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The Road was Long to go Back Home
MessageSujet: The Road was Long to go Back Home   The Road was Long to go Back Home EmptyMer 2 Oct - 19:42

Le château était en piteux état. La porte était à moitié enfoncée, les gonds étaient branlants et même fermée avec une poutre en travers, elle pouvait être facilement rouverte de l’extérieur avec un bélier sommaire. Les créneaux portaient des traces d’incendie quand le chemin de ronde et les étages intermédiaires avaient pour partie brûlé. Faire le tour par le corps de garde me fit garder le silence un long moment, avec deux hommes sur les talons qui arboraient le tabard Lannister. J’avais fait d’abord le tour de plusieurs masures, rassuré les habitants, pris des nouvelles. Plusieurs femmes et quelques gamines avaient été violées, mais pas par les mercenaires. Ceux-ci s’étaient contentés de monnayer vivres et protection à la populace contre quelques menues faveurs… Mais ils n’avaient pas été violents, contrairement aux croisés et aux autres fanatiques, aux hommes de Malefoy que je me jurais d’aller faire pendre rapidement. Les choses auraient pu être pires, sans doute. Pas de tueries, pas de cruauté gratuite… Juste le passage d’une troupe turbulente. « Juste ». Les bastonnés et les violentées allaient s’en souvenir. Mais les responsables avaient rencontré leur destin quelques semaines plus tard dans les plaines au sud de Vivesaigues, et avaient fini trucidés sur le champ de bataille ou crucifiés par le cruel Empereur Braenaryon. Justice restait justice, peu importe le visage qu’elle arborait.


Non, finalement le plus dur, ça restait de rentrer dans le château en lui-même, après le tour de la salle de garde, des écuries, du grenier et de son état. On voyait encore le sang de mes frères sur le tapis de l’entrée. Et du sang avait séché dans les escaliers. Je restais immobile et en larmes quand on me conduisit au vénérable arbre-coeur, l’un des derniers de l’Ouest, là où mes gens m’apprirent que les corps des membres de ma famille avaient été brûlés par les croisés. L’arbre lui-même avait été incendié, son écorce était noire, mais les villageois disait qu’il semblait reprendre un peu de poil de la bête avec le printemps. On voyait encore des bourgeons sur quelques branches. Comme la famille, il n’était pas totalement mort. Mais pas loin. On voyait encore son « visage », mais déformé par la chaleur du feu, on aurait dit le visage d’un démon. Je ne me retournais pas vers les habitants et les gardes qui étaient derrière moi, pas avant d’avoir stoppé les larmes, et de m’être aussi discrètement que possible essuyé le visage.


On me demanda des ordres. Ce qu’on devait faire. Soldats ou civils. Je reportais le tout à demain, gageant en attendant que le bon sens et les compétences des gens de Godric’s Hall pouvait prévaloir pour une soirée, en festoyant pour le retour à leur liberté. Je recevais encore des gens une ou deux heures, je n’aurais su dire, jusqu’à ce qu’on m’amène une missive envoyée plus tôt. Alys. Douce Alys… Je sentais l’odeur de son courrier, soucieux d’y avoir peut être un rien d’elle… Mais non. Lorsqu’on me questionna sur quoi faire, ce soir. Je proposais alors de tuer quelques porcs du château. J’en rachèterais, avec l’argent qui m’avait été attribué. Et avec les maraîchages sur la pente du castel, prendre de quoi accompagner la viande rôtie. Les caves seraient vidées, elles aussi, du moins de ce qu’il en restait après le passage des mercenaires… Quelques gardes attribués à la protection du château avaient déniché quelques instruments de musique, et quelques gens du bourg en avaient eux aussi. En début de soirée, devant le castel, le jour tombe déjà que quelques notes de musique retentissent. L’odeur de la viande grillée se répand… Tout est détruit, a perdu de son éclat, mais les gens semblent soulagés. Soldats comme civils. Peu à peu, les discussions se font plus détendues, plus vives. Des femmes et des jeunes gens dansent, près des feux où rôtissent les porcs. Je peux bien accueillir dans la cour du château le peuple sous mon empire, pour m’avoir accueilli, et avoir tenu bon.


Je me rapproche de Lord Marpheux, conscient de ce que je lui dois, alors que le vin commence à tourner dans des godets en terre cuite.



| Ce n’est pas l’argenterie familiale, Messire, mais je pense que ça fera l’affaire. Je suis désolé de devoir vous recevoir chez moi aussi modestement, avec du cochon et ce genre de vin, mais c’est hélas de tout ce dont je dispose aujourd’hui. J’en suis toutefois heureux. Au moins me reste-t-il quelque chose à partager… Et je suis heureux de le faire. L’hospitalité est tout ce qu’il reste à Godric’s Hall et ses habitants. |


Je lui tends l’un des récipients, et du vin qui le remplit.


| Je ne vous remercierais jamais assez pour votre aide, Lord Marpheux. Sans vous ces soudards n’auraient jamais lâché. L’argent qu’il me reste servira ainsi à sécuriser le domaine, et racheter des semailles pour le peuple. Quand le peuple aura de quoi se nourrir, nous pourrons reprendre le travail dans les mines, et les forges seront rallumées. La prospérité reviendra petit à petit… D’ici à ce que vous souhaitiez partir, messire, ma demeure est vôtre. Je puis vous laisser la chambre du châtelain, si vous le souhaitez. Mon ancienne chambre me conviendra très bien. Les hommes sont-ils bien installés? |



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William Potter

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MessageSujet: Re: The Road was Long to go Back Home   The Road was Long to go Back Home EmptySam 5 Oct - 23:46


Bien des choses avaient changées en près de 20 ans loin de la cour et des jeux de pouvoirs que la noblesse aimait tant. Mais l'armée elle, ainsi que les forces militaires en général ne changeaient pas vraiment. Chez les nobles on voit le monde différemment, on l’interprète selon l'époque, c'est là la marque du diplomate et du politicien, mais bien loin de celle qu'Edwin a toujours mise en avant. Son épée et sa détermination l'ont amenés à côtoyer les personnages les plus puissants du royaume et à devenir l'un d'entre eux, mais il n'a jamais apprécié les faux-semblants et autres mensonges pullulant toujours aujourd'hui dans la noblesse.

Son élément, il y était sur cet instant. Les hommes se préparaient à passer du temps à Godric's Hall. Ils organisaient leur camp, rangeaient les armes, les armures et certains prenaient leur poste de sentinelle. Tous les hommes n'appréciaient pas la prudence excessive du vieux Marpheux, mais cela ne coûtait que du temps à quelques soldats et pouvait éviter que des brigands ou voleurs aient la mauvaise idée de récupérer du butin royal. Tandis que l’étendard Lannister flottait sur le camp le jeune Seigneur Potter pouvait lui enfin afficher celui de sa famille dans sa demeure. Organiser ce camp prit du temps au vieux Seigneur de Cendremarc, l'habitude lui revint très rapidement, ce sentiment lui était aussi agréable que familier. Commander une troupe Lannister. Alors que les tentes finissaient de se monter et les hommes terminaient l'organisation Edwin put se libérer. La nuit tombait, tandis qu'il finissait son travail. Avant de rejoindre le seigneur des lieux comme promit, Edwin se perdit à admirer le camp d'un peu plus loin. La vue d'ensemble sublimait les hommes sous le drapeau des lions.

Avec la disparition du soleil les gens se prenaient à fêter le retour de la maison Potter dans leur maison. Au milieu d'un castel dans un état déplorable, de la musique perce ce qui était il y a quelques heures un silence pesant. Les gens dansent et l'odeur d'une fête transporte les plus réticents au milieu de cet événement. Tandis que Edwin revient de son observation il est accueilli par un air chaleureux et rempli d'une joie agréable à l’œil. Malgré les dommages et le triste sort de la majorité de la famille, Godric's Hall avait là un air de château en fête. Le vieux Marpheux s'assoit un peu à l'écart, observant les gens du jeune William se prêtaient à un événement joyeux, le premier depuis longtemps probablement. Il n'a jamais été un grand fan des banquets, mais il faut bien admettre que leur présence est essentielle. Mais au moins dans celui-ci il ne risque pas d'être confronter à des nobliaux en mal d'attention et de pouvoir. C'est plus proche des fêtes de soldats après une victoire, que d'un banquet de noblesse, cela n'est pas pour déplaire au vieux guerrier.

Edwin est tiré de ses pensées par le jeune Seigneur des lieux, qui s'excuse du peu qu'il a à offrir, tout en pointant sa joie de pouvoir tout de recevoir. Il tend à Edwin un gobelet, que celui-ci prend tout en remerciant d'un geste le jeune homme. Dans ce gobelet, un peu de vin. Edwin n'a jamais été un grand amateur d'alcool, les rares fois ou il boit sont pour célébrer un événement. Et parfois par politesse également. Il n'a jamais vraiment trouvé d'autre intérêt que cela dans cette boisson.

« Merci Lord Potter. »


Le vieux guerrier prend en main le gobelet, puis l'observe un instant, avant de relever le regard vers le jeune seigneur.

« Si vous voulez bien des conseils d'un vieil homme... »


Il observe les murs brisés de la demeure de la maison Potter, des traces des combats et des dommages pris par la demeure, fait pratiquement le tour de l'endroit, avant de terminer par fixer les habitants heureux de leur libération.

« Ne regardez pas à ce qui manque ou qui fut brisé. Voyez ce qu'il reste et qui sera, bientôt, au cœur de votre chez vous. C'est le seul moyen que j'ai trouvé pour supporter la vue d'un Castral Roc ravagé à la fin de la guerre contre le Bief. »


Le jeune homme reprend, il remercie à nouveau son ainé, apparemment il doute de son succès si jamais Edwin n'avait pas été là. Peut-être, peut-être pas. Ca personne ne le saura jamais. La vision positive qu'a le Potter sur ce qui arrivera à sa maison fait plaisir à entendre, arrachant un petit sourire au vétéran. Il propose ensuite au Seigneur de Cendremarc la maison du châtelain, tandis qu'il gardera son ancienne chambre. Edwin secoue légèrement la tête. Puis le Potter demande si les hommes sont bien installés, cette fois Edwin acquiesce.

« Oui, ne vous en faites pas. Les hommes ont ce qui leur faut. J'y ai veillé. »


Il fait une brève pause, puis se lève.

« Gardez la chambre du maître des lieux. Vous êtes chez vous ici. Et inutile de me remercier tant que cela voyons, vous étiez à la tête de l'armée. Cette victoire est la votre aujourd'hui. »

Edwin fait quelques pas, puis lève sa coupe. Il prend une voix forte, pour qu'autour les hommes et femmes l'entendent.

« A Lord Potter ! »

Tandis qu'il lève sa coupe les gens semblent le suivre, dans un cri presque à l'unisson. Visiblement la maison de Godric's Hall apprécie leur seigneur. Edwin prend une grande gorgée du vin suite à cela, puis retourne près du jeune homme.

« Vous savez Lord Potter, durant ce voyage j'ai rencontré deux jeunes hommes, un jeune pleurnichard que je semblais effrayé dès mon arrivée, ainsi que le Seigneur de Godric's Hall. Je suis ravi de passer cette soirée avec le second plus que le premier. Je pense que bon nombre de personnes pensent la même chose, ne croyez-vous pas ? »


William avait fait preuve de plus de courage qu'il n'en avait eu à leur départ du Roc. La question était plutôt simple, avait-il changé, ou bien avait-il toujours eu un brin de courage derrière cette timidité maladive ?


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Edwin Marpheux

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MessageSujet: Re: The Road was Long to go Back Home   The Road was Long to go Back Home EmptyDim 6 Oct - 14:59

J’aimais cet air de musique. Ces instruments à corde… Pas aussi classes et distingués que les luths et des autres choses que l’on trouvait au roc, mais qui étaient toutefois en mesure de balancer un air entraînant. Combien de gens avais-je pu voir danser sur ces valses endiablées dans la cour du château, ou en contrebas du bourg lors de la fête de la mine ? Beaucoup. C’était toute ma jeunesse. Même père avait pu danser sur ce genre d’air, avec mère. Ca datait de leur jeunesse bien sûr, vingt ans plus tôt ou pas loin, mais c’était assez caractéristique des fêtes de Godric’s Hall. Combien de fois avais-je rougi à l’invitation des cousines ? J’avais aussi fini par inviter Lizzie, la fille de l’aubergiste qui tenait le seul débit de boisson du fief. C’est après ce genre de danse, rougissant et balbutiant tout du long, que j’étais devenu un homme. Ce n’était pas si loin et j’avais pourtant l’impression que ça avait eu lieu une vie plus tôt. Tout avait changé, depuis. Je n’étais plus seulement un homme, j’étais devenu seigneur des lieux. Je ne mesurais pas encore très bien tout ce qui allait changer.


Mais ma vie ne serait plus jamais la même.


Je me sentais plus capable, et surtout plus légitime.


Mais j’aurais quand même préféré pouvoir simplement vivre avec mes parents et mes frères, à tenir ma place, et aidé Robert, mon aîné, à tenir le domaine. J’aurais été plus heureux à rire avec mon oncle et avec mon père, à ne me préoccuper que d’aider tous ces gens du mieux que je pouvais sans avoir à porter la responsabilité de ma maison et du lustre du blason des Potter. En croisant une paire de lanciers féodaux, je me disais qu’il fallait encore espérer que mon retour en ces terres se passe bien à court terme, déjà. Si la population prenait le sentiment de remplacer un occupant par un autre… Je devrais veiller au contraire, et en croisant le Seigneur de Cendremarc, je me disais qu’il pouvait être le relais utile pour être bien sûr de pacifier la transition autant que faire se peut. L’homme me dit qu’il a un conseil.



| Je vous écoute messire. |


Le Cendremarc était d’une sagesse énorme, je serais bien mauvais de repousser ses conseils. J’écoutais ce qu’il avait à me dire, le nez dans ma coupe de vin tandis que je le sirotais doucement. Pas le meilleur crû que mon père avait pu avoir, mais après tant de temps d’occupation…


| La capitale était dans quel état à l’époque ? Mon père et mon oncle n’en parlaient pas souvent... |


Je me rappelais juste des récits des premières batailles, et de la bravoure du jeune Lion du Roc. De leurs propres exploits de jeunesse… On avait bien sûr conscience que les choses auraient pu mal tourner pour eux, mais ils n’avaient jamais versé dans les enluminures de leur récit, comme s’ils restaient marqués de ce qu’ils avaient vécu. Je sais qu’ils n’avaient pas fait le siège du Roc, mais qu’ils avaient combattu dans l’est avec Lord Silverhill. Je hochais la tête quand l’homme me confirme que l’installation des troupes était faite, que j’étais ici chez moi. Je secoue doucement la tête, mince sourire aux lèvres.


| Non monseigneur, cette victoire est en partie la nôtre, la mienne, et la vôtre. Mais elle est aussi et surtout celle de nos souverains. Ce sont leurs hommes qui ont flanqué la pétoche aux soudards, et sans leur soutien, je serais encore en train de vivoter au Roc. C’est à eux d’en retirer les fruits… Et à moi de faire en sorte de leur rendre leur confiance par autant de loyauté, et si possible, par la relance des mines de ces monts. |


Je ne m’étais même pas encore intéressé à leur état, ni à la santé des mineurs. Selon toute vraisemblance personne n’avait dû y travailler, parce qu’avec les pertes subies par la population il y avait dû y avoir trop de travail à cultiver les racines d’hiver des potagers, à chasser, et cueillir les baies dans les bois, pêcher dans la rivière qui coulait plus bas. Pour la chambre, je ne rebondis pas. Je ne sais pas encore comment je ferais, et ça n’a pas grande importance… Je souris au moment de trinquer, j’avais l’impression de ne faire cela ces derniers temps, et je rougissais bien sûr jusqu’aux oreilles… Ce que j’espérais que l’obscurité et les reflets des feux de cuisson des porcs allait masquer aux gens qui nous entouraient.


| Et à ceux qui se sont battus pour que ce jour se lève. Nous survivons! |


Achevais-je en dressant ma propre coupe.  Et manque à moitié de m’étouffer dedans quand j’entends son compliment. Et forcément, je rougis à nouveau. Mais parler lentement m’évite au moins de bégayer.


| Sincèrement, j’aurais pu changer de dessous pendant la n-négociation, Lord Marpheux. Mais je suis ravi si ça ne s’est p-pas trop vu. Je dois changer. J’ai demandé la sœur de Gareth Kenning en mariage. Je ne peux pas être seigneur et m-mari si personne ne me respecte. Je dois m’endurcir pour ma famille… Et pour mon nom. Mais je vous remercie. Je suis honoré que vous ayez été à mes côtés pour cette entreprise. |



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MessageSujet: Re: The Road was Long to go Back Home   The Road was Long to go Back Home EmptyVen 11 Oct - 15:35


Les deux nobles, savourant cette victoire récente, avaient une conversation plutôt calme. Edwin n'était pas un adepte des fêtes ou l'on se perdait à danser, chanter et boire jusqu'à l'épuisement. Pour célébrer une victoire Edwin avait toujours eu un petit rituel. Le même qu'après une défaite. Dans sa tête il rejouait les éléments, doucement, en voyant comment les perdants auraient put gagner. En ce jour il peinait à imaginer les bandits vaincre ce contingent des forces royales, gagner un peu de temps peut-être, mais une véritable victoire était peu probable. Lord Potter n'avait pas menti, la forteresse était en mauvais état et les défenseurs trop peu nombreux pour efficacement tenir les murs face aux troupes des lions. Peut-être auraient-ils put simplement gagner du temps en retenant en otage les deux nobles. Mais la victoire semblait être un rêve impossible pour eux.

Lorsque le Marpheux évoqua sa vision d'une demeure après la guerre et notamment Castral-Roc le jeune seigneur fut curieux. Comment était le roc après la défaite du Bief et la fin de la guerre ? Le Cornelion avait prit du temps à se remettre de sa blessure lors de la bataille, si bien qu'il n'avait pas vu le champ de bataille à l'instant de la victoire. Ni le Roi du Roc être debout, responsable de cette victoire in extremis. En un sens il avait toujours regretté ne pas avoir vu Loren victorieux, peut-être aurait-ce changé son opinion de lui... Cette chose semblait aujourd’hui improbable pour le vieux guerrier.


« Le Roc était... »


De nombreux adjectifs lui venaient en tête, en évoquant la vision douloureuse de la capitale après l'incroyable siège. Mais un terme revenait plus souvent pour lui. Alors que, bizarrement, ce n'était ni celui attendu, ni celui donné par les livres.


« Vide. »


Le regard du Seigneur se posa au sol, se replongeant dans ses souvenirs si lointains.


« Tant de personnes étaient mortes, il y avait encore des cadavres qu'on pouvait retrouver dans les lieux les moins fréquentés pas mal de temps après. Et chaque corps manquait à quelqu'un. Alors celui-ci ne se faisait pas voir. Avec autant de mort, le calme était pesant et personne ne venait mettre de la vie dans la capitale alors... Alors elle semblait encore plus vide. Le Roi était mort, alors Castral-Roc avait bien du mal à briller. Le rugissement du Lion était affaibli et l'incroyable prestance d'Arwin Lannister ne rayonnait plus sur son domaine. Il manquait beaucoup à la capitale. Les bâtisses tombées offraient une large vue sur la ruine engendrée par cette bataille. »


Un mince sourire revint se loger sur les lèvres du seigneur de Cendremarc. Il n'avait pas bien vécu l'état de la capitale, mais pire encore était la mort de son ami et Roi.


« Lorsque je ne savais que faire tandis que mes blessures guérissaient, je restais simplement sur les remparts. De loin je contemplais les flots qui, eux, n'avaient pas changés. Avec les jours je pouvais voir ce qui restait sous les débris de plus en plus. Puis c'est en levant les yeux que j'ai vu le plus important. La bannière au lion était toujours là. Même après tout ça, alors elle sera à jamais là. »


Edwin avait toujours été d'une loyauté sans faille à son ami, après la guerre il dut être simplement loyal à la maison Royale, comme tant d'autres. Cette différence était immense pour lui. Depuis ce jour il se demande pourquoi le Roi est partit avant ses soldats. Arwin était à blâmer pour sa propre imprudence, certes, mais le vieux général ne pouvait s'empêcher de penser qu'il avait échoué à protéger son Roi lors de la bataille, que peut-être aurait-il du mourir tandis qu'Arwin aurait été simplement blessé. Peut-être, peut-être pas. De toutes les batailles qu'il se rejoue souvent, celle du Roc est probablement la plus fréquente. Mais il est un point qu'il ne peut contrôler, la fougue du Lion, celle-ci semble emporter le Roi à chaque scénario.

William Potter était un jeune Seigneur qui venait tout juste de récupérer son pouvoir. Pourtant il semblait déjà bien plus conscient que bien d'autre. Il parlait de loyauté et offraient aux Lions le prestige de sa victoire ici. Edwin ne répondit pas, il ne fit qu'acquiescer les mots du jeune homme. Il avait raison. Il n'y avait pas plus à dire si il était déjà conscient de ce qu'il devait aux suzerains de l'ouest. Tandis que tous se levaient en son honneur il répondait et citait sa maison. Edwin l'accompagna, cette pointe d'espoir pourra bâtir un domaine plus fort qu'il ne l'a jamais été.

Lorsqu'Edwin cite les différences de caractère du jeune Potter, celui-ci rougit. Si le vieux guerrier ne peut nier être un peu déçu de le voir retomber dans ses travers, il parait également normal qu'il ne peut vaincre si vite ses démons.

« Et le plus vite sera le mieux Lord Potter. Vous semblez avoir de quoi être un jour un grand meneur d'homme, alors mettez-y du votre ! Avec ce qui se passe en ce moment. La guerre est aux portes de l'Ouest, certains seigneurs fous s'imaginent des pouvoirs qu'ils ne possèdent pas, des paysans pensent avoir tous les droits et des traîtres s'en prennent à la couronne. Il est bon pour le Roc d'avoir des gens fiables et compétents sur lesquels compter. »


Malgré cela, le jeune Potter était respectueux, loyal et visiblement honnête, s'il apprenait à avoir du mordant il serait probablement un atout de choix pour le Roc. Il semblait penser que la présence du vieux Marpheux avait aidé sa victoire aujourd'hui. Peut-être. Peut-être pas. Edwin avait toujours du mal à imaginer les bandits gagner ce combat.


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Edwin Marpheux

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MessageSujet: Re: The Road was Long to go Back Home   The Road was Long to go Back Home EmptyMer 16 Oct - 13:36

Dans la foule, beaucoup de visages connus. Il était clair qu’il y avait eu des pertes au sein de la population de Godric’s Hall, ainsi que des personnes qui avaient sans doute affronté les troubles en choisissant de quitter la région. La fuite était souvent la seule méthode de combat des gens qui n’avaient pas d’armes ni compétences pour la guerre. Je ne pourrais pas en vouloir aux populations déplacées. Pas un seul instant. J’avais moi-même dû évacuer la place pour pouvoir sauver ma cousine, la dernière représentante de ma famille encore en vie, et j’avais essayé d’utiliser ce temps d’exil involontaire, et difficilement assumé, pour retrouver soutiens et ressources suffisantes pour essayer de reconquérir domaine, nom et légitimité. Ca avait pris le temps qu’il avait fallu, mais j’avais fini par réussir à revenir jusqu’ici. En écoutant les conseils avisés qui m’avaient été donnés, notamment par Edwin Marpheux ici présent qui avait bien plus l’habitude que moi des situations militaires et périlleuses. Sa présence avait été déterminante à tous points de vue et je savais aussi que si je ressortais plus fort c’était en grande partie grâce à lui.


Je me montrais une fois encore curieux de sa vie et de ses expériences, désireux d’en savoir plus sur un pan de notre histoire qui était devenu nébuleux au fil des années et des silences de tous ceux qui avaient pu participer à cet épisode sanglant et douloureux. L’homme semble un temps perdu dans ses pensées, semblant réfléchir à ce qu’il devait et pouvait me raconter. Ca ne semblait pas facile de son point de vue ; c’était le moins que l’on puisse dire.


Je vois bien qu’il est touché par ce qu’il avait vécu alors qu’à l’époque il était dans la force de l’âge, probablement dans les premières lignes de ceux qui combattaient pour la survie du royaume, tout en assistant à ce qui ressemblait de plus en plus à sa fin. Marpheux m’explique que le Roc était vide, laissé dans cet état par les cohortes de cadavres que la guerre avait entraînés. Je l’écoute en silence quand il dépeint la capitale.


| J’ai du mal à l’imaginer un jour un seul comme cela, vide et sans bruit. Elle m’a toujours fait l’effet d’une cité grouillante et pleine de vie, nauséabonde au supplice ou sentant bon les épices débarquées des navires, mais ni vide, ni silencieuse, ni fade… Le contraste devait donc être particulièrement saisissant messire… Et malaisant. |


[i]L’évocation de ses blessures et de la période de son rétablissement semblent moins douloureux pour lui. J’ai un mince sourire réconforté et se voulant également réconfortant pour le vieil homme quand il évoque la bannière au lion, et sa permanence dans nos vies et devant l’histoire. Mais je reprenais, après avoir masqué ma gêne par une lampée de vin.



| Croyez-vous ? On dit le Roi tout de même mortellement atteint. J’espère qu’il n’en est rien. Le Roi nous a protégés de la Foi, enfin pas la maison Potter… Mais il a aplani les choses avec l’Empire, quand nous risquions de devoir nous battre contre lui et contre une Révolution en même temps. |


Je ne savais pas trop quoi penser du Lion. Loren Lannister était réputé proche de son peuple. Il avait toujours été là, avait commencé à régner jeune et avait même eu le temps de vieillir, sans être pris par la guerre ou la maladie comme nombre de souverains de sa génération. Je laissais filer… Avant de me dire que je ne pourrais sans doute espérer avoir pareil destin ; la dette qui était la mienne était grande et profonde et ma vie toute entière allait forcément s’incliner à la rembourser, sans parler du fait que je n’avais aucune famille pour m’aider à redresser le domaine et à le faire prospérer.


Je balbutie quand la conversation reprend finalement. Je fronçais les sourcils à ses paroles.



| Vous…. Vous pensez que la situation en est à ce point ? J’étais convaincu que la guerre s’éloignait. Si elle devait survenir je n’aurais pas le choix que d’y aller mais… Que se passerait-il pour mes gens ? Ils ont déjà tellement souffert, et je n’ai plus de famille, ni d’amis en dehors de la maison du Roi pour tenir la place pour ma maison… |


Je ne me plaignais pas, car j‘avais bien l’intention d’accomplir mon devoir, mais il était évident que la guerre pourrait achever, directement ou non, ce qu’il restait de Godric’s Hall.


| Comment faites-vous, vous monseigneur, pour aller accomplir votre devoir en toute confiance quant à votre fief ? |



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MessageSujet: Re: The Road was Long to go Back Home   The Road was Long to go Back Home EmptyLun 21 Oct - 19:04


Le jeune homme, comme tant d'autres, avait du mal à voir le Roc comme il avait été après le long siège d'il y a vingt ans. Cette triste vision d'une capitale ayant subit autant de dommage, d'un peuple encore hésitant à quitter les demeures qu'elle a occupée durant un siège bien trop long et de soldats essayant par tous les moyens d'oublier l'enfer. Une victoire est célébrée par un banquet. Si la désolation n'a jamais vraiment retenu Edwin lorsque le succès était au rendez-vous il n'avait jamais réussi à se réjouir. Son ami était mort lors de ce siège, il avait toujours pensé avoir une part de responsabilité dans cette échec. Il n'avait jamais vu la gloire du jeune Loren Lannister, trop blessé pour constater de lui-même que le jeune Roi avait également des griffes.

Pour beaucoup Castral-Roc était une forteresse animée, symbole du pouvoir et de la richesse des Lannisters. La proximité avec Port-Lannis facilitait cela, tant les navires allaient et venaient dans le plus grand port de l'Ouest. Edwin acquiesça, il ne pouvait qu'être d'accord. Durant sa vie il n'avait vu Castral-Roc dans un tel état qu'une fois, il ne souhaitait jamais revivre cela. Ce vide causait un malaise et une angoisse très puissante, quand bien même la guerre était terminée, les stigmates rappelaient les pertes de la bataille. Chaque balafre sur les murs portait les noms des morts pour le défendre, un nom revenait en boucle. Arwin Lannister.

« Difficile à imaginer oui. Après tout ce temps de luxe, de pouvoir et de paix il est difficile d'imaginer qu'un jour le Roc ait été un fort presque vidé de toute vie. Je ne l'ai vu dans un tel état qu'une seule fois, devant un tel spectacle il est difficile de se dire que nous avions gagné. »


Le vieux guerrier porta à ses lèvres la coupe offerte par le seigneur de la maison Potter. Étrange d'évoquer de si vieux souvenir avec un jeune homme pour qui cela relève maintenant des contes et légendes. Les jeunes nobles ont tendance à oublier que les plus anciens ont vécu dans ce monde et l'on déjà vu des années avant. Cette sagesse obtenu avec l'âge est traitée de folie par les plus stupides des jeunes chevaliers. Lord Potter semblait trop respectueux pour dire ou penser cela. Tant mieux, au moins pourrait-il apprendre ainsi des erreurs de ses prédécesseurs. William Potter s'inquiétait des mots du Marpheux, se demandait si la situation était vraiment si mauvaise que cela. Il demanda. Est-ce que les choses étaient si mauvaises ? Il avait l'impression que le Roi était parvenu à protéger l'ouest et à calmer les tensions. Edwin resta silencieux. A quel prix ? Cette protection de la paix que Loren Lannister affectionnait tant coûtait bien trop cher à l'Ouest. Parfois plus que négocier il faut rugir, pour que les autres écoutent.

« Oui je le pense sincèrement. Durant ma vie je n'ai vu qu'une fois un tel attentat sur le Roi. J'ai personnellement traqué et abattu les coupables. Et pourtant ils n'avaient pas blessé Arwin autant que sa majesté le Roi Loren. Les coupables paieront leurs actes, qu'ils soient de l'Ouest ou d'ailleurs. En quelques années j'ai vu le royaume prospère et stable de l'ouest avoir de graves difficultés. Les paysans qui prennent les armes, les nobles qui s'imaginent tout permis, les puissances étrangère qui s'imaginent ne pas devoir craindre les lions et cette foi, qui pense avoir le droit de décider au-dessus des Lannister... Non la situation n'est pas bonne. »


A nouveau il but une gorgée.

« Il ne faut pas craindre la guerre pour ce qu'elle est Lord Potter. Parfois le fracas de l'acier est le meilleur moyen de faire avancer les choses. Conserver la paix pour le principe de ne pas être en guerre ne peut mener qu'à la ruine et à la défaite.L'important n'est pas de ne pas combattre, mais de choisir le bon moment. »

Et l'Ouest avait suffisamment attendu. Suffisamment d'insultes et de moqueries. Suffisamment de dédain et de rires. L'Ouest était le plus puissants des royaumes de Westeros et les Lannister en étaient les Rois. Si d'autres oubliaient ce fait, Edwin s'en souvenait et espérait qu'à nouveau tout le continent entende les Lions rugir. Qu'à nouveau la poigne de fer des Lannister tiendrait en respect nobles, religieux, paysans et étrangers. Et le meilleur moyen de commander le respect est de défaire ses ennemis. Pour le Seigneur de Cendremarc ceci ne peut et ne doit pas être fait par la plume, les mensonges et l'ombre, mais par le fer, le sang et l'honneur. Lord Potter continua, demandant comment Edwin faisait pour quitter ses terres pour les Lannister sans s'inquiéter pour chez lui. Edwin leva les yeux, cherchant une réponse difficile à donner.

« C'est compliqué. J'ai toujours servi les Lannister et pendant des années je passais presque plus de temps au Roc qu'à Cendremarc, alors tout a été fait par la force des choses. Je ne me suis jamais vraiment inquiété en vérité. Il faut bien avoir foi en ceux qui reste pour diriger en votre absence. Si vous avez correctement fait votre devoir chez vous Lord Potter, alors vos terres peuvent bien rester quelques temps sans vous, à tourner comme vous le voulez. »


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MessageSujet: Re: The Road was Long to go Back Home   The Road was Long to go Back Home EmptyDim 27 Oct - 16:36

La soirée se passait bien pour l’instant. Je craignais encore qu’à chaque minute qui passe des gens du peuple, de la ville ou de l’armée, ne se précipitent auprès de moi pour manifester d’un problème important, majeur, de ce qui pouvait être une véritable fronde populaire ou que sais-je, un retour offensif de nos ennemis du jour, même si on les avait fait désarmer avant de les relâcher. Je savais pour l’avoir vécu, puis l’avoir vu à plusieurs reprises, que le destin était souvent sanglant à Westeros, et plus souvent encore avec ma famille que d’autres. On aurait pu m’annoncer qu’une nouvelle croisade se formait en terre ouestrienne que j’aurais sans doute largement misé quelques Lions d’or sur leur traversée de mes terres, voire même un détour fait exprès sur Godric’s Hall pour mesurer l’évolution de l’hospitalité de notre famille avec le changement de châtelain local… Mais non, pour l’instant il ne se passait rien et tout restait sous contrôle ; les gens semblaient nourrir une nouvelle joie de vivre, les mines maussades s’effaçaient peu à peu et même s’il n’était pas encore du tout certain que les choses s’arrangent, on prenait la bonne voie malgré tout en organisant cette espèce de petite fête, à base de cochons de lait et de vieilles bouteilles encore à disposition après le passage des mercenaires.


La discussion s’était vite portée vers Castral Roc et les guerres précédentes qu’avait connu le royaume. Dans ces circonstances il y avait fatalement de mauvais souvenirs à évoquer mais au-delà de ça je me demandais déjà simplement ce que ça faisait de se retrouver dans une ville aussi gigantesque mais vidée de ses gens, de son activité, de ses marchandises qui pullulaient d’ordinaire. Je ne me figurais tout ça qu’assez difficilement, ce que ça avait dû être de se trouver dans la place en plein siège.


Franchement, j’avais du mal à imaginer la noblesse de commerce et de robe de la capitale privée de ses atours et portant la maille de la guerre.



| J’imagine oui. A une toute autre échelle j’imagine, je ressens un peu cela à propos de Godric’s Hall. Cet endroit n’a jamais été luxueux, jamais magnifique. Mais ses murs relevés sur l’éperon rocheux, le givre de l’hiver sur les toits d’ardoise,et les colombages décorés, cela rend quelque chose. Le mont est plus beau, normalement. Et ses gens joyeux. Je ferais tout pour que les choses reprennent leur cours, même si oublier le passé est rigoureusement impossible. |


Le sujet se déplace encore, je continue alors de boire un peu de vin et faisais resservir nos coupes quand elles commençaient à se vider. La fille de l’aubergiste qui se déplaçait au milieu des convives cruchons en main m’avait lancé un regard… Que j’avais reconnu. C’était elle, ma première fois ici. Ainsi elle avait survécu… mais son visage était tuméfié. Lèvre fendue et œil poché. Mais elle restait jolie. Et intimidée, bien plus que quand je n’étais que le énième gamin de la maison locale. Je me reconcentre rapidement sur Lord Marpheux quand j’entends sa voix. Je suis assez surpris de ce qu’il me dit, et du portait général si sombre qu’il dresse. Bien sûr, il y avait cet attentat contre le Roi, mais d’un autre côté le Royaume n’avait pas été si riche depuis combien de temps ? Et tout ce sang économisé, à éviter les guerres qui ne nous concernaient pas ? Je savais que ma situation m’attachait dorénavant à la maison Lannister. Et à tout jamais, sans aucun doute. Mais j’étais troublé par ses mots, d’une part parce que je n’avais jamais vu les choses aussi fermement, et aussi parce que cela impliquait que le sang n’allait pas seulement encore couler, mais qu’aux yeux du vieux seigneur bourru d’expérience, il devait le faire.


| Je comprends ce que vous voulez dire. C’est vrai que la monarchie a vacillé, ces derniers mois. Les coups portés contre elle ont été nombreux. Je ne suis pas si naïf de croire que ce qui est arrivé à ma famille était une fin en soi. C’était un coup, un signe politique. Envoyé par un camp pour avertir tous les autres. La Foi se veut forte et inflexible, et se croit au-dessus du Roi. Tout comme les voisins du Royaume, de ce qu’il se raconte. Je ne sais trop quoi en penser. Mais ce dont je suis sûr au final, c’est que si conflit il doit y avoir, mon serment autant que mon honneur et ma reconnaissance, me placent aux côtés des Lannister. C’est notre devoir. |


Je saisis une tige de bois sur lequel un de mes gens a passé un bout d’épaule de porc braisée. Et on passe des plats du même genre de grillades.


| Vous pensez vraiment que nous en sommes là, que la guerre nous menace? |



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MessageSujet: Re: The Road was Long to go Back Home   The Road was Long to go Back Home EmptyDim 3 Nov - 16:17

Le jeune Seigneur de Godric's Hall comprenait les mots du vieux général. La vision du Roc qu'Edwin offre au jeune Potter semble plutôt proche de ce qu'il voit pour sa demeure aujourd'hui. Les dommages subits par sa maison sont forts, si Godric's Hall n'a jamais eu la splendeur de Castral-Roc il n'est pas compliqué de comprendre qu'il a été en meilleur forme que ce qu'il offre aujourd'hui au regard. Edwin acquiesce doucement. Une chance en soit, lui n'a jamais connu cela pour sa terre natale, Cendremarc n'a que peu souffert de la guerre, les armées du Bief se concentrant principalement vers le Roc, ses alentours et les terres sur la route comme le siège de la maison Crakehall.

« Le roc s'est relevé, nul doute que votre demeure se relèvera Lord Potter. »


Il faut plus que quelques incidents pour abattre un château, en revanche cela restera gravé dans l'esprit des habitants l'ayant vécu, tout comme les plus anciens seigneurs se souviennent du Roc près à céder face aux Armées de la maison Gardener. Alors oui, il était certain que ceux ayant vécu le massacre de la maison Potter se souviendront de ce jour sombre et ce qui a suivi. Il serait aisé de simplement dire qu'ils se souviendront également de ce beau jour de fête, hélas il est plus simple de se souvenir des ombres que de la lumière. La douleur crée par ce passage de leur vie restera à jamais, y compris pour le jeune seigneur quand bien même il tente de penser à l'avenir avant toute chose, la mort de sa famille et le sac de sa demeure restera graver dans sa mémoire.

Lorsqu'Edwin expliqua son point de vue sur la situation du royaume de l'Ouest aujourd'hui le jeune Potter sembla troubler. Peut-être n'avait-il jamais vu les choses ainsi, ou bien entendre la vérité lui confirmer des craintes. Pour le vieux Marpheux il n'y avait aucun doute. Une guerre approchait et l'Ouest ne pourrait pas y échapper cette fois. Le jeune Potter affirma sa loyauté envers la maison Lannister, Edwin acquiesça. Il était toujours appréciable de voir des jeunes hommes comprendre ce qu'ils devaient aux lions du Roc. Si il y avait bien une chose qu'Edwin détestait c'était ceux qui prenaient un certain plaisir à critiquer à longueur de temps la maison aux lions. Chose d'autant plus étrange lorsque l'on connaît les doutes du Marpheux à l'encontre du Roi du Roc.

Le jeune Potter continua. Il se questionnait toujours, est-ce que la guerre était vraiment si proche que cela ? Elle avait déjà été frôlée à plusieurs reprises depuis ces derniers temps. Pour Edwin ce n'était que repousser l'inévitable.

« Depuis l'arrivée des Targaryens la guerre ravage Westeros. Hormis notre royaume, tout Westeros a été prit par les flammes de la guerre. Il est difficile de croire qu'un incendie s'arrête devant des ports fermées. Tôt ou tard il faudra sortir éteindre ces flammes, ou se laisser consumer par elle sans réagir. »


Un conflit approche, il en est certain. Seul doute subsistant, qui le déclenchera, contre qui et où ? Les forces du Roc on déjà combattu à Dorne il y a quelques temps, sans que l'armée ne soit réellement déployée. Edwin attrapa un peu de viande qu'on proposait, puis commença à manger. Quelques bouchées plus tard il reprit la parole.

« Mais bref. Pour cette soirée vous avez une victoire à célébrer Lord Potter, vous attendrez bien demain pour vous inquiétez de la prochaine bataille non ? »


Edwin passait une bonne partie de son temps à s'en inquiéter, mais lui appréciait les arts de la guerre comme peu d'autres, excepté le défunt Arwin Lannister.


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MessageSujet: Re: The Road was Long to go Back Home   The Road was Long to go Back Home EmptyLun 4 Nov - 22:54

Comme quoi dans l’histoire, rien n’était jamais fixé définitivement. Il y avait de ces choses qui se relevaient d’’elles-mêmes, d’autres qui demandaient de l’huile de coude pour se faire… Mais dans tous les cas il y avait toujours de l’espoir à avoir. Si Port-Lannis avait déjà pu se retrouver blessée et meurtrie, en flammes et appauvrie par un siège rigoureux, alors il y avait fort à parier que n’importe quelle ville, dont chaque habitant avait saigné pour ses briques et son mortier, aurait à coeur de la relever. Je me demandais tout de même combien de visions apocalyptiques comme un Port-Lannis en cendres le monde avait-il connu dans son histoire. J’avais parfois l’impression, au vu des rumeurs et des histoires qui couraient, que le monde était à feu et à sang depuis la nuit des temps. Tout le monde y était résigné. Rien que les gens du bourg, qui travaillaient déjà à la suite de leur vie comme si celle-ci n’avait finalement été traversée que d’un orage éphémère, marqués qu’ils étaient mais pas pour autant défaits… Car ainsi allait le monde depuis toujours, et ce n’était pas prêt de s’arrêter. A la conclusion de Lord Marpheux, je hoche la tête en guise d’assentiment.


| Oui, je le pense aussi, messire. Je ferais tout pour, de toute manière. En mémoire de tous ceux qui sont morts. |


Le vin commence un rien à me monter à la tête. Mes joues rougissent mais ce n’’est plus de gêne. Je me sens mieux, ici et victorieux. A ma place, enfin. L’âme pleine du vide béant laissé par les véritables maîtres des lieux mais je ne saurais pourtant pas me plaindre ; la mémoire de mes morts était réhabilitée et il était clair maintenant que je ne risquais plus de voir les salopards qui avaient tenté d’exterminer ma famille en réchapper comme si de rien n’était. Tout le monde avait finalement eu son dû, récolté sa récompense. Tous avaient été punis, des croisés crucifiés à la frontière ou massacrés dans le Conflans jusqu’à Malefoy qui avait fini au mur comme il se devait. Mais à peine la justice donnée, devrais-je être envoyée pour régler d’autres querelles, d’autres dettes de sang mais cette fois plus à l’échelle de maisons de noblesse, mais de royaumes ? Allez savoir. Les rumeurs les plus folles couraient toujours, des nordiens qui étaient élevés parmi les loups et qui nourrissaient le même appétit pour la chair fraîche jusqu’aux hérésies concupiscentes des dorniens, qui les auraient conduits à être punis par les dieux eux-mêmes…


J’écoutais ce que le vieux seigneur avait à dire sur la situation, et je comprenais aussi l’image de l’incendie, qu’il souhaitait exploiter. Mais cela relevait d’autres interrogations que je pose entre deux morceaux de viande déchirés entre mes dents, ou entre deux lampées de vin.


Je ris de bon coeur, avec encore un rien d’innocence quand le vieil homme me tance de m’inquiéter pour le lendemain, mais ma curiosité était insatiable.



| Veuillez m’excuser messire… C’est que même si nous en rions, le sujet m’inquiète. Mon père me disait toujours que j’étais un b-bileux. Je n’ai jamais rien fait pour l’en détromper, c’est plus fort que moi. |


J’étouffe quelques « ouille ! » quand on me donne une baguette de porc salé encore grésillant, me brûlant les paluches et soufflant dessus en essayant de jongler entre mes doigts pour m’éviter de les cramer tout à fait.


| Aïe… Vous qui connaissez bien les Lannister, pensez-vous que s’il y a conflit nous serions de quel côté ? Les tensions sont vives avec l’Empire, autant qu’avec la Foi et l’an dernier, il y avait eu ce conflit commercial avec le Bief… La future reine est nordienne, aussi. |


Et j’avais un immense respect pour elle, sa gentillesse et son sens de l’honneur. Cela me ferait de la peine de la savoir souffrir d’une guerre contre les siens.



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MessageSujet: Re: The Road was Long to go Back Home   The Road was Long to go Back Home EmptyMer 13 Nov - 19:08

Le Potter semblait avoir un fort sens de l'honneur, du devoir. Edwin acquiesça, agir en mémoire de ceux qui ne sont plus là était une bien noble cause, une qui valait de se lever le matin. De son côté le vieux Marpheux n'avait jamais vraiment mit en avant celle-ci, préférant sa loyauté pour les vivants à l'honneur des morts. Ce jeune homme était surprenant après une mure réflexion. Lorsque le vieux Marpheux avait croisé ce jeune noble, presque tête à clac, il y a quelques jours devant les murs du Roc, il n'aurait pas penser trouver un chevalier avec un fort potentiel sous l'incroyable timidité du Potter.

Drôle d'endroit que ce monde qui continue, après tant d'années à l'arpenter, à surprendre un vieux briscard comme le seigneur de Cendremarc. Timide, loyal et honorable. C'étaient les mots qui venaient à l'esprit du Cornelion au sujet du jeune seigneur de Godric's Hall. Il représentait aussi un peu l'espoir du vieux guerrier à propos de la jeune génération. Il était bien différent de Rickard Crakehall, force de la nature qu'il avait entraîné, mais il montrait bien que les plus jeunes pouvaient apporter une pierre importante à l'édifice. Par curiosité Edwin aimerait bien voir le Royaume de l'Ouest dans trente ans, lorsque les quelques jeunes d'aujourd'hui seront les vieux de demain. Voir l'évolution que ce royaume qu'il chérissait aurait. En priant les sept que les loyaux l'emportent sur la noblesse de cour qu'il méprisait tant.

Cette fête était agréable. Pendant que le vieux Marpheux discutait avec le jeune Potter, paysans, soldats et autres gueux célébraient le retour au pouvoir de Lord Potter. Même avec le peu de richesse à disposition des habitants de Godric's Hall ils se retrouvaient à danser, manger, boire en l'honneur de cette victoire. Qu'importe la taille de la confrontation, parvenir à son objectif, qui plus est sans effusion de sang, était preuve d'un bon succès et d'une sagesse importante. La clémence était peut-être le prix de ce succès, pourtant il y avait fort à parier que Lord Potter aurait aimer voir les brigands mourir pour punir leur crime. Un mince sourire naquit brièvement sur les lèvres du Marpheux lorsqu'il repensait à l'audace de ces fous, demander de l'or pour leur crime. Que de folie dans l'esprit des sots. Ou de sottises dans l'esprit des fous.

Le Potter souhaite continuer sa discussion et ses inquiétudes, malgré les mots du Marpheux visant à porter ce dialogue vers des horizons plus joyeux. Tandis que Edwin refuse un peu de nourriture et que le jeune Potter se brûle en en prenant il demande. Il se demande. Connaissant les Lannister, dans quel sens allaient-ils pencher dans ce fragile équilibre des forces. Edwin ne répondit pas de suite. Il lève un instant les yeux au ciel. Arwin aurait probablement affronté le Bief, en représaille pour la dernière guerre. Mais maintenant qu'il était mort...

« Je l'ignore hélas Lord Potter. Je connaissais les Lannister d'hier. Mais il m'est difficile d'entrer dans la tête du Roi et de la Reine. Je mettrais ma main à couper que Arwin aurait choisit d'affronter le Bief, par principe. Mais il m'est difficile de dire pour sa Majesté le Roi Loren. Bon nombre de Nobles préféreraient affronter le Nord et ceux ne suivant pas les Sept. Mais... »


Il fit une pause, mesurant ses paroles. Puis reprit.

« Je pense que la potentielle mort du Roi aura un impact sur cette décision à venir. Je pense aussi que lorsque la tête du traître tombera, nous marcherons vers un camp ou l'autre. Je pense que le premier à mourir entre le traître et le Roi déterminera notre camp dans le conflit à venir. »

Qui était à l'origine des attentats contre le Roi ? Edwin n'en savait rien. Peut-être le Bief, vieil ennemi, ou peut-être l'Empire, énervé par les actions du Roi. Mais pour le vieux général une chose était certaine. L'Empire était un danger qui devra, un jour ou l'autre, être stoppé. Et le Bief était loin d'être de confiance. Plus que l'une ou l'autre. C'était laquelle avant l'autre.


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MessageSujet: Re: The Road was Long to go Back Home   The Road was Long to go Back Home EmptyLun 18 Nov - 21:32

La perspective d’entrer à nouveau en guerre n’était pas franchement ragoûtante pour quelqu’un comme moi. Je savais que je n’étais pas manchot à l’épée mais de là à aller défier une quantité phénoménale d’adversaires… En dehors des joutes, je n’avais d’ailleurs encore jamais combattu à cheval, et je me doutais que ma maladresse parfois chronique ne manquerait pas de me jouer des tours. Sans compter qu’avant même la question de la compétence se posait celle de la raison. Pourquoi rentrer en guerre et auprès de qui ? On disait le Roc toujours plus proche du Bief, voire du Sel et du Roc. En tout cas de la Foi. Mais ce n’était pas si évident que cela à reconnaître dans le sens où il était de notoriété publique que le Roi et le Grand Septon n’étaient pas franchement dans les meilleurs termes depuis que le souverain avait dénoncé la croisade, sans parler du fait que l’Empire avait crucifié tous les ouestriens pris lors de la croisade. Allez comprendre avec qui l’on finirait par se battre, compte tenu du fait qu’il y avait assez peu de chances pour que ça ne soit qu’en faveur de l’Ouest uniquement. Lord Marpheux devait avoir une meilleure idée que moi sur la question ; il était clair qu’il connaissait mieux le pouvoir et les autres pays que moi. Moi, je n’avais fait qu’en rêver, ne passant qu’une et une seule fois la frontière bieffoise et c’était tout. Mon expérience du monde s’arrêtait à la région de Silverhill, demeure de mon suzerain, et de Castral Roc et ses environs.


C’était bien maigre, et bien dommage si la prochaine fois que je passais les frontières du Royaume, ce soit pour guerroyer, avec son lot d’abominations, de pillages et de morts.


Lord Marpheux en tout cas, avec son point e vue avisé sur la situation de l’Ouest, ne manquait pas de me captiver un peu au détriment de la fête, de mes gens et de l’ambiance environnante. En vérité, j’avais un peu trop peur de porter un peu trop d’attention à la fille de l’aubergiste. Remporter une victoire, même sans faire couler le sang, c’était quand même quelque chose et je n’avais encore jamais connu ça à ce point. Il ne me faudrait sans doute pas grand-chose pour me laisser aller à des retrouvailles avec une amie… Mais je devais rester fort. Ce n’était qu’une pulsion, la libération de mois de tension, de peur et de solitude.


Il y avait Alys, Dame Kenning, et je ne pouvais pas traiter la promesse que je lui avais faite, ni celle que je lui avais demandée. Alors je me concentre, même si la musique n’aide pas, ni le vin que nous ingurgitons. La viande elle, est bien grillée, bien grasse, et j’avale goûlument les morceaux grillés en prenant bien peu de temps pour les attendrir d’abord à coups de dents ; je n’avais plus mangé si simplement depuis un bon moment et c’était un plaisir un peu coupable que de manger ainsi, debout et avec ses doigts. Le vieil homme confie toutefois ne pas vraiment être dans les petits papiers des seigneurs d’aujourd’hui du Roc.



| C’est vrai que le Bief et l’Ouest ont souvent été en conflit. Jusqu’à récemment. Cela ne fait pas deux ans qu’il y avait encore eu embargo commercial, je crois ? Et ces tensions avec la Foi, de même que celles avec l’Empire. On ne sait pas trop ce qu’il peut se passer. Du moins, du point de vue de ceux qui comme moi, et vous de ce que vous me dites, ne sommes pas dans la confidence de ce qui se trame en haut lieu. |


Il devait avoir raison, toutefois.


| Prions alors que le Roi ne meure pas de toutes ces tentatives d’assassinat. Vous avez une idée de qui pourrait être derrière tout ça ? |


Mieux valait ne pas avoir à faire un choix aussi terrible que celui-là.


| Vous irez au tournoi en terres Kenning, sous quinzaine? |



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MessageSujet: Re: The Road was Long to go Back Home   The Road was Long to go Back Home EmptySam 30 Nov - 13:50

Le jeune homme face à lui semblait craindre le conflit qui arrivait. La guerre. Mot bien compliqué que la nouvelle génération ne connait que par les histoires des anciens et les rumeurs du reste du monde. Pour ceux qui la connaissait, les avis différaient. Ceux qui étaient d'accord avec le Roi craignait la guerre, les batailles et les morts. Le sang et l'acier étaient pour eux une malédiction qu'ils peinaient à oublier. Ils ne se souvenaient que du fracas des armes au cœur de la bataille, des pleurs des vivants pour les camarades défunts et de l'odeur du sang et des corps morts autour d'eux. Certes, cette vision de la guerre était sombre et il était simple d'y voir tant de mal et de désespoir. De voir la guerre comme la pire chose pouvant arriver et de s'y opposer fermement.

Mais Edwin ne l'avait jamais vu ainsi. Elle était une chance, une chance de vaincre, de triompher et de faire de ses terres un endroit plus prospère, plus puissant et plus sur. Craindre la guerre pour sa simple existence était une preuve de faiblesse et une invitation des voisins à déchaîner leur puissance sur ceux refusant la guerre. Parfois l'acier et le meilleur moyen de régler une situation et le sang le prix à payer pour la victoire. Cette simple philosophie qui animait le seigneur de Cendremarc depuis toujours était accompagné de son amour pour les arts de la guerre, pour le combat, la stratégie et le commandement. Cette facette lui avait valu l'amitié, puis le respect du défunt Roi. Edwin n'était pas doté d'un physique particulièrement puissant, il n'avait jamais put égaler la force et la ténacité des Crakehall ou la fureur du Lion. Mais il était habile et connaissait le combat, usant de son sens de la stratégie pour vaincre en duel ou en bataille.

L'âge l'avait affaibli, il n'était plus aussi fort, aussi rapide ou aussi endurant que lors de la guerre contre le Bief, mais face à ses défauts il opposait sa sagesse et son expérience gagnée par des années sur terre. Il avait apprit à ne pas faire confiance à autrui, qu'importe ce que celui-ci pense ou veut. Il n'avait jamais aimé la politique ou la diplomatie, mais il avait retenu quelques uns des mots de feu Arwin. Il avait toujours agit en suivant la politique du Lion, aujourd'hui encore y pensait toujours. Alors pour lui, l'avenir de l'Ouest était lié aux mots du vieux Roi.

Il n'y a qu'une seule place sur un trône.

Le jeune Potter était inquiété par l'avenir du royaume, la guerre lui faisait peur et les futurs ennemis également. La question de qui sera l'adversaire demain semblait être importante pour le seigneur de Godric's Hall, mais hélas aucun des deux nobles n'avait de réponse à cette question. Espérant que le Roi ne succombe pas, William demanda au vieux guerrier s'il avait une idée de qui était derrière cet acte. Doucement Edwin secoua la tête, masquant tant bien que mal une fureur intérieure.

« Non. Aucune hélas. Croyez-moi bien que si je le savais j'aurai déjà traîné son corps dans la cour de Castral-Roc, pour qu'enfin paie le traître. »

La discussion s'orienta à nouveau sur un autre sujet, pour laisser les craintes et colères à un autre temps. Lord Potter demanda au vieux seigneur s'il irait au tournoi en terre Kenning qui approchait. Edwin resta muet quelques instants, ignorant que répondre sachant qu'il ne s'était jamais posé la question.

« Je l'ignore. Je n'ai jamais vraiment été homme de tournoi. Peut-être, nous verrons bien. Si jamais je n'ai pas d'autres tâches, alors peut-être. Et vous Lord Potter, irez-vous ? Pour porter les couleurs de votre famille ? »


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MessageSujet: Re: The Road was Long to go Back Home   The Road was Long to go Back Home EmptyMar 10 Déc - 21:42

Un tournoi, alors, c’était de cela qu’il allait s’agir dans bien des conversations prochainement dans tout l’Ouest ; c’était incontournable compte tenu du fait qu’il y avait assez peu de motifs de réjouissance dans tout le pays avec les récents événements. Ce n’était agréable pour personne, et j’imaginais assez bien que ça ne l’était absolument pas pour les membres de la famille royale. Ceux-ci vivaient dans l’angoisse permanente de voir leur plus illustre représentant rejoindre les dieux. Mais entre les tensions avec le Bief, pour finalement se retrouver dans de sales draps avec des révoltes paysannes et une noblesse réactionnaire et vindicative, pour ensuite affronter ces rumeurs de guerre, l’Ouest n’avait eu que peu de répit même en restant volontairement en dehors de ce qui ensanglantait Westeros. C’était compliqué, c’était pénible. Mais les choses auraient sans doute pu être pires encore. C’est ce que je me disais en me léchant les doigts de tout le jus de cuisson et le gras de la baguette de cochon que je venais de dévorer dans des airs bien peu seigneuriaux. C’était comme ça ; il n’y avait pas moyen de manger mieux que ça tant que le château n’aura pas été fouillé de fond en comble et ses effets, comme la vaisselle et le mobilier, retrouvés et remis à leur place.


Quoiqu’il en soit, je ne pouvais pas vraiment être serein quand je me disais que tout ce que nous avions vus et souffert depuis un an maintenant, ma cousine et moi, cela pouvait recommencer, et pas que pour les derniers Potter. Notre retour en grâce allait nous mettre à l’abri tout autant qu’il risquait de nous faire rencontrer de nouveaux adversaires mais quoiqu’il en soit il ne semblait pas que nous soyons encore parfaitement à l’abri. Notre situation n’avait jamais été meilleure depuis qu’il avait été question de notre départ d’ici, mais quand même ; je n’allais pas me leurrer. Jaloux et envieux pullulaient toujours. Mais c’était maintenant tout l’Ouest qui était en danger, si j’en croyais ce que je comprenais des paroles de Lord Marpheux.


Je hochais gravement la tête aux paroles du vieux seigneur quand il exprimait son allégeance incontournable aux Lannister par sa rancœur envers ceux qui s’en étaient pris à eux. Je me demandais quand même à qui pouvait concrètement profiter le crime. Sans doute beaucoup de monde, compte tenu des ennemis que le pouvoir nourrissait sans arrêt.



| Je comprends, moi aussi. Le régicide mérite la mort. |


Nous revenions sur le sujet du tournoi, alors que je terminais mon dernier godet. Je fis la moue, hésitant quelques instants.


| Je devrais sans doute pour montrer à tous que la maison Potter a bel et bien survécu. Et puis, j’avais fini demi-finaliste de celui du Roc. Je n’aime toujours pas les joutes mais cela m’a plutôt bien servi de ne pas m’y montrer mauvais… Et puis, je pourrais y revoir les Kenning… Dont peut être, celle qui deviendra ma femme, si les dieux le veulent. Je vais déjà leur écrire pour leur proposer de repasser par ici, avant le tournoi… |



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MessageSujet: Re: The Road was Long to go Back Home   The Road was Long to go Back Home EmptyMer 18 Déc - 21:37

L'envie de mort du Marpheux contre ceux ayant tenté de prendre la vie d'un Lion n'était simplement de la loyauté. Outre le serment de vassalité qu'il respectait à la lettre, le vieux Marpheux vouait, malgré tout, une véritable vénération à la famille royale, même ceci semblait bien moins important que du temps où il était le bras droit du Roi. Edwin avait adulé l'ancien Roi, aujourd'hui encore il le plaçait sur un piédestal, même si il reconnaissait les nombreuses erreurs du vieux Lion. Pour Edwin les solutions, bien que radicales, de l'ancien monarque avaient faits leur preuve et avaient offert à l'Ouest une puissance dont il ne disposait plus aujourd'hui. Seul l'orgueil du Roi l'avait conduit à sa perte. Hélas demander à celui qui se pavane d'être humble est plus que complexe.

Mais tout de même. La loyauté sans faille d'Edwin avait une origine solide et n'était pas prêt de pouvoir disparaître. Non, le Seigneur de Cendremarc n'était pas loyal à l'Ouest, il était loyal aux Lannisters, envers et contre-tout. Par serment, par passif, mais aussi et avant tout, par respect pour son défunt ami. Edwin avait servit Arwin et avait juré de le suivre même après la mort. Aujourd'hui il vivait encore et se devait de suivre et soutenir la maison du Roc. Pendant des années il avait observé de loin les événements, laissant la jeune génération s'occuper du monde dans lequel il ne reconnaissait plus les valeurs de son temps. Mais malgré tout, sa haine ne pouvait disparaître sous les assauts de l'histoire. Il haïssait ceux qui osait s'en prendre à la famille régnante, rien ne pourrait changer ce fait.

Le jeune Potter lui répondit que lui non plus ne pouvait pardonner les actes de celui qui avait osé s'en prendre à la figure royale.

« La mort, ou un sort encore pire que celui-là. Puisse-t-il prier pour que je ne sois pas celui qui le trouve. »


Le tournoi chez les Kenning. Le vieux Marpheux n'aimait pas participer à ces grandes démonstrations d'importances. Peut-être irait-il, pour observer et montrer sa vie... Mais le fait que la moitié de la noblesse de l'Ouest le prenne pour un vieux fou avait quelques avantages. Sa principale hâte était de revenir au Roc, annoncer la victoire à Godric's Hall et se préparer à la prochaine tâche. Il y avait beaucoup à faire dans l'Ouest, si il fallait quelqu'un pour mener la justice Lannister d'une main de fer à travers le royaume de l'Ouest, alors il donnerait avec joie de son expérience pour mener à bien cette mission.

« Ma foi, il serait tout à votre honneur de gagner un tournoi Lord Potter. Rien de tel pour vous prouver aux autres. Invitez donc votre dame, elle pourra constater que vous avez ici une belle demeure. »

Le regard du vieux général se balada sur la demeure, encore endommagée par l'occupation de quelques paysans, malgré cela le jeune noble avait de quoi être fier de sa réussite.


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MessageSujet: Re: The Road was Long to go Back Home   The Road was Long to go Back Home EmptySam 21 Déc - 21:08

L’heure était doucement en train de tourner et les émotions de la journée, plus la marche des troupes, avaient largement contribué à épuiser les hommes, les montures et la population de la ville, mise de plus à contribution pour la petite fête qui était organisée en l’honneur de la libération de la ville. Je ne pouvais pas réfréner la fête, et puis j’avais encore beaucoup à décider. Peut être pas tout ce soir, c’était certain, mais quand même il ne fallait en aucun cas que je me retrouve à prendre de mauvaises décisions en considérant que c’était ce soir que tout se jouait, à me forcer de tout considérer alors que j’étais fatigué. Je me rappelais de la tempérance de mon père, qui incitait toujours à la pondération quand les choses n’étaient pas définies par une question de vie ou de mort. Le vieil homme en face de moi devait être du même genre ; j’entendais d’ici ses remarques quand il était question de prendre la meilleure décision. Je ne pensais pas pour autant que l’homme soit du genre à lambiner, loin de là. Il fallait sans doute trouver un équilibre… Et ça ne serait pas ce soir que je ferais cela, sans le moindre doute.


J’avais compris que Lord Marpheux n’était pas un irréductible du Roi Loren. Il respectait le pouvoir et était un irréductible de son côté de la hiérarchie et de la maison, mais j’avais compris de son discours que le Roi n’était pas forcément la personne en qui il plaçait le plus de confiance et d’espoir, loin de là. Je savais aussi que l’homme était des plus pragmatiques, et qu’il était clair qu’il était du genre à préférer un Roi peut être pas le meilleur qui soit, mais un Roi quand même. La stabilité du Royaume importait au vieux seigneur, et sans doute pas qu’un peu. J’étais du même avis, mais j’avais sans doute moins confiance dans la force imposée à l’Ouest par le pouvoir royal que du sens de la justice des Lannister.


Je hochais la tête aux imprécations funestes du vieux Lord de Cendremarc. Mais le sujet déviait et je souriais, maintenant un peu ivre.



| Je peux essayer… Mais il faut que je regarde à comment les choses évoluent ici avant de songer à partir. Quant à l’invitation, vous avez tout à fait raison monseigneur. Je vais l’inviter dès demain. Remercier tous ceux qui ont permis cette entreprise, de la Reine aux Princesses. En passant par mes quelques amis au Roc. |


Hésitant, je tends ma main pour la poignée du guerrier. Malhabile sans doute.


| Je vais vous laisser en paix pour ce soir, Lord Marpheux. Mais je voulais vous dire merci, à vous aussi. Je suis à jamais votre obligé. |



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MessageSujet: Re: The Road was Long to go Back Home   The Road was Long to go Back Home EmptySam 28 Déc - 0:51

Etrange sentiment que celui-ci. Contrairement à ce qu'Edwin avait cru pendant longtemps, certains de cette nouvelle génération ne semblaient pas le repousser, mais accepter son expérience et ses conseils. Ses méthodes étaient très différentes de cette paix durable jadis instaurée par le Roi Loren, mais aujourd'hui pourtant ils écoutaient ses mots et ne traitaient pas si mal l'avis d'un fantôme d'Arwin Lannister. Peut-être devait-il s'en réjouir. Mais non, malgré ses efforts il n'y parvenait pas. Cela ne faisait que prouvait ce qu'il pensait, le défunt souverain était partit trop tôt et aujourd'hui encore on avait besoin de son appuis, de son avis et sa poigne.

Le Roi Loren était souffrant, seuls les 7 pouvaient aujourd'hui décider de lui laisser la vie ou non. Quoi que jamais Edwin ne leur confierait sa vie. S'il vivait, cela serait d'un grand soulagement pour l'Ouest. Mais s'il mourrait la flamme de l'Ouest ne s'éteindrait pas si aisément, son jeune fils était capable, plus que le Roi selon le Sire de Cendremarc et la Lannister était toujours en pleine forme. Edwin ne pleurerait pas la mort du Roi Loren, juste celle d'un Lannister et d'un Roi. Mais au fond, qu'importe qu'il vive ou non. Il y avaient des coupables et ils paieraient pour leurs exactions. Et par les 7, s'il était celui qui les trouvaient ils souffriront de plus de tourments que quiconque ne l'a jamais fait. La mort ne sera pour eux qu'une délivrance. Vingt années de fureur à dépenser sur quelques individus.

Rien qu'en y repensant il ne pouvait contenir sa colère. Le visage crispé il croisa les mains. Son regard se perdit dans le feu. Qu'ils brûlent, qu'ils souffrent, qu'ils meurent. Ces traîtres, ces ennemis, ces fous. Que ceux qui pensent l'Ouest faible paient. Le jeune Potter accepta les conseils du vieux Marpheux et se leva, prêt à quitter l'endroit. Il remercia à nouveau le vieux général avant de s'en aller. Il tend sa main au Marpheux. Edwin la saisit.

« C'était un plaisir Lord Potter. Il est bon de voir que tous les jeunes nobles de l'Ouest ne sont pas des gamins en quête de gloire. Je vous prédis un grand avenir. »

Quelques temps encore Edwin resta là. Fixant inlassablement le feu devant lui. Il avait peu mangé et peu but. Mais il pensait. Comme toujours, il pensait à ce qui avait fait fausse route, à ce qui aurait put être mieux. A quelles erreurs avaient étaient commises et comment tirer une leçon des échecs récents pour en sortir plus fort dans le futur. La pierre n'était pas à jeter aux responsables, pas maintenant. Il y avait des années que la vigilance du Lion était tombée avec pour excuse la paix. Le prix à payer approchait. Mais peu importe. Les coupables devaient payer. Après tout, il lui devait bien ça.

« Ils paieront Arwin, je te le promet, ils paieront. »


En l'honneur de son défunt amis et Roi, personnellement Edwin ne pouvait pas laisser passer cet acte vil. Il les traqueraient jusqu'au delà du mur s'il le devait. Qu'ils sa cachent. La colère d'Arwin Lannister n'avait pour limite que la volonté de son bras vengeur. Et aujourd'hui Edwin n'était pas prêt à se laisser briser. Justice, justice et vengeance. Qu'ils soient paysans ou Empereur, Ouestriens ou Valyriens, homme ou femme, rien ne changerait. Ils paieront.


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Edwin Marpheux

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