contre le Bief. Il emmène un demi-milliers de marins au total.

Son plan est simple ; empêcher l’ennemi de quitter la crique et collecter des renseignements les plus précis possibles sur les forces aussi bien de ses ennemis déclarés que du Tigre !


Premier Tour ; Assaut sur la Colline


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La bataille commence sous les sonneries des trompettes bieffoises. La valetaille, plusieurs milliers d’hommes partagés en deux groupes très compacts, sont précédés de tireurs. Ces deux ailes peinent à avancer, sur la droite à cause des bois et des vignes qui brisent les formations. L’entame de bataille est très timorée. De toute évidence, les forces du Tigre se sont abritées dans le village occupé depuis quelques jours, et des barricades en barrent les accès. Les arbalétriers orientaux et les archers du Bief entament un échange de traits mortels, mais de bien peu de conséquence à cause de leur placement réciproque. Le combat se rapproche, au son des cors de guerre de l’infanterie de Corolline qui avancent, boucliers et lances en avant.

Au centre, Lord Stakchouse fait précéder ses chevaliers des redoutables archers longs du Roi. Ceux-ci profitent de leur excellente portée et de la colline qui domine le centre pour faire pleuvoir les traits sur la légion centrale du Tigre. Les arbalétriers d’Essos répondent et un duel de feu a lieu pendant un long moment. Les légionnaires d’Essos sont peu impactés par la pluie de flèches, grâce à leurs larges boucliers et à leurs armures. En revanche les arbalétriers paient une cadence de tir plus faible et beaucoup sont transpercés des longs traits bieffois. Toutefois, ces tireurs d’élite sont eux aussi malmenés par le tir de réponse. Satisfait par l’entame de ses hommes, Stackhouse sourit et retient ses chevaliers qui piaffent d’impatience derrière la colline. Il n’a pas fini de jouer avec les nerfs de son adversaire… Et le Tigre sent déjà venir le danger, un danger mortel sur le flanc gauche des assaillants.

C’est là qu’a lieu la poussée principale des levées féodales du Bief, qui arborent les tabards Du Rouvre, Cuy ou des Essaims, mais également Stackhouse. Tête baissées, boucliers en avant, les soldats du Bief gravissent la pente. Les légionnaires du Tigre attendent et tiennent position, impassibles. Entre chaque lancier, les arbalétriers mettent la masse en approche en joue.

Les Valyriens vont devoir se défendre à un contre trois. Les arbalètes claquent et les traits fusent. Beaucoup se fichent dans les boucliers, mais d’autres dans les gorges et les poitrines. Depuis le castel à demi en ruines, d’autres tireurs du Tigre clairsèment les rangs adverses, tandis que les arbalétriers du Bief ouvrent le feu sur le flanc des troupes tenant la colline. Les piles de corps s’amoncellent vite, et le choc survient. Profitant de la hauteur, les lanciers valyriens repoussent les bieffois à plusieurs reprises et en empalent un grand nombre sur la pointe de leurs lances. L’Infanterie Lourde de Myr, maniant ses terribles haches à deux mains, abat un grand nombre de bieffois. Toutefois, les hallebardiers de Stackhouse arrivent à briser hampes et boucliers de l’extrêmité de la formation d’Essos, qui flanche. Les légionnaires reculent mais se battent toujours. Le problème vient vite de l’épuisement. A un contre trois, les fantassins du Tigre, mieux armés, équipés et entraînés, occasionnent de lourdes pertes aux bieffois, mais à chaque ennemi qui tombe deux autres, frais et revanchards le remplacent. Beaucoup de légionnaires tombent quand la fatigue vient. Le professionnalisme de ces soldats de métier leur permet toutefois de tenir bon malgré l’adversité, et le mortel balais de lances et de glaives continue de faire couler le sang, sur les flancs de la colline. Depuis le castel, les arbalétriers du Tigre repoussent plusieurs tentatives d’enfoncer les portes avec un bélier sommaire, et des cadavres jonchent son pourtour.

En mer, Lyle Salfalaise harangue ses hommes. Les cris de guerre et les vivats soulèvent quelques regards interrogatifs dans la chiourme d’Essos, sur les navires du Tigre. Qui sont ces malades sans armes et armures dignes de ce nom, qui s’avancent pour affronter des chevaliers en nombre ? Les navires du Tigre achèvent de s’écarter… Ses hommes souquent ferme, mais c’est lent, des barques, quand sur la plaine une bataille se dévoile à grand renfort de bruit et de fureur, qui porte sur les vagues.

Pertes du flanc gauche
- Les bieffois perdent 1060 hommes dont 100 hallebardiers, 480 lanciers et 480 fantassins moyens
Le moral tient bon grâce à la puissance du nombre.
- Les valyriens perdent 600 hommes dont 500 lanciers, 50 arbalétriers, 50 fantassins lourds
Le moral tient bon.

Pertes du centre
- Les bieffois perdent 150 archers longs
Le moral tient bon.
- Les valyriens perdent 260 hommes soit 200 arbalétriers et 60 lanciers
Le moral tient bon.

Pertes du flanc droit
- Les bieffois perdent 50 archers
Le moral tient bon.
- Les valyriens perdent 30 lanciers
Le moral tient bon.

Pertes totales
- Les bieffois perdent 1260 hommes dont 50 archers, 150 archers longs, 100 hallebardiers, 480 lanciers, 480 lanciers moyens.
- Les valyriens perdent 890 hommes dont 590 lanciers, 250 arbalétriers et 50 fantassins lourds.



Second Tour ; Pour le Roy et pour la Foy !


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La bataille entre dans son premier tournant majeur. Sur la droite, la demi-légion valyrienne est assaillie par des forces plusieurs fois supérieures en nombre. Les légionnaires valyriens tentent de repousser l’ennemi de leurs lances, tandis que les arbalétriers sont forcés de dégainer leurs épées, ou de tirer à bout portant. A chaque fois qu’une unité est submergée, les bieffois s’enhardissent. Ils arrivent même à enfoncer les portes du vieux castel, et passent par l’épée les tireurs qui tenaient la position. La situation empire encore pour les valyriens quand l’infanterie lourde du Bief, peu nombreuse mais efficace, commence à flanquer la demi-légion. Le Tigre a vu le danger, et le fait que ses troupes risquent de craquer d’un instant à l’autre. Il réagit, et envoie quantité de troupes déportées du centre pour pouvoir renforcer son flanc droit. Cavaliers lourds, lanciers et arbalétriers. Dans le même temps, il fait signe à sa flotte d’accoster avec une partie des navires. Proches, ces navires font débarquer des centaines de marins prêts à en découdre.

Le Tigre, ainsi renforcé par la cavalerie, déclenche la charge sur la colline. Celle-ci est ralentie par les corps à corps déjà engagés et ne peut percuter avec toute la force de sa vitesse et de sa formation. Percer la mêlée est impossible, car il y a encore quelques centaines d’hommes entre eux et les bieffois. Ce renfort permet malgré tout de soutenir les premières lignes et si l’impact est moindre, les armures comme les lances de ces montés font merveille et les bieffois ne peuvent s’établir sur la crête de la colline ; les hommes d’armes se font souvent repousser à coups de lance. Les pertes sont lourdes dans les deux camps mais la piétaille du Bief, devant la quantité de pertes et la position renforcée des valyriens, commence à reculer. La colline tapissée de cadavres laisse entrapercevoir une victoire sur ce flanc pour les valyriens.

Mais Lord Stackhouse a aperçu la manœuvre. Ses archers longs continuent d’éreinter les rangs ennemis de pluies de flèches acérées, qui massacrent les arbalétriers valyriens plus lents et entament le mur de lances des légionnaires d’Essos. Le Général du Bief retient ses chevaliers d’un signe de la main, un cavalier à fanion rouge annonçant la charge à venir. Les colonnes de lanciers valyriens commencent à suivre les cavaliers et se déportent vers la colline… Mais c’est trop tard. Un groupe de chevaliers charge sans en attendre l’autre. Puis un autre. Et encore un autre. Stackhouse maudit ces troupes impétueuses mais n’a plus le choix que de donner l’ordre d’attaque générale. Mille-cinq-cent chevaliers chargent lance couchée. Le tonnerre des sabots remue la terre de la plaine côtière. Quelques tirs d’arbalétriers en stoppent plusieurs en pleine course, tandis que les légionnaires resserrent leurs rangs. C’est le choc.

Des lances se fracassent par centaines, contre les boucliers ou au travers. La longueur des hampes permet parfois de ravager des rangs entiers de soldats. Les Bieffois s’abattent sur la ligne valyrienne, ayant perdu quantité d’hommes pour aller renforcer la colline, et c’est bientôt un énorme carnage. L’infanterie est disloquée et si de petits groupes de valyriens désarçonnent les chevaliers pour les achever à coups de glaives, l’essentiel des fantassins se fait transpercer, sabrer ou piétiné. Le carnage est total. Les rangs des légionnaires se disloquent et fuient vers l’arrière.

De petits cors lançant des plaintes plus aiguës que les trompettes bieffoises sonnent alors. Les monstrueux éléphants, en deux groupes de cinq, commencent à prendre de la vitesse. Plusieurs soldats valyriens sont piétinés dans leur repli, alors que cornacs et équipages essaient d’imposer un mur de chair et de défenses à l’avance des chevaliers.

Les chevaux du Bief hennissent, renâclent. Beaucoup reculent, se détournent. Certains s’enfuient. Les éléphants de guerre prennent encore de la vitesse. Les barrissements achèvent de faire paniquer les chevaux qui se dispersent.

Le choc est d’une violence rare. Les éléphants balaient les premiers rangs de coups de tête, de défenses et de trompes, alors que les équipages lâchent flèches et javelots. La fine fleur du Bief se fait étriller, massacrés comme des enfants essayant de combattre des monstres gigantesques. Ser Des Essaims et ses deux frères en attaquent un ensemble. La lance de l’aîné perfore profondément le flanc de l’éléphant, qui barrit, tue le noble en le perçant d’une de ses défenses tandis que l’un de ses frères est écrasé avec son cheval par un pied de la bête. Le troisième, vengeant ses deux frères tombés, se fait saisir par la trompe de la bête de guerre. Jeté au sol, il disparaît sous une immense patte. Stackhouse rassemble ses hommes, les houspille.

« Bieffois du Nord et de l’Est ! Allez-vous vous laisser dévorer par ces monstres ? Du courage, pour la Foy et pour le Roy ! »

Trois cent chevaliers chargent en bloc, hurlant et brandissant les épées au clair. Les éléphants pataugent dans les chairs et armures des lanciers, arbalétriers, chevaliers et chevaux piétinés par leur charge. La lutte est terrible. Les chevaliers étrillent les fantassins légers protégeant les flancs des éléphants, mais même si des groupes de chevaliers se rassemblent et chargent héroïquement les pachydermes, aucun d’entre eux n’est encore abattu et la panique s’installe dans les deux camps du fait des pertes et des cris des montures. Les cavaliers lourds du Tigre se font étriller, écrasés par la panique des chevaux et la charge des bieffois ; ils peinent à accompagner efficacement les éléphants.

La réserve, constituée des sergents des chevaliers envoyés rompre le front, hésite à intervenir. Au loin, on ne voit que les éléphants chargeant et dispersant la fine fleur des armées bieffoises. Le centre du Tigre est toutefois enfoncé.

Le flanc droit de l’attaque voit une nouvelle attaque de colline, et du village de pêcheurs orageois. Les barricades tiennent bon un bon moment. Mais là encore, l’ennemi est bien plus nombreux. Les lances des légionnaires abattent un grand nombre de miliciens du Bief, tandis que les fantassins lourds de Pentos étrillent tous ceux qui percent. La pression est terrible. Petit à petit, les barricades sont prises et les gueux du Bief lardent de coups de lances et d’épée les soldats qui tenaient les défenses, les pourchassant dans les rues. Ce flanc aussi est menacé.

Cleitos Caradreon, depuis la colline d’où il a chassé l’ennemi sur le flanc gauche bieffois, peut constater que son armée est en passe d’être submergée et sans doute détruite, l’ennemi est trop nombreux, et trop puissamment doté en cavalerie lourde, dont la moitié n’a même pas encore donné.

C’est toutefois une colonne de fumée venant de son propre camp que vient le danger le plus immédiat.

Les marins de Lyle Salfalaise sont enfin arrivés dans la baie. Sous couvert de leur trêve, une soixante de ses hommes commence par courir au milieu des tentes, couverts par des dizaines de leurs camarades sur la plage. Ces quelques dizaines d’hommes commencent à passer tentes et bagages à la torche, et égorgent soldats et non-combattants de l’armée d’Essos. Les troupes en fuite du Tigre leur tombe dessus, en même temps que les marins débarqués des galères tirées sur la plage. L’empoignade occasionne de fortes pertes aux deux camps, et une fois la surprise de la traîtrise passée, les hommes du Tigre, marins et légionnaires, attaquent et pressent les marins impériaux. Pendant ce temps dans la baie, Salfalaise commande à ses hommes d’incendier les navires tirés sur la grève. Une demie-douzaine de galères y passent le temps que la flotte du Tigre, largement plus nombreuse, ne réagisse. Une pluie de flèche de plusieurs galères s’abat sur les barques, et l’une d’entre elle disparaît sous l’éperon d’une quadrirème de Lorath. L’intrépide capitaine de l’Empire parvient à faire jouer son stratagème à plein, mais l’étau valyrien se referme à toute vitesse sur ses hommes et lui.

Pertes du flanc gauche
- Les bieffois perdent 1050 hommes dont 450 lanciers, 450 fantassins moyens, 50 fantassins lourds, 100 hallebardiers
Le moral passent ébranlés et entament un recul en bas de la colline. Ce n’est pas le cas de l’infanterie lourde et des cavaliers.
- Les valyriens perdent 760 hommes dont 80 lanciers, 450 arbalétriers, 50 fantassins lourds, 180 cavaliers lourds
Le moral tient bon grâce aux renforts

Pertes du centre
- Les bieffois perdent 550 hommes, dont 150 archers longs, 400 chevaliers,
Le moral tient bon pour les tireurs et la réserve. Il passe « ébranlés » pour les chevaliers car malgré la percée sur le centre ennemi, les montures paniquent à cause des éléphants.
- Les valyriens perdent 1650 hommes, dont 100 cavaliers lourds, 200 fantassins légers, 500 arbalétriers et 850 lanciers
Le moral chute de deux crans, et passe en déroute du fait d’une part du nombre de pertes, de deux de la charge percutante de la chevalerie ennemie. Les unités présentes hors Empire passent en « ébranlés » pour les montés qui se regroupent et « déroute » pour les fantassins, dont les survivants vont chercher à rembarquer.

Pertes du flanc droit
- Les bieffois perdent 500 hommes soit 250 lanciers, 250 fantassins moyens
Le moral tient bon malgré les pertes supérieures.
- Les valyriens perdent 280 hommes dont 80 fantassins lourds et 200 lanciers.
Le moral vacille pour toute l’infanterie, écrasés sous le nombre et malus de moral pour les mercenaires fantassins lourds, ils passent ébranlés.

Pertes sur le front arrière ; camp et crique
- Les impériaux perdent 140 marins.
Le moral passe ébranlé sur la plage, mais tient bon sur les soldats en mer.
- Les valyriens perdent 80 marins, 10 cavaliers lourds, 6 galères sont incendiées dont 1 dans la crique et 5 sur la plage.
Le moral tient bon malgré la surprise

Pertes totales
- Les bieffois perdent 3360 hommes dont 50 fantassins lourds, 50 archers, 300 archers longs, 200 hallebardiers, 1180 lanciers, 1180 fantassins moyens, 400 chevaliers.
- Les valyriens perdent 3670 hommes dont 290 cavaliers lourds, 200 fantassins légers, 1720 lanciers, 1200 arbalétriers et 180 fantassins lourds, 80 marins, 6 galères.
- Les impériaux perdent 140 marins.


Troisième Tour ; Fin de l’anabase !


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Au centre, les bieffois arrivent enfin à manoeuvrer. Stackhouse sonne la retraite de ses chevaliers. La moitié évacue le centre du champ de bataille. Cela laisse la place à plus de mille cavaliers lourds de réserve de charger lances couchées. Malgré la présence des éléphants, les sergents hurlent leurs cris de guerre tandis que le fracas des sabots est couvert par les multiples corps. Le choc est terrible. Les éléphants, encore accompagnés de Hetairoi d’Essos, des cavaliers lourds, font face. Des dizaines de cavaliers des deux camps sont renversés ou empalés sur les lances de leurs opposants. Les deux formations se brisent. Les éléphants font encore des ravages mais blessés et fatigués, ils agonisent sous les coups de lances des centaines de sergents. L’infanterie bieffoise, libérée par la prise du village, attaque par le flanc. La prudence du début laisse place à la boucherie quand les hommes se rendent compte qu’en masse et par les côtés, les monstres sont fragiles. Trompes et pattes attaquées à coups de lances et d’épées, plusieurs éléphants s’enfuient en tuant plus encore de cavaliers ou chutent au sol, et sont alors éventrés par les soldats du Bief, qui égorgent sans pitié les hommes montés sur les tours fixées à dos d’éléphant. Les pachydermes sont abattus, et les cavaliers d’Essos tournent la bride.

Le Tigre, constatant le désastre, laisse une arrière garde tenir la ligne de crête. Il tourne la bride avec l’essentiel de sa cavalerie et ordonne le rembarquement. Les cogues se placent dans la baie alors que des centaines de natifs d’Essos se précipitent sur la plage. Les bieffois ont vu la manœuvre. Les réserves du flanc gauche, infanterie lourde et cavaliers lourds, avancent à nouveau vers le sommet. Stackhouse, en train de se replier avec une partie de sa chevalerie, rameute une partie de la cavalerie de réserve et fonce avec l’ensemble des montés rassemblés d’un bloc sur la pente, déjà couverte de cadavres. Plusieurs tirs d’arbalète stoppent des montures et des cavaliers, des chevaux glissent sur les cadavres. Mais le choc renverse les derniers légionnaires, à bout de force. Le combat dégénère à l’affrontement individuel, où les fantassins du Tigre tentent de perforer plastron ou poitrails des chevaux à coups de lance, tandis que les cavaliers raccourcissent des hommes  coups d’épée en fendant la foule des soldats. La colline est prise, mais ce n’est pas sans pertes.

Sur le flanc droit du Bief, c’est l’hallali comme partout ailleurs sur le champ de bataille. Des milliers de bieffois assaillent le village et le contournent, l’encerclent. Les derniers légionnaires couvrent la retraite des arbalétriers de la légion, et les mercenaires de Pentos tentent de se ménager une voie de repli à coups de haches à deux mains. Leurs hauberts de maille intégraux sont peu efficaces quand, renversés par la foule de leurs ennemis, ils sont jetés au sol et massacrés. Deux Pentosis, visage couvert par leur casque intégral, moulinent et abattent ainsi une vingtaine d’ennemis avant d’être jetés au sol et dardés de coups de lances. Beaucoup de soldats valyriens plient sus le nombre et sont aussitôt tués. Les bieffois font alors beaucoup de prisonniers, quand tout espoir est perdu pour l’arrière garde.

Les dernières lignes tiennent bon alors que commencent un rembarquement précipité, facilité par le fait que Cleitos Caradreon avait laissé ses vaisseaux en état d’alerte, prêts à appareiller pour plus des deux tiers. C’est ce qui sauvera ce qu’il restera de l’armée...

Les marins impériaux encore sur la plage sont encerclés, pourchassés de tous côtés. Le repli de la cavalerie du Tigre, et de survivants de son infanterie, poussent des masses considérables de troupes lourdes certes désorganisées, mais toujours combatives, sur de simples marins. Ceux-ci se font étriper et l’eau se teinte de rouge sur la plage ; les hommes de Salfalaise ne peuvent qu’entendre les cris de leurs camarades alors qu’ils se font massacrer, pourchassés jusqu’avoir l’eau à mi-hauteur, percés par les lances des féroces cavaliers casqués du Tigre.

Salfalaise fait accélérer ses chaloupes. Celles-ci se font cribler de flèches et plusieurs chavirent. Même si les marins tentent de se protéger de leurs boucliers, ou derrière le rebord, les corps de marins flottent dans la baie. Ils arrivent encore à incendier plusieurs navires à coups de flèches enflammées, ou de sabotage. Mais ils perdent la bataille de la vitesse. Au dehors, les huit navires impériaux réduits à un équipage minimum voient sortir de la crique quatre galères, voiles au vent et rames de centaines de forçats à l’eau. Les navires prennent trop de vitesse… Et les impériaux s’enfuient, abandonnant leurs camarades ! Ils lancent les brûlots prévus par Salfalaise pour couvrir leurs arrières. Presque au dernier moment… Mais les barques chargées de substances inflammables et déjà transformées en torches flottantes frappent durement les galères d’Essos. L’une d’entre elle prend feu instantanément, rôtissant son équipage qui se jette à l’eau. Une autre est empêtrée dans les navires de pêche reconvertis en brûlots. Elle lutte quelques minutes, avant d’abandonner le navire. Les deux galères du Tigre survivantes perforent de part en part deux cogues impériales en pleine manœuvre, ralenties par le manque d’hommes et se trouvant contre le vent, dont bénéficient les Lorathis. Ceux-ci achèvent les marins ennemis, et se lancent à la poursuite des autres navires. Ils en coulent d’autres encore dans un combat inégal ; la dernière cogue impériale à leur portée se saborde alors que sur le pont maculé de sang de son dernier équipage, les troupes de marine du Tigre emportent courriers et vivres sur leur propre vaisseau. La flotte impériale est vaincue, ses survivants en déroute, mais elle aura occasionné de lourds dégâts à son ennemi par ruse de son capitaine… Et félonie.


Pertes du flanc gauche
- Les bieffois perdent 200 hommes dont 100 cavaliers lourds, 50 chevaliers, 50 hallebardiers.
Le moral passent ébranlés et entament un recul en bas de la colline.
- Les valyriens perdent 600 hommes dont 100 cavaliers lourds, 300 lanciers, 200 arbalétriers
Le moral tient bon grâce aux renforts

Pertes du centre
- Les bieffois perdent 300 cavaliers lourds
Le moral tient bon grâce au surnombre.
- Les valyriens perdent 10 éléphants et 180 cavaliers lourds.
Les montés passent de « ébranlés » à déroute.

Pertes du flanc droit
- Les bieffois perdent 140 hommes dont 70 lanciers et 70 fantassins moyens
Le moral tient bon malgré les pertes supérieures.
- Les valyriens perdent 220 hommes dont 120 fantassins lourds et 100 lanciers
La troupe est anéantie, les derniers combattants qui ne sont pas tués se rendent.

Pertes sur le front arrière ; camp et crique
- Les impériaux perdent 300 marins, 4 cogues, 2 caraques. 2 Cogues sont endommagées.
Le moral est déroute. Les impériaux doivent fuir.
- Les valyriens perdent 170 marins, 2 galères et 3 cogues sont détruites et 3 cogues sont endommagées.
Le moral tient bon malgré la surprise. Des navires partent à vide en panique, mais tous les soldats sur la plage, jusqu’au dernier moment, seront rembarqués.

Pertes totales
- Les bieffois perdent 3700 hommes dont 50 fantassins lourds, 50 archers, 300 archers longs, 250 hallebardiers, 1250 lanciers, 1250 fantassins moyens, 450 chevaliers, 400 cavaliers lourds.
- Les valyriens perdent 4660 hommes dont 560 cavaliers lourds, 200 fantassins légers, 2120 lanciers, 1400 arbalétriers et 400 fantassins lourds, 250 marins, 8 galères, 3 cogues sont détruites et 3 cogues sont endommagées, 10 éléphants.
- Les impériaux perdent 440 marins, 4 cogues, 2 caraques, 2 cogues sont endommagées.


EPILOGUE

La flotte du Tigre a sauvé l’armée. De justesse. Pendant que ses derniers éléments encore en ordre sauvaient ce qui pouvait l’être, essentiellement la cavalerie lourde de l’armée et une petite part de sa piétaille. La flotte elle-même, endommagée à Lancehélion, endurait de nouvelles pertes assez lourdes. Heureusement, Cleitos Caradreon avait laissé ses équipages sur le pied de guerre, et n’en avait débarqué qu’une partie, qui avait pu participé au massacre des traîtres impériaux. L’essentiel de ses galères était pourtant parti en fumée. Les cavaliers d’Essos n’eurent pas le temps de tous rembarquer avec leurs montures, car les cogues devaient vite prendre la mer si on voulait éviter de finir bombardés par le Bief. Le rembarquement fut chaotique. Il commença alors qu’on voyait toujours les éléphants et les cavaliers du Bief tournoyer dans un concert de barrissements et de hurlements, alors que le dernier mur de lances tenait chaque colline. Mais le rembarquement pu réussir.

La route dégagée par la flotte, le Tigre pu constater l’amer désastre ; son armée détruite ou capturée aux deux tiers, sa flotte largement endommagée et amoindrie, nombreuse encore mais de médiocre qualité. Tout cela pour faire de Dorne sa base avancée, et le Détroit mer valyrienne. Il allait revenir. Ses forces étaient déjà en marche. Il jura de se venger de ces traîtres et de ces couards de westerosi.

Cela prendrait le temps qu’il prendrait, mais il parviendrait à ses fins. En ajoutant sans doute, à la mort des derniers Targaryen, celle de tous les factieux qui s’étaient élevés sur la route.

Lord Stackhouse rompit les derniers rangs ennemis alors que les navires ennemis quittaient la baie, après des heures d’intenses combats. Ses hommes purent disposer de centaines de prisonniers, les hommes qui n’avaient pas su monter à bord à temps. A cheval, il toisa depuis la colline du château pris à l’ennemi et arborant sa bannière personnelle le long défilé des prisonniers valyrien, des centaines de chevaux capturés et du butin prit dans le camp. C’était sa victoire la plus complète, et il prouvait par là-même, malgré sa jeunesse, son statut de général compétent au service du Roi Manfred. Il venait de perdre moins de quatre mille hommes. Contre près de cinq mille à l’ennemi. La flotte de l’Empire brûlait au loin avec d’autres vaisseaux du Tigre, et la menace était écartée. Stackhouse aurait préféré voir les terribles éléphants et lanciers disciplinés des légions valyriennes s’abattre sur l’Orage, mais il comprenait la politique et ses calculs. Le sang versé ici servait au Roi, et au Grand Septon. Il servait à prouver la valeur du Bief, et sa valeur de bouclier pour tout Westeros. Après avoir brisé Dorne, le Royaume avait su repousser seul l’armée du Tigre et avait aussi tenu bon face à l’Empire. Ils incarnaient donc plus que jamais l’espoir de ceux qui luttaient contre le Loup et le Dragon.

Plus encore que la valeur de symbole pour le pouvoir et la religion, Stackhouse comprenait très bien que le dernier espoir d’assistance extérieur pour Dorne venait de disparaître ; la réconciliation avec le Tigre, abandonné, semblait alors impossible.

Le bain de sang avait aussi révélé aux bieffois leur qualité ; la cavalerie s’habituait à de plus habiles manœuvres une fois les combats engagés et l’infanterie féodale un peu plus solide lors de combats prolongés. L’essentiel des morts restait enfants de la roture… La cavalerie n’était pas intacte, et même entamée, mais elle avait décidé de la victoire, comme il se devait. Les forces d’Essos avaient pu être jaugées pour la première fois. Son sous-nombre et le terrain défavorable pour tant de cavalerie dans une posture défensive avait coûté cher à Cleitos Caradreon. Mais la valeur de son infanterie avait été importante. Plus nombreuse, elle aurait pu repousser à elle seule tous les assauts. Les éléphants avaient été une arme dangereuse, psychologique également, car elle avait permis de gagner le temps nécessaire à une bonne partie du rembarquement. Les chevaux en avaient une peur bleue, et les hommes ne savaient trop comment s’y prendre pour les attaquer. Seul un surnombre terrible avait pu en venir à bout. Le Tigre était convaincu qu’à nombre égal, il aurait sans doute écrasé l’armée bieffoise, même si la chevalerie ennemie était une force difficile à arrêter.

Lyle Salfalaise quant à lui, parvint à s’extirper avec une cinquantaine de marins du piège mortel de la baie. C’était un homme sur dix seulement qui s’enfuyait avec lui, par rapport à ceux emmenés le matin. Les feux croisés de dizaines de navires se précipitant pour quitter la baie avait abattu quantité d’hommes et le commandant impérial n’avait réussi à s’en tirer qu’en longeant la côte vers le nord, direction évitée par les navires de Lorath, de Braavos, de Pentos et de Myr. Il ne fut retrouvé qu’à un village orageois sur la côte, dix kilomètres plus au nord, que le lendemain par les deux navires rescapés de sa petite flotte, qui lui contèrent que les navires du Tigre avaient facilement pris le dessus sur des vaisseaux presque sans équipage. Les brûlots avaient fonctionné, mais ils auraient été plus utiles dans la crique qu’en haute mer. L’histoire ne pouvait dire si Salfalaise avait eu raison ; la trêve qu’il avait brisée lui avait permis de se rapprocher, de voir navires et troupes de près… Et il avait pu détruire par surprise plusieurs navires abandonnés, et d’autres après. Mais l’essentiel de sa flotte était détruit également, et le Tigre avait pu s’enfuir. Aurait-il pu obtenir meilleur résultat en encerclant toute tentative de fuite de la baie, avec ses vaisseaux, et de bloquer la sortie avec ses brûlots ? Nul ne pourra le dire.

La légende du capitaine continuait de grandir, entre ses détracteurs qui lui reprochaient son manque d’honneur et ses prises de risques insensées, et ceux qui aimaient conter ses exploits ; les attaques sur les ports nordiens, Buron, la prise de la capitale de l’Empire Fort-Darion, ou la bataille de Tarsus. Personnalité haïe et enviée, le capitaine était toujours en vie, et toujours en mesure de se battre.

Points des Bieffois
+10pts victoire moyenne
+5pts objectif rempli, menace du Tigre détruite

Points du Tigre
-10pts défaite moyenne
+5pts objectif rempli, armée sauvée (ou ce qu’il en reste)

Points de l’Empire
-5pts défaite mineure (navale)
-5pts d’objectifs non remplis
-5pts félonie, trahison de la trêve
Le Cyvosse
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