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Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé]
MessageSujet: Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé]   Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé] EmptyDim 22 Sep - 9:19

Je restais silencieux, appuyé contre le dossier de ma chaise, une main soutenant mon front. Ma tête palpitait douloureusement d’une migraine qui ne me laissait la paix depuis plus d’une heure. Je tentais par tous les moyens de lire les lettres que j’avais posées sur le bureau… Les lettres se jouaient de moi en dansant sur le papier. Des nouvelles de ma famille pourtant. De mon commerce, mais la douleur me coupait les yeux, la tête et l’esprit. Si j’étais resté là-bas… Peut-être aurais-je eu ses douleurs, néanmoins je n’aurais pas été seul… Mereth était présent bien sûr, il passait du temps avec moi, j’adorais discuter avec lui. Il était un amant et un ami incroyable… Mais il n’était pas mon frère, mon père ou un de mes cousins. Le Val, malgré sa beauté, ne valait pas Braavos. Et Azhana… Je pensais à mon épouse disparu. J’avais déployé tous les moyens que j’avais pour la retrouver. Aucun succès pour l’instant.

« Maître ? »

Je levais péniblement les yeux vers Valkiez qui s’était approché de moi en silence. Je clignais presque péniblement des yeux. Je le sentis me glisser quelque chose entre les doigts de ma main libre et fixais la coupe. Mmh… Une quelconque potion pour mes maux de têtes. Je bus une gorgée et grimaçais, la potion était décidément mauvaise. Je toussais un peu, mais la bus jusqu’à la lie malgré tout. Si cela pouvait rien qu’une minute me soulager. Je posais la coupe.

« Valkiez ? Tu as des nouvelles ?
- Non. J’en suis…
- Ne t’excuse pas. C’est ainsi. »

Il prit une mine contrite et hocha la tête. Une profonde inspiration obligea mon torse à se redresser et je tendis la main pour attraper les lettres. L’écriture souple de mon aîné me rappelait combien il me manquait. Il contait peu de choses, mais au moins j’avais l’impression de retrouver des fragments de chez moi au travers de ses lettres. Il aurait dû écrire des livres.


Dernière édition par Valarr Irrohrin le Jeu 26 Sep - 23:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé]   Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé] EmptyLun 23 Sep - 20:51







Le goût amer de l'exilValarr & Smaug










Le Val se trouvait désormais à la croisée des chemins, placé dans une position difficile à tenir sans se résoudre à faire des choix. Des choix dont certains me répugnaient, d'autres auxquels j'étais plus favorable. Quoi qu'il en soit, et quoi qu'il m'en coûte, je devrais me plier à ceux que ferait Sharra, quand bien même certaines perspectives me déplaisaient fortement. Il y avait un domaine, néanmoins, sur lequel j'avais l'illusion d'une certaine maîtrise. La sécurité de la famille royale du Val et plus particulièrement celle de ma sœur. Inconsciemment, je mettais sans doute un zèle excessif à exercer cette mission. Mais qui s'en plaindrait à part mes maîtresses quelque peu délaissées par mes longues nuits d’insomnie que je consacrais à verrouiller la sécurité des voies commerciales liant les Eyriés à nos fiefs et plus largement, aux Royaumes voisins avec lesquels nous avions des accords commerciaux. Certainement pas la grande majorité des marchands et négociants qui verraient aussi dans mes mesures des gages de sûreté pour leurs transactions.

Ce n'était pas pour rien que le Val avait la réputation d'être imprenable, souvent envahi, parfois amputé, mais jamais soumis. Nous avions cela en commun avec la devise de Dorne et ce n'était pas pour rien que j'admirais bien des natifs de la Principauté, natives également, à l'exception d'une certaine personne qu'il m'aurait plu d'étrangler tout autant que de ... Je balançai le parchemin qui venait d'assombrir ma journée. Encore heureux qu'on ne nous ait pas imposé de séjourner à Accalmie, sachant qui s'y trouverait possiblement, je n'aurais pu garantir l’innocuité de mes actes à l'encontre de cette vipère séductrice, pas plus que ma conduite envers certains pairs orageois. J'avais réussi à me contenir à Goeville, mais à trop agiter des rats sous le nez d'un corbeau il y avait un risque qu'un jour il fonde sur eux sans crier gare. On pouvait bien arguer de tous les aspects diplomatiques de l'affaire, face à l'Orage, la placidité du Corbeau finirait un jour par fondre comme neige au soleil. Cette augure une fois balayée du champ des possibles, je me calmai un peu. Nous n'irions pas à Accalmie.

Je pouvais à présent me concentrer sur ma tâche dans le Val, afin de poser fermement les conditions de circulation des marchandises sur notre territoire. J’œuvrais en pensant agir dans la même direction que ma sœur, Sharra qui voulait sécuriser le Val et renforcer les contrôles sur les allées et venues entre notre Capitale et l'extérieur. Le complot des croisés, la sédition des Rougefort, nous intimaient la prudence et la rigueur, toutes deux nécessaires pour affermir les bases de la souveraine maison Arryn. Les petits négociants avaient agréé les nouvelles mesures, comme je m'y attendais. Restait un sujet plus délicat que je devais régler. Celui de la complète coopération de notre plus gros négociant, marchand renommé dont j'appréciais bien des importations, notamment ses vins, fameux. Valarr Irrohrin, ce natif d'Essos, qui incarnait tout l'exotisme du Val.

Ouvrant la porte de communication avec mon antichambre, je hèlai deux de mes hommes dévoués et leur ordonnai de transmettre une invitation qui n'en était pas vraiment une. Mon ordre ne souffrait aucun refus.

- Gardes, veuillez mander Ser Irrohrin pour une entrevue avec moi. Précisez que nous dînerons d'une venaison issue de mes chasses.

Un sourire étira mes lèvres. Il y avait fort à parier que le Bravoosi apporte une bonne bouteille et si je ne goûterai sans doute pas la cyprine d'une de mes maîtresses ce soir, au moins savourerai-je un bon élixir d'alcool. L'homme était réputé, à raison, cultivé et intéressant de conversation, ce qui rendrait la tractation moins rébarbative.


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Dernière édition par Smaug Corbray le Lun 21 Oct - 14:07, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé]   Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé] EmptyLun 23 Sep - 22:16

J’avais fini par me mettre à somnoler assis dans mon fauteuil, la tête lourde et les sens engourdis par une potion qui m’empêchais de me concentrer sur ma lecture. Je sursautais quand Valkiaz posa une main sur mon épaule. Je me frottais les yeux et me redresser brusquement en observant autour de moi. Quelques heures de repos… Deux ? Guère plus. Je me sentais à peine mieux. Au moins la douleur de ma tête avait quelque peu diminué. Valkiaz m’observa avec attention et je lui rendis un regard attentif. Je me frottais le visage un instant avant de prendre la parole.

« Eh bien… Qu’y a-t-il mon ami ?
- Le seigneur Smaug Corbay souhaite s’entretenir avec vous. Avec un dîner de venaison.
- Le frère de la reine en personne ? Bien. Prépare un vin rouge épais et relevé pour accompagner la viande. Je vais me rafraîchir un peu et me changer avant d’y aller. Dis que j’accepte de venir avec grand plaisir. »

Mon serviteur disparu et je m’arrachais de mon fauteuil en me massant la nuque. Elle était raide par mon sommeil. Je me rafraîchis longuement en essayant d’ôter cet air fatigué et peu agréable. C’était déjà mieux qu’avant. Je finis de me changer pour enfiler une tenue confortable et particulièrement noble. Voilà, c’était pas trop mal comme ça ! Je semblais un peu plus… réveillé. Enfin, c’était correct. Valkiaz revient avec le vin et il était déjà l’heure d’y aller. Je me dirigeais vers les appartements du lord et me fit annoncer. J’espérais vraiment paraître quelque peu réveillé et en meilleur forme que je ne l’étais réellement. Je me fis introduire à l’homme et m’inclinais avec politesse et grand respect devant lui.

« Lord Smaug, je vous remercie de l’invitation. Vous me voyez plus que honoré de votre invitation. Je nous ai apporté un peu de vin pour profiter en noble compagnie. Si cela vous sied bien évidement. »

Je soutiens avec respect son regard, attentif au moindre de ses mots ou de ses gestes.
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MessageSujet: Re: Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé]   Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé] EmptyJeu 26 Sep - 22:04







Le goût amer de l'exilValarr & Smaug










Après le départ de deux de mes gardes pour aller quérir le Sire Irrohrin, je me remis au travail et signai quelques ordres de missions pour affecter des patrouilles dans les Montagnes afin de surveiller l'activité des Clans. Je rédigeai une missive pour le commandant que j'avais affecté pour me suppléer dans le fief des Rougefort. Sharra et moi étions tombés d'accord pour y maintenir une poigne de fer, marquant bien notre volonté de mâter toute nouvelle velléité de fronde. Toutefois, une trop grande rigueur risquait de rendre la vie de sa population trop insupportable et d'avoir l'effet inverse. Il fallait donc relâcher la pression par degrés sur celle-ci afin de ne pas entraver les échanges et le commerce, le travail de cette dernière, tout en gardant à l’œil la famille de ce chien qui avait été épargnée par la purge. A mon corps défendant. Si cela n'avait tenu qu'à moi, la Maison Rougefort aurait été purement et simplement éradiquée. Dans mon message j’exhortai donc Ser Geralt à une grande vigilance tout en lui demandant d'autoriser à nouveau les échanges commerciaux entre le berceau des Rougefort et ses voisins. J'écrivis ensuite à Wilibert pour lui demander un rapport circonstancié sur la mise en place de patrouilles navales au large de nos côtes afin de contrôler la circulation des navires marchands, leur cargaison et leur provenance. Chaque homme mettant pied à terre, chaque marchandise débarquée sur nos quais devait être inspecté et consigné dans un registre. J'étais conscient d'en demander beaucoup en patience et minutie à mes hommes et à ceux de l'Amiral qui patrouillaient sans relâche pour garder nos côtes, mais cette exigence, je l'avais envers moi-même, pour satisfaire à la protection du Val, de sa Reine, de son Roi, de ma famille, de nos sujets.

Je me levai avec énergie et sonnai mon secrétaire qui apparut dans mon bureau par une porte latérale. Je lui remis les missives à confier à la roukerie des Eyriés. Puis sonnant mon échanson, je lui demandai où en était la préparation des venaisons, précisant quels épices devaient être employés pour la cuisson et ajoutai qu'il devait apporter une carafe à décanter et convoquer le maître de cave, qui était également mon goûteur. On n'était jamais trop prudent et j'avais exigé cette précaution envers tous les membres de la famille royale depuis la mort soudaine de ma belle-nièce, la Reine Nyméria. Bien qu'aucune trace suspecte n'eût été décelée sur son émouvante dépouille, je savais fort bien que certains poisons étaient inodores et indécelables à moins d'en trépasser. L'homme dévolu à cette tâche ingrate était un vieil herboriste affûté à qui j'avais promis une rente pour sa famille nombreuse. Je lui faisait d'autant plus confiance que j'avais sous la main sa plus belle fille, laquelle avait été déflorée par mon bon plaisir. Trois autre venaient derrière leur aînée, que je pouvais honorer tout aussi bien que faire pendre. Il savait que si le moindre malaise venait à affecter ma sœur, ses enfants ou moi-même, elles se balanceraient promptement au gibet en haut de la tour du bourreau.

Mes gens m'ayant assuré que tout était fin prêt et ayant introduit Olas qui se tenait près de la desserte à vins, je revins m'asseoir derrière mon bureau après y avoir mis un peu d'ordre et avoir fait disparaître sous mon écritoire cartes d'état-major et rapports. Je jouai négligemment avec un coupe papier lorsqu'on introduisit Valarr Irrohrin dans mes appartements. Sans me lever, j'accueillis le Bravoosi avec autant de chaleur qu'il m'était possible.

- Ser Irrohrin, tout le plaisir est pour moi ! Avez-vous fait bon voyage jusque aux Eyriés ? J'espère que les nouvelles dispositions que j'ai mises en place quant à la circulation des voyageurs et négociants à travers le Val n'ont pas trop différé votre arrivée !

Je lui désignai un fauteuil devant mon bureau, faisant face au mien. Je me détendis en m'appuyant contre le dossier, non sans remarquer les traits tirés de mon invité.

- Je suis navré, mentis-je, de vous avoir contraint à différer votre repos par cette invitation à une heure tardive, mais, comme vous le savez peut-être, la sécurité du Val et de tous ses sujets est ma plus grande préoccupation... et ça, en revanche, c'était la pure vérité.


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Dernière édition par Smaug Corbray le Mar 1 Oct - 23:24, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé]   Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé] EmptyVen 27 Sep - 9:06

Je confiais le vin à un serviteur en lui indiquant quoi faire avant de m’incliner avec plus que du respect devant lord Smaug. Avec lui, un faux pas et ma tête viendrait à décorer les murs de la forteresse. Je devais jouer avec attention… Et m’en faire un allié, au temps pour moi que pour Mereth. Je n’étais pas idiot : j’étais un étranger ici, ami ou pas de Mereth il n’en restait pas moins que je venais de Braavos et non pas du Val. Ma loyauté allait bien évidement aux miens. Mais pour l’instant je devais aussi m’assurer que mes hôtes n’allaient pas me trancher la tête. Autant également s’en faire des amis.

Je tiquais légèrement à l’utilisation de « Ser ». Je n’étais pas un chevalier. Loin de là. Et qu’on me compare à eux… était une insulte. Non pas pour moi, mais bien pour les porteurs de lame. Je fis cependant un gracieux sourire à la suite de son discours. Il utilisait mon nom de famille ? Bien, j’allais faire de même pour ne pas le contrarier.

« Excellent Lord Corbray. Nous n’avons eu aucun problème avec Lord Baelish. Vos dispositions de sécurité sont plus que compréhensibles. Je ne suis point un ser. Simplement un messire. »

Je m’assis quand il me l’autorisa avec un signe de tête pour le remercier. Pour l’instant mon mal de tête était léger. C’était plus agréable. Je pourrais me concentrer sur la discussion. J’allais réussir à neutraliser cette douleur ou du moins passer plus loin. Je sondais du regard l’homme et eu un léger sourire. Navré ? Non. Je ne pensais pas. Je restais silencieux en le détaillant en silence. Je détaillais l’homme puissant en silence qu’est-ce qu’il souhaitait faire ? Aucune idée. Il fallait que je sois prudent. Je secouais la tête

« Il n’y a pas de mal, je me dois d’être disponible. Pour le protecteur du Val et le frère de la reine. Qu’importe l’heure, je me plie à vos demandes. Et de toute manière le repos n’est pas ma priorité actuellement. Votre invitation est un honneur et un plaisir Lord Carbray. »

Je vis un vieil homme entrer avec le vin décanté, le rouge était scintillant, profond, magnifique. Je souris légèrement et ne dis rien quand je le vis goûter. J’observais Corbray sans rien dire un instant et souris.

« Je me dois vous féliciter pour votre prudence Lord Corbray. Tout ce que j’ai pu voir était intelligemment fait. Enfin, venant d’un homme méticuleux et intelligent, cela n’est pas étonnant. »

J’eus un sourire sans rien rajouter de plus.
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MessageSujet: Re: Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé]   Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé] EmptyDim 29 Sep - 18:44







Le goût amer de l'exilValarr & Smaug










Valarr Irrohrin n'était pas venu les mains vides, en effet. Il remit la bouteille qu'il tenait dans une main à Olas, lequel s'empressa de faire les manipulations nécessaires pour permettre au vin de respirer et nous révéler toutes les subtilités de son bouquet. Tandis qu'il m'assura avoir fait bonne route, il crut bon de souligner qu'il voyageait de concert avec Lord Baelish, notre grand argentier. Mon regard se fit plus perçant que jamais alors que je notais dans l'inflexion de la voix un changement lorsqu'il prononçait le nom de Mereth. Quel était le lien entre les deux ? Purement intéressé par les profits mercantiles? Politiques ? S'il faisait partie des proches de l'Argentier, alors il serait amené à approcher ma sœur, et dans ce cas, il allait avoir droit au traitement spécial que je réservais à tous les hommes qui pouvaient approcher son cercle restreint, hormis les têtes couronnées, évidemment, que je n'allais pas questionner de manière musclée. Avec les souverains, je devais procéder différemment, et ma protection consistait davantage en une surveillance lors des rencontres qu'en une prévention par enquête préliminaire. En revanche, pour tous les hommes de rang inférieur, un interrogatoire plus ou moins serré était de mise.

- Vraiment, vous avez fait une partie du chemin ensemble ? J'imagine qu'il a dû vous paraître un peu moins long. Lord Baelish sait être un plaisant interlocuteur. dis-je tandis qu'on frappait à la porte.

Un valet alla ouvrir et un lieutenant de la Garde s'avança avant de s'incliner devant mon bureau. Un signe de la main, un regard et il contourna ce dernier pour venir me murmurer à l'oreille en me tendant un pli cacheté. Je l'ouvris, en pris connaissance et secouai la tête en souriant, l'air satisfait. Je tirai une bourse d'un des tiroirs du bureau et la remis au lieutenant qui s'inclina à nouveau et prit congé en reculant jusqu'à la porte avant de disparaître dans le couloir. Je relevai la remarque de mon invité qui soulignait ne pas mériter le titre de Ser, ce dont j'avais bien conscience. Flatter pour mieux circonvenir était dans mes habitudes, contrairement à ma sœur qui exprimait plus volontiers sa sincérité en toute circonstance. Quant à moi, je ne la réservais qu'aux personnes qui m'étaient chères.

- Vous ne pourrez certes prétendre au titre de chevalier par l'épée, mais un homme peut se montrer vaillant et utile à une cause de bien d'autres façons. Le commerce en est une. Travailler pour l'épanouissement économique du Val pourrait vous valoir un titre équivalent et les avantages qui vont avec. Nous avons effleuré l'idée la Reine Sharra et moi-même. Rien n'est encore arrêté, mais il ne parait pas déraisonnable de récompenser par quelques honneurs, les artisans de la puissance du Val, quelle que soit l'arme qu'ils mettent en oeuvre pour y contribuer.

Je fis signe à mes gens de dresser le couvert sur une petite table près de la cheminée. Il s'acquittèrent de leur tâche avec célérité.

- Reste pour moi à déterminer quelles sont vos intentions dans ce domaine que vous semblez bien maîtriser. Votre commerce semble florissant et j'ai pris mes renseignements à votre sujet. Il ne tient qu'à vous de faire les bons choix et de prouver au Val votre dévouement, d'affirmer votre loyauté. Un rictus amusé au coin des lèvres, je balayai d'un geste de la main les flatteries que le Bravoosi me servait depuis qu'il était entré dans la pièce.

- Honneur et plaisir vont rarement de pair, vous en conviendrez, Messire Irrohrin. Le plaisir s'accorde souvent mieux avec les affaires. Je suis homme à préférer les actes aux mots, et je tiens toujours parole. On peut considérer que c'est une forme d'honneur, même quand je tranche la tête de mes ennemis, comme je l'avais promis.

J’appuyai les derniers mots d'un regard pénétrant et froid. Une forme d'avertissement qu'il convenait de ne pas prendre à la légère. Je souris à la réaction du marchand qui avait la bonne idée de ne pas s'offusquer lorsque mon goûteur fit son travail.

- Prudence est mère de sûreté ! Le Val n'a pas que des amis. Il en est ainsi lorsqu'on ne se rend pas aux arguments de ceux qui espèrent entraver notre libre arbitre. Les plus inconséquents pourraient céder à la tentation illusoire de faire pression sur nous par des procédés lâches et fourbes. Mon rôle est de prévenir ces risques, par tous les moyens. En effet ces dispositions que vous constatez sont absolument nécessaires.

Je me levai, prenant appui sur mon bureau des deux mains et me penchai en toisant le marchand de mon regard froid.

- Il en est d'autres, plus radicales et définitives, que, je l'espère pour vous, vous n'aurez jamais l'occasion de voir à l'oeuvre, Messire Irrohrin.

Puis je contournai le bureau pour me rapprocher de la table et d'un geste, enjoignis mon invité à s'y installer, face à moi. Je m'assis, prenant soin d'écarter de l'assise Dame Affliction qui ne quittait mon côté que le soir au coucher, pour reposer près de mon lit sur une banquette.

- Passons à table si vous le voulez bien. Nous allons nous régaler d'un couple de perdreaux que j'abattis ce matin de deux flèches. Je crois que votre cadeau se mariera à la perfection avec ce met.

Un geste de ma main et l'échanson remplit du beau liquide vermeil irisé d'éclats rubis nos deux coupes. Lentement je pris la mienne et humai le bouquet du breuvage avant d'y tremper mes lèvres. Une saveur charpentée envahit mon palais, provocant une satisfaction non feinte.

- Excellent ! Buvons aux affaires et aux négociations qui leur donnent saveur. M'exclamai-je en levant mon verre.

Tandis que le service des assiettes se mettait en place, nous offrant le délicat fumet des volatiles cuisinés aux raisins et aux champignons, je reposai ma coupe pour saisir mes couverts et attaquer l'oiseau en quelques coups tranchants bien placés. Puis je portai la première bouchée à mes lèvres, la mâchai, avant de l'avaler avec délectation.

- Il n'y a pas plus grand plaisir que dépecer une proie qu'on a soit même abattue, n'est ce pas ? Je suis certain qu'il vous arrive de l'éprouver quand vous terrassez un concurrent pour lui prendre ses marchés.

J’enchaînai quelques bouchées avant de boire une nouvelle gorgée du nectar apporté par mon invité.

- A quoi seriez-vous prêt pour devenir notre partenaire commercial, messire ?

Je restai volontairement vague pour l'instant, laissant à mon interlocuteur le soin de me montrer ce qu'il avait dans les tripes.




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Dernière édition par Smaug Corbray le Mer 2 Oct - 12:05, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé]   Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé] EmptyLun 30 Sep - 14:15

Je soutenais le regard de l’homme qui ressemblait plus à celui d’un aigle qu’à celui d’un humain actuellement. Il me dévisageait avec attention, chacun de mes mots semblait être analysé et décortiqué par l’homme. Pas de doute… Cet homme était… prudent. Très prudent. Et je devais l’être encore plus si je voulais garder la tête sur mes épaules. Et voir réellement ce qu’il me voulait… réellement… Me tester ? Sûrement. Pourtant je n’avais jamais rien fait contre le Val. Après tout, c’était même l’inverse. J’avais discuté avec Lord Bellmord et nous avions presque trouvé un accord… S’il me fallait convaincre chaque noble du Val… Je ne savais pas si j’aurais assez de bouteille de vin… J’en ferais venir d’autre. Je hochais la tête quand il parla de Mereth.

« Je l’ai accompagné pour affaire à Dorne. Nous nous connaissons depuis des années. C’est un ami précieux. »

C’était comme ça, je n’avais peut-être pas envie de lui raconter toutes nos relations. C’était pourtant connu que nous étions amis tous les deux. Et officiellement, rien de plus. Je n’allais pas m’amuser à lui raconter nos moments intimes. Et puis quoi encore ? Chacun son truc. J’observais le lieutenant s’approcher et donner visiblement une excellente nouvelle puisqu’il reçu une bourse. Bien. Je le notais sans pour autant faire une remarque à ce sujet à l’homme. Comme pensé avant : je tenais à ma tête. Un titre dans le Val… Quand même. Je n’en avais pas besoin. Et il usait de la flatterie… Aussi bien qu’un marchand de Braavos. Je pouvais parler : je maîtrisais plus ou moins cet art. J’eus un simple sourire et penchais la tête sur le côté.

« Je crains ne pas mériter quelques titres que ce soit. Je ne suis qu’un humble marchand qui fais simplement ce pourquoi il est doué. »

Rien de plus. Et je sentais que cette faveur me coûterait quelques petites choses importantes. Les serviteurs dressèrent la table et j’observais à nouveau l’homme en face de moi sans rien dire. Mes intentions ? Je faussais un sourcil et restais silencieux encore un moment, le laissant continuer sans rien dire. Je notais la menace sans rien montrer. Deuxième fois qu’un noble me menaçait… Soit. Puisqu’il fallait prouver que je n’avais aucune intention belliqueuse…

« Lord Smaug, je suis plus que reconnaissant envers le Val de m’offrir gîte et couvert. Je n’ai nullement l’intention de m’être en difficulté un royaume qui m’accueille ainsi. J’ai l’intention de le soutenir. C’est la moindre des choses. »

Je restais calme sans rien dire. La prudence. Oui, je connaissais cela. Je touchais machinalement la cicatrice que j’avais eu à Dorne. Je soutenais le regard de l’homme quand il me menaça une troisième fois. Et bien… Au temps pour moi et l’hospitalité du Val, mais je pouvais le comprendre. Il était responsable de la sécurité… Je penchais légèrement la tête sur le côté.

« J’espère ne jamais vous donner une occasion de me montrer ces méthodes. »

Je préférais rester un ami… Que passer sur la table de torture. Je me levais lentement pour le suivre à table sans rien dire d’autre. Je hochais la tête en l’écoutant. Et eu un petit sourire à sa remarque.

« Je vois que vous êtes un chasseur émérite. Je pense oui. »

Je m’assis lentement et observais le serviteur remplir nos verres du vin en silence. Je pris la coupe et bus une gorgée. Parfait. Je souris à sa remarque et levais mon verre face à lui.

« Choisis parmi ma collection des vins les plus fins. Buvons. »

Je bus une gorgée et souris. Il était effectivement délicieux. Le ballet des serviteurs se déroula sans aucune difficulté. Je le laissais entamer en premier le plat avant de découper la viande pour la savourer sans rien dire. Je levais les yeux sur l’homme et eu un sourire amusé.

« En tant que marchand, en particulier de Braavos, prendre le marché d’un concurrent c’est effectivement quelque chose de savoureux. Tout se joue entre sourire et compliment. »

Tout était beaucoup plus particulier à Braavos. Je mangeais délicatement en observant l’homme. Je l’observais et bus une gorgée de vin avant de répondre.

« Tout dépend ce qu’en face le Val me propose. Je commercialise du vin, des épices et je pense me diversifier avec les textiles. Tout dépend ce que vous me proposez comme commerce. Si vous avez des propositions, je vous écoute avec attention. »

Je plantais ma fourchette dans la viande pour manger un nouveau morceau de viande.

« La viande est délicieuse. »
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MessageSujet: Re: Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé]   Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé] EmptyMer 2 Oct - 15:03







Le goût amer de l'exilValarr & Smaug










J'écoutais le marchand bravoosi avec la plus grande attention tout en me régalant de bonne chair et d'excellent vin. Ainsi n'était-il pas fermé à l'idée de diversifier son commerce ? Voilà qui pourrait être intéressant. Je me gardai toutefois de manifester le moindre enthousiasme et un sourire convenu étira mes lèvres lorsque je l'entendis mettre en balance ce que le Val avait à lui proposer en échange d'un accord. Je m'essuyai la bouche avec un coin de serviette avant de répondre en m'adossant à ma chaise.

- Eh bien, vous l'avez dit vous-même, déjà nous vous offrons l'hospitalité, ou devrais-je dire l'asile ? Où en êtes-vous Messire Irrohrin, avec les forces en présence en Essos ? Où en êtes-vous avec les autres royaumes de Westeros ? Me trompai-je en disant qu'au delà du détroit, votre tête est plus ou moins mise à prix ? Une certaine pression semble peser sur les flux commerciaux avec l'omniprésence des flottes de Volantis, ai-je tort de le penser ? Quant à Westeros, je suppose que tout dépend du royaume avec lequel vous tentez de commercer ? Dites m'en plus sur les rapports que vous entretenez avec tous ces potentiels ou efficients partenaires.

Je jouai avec ma coupe tout en observant l'homme dont j'avais senti la réserve lorsque j'avais évoqué son lien avec Mereth Baelish. J'aimais à croire qu'il était indispensable de connaître ses ennemis, mais encore davantage ses amis, car seuls les seconds pouvaient trahir. Quelles étaient les attaches, les leviers qui pouvaient motiver l'homme et ses choix ? Il me fallait le découvrir.

- Je me suis laissé dire que vous êtiez marié, Valarr. Je suis étonné que vous n'ayez amené votre épouse dans votre nouvelle patrie d'adoption. Ne serait-elle pas plus heureuse et en sécurité auprès de son époux et dans le Val ? Nous serions ravis de l'accueillir, tout comme chaque membre de votre famille.

Tandis que nous achevions le plat chaud, le serviteur desservit et un petit commis de cuisine apporta des pâtés de faisan, de lièvre ainsi que de petites bouchées briochées garnies d'une fricassée de petits légumes coupés en dés fins. Chargé des plats, l'enfant fit tomber un couvert sur le tapis qui recouvrait la dalle froide. Le premier serviteur qui n'était autre que son père s'avança et leva le bras pour calotter le petit. Sans adresser un regard au premier, je bloquai son bras et le tordis, lui arrachant un cri de douleur. Je me penchai pour ramasser la cuillère et la tendis au gamin.

- Tu nous en apporteras une autre, petit !

Puis, me tournant face au père j'ajoutai:

- Considère que ton service auprès de moi prend fin à cette minute. La Reine décidera de te garder ou pas au service des cuisines. Et ne t'avise pas de toucher un seul des cheveux de ton fils ou je t'étriperai moi-même.

L'enfant s'inclina et disparut dans les communs, quant au père il était décomposé et semblait paralysé par mes paroles.

- Disparais de ma vue ! Hurlai-je alors.

Il s'exécuta dans la seconde. Je connaissais cette famille, un père veuf avec deux enfants. L'homme était métayer mais avait dû s'engager au service des cuisines pour nourrir ses enfants, une situation difficile sans doute, mais qui ne justifiait pas qu'on maltraite son enfant. Je plaiderai auprès de Sharra son maintien dans son poste afin de ne pas laisser les enfants sans ressource et de ne pas les priver de leur père, eux qui n'avaient déjà plus de mère. Mais quelques idées effleurèrent mon esprit pour offrir un autre avenir au garçon et à sa sœur.

- Régalez-vous, Valarr ! m’exclamai-je tandis que d'un geste je commandai à l'échanson de nous resservir de cet excellent cru. Puis j'ajoutai, laconique: en effet nous avons quelques suggestions de diversification à vous proposer. Il faut pour cela que la Reine vous reçoive en audience privée. Je ne doute pas qu'elles pourraient vous intéresser et être concrétisées avec notre soutien, pour peu que vous offriez des preuves de votre entière loyauté au Val.

Et bien sûr la perspective d'un enrichissement conséquent dans un contexte plus sûr que le détroit ne pourrait pas laisser le marchand bravoosi indifférent, mais une telle entente ne pourrait se faire sans que Sharra et moi ayons réponses à des questions cruciales de la part de Messire Irrohrin. Tandis que nous dégustions la suite du repas, et que je poussais la saucière vers mon invité, après que le jeune garçon soit reparu avec un couvert propre pour nous servir, je conclus:

- La Reine, ma sœur vous convoquera prochainement, afin que nous discutions de tout cela sous le sceau du secret. Il va sans dire que la moindre fuite de votre part à ce sujet vous fera rencontrer une autre Dame tout aussi affûtée. Achevai-je en portant ma main d'épée sur le pommeau de Dame Affliction.


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MessageSujet: Re: Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé]   Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé] EmptyMer 2 Oct - 16:47

Je savourais le repas en observant mon hôte sans rien dire. Je fronçais très légèrement les sourcils en l’écoutant. Qu’avait-il inventé là ? Moi ? Recherché ? La bien bonne idée ! Mais non, je n’étais pas recherché. Encore heureux. Je n’avais rien dévoilé concernant les affaires de Braavos ou tout ce qu’on pouvait me dire. Les lettres étaient dans une cassette cachée dans un de mes nombreux coffres pour m’assurer que personne ne les toucherait. Même Valkiaz ignorait où elles étaient. J’eus un mince sourire en buvant une gorgée de vin avant de répondre d’une voix douce :

« Asile si on veut, oui. J’en suis… à Attendre de pouvoir rentrer et qu’on libère mon commerce. Si j’ai des nouvelles c’est par ma famille restée là-bas. Je gère mon commerce d’ici, depuis… six lunes il me semble, comme je le peux. Vous avez parfaitement raison… Les flottes de Volantis alourdissent les échanges… Et il y a eut déjà quelques regrettables accidents avec des navires injustement coulés. Concernant mes partenaires… j’avais des partenaires pour du vin avec la Compagnie Commerciale Maritime de la Treille du Bief, mais avec la guerre… Cela est compliqué d’honorer ces contrats. Cela remonte… à la sixième lune de l’an dernier. Un an et trois lunes. À peu de choses près. Et je crains que vous n’ayez perdu votre pari Lord Smaug, ma tête n’est pas mise à prix. »

J’eus un petit sourire et finis ma coupe. Avant de sentir le moindre sourire disparaître de mon visage. Ma main se porta là où j’avais été blessé le jour où on avait enlevé Azhana… Et je sentis mon regard devenir sombre. Je hochais gravement la tête.

« Oui. Je le suis. À une jeune femme de dix-huit ans. Cela s’est passé à Dorne. J’aurais aimé qu’elle découvre le Val. Mais… Il y a eut un incident… Je n’ai pas réussi à empêcher son enlèvement et je continue à la chercher comme je le peux, avec les moyens à ma disposition, mais pour l’instant… aucune nouvelle. Quant au reste de ma famille… la traversée est trop dangereuse pour qu’ils ne fassent que la tenter. Pour eux il est mieux de rester à Braavos. Puis je crains que mes parents ne soient trop vieux pour voyager… »

Je m’assombris à nouveau et bus une nouvelle gorgée de vin. Je laissais les serviteurs débarrasser sans bouger pour éviter de leur causer du souci. Je souris au jeune garçon. Quel âge pouvait-il avoir ? Dix ans ? À tout casser ? Je restais surpris du geste du Lord en face de moi lorsqu’il tordit le bras du père ayant voulu frapper son fils. Rare étaient les puissants à observer cela. Je souris au jeune garçon qui disparu sans demander son reste. Effrayé. Il y avait de quoi, l’homme en face de moi pouvait… se révéler l’être. Je grimaçais quand il hurla sur le pauvre homme qui disparu. Je l’observais partir avant de me tourner vers mon hôte et de parler avec sincérité :

« Il est rare pour un homme de votre stature de s’intéresser aux gens et aux enfants à son service. Remarquable Lord Smaug. »

Je trempais à nouveau mes lèvres dans le vin sans rien dire. Je souris à l’évocation de sa sœur… Avant de claquer de la langue de contrariété. Je commençais à être agacé qu’on me menace pour un oui ou pour un non ! Néanmoins, je ne fis pas plus ample commentaire là-dessus.

« Cela serait un honneur de rencontrer sa majesté pour discuter de cela avec vous. Je n’y vois aucun inconvénient. Et n’ayez aucune crainte, je sais tenir ma langue. Le secret fait également partit du bagage de savoir quand on est un marchand. Laisser fuiter une information peut coûter très cher. Ainsi, soyez assurez de ma discrétion et tant que rien ne devra être révélé, nulle personne en dehors des présents ne sera au courant d’entrevus ou de leur contenue. Votre Dame aiguisée pourra rester dans son fourreau. »

Je souris au jeune garçon qui me remplissait mon vin qui baissa les yeux et qui recula un peu. À croire que je lui faisais peur également. Je l’observais puis observais Lord Smaug, l’interrorerais-je sur l’éducation des petites gens ? Nous allions éviter.

« Et en dehors de cela, de la politique et de la marchandage, bien que cela soit deux choses très proches, qu’aimez-vous faire lorsque vous trouvez quelques heures libres Lord Smaug ? »
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MessageSujet: Re: Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé]   Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé] EmptySam 5 Oct - 20:10







Le goût amer de l'exilValarr & Smaug










Je sentais l'agacement poindre chez mon invité, sous mes coups de boutoir verbaux. Il faut dire que ma langue savait se faire perfide et mes crochets venimeux lorsque je voulais assujettir une victime. Valarr commençait à s'impatienter et à montrer des signes de nervosité dans ses réponses, moins mielleuses, plus abruptes, plus directes, révélant non seulement des pans de  la nature profonde de l'individu mais aussi ses motivations. Sous le lustre raffiné sommeillait un homme maîtrisant une certaine forme de combat. Certes, il n'avait rien à voir avec les armes, et les manœuvres militaires, sur un champ de bataille le Bravoosi ne tiendrait pas en vie plus de cinq minutes. Mais son expertise se situait ailleurs, sur un autre terrain qui allait m'être utile. Je m'adoucis donc pour, après avoir quelque peu malmené mentalement l'objet de mon intérêt, mieux le rassurer, le bercer. Je me penchai en avant pour poser ma main sur la sienne, mon anneau sigillaire de corbeau frôlant ses bagues dispendieuses de marchand, plongeant mon regard bleu glacier dans le sien.

- Allons, Valarr, ne vous méprenez point, je n'ai pas voulu être désobligeant. Vous êtes ici chez vous. Je suis rassuré que votre tête ne soit pas mise à prix et je préfère grandement vous savoir en sécurité auprès de nous que bravant les foudres d'un Tigre qui met des bâtons dans les roues de votre commerce. De la roue de la fortune à la roue des tortures, le pas est vite sauté, avec un individu aussi avide de conquêtes par la destruction.

Je repris une gorgée de ce breuvage grisant et exerçai une pression discrète sur la main que je tenais sous la mienne.

- Pour ma part, je préfère, la conquête par le plaisir que par la destruction, du moment qu'on ne déclenche pas mon ire.

Hormis le duel qui s'orchestrait entre le marchand et moi, hormis un certain trouble, je demeurais le Corbeau, veillant sur le Val au côté du Faucon et j'écoutais avec un intérêt grandissant les explications de Valarr au sujet de sa situation. Ainsi son commerce avec ses habituels partenaires s'était quelque peu compliqué à cause des conflits qui éclataient un peu partout, en Essos, comme en Westeros. A priori, rien dont je ne me doutais déjà, mais les détails au sujet du Bief retinrent mon attention. Ainsi, même avec un partenaire aussi florissant, Valarr avait du mal à voir garantis ses acheminements.

- Le Bief est un Royaume des plus prospères, mais ses velléités sur ses voisins en font la cible de plusieurs ennemis, sur plusieurs fronts, et ce depuis des générations. Tout les Royaumes n'adoptent pas la sage position de la paix et de la neutralité. Le Val, quant à lui, s'est attaché à considérer que tant qu'un voisin n'envahit pas son territoire, il n'est pas un ennemi. C'est en tout cas, la ligne de conduite que le Roi Jehan avait inssuflé et la Reine Sharra lui aura encore donné plus d'envergure. Souvenez-vous de Goeville. C'était un appel à la paix et au bon sens. Très moyennement entendu et suivi d'effets, je vous l'accorde. Mais qui sait ce qu'il serait advenu de Westeros sans le Conclave qui permit tout de même à quelques alliances pacifiques de se nouer ? Il y a fort à parier que le continent aurait sombré dans des guerres croisées entre tous les royaumes. Le Val assure toujours ses alliances d'une totale sauvegarde. Il les choisit aussi avec un soin infini et oeuvre avec patience pour les faire fructifier. En des termes plus simples, il les chérit et en prend soin. Tout comme il chérit les liens familiaux et ses sujets. ajoutai-je pour répondre brièvement à sa question au sujet de l'incident avec les domestiques.

Je retirai ma main pour attraper une clochette posée sur la table et la secouai. La porte s'ouvrit et un chariot chargé de fromages et de desserts élégamment dressés par nos pâtissiers apparut, poussé non par un serviteur en livrées aux couleurs du Val, mais deux ravissantes nymphes couvertes de voilages délicats. Elles desservirent  en nous frôlant de leurs corps voluptueux, notre couvert et placèrent devant nous deux assiettes, l'une remplie de petites portions de fromage, accompagnées de raisin, l'autre couverte de portions de gâteaux et de glace agrémentés de coulis.

- Je suis bien désolé pour votre épouse ! Quelle tragédie ! Si nous pouvons hâter son retour auprès de vous,  par le paiement d'une rançon, je peux vous assurer que la Reine Sharra ne restera pas insensible à la détresse d'un loyal allié. Si tractations il y a, elles peuvent cependant prendre du temps... Laissez vous distraire un peu de cette situation déchirante, mon ami... Prenez quelques délassements en bonne compagnie ... N'y voyez aucune infidélité. Votre cœur est déjà pris, n'est-ce pas ?

Je me grisai déjà de voir tournoyer ces corps souples et lascifs autour de nous, songeant pourtant que mon cœur était définitivement pris aussi. Un petit ruban cousu par Thalia avait beau orner l'envers de l'un de mes gants, c'était à une autre que j'appartenais corps et âme, mais la trace en était invisible, inavouée.

- Concernant vos parents, je vais essayer de voir ce que je peux faire pour assurer leurs vieux jours, en proportions des services rendus au Val par leur remarquable fils. Je vous l'ai dit, la famille passe avant tout pour moi. Et la famille de mes amis est ma famille.

Je ne mentais pas en disant cela. La preuve en était de mon lien indéfectible avec les Grafton et leur descendance. En totalité, cette famille qui m'avait honoré de sa patience, de sa bonté, dans mes années d'apprentissage était après celle des Arryn et des Corbray, dont j'étais le seul à porter désormais le nom, la plus chère à mon cœur. Jamais l'emblème de Cordial n'avait été aussi sincère. Trois corbeaux portant trois cœurs, trois maisons.  Arryn, Corbray et Grafton. Je le répéterai encore à mon dernier souffle.

-Soyez assuré que la Reine Sharra Arryn vous recevra en temps voulu. Peu importe vos inconvénients, d'ailleurs. Tant que nous n'avons pas l'assurance de votre entier dévouement en échange de notre protection, et même après, quand vous serez à son service, vous vous devrez de répondre à ses convocations séance tenante, comme tout sujet du Val. C'est moi qui y veille en personne. Grinçai-je avant d'attraper au vol un des jeunes donzelle pour l'embrasser à pleine bouche.

Le jeune lieutenant avait bien fait son travail de recrutement et les pièces sonnantes de ma bourse, il les avait bien employées. Les bordels du Val, bien que dissimulés plus qu'en d'autres royaumes, souffraient largement le détour en comparaison, sauf peut-être les dorniens.

- Rassurez-vous, Messire Irrohrin, ce n'est pas Dame Affliction que je vais défourailler cette nuit...Voulez-vous profiter des desserts en notre compagnie  ...

Disant cela, je laissai la rousse des deux qui nous servait dégrafer ma cuirasse. Par bonheur je ne revenais pas d'un entraînement de cavalerie, comme je les affectionnais et j'avais abandonné mon armure de plates depuis la fin d'après-midi. J'adressai ce regard lascif et provocateur à toute l'assemblée, prenant soin, cependant de donner congé aux serviteurs du château. Seule une petite part de la Garde Royale restait en faction devant mes appartements, tandis que la majeure partie veillait à protéger la Reine et ses enfants. Ma famille. Comme les ailes protectrices du Corbeau.

Sous les mains de la jolie rousse Dame Affliction rechigna à se laisser déboucler. Je repoussai la jeune officiante et le fis moi-même. Puis je pris soin de la remettre dans l'antichambre à deux des gardes royaux qui m'étaient les plus fidèles, ceux qui avaient formé le carré sous mes ordres pour extraire Jehan des lignes ennemies, ceux qui n'avaient trouvé comme moi que le cadavre mutilé de leur Roi. Cherchant à chasser ces funestes images et d'autres bien plus brûlantes, je revins vers mes "invités" et me tins debout. Je glissai un regard chargé de défi à Valarr Irrohrin, tout en caressant le galbe d'un sein sur lequel cascadait une opulente chevelure rousse. Sa comparse, une belle blonde, se trémoussait déjà devant mon invité. C'était fou comme quelques pièces promises pouvaient rendre un visage aimable.


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MessageSujet: Re: Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé]   Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé] EmptySam 5 Oct - 22:47

J’étais réellement agacé de toutes les menaces que je pouvais entendre à mon encontre… Les étrangers n’étaient pas bien vu ici. Comme partout… Mais en ces temps de guerre c’était pire que tout… L’étranger devenait une cible à abattre car capable de trahir pour quelques sous… Tss. De là où je venais mon nom de famille suffisait à me faire avoir tant de chose et le respect. Les Irronrhin étaient hommes de parole et d’honneur. Une promesse chez nous valait contrat. Mais ici, à part un étranger excentrique, je n’étais pas grand-chose de plus… Il faudrait donc que je me fasse également un nom ici… Puisqu’il le fallait… Je le ferais. Par tous les dieux : j’y arriverais. Je restais surpris que l’homme pose sa main sur la mienne, mais je ne retirais pas la mienne. La bague que m’avait offert Valarr touchait celle de l’homme. Je soutiens son regard sans aucune peur lorsqu’il se pencha vers moi. Regard bleu contre regard bleu. Je hochais la tête sans rien dire. Oui. Et cette roue pouvait tout aussi bien changer pour un individu avide de protéger les siens. La pression me fit très légèrement hausser un sourcil. Serait-il intéressé par une danse de nos deux corps ? Je hochais légèrement la tête avec un fin sourire.

« Apprenez donc que je n’ai nullement l’intention de déclencher votre ire. La vie doit être guidée par le plaisir et la bonne compagnie et non pas par la colère. Vin, épice, bonne chaire et agréable compagnie… Rien de tel que pour vivre vieux. »

Je glissais une mèche blonde derrière mon oreille sans rien dire. Mon écoute fut entière pour lui lorsqu’il parla du Bief et du Val. Goëville. Je me souvenais très bien, j’étais là à cet instant, je me souvenais bien de ces instants. Je hochais en silence la tête. Les accords secrets dans les salons… tout cela… Je penchais légèrement la tête sur le côté et déclarais doucement.

« J’étais là à Goëville Lord Corbay. Je m’en souviens bien, c’est là-bas que j’ai signé mes contrats avec le Bief. Ainsi… biens des traités ont été signés. »

Il retira sa main. Il avait une main de guerrier, avec des cals et des muscles particuliers. Mmh… Je notais qu’une main comme ça pouvait me briser le cou sans aucune difficultés. Je l’observais sonner une clochette et tournais la tête pour voir deux créatures sublimes aux voiles légers venir avec dessert et fromage. J’eus un regard appréciateur sur chaque courbe que peu de chose dissimulait. Mmh… intéressant comme manière de finir une soirée. Je ne toucherais cependant que si j’en avais la permission. J’observais le lord en face de moi et secouais tout doucement la tête.

« Je crains ne même pas avoir la moindre demande de rançon… Mon cœur n’est pas prit, mariage arrangé, mais je ne dis jamais non à ce genre de délaissement. Qu’importe avec qui. »

Je frôlais la courbe d’une cuisse du bout des doigts et la jeune blonde se laissa faire sans aucune protestation. Visiblement elle était payée pour ça. Je restais surpris à sa remarque avant de rire légèrement en secouant la tête.

« Ils n’ont pas besoin d’aide pour assurer leurs vieux jours ! Mon frère est proche d’eux, tout comme le reste de ma famille. Ils ne sont pas à plaindre. Mais je vous remercie de vous inquiéter pour eux, lord Smaug. »

Je hochais la tête à sa remarque avec un fin sourire.

« Soyez sûr qu’à moins d’avoir les deux jambes coupées à l’instant de son ordre, je viendrais sur le-champs. Qu’importe l’heure et ce que je serais en train de faire. »

J’eus un large sourire quand il évoqua une autre dame au moins nous étions d’accord tout deux pour profiter de la soirée avec ces dames. Je l’observais se faire déshabiller avec un mince sourire amusé.

« Et bien que nos dames rencontrent ces charmantes femmes. Et peut-être entre elles. »

Je laissais la blonde venir à moi et je glissais mes mains sous les voiles légers de ses cuisses pour venir les caresser. J’observais avec un sourire complice mon ami de débauche du soir. Je remontais ma main pour flatter la rondeur d’une fesse avant d’embrasser doucement la peau du ventre de la blonde.

« Vous avez un goût incroyable Lord Smaug. Aussi bien pour le repas et pour les desserts. »

Je fis tomber un nouveau voile au sol avant d’attraper un grain de raisin et lui tendre pour qu’elle le mange du bout de mes doigts. Je sentis sa langue sur mes doigts alors que je restais à observer l’homme en face de moi.
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MessageSujet: Re: Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé]   Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé] EmptyDim 6 Oct - 20:55







Le goût amer de l'exilValarr & Smaug










Peut-être avais-je repoussé loin dans ses retranchements mon invité. Après tout, j'étais un animal politique, même si ma formation était essentiellement militaire. Mais mon titre de Capitaine de la Garde Royale du Val m'imposait une certaine vision, mon amour pour Sharra encore davantage. Ainsi se déclinait mon destin de Corbeau, défenseur du Val au côté du Faucon. Ce titre m'avait contraint à renoncer à mon amour de jeunesse, Lady Thalia Grafton, la seule à pouvoir me distraire de mes amours interdits, mais cette union m'avait été occultée par mon entrée dans la Garde Royale. Quelle épouse pourrait embrasser une vie faite de batailles et de combats sanglants si la guerre, interne ou venue du dehors de nos frontières venait à se déchaîner dans le Val ? Quelle âme vigoureuse pourrait partager ma passion pour le combat, mon engagement sur le champ de bataille ? Le plus probable scénario me verrait seul à affronter ces échéances.

Il me revint à l'esprit que mon interlocuteur n'était pas un guerrier mais un marchand, face auquel je devais ménager des opportunités de contrats que seule ma sœur pourrait valider. Nous pourrions nous passer de Messire Irrohrin mais ce dernier pourrait aussi se révéler le partenaire idéal pour nos projets commerciaux. Par ailleurs, la compagnie du Bravoosi n'était pas désagréable, loin s'en faut, et si j'avais pointé maintes fois des menaces à son encontre, c'était pour l'avertir qu'aucun propos ou acte séditieux ne saurait être toléré à présent, comme à l'avenir. L'homme était assez intelligent pour le comprendre et j'avais été assez clair. La Garde Royale gardait mes appartements, formée par moi. Ces gardes étaient prêts à tout voir et entendre, comme je l'avais jadis été, simple lieutenant de Jehan. Ils étaient mes proches, mes soutiens et confidents, tout comme j'étais leur guide. La plupart étaient des sujets de Cordial. Ma garde rapprochée, le noyau dur loyal à moi et au delà à Sharra.

" Vivre vieux", l'idée ne m'avait jamais effleuré et m’amusait à vrai dire, bien que j'affichas déjà trente trois printemps, avec la fougue qui me caractérisait, il est vrai. Arrivait cependant le temps où je devais donner un héritier à Cordial. Les champs de batailles ou les complots me vouaient à la première ligne de par ma fonction, fonction qui m'était chère et que jamais je n'abandonnerais. Contre tous, je serai le dernier rempart entre Sharra, Ronnel et Jonos et l'adversité. Mais il me fallait un héritier pour Cordial. Le glas de mes trente trois années de célibat me le rappelait cruellement. Devrais-je me résoudre à légitimer un de mes bâtards comme Lord héritier de Cordial ou céder ce titre à Jonos mon neveu ? Je devais m'ouvrir de cette question à ma sœur  et reine, et envisager de former Jonos à cette échéance si je restais sans épouse et héritier.

- Avez-vous descendance Messire Irrohrin ? Puisque votre ascendance n'a nul besoin du Val, pourrions-nous au moins protéger vos enfants ?

J’attirai la jolie rousse contre moi et la contraignis sans mal à s'asseoir sur moi tout en dardant un regard chargé de concupiscence sur mon invité.

- Votre cœur n'est pas pris ? Cela facilitera les choses dans ce cas. Néanmoins, le Val a à cœur d'appuyer les engagements de ses alliés commerciaux comme diplomatiques. Quelle est actuellement la situation de votre épouse ? Je vous invite à envoyer missive à l’instance dornienne qui a juridiction au lieu de son enlèvement. La Reine Sharra ne saurait tolérer qu'une épouse de ses alliés soit malmenée sans réagir, peu nous importe votre attachement à votre épouse, c'est symbolique. Un mariage arrangé peut parfois donner le meilleur des mariages, pour peu que les époux aient des raisons de s'estimer et de se soutenir.

La rousse walkyrie qui me chevauchait s'attaquait à présent aux lacets de mes pantes sans que je songeasse à l'en dissuader. Je fermai les yeux tandis que ses mains expertes fouillaient mon entrejambe pour en extraire le dard tant convoité.

Les paroles de mon invité parvinrent néanmoins à mes oreilles.

- Le Val excelle dans bien des domaines. Ceux des plaisirs raffinés notamment. Voilà pourquoi je suis certain que vous et vos proches pourrez y prendre racine sans manquer à vos premiers besoins.

Puis je sombrai partiellement dans le plaisir des caresses indécentes dont j'avais monnayé le prix tout en prêtant mon ouïe aux réactions de mon invité qui subissait les assauts de la blonde nymphe.

Bientôt je me levai soulevant le corps voluptueux de ma maîtresse d'une nuit pour l'emporter dans ma chambre, pièce adjacente à mon bureau où trônait un vaste lit. Un regard pour Valarr, incandescent de braises l'invitait à se joindre à nous avec sa blonde chasseresse.



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MessageSujet: Re: Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé]   Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé] EmptyDim 6 Oct - 21:43

Des enfants… Je passais souvent du temps avec les enfants des servantes ou les gamins des rues. Je les adorais. Mais je n’en avais pas encore à moi. Mon frère devrait bientôt en avoir un légitime en plus de ses deux bâtards. Eux aussi me manquaient… Mais c’était totalement autre chose. Pour ma part… Je n’avais pas de bâtard ou jamais aucune femme n’était venue m’apporter un enfant en disant que c’était le mien. Mmh… Qui sait ? Peut-être ? Peut-être que je ne pouvais pas avoir d’enfants… Je ne savais pas. Je secouais donc à nouveau la tête avec une certaine tristesse.

« Hélas, non. Même pas un bâtard. J’espère avoir un enfant un jour, fille ou garçon. »

Je l’élèverais avec tout l’amour du monde. Enfin, pour l’instant une blonde appétissante attirait mon regard et mes doigts. Je caressais tout doucement sa peau en continuant d’observer Smaug avec la rouquine qui le déshabillait. J’attendais de savourer le corps de la blonde avant de moi-même ôter mes vêtements. Je flattais tout doucement du bout des doigts son ventre et ses fesses. Je soupirais en l’écoutant évoquer des solutions que j’avais déjà essayées… Mais rien ! Pas la moindre trace d’Azhana…

« Je d’avoir déjà contacté Dorne… Azhana était la fille d’un marchand relativement riche. J’ai également fait jouer mes relations dans les branches du commerce d’hommes… Mais rien de ce côté également. Aucune information. Peut-être… Je suis sûr que nous aurions pus nous entendre. Elle voulait découvrir le monde et je lui avais promis de lui faire visiter le Val… Je n’ai pas pu honorer ma promesse pour l’instant. Peut-être qu’un jour je pourrais. Si les dieux le veulent. »

J’attirais à moi la blondinette pour continuer de caresser son corps alors qu’elle s’installait sur mes genoux. Entreprenante… J’aimais bien. Mes doigts frôlèrent tout doucement son ventre pour remonter vers sa poitrine. Les premiers besoins… Je souris avec amusement.

« Les épices du Braavos manqueraient je ne le crains. Mais votre offre est des plus généreuses. »

Je restais silencieux, interdisant à mon amante d’un soir de me donner du plaisir. Je préférais explorer son corps avec lenteur. J’adorais ses petits soupirs et sursauts sous mon toucher. Je goûtais doucement à sa peau et à son odeur avant de me lever pour rejoindre Smaug lorsqu’il m’invita à le rejoindre dans sa chambre. Sa nudité ne me gênait pas. Et je notais son regard brûlant. Je le détaillais d’un long regard appuyé sous-entendant bien des choses pour l’homme lisant le désir dans les yeux d’autrui.

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MessageSujet: Re: Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé]   Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé] EmptyLun 7 Oct - 18:11







Le goût amer de l'exilValarr & Smaug










J'avais perçu la fulgurance de la tristesse dans la voix et le regard de mon invité d'un soir. Pas d'enfant dans lequel projeter un avenir, à qui léguer ce qui fût le combat d'une vie, une jeune épouse introuvable sur le sort de laquelle planait une incertitude des plus sombres, de vieux parents certainement riches et à l'abri du besoin, mais que la guerre lui rendait inaccessibles. Plus je l'écoutais dérouler le fil récent de sa vie, plus je pensais que la vie du marchand pourrait être bien plus ensoleillée qu'elle ne l'était actuellement s'il savait œuvrer avec diligence et dévouement pour le Val.

- Peut-être que la requête, présentée par un royaume avec qui Dorne a des liens commerciaux serait mieux prise en compte que celle d'un homme seul ? Nous verrons ce qui peut être fait. Savez-vous qui pourrait se cacher derrière cet acte ignominieux ?

Je ne versais pas dans la sensiblerie envers Valarr, après tout, lorsqu'on prenait épouse, on devait s'assurer de sa sécurité. C'était purement calculé de ma part de lui faire espérer que le Val pouvait intercéder pour tenter de faire libérer sa femme. Cela ne voulait pas dire non plus, que rien ne serait tenté si nous en avions la possibilité, car je respectais la famille comme une institution sacrée, mais j'userai de ce levier pour mener Valarr là où je voulais qu'il aille. Encore, que pour l'heure, le sort de sa moitié ne semblât plus être la première de ses préoccupations. La blonde pulpeuse savait jouer de ses charmes pour distraire notre Bravoosi.

J'esquissai un sourire sardonique à la réplique du blond à la longue chevelure soyeuse au sujet des épices. Je riais sous cape en songeant qu'elle ferait une belle prise pour le monter et le soumettre.

- J'apprécie aussi ce qui est épicé, je ne peux que comprendre votre passion pour ces notes relevées qui caractérisent votre cuisine. Mais nous avons aussi nos propres épices, comme vous pouvez le constater, dis-je en gratifiant la croupe de ma rousse d'une claque vigoureuse qui fit venir la rougeur sur ses jolies fesses.




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MessageSujet: Re: Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé]   Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé] EmptyLun 7 Oct - 19:04

« Je ne souhaite pas impliquer le Val dans cette affaire privée Lord Corbray. Un transporteur de marchandise duquel j’avais eu quelques forts mauvais échos. J’ai fait ce que je pouvais pour chercher dans cette direction, mais toujours rien. Peut-être qu’avec le temps j’aurais quelques informations… Ou la tête de cet homme. Les deux peuvent être particulièrement satisfaisant. »

J’aurais adoré avoir cette vengeance, mais pour l’instant je ne pouvais pas. Je n’avais rien en mon pouvoir pour le faire. Je préférais observer la blonde qui me frôlait. Petite coquine. Et je n’aimais pas devoir quelque chose de plus au Val. Mon logement était déjà bien assez. Je souhaitais retrouver Azhana par mes propres moyens. Je n’avais pas passé beaucoup de temps avec elle… Mais j’en avais apprécié l’esprit. Avec de la chance nous aurions pu devenir amis. Enfin, c’était autre chose… Je ne pouvais pas refaire l’histoire. Clairement pas… Mais c’était ainsi… Quoi dire et que faire d’autres que ce que je faisais déjà ? Je ne voyais plus quoi faire. Dorne ne pouvait rien faire… C’était à moi de tout faire avec mes informateurs et tout ce que je pouvais faire. La blondinette me tournait autour et je la laissais faire, la caressant avec délicatesse. Je souris à la claque qu’il administra sur les fesses de sa prostituée.

« Je les découvre avec plaisir. »

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MessageSujet: Re: Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé]   Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé] EmptyMer 9 Oct - 17:44







Le goût amer de l'exilValarr & Smaug










Irrohrin semblait tenir à régler le sort de sa femme par lui-même ce qui était tout à son honneur, bien que je doutasse qu'il y parvienne étant donné les circonstances qu'il décrivait. La piraterie, les contrebandiers étaient une plaie pour le commerce et la sécurité des voyageurs. Le Val en avait sa part avec les Trois Soeurs qui était un point excentré de notre Royaume propice à bien des trafics illégaux et c'était un point de la sécurité qui me préoccupait lors des déplacements de la famille royale en mer. Un point bien moins épineux que celui de la rébellion des clans des Montagnes qui restait un problème majeur dans notre politique intérieure. Autant d'agitateurs, de fauteurs de troubles qui me compliquaient singulièrement la tâche mais me donnaient aussi une raison d'être: celle de protéger ma sœur et mes neveux, et plus largement, de protéger les sujets de leurs Majestées. Défendre les frontières du Royaume, les terres les populations du Val était la charge d' Adrian Froideseaux, Connétable des Armées, un homme de principes et un guerrier de grande valeur qui avait mon estime. Pour ma part, ma préséance ne concernait que les Eyrié et chaque endroit où se déplaçaient leurs Majestés. J'avais de grandes ambitions, oui, pour améliorer encore la Garde Royale, toujours dans le but d'assurer une sécurité sans faille à la famille de Jehan que je n'avais pu tirer des griffes de l'ennemi.

Il était parfois plus compliqué d'assurer la sécurité de Sharra contre elle-même que contre ses ennemis, tant elle était résolue à tout pour élever le Val toujours plus haut, se battre pour son honneur avec ses armes de femme, et cela parfois contre des ennemis qui, eux, portaient lames et poisons. Peu d'arguments pouvait la convaincre à plus de prudence lorsqu'elle avait un objectif en tête et nos empoignades prenaient parfois la tournure de véritables scènes de ménage. Si cela me tirait un sourire doux amer quelques jours plus tard, sur le moment, j'en étais ravagé. Enfin, ma charge devenait très compliquée quand Sharra ne séjournait plus au même endroit que ses fils. Je désirais les protéger tous trois mais il me fallait parfois faire des choix cornéliens. Fort heureusement, face à ces impératifs, j'avais toujours le soutien de Lord Grafton, ce bon vieux Willibert, un peu moralisateur, avec l'âge, il s'était asssagi, alors qu'étant jeune il ne rechignait pas à besogner ribaudes et dépuceler jouvencelles. Le mariage l'avait rangé et il n'aurait guère approuvé la débauche actuelle qui égayait mes appartements ce soir.

Les penchants différents l'avaient toujours mis mal à l'aise, tandis que je ne m'en troublais point. Que pouvait faire de séduire un cul rebondi de femelle ou celui étroit et blanc comme celui de Valarr, quand celle qu'on aimait nous était de toute façon interdite à jamais ? Mon monde se déclinait en trois cercles, celui de ma chair : Sharra, Ronnel, Jonos, pour eux, j'endurerais tout et me résoudrais à l'indicible si Sharra me le demandait, le cercle de mes amis: les Grafton, les Cirley et les Wydman, eux pouvaient compter sur moi, tant qu'il ne s'agissait pas d'aller contre la volonté de ma Reine, puis le cercle de mes ennemis, à qui je vouais haine et mépris, par les Sept, j'en avais pléthore, et tous ceux qui avaient croisé ma route avaient eu à le regretter amèrement. Il n'y avait aucune place pour l'amour dans aucun de mes cercles, hormis celui, très privé peuplé des seuls Corbray, car Jonos, Ronnel, et Sharra étaient des Corbray aussi, même si le nom des Arryn, leur titre royal tendait à le faire oublier. Moi je n'oubliais pas. Mon amour tenait dans ce petit cercle fermé, saint des saints, le calice de mon sacrifice et seul ce que j'y laissais voir était le vrai reflet du Corbeau. Dans les deux autres, j'étais soit un être en représentation, bien que loyal, mais devant caché ce qu'il ressentait vraiment derrière un masque de froideur, soit un monstre assoiffé de sang, ivre de rage. Le peuple du Val ne connaissait que ces deux visages quand je le servais. Il les craignait l'un comme l'autre, à juste titre.

Les sentiments étaient un luxe trop douloureux que je ne m'autorisais qu'en comité très privé, en dehors de cela, pourquoi m'encombrer d'une morale distinguant ce qui est bien ou mal ? Entre adultes consentants, affranchis de toute affection, une femme ou un homme pouvaient à mon sens aussi bien se consommer comme un plaisir, comme on pouvait aimer boire de l'hydromel et aimer en même temps le vin plus abrupt. Il n'était question que de plaisir, pas d'attachement, donc tout était bon à prendre. Je n'avais guère versé dans le goût des hommes, bien que cela eut cours dans les rangs de l'armée. Que ceux qui s'en offusquaient n'avaient peut-être pas connu l'horreur des champs de bataille, la solitude du guerrier loin de son foyer, les visions d'apocalyptique qui peuvent rendre fou le plus aguerri, alors il était facile de juger. Je n'ai jamais jugé mes compagnons d'armes surpris au détour d'un fourré. Même si je n'ai jamais éprouvé le besoin de céder à l'appel de la chair en ces moments. La guerre, quand elle me prenait, le faisait totalement et c'était la mort que je baisais jusqu'à plus soif.



De violents coups retentirent, frappés contre la porte de mon bureau, puis le bruit d'un huis qu'on ouvre.

- Capitaine, veuillez excuser mon intrusion, dit la voix qui se trouvait à présent derrière la porte de séparation de ma chambre. Je reconnus Ulfin Cirley, l'un des preux de Cordial, un de mes lieutenants dans la Garde.

Je lâchai le marchand et le repoussai sur le lit entre les deux filles de joie puis empoignai mes pantes et ma chemises pour me revêtir avant de sortir de la chambre et de refermer la porte derrière moi. Le Chevalier Cirley, s'inclina et me présenta ma cuirasse qu'il avait ramassée et Dame Affliction.

- Un paysan dit qu'un des villages a cramé dans les montagnes, des rumeurs circulent comme quoi ce pourrait être une attaque d'un clan des Montagnes . Le feu a pris il y a deux soirs de cela. Il y a plusieurs dizaines de morts. Le bougre qui en a réchappé a rallié la Hangarde la plus proche. C'était Ser Geralt qui y était officier de garde ce soir. Il est parti sans attendre se porter au secours des villages alentour et a envoyé deux messagers pour nous alerter. Ils viennent juste d'arriver.

Je ceignis mon épée après qu'il m'eût aidé à m'équiper et sonnai déjà la garde du château. Un autre officier vint à ma porte pour prendre ses ordres.

- Doublez les rondes dans les couloirs du Palais, les factions devant les chambres royales. Alertez la Reine. Qu'on prépare Sombrenoir avec son harnachement léger, ainsi que deux phalanges montées. Je vous rejoins dans quelques minutes dans la cour de garde.

Puis me tournant vers Ulfin, nous échangeâmes un regard plein de gravité.

- Si Geralt est tombé dans une embuscade depuis hier, avec la moitié de la phalange de la Hangarde , il ne tiendra pas ... Il est peut-être déjà trop tard ... Ce n'est peut-être qu'un incendie accidentel mais nous devons nous en assurer.

Je refermai la porte et revins dans la chambre. Il ne s'était écoulé que quelques minutes depuis que je l'avais quittée. Les deux donzelles arboraient des mines compassées tandis que Valarr me dévisageait avec un regard indéfinissable. Je dardai sur le négociant un regard qui ne souffrait pas de contestation mais où brillait la hâte d'en découdre avec l'ennemi, exacerbé par notre ébat interrompu.

- Restez dans le palais, emportez ces jeunes biches dans le quartier des invités, je vous fais préparer une chambre. Nous reprendrons cette "conversation" quand j'en aurai fini avec cette bande de sauvages. Restez en sécurité mon cher ...

Puis je fis demi-tour en ajustant ma cape sur mes spalières et sortit dans le couloir où une cohorte de dix soldats m'attendait.

- Qu'on renforce les gardes sur le pont. Doublez les  tours de garde et chemin de ronde. Remontez tous les ponts levis après notre départ ! Hardi chevaliers du Val, en selle dis-je en me dirigeant vers ma noire monture.

Nous franchîmes le pont levis qui e releva dans un grincement sinistre. Comme lors de chaque rumeur d'escarmouche avec les Clans, les Eyrié étaient clos, inviolables. Ce n'était pas la première fois que je devais mâter des soulèvements ou des pillages dans les Montagnes, ou que j'avais été alerté pour constater que ce n'était pas que de simples rumeurs mais cette fois, mon vieux mentor Geralt Wydman pouvait être en première ligne. Et il n'était plus aussi jeune que lorsqu'il me donner des leçons en me faisant pisser le sang.



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MessageSujet: Re: Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé]   Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé] EmptyMer 9 Oct - 19:46



Les coups sur la porte me valurent d’être repoussé en compagnie des deux jeunes femmes. Je posais aussitôt une main sur leur ventre comme-ci la situation était normale. Je fronçais les sourcils en entendant les nouvelles que je pouvais entendre. Et bien… Le Val était agité. J’attrapais ma chemise et mes chausses pour les remettre rapidement en écoutant avec attention ce que je pouvais entendre. Une attaque, j’espérais qu’il n’y ai aucun mort du côté du Val. En tout cas, je tiendrais ma langue. J’observais l’homme qui me renvoyais dans une chambre du côté des invités. J’avais la mienne, mais soit. Pour une nuit… Je hochais la tête et m’inclinais.

« Bien Lord Corbray. J’espère que vous reviendrez sains et saufs. »

Je l’observais partir et fis signe aux deux prostituées de se rhabiller avant d’être guidé dans une chambre d’inviter. Autant finir une nuit délicieuse ici… Je me fis donc plaisir en faisant plaisir également aux prostituées avant de revenir dans ma chambre. Valkiaz ne dit rien et je pus me reposer sans aucun problème écrire quelques lettres à ma famille et à mes contacts. Je profitais un peu de me reposer. Je baillais un peu, le soleil se couchait lentement… Valkiaz entra dans ma chambre et s’inclina.

« Maître ? Lord Smaug Corbray souhaite vous voir. »

Bien. Il était de retour. Je choisis un nouveau vin de ma collection privée avant de me rendre aux appartements de l’homme. Puisque nous devions finir de discuter. Je me fis annoncer et m’inclinais avec respect devant l’homme.

« Lord Corbray. Je suis heureux de vous voir revenir vivant. »

Nous avions une discussion à finir quand même.
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MessageSujet: Re: Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé]   Le goût amer de l'exil [Tour VI - Terminé] Empty

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