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Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ)
MessageSujet: Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ)   Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ) EmptyMar 10 Sep - 2:01

Plusieurs jours étaient passés depuis que les affres de la tragédie avait de nouveau frappé en plein cœur du domaine de la maison Hoare. Les Fleuves et le Crépuscule avaient subi leur baptême du feu non sur un champ de bataille face à l'un de ses innombrables ennemis bien décidé à le voir anéanti mais contre eux-mêmes. En effet, la malédiction semblant peser sur le sang de la Noire lignée et poussant ces membres à s'entre déchirer tels des chiens sauvages se disputant un os à ronger avait de nouveau frappée. Les leçons n'avaient été apprises de personne puisqu'à peine un an après la précédente manifestation de cette folie destructrice hantant le Sautoir le spectre de la fin par mutilation volontaire s'était de nouveau élevé dans le ciel tumultueux et sombre de l'héritier du Sel et du Roc. Plusieurs jours qui avaient vu ma colère rester constante en dépit du chatiement implacable infligé aux renégats capturés, de la purge complète des derniers éléments douteux de mes armées ainsi que le constat aigre-doux de la loyauté pleine et entière de la majorité de mes soldats et de la population.


Non, je ne parvenais point à dépasser cette ignoble trahison à laquelle je ne pouvais guère m'attendre venant de ces deux personnes chères à mon cœur. Paradoxalement, l'on m'avait encore plus contemplé que d'habitude à travers tout le sud Conflans. Des champs de lice au camp fortifié en passant par la place du bourg et ses échoppes sans oublier la cour au sein de la citadelle. Soldats, guerriers, conscrits, mercenaires, alliés, paysans, capitaines, messagers, mestre, commandants, courtisans, dames, chevaliers, artisans, taverniers et bourgeois. Tout mon peuple m'avait vu m'afficher afin de rassurer le sang des Fleuves et du Crépuscule paré d'un masque de confiance et de certitude que se devaient de montrer chaque homme en situation de pouvoir. Helena s'était également montré au cours de ces temps passés mais bien moins que moi. Après tout, elle était la sauveuse de la dynastie de nos couronnes ainsi que de notre avenir. Mon épouse était sortie auréolée de gloire de cette épreuve là ou elle avait égratigné mon image souillant prestige déjà relatif en vu de mon ascendance malgré mes exploits guerriers ainsi que mon autorité.


Ce qui était une excellente chose à laquelle j'aspirais depuis notre union. Qu'elle se fasse accepter de tous à sa juste valeur. Hélas comme tout malheur ne venait jamais seul. Voilà que nous venions ma reine et moi d'échapper le jour même à une tentative vile d'empoisonnement. Je savais qu'Harren avait apprécié cet expédient mais pour ma part il me répugnait littéralement. Une arme pour faible. Nous autres guerriers réglions nos comptes sur le champ de bataille l'arme à la main. Impossible de déterminer l'origine du poison étant donné que nous comptions par trop d'ennemis impatients de nous voir sombrer. Il fallait également compter sur les fugitifs traqués. Cela faisait désormais quelques heures que je ruminais ma rage sourde dans une pièce de la citadelle fracassant des meubles avec une hache. Ils avaient manqués d'assassiner mon épouse et notre enfant à naitre. Le fils grandissant en son sein. Mon fils, prince et héritier. C'étaient souvent les épreuves de cet acabit qui vous faisait prendre conscience de certaines choses telles que l'attachement à une personne. Maudissant le monde entier, je savais pertinemment que je devais inquiéter mon monde en brisant mon impassibilité lumineuse légendaire mais je n'en avais cure.


Alors qu'une armoire se voyait enfoncée par le tranchant de ma hache je me mis à regretter de ne point avoir de traitres encore en vie à torturer. Un instant je revis les prêtres du Noyé psalmodier devant la foule de soldats rassemblée alors que l'on noyait des sécessionistes par dizaines. Un cognement vers l'entrée me fit interrompre mon mouvement. Et, je me suspendis pour observer la personne qui oserait défier la fureur de mon désespoir. Helena aurait pu aisément m'apaiser en cet instant. De même que Myria. Mais l'une était certainement en train de rassurer ma cour tandis que l'autre était injustement retenue prisonnière à cause de ces traitres que je honnissais tant. Un instant, je crus que Victarion allait tenter de venir m'implorer de me calmer mais il s'avéra qu'il s'agissait de l'oncle de la reine Erwann Rivers commandant de la Marée Sanglante dont l'intervention avait été décisive lors de la tentative de putsch. J'appréciais énormément le chevalier batard de la maison Bracken et sa décision de venir me confronter alors que je tenais plus de la tempête que de l'homme en cet instant précis ne faisait que rehausser ce sentiment. Abaissant lestement ma hache sans m'en départir, je me tournais tout à fait vers l'homme.


-"Commandant Rivers. Vous venez contempler mon oeuvre de destruction ? J'eus préféré que ce fut les coupables de cette tentative pitoyable d'assassinat. Dites moi que la reine va bien."



       



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MessageSujet: Re: Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ)   Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ) EmptyMar 17 Sep - 11:00



Erwann Rivers

Erwann Rivers est l'un des piliers de la cause loyaliste en dépit de son statut de batard riverain pour des raisons évidentes. Oncle de la reine Helena Hoare née Bracken, ce chevalier vétéran fait partie du cercle intime du roi des Fleuves et du Crépuscule. Excellent combattant et meneur d'homme il a récolté le commandement du bataillon d'infanterie le plus solide de l'armée réformée du Sel et du Roc nommé la Marée Sanglante. Symbole de la loyauté riveraine et plus particulièrement celle de la maison Bracken, il a encore su s'illustrer lors de la tentative de coup d'état en prenant très rapidement des mesures martiales adéquates. Extrêmement protecteur envers sa nièce, ce jusqu'au boutiste du régime Hoare se prépare à une reprise de campagne sanglante. Son lien de parenté avec l'épouse du roi lui laisse une certaine marge de manœuvre dans ses propos dont il use avec parcimonie.



Depuis la tentative de coup d’état d’Heda Volmark, Erwann Rivers n’avait pas décoléré. Héléna avait agit comme une Reine, mais le bâtard de la Maison Bracken avait conscience qu’elle était plus que jamais en grand danger et il était devenu plus protecteur que jamais. La propre seconde du Roi Yoren avec trahi son serment et des années d’amitié pour un Prince qui avait fui Pierremoutier et n’avait même pas eut l’audace d’affronter son oncle face à face. Etaient-ce là les Fer-Nés ? Viles couards manoeuvrant pour prendre une couronne pourtant si lourde à porter après la défaite d’Eysine ? N'avaient-ils donc aucun honneur ? Aucune fierté ? Et encore une fois les affres de la division qui ne rendaient service qu’à leurs ennemis, les affaiblissant un peu plus à chaque fois. Pourquoi ? Pour l’ambition d’un jeune Prince dépossédé de ses droits à cause de la trahison de son père et qui, donc prouvait par ses actes que sang de traître ne saurait mentir. Myria était-elle derrière tout ça ? Le jeune homme l‘avait d’abord pensé. La maligne veuve de Joren aurait pu, sans aucun doute, faire en sorte que son fils accède ainsi au pouvoir. Il savait la maîtresse du Roi, traîtresse vénale et femme de traître, trop dangereuse, trop habile, trop ambitieuse, pour prendre le risque de la laisser en vie. Il avait demandé à sa nièce si elle voulait qu’il la tue, mais en discutant avec elle, il avait compris qu’après la défection de Lyham Tully, la trahison de son époux, Buron et enfin Eysine, la née Frey ne ferait rien pour mettre le Royaume davantage en danger. Cependant, quand il avait appris que Beron était impliqué dans la trahison d’Heda, il avait tout de suite pensé à elle, agissant à des milles de là, dans l’ombre. Ce n’est qu’en apprenant qu’elle avait été arrêté au Roc et pourquoi, qu’il accepta de lui laisser le bénéfice du doute.

Les traîtres qui n’avaient pas fui avaient tous été éliminés, pourtant, il semblait que la menace n’était pas encore totalement écartée. Ce jour là, le Roi Yoren et la Reine Héléna avaient échappés à une tentative d’empoisonnement et bien sûr, Erwann en avait été parmis les premiers avertis et il avait rendu visite en urgence à Héléna pour s’assurer qu’elle allait bien. Il put remercier, au moins en pensée, les mesures mises en places par nulle autre que Myria Hoare et qui avaient porté leur fruits en sauvant la vie des deux souverains. Et en même temps, il se demandait une fois de plus si cela ne venait pas d’elle. Les fuyards avaient peu de chance d’être en mesure d'empoisonner qui que ce soit, mais Myria était à sa connaissance, toujours emprisonnée, et elle aurait été bien sotte de se frotter à son propre dispositif sans l’annuler d’abord, alors, qui ? Beron peut-être. Aucune tentative à déplorer depuis des mois, ni l’Empire, ni le Val, ni le Bief, ni Dorne, ni le Conflans Fédéré, ni le Nord, ni l’Orage n’avaient essayés et voilà qu’à quelques jours de la tentative de coup d’état orchestrée par le Prince déchu, tout s’emballait. Et ce  que le Printemps frémissait annonçant une nouvelle guerre qui ne pouvaient voir que la chute définitive du Royaume des Fleuves et du Crépuscule ou son avènement. Etait-ce la dernière tentative désespérée d’un enfant qui se croyait plus à même de gouverner que son oncle ou le première d’une longue série ?

Le commandant de la Marée Sanglante avait envoyé deux de ses hommes prêter main forte à Tristyfer Botley qui, en tant que capitaine de la garde Royale devait rapidement trouver les coupables et les soumettre à la question afin de savoir qui avait commandité la tentative d’assassinat. En attendant, il restait à surveiller Héléna de très très près jusqu’à ce qu’il soit avertis d’un nouveau fait étrange. Des bruits inquiétants se faisaient entendre dans les appartements du Roi. Il assigna une dizaine de ses hommes à la protection rapprochée de la Reine en plus des hommes de la Garde Royale. Il savait parfaitement que cela n’allait pas lui plaire, mais il était hors de question qu’il la lâche d’une semelle. Il se dirigea alors vers les appartements de Yoren.

__ Les gardes n’ont encore rien trouvé votre Majesté. Mais ils cherchent, j’ai envoyé quelques uns de mes hommes les plus discrets afin d’aider Tristyfer et d’autres protègent la Reine. Ils fouillent les cuisines, il interrogent les serviteurs.

Les ordres étaient clairs, il ne fallait malmener personne aussi les soldats, pourtant enragés, tentaient de se contenir. Il s’agissait pour la plupart d'habitants de Pierremoutier ou de rescapés de la dernière campagne, ils n’y étaient pour rien dans les jeux de pouvoir que les puissants se menaient, rien d‘autre que des victimes collatérales, parfois présente aux mauvais moment au mauvais endroit et parfois même recruté, contre un peu d’or pour faire le sale boulot. Néanmoins, s’il devait dépecer quelqu’un pour connaître l’origine de la menace, il n’hésiterait pas une seconde, afin que ses souverains soient à nouveau en sécurité, autant que possible tout le moins. Mais au fond, ne savait-il pas déjà ? Y avait-il besoin vraiment d'effrayer tout le monde ainsi ?

__ La Reine va bien, Sire, elle étouffe la rumeur avant que cela ne sème un peu plus la panique parmi vos gens. Mais si nous les trouvons, sachez que vous ne serez pas le seul à espérer leur faire connaître le même sort. Ils ont essayé de tuer ma nièce, ma Reine mon Roi et mon petit neveu à naître.

La Rivers s’approcha et fixa Yoren, époux de sa nièce adorée et bâtard, comme lui, mais Roi, comme nul autre. Il eut un léger sourire, même si la situation ne prêtait pas à rire, bien au contraire, car il valait peut-être mieux, en ces temps troublés, prendre les choses avec une certaine dose d’humour, car si la situation semblait bien sombre, la suite le serait tout autant et bien plus sanglante encore. Alors rions tant que nous le pouvons encore.

__ Mais si j’en crois l’état de cette armoire, vous me semblez plus que prêt pour le printemps à venir, Sire.




 
 
 


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MessageSujet: Re: Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ)   Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ) EmptyMar 17 Sep - 17:14

L'oncle de mon épouse et reine était un chevalier chevroné autant qu'un meneur d'hommes exceptionnel respecté de toute l'armée à l'instar de toute la maison Bracken. En effet, le clan nobiliaire à l'étalon de sang incarnait la fidélité riveraine à la dynastie du Sautoir depuis près d'un siècle désormais. Les noms des différents membres de la maison s'étant succédés à travers les glorieuses décennies de mes prédecesseurs irrémediablement liés à la cause Hoare. Désormais alors que le batard que j'étais sentait le poids de ce cercle d'or sur le front les derniers indomptables des terres irriguées se tenaient fièrement à mes cotés. Le plus cher compagnon riverain du Noir croupissait dans une prison impériale à l'instar de mon beau-père n'ayant pu assister à l'union de sa progéniture. Adriel Bracken était un homme de valeur et je mesurais l'honneur qui était mien de le compter à ce rang que je ne pensais pas connaitre un jour. En dépit de ces revers parmi lesquels l'occupation du domaine familial par les envahisseurs et les renégats les héritiers de la Haye Pierre restaient les plus loyaux de mes soutiens continentaux.


Cleitos Bracken porte étendard des compagnons du roi était un beau-frère respectueux. Erwann Rivers quant à lui partageant les affres d'une naissance illégitime sur un territoire pieux des sept représentait un interlocuteur plus passionnant. Plus agé que moi, guerrier aussi expérimenté, partenaire de beuverie enthousiaste sa compagnie m'était agréable. Je lui laissais en conséquence une marge de manoeuvre relativement large lors de nos conversations. N'ayant rien de ces souverains trop imbus d'eux mèmes comme de leur rang pour pouvoir accepter la moindre entorse au protocole. De toute manière, les riverains étaient trop imbibés de formalisme pour se permettre par trop de familiarité contrairement à mes compatriotes. Je l'observais un instant alors que ce dernier se trouvait juste devant la porte qu'il venait de passer d'un pas martial. Le visage ruisselant d'une fine pellicule de sueur causée par mon massacre de bois et le coeur battant à rompre la chamade tant sous le coup des efforts fournis qu'en raison de la peur qui continuait de me dévorer les entrailles alors mème que la tentative d'empoisonnement avait été un échec. Helena. Mon enfant. Je n'osais imaginer la manière dont j'eus réagi si celle-ci avait succombée. Frémissant comme une bète sauvage ou l'ouragan marin des légendes je tachais de me calmer bon gré mal gré afin de reprendre contenance devant l'un de mes commandants.


Me remémorant soudain que les mesures de vérification des plats était le fait de Myria, je sentis mon coeur se serrer davantage. Mon amante emprisonnée injustement dans le royaume que je l'avais envoyé rallier à cause des actes de la femme en qui j'avais le plus confiance. Durant une seconde, je manquais de relever la hache pour fracasser de nouveau l'alliage boisé mais je parvins à me maitriser de justesse et abaissais mon arme. Je savais que le commandant me faisant face n'aimait pas Myria cependant je le savais suffisamment compétent pour passer outre. L'ironie de la situation aurait pu me tirer un sourire si les circonstances n'étaient pas aussi graves. Mes lippes s'ouvrirent pour acceuillir ser Erwann. Et, comme un réflexe j'interrogeais l'homme sur l'état de mon épouse. Décidemment bien que notre complicité apparaissait comme évidente depuis notre royale union aux yeux du royaume en raison d'un passif sulfureux, je me rendais compte de la profondeur de mon attachement. Cela me collait une frousse monstrueuse. Le pirate, chien de guerre, guerrier insulaire, capitaine, général et désormais roi que j'étais préférait mille fois une bataille en infériorité numérique que de devoir se pencher sur cette réaction explosive.


Peut-être que ma violence envers le mobilier n'était qu'une excuse pour ne pas avoir à faire face. Mon expression se détendit immanquablement lorsque le Rivers me rassura sur le sort de la reine. Un relâchement imperceptible dans la tension générale de mon ètre. Bien évidemment qu'Helena allait bien. Elle était forte à l'instar de tous les Bracken. Elle avait su gérer une tentative de putsch. C'était une digne souveraine.
-"Vous ne savez pas à quel point vos propos me rassurent commandant. Bien que je sache que mon épouse soit une femme courageuse s'inquiéter est plus fort que moi. Elle se montre donc même bien plus utile que son royal époux préférant défouler sa rage sur une pièce innocente. Eh bien, je tacherais de vous en laisser un ou deux mon cher. Mais, je ne puis rien vous garantir. En effet, cet enfant aura besoin de protecteurs véritables et entièrement dévoués pour survivre en ce bas monde au sein duquel son nom ainsi que son sang le condamnent à la détestation. Je sais que vous en serez un sans pareil."


Un voile de tristesse traversa mon regard de la même couleur que le tranchant de ma hache. Une sombre détermination se mit à irriguer mes veines alors que Erwann Rivers s'approchait d'un pas paisible vers moi. Mon fils ne connaitrait point les affres de la haine insatiable. Parce que je les tuerais tous. Tous les ennemis de mon royaume. Oui, jusqu'au dernier afin qu'il puisse connaitre ce à quoi je n'ai jamais gouté. La paix. Le léger sourire du chevalier m'indiqua qu'il comptait tenter de me dérider.
-"Il est vrai que j'ai pleinement récupéré des blessures d'Eysines grâce au talent et l'abnégation de ce vieux Janos. Le compliment pourrait m'aller droit au cœur si s'acharner sur un objet inanimé incapable de répliquer avait quoi que ce soit de glorieux."


Je laissais un infime plissement étirer mes lèvres en un demi-sourire tandis que je libérais ma main droite en plantant la hache dans le bois. Puis, dénichant un siège encore intact dans le foutoir crée par mes soins je le déposais non loin du baldaquin sur lequel je m'installais tout en le désignant de la main à mon interlocuteur.
-"Le printemps est proche et bien que je sache que notre combat sera titanesque autant que défavorable, le guerrier en moi est impatient de repartir se battre. C'est pour Helena que je me sens coupable. Votre nièce refuse de rester à l'abri malgré sa grossesse. Elle ne m'écoute guère. Avez vous découvert quelque information utile auprès du personnel ?"



       



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MessageSujet: Re: Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ)   Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ) EmptyMar 17 Sep - 21:10



Erwann Rivers

Erwann Rivers est l'un des piliers de la cause loyaliste en dépit de son statut de batard riverain pour des raisons évidentes. Oncle de la reine Helena Hoare née Bracken, ce chevalier vétéran fait partie du cercle intime du roi des Fleuves et du Crépuscule. Excellent combattant et meneur d'homme il a récolté le commandement du bataillon d'infanterie le plus solide de l'armée réformée du Sel et du Roc nommé la Marée Sanglante. Symbole de la loyauté riveraine et plus particulièrement celle de la maison Bracken, il a encore su s'illustrer lors de la tentative de coup d'état en prenant très rapidement des mesures martiales adéquates. Extrêmement protecteur envers sa nièce, ce jusqu'au boutiste du régime Hoare se prépare à une reprise de campagne sanglante. Son lien de parenté avec l'épouse du roi lui laisse une certaine marge de manœuvre dans ses propos dont il use avec parcimonie.


Les Bracken étaient loyaux, mais ils avaient néanmoins suivi Joren, éliminés ainsi de l’armée par les manœuvres d’Harren à Buron dont le jeune homme ne savait bien sûr rien. En revanche, ce qu’il savait c’est que Myria était une femme dangereuse, capable de tout, et que si un jour il avait le moindre doute concernant sa loyauté ou sa capacité à éliminer la Reine, il la tuerait sans hésiter, avec ou sans l'autorisation du Roi qui, à priori, n’était pas tout à fait objectif la concernant sans quoi il ne l’aurait pas laisser user de ses charmes sur sa royale personne et ainsi gagner non seulement la grâce, mais aussi un peu du cœur et de l’âme du Roi et cette place d’Ambassadrice. Pour sûr elle était la mieux placée pour se faire, la manipulation et la politique étaient ses meilleurs atouts, même si de fait, cela aurait dû revenir à Héléna, ou au moins lui être proposé. Mais cette place lui donnait bien trop de pouvoir, surtout après la défection d’Heda, si tant est qu’elle se sorte des geôles de Castral Roc. Pour autant et même si cela ne changeait rien à son jugement premier ni à sa volonté de l'éliminer au moindre doute, il devait reconnaître qu’elle avait fait un travail formidable et bien mal récompensé dans l’Ouest, et aussi qu’elle avait bien peu de chance, car son sacrifice n’était pas indispensable au coup d’état loin de là, à croire que les traîtres voulaient l’éliminer elle autant que Yoren et Héléna, peut-être même plus encore. Ainsi, il avait pitié d’elle, car si ici, la situation était sombre et terrifiante, au moins ils se serraient les coudes, Riverains, Fer-Nés, Bracken et Hoare, unis dans l’adversité.

Erwann était entré sans s’annoncer et sans attendre l’autorisation du Roi car il craignait qu’avec tout ce vacarme qu’il faisait, Yoren ne l’entende pas. et quand bien même aurait-il entendu, aurait-il seulement répondu vu l’état de nerf dans lequel il était ? Le bâtard releva la tête et fit face à son Roi, avec de bonnes nouvelles et de moins bonnes. Il joignit les mains dans son dos en se campant sur ses pieds. Nul doute que le Requin Noir était amoureux d’Helena, mais le commandant se garda de sourire et tenta de garder un air impassible. C’était une évidence avant ce coup d’état, les époux s’entendaient à merveille et c’était peu dire, tout le monde l’avait remarqué et l’oncle de la Reine plus encore que quiconque car il connaissait bien sa nièce et savait quand elle mentait ou faisait semblant. Cet amour était une bonne chose, car leur complicité était ce qui faisait tenir le Royaume debout alors que tout s’écroulait une fois de plus. Mais si le Roi s'inquiétait pour la née Braken, la mettrait-il en sécurité contre son gré ? La brune n’était pas connue pour sa docilité, mais pouvait-elle encore rester à Pierremoutier ? Hélas, serait-elle plus en sécurité ailleurs ? Tandis que le Hoare lui promettait d’essayer de lui garder un ou deux traître à torturer, il s'interrogeait sur l’avenir de sa protégée et de cet enfant. Jusqu’à preuve du contraire, même si elle risquait tout à rester ici, elle était au moins avec les hommes les plus fidèles du Conflans et les braves d’Eysine, elle était avec l’homme qu’elle aimait et sa famille pour la protéger. Y avait-il finalement meilleur endroit ? Le Riverain n’avait pas de réponse…

__ Avec force et honneur votre Majesté. Je le protégerais lui et sa mère au péril de ma vie.

Le chevalier hocha la tête en silence devant la remarque de Yoren. Certes, il n’y avait rien de glorieux à exploser une armoire à coup de hache, mais c’était une bonne nouvelle néanmoins que le jeune Roi soit à présent entièrement remis de ses blessures. Vu ce qui les attendaient, c’était de bonne augure, contrairement au reste.

__ Nous pourrons voir ce que vous valez sur la lice quand nous aurons terminé si vous le souhaitez.

Le Rivers sourit et laissa le Roi s’installer avant de prendre place à son tour. Il fit une grimace en réponse aux mots de Yoren, lui aussi s’inquiétait grandement pour Héléna et craignait que sa détermination ne signe aussi sa perte, même si cela faisait d’elle une grande Reine. les coudes posés sur ses cuisses et les mains jointes devant lui, il eut un petit rire tandis que Yoren évoquait son impatience, il ressentait la même chose, de guerrier à guerrier, l’envie d’en découdre, d’en finir peut-être, de se jeter dans la bataille et que prenne fin cette interminable trêve hivernale qui, pour salvatrice qu’elle était été, n’avait que trop durée. Il planta son regard dans celui du Roi avec un large sourire carnassier sur les lèvres et inclina légèrement la tête pour signifier qu’il avait hâte aussi et que ce serait un honneur de se battre côte à côte.

Mais à la question du Hoare, il secoua la tête en signe de négation tandis qu’il répondait en baissant les yeux pas tant par honte que par réflexion, car l'enquête venait de commencer et que, si le fait qu’ils n’avaient encore rien eu comme information était mauvais signe pour la suite, il n’y avait pas encore de quoi s’alarmer.

__ Les domestiques interrogés jusqu’ici ne savent rien et les hommes essayent d’être aussi discrets que possible et de ne torturer personne tant que qu’ils ne sont pas sûrs de la culpabilité d’un suspect. Cependant, j’ignore comment, mais nous savons tous deux qui veut votre mort depuis assez peu de temps pour qu’aucune tentative n’ait été déjouée au préalable. Je suis parmi ceux que Myria a désigné pour s’occuper du dispositif et je sais donc qu’il est en place depuis des mois et qu’il n’y a rien eut à signaler jusqu’ici. Laissez moi envoyer des éclaireurs pour le retrouver.

Un rictus cruel passa sur le visage d’Erwann, mais bientôt son visage se fit plus grave, l’évocation de la sécurité de sa nièce était un sujet sensible, il avait beau se triturer l’esprit dans tous les sens, il ne trouvait ni le moyen de la faire céder du terrain, ni celui de s’assurer qu’elle serait en sécurité. Pourrait-elle seulement l’être, elle et son enfant, tant que les ennemis du Conflans seraient en vie ? Pourraient-ils seulement un jour tous les éliminer ? Hélas, c’était peu probable, surtout affaiblis comme ils l’étaient. Il regarda ses mains en hochant la tête avec un soupir.

__ Héléna n’écoute personne. La seule personne qui avait un peu d’autorité sur elle est dans les geôles de l’Empire. Je pourrais l’emmener de force à l’abri. Mais où serait-elle réellement en sécurité ?




 
 
 


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MessageSujet: Re: Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ)   Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ) EmptyDim 22 Sep - 2:24

Mon existence en ce bas monde fait d'horreur, de larmes et de sang semblait marquée du sceau de la force féminine. En effet, toute ma vie avait été traversée de femmes courageuses et admirables. D'Helya ma prostituée de mère qui m'avait élevé avec dignité et fierté à Lordsport à Eren ma soeur ainée modèle et mentor que j'avais immédiatement adoré en passant par la désormais détestée Heda Volmark la déchue qui avait été tout et tellement à la fois une meilleure amie une seconde une amante une conscience et tant d'autres choses à Myria l'amante dévouée et réhabilitée que je n'aurais jamais pu imaginer me devenir indispensable au vu de notre passif haineux sans oublier Helena mon épouse et ma reine que j'appréciais chaque jour un peu plus. Le passage des années associé aux caprices du destin ainsi qu'aux obligations avaient accomplit leur oeuvre de sape. Ma mère était morte peu après mes quatre ans ne laissant que des yeux hagards sur un cadavre chaud innondé de sel. Eren s'était éloignée pour le plus grand bien de la dynastie et de notre nom. Censée nous apporter tout ce que nous possédions avant en abondance. Le colosse aux pieds d'argile n'ayant plus que les pieds sans rien de colossal. Je ne me méfiais pas des ambitions de ma soeur adorée mais bien plutot de l'influence sur elle de son perfide et calculateur époux sudien. De plus, ma vision réformatrice ne pouvait que déplaire à une fer née comme elle. Elle était la véritable héritière du Noir en dépit des apparences. Je craignais fortement que mon humanisme pragmatique né d'une vie de batard ne lui inspire qu'un doux mépris. Nos couronnes respectives pesant sur notre lien pourtant autrefois si puissant.


Inutile d'évoquer la femme à laquelle j'avais offert plus qu'à aucune autre. De mon navire personnel aux plus hautes responsabilités du royaume à ma plus sincère affection... Icelle avait choisi le plus pitoyable des chemins prouvant en définitive qu'elle n'avait jamais été digne de tout cela. Myria représentait un cas particulier car de toutes elle incarnait l'exception inespérée précisement car elle ne l'avait jamais été.  J'avais besoin d'elle de manière viscérale et son sort me troublait infiniment plus que je ne pouvais l'avouer publiquement. Je priais le Noyé chaque jour dans l'optique qu'elle parvienne à échapper à cette fin inique indigne de la Hoare qu'elle restait. Enfin Helena représentait quant à elle l'achèvement de mon élévation tardive dans la maison Hoare. Fut une époque ou nos oeillades incendiaires auraient pu me couter cher. A présent de toutes les femmes évoquées elle était la seule à se tenir à mes cotés. Partageant absolument tout avec le roi pirate que je suis. Une vision politique empreinte de modernisme, une volonté de faire face jusqu'au bout à nos ennemis, les affres d'un statut envié mais o combien pesant ainsi que bien d'autres choses. Elle incarnait mon présent et mon avenir potentiel.


La porteuse de mon enfant et celle sur laquelle je m'appuyais sur bien des sujets. Oui mon royaume était seul contre tous et maintenant plus que jamais. Je ne passais guère une journée sans me sentir coupable d'avoir entrainé Helena dans cette spirale infernale empreinte de dangers intarissables et de douleurs en tout genre. L'avenir serait pire qu'hier. Et pourtant, je savais qu'elle était capable d'endurer tout cela avec majesté. Je l'avais su au premier coup d'oeil. Désormais, il n'en restait plus qu'une mais elle surpassait toutes les autres à mes yeux. Et nous ferions renaitre ce royaume ensemble ou mourions en essayant fidèles à cette promesse datant de notre nuit de noce. Ce constat terrible écrasait mes pensées de son poids insoutenable jusqu'à ce que la voix puissante de mon commandant de bataillon d'élite ne me rapelle à la réalité présente. Mon coeur se serra infiniment davantage face à cette superbe marque de dévouement de la part d'un véritable homme d'honneur comme l'on en trouvait de moins en moins. Car, si je creusais sous mon image de souverain pleinement confiant dans sa capacité à sauver le mourant à l'agonie quitte à le devenir lui-mème de nouveau je pouvais déceler une crainte lancinante, douloureuse et amère.


Celle que mon fils ne verrait jamais le jour assassiné dans le ventre de sa mère par l'un de nos nombreux ennemis ou trépassant lors d'un accouchement déplorable au milieu d'une campagne désolé tapissée d'un lit de cadavres à moins que tout le stress qui pesait sur Helena n'ait raison de son état et que l'enfant ne meurt d'une fausse couche. Et moi serais-je seulement encore en vie dans quelques semaines, un mois ou une saison ? Ma vie n'importe que peu à mes yeux en comparaison de la victoire sur l'hydre impérial. Si nous devons tomber nous le ferons comme des fer nés, des loups de mer car le sel et le roc coulent dans nos veines et non comme les proies que l'empire nous imagine ètre devenu. Je ne craignais guère tellement pour Helena car Braenaryon s'était montré mielleux dans sa missive au coeur de laquelle il tenta pitoyablement de retourner mon épouse contre moi. Malgré tout, tant de choses pouvaient arriver sur un champ de bataille et dans un pays en guerre. J'avais tellement tenté de convaincre ma reine de rester à l'abri que le simple fait d'y penser me collait des migraines carabinées. Tout essayé.


De la cajolerie à l'autoritarisme en passant par les menaces de l'attacher à une chaise et de la laisser avec la garde royale sans oublier les suppliques énamourées. Rien n'y avait fait. Cette foutue dresseuse de chevaux était aussi tétue que moi. Et bordel par le Noyé je ne l'en aimais que bien plus encore. Masquant ma morosité et mon inquiétude du mieux que je le pus, je répondis.
-"Je n'en attendais guère moins d'un homme d'honneur de votre calibre commandant."
Un hochement du chef silencieux acceuillit ma remarque tempérant mon exploit destructeur alors que je pris le temps de contempler mon oeuvre de défoulement. Une si belle pièce... Mais que valait un trésor de boiserie à coté de la colère d'un roi ? Que valaient ces jolies choses face à la terreur d'un coeur aimant ? Au moins, il ne saurait plus y avoir le moindre doute sur mon état de santé à présent. Ce serait un survivant en pleine possession de ses moyens qui irait défier l'empire sur les ruines de son héritage au printemps. Un sourire en coin chassa néanmoins la gravité sur mes traits.


-"Serait-ce un défi ser Rivers ? Car si cela venait à ètre le cas sachez que j'accepterai avec une joie certaine."
Nous nous installâmes comme nous pûmes au milieu de ce joyeux foutoir. Le demi Bracken sur une chaise que je lui installais gracieusement tandis que mon séant s'apposa sur la courtepointe du baldaquin royal. Confiant à l'un des chefs de mon armée que que le guerrier dans mes veines était impatient à l'idée de retourner saigner et faire saigner au nom de la cause Hoare j'eus l'excellent surprise de constater que ce dernier s'avérait un excellent choix de lieutenant. Le rire de ce dernier ainsi que le sourire carnassier qu'il arbora n'indiquait que trop bien que nous étions moulés dans le mème bois. Chevalier ou pirate, insulaire ou continental les loyalistes Hoare derniers vestiges d'une puissance jadis inégalable avaient cette douce sauvagerie dans le sang. C'était là le genre d'hommes que je souhaitais avoir sous mes ordres. Cependant tandis que je changeais de sujet de nouveau préoccupé par ce qui aurait pu advenir d'Helena si les mesures de Myria n'avaient point été si efficaces le vaillant baissa les yeux de honte. Je trouvai cela stupide car il n'avait rien à se reprocher dans cette affaire. Mais, n'en dis pourtant rien car ce sentiment pouvait le conduire à un zèle encore plus efficient.


-"Vous me voyez rassuré d'apprendre qu'aucune violence inutile n'a été ou ne sera commise sur des innocents commandant. Que l'on me croit sincère ou non lorsque je le dis. Mon peuple m'importe plus que tout et je ne saurai souffrir que l'on m'accuse de le martyriser comme ont pu le faire mes prédecesseurs. Ceci étant dit une fois les coupables et complices débusqués je compte bien me montrer d'une cruauté à faire palir la mort elle-mème. Nous le savons en effet. Je crains que vous n'ayiez raison. Bien que d'autres commanditaires paraissent envisageables. Mon neveu et sa traitesse de soutien sont en effet des suspects évidents. Ainsi, en sus d'avoir tenté de me déposer en arguant une litanie de mensonges éhontés et pathétiques à mon sujet ne lui suffisait guère. Harren aura bien formé cet hyprocrite. Non, n'en faites rien ce serait gacher des hommes précieux. Or, vous savez autant que moi que nous ne pouvons nullement nous le permettre. Son heure viendra."


J'évoquais ensuite la témérité admirable de mon épouse qui forte d'un sens politique aigue doublé d'un courage sans faille souhaitait m'accompagner dans la campagne à venir sous prétexte que les riverains indécis ou ralliés de force ainsi que le petit peuple accepteraient mieux de se voir ramener dans le giron souverain par une fille du Conflans. L'attitude de l'oncle de la reine n'indiquait que trop bien à quel point ce dernier s'inquiétait pour sa nièce. Un soupir désabusé franchit l'enceinte de mes lippes.


-"En effet, votre nièce n'écoute personne. Si cela représente l'une des choses me plaisant le plus chez elle. Je ne pourrais nier qu'en l'état actuel des choses l'exaspération a pris le pas sur la détermination. J'ai tout tenté en vain. Son grand père l'illustre Brayan Bracken je suppose. Elle refuserait vous le savez et vous hairait à vie si vous passiez outre. Qui plus est j'ai besoin de vous à la tète de ma meilleure unité. La réponse est sur les Iles de Fer car nous ne pouvons avoir confiance en personne d'autre que nous-mèmes. Je crains fort que nous ne puissions faire autrement que nous plier à son choix. Serait-elle plus en sécurité ailleurs que protégée férocement par des milliers d'hommes dévoués ? Pas sur ce continent en tout cas. Mon cher pensez vous que nous ayons réellement une chance de vaincre ? Et épargnez moi les hypocrisies de convenance je vous prie."



       



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MessageSujet: Re: Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ)   Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ) EmptyLun 23 Sep - 15:06



Erwann Rivers

Erwann Rivers est l'un des piliers de la cause loyaliste en dépit de son statut de bâtard riverain pour des raisons évidentes. Oncle de la reine Helena Hoare née Bracken, ce chevalier vétéran fait partie du cercle intime du roi des Fleuves et du Crépuscule. Excellent combattant et meneur d'homme il a récolté le commandement du bataillon d'infanterie le plus solide de l'armée réformée du Sel et du Roc nommé la Marée Sanglante. Symbole de la loyauté riveraine et plus particulièrement celle de la maison Bracken, il a encore su s'illustrer lors de la tentative de coup d'état en prenant très rapidement des mesures martiales adéquates. Extrêmement protecteur envers sa nièce, ce jusqu'au boutiste du régime Hoare se prépare à une reprise de campagne sanglante. Son lien de parenté avec l'épouse du roi lui laisse une certaine marge de manœuvre dans ses propos dont il use avec parcimonie.


Le Roi et la Reine du Royaume des Fleuves et du crépuscule n’étaient pas seuls, il y avait le Rivers, Lord Valleuse, Rodrick Harloi, Lord Merlyn. Il y avait Myria qui malgré tout ne comptait pas lâcher son Roi mais devait trouver une solution pour que cesse l’acharnement dont elle était victime à chaque fois que le Royaume se trouvait en danger. Il y avait tous les hommes qui s’étaient battus contre les traîtres de Pierremoutier, ceux qui les pourchassaient. Il y avait les puînés, qui malgré la tentative de coup d’état avaient rallié le Yoren. Il y avait la Flotte de Fer, il y avait Eren. Il y avait des femmes et des hommes de valeur et il fallait que tous soient unis face à la tâche qui leur incombait à présent, pour le Sel et le Roc et contre l’Empire. Et heureusement, que les Sept en soient bénis, ils étaient, Yoren et Héléna, là l’un pour l’autre. Aussi, une sécurité relative et de toute façon éphémère pour la Reine, aussi enceinte soit-elle valait elle le coup de le séparer alors qu’à l’évidence, ce qu’ils faisaient ensemble était plus grand que ce qu’ils pourraient accomplir séparément ? C’était terrifiant ce dilemme, le risque énorme qu’elle prenait, le risque qu’ils prenaient tous, Erwann compris. Mais le chevalier avait beau réfléchir et il ne voyait aucune autre issue que de la laisser faire ce qu’elle faisait le mieux, soutenir son époux jusque dans la campagne qui s'annonçait et motiver les troupes Riveraines. Il n’avait pas peur de s’attirer ses foudres s’il l‘emmenait à l’écart de tout ça, mais il craignait que a ne soit bénéfique à personne finalement et qu’elle dépérisse, surtout si elle perdait Yoren sans avoir pu essayer de le sauver. Elle en était capable, elle avait le courage, la force, le caractère, elle était une Bracken et une Reine sans aucun doute. A quoi bon la protéger d’elle même alors qu’elle le refusait et pour un gain si incertain ? Peut-être finalement était-ce elle la plus sage d’entre tous, peut-être que c’était une décision raisonnable, même si elle semblait être tout sauf raisonnable à première vue. Seul l’avenir le dirait et l’avenir était aussi sombre et incertain que le ciel. Mais le Rivers serait là, de toute façon pour défendre le Royaume et protéger sa nièce, au moins étaient-ils ensemble, tous et c’était la meilleure chose qui soit.

__ Merci votre Majesté.

Yoren répondit à l’appel du combat comme seuls les véritables guerriers savent le faire, et Erwann hocha la tête avec un regard plein de défi, mais répondit comme s’il n’en était rien :

__ C’est une proposition Sire.

Mais son sourire faisait mentir ses mots et son attitude. Cependant, qui était-il pour défier un Roi ? Mais qu’au moins il lui apprenne deux trois passes qui pourraient peut-être lui sauver la vie. Quoi qu’il en soit, il avait hâte lui aussi, que la campagne s’amorce afin que cesse l’attente et qu’enfin les mots se muent en acte. La mort l’attendait peut-être, mais il piaffait d’impatience car être cloîtré ici ne réussissait à personne. Le temps était venu, le Royaume devait se relever à présent que ses plaies étaient pansées. L’état du Roi était à l’image de celui des soldats, il avait fallu du temps pour se soigner de la défaite d’Eysine, pour retrouver goût à la vie et pour réorganiser l’armée. Maintenant c’était chose faite, et l’odeur de la guerre était si alléchante après des mois d'entraînement que tous n’attendaient qu’elle.

Le chevalier hocha la tête tandis que le Roi lui disait que la cruauté dont il ferait peur envers les traîtres serait sans égale. Si les violences inutiles déservaient le Royaume et que les commandants faisaient en sorte qu’elles soient le plus limité possibles malgré la colère et la haine, il était évident qu’aucun soldat ne souhaitait que les parjures s’en sortent à bon compte. S’il en avait l’occasion, il serait au première loge pour assister à la vengeance du Roi voir pour y participer. Il aurait tant aimer attrapper Heda et lui faire regretter d’être née de ses propres mains, tout comme Beron. Mais peut-être que Yoren avait raison, que le gamin ne valait pas la peine qu’on envoie des hommes à sa recherche pour le tuer. Après tout, qui était-il à part un fils de traître dépossédé de ses droits qui avait quitté Pierremoutier pour d’autres horizons plus pacifiques et moins dangereux ? Qu’avait-il fait à part trahir celui qui, malgré la tentative de coup d’état de son père, l’avait réhabilité ?

Le bâtard acquiesça une fois de plus aux mots de Yoren. Helena ne serait en sécurité nulle part. Les Îles de Fer, oui, tant que Yoren vivrait, et s’il venait à tomber ? Les Fer-Nés malgré tout, surtout ceux qui ne la connaissaient pas, les Insulaires et la Flotte de Fer, ne portaient pas les riverains dans leur coeur en général, et celle qui semblait retenir le Roi sur le continent que certains pensaient déjà perdu encore moins. Il n’était pas certain qu’Eren accepterait de voir son héritage potentiel aux mains d’une Riveraine et si Myria survivait à son arrestation dans l’Ouest, elle ne serait peut-être pas le meilleur soutien d’une jeune veuve qui lui avait pris sa couronne. C’était un pari qu’il ne saurait faire, sans compter qu’il était trop impliqué dans la campagne pour rester avec elle sur les Îles de Fer et que les derniers événements n’encouragaient pas la confiance en qui que ce soit. Alors oui, elle était probablement mieux avec son époux et ses hommes, avec lui et les autres avec ceux qui avaient assisté à son coup d’éclat contre Heda Volmark. De toute façon, le Roi avait raison, s’ils l’excluaient de force, elle serait bien capable de mettre sa chambre dans le même état que celle qui accueillait cette conversation, voir pire, de rejoindre l’armée sur un coup de tête. A quoi bon ?

__ Hum… seuls ? Sans le soutien du Bief ou de l’Ouest ? Aucune. Mais nous pouvons entamer sérieusement l’Empire et donner à ceux qui n’auront pas su nous aider à temps une chance de vaincre. Peut-être. Cependant, les guerres ne se gagnent pas toutes sur le champ de bataille, en tout cas pas toujours sur celui qu’on pense. L’Empereur n’a plus les troupes suffisantes pour faire face sur plusieurs fronts et votre stratégie ouvre des perspectives. Si nous parvenons à ralentir les forces Nordiennes, nous pourrons envisager de nous dégager du sud pour récupérer l’accès à la mer et de là, tout est possible. De plus, cela obligerait le Bief à s’impliquer de front. Il y a aussi la menace du Tigre qui pèse sur l’Empire, nous n’avons peut-être pas réussi à le rallier, mais sa présence pourrait tout changer malgré tout, qu’il se batte avec nous ou non. Lors de la campagne précédente, tous les efforts étaient dirigés contre nous, néanmoins, les actions de Manfred dans l’Orage, la guerre à Dorne et la croisade ont perturbé la stratégie générale empêchant Torrhen de nous éliminer complètement. Même sans coordination pleine et entière entre nos armées, l’Ouest, le Bief et d’autres pourraient jouer un rôle de catalyseur des forces Impériales nous laissant le champ libre en certains endroits afin de mener la contre-offensive selon les modalités qui conviennent aux Fer-Nés. Il faudra se tenir prêt à exploiter toutes les opportunités, mettre en place une stratégie globale allant dans ce sens, comme c’est déjà le cas d’ailleurs, et aviser en fonction des informations que nous avons. Le véritable problème c’est que nous n’avons hélas pas d’espions dans le camp ennemi, aucun moyen de savoir où ils seront et avec quelle armée, sauf à faire des hypothèses.

Il hocha la tête.

__ En résumé, nous avons une chance, une seule et elle est infime. Mais serions nous des guerriers si nous reculions face à la mort ?

Il sourit en fixant Yoren.

__ Quand j’étais encore un gosse, Lord Brayan Bracken avait l’habitude de dire : Une mort certaine, de faibles chances du succès, mais qu’attendons nous ?! A l'époque, c’était rarement une réalité, mais même quand ça l’est devenu, personne n’a reculé. Souvenez vous d’Eysine. Souvenez vous de la charge d’Harren. Il s’agit de savoir à présent, si, lorsque c’est plus vrai que jamais, nous sommes capable de relever le défi afin d’honorer la mémoire de ceux qui sont tombés.

A Buron, le Bracken avait chargé plein nord sachant très bien qu’il sacrifiait sa cavalerie et probablement sa vie pour laisser aux troupes à pied le temps de s’organiser et de riposter. Il avait été capturé et non tué, mais malgré cela, son fils avait prit la relève dans le camp Hoare et désormais, c’était Héléna et Erwann qui seraient au première loges. Les hommes et les femmes de la Maison au cheval sauvage ne s’en laissaient pas conter, ils ne reculaient pas, il ne ployaient pas le genou, ils se battaient avec un sens du sacrifice sans égale. Tout comme Myria. Le chevalier se souvenait d’elle faisant face à Orys Baratheon perché sur sa colline. Il se méfiait d’elle comme de la peste, mais il ne pouvait pas nier son courage. Elle était de la même trempe qu’Héléna à n’en point douter, et ce malgré ses ascendances Nerbosc.

__ Sire, cette campagne c’est quitte ou double, soit nous ressortons grandis, pour ceux qui survivront, et il seront peu nombreux, soit nous mourrons tous. Je préfère pour ma part, faire le sacrifice ultime que de ployer le genou devant l’Empire.




 
 
 


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MessageSujet: Re: Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ)   Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ) EmptyJeu 26 Sep - 21:22

Tandis que j'écoutais d'une oreille attentive la réponse de mon commandant ma main droite passa dans ma barbe drue dans l'optique utopique de la lisser convenablement. Evoquer Helena et son caractère de feu m'avait intrinsèquement permis de chasser mon inquiétude née de la vile tentative d'assassinat par l'intermède de nos mets mais seulement pour en réveiller une autre plus ancienne. Il apparaissait clairement aux yeux mèmes de son oncle que la reine ne reculerait point face à la perspective d'une campagne printanière sanglante, boueuse, éprouvante, dangereuse et potentiellement perdue d'avance. Méprisant son statut de femme au sein d'un royaume hautement conservateur elle démontrait qu'elle n'était pas juste une superbe cavalière mais l'incarnation même du symbole de son illustre maison. L'esprit sauvage de fougue et d'indépendance de ce noble animal coulait dans ses veines. La résignation d'Erwann Rivers n'indiquait que trop bien qu'il se doutait pertinemment du tumulte qu'avaient pu engendrées mes tentatives de la convaincre que sa place se trouvait quelque part en sécurité et non sur le champ de bataille ou au milieu d'un camp battu par le vent et la pluie. Mais, icelle se montrait plus têtue que moi arguant qu'elle n'était pas une lâche, que toute sa maison combattait pour les Hoare, que ce n'était que son devoir de faire face aux envahisseurs comme aux renégats, qu'elle constituerait un atout inestimable pour la motivation des riverains ainsi que ramener des sujets dans le droit chemin du giron loyaliste.


Si, j'avais pris la peine de discuter des envies guerrières de mon épouse à son oncle c'était en partie pour savoir si cela valait la peine que je tente une dernière fois de la retenir loin du bain de sang à venir. Conforté dans mon choix de n'en rien faire depuis qu'elle avait su avec brio gérer un putsh. Je respectais les décisions de ma reine parce qu'elle avait gagné ce respect de haute volée. Helena souhaitait faire la guerre. Parfait en ce cas, nos vœux ainsi que nos promesses nuptiales seraient respectés et ma fin serait plus douce si je venais à tomber. Mes seuls remords tenaient à son état. Une grossesse ne faisait guère bon ménage avec une guerre. Je ne pouvais que prier le Noyé afin que le pire ne se produise pas.  Revenant au discours du Rivers qui comme je l'espérais n'usa en rien de langue de bois je réfléchissais à ce qu'il venait de me livrer sur son constat de notre peu reluisante situation.


"Voilà qui est tout à fait franc et pessimiste commandant. Hélas, je crains fort que vous n'ayez raison. Notez cependant que je me moque que notre lutte soit utile à des attentistes engoncés dans des postures neutralistes hypocrites. Au contraire, si jamais nous venons à nous faire totalement annihiler par l'empire je préfèrerais nettement que ce dernier les écrase afin de parfaire son œuvre mégalomane afin que le regret souille leur gout au moment du trépas. Des dizaines de milliers de fer nés et de riverains sont tombés alors que l'Ouest se trouvait ètre lié à nous par traité d'alliance. S'ils laissent mon royaume chuter, qu'ils brulent à l'avenir. Bien sur nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir afin que ces lâches puissent survivre à la machine impériale. Les guerres se gagnent dans le sang ser mais vous êtes dans le vrai. Une défaite infligée à nos forces ne serait pas forcément synonyme de défaite pour les puissances centrales. Les boucheries innommables de l'an passée auront au moins eu ce mérite n'est ce pas ? Eroder l'armée impériale dans une certaine mesure. Le Bief et le Tigre représentent les véritables challengers à la puissance impériale. Ils nous considèrent d'ores et déjà comme ni plus ni moins qu'une simple formalité. Grossière erreur."


Un sourire carnassier se dessina sur mes lippes alors que je me figurais les surprises que je prévoyais pour le printemps. Oui, les évènements seraient à n'en point douter sanglants. Les Hoare n'étaient pas encore anéantis. Une nouvelle lignée que dis-je une nouvelle dynastie rompant avec les précédentes s'élèverait pour les emmener tous au sommet ou deviendrait une page marquante de l'histoire de ce royaume. Quelque part, la trahison de deux de mes proches allait s'avérer bien plus utile que décevante. Non, contrairement à ces deux simulacres de fer nés m'ayant froidement serinés dans le dos je n'abandonnerais pas avant que l'on ne m'arrache de ce monde dans le sang comme lors de mon arrivée. S'ils étaient incapables de comprendre que c'était en continuant le combat contre l'empire sur le continent que l'on protégeait au mieux les iles, conservait un vestige de crédibilité ainsi que l'honneur le dictait de ne point abandonner les derniers braves loyalistes continentaux à la merci de l'ennemi et des traitres je n'en avais que faire.


"J'aime votre sens de la stratégie commandant ! Votre vision concise, claire et précise des différents tenants et aboutissants est admirable. Je sens la patte du généralissime lord Bracken dans vos propos. Des catalyseurs dites vous. C'est extrêmement probable et intéressant. Car, en dépit de tous mes efforts diplomatiques au cours des derniers mois ainsi que ceux de notre ambassadrice j'ai bien peur que les derniers neutres ne nous tournent le dos. Le Tigre est une carte bien curieuse. Espérons qu'il soit à la hauteur de sa réputation. Quant au Bief, ne soyez pas si pessimiste mon cher. Quelque chose me dit qu'ils sont simplement lents. Il faut les comprendre passer de la chaleur Dornienne au marasme de nos terres. Non, malheureusement aucun espion dans le camp ennemi le vieux loup est expérimenté. Néanmoins, nous ne sommes guère dénué de ressources. Des hypothèses ou des stratégies tellement inattendues que l'ennemi ne saurait y ètre préparer. Quoi qu'il en soit et vous êtes bien placé pour le savoir la marée vengeresse approche."


Modeste acquiescement du chef de la part de mon lieutenant. Mon sourire s'efface pour céder le pas à une expression mesurée. Mais revint bien vite à la charge face à ses propos.



"Je ne le pense pas. Vous avez raison. Elle nous colle à la peau. Et cette chance nous allons la saisir à pleine main."


Le Bracken sourit largement avant de reprendre la parole. Voilà l'état d'esprit que j'attendais de mes généraux, de mes hommes, de mon peuple. La résilience dans l'adversité, la pugnacité dans le chaos, le courage dans l'incertitude. Hélas, ser Erwann était simplement fait du même bois que moi. J'éclatais d'un rire rauque, franc et généreux devant son anecdote.



"Cela ne m'étonne guère de ce vieux briscard. Le plus proche compagnon continental du Noir en personne. L'illustre maréchal du Conflans. J'adore cette mentalité. Je la trouve taillée pour notre royaume renaissant. Nous porterons visiblement à jamais le péché d'ètre des fer nés aux yeux de ce continent. C'est le droit même à l'existence que les envahisseurs nous réfutent. Personne n'a reculé en effet ! De Buron à Eysines. J'y étais aux premières loges. Je m'en souviendrais jusqu'à mon dernier souffle. Ce vieux fou voulant finir le travail lui-même tel un dieu vengeur. Ecraser la postérité de son empreinte en abattant Baratheon et la bête. Pour ètre sincère je ne l'ai jamais aimé. Ma batardise m'ayant condamné à n'ètre qu'une arme entre ses mains ambitieuses. Mais, ce jour là je l'ai encore plus admiré que je ne l'avais jamais fait. Il nous a montré l'exemple. Je suis persuadé que nous le sommes."

Sous entendu que lui et moi ainsi qu'une partie de l'état major ne reculeraient point cependant mieux valait englober toute la composante martiale. J'aimais mon armée. Je lui faisais confiance. Je l'avais transformé pour son propre bien. Je me sentais plus proche de soldats que de n'importe qui d'autres.



"En effet nous n'avons qu'un seul choix entre vaincre ou mourir. Soit nous récupérons ce qui nous revient de droit et bâtissons un nouveau Conflans uni dans lequel la trahison ne pourra plus jamais trouver racine soit nous tombons au champ d'honneur en essayant. Je n'en attendais guère moins de vous ser. Vous êtes un exemple pour nous tous. Sachez que c'est également mon cas aussi si Helena venait à me survivre je souhaiterais que vous abandonniez votre rang pour l'emmener en lieu sur. Bien sur elle refusera et souhaitera continuer la lutte au nom de notre fils à naitre cependant ma sœur ainée ne laissera jamais passer la possibilité de s'arroger une nouvelle couronne et je sais qu'elle est très dangereuse. Pensez vous que je pourrais un jour tenir mon fils dans les bras et le contempler avec cette fierté paternelle dont j'ai été privé ser Rivers ?"


Mon visage passe de solaire à ténébreux alors que je me confie sur mes doutes et mes craintes ainsi qu'un regret potentiel à l'homme dont je me sentais le plus proche coté continentaux. Jugeant que je venais de faire preuve de faiblesse devant l'un de mes hommes, je tentais de rattraper le coup et chasser l'émotion dans ma voix.


"Oubliez cela voulez vous. Parlez moi plutot de vos hommes ? La coopération entre fer nés et riverains est elle bonne ?"



       



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MessageSujet: Re: Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ)   Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ) EmptyMar 1 Oct - 11:08



Erwann Rivers

Erwann Rivers est l'un des piliers de la cause loyaliste en dépit de son statut de bâtard riverain pour des raisons évidentes. Oncle de la reine Helena Hoare née Bracken, ce chevalier vétéran fait partie du cercle intime du roi des Fleuves et du Crépuscule. Excellent combattant et meneur d'homme il a récolté le commandement du bataillon d'infanterie le plus solide de l'armée réformée du Sel et du Roc nommé la Marée Sanglante. Symbole de la loyauté riveraine et plus particulièrement celle de la maison Bracken, il a encore su s'illustrer lors de la tentative de coup d'état en prenant très rapidement des mesures martiales adéquates. Extrêmement protecteur envers sa nièce, ce jusqu'au boutiste du régime Hoare se prépare à une reprise de campagne sanglante. Son lien de parenté avec l'épouse du roi lui laisse une certaine marge de manœuvre dans ses propos dont il use avec parcimonie.


Erwann Rivers répondit au sourire de Yoren par la même mimique carnassière. La mort les attendait peut-être tous au bout du chemin, mais avant qu’elle ne les prenne, ils la feraient gouter à tous ceux qui se mettraient en travers de la route des Fleuves et du Crépuscule. Unis dans l’adversité, Riverains et Fer-Nés, avec les troubles fête, les couards désormais écartés. Le chevalier, pour être un proche de la Reine et donc suffisamment proche du Roi pour en connaître les mots, savait parfaitement pourquoi il gardait Pierremoutier, et ne pouvait qu’être d’accord avec lui tant sur le pourquoi que sur le comment. Il aurait été foncièrement déçu si tel n’avait pas été le cas, si, comme certaines Fer-Nés le voulaient, ils avaient fui sur les Îles de Fer, laissant les derniers loyalistes du Conflans rejoindre l’Empire, de gré ou de force et exposant l’archipel à la mort par asphyxie. C’était là tout l’enjeu de la campagne de Printemps, garder un pied sur le continent pour éviter de se retrouver tous nus devant le Conflans Fédéré, ouvert sur la Baie du Fer-Né, avec la flotte Impériale prête à venir tuer les Insulaires ou simplement à les laisser crever de faim avec un blocus bien mené. L’alliance avec l’Ouest et le Bief empêchant toute razzia plus au sud. Il s’agissait de survivre, avec le peu de forces qu’il restait, mais le retour de la Flotte de Fer donnait néanmoins un peu d’espoir.

La trahison de Beron et Heda se trouvait être la pire chose qui puisse arriver, non parce qu’on avait perdu deux personnes de valeurs, clairement pas, ou même quelques soldats, mais parce sa missive à la Reine Jordane entamait sérieusement l’entente avec l’Ouest et ce qui aurait pu en découler. Les relations avec le Bief n’étant pas au beau fixe, ils se retrouvaient définitivement seuls et sans soutien face aux forces coalisées du Nord, du Conflans Tully, de Peyrdragon et de l’Orage. Une armée entraînée et organisée. Cependant, tous ceux qui restaient de l’immense armée d’Harren étaient des survivants. Ils avaient fait face à Torrhen à Buron, deux jours durant, et au dragon à Eysine. Ce n’étaient pas n’importe quels combattants et cette simple pensée fit sourire le bâtard de la Maison Bracken qui redressa la tête pour répondre à son roi.

__ Grossière erreur Sire, sans nul doute. C’était probablement l’objectif à Buron, affaiblir considérablement les forces d’Harren en attaquant la plus petite des deux armées scindée par Joren. Et il a réussit, même si cette bataille aurait dû lui coûter la vie. Usons les forces impériales dans ce que nous maîtrisons chacun le mieux, et voyons si nous serons encore vivants pour en apprécier le résultat. Peu importe, finalement, ce qui se passera ensuite, si l’Ouest tombe de gré ou de force, si le Bief peut faire face seul ou non. Ce n’est pas faute de les avoir prévenus, tous, que leur avenir dépendait aussi du nôtre. Si mon heure sonne, c’est eux que je maudirais dans mon dernier souffle, que l’Empire les emporte tous et qu’ils brûlent dans le feu du Dragon.

Le commandant se mit à rire à l’évocation de la lenteur du Bief et de la marée vengeresse. Il s’agissait de son bataillon, la marée sanglante, dont le rôle serait crucial durant la campagne qu’il attendait de pied ferme. Ses hommes étaient fin prêt, à peine ébranlés par la tentative de coup d’état et d’empoisonnement, plus que jamais ils se léchaient les babines d’impatience, le goût du sang et de la mort les alléchant. La vengeance serait sanglante, rapide, insaisissable, comme une marée montante faite d’un acier écumant de rage bientôt teinté d’écarlate.

__ Si j’étais le Tigre, j’attendrais que toutes les armées de Westeros soient saignés à blanc avant de s'abattre sur la côte la plus faible et de prendre un à un les royaumes du continent. Quand au Bief, ils n’auront bientôt plus le choix, nous verrons s’il sont toujours aussi lents quand Cendregué est menacée.

Yoren éclata de rire à l’évocation des paroles de Lord Bracken. Oui c’était tout lui et ce n’était effectivement pas pour rien que lui et Harren s'appréciaient tant. Pourquoi avait-il rallié Joren ? Pourquoi la Maison Bracken avait été pardonné si aisément tandis que Lyle était envoyé mourir à Fort-Darion en représailles. Emporterait-il ce secret dans la tombe en mourant dans les geôles de l’Empire ? A vivesaigues ? A fort-Darion ? Pour sûr, il manquait à tous ici, il aurait été l’homme de la situation et le Rivers espérait que ceux qui restaient, lui et Héléna, quelques hommes de la Haye Pierre seraient à la hauteur. Non, il n'espérait pas, en réalité, il en était persuadé, ils se montreraient tous à la hauteur de la réputation de la Maison au cheval sauvage. Néanmoins Brayan était le seul à pouvoir convaincre sa petite fille de renoncer à son honneur pour préserver sa vie et celle de l’héritier qu’elle portait. Cela allait peut-être manqué lorsque le temps serait venu de la mettre à l’abri, ne serait-ce que pour éviter une fausse couche dû aux déplacements et aux conditions de vie en pleine zone de guerre. Tant qu’elle pouvait monter à cheval, tout allait bien, mais une fois qu’elle ne serait plus en état, que cela s’avérerait trop dangereux ? Saurait-elle faire la part des choses ?

__ Il est toujours difficile pour un bâtard d’aimer son géniteur, le mien aussi m’a formé afin de devenir une arme sans jamais m’aimer comme un fils. Mais si je ne peux parler d’amour et encore moins d’affection, je l’ai toujours admiré, et il a toujours été un exemple à suivre pour moi. C’est sa force et son courage que je transmettrais à mes hommes au matin de la bataille et qui nourrira ma volonté jusqu’au bout.

Erwann fut ravi de ne pas avoir à répondre à la question du Roi. La réponse qui lui vint était négative, fort peu plaisante et il ne voulait pas lui dire, ni lui mentir. Il espérait que Yoren survive, mais il ne fallait pas de leurrer sur ses chances. Cependant, il craignait plus encore que la perte du Hoare celle de sa Reine s'il tombait. Elle était bien capable de charger pour l'honneur si elle voyait son bien aimé tomber et il faudrait user de tous les stratagèmes possible pour l'empêcher de se faire tuer. Pour cela, et seulement cela, il était prêt à abandonner la bataille afin de l'emmener en lieu sûr, qu'elle le veuille ou non. Le Requin Noir avait raison, Eren ne laisserait pas passer une opportunité de s’arroger la couronne des Îles de Fer et elle en avait les moyens. La question, donc, de savoir où emmener Héléna pour la mettre en sécurité restait entière.

__ À vos ordres Sire. Voulez vous que je l’emmène sur les Iles de Fer ?

Il garda un air grave, quand bien même le sujet de ses hommes le mettait en joie. L’idée de la mort de Yoren, laissant Héléna veuve, si jeune, enceinte d’un héritier potentiel dangereusement vulnérable et avec pour principaux soutiens des hommes qui risquaient de mourir sur le champ de bataille, ne le ravissait guère et il ne pouvait pas oublier en un claquement de doigt, pas plus qu’il ne pouvait réellement évincer la question de son Roi sur ses chances de voir son enfant.

__ La Marée Sanglante est prête à déferler. Tous piaffent d’impatience et affûtent leurs lames. Étrangement, la trahison d'Heda et surtout votre réaction et celle d'Helena semblent avoir mis un terme aux querelles entre Riverains et Fer-nés. Je crois qu’ils mesurent enfin pleinement toute l’importance de coopérer et de survivre ensemble, de rester unis face à l’ennemi quand la ténacité de certains s’effrite. L’inaction a tendance à les rendre irritables, et je dois dire que j’ai dû faire preuve d’autorité pour empêcher ceux qui ont appris pour la tentative d'empoisonnement de faire un massacre dans la citadelle. Mais cela démontre aussi leur motivation et leur loyauté. Vivement la guerre mon Roi, que nous puissions mesurer les progrès faits cet hiver sur un vrai champ de bataille.

Ils avaient tous bien travaillé, la trêve rendue obligatoire par la neige et le blizzard leur avait permis de s'entraîner avec sérieux, sans autre menace que celle proférées par leur commandant et une campagne à venir nécessairement meurtrière que ne les rendait que plus dure à la tâche et à la douleur tant la perspective de rester en vie dépendant de leur travail et de leur coordination. Les mois de dur labeur dans le froid et la neige avaient porté leur fruits, les hommes étaient affutés, physiquement et mentalement, ils connaissaient les commandements et les mouvements de terrain, ils serraient les rangs et avançaient en cadence en formation carrée et pouvaient en quelques instants effectuer une percée grâce à une charge en pointe depuis cette formation. Ces soldats d’élite, survivants d’Eysine, déjà bon combattants et désormais entrainés et organisés sous le commandement d’Erwann seraient indéniablement un formidable atout lors de cette campagne.




 
 
 


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MessageSujet: Re: Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ)   Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ) EmptyLun 28 Oct - 22:22

-"En effet commandant Rivers, votre analyse de cette bataille me semble tout à fait pertinente. Le vieux loup avait choisi d'anéantir l'armée de feu mon demi-frère afin de faciliter la suite de la guerre à sa compagnie d'envahisseurs et de renégats. Ce qui dénote d'un sens du sacrifice certain et d'une acuité stratégique encore plus élevée. Nous aurions au moins pu savourer la fin de deux pontes de l'empire avec les éxécutions de cet empereur de malheur ainsi que son beau frère d'outre détroit. Mais, non il eut fallu qu'Harren fasse trainer les choses afin de se gaver du spectacle. De la mème manière qu'il n'avait guère écouté mes conseils relatifs à notre immobilisme à Noblecoeur. Oh, ne vous en faites pas mon cher nous allons nous battre comme le vent et frapper comme les vagues. Peu importe en effet. Puisque le reste de Westeros se moque de la présence d'une superpuissance infiniment plus dangereuse que ne l'a jamais été le Sel et le Roc celui ci peut bien devenir provinces Valyriennes ce n'est pas mon problème. Ce n'est pas notre problème. Nous avons déjà bien assez à penser pour nous focaliser sur les situations de royaumes nous ayant trahis ou mépriser en sus de cela."


L'hilarité empreinte d'une férocité propre aux combattants vétérans dont la vie tournait autour des bains de sang de mon officier supérieur me plait toujours autant. Et, je me figure que j'ai fait un excellent choix en nommant un autre fils illégitime à de telles responsabilités faisant par là mème fi des contestations émanant du parti le plus traditionnaliste de ma noblesse continentale. Parti qui avait du se rendre à l'évidence me concernant. J'étais le choix ultime d'Harren, le seul prétendant crédible à la royauté de leurs terres loyalistes ainsi qu'un souverain énergique et déterminé. De toute manière, ce n'était guère comme s'ils avaient le choix. Cependant, si c'était une chose d'accepter une légitimation pour un prince du sang c'en était une autre de voir ce dernier placer des femmes et d'autres illégitimes à des postes de responsabilité. Le pire c'était que la trahison de la Volmark tendait à leur donner raison. Pour ma part, je récompensais les plus méritants et m'entourais des plus fidèles. Que les mauvaises langues accomplissent autant que le Bracken face à moi et alors ils auraient le droit de me casser les oreilles avec leurs conneries. Ces dernières semaines m'avaient conforté dans mon choix de lui confier le commandement de l'élite de mes forces.  Je laisse un sourire amusé étirer mes lippes un instant.


-"C'est ce que je ferais également. J'ajouterais que je frapperais les armées ennemies au moment le plus vulnérable en usant d'un système d'espionnage poussé. Ce n'est pas l'or qui doit manquer au maitre d'Essos ! Tout le monde a un prix. Cependant, je doute fort que ce soit son plan de conquète quand bien mème ce dernier se montre discret au vu du retournement de situation avec Dorne. Cela serait indigne du diadoque du Nouvel empire Valyrien. Cette cité a brulé il y a bien longtemps et pourtant ses rejetons continuent de tourmenter le monde. Maudite civilisation. Oui, je pense plutot qu'il va tenter de faire les choses avec panache et grandeur. En commencant par s'en prendre à l'Orage afin de venger l'affront de Durrandon en Essos."


Nul besoin de souligner que cet envahisseur débarqué de l'est avait fait exécuter mon espion devant négocier avec lui afin que nous puissions nous soutenir mutuellement face à l'ennemi impérial quitte à ce que je lui plante une dague dans le dos par la suite afin d'apparaitre comme le sauveur du continent réhabilitant de bien somptueuse manière un nom à jamais honni, craint et méprisé. Cet orgeuilleux étranger souhaitait jouer les grands hommes impitoyables et suffisamment puissants pour s'opposer à tout un continent. Grand bien lui en fasse. Il allait bien vite déchanter et découvrir que si nous autres Westerosies passions notre temps à nous entretuer il n'avait rien de mieux qu'une cible commune afin de prouver que la haine quant à elle formait une circonstance favorable à l'anéantissement d'un prétentieux prétendant à la gouvernance de nos terres. 


-"Vous ètes dans le vrai mon cher car depuis ma première rencontre face à ce monstre historique ce conquérant d'une trempe ingélable m'ayant terrifié je n'ai eu de cesse d'admirer sincèrement Harren Hoare. Je sais qu'il m'éprouvait simplement parce qu'il m'estimait et percevait en moi une sorte de reflet de sa propre jeunesse passée là ou Joren ne le comprenait pas. Il ne me manque guère. Il n'y a jamais eu de sentiment entre nous et pourtant j'aspire de toutes mes forces à le venger dans le sang.Nul doute que vos hommes se battront avec ardeur en ce cas. Pour ma part, ce sera animé d'un idéal neuf et d'une soif de vengeance infinie que je harranguerais l'armée."


La discussion bascule sur une note plus intime et préoccupante alors que nous évoquons ma fougueuse épouse. Helena avait été clair dès notre nuit de noce. Elle ne souhaitait pas ètre comme ces reines ne servant à rien d'autre qu'à pondre des hétritiers à leur mari. Elle souhaitait régner à mes cotés, me suppléer au besoin et me soutenir quand j'en aurais besoin. Ce qui me convenait parfaitement. Et, je lui avais laissé la place nécessaire afin qu'elle se crée une envergure de souveraine. Preuve en était. Elle était celle qui avait sauvé notre règne. Hélas, cette impétuosité qui me plaisait énormément la poussait à prendre des décisions dangereuses pour sa propre sécurité. Une reine enceinte au milieu d'un pays ravagé par la guerre à la tète d'une armée amoindrie. C'était de la pure folie et pourtant si je me sentais coupable de l'avoir entrainé là dedans. Je ne parvenais qu'à l'en aimer davantage. Elle était bien celle qui méritait de porter cette foutue couronne à mes cotés. Je sens la crispation de mon vis à vis lorsque je lui fais part de mes doutes quant à ma survie ainsi que ma future paternité. Je le sens soulagé lorsque je balaie la mélancolie de mon propos et récupère une attitude souveraine.


-"Non, emmenez là ou elle sera le plus en sécurité à vos yeux. Vous aviserez sur le moment. Les Iles ont le mérite d'ètre des iles justement cependant c'est à double tranchant. J'ai totale confiance en votre jugement ser."


Chassant mes peurs et mes regrets quant à la perspective de tomber au champ d'honneur sans avoir pu découvrir les joies de la paternité et ne pas répéter les mèmes erreurs que le Noir avec ses enfants d'un ébrouement de la tète, je décide de peupler mon esprit de données martiales qu'elles soient comptables ou qualitatives. La guerre était mon domaine, mon élément, depuis tant d'années qu'elle constituait en réalité ma norme là ou la paix représentait l'anomalie. C'était au milieu de mes braves et de mes compagnons d'armes que je me sentais le mieux. Et cela ne risquait pas de changer.


-"Et d'écarlate elle sera. Vous me vendez un tableau bien alléchant de mon élite martiale commandant. Si, je vous ai offert le commandement des meilleurs vétérans parmi les soldats de métier c'est bien parce que vous le méritiez et que vous saurez faire briller ces survivants sur le champ de bataille. L'inaction a en effet ce genre de conséquence sur les hommes de guerre. Il suffit parfois d'offrir une source commune à la haine pour que des rivaux finissent par se considérer comme profondément liés. Le malheur de ce parjure aura au moins des retombées positives. Cette cruelle lecon aura eu une utilité en dépit de sa tragédie. C'était ce à quoi j'aspirais en réformant l'armée. Sous la bannière royale, il n'y a ni riverains ni fer nés seulement des loyalistes. Tant de férocité fait plaisir à voir. Très plaisir. Ils en auront besoin. Elle ne devrait plus tarder. Inutile de l'appeller de nos voeux. Vous avez fait un formidable travail avec ces hommes ser. Je suis particulièrement satisfait de vos efforts Erwann. Mais tout ne saurait s'avérer si plaisant. Ne me ménagez pas et dites moi ce que les hommes ont dit de moi suite au coup d'état manqué de ma seconde et mon félon de neveu."



       



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MessageSujet: Re: Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ)   Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ) EmptyLun 4 Nov - 11:12



Erwann Rivers

Erwann Rivers est l'un des piliers de la cause loyaliste en dépit de son statut de bâtard riverain pour des raisons évidentes. Oncle de la reine Helena Hoare née Bracken, ce chevalier vétéran fait partie du cercle intime du roi des Fleuves et du Crépuscule. Excellent combattant et meneur d'homme il a récolté le commandement du bataillon d'infanterie le plus solide de l'armée réformée du Sel et du Roc nommé la Marée Sanglante. Symbole de la loyauté riveraine et plus particulièrement celle de la maison Bracken, il a encore su s'illustrer lors de la tentative de coup d'état en prenant très rapidement des mesures martiales adéquates. Extrêmement protecteur envers sa nièce, ce jusqu'au boutiste du régime Hoare se prépare à une reprise de campagne sanglante. Son lien de parenté avec l'épouse du roi lui laisse une certaine marge de manœuvre dans ses propos dont il use avec parcimonie.


Erwann écouta Yoren en le regardant dans les yeux avec un léger sourire éclairant son visage marqué de guerrier. Il appréciait plus que tout parler de stratégie militaire et de préoccupation martiale, c’était un sujet qu’il maîtrisait et avec lequel il se sentait à l’aise, bien plus qu’avec la politique ou les sentiments, même s’il n’était pas assez bête pour imaginer qu’on puisse gagner une guerre sans faire de politique et gagner le coeur d’une femme sans faire un peu de sentiments. Heureusement, il n’avait à faire ni l’un ni l’autre, lui était commandant d’une unité d’élite, il n’était ni Roi ni bourreau des coeurs et ne comptait devenir ni l’un ni l’autre, il avait bien assez à faire avec ses hommes et sa chère nièce pour ne pas s’encombrer d’une épouse, d’autant plus qu’il n’avait rien à offrir à une femme à part l’absence et le veuvage.

__ Le Sel et le Roc était infiniment plus puissant et plus dangereux il y a un an, et c’est ce qui est alarmant en réalité. Les autres Royaumes font comme si l’Empire n’avait point déjà écrasé la plus grande puissance de Westeros. Nous avions nos faiblesse, en premier lieu le manque d’unité et la disparité de nos forces, mais tout de même, cela n’explique pas tout et ne saurait les épargner le temps venu. Je pense que vos réformes ont pallié au second point, en grand partie tout le moins. Quand au premier, j’ai toujours espoir que la leçon sera, cette fois, apprise et que ce nouveau déboire unira les loyalistes, mais je pensais qu’après la trahison de Joren, la bataille de Buron, la mort d’Harren et le retour de Myria, c’était déjà le cas. Je dois dire que parfois, je ne comprends pas comment cela a pu advenir une fois de plus.

Le jeune homme s’éclaircit la voix en baissant les yeux. Il avait entendu des rumeurs à Noblecoeur, et s’il ne s’y était pas attardé à l’époque, et encore moins lorsque Myria avait fait défection, certain de sa vile trahison et de son manque de courage. Il n’avait pas fait le lien, mais tandis qu’il parlait de tous les événements ayant divisé le Royaume en un temps record, il se posait la question du rôle de la Princesse dans tout cela, du pourquoi de certains de ses actes. Evidemment, le Roi avait dit l’avoir envoyé à Vivesaigues pour négocier avec le Tully, mais il n’était toujours pas certain que cela soit vrai et il ne pouvait demander directement sans avouer ses doutes envers son souverain. Cependant, si ce qu’il avait entendu à Noblecoeur sur l’alliance de circonstance entre Myria et Yoren face au Noir afin de faire bouger les troupes était vrai, alors cela pouvait changer la donne, tant pour ce qu’il pensait de l’ambitieuse ambassadrice que de la tentative du Roi de la réhabiliter. Il demanda donc :

__ J’ai ouï-dire que Myria vous avais soutenue face à Harren à Noblecoeur, est-ce vrai ?

Si cela était vrai, alors peut-être que cette femme n’était pas si avide de pouvoir qu’il paraissait, car clairement, s’opposer à Harren pour soutenir son bâtard n’avait pas dû jouer en sa faveur auprès du Roi pour que ses enfants soient à nouveau légitimés.

__ A la vengeance, Sire.

Le bâtard tendit la main vers son souverain avec un sourire. Il fallait de la force pour survivre sur le champ de bataille, il fallait du courage pour y mourir, et il fallait un but commun pour y unir toutes les forces d’un Royaume afin de triompher quel que soit le prix. Cette haine, ce désire de revanche, c’était ce qui entraînerait Riverains et Fer-Nés, tous les loyalistes de la cause de Yoren vers la victoire ou la mort, tout comme la haine avait dicté l’union des Royaumes fédérés contre Harren le Noir, en dépit de leurs différends. Etait-ce possible pour le Royaume des Fleuves et du Crépuscule de s’unir enfin ? Il l'espérait, sans quoi s’en serait fini d’eux tous, dont l’homme qui se tenait devant lui et sur qui reposait tant de choses. Se rendait-il compte que la survie d’Héléna dépendait en partie de la sienne ? Le Rivers l'espérait de tout coeur, car il lui faudrait survivre afin de protéger son épouse tant de la guerre que des affres de la succession. Bien sûr il la protégerait quoi qu’il en coûte, mais il ne pourrait pas la protéger contre tous, preuve en était, il ne savait même pas où la mener pour la mettre en sécurité, même si, vue la situation, les Îles de Fer semblaient être la meilleure solution, si ce n’est la seule.

Erwann fut surpris de la question de son Roi, il baissa la tête et posa les coudes sur ses genoux, joignant les mains en soupirant. Il hésitait à répondre franchement, mais il savait au fond qu’il le lui devait, seulement il ne voulait pas que cela porte préjudice à ses hommes. Certains d’entre eux parlaient sans réfléchir, d’autre après quelques bières se lâchaient un peu, mais ce n’était pas bien méchant, et cela ne les empêcherait en rien de se battre. D’ailleurs pour la plupart, ils mettaient tout la faute sur les responsable réels de cette félonie, à savoir Heda et Beron. Certains même, le bâtard de la Maison Bracken compris, accusaient Myria d’être mouillée jusqu’au cou et de s’en sortir à bon compte aux dernières nouvelles, même s’il commençait à sérieusement en douter.

__ Certains disent que vous vous laissez guider par votre queue pour choisir vos conseillères et que c’était une mauvaise chose, enfin précisément ils disaient que votre bite était aveugle et aimait bien trop se noyer dans les cons. D’autres disent, sang de traître ne saurait mentir, et ont proposé d’abattre toute la descendance de Joren ainsi que son épouse. Beaucoup pensent que les femmes n'ont pas leur place dans la hiérarchie politique et encore moins militaire, mais ceux-là pense parfois qu'il en est de même pour les bâtards, et je leur prouve qu'ils ont tort chaque jour que les Sept font. Mais la majorité disent juste qu’Heda est une Fer-Née qui se fiche des Riverains et Beron un enfant pourri gâté qui fait un caprice, quand d’autres les traitent tous deux de couards prêts à vendre père et mère pour rester en vie.




 
 
 


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MessageSujet: Re: Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ)   Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ) EmptyJeu 28 Nov - 19:21

Mon commandant de bataillon plongea son regard dans le mien sans le moindre soupçon de crainte. Une attitude franche et courageuse qui expliquait en partie pourquoi j'appréciais autant le Rivers. À l'image de sa manière de combattre, mon officier se montrait efficace aussi bien qu'intéressant car pertinent dans ses propos. Exprimant un avis valant la peine de se voir pris en compte avec précision et concision. La passion sincère palpable dans son timbre à l'évocation de la chose martiale témoignait de sa vocation pour la voie des armes. Nommer un homme tel que lui à la tète de mon élite tenait autant de la nécessité que du choix stratégique autant que politique. Le fait que ce dernier soit exempt de relation amoureuse officielle avait également motivé mon choix. Un homme de valeur entièrement dévoué à la cause du royaume.


"C'est justement parce que nous représentions la plus grande puissance du continent que tous nos voisins se sentaient menacée par les vélléités expansionistes d'Harren le Noir. Mon illustre prédécesseur n'ayant jamais masqué ses ambitions démesurées, les autres royaumes ne pouvaient que se réjouir de voir notre gigantesque ombre se réduire à peau de chagrin comme une mesquine revanche sur une terreur bien ancrée et de tout temps associée au patronyme Hoare. Seulement à présent que notre existence mème en tant qu'entité territoriale et politique ne tenait plus qu'à un fil ou caprice du destin une telle attitude est aussi déplorable que douteuse. Désormais que nous ne sommes plus un danger sérieux pour nos frontières voisines contempler notre fin revient à accepter que l'empire récupère notre ancien statut. Plutôt que se battre pour que l'équilibre domine la géostratégie de Westeros les muets vendent celui-ci aux pseudos utopistes dont le sang porte en son germe le souvenir d'un empire esclavagiste étranger. Et tout cela par pure lâcheté commandant. À moins qu'ils ne prévoient de se partager le Conflans une fois nos cadavres incinérés par le souffle de la bête."  


Une attitude qui évolua radicalement du tout au tout lorsque ce dernier détourna les yeux avant de s'éclaircir la voix. Signe manifeste d'une gène évidente dont je ne parvenais guère à déterminer l'origine. Le mieux était donc de laisser ser Erwann se confier sur la cause de ce revirement corporel. Je pris donc une posture attentive mais non dénuée de dureté malgré une compassion bien présente dans mes yeux. Me figurant qu'il s'agissait probablement d'un état d'âme du chevalier. En tout cas, le sujet avait l'air de le turlupiner quelque peu.


"Ce n'est en rien une rumeur messire. La princesse a bien pris le parti du batard ayant volé à ses fils leur héritage face à Harren le Noir en personne lors d'un conseil de guerre à la Glandée. Je pronais alors le mouvement afin de capitaliser sur les effets de la victoire de Buron car l'immobilisme mortifère né de la royale volonté ne pouvait que nous couter cher. Et de fait elle le fut. C'était la première fois était d'accord avec moi."


Ah, c'était donc de Myria qu'il s'agissait ici. Je pouvais pertinnement comprendre les doutes riverains à son encontre. Puisque ses actions au sein du royaume avaient toujours été empreinte d'une ambivalence certaine que d'aucuns jugeaient uniquement motivés par une soif de pouvoir insatiable. Si je ne pouvais guère me prononcer pour cette époque révolue je ne pouvais que témoigner de la stricte vérité dont j'avais pleinement connaissance. Oh bien sur, Myria m'avait juré son innocence de toutes les accusations pesant sur elle et souillant sa réputation. Mais si, je la croyais personellement je connaissais aussi la nature humaine. Elle avait pu souhaiter les deux en mème temps par le passé sans que cela ne denote quoi que ce soit. Ses actions post réhabilitation parlaient pour elles mèmes à mes yeux. Un accord avec les Lannister au potentiel inédit tué dans l'oeuf par le camp des renégats et un travail admirable. Les actions valaient mieux que les mots.


"A nos morts commandant ! Et à ceux qui vont mourir."


Oui, à tous les disparus et trépassés de notre cause. Frères, cousins, neveux, pères, oncles et fils tombés au champ d'honneur massacrés par l'empire de Paege à Eysines. Tous ces braves soldats, guerriers et officiers ayant offerts leus vies à la couronne morts sous la bannière du Sautoir. Peu importe leurs origines riverains, hommes de la Nera ou insulaires tous ces hommes devaient se voir remémorer jusqu'à ce que le royaume soit complètement libéré du joug impérialiste et purgé du poison de la trahison. Et ensuite bien après afin que jamais ne soit oublié le courage légendaire des hommes des Hoare. Fidèles dans l'adversité et féroces face à la mort. Un souffle de fierté traversa ma carcasse meurtrie.


Ma question suivante sembla plonger le commandant de bataillon dans une position délicate. J'espérais néanmoins que celui-vi ne s'inquiétait pas de ma réaction car j'étais probablement le roi le moins succeptible face à la perspective de découvrir des choses déplaisantes dans les bouches de mes sujets. Ma batardise avait des avantages. Habitué au mépris de la foule, je n'accordais qu'une importance relative aux opinions extérieures. Bien sur, je prenais en compte ces dernières comme tout politicien. Seulement j'étais un guerrier avant d'ètre capitaine et capitaine avant d'ètre roi.


"Je vous remercie pour votre sincérité commandant. Sachez néanmoins que ma queue si elle apprécie énormément les cons ne m'a jamais guidé dans mes prises de décision souveraine en dépit des apparences trompeuses. Si j'ai élevé cette traitresse d'Heda à ce poste ce fut uniquement par estime pour celle qui fut ma seconde depuis notre rencontre. Quant à Myria Hoare s'il est vrai qu'elle fut mon amante, ce sont uniquement ses mérites de politiciennes qui m'ont poussé à lui offrir un rang primordial dans mon admnistration. J'ai durement appris à mes dépens que nul lien ne devrait peser dans la balance de l'attribution d'une fonction. Cela ne se reproduira plus. Abattre des enfants innocents pour le crime d'un père et d'un frère ne valant mème pas le vélin sur lequel sera couché son arrèt de mort est quelque peu rude et ce mème pour le Requin Noir. J'aurais du éxécuter Beron dès mon couronnement... Ils ont tords en effet et j'aspire également à le leur prouver à chaque instant. Heda est en effet une fer née se fichant des riverains et mon neveu un gamin hypocrite, égoïste et aveugle aux réalités de ce monde. Des couards à n'en point douter. Parlez moi de mon épouse ser. Comment était elle enfant ? Comment est elle devenue cette formidable jeune femme plus courageuse que mon propre sang ? D'ou vient cette jeune femme dont j'admire chaque face du caractère et mesure ma chance d'avoir choisi pour souveraine une lionne ? Tous les Bracken sont ils de cette impressionnante trempe ?"



       



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MessageSujet: Re: Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ)   Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ) EmptyVen 29 Nov - 13:51



Erwann Rivers

Erwann Rivers est l'un des piliers de la cause loyaliste en dépit de son statut de batard riverain pour des raisons évidentes. Oncle de la reine Helena Hoare née Bracken, ce chevalier vétéran fait partie du cercle intime du roi des Fleuves et du Crépuscule. Excellent combattant et meneur d'homme il a récolté le commandement du bataillon d'infanterie le plus solide de l'armée réformée du Sel et du Roc nommé la Marée Sanglante. Symbole de la loyauté riveraine et plus particulièrement celle de la maison Bracken, il a encore su s'illustrer lors de la tentative de coup d'état en prenant très rapidement des mesures martiales adéquates. Extrêmement protecteur envers sa nièce, ce jusqu'au boutiste du régime Hoare se prépare à une reprise de campagne sanglante. Son lien de parenté avec l'épouse du roi lui laisse une certaine marge de manœuvre dans ses propos dont il use avec parcimonie.


Erwann Rivers hocha la tête tandis que Yoren donnait son avis sur la question du manque de soutien des autres puissances non fédérées à l’Empire. Il ne pouvait que le rejoindre et acquiescer. Quand à savoir si le Bief et les puissances neutres avaient déjà conclu un accord pour se partager le Conflans ou s’ils le feraient dans l’avenir, là encore, c’était probable. Mais peu importait, car ils ne seraient pas là pour le voir, ni pour les voir s’écharper pour cette raison ou pour une autre. Cette terre devait être maudite, maudite de n’avoir point de montagne, ou de forteresse assez puissante pour verrouiller ses frontières, maudite d’être le centre névralgique de tous les Conflits en Westeros, et ce bien avant l’avènement des Hoare sur ses terres. Les Riverains ne connaîtraient donc jamais la paix ? Hé bien soit. Au moins savaient-ils se battre, et le feraient-ils jusqu’au dernier ou jusqu’à ce qu’un nouveau coup de sort ne les place sous domination Impériale ou Bieffoise, et ce jusqu’à la prochaine bataille. Mais si tout avait commencé ici, en quelque sorte, tout devait peut-être prendre fin ici.

Le bâtard de la Maison Bracken n’ajouta rien. Il venait d’avoir confirmation que Myria avait défendu la position du nouvel héritier face à son beau père et ne savait trop quoi en penser. Il était certain que cette femme avait plus d’un tour dans son sac et ne faisait pas les choses au hasard, mais plus il en apprenait sur elle, plus il trouvait que sa vision géopolitique méritait au moins le respect, tout autant que la crainte d’une trahison. Seulement, Heda, ancienne amante du Roi et amie de longue date l’ayant trahi, il ne pouvait qu’imaginer le pire concernant la veuve de Joren et ce malgré tout ce qu’elle avait fait ou tenté de faire pour le Royaume.

__ Méfiez vous d’elle Sire. Après la tentative de coup d’état d’Heda, une nouvelle félonie de la part d’une de vos maîtresse aurait certainement des conséquences catastrophiques.

Le commandant ignorait où se trouvait la Princesse, et même si elle était encore en vie à l’heure actuelle après ce qui s’était passé à Castral Roc, mais à priori, si elle avait été exécutée, le Roi le lui aurait dit. Quand aux enfants innocents, ils étaient tout de même des héritiers potentiels, même si bien trop jeune pour le moment, pour tenter quoi que ce soit. Et pourtant, c’est un Beron tout juste sortie des jupes de sa mère et sans aucun poids politique et militaire qui avait fait tant de tort à un guerrier de la trempe de Yoren. Sans que Myria ne le pousse ? Il avait toutes les peines à le croire. Il n’imaginait pas le jeune homme qu’il avait rencontré quelques mois plus tôt et qui semblait admirer le demi frère de son père et reconnaître sa souveraineté entreprendre une telle chose sans que sa génitrice n’y ait pris part. Et pourtant son sort dans l’Ouest et l'annihilation de l’alliance qui s’en était suivi la dédouanait entièrement de la moindre implication. L’enfant avait donc grandi durant ses quelques mois et suivi les traces de son félon de père jusqu’à se croire, de par sa naissance, plus grand et plus fort que le Requin Noir ? C’était à n’y rien comprendre, mais cela était pourtant advenu. Il espérait que ni Myria, ni l’un de ses autres fils ne tente une fois de plus de prendre le pouvoir, déstabilisant un peu plus le Royaume qui n’avait pas besoin de ça. Vraiment pas…

__ Je… heu… J’ai un peu enjolivé le tableau Sire.

Il se racla la gorge.

__ Peut-être que l’entente n’est pas si bonne. La Liaison entre les Riverains et les Fer-Nés au sein des bataillons où ils sont rassemblés ne se fait pas, ils ne parviennent pas à s’entendre et donc pas à travailler de concert. Ils se haïssent en vérité. Les Fer-Nés n’ont aucune confiance en les continentaux qu’ils traitent comme des déserteurs en puissance et dans lesquels ils ne voient que ceux qui les condamnent à mourir pour des terres qui ne sont pas les leurs et dans des batailles rangées qui ne leur correspondent pas. Tandis que les Soldats du Conflans en ont marre d’être considérés comme de la merde et rendus responsables de toutes les défaites et les trahisons. De plus leur façon de se battre est tellement différente que la sauce ne prend pas. Enfin, les officiers eux même se querelles quand leur autorité n’est pas directement remise en cause par les hommes qu’ils dirigent mais qui ne sont pas de chez eux. Le moral est bon et la volonté de se battre et de bien faire est là, mais il y a trop de différences. La langue, la culture, les habitudes martiales, tout les divise et cela conduit au chaos dès qu’on tente de faire des mouvements coordonnés avec des bataillons mixtes. Tout ce que nous parvenons à faire c’est cohabiter, afin que les bataillons séparés manœuvrés à distance puisse apporter le meilleur d’eux même au meilleur moment.

Il secoua la tête en faisant la moue. cela lui faisait mal de dire une telle chose à son Roi, il avait cru pouvoir y arriver, mais l’hiver n’avait pas suffit à faire se réunir ses deux cultures si différentes et hélas, la guerre approchant, cela devenait dangereux de le cacher et de se jeter sur le champ de bataille dans cet état d’esprit. Chacun faisait du mieux qu’il pouvait en entraînement, mais les rancœurs surgissent rapidement et cela ne pouvait pas être sans conséquences sur une bataille. Dès que le bataillon mixte serait en difficulté, le risque était que le tout se débande très vite sans cohésion, sans le sentiment que le frère d’arme qui tient ton flanc sera là pour toi quoi qu’il arrive. Et c’est ce sentiment là qui manquait aux deux peuples. Or, s’ils devaient tenir une ligne de bouclier ou avancer sur l’infanterie, ensemble, mais qu’ils passaient plus de temps à regarder leur voisin avec suspicion et non l’ennemi commun, cela risquait de très mal finir. Pour peu que les Fer-Nés ne comprennent pas bien les ordres d’un capitaine Riverain et inversement ou que les encouragements “Pour les Sept” ou “Pour le Dieux Noyés” soient lancés afin de raviver la flamme et mal perçus par l’autre camp, s’en était fini de leurs chances de victoire. Erwann fut alors très clair sur ce point :

__ Je ne saurais que trop vous conseiller de les séparer à nouveau en bataillons du même peuple afin que chacun soit sur un terrain qui corresponde le mieux à ses atouts. Si victoire il y a peut-être que la cohésion pourra naître, mais en attendant, et je crains que s’entêter à les faire travailler ensemble au sein des mêmes bataillons devienne un réel problème sur le champ de bataille.

Et le pire, c’est qu’il n’avait pas tout à fait terminé, il avait d’autres mauvaises nouvelles. Il fit une courte pause et soupira. Il aurait aimé avoir d’autres choses à dire, mais il devait la vérité à son Roi, parce que la suite dépendait peut-être de tout cela.

__ Les Fer-Nés sont mitigés à votre égard, beaucoup pensent que vous vous cramponnez au continent quitte à tous les faire tuer ici alors qu’ils se fichent pas mal de ses terres et des Riverains. D’autres, et c’est mon cas, sont convaincus que vous irez jusqu’au bout et que vous avez le talent et la force pour l’emporter. La tentative de coup d’état a ébranlé la confiance, mais pas la volonté de se battre, pour l’honneur plus que pour l’espoir. En cela, certainement l’alliance avec l’Ouest négociée par Myria dont vous m’avez parlé aurait pu tout changer. Mais si j’ai bien compris, il n’en est plus question.

Le jeune homme hocha la tête, car effectivement cette nouvelle aurait pu regonfler le moral des troupes si elle avait été rendu publique et si tel n’avait pas été le cas, la vision des armés Lannister se joignant à eux aurait pu leur faire abattre des montagnes à ‘en point douter. Mais Myria n’avait pas réussi à sauver les négociations après la trahison d’Heda et Beron, et pour le coup, on pouvait difficilement lui en vouloir. Malgré tout son talent qui ne pouvait faire aucun doute car avoir réussi à négocier un telle alliance avec si peu de moyens semblait tout de même une sacrée prouesse, elle ne pouvait pas tout.

__ La Reine a su gagner le respect des Fer-Nés et est adorée par les Riverains et ce malgré son comportement trop martial aux yeux du Grand Septon et de certains fervents croyant des Sept, surtout parmi le peuple et les hommes de la foi. Ils disent que manier les armes insulte les commandements de la Mère d’en Haut et ils craignent que la colère divine ne s’abatte sur le Royaume.

Il sourit avec fierté, mais que dire sur sa nièce que le Roi ne savait pas déjà, et comment raconter une enfance tumultueuse sans briser la confiance qu’elle avait en lui, sans révéler des choses qu’elle ne voulait pas lui dire ? Il préféra se taire.

__ Si vous voulez des détails sur le passé de votre épouse, il vous faudra les lui demander. J’aurais l’impression de la trahir si j’en dis trop et de vous trahir vous si je n’en dis pas assez. Je préfère éviter cette situation et rester un commandant.

Il sourit et reprit sur l’autre sujet qui liait les deux guerriers, mais qu’il était bien plus sage d’aborder, malgré le fait que tout ne soit pas idéal.

__ L’armée tient Sire. Sur le fil, mais elle tient. Sans vous, sans vos efforts et vos visites, sans la force d'Hélena, elle serait déjà éparpillée aux quatre vents. Vous avez fait beaucoup, continuez. Si nous gagnons, une bataille à la fois, l’armée se renforcera et votre légitimité avec. La victoire est le plus solides de tous les ciments, et la défaite l’arme la plus destructrice.




 
 
 


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MessageSujet: Re: Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ)   Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ) EmptySam 30 Nov - 17:12

"Oh mais ne vous en faites point commandant Rivers. Je ne fais désormais guère plus confiance à personne depuis ce tragique épisode de l'histoire. Et mes maitresses ne se comptant que sur les doigts d'une main je crains bien plus la caste baroniale que les femmes de ma vie dans l'immédiat. Seule une poignée de personne échappe à cette méfiance à présent totalitaire. Les Bracken en font partie rassurez vous. Cependant, votre conseil sera pris en compte n'en doutez point."


Si le rappel du fait que mes aventures passées avec diverses femmes de pouvoir par trop ambiteuses ou non avait couté très cher à la stabilité politique de mon royaume en déclin pour ne pas dire au bord de la ruine m'énervait quelque peu je n'en montrai pourtant rien. Ces erreurs n'appartenaient qu'à moi et je devrais en porter le poids jusqu'à mon dernier souffle. Il ne faisait aucun doute que je n'avais à présent plus de confiance totale et aveugle qu'envers mon épouse car nous étions sur le mème navire. Le lien sincère et profond nous unissant jouait certainement également un certain rôle dans ce point de vue mais hélas bien moins que la froide lucidité politique. Car, la trahison détestable ayant fragilisée une position déjà bien difficile à tenir avait été l'apanage de celle que je considérais comme une meilleure amie ainsi que de mon propre sang. Or, si j'aurais pu m'attendre à la seconde eu égard à la récente tradition atride de la maison Hoare la première m'avait définivement chamboulé au point que je comprenais à présent certains réflexes d'Harren. Quoi qu'il en soit, la méfiance sévère envers Myria et le reste de sa descendance affichée par le chevalier et oncle de la reine me semblait aussi saine que logique. Le royaume ne se remettrait en effet guère d'une autre traitrise de cet acabit. Seulement, difficile de jauger le degré de rancœur personnel envers la née Frey dans le cœur de l'officier. Après tout, c'était sa nièce qui avait été bafouée par mes passions. Il n'vait nul besoin de s'inquiéter pour autant. Je n'avais qu'un mot à dire pour que soit éliminée cette branche de la maison Hoare. Mais, cela ne se produirait pas puisque Myria avait ma confiance une toute relative pour des raisons évidentes mais ma confiance tout de mème.


"Vraiment ser ? Eh bien je fois reconnaitre que cela me déçoit quelque peu surtout venant de vous. De quoi avez vous peur chevalier ? Que la réalité et ses affres m' infligent une profonde blessure. Je suis le roi batard vous vous souvenez. Je pense qu'une vie entière de mépris pour avoir émergé des mauvaises cuisses m'a appris à encaisser les assauts de l'opinion populaire. Allez y et cette fois n'omettez rien."


Mon expression témoigna parfaitement de cette désillusion bien réelle. La sévérité se peignit sur mes traits rugueux et ma trogne meurtrie vit une bien mauvaise lueur naitre dans mes prunelles aciers. Donnais-je l'impression de devoir ètre ménagé ? J'avais guéri de mes lourdes blessures depuis deux mois à présent et mème alité j'aurais ressenti de la colère face à une telle réserve.


"La seule chose que je retiens de tout ceci commandant est qu'il s'agit d'un immense gachis. Des mois et des mois d'entrainement pour finalement parvenir à ce pitoyable constat. Que mème face à la perspective potentielle d'une anihilation complète et définitive ces deux peuples possédant pourtant un siècle d'histoire commune sont proprement incapables de s'entendre malgré les bénéfices évidents de la synergie et la coopération. Eh bien qu'ils continuent de se battre comme avant puisque c'est ce qu'ils souhaitent. Westeros est en train de changer. Des peuples divers ont su s'unir pour créer quelque chose de militairement efficient mais fer nés et riverains ne sont toujours pas foutu de combattre cote à cote. Je suis las d'essayer. Considérez d'ores et déjà ma réforme comme abrogée."


Si il était possible que ma face prenne une expression plus désabusée je crois bien qu'elle le fit en cet instant. Je ne pris mème pas la peine de masquer ma lassitude autant que ma déception vis à vis de ces histoires puériles de querelles millénaires. Un soupir profond et bourru passa mes lippes dans un souffle lancinant.


"Non capitaine je crains fort qu'il nous faille oublier toute idée de mixité territoriale au sein de l'armée. Visiblement, il convient selon votre rapport de céder aux sirènes du conformisme et de s'y cantonner. Je mènerais donc des fer nés et des continentaux à la bataille comme si je devais gérer deux armées au lieu d'une seule. Le problème est réglé donc. Huit longs mois de travail réduits à la ruine et au souvenir par le manque de volonté et la haine tenace bien ancrée. Voyez vous c'est pour cela que l'empire nous surclasse aisément dans tous les domaines."


Le constat était rude mais terriblement lucide. Or, la lucidité l'emportait toujours sur l'utopie. J'avais le sentiment d'avoir bien trop révé ces derniers temps. Aspiré à quelque chose d'impossible et irréalisable pour ce qui ne s'apparentait guère plus qu'à un domaine seigneurial bien plus qu'un territoire souverain. Et le fait d'apprendre que le fruit de mon travail n'avait servi à rien me faisait durement redescendre à des hauteurs plus terrestres au sein desquelles le réalisme s'avérait implaccable. Ce renégat de Beron avait appris que les idéalistes ne font pas long feu à Westeros. Hors de question que je suive ce serpent sur ce chemin. Mais comme ei yout cela ne suffisait pas le chevalier m'indiqua clairement qu'il avait loin d'avoir achevé son potentiel de nouvelles capables de me mettre d'une humeur exécrable comme si la tentative d'empoisonnement n'avait pas suffit.


"Mes compatriotes s'ils sont d'une bravoure inégalable sur le champ de bataille que celui ci soit terrestre ou naval ne possèdent hélas guère la subtilité et la finesse d'esprit nécessaire pour comprendre le nécéssité absolue de conserver un domaine continental. Nulle soif de gloire, nulle promesse à un mort, nulle égo surdimensionné en jeu ici simplement la vision éclairée d'un plateau de cyvosse déjà bien déséquilibré. Vos compliments sont flatteurs capitaine Rivers hélas seul l'avenir dira si votre foi en moi était bel et bien méritée. La volonté de se battre dites vous ? Eh bien, je crains fort que ce soit tout ce que nous ayons à offrir désormais l'envie de se battre et l'honneur de le faire quitte à périr comme nos prédécesseurs. Oui, cette alliance aurait pu reprédenté un coup de maitre nous libérant du joug allié quelque peu désagréable d'autant que ma confiance en mon beau-frère s'avère particulièrement relative tout en nous crédibilisant sur la scène internationale par la rupture de notre réputation d'infréquentables du continent sans oublier le formidable atout que représente 50 000 hommes de l'Ouest. Aucun mot n'est assez fort pour décrire la haine que j'éprouve envers Heda Volmark. Une haine galvanisée par le fait que je l'ai sincèrement aimé et lui ai tout offert."


La remarque du désormais capitaine au sujet de la prouesse diplomatique taillée en pièces par la Volmark m'amena à penser que son opinion à son sujet n'était pas si dure qu'il n'y paraissait.


"Oui, Helena a su faire ce qu'il fallait pour inverser la vision négative des insulaires à son égard. Chose dont je n'ai jamais douté en l'épousant. Je lui ai conseillé d'ètre elle mème et voilà ce que cela a donné. Je ne pourrais ètre plus fier d'elle. Concernant vos fanatiques, j'emmerde le grand septon ainsi que ses clébards aboyant dans son sillage. Mon épouse est une guerrière née et si elle était né fer née elle serait louée pour cela et non jugée. Ce pontife arrogant n'a mème pas daigné répondre à nos missives. Mais que vaut la parole d'un batard paien bien que courroné d'autant vu l'état de son royaume ? Qu'ils aillent tous se faire foutre. Sans armée, sans ces braves partisans et loyalistes, sans cette ultime rempart à la marée impériale le nord de Westeros appartiendrait déjà aux Braenaryons. Oui qu'ils aillent se faire foutre ma reine est parfaitement là ou elle doit ètre à la tète de notre armée."


La fierté brillant dans le regard du demi frére d'Adriel Bracken reflétait pafaitement celle que je ressentais pour Helena.


"Votre loyauté vous honore ser. Vous ètes un excellent oncle autant qu'un officier de qualité. Eh bien nous éluderons le passé en ce cas car elle déteste se livrer. De toute manière, seul le présent compte à mes yeux."


Le chevalier retrouva finalement le sourire grâce à cette évocation flatteuse de sa nièce et nous retournames sur le chemin du sujet principal.


"Beaucoup dites vous ? Devant de tels résultats je me demande si cela a eu quelque intérèt puisque l'oeuvre de serpents venimeux a suffi à ébranler l'estime que me portaient mes propres hommes. Je n'ai rien fait de plus que mon devoir de souverain. Et puis j'ai été guerrier avant d'ètre capitaine, pirate avant d'ètre prince et soldat avant d'ètre roi. Le chien de guerre du Noir. Si, je leur accorde autant de temps c'est parce que je respecte chacun d'entre eux. Ils en sont dignes et je me sentirais toujours bien plus proches d'eux que de ces nobles pompeux et hautains."


Une question que d'aucuns qualifieraient de vicieuse mais qui ne l'était en rien à mes yeux. Je voulais sincèrement comprendre à quel point une loyauté ne pouvait tenir qu'à un infime fil.


"Ser Rivers j'aurais une autre question pour vous. Pourquoi votre père a accepté de suivre mon demi-frère dans sa félonie ? Je n'ai toujours pas compris comment le plus cher compagnon d'armes de feu mon père avait pu faire ce choix. N'y voyez pas une question piège mon cher. Simplement de la curiosité."



       



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MessageSujet: Re: Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ)   Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ) EmptyMar 3 Déc - 16:03



Erwann Rivers

Erwann Rivers est l'un des piliers de la cause loyaliste en dépit de son statut de batard riverain pour des raisons évidentes. Oncle de la reine Helena Hoare née Bracken, ce chevalier vétéran fait partie du cercle intime du roi des Fleuves et du Crépuscule. Excellent combattant et meneur d'homme il a récolté le commandement du bataillon d'infanterie le plus solide de l'armée réformée du Sel et du Roc nommé la Marée Sanglante. Symbole de la loyauté riveraine et plus particulièrement celle de la maison Bracken, il a encore su s'illustrer lors de la tentative de coup d'état en prenant très rapidement des mesures martiales adéquates. Extrêmement protecteur envers sa nièce, ce jusqu'au boutiste du régime Hoare se prépare à une reprise de campagne sanglante. Son lien de parenté avec l'épouse du roi lui laisse une certaine marge de manœuvre dans ses propos dont il use avec parcimonie.


Erwann Rivers hocha la tête tandis que Yoren exposait sa méfiance de tous, bien naturelle réponse à la félonie de sa seconde et d’un Prince qu’il aurait pu exécuter mais qu’il avait choisi de prendre sous son aile et de faire héritier présomptif. Beron s’était-il seulement rendu compte de l’honneur qui lui était fait par ce titre et ce rang qu’il avait auprès du Roi. Certes c’était un bâtard d’Harren qui avait prit sa place sur le trône du sel et du Roc, et il y avait de quoi haïr la terre entière et peut-être même le né Pyke. Mais ce dernier n’était en rien responsable de la disgrâce du garçon, le responsable était Joren qui lui même avait tenté un coup d'état contre son père. Et voilà que le fils du premier fomentait un coup d’état contre le bâtard fait Roi ? La terrible leçon de la discorde semée par son père qui avait valu au Royaume la pire saignée de son armée et la mort du Noir n’avait donc pas été apprise ? Son ambition démesurée avait donc dépassé tout entendement pour qu’il oublie qu’il n’était qu’un gamin sans autre crédit qu’un sang déjà honni et un nom maudit ? Qu’est ce qui avait donc bien pu le pousser à défier le Requin Noir qui, si pour certains barons Riverains n’était qu’un bâtard avait acquis sa réputation par le Fer-Prix, sur les terres de tout le continent comme sur les mers ?

Il y avait une chose que les Fer-Nés respectaient plus que les noms, plus que les titres, les rangs et la moindre goutte de sang royal, c’était les guerriers et Yoren en était un, sans nul doute, quand Beron n’était qu’un gosse loin d’avoir fait ses preuves sur le champ de bataille. Jamais les Fer-Nés ne l’auraient suivis, et les Riverains, aussi attachés aux titres soient-ils n’étaient pas assez fous pour se laisser guider par un enfant sans expérience, surtout s’il appelait au repli sur les Îles de Fer, les abandonnant donc à leur triste sort sur le continent, et encore moins au côtés d’une femme, Guerrière, et Fer-Née prompte à trahir son ami de toujours pour le petit Prince prêt à vendre sa mère pour se faire un nom. A moins que ce ne fut qu’une vengeance mesquine contre Myria pour avoir conquis le cœur et le corps du Roi après avoir tué son époux, Joren. Il y avait de grandes chances pour qu’Heda et Beron ait voulu l'éliminer de l'échiquier politique pour se prémunir de toute prise de pouvoir de sa part, tout comme Eren. Il s’agissait en effet des deux grandes rivales du jeune homme, si quand on est rien on peut avoir des rivaux autre part que dans son propre esprit torturé. Condamner les alliances et ébranler le pouvoir et la légitimité de ceux qui en avaient plus que lui, aurait certes pu servir ses intérêts s’il avait eut la moindre chance de succès, mais en rien sa crédibilité en tant que chef d’état, car, tout comme son père, il n’avait fait qu’affaiblir un peu plus le Royaume.

Et pourquoi ? Soit disant pour sauver son peuple en détriment de sa famille ? Tout comme Joren, tout comme Myria, il n’avait sauvé personne et les avait au contraire tous condamner à faire face seuls à l’Empire. Ses erreurs avaient déjà été faites un an auparavant et c’est comme si l’ambition délirante d’un enfant avait tout balayé et lui avait fait oublié l’enseignement de ses aînés. L’enfant errait sur les routes en attendant le moment propice pour revenir tel le sauveur de l’humanité ? Tout comme Joren avait voulut deserter et abandonner ses hommes et son peuple après l’erreur qui les avaient tous plongés dans le chaos, certainement pour revenir au moment propice, abandonnant femme et enfants comme s’ils n'étaient rien pour lui et imaginant qu’il ne payerait pas chèrement les conséquences de ses actes, que se soit au moment de sa fuite ou à celui de son retour ? Les Hoare étaient-ils donc tous complètement fêlés ou complètement débiles ? C’était à se poser la question, vraiment. Le bâtard de la Maison Bracken garda ses questionnement pour lui, espérant que le Roi légitimé soit différent.

__ C’est que… Je ne savais pas comment vous annoncer la nouvelle de l'échec de vos réformes militaires, j’y ai tant cru moi même que, en tant que commandant et en tant que guerrier conscient des qualités de chacuns et de leur complémentarité, c’est aussi mon échec. Peut-être ne voulais-je pas le voir, ni l’avouer, peut-être que cela m’attriste plus que cela ne devrait de savoir que les Fer-Nés et les Riverains ne parviennent pas à s’entendre malgré tous vos efforts. Peut-être que cela me fait craindre pour la campagne à venir car effectivement l’Empire a su unir ses forces disparates pour plus d’efficacité alors que nous n‘y parvenons pas. Mais Sire gardez espoir, car malgré les lourdes défaites, si la volonté de se battre reste entière pour beaucoup, c’est grâce à vous et à la bravoure de vos hommes. La victoire commune est seule à pouvoir unir les peuples, c’est ce qui semble réussir à l’Empire et je ne doute pas que cela nous serait tout aussi bénéfique si nous avions rencontré tant de succès. J’espère que la campagne de Printemps saura vous donner cette opportunité. Et si non, vous aurez fait tout ce qui était en votre pouvoir pour montrer la voie.

En attendant, la décision du Roi de le défaire de son titre de commandant afin de rétablir les anciens bataillons, si elle était dure à encaisser, était probablement plus saine. Quand à la rage dont faisait preuve Yoren à présent, le chevalier ne le prit pas personnellement, même s’il aurait dû être plus franc dès le départ, et il en était conscient. Le gâchis était réel, pour autant, si ce qui avait été tenté n’avait pas pris, c’était peut-être que ça n’était pas le bon moment, après Eysine, de tenter une telle réforme. Mais pour le Rivers, ça n’était néanmoins pas complètement vain, les mois à travailler ensemble, s’ils n’avaient pas rapproché les peuples, avaient tout de même rapproché les soldats et le Roi. Peut-être que cela serait utile en temps voulu.

__ Vous prêchez un convaincu Sire, mais les Fer-Nés semblent plus difficiles à convaincre, n’ayant pas la culture géostratégique qu’un Souverain possède. Peut-être néanmoins certains seigneurs sont assez malin pour comprendre en entraîner leur troupes dans votre sillage. Le premier à convaincre, s’il ne l’est déjà, est sans nul doute Rodrik Harloi, le Commandant de la Flotte de Fer.

Erwann ne pouvait nier les talents de Myria, mais ces mêmes talents lui faisaient craindre le pire en même temps en fonction de la personne qu’elle déciderait de suivre, si tant est que cette femme pouvait suivre quelqu’un d’autre qu’elle même. Elle avait montré par le passé qu’elle était capable de tout, même du pire, pour arriver à ses fins, et si elle n’était pas arrivée à grand chose depuis un bon moment, il n’imaginait pas ce qu’aurait été le Royaume si elle était parvenue à manœuvrer son monde comme elle l‘entendait. Elle avait couché avec Yoren juste avant ses noces, probablement pour l’amadouer, et maintenant, où était-elle et que faisait-elle ?

__ Sire, si je n’en penses pas moins que vous même sur le grand Septon actuel, la fonction doit être respectée et je vous prie de ne pas faire connaître votre opinion à vos barons, pas de cette manière en tout cas. Il me semble important, même pour vous et pour Héléna de préserver certaines apparences. Souvenez vous que, si chez vous les femmes peuvent se battre, c’est très mal vu dans la foi et une grande partie de vos hommes croient en les Sept. Ils aiment leur Reine malgré tout, mais prenez garde à ce que vous pouvez dire ou faire. Le Grand Septon ne vous amènera pas la victoire, ni probablement le Bief, mais il peut semer la zizanie parmi vos Seigneurs continentaux et vos hommes et rendre la tâche encore plus ardue.

L’homme de guerre qu’était le chevalier n’était pas choqué des propos du Roi à l’égard du Grand Septon, mais l’homme de foi ne savait pas trop quoi en penser. Héléna n’avait jamais été une femme comme les autres et il la respectait pour cela, mais de là à penser que toutes les femmes devaient se retrouver sur le champ de bataille, non. D’ailleurs, il se demandait encore et toujours si c’était bien la place d’une Reine, surtout enceinte de l’héritier d’une couronne déjà en mille morceaux. Quoi qu’il en soit, si Lycaon semblait plus prompt à défendre ses propres intérêts politiques que les Sept ou ses ouailles, il n’en restait pas moins le dirigeant de la seule vraie foi et cet aspect du Conflans ne devait pas être oublié par Yoren, dusse-t-il ravaler un peu sa fierté. Le capitaine était bien conscient que le Grand Septon ne leur ferait pas gagner la guerre, mais les Sept, eux le pouvaient, ou ils pouvaient abattre leur courroux à travers l’homme qui les représentait sur terre.

__ Harren avait enchaîné les échecs et les erreurs stratégiques, il apparaissait comme affaibli, trop vieux pour tenir face à la coalition qu’il avait lui même engendré. Il avait provoqué la guerre contre le Nord tandis que son embuscade contre les Targaryen avait enflammé la Néra. Alors, quand il a perdu le nord du Conflans suite à la trahison du Tully tandis que son fils revenait victorieux de l’Orage, Joren est apparu comme le seul capable de battre la coalition. Lord Brayan a pensé qu’il devait abdiquer en faveur de son digne héritier afin de permettre l’union de tous dans ses temps de grand péril. Vous connaissez la suite. Il n’a pas abdiqué, il a menacé les nobles qui avaient suivi son fils en les déclarant traîtres, il a tout fait pour continuer à régner sans partage et Joren est mort. Si je peux me montrer franc avec vous, je pense que le Prince n’aurait pas dû agir ainsi en s’opposant directement à son père à un moment aussi critique, il aurait pu être plus patient, plus malin. Mais Harren à ses torts aussi dans le morcellement de l’armée et du Royaume car il aurait pu céder le pouvoir à son fils ou au moins négocier avec lui pour garder un front uni contre l’Empire naissant. Mais j'imagine que les Hoare sont ainsi fait, ni Harren ni Joren n’ont voulu céder une once de terrain et je sais que Myria a pourtant essayé de les inciter à discuter.




 
 
 


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MessageSujet: Re: Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ)   Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ) EmptyVen 10 Jan - 17:55

Désormais de nouveau en proie aux affres du courroux, je décidai d'oter mon séant du rebord du  royal baldaquin afin de tenter de retrouver un calme relativement plus digne d'un souverain. Autant que pour éviter de continuer de me passer les nerfs sur mon tout juste ancien commandant et à présent capitaine d'infanterie. Le balcon fut atteint en quelques foulées amples  échapattoire bienvenue autant que salvatrice. Réputé parmi mes pillards pour mon  caractère parfois sanguin le ripailleur que je suis n'ayant jamais su hisser l'impassibilité au rang de discipline. Or, ce qui passait aisément comme le signe d'une personalité forte et affirmée chez un chef d'escadrille de la flotte de fer faisait à présent grossièrement tache dans l'attitude d'un souverain. Oh la colère était tout à fait naturelle et si d'aucuns  penseraient que lorsqu'elle s'avère aussi justifiée que face à la catastrophique situation dans laquelle nous nous trouvions la déchainer est relativement sain. Et ce d'autant que des tètes courronées comme feu Argilac ou le pater de l'actuel lion du Roc aient été renommées pour leur propension à beugler aussi ardemment que des  sangliers en rut. Cependant, mon géniteur bien qu'il ne l'ait jamais fait directement m'avait enseigné nombre de leçons. Le Noir avait indubitablement été un animal à sang froid. Glacé mème. Planifiant des plans et ourdissant des complots sur des années entières sans jamais céder à l'impatience ou des émotions aussi triviales que la rage. J'avais donc certainement hérité ce feu dévorant de ma mère et pourtant Helya de Pyke fut l'une des femmes les plus douces qu'il m'ai  été donné de rencontrer. Ce qui rendait par conséquent cette possibilité caduque. Ou simplement d'une incongruité sans nom. A moins que la haine pour la manière dont elle fut traité par Harren n'ait été son héritage spirituel. Il eut été probable que le roi des rois Harren  Mortdragon n'ait pas toujours eu la capacité émotionelle d'une statut de grès. Puisque s'il avait daigné me faire passer du rang de  chien  de  guèrre à celui d'héritier Ice fut précisément car il affirmait se reconnauitre en moi.

Non que devenir comme le Noir soit un objectif à mes yeux bien au contraire tant la détestation de ce dernier s'entremelait à l'admiration sans compter le fait que j'étais parfaitement sincère dans mes volontés réformatrices d'une hégémonie inadaptée à la réalité politique. Aussi et ce parce que je me figurais que le fait de réagir comme un pirate soumis à ses fureurs à l'instar de sa première amante marine  ne ferait que confirmer les dires détestables et exaspérants des  barons riverains au sujet de l'engeance illégitime, je pris le temps nécessaire afin d'évacuer cette rage et me libérer du carcan bouillonant de mes émotions. Inspirant longuement une bouffée d'air encore teintée de la fraicheur de l'hiver tout juste vaincu et chassé par son jeune cadet le printemps, je laissais mes mains se crisper sur le fer de la balustrade comme si je souhaitais l'arracher de la pierre. Bien  vite, la douleur ne tarda guère à se manifester mais  j'en fis facilement abstraction par habitude. Me drapant dans une posture souveraine et cessai de me tordre les poings sur la rembarde. La pierre angulaire de ma vision martiale n'était rien d'autre qu'une douce utopie. Une folie digne du fait de se dresser seuls contre quatre royaumes là ou cette bravoure alors objet d'une armée o combien plus nombreuse n'y était point parvenue. Si ils n'étaient guère capable de s'unir aujourd'hui face à la perspective terrifiante d'une annihilation implaccable quand le pourraient ils ? Jamais tout simplement et si la réponse m'était douloureuse c'était parce que j'aurais du m'en rendre compte bien plus tôt. J'aurais alors pu réformer la troupe de manière plus utile. Moins ambitieuse certes mais plus  efficace car pleine d'une lucidité utilitariste. Je ne m'imaginais pas  comme le Bracken que la victoire suffirait à souder ces soldats autour de mon idéal d'unification des domaines de la maison Hoare. La cause avait été victorieuse au cours de l'an passé sur certains théâtres d'affrontement extérieurs et pourtant nulle solidarité ou esprit de corps nés d.un orgeuil militaire. Oh, si  la défaite nous collant aux basques pouvait expliquer certains points la charger de tout nos maux eut été injuste.

Par conséquent, je gardais  en  tète de ne plus jamais  me laisser bercer par l'illusion que le rève partagé avec mon épouse tenait lieu de réalité. Les riverains comme  les  fer nés étaient par trop différents pour etre assimilé en un seul et unique peuple. Si, l'idéalisme avait des vertus qu'un Joren et son foutu héritier vipérin avait été capable de saisir du haut de leur in incommensurable orgeuil contrairement à mon géniteur pour qui la dureté avait tenu lieu d'atours jusqu'au linceul icelle ne devait néanmoins jamais prendre le pas sur la lucidité qui glaciale s'opposait à la chaleur du dit opposé. Prenant bien plusse hauteur que celle à laquelle jeme trouvais déjà je me remémorai la première fois que j'avais posé mes bottes sur Orkmont. Modeste ile de l'archipel de fer plus pauvre, rocailleuse et fouettée par les vents marins n'ayant pour unique mérite que d'ètre le siège, fief et berceau de la glorieuse aussi bien que funeste lignée au sang noir. Un caillou de belle taille ayant autrefois représenté le cœur boisé de l'insularité Westerosie. Si les forêts n'étaient plus devenues depuis longtemps des navires innombrables ayant ravagés les cotes continentales d'innombrables fois les montagnes quant à elles avaient subsistées aussi imperturbables et immuables que la mort elle-mème. Je ne parvins guère à me souvenir ce qui avait motivé mes pas vers cette inhospitalité. Tout ce dont je me souvenais était d'y avoir vu un défi à la hauteur du capitaine d'escadrille jeune, fougueux et invincible que j'étais. Téméraire à l'excès, j'avais sous estimé stupidement la puissance de cette masse grisonnante plus intimidante que cent armées ou la plus haute des vagues.  L'ascension s'était avérée profondément détestable éreintante au delà de l'imaginable et bordel également au delà du supportable et pourtant je passais pour un ours à la force et endurance formidables. J'aurais pu périr cent fois au cours de cette initatition. Cependant, j'avais cessé de trembler et de maudire en découvrant la pureté de la vue étalée à perte de vue. Un panorama sans égal dominant toutes les iles se confandant avec le ciel. Cela m'avait enseigné bien des choses parmi lesquelles l'humilité qui avait tronée altière en tète de liste. Je m'étais fourvoyé en espérant unir deux peuples sur la base d'une folle ambition. Si, la coopération ne pouvait ètre atteinte par l'union alors elle le serait par son contraire.

Me retournant soudainement, je laissais un sourire dangereux flotter sur mes lippes tandis qu'une lueur dansa dans mes prunelles d'acier. Un geste de la main impérieux balaya les larmoyantes excuses de l'officier qui s'il ne méritait point de subir mon courroux n'en incarnait pas moins une tentation aisée. -" L'espoir n'est qu'un mot vain, creux, faux et insipide. Il n'a aucune substance ni valeur s'il n'est pas accompagné du tranchant acéréde la volonté. L'espoir est l'apanage des moutons devant l'abattoir, de ceux se cherchant des exscuses et des autres comptant sur uneforce supérieure pour les arracher du marasme putride dans lequel ils sont embourbés. L'espoir est l'ami des faibles. La volonté celui des forts. Nous prouverons à l'empire et ses sbires qu'ils nous ont mal jaugés. La bravoure ne se jauge pas au cours d'une retraite mais au plus fort de l'assaut. Cette ? Mais toute cette campagne n'est qu'une multitudes d'opportunités."[/b]
Ma hargne tout juste tempérée par ma sortie balconiale se vit apaisée par le pragmatisme du Rivers face à sa dégradation de rang. En définitive, j'appréciais bien trop l'oncle de mon épouse pour réellement lui tenir rigueur de cet échec qui était celui de tous et certainement pas d'un seul homme. Bien qu'il faille reconnaitre que ma déception était à la hauteur de l'estime que je lui vouais. Si, il m'avait averti des mois plus tôt... -" Mes compatriotes pensent à court terme c'est le propre du raid et du pillage. Ils ont des désirs simples et des besoins simples parce que ce sont des hommes rudes. Notre noblesse est en effet plus capable de s'accorder sur des ambitions plus nobles à condition d'y ètre incitée."

L'expression du demi Bracken suite à mes propos sulfureux sur la religion qui était la sienne me fit prestement comprendre le fossé qui me séparerait toujours d'une partie de mes fidèles. Les sept... Je conchiais  ces idoles en bon paien adepte du Noyé cependant le dévoiler de manière aussi virulente tenait lieu de l'erreur politique. Une erreur que je pouvais somme toute me permettre en cet instant au vu de mon interlocuteur actuel mais qui ne pouvait se voir répéter en d'autres circonstances. Au vu de la fragilité de l'équilibre politique de mon royaume en lambeaux.
-"Je prends note de la sensibilité de ce sujet capitaine Rivers. Je ne suis pas stupide au point de me mettre des bâtons dans les roues alors que la tache nous attendant s'avère déjà insoluble. Mon franc parler restera l'affaire de mon intimité conjugale. Puisse les sept nous faire triompher des hérétiques de tout poils et des mauvais paiens. Je ne le ferais pas du guide de la Foi un adversaire."

Basculant lestement la discussion sur le chemin des erreurs passées de la maison royale par alliance afin de quitter celui de mon comportement peu convenant au regard du dogme des continentaux. Un roi se doit toujours de rester en position de force et de jugement et non pas dans l'inverse. Sans compter que ma curiosité au sujet des Bracken et du ralliement à mon demi frère n'était guère feinte.
-"Vous voilà à présent bien admiratif de Myria. Vous avez raison les Hoare sont ainsi faits pour le meilleur commele pire. Harren céder le pouvoir vous n'y pensez pas. L'idée ne lui aura mème pas effleuré l'esprit. Tout ce qu'ils ont fait l'un contre l'autre a été d'une affligeante stupidité. Joren aurait du attendre la chute inévitable de notre géniteur et Harren aurait du tromper son fils au lieu de s'opposer directement à lui. Dans tous les cas, ils n'avaient que l'orgeuil en tète et non le bien du royaume. Pensez vous que mon traitre de neveu a des projets digne ce nom dans sa caboche d'imbécile arrogant. Il reste un Hoare. après tout hélas. "



       



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MessageSujet: Re: Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ)   Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ) EmptyVen 17 Jan - 16:39



Erwann Rivers

Erwann Rivers est l'un des piliers de la cause loyaliste en dépit de son statut de batard riverain pour des raisons évidentes. Oncle de la reine Helena Hoare née Bracken, ce chevalier vétéran fait partie du cercle intime du roi des Fleuves et du Crépuscule. Excellent combattant et meneur d'homme il a récolté le commandement du bataillon d'infanterie le plus solide de l'armée réformée du Sel et du Roc nommé la Marée Sanglante. Symbole de la loyauté riveraine et plus particulièrement celle de la maison Bracken, il a encore su s'illustrer lors de la tentative de coup d'état en prenant très rapidement des mesures martiales adéquates. Extrêmement protecteur envers sa nièce, ce jusqu'au boutiste du régime Hoare se prépare à une reprise de campagne sanglante. Son lien de parenté avec l'épouse du roi lui laisse une certaine marge de manœuvre dans ses propos dont il use avec parcimonie.




Erwann ne broncha pas lorsque Yoren se leva, mais il se tint néanmoins prêt à se protéger contre son Roi sans pour autant lui faire le moindre mal. Il était certain que le bâtard devait apprendre à faire fi de sa rage pour montrer un visage plus digne de gouverner, mais il comprenait la déconvenue présente. Ni Héléna, ni le Bracken lui même n’étaient connus pour ne jamais s’emporter, cela arrivait même souvent, mais la plupart du temps, tous les nobles le faisaient dans certaines circonstances où cela était permis, et dans les situations critiques, ils savaient garder leur sang froid pour prendre des décisions. Pas toujours les meilleures, mais pas les pires non plus. Une fois de plus le Hoare démontra qu’il n’était pas tant que cela un fou furieux de Requin Noir préférant passer sa colère sur un balcon que sur son oncle. Ce dernier resta silencieux afin de laisser le temps à l’époux de sa nièce de calmer ses ardeurs comme il le voulait. Lorsque le Souverain reprit la parole, il hocha la tête, agréant peu à ses mots, même s’il pouvait comprendre l’état d’esprit du Roi. Il donna sa pensée, parce que pour lui, l’espoir n’était pas ni un vain mot, ni un vain sentiment. Il pouvait se battre jusqu’à la mort, mais savait mieux que quiconque que tant qu’on était pas tombé définitivement sur le champ de bataille, on pouvait toujours survivre à une bataille, même si elle semblait perdue, même si on se pensait perdu. A un moment donné, l’instinct de survie, la volonté de rester debout, reprenait le dessus, et c’était l’espoir de survivre qui donnait la force de frapper encore, d’avancer encore, de lever le bras après des heures de combat sous une armure lourde. Ce n’était pas la bravoure, on ne se battait plus pour la gloire, c’était un comportement de fou, d’animal, on se battait pour la survie, et cela était plus fort que tout, plus fort que la fatigue, plus fort que les coups et les blessures déjà reçue, plus fort que la mort, la désolation, le découragement. Le nom qu’on pouvait lui donner importait peu finalement, espoir, volonté, instinct de survie. C’était la clé de cette campagne. Si cet homme qui lui faisait désormais face e qu’il regarda attentivement pendant qu’il réfléchissait, parvenait à unir tous les instincts de survie, tous les espoirs parfois contradictoires des deux peuples. Il pouvait vaincre. Oh il y aurait des milliers de morts, mais ceux qui survivraient pourraient enfin marcher la tête haute à nouveau. Même si la survie de Yoren était primordiale dans cette équation.

__ Ne faut-il pas beaucoup de volonté pour garder espoir dans la situation qui est la nôtre. Nul n’ignore que cet espoir doit être nourri de bravoure et si possible de quelques victoires.

Le Roi ne semblait pas croire que les victoires pourraient faire la différence dans l’union des peuples, pourtant, lorsque Joren victorieux dans l’Orage était remontée dans le Conflans, il avait su unir nombre de Fer-Nés et de Riverains derrière lui. Pas nécessairement ainsi que la réforme de l’armée de Yoren ne prévoyait, mais en tout cas, les deux camps l’avaient suivi malgré le fait que les Seigneurs des Iles de Fer n’étaient que peu à le considérer comme des leurs, ce qui d’ailleurs, lui avait probablement valut la défaite dans cette histoire.

__ Comment pensez vous les y inciter, Sire ?

Demanda le Rivers avant que le sujet ne passe sur les erreurs passées à ne surtout pas commettre à nouveau et que yoren lui fasse la remarque qu’il semblait soudain beaucoup admirer Myria. Erwann hocha la tête d’un air grave.

__ Je me méfie d’autant plus de Myria que je l’admire, Sire. Même si elle a essuyé bien, des échecs et des déboires ces derniers temps, le simple fait qu’elle soit toujours en vie est une preuve de sa capacité à se sortir des pires situations la tête haute. Je crois que cette femme est capable de tout, et j’ignore encore, après toutes ses années et tous ses retournements pourquoi elle se bat exactement, quelle est son ambition. Le fait est qu’elle était l’épouse de Joren et mère de ses héritiers, elle aurait pu tirer partie de cette opposition ou en tout cas, après que vous ayez été légitimé, rester avec Joren et faire face à Harren avec lui. Mais elle a choisi une autre option qui ne lui garantissait aucun pouvoir, mais permettait au Royaume de s’unir à nouveau contre l’ennemi véritable. Peut-être est elle aussi idéaliste que vous finalement.

Il rit doucement, imaginant la Princesse avec des idéaux aussi grands que ses ambitions et que ceux de Yoren et Héléna. Était-ce vraiment drôle cependant, d’imaginer que celle qui avait dédié sa vie à cette couronne ne l’aurait jamais ? N’était-ce pas dangereux ? Tout comme il avait été terriblement mauvais pour le Royaume de laisser Beron quitter Pierremoutier pour Hautjardin et de le laisser en vie après avoir été déshérité par Harren ? La veuve de Joren était-elle du genre à renoncer vraiment à ce qui lui revenait de droit, certainement, selon elle ? A mettre ses ambitions de côté définitivement pour le bien commun ?

__ Quand à votre neveu, il pense probablement agir pour le bien de tous, mais il aura oublié la situation dans laquelle nous nous trouvons et provoqué de nouveaux remous au pire moment.

Erwann espérait qu’il mourrait vite et que les dégâts qu’il pouvait encore faire seraient limités. Quand à Myria, il ne savait toujours pas quoi en penser, mais connaissant son rôle dans l’Ouest et sa position vis à vis de Yoren, il hésitait fortement à lui proposer de la faire tuer, même si l’idée lui trottait sans cesse dans la tête.




 
 
 


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MessageSujet: Re: Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ)   Handle the Storm PV Erwann Rivers (PNJ) EmptyJeu 23 Jan - 0:47

Nulle surprise lorsque je découvre qu'une nouvelle divergence d'opinion  m'oppose à mon capitaine le plus chevronné. Toute l'estime que je lui voue n'interfère en rien avec cette dichotomie philosophique somme toute naturelle en vertu de nos origines respectives et ce quand bien même nous partagions l'épithète peu flatteur de batard. À l'image des différences massives aussi bien qu'antagonistes entre nos deux peuples nous ne pouvions que nous méprendre et nous quereller sur certains points. L'alchimie bien réelle entre nos deux esprits guerriers venant néanmoins contredire ce déterminisme prouvant par la même que l'incompréhension mutuelle ne tenait en rien de la fatalité. Nulle surprise donc ni déception.  Si ce n'était celle du constat. Icelui relatif à la foi écrasant ses ouailles dans un giron dominateur et castrateur. Si,  je pouvais foutrement légitimement accepter et comprendre la loyauté à l'église étant moi-même un fervent fidèle du dogme insulaire je n'appréciais que moyennement de me rendre compte que le poids du séculaire de mon pouvoir se voyait si aisément balayé par un homme qui eut pu prétendre à une certaine défiance envers la cause ecclésiastique ne serait-ce que parce que la religion continentale n'était guère tendre avec la progéniture née du stupre.


Mais également à l'infime mais réel mouvement de précaution du batard de la Haye Pierre quant à mon humeur orageuse. Seuls, les soldats les plus endurcis pouvaient déceler pareille disposition de l'instinct prenant le pas sur l'esprit. Trempe dont nous étions  tout deux fait. Aussi, le déplaisir de ce discret recul réveilla une sourde rage dans mon ètre. Ce qui paradoxalement semblait la cause première de cette attitude craintive. Que mon officier et oncle par alliance eut pu se méfier de mes élans de colère n'avait rien de stupide mais qu'il s'imagine que je m'en prendrais à lui en me laissant dominer par la hargne me courrouçait au plus haut point. Je ne niais guère ètre un sauvage seulement j'étais un stratège de renom or tout bon officier savait pertinemment que l'on n'atteignait point cette réputation sans le mériter.


Chose bien peu compatible avec un comportement de chien errant agressif et mordant. Je le pris aussi mal que le niveau de sympathie que j'éprouvais pour le riverain.  Il semblait qu'à ses yeux nous autres fer nés n'étions que des bêtes féroces. Tachant de me conforter aux standards royaux attendus par mon oncle par alliance, j'effaçai amertume et dépit de mon timbre en répondant paisiblement.


-"Il le faut bel et bien en effet. Vous avez raison  capitaine Rivers. Céder aux élans du défaitisme est si aisée infiniment plus que de chercher au plus profond de soi le courage de résister à ce qui semble inaltérable. La victoire est plus que nécessaire à la survie de notre cause. Elle sera salvatrice."


Le fait que nous ne puissions guère nous permettre de connaitre une seule nouvelle défaite d'envergure était une réalité implacable connue de tous dans le camp loyaliste. Mais au contraire chaque victoire fusse t'elle de simples escarmouches viendraient redonner fierté et confiance à des soldats ayant oublié leurs gouts. Un rire rauque et puissant s'échappe de mes lippes suite à l'interrogation d'Erwann Rivers.


-"Eh bien de la même manière que la base de l'armée insulaire. J'userai simplement de bien plus de la cupidité naturelle coulant dans leurs veines. Nous sommes des êtres simples nous autres fer nés. Nos appétits varient juste en fonction de nos rangs."


Un air grave sur les traits l'oncle de mon épouse me dévoila son point de vue sur mon ancienne belle sœur et bientôt fraichement libérée de son statut de veuve princière pour le plus grand bonheur de son ambition. Ayant partagé de nombreuses discussions passionnantes, étonnantes et lucides avec la future Harloi à l'instar d'autres choses moins dignes d'ètre évoquées devant un membre de la maison de naissance de mon épouse. Bien sur, il y avait une chance que toutes ces belles paroles ne soit que le fruit d'une intrigue particulièrement habile car je ne pourrais plus jamais proclamer une confiance totale envers quiconque si ce n'était une poignée de fidèles parmi lesquels l'homme me faisant face.


D'autant plus eu égard à sa réputation d'opportuniste sans nom. Cependant, je la pensais sincère car elle n'avait rien masqué cette nuit là ni son dépit de ne point obtenir ce qui aurait du lui revenir ni son ressentiment envers ceux responsables de cette situation. Elle aimait sincèrement son royaume ce qui aurait fait d'elle une excellente souveraine. Régner s'apparentait vaguement à une succession de choix impossibles. Or, je n'étais point de ceux qui crachait sur un pari pour parvenir à mes fins. Sourire mauvais teinté d'amusement.


-"Vous faites bien de l'admirer ser Rivers car elle le mérite ne serait ce que pour avoir survécu tant au Noir qu'à Buron. Il me semble connaitre le fond de son cœur du moins une modeste part d'icelui et je pense pouvoir affirmer que sa loyauté à la cause est réelle. Oh, nul doute qu'elle ait tentée toutes les options à sa disposition en son temps. Myria est ambition faite femme mon géniteur le savait comme mon demi frère et après eux. Seulement, tant que la dite ambition sera mise au service de mon trône le risque en vaudra bien la chandelle."


Nous avions partagé quelque chose de très puissant et si nul doute que l'affection voire l'amour que je lui portais étaient réminescents je n'hésiterai guère à l'abattre si elle se détournait de la route sur laquelle elle se trouvait. Le rire du chevalier me ramène à la réalité de l'instant présent.


-"Il semblerait que les Hoare soient tous devenus de fieffés rêveurs sieur Erwann. Quelle douce ironie que celle là. Concernant Beron je me moque bien de ses raisons après tout ce que je lui ai offert. Seule sa mort apaisera mon cœur à présent. Pensez vous que nos limiers pourront lui mettre la main dessus avant les forces de mon beau-frère ? Désapprouvez vous ma volonté d'exécution à son encontre ser ?"



       



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Yoren Hoare

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