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Chroniques des Fleuves et du Crépuscule
MessageSujet: Chroniques des Fleuves et du Crépuscule    Chroniques des Fleuves et du Crépuscule  EmptyDim 8 Sep - 0:36



Chronique des Fleuves et du Crépuscule


ou la Geste du Prince Batard



An 1, Mois 8, Semaine 3, à Pierremoutier



Préface

Si l'on m'avait un jour affirmé que des cendres du plus puissant royaume de Westeros s'éleverait quelque chose de neuf et de progressiste je ne l'aurais sincèrement guère cru. Et ce précisement parce que les cendres des oeuvres conquérantes ne restent d'ordinaire que cela. De simples cendres brulantes et fumantes vestiges d'une gloire passée devenue aussi vaine qu'illusoire. Car, que vaut la gloire face à l'abysse d'une fin précipitée ? Et pourtant, ce fut au milieu de l'amertume et du désespoir, de la mort et la tragédie que naquit un espoir. Infime braise à peine plus forte que l'étincelle dans les ténèbres. Mais, tous les anciens vous le diront la flamme vacillante que l'on pensait mourrante se transforme parfois en un brasier insoutenable. Il ne suffit que d'une modeste étincelle pour faire apparaitre un véritable soleil. Et cet espoir prit racine dans l'esprit et le coeur du roi le plus atypique au sein du pire moment pour le royaume du Conflans et des Iles de Fer. Pendant que la défaite consumait les soldats de l'intérieur les faisant se noyer dans leur propre déchéance le Sombre Requin fils illégitime d'Harren le Noir ou désormais connu sous l'illustre patronyme d'Harren "Mortdragon" Hoare ne perdait pas un seul instant à se morfondre sur les causes de cette humiliation sans précédent ni sur le poids d'un cercle de fer noir et or qui pèserait désormais sur son front. Non, le jeune souverain à demi conscient la plupart du temps et dans le coma le reste de ce dernier n'était obsédé que par une seule et unique chose dans ses moments de lucidité. La sauvegarde de son héritage inespéré. Un héritage offert et non arraché il convient de    le signaler. Tout ce qui a découlé du couronnement de Yoren Hoare ne saurait ètre interprété au regard de l'histoire comme autre chose que l'extension de la volonté de son prédecesseur. En effet, les actes du prince héritier déchu étant les seuls responsables de ce changement dynastique le choix du roi des rois était le seul envisageable pour le bien du royaume. Et de ce couronnement une fondation a vu le jour celle d'un royaume fort de ses différences antagonistes et puisant dans celles-ci l'ardeur nécessaire à l'épreuve de faire face au plus grand défi qu'un jeune territoire ait jamais eu à affronter. Les réformes n'ont cessé de s'abattre à un rythme quasiment effréné depuis l'arrivée de l'ost royal dans le sud Conflans à l'image d'un coeur pulsant ses derniers instants. Des changements aussi profonds que nécessaires à la survie à long terme d'un empire ayant manqué de causer sa propre disparition. Des transformations nées dans l'esprit d'un souverain à la légitimation incontestable bien que soumise aux rigueurs du jugement des plus conservateurs. Et dans quel autre esprit que celui d'un batard ayant vu le jour dans le dénuement le plus complet et vécu parmi les catins en dépit du sang noir dans ses veines et n'ayant jamais connu la reconnaissance d'un statut de prince puisqu'utilisé comme une arme par son illustre géniteur aurait pu naitre de tels idéaux progressistes ? Le renégat Joren avait été inspiré par des désirs d'évolution probablement bien plus du à la volonté de prendre la place d'un père monolithique qu'un réel gout du bien commun. Quant à un autre renégat fils du premier dont les actions n'ont fait que prouver à quel point le roi des rois était encore un sage mème dans sa fin soyons réalistes. Comment un enfant de douze ans né avec une cuillère en or massif dans la bouche et ayant connu un luxe indécent eu égard aux conditions de vie du commun des mortels aurait pu ne serait ce qu'oser clamer ètre plus au fait de la dureté de la vie que son oncle ? Sa majesté a fait preuve de compassion par amour familial étouffant ses réflexes de guerrier. Certainement afin de prouver à ses loyalistes qu'il n'avait rien à craindre d'un enfant n'ayant jamais fait ses preuves d'une part et qu'il aspirait à ce que la maison Hoare soit finalement unie contre tous ses ennemis bien déterminés à l'anéantir. L'ingratitude de ce prince déchu est un affront aux yeux des dieux comme des hommes. Cependant plaise aux sept que celui-ci ne représente qu'une page raturée de l'histoire des Fleuves et du Crépuscule. Le roi Yoren aime chaque soldat de son armée comme un frère, chaque enfant du royaume comme son fils ou sa fille et chaque petite gens comme un membre de sa famille. Et ce dernier se battra jusqu'à son dernier souffle afin de tenir les promesses qu'il a distribué généreusement à ce peuple éprouvé par la guerre et ses affres. Mais, plus que la perspective d'une nouvelle gouvernance juste et mesurée c'est le retour de la fierté que sa majesté souhaite rendre à son peuple. Seuls deux choix s'offrent à lui. Vaincre ou mourir.


Par Mestre Janos



Codage (c)Kanala



       



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Dernière édition par Yoren Hoare le Lun 7 Oct - 18:21, édité 2 fois
Yoren Hoare

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MessageSujet: Re: Chroniques des Fleuves et du Crépuscule    Chroniques des Fleuves et du Crépuscule  EmptyMer 11 Sep - 2:00

  • Yoren Hoare
  • Victarion Valleuse PNJ
Le propre des hommes forts n'est pas de ne pas connaitre de doute. Mais simplement de les dépasser plus aisément.

Les rayons mordorés de l'astre solaire caressent agréablement ma peau albâtre couturée de cicatrices héritage d'une vie de violence. Calligraphie sanglante d'une épopée personnelle implacable. Mes prunelles acier se voient couvertes par mes paupières tandis que j'inspire une grande goulée d'air frais matinal. En contrebas et au loin s'agite la foule de mon peuple telle la houle provoquant le mouvement des vagues. L'obscurité laisse de nouveau place à la lumière tandis que mon regard s'élève afin de capter le sillon d'une corneille s'éloignant à tire d'aile vers le levant. Un instant, je m'interroge sur le voyage de ce sombre volatile. Sait-il ou il se dirige ? Ou se laisse t'il porter par la bise ? Puis, mes yeux descendent graduellement des cieux inatteignables appartenant aux dieux de mon épouse et de la moitié de mon peuple jusqu'à se porter sur ces gens de conditions diverses s'échinant à accomplir leur devoir avec plus ou moins d'entrain.


La garde royale prenant faction dans l'enceinte de la citadelle battant pavillon du Sautoir d'or sur fond de sable. Mon pavillon personnel celui que je m'étais choisi comme pour marquer ma différence avec ma lignée. L'or d'une vie de pirate dilué dans le sang noir de mes ancêtres. L'avenir étincelant auquel j'aspire pour mon royaume perçant les ténèbres qu'il nous faudra encore traverser avant de pouvoir ne serait-ce qu'espérer le gouter. De mes premiers protecteurs je passe au personnel du château petites mains invisibles s'acharnant à soutenir la cause à leur manière.


Nullement moins digne d'estime que les féroces tueurs tatoués à la cape doré. Ici une lavandière chantonnant. Là un garçon d'écurie s'occupant des montures royales. Ou encore une cuisinière prenant une pause dans sa besogne harrassante. Plus bas la cité que dis-je le bourg. L'on s'éveille et s'abandonne à la routine salvatrice. Celle faisant oublier la terreur de la guerre civile avortée. Plus loin au delà des remparts des soldats et guerriers de deux contrées s'entrainant cote à cote. J'apprécie la synchronisation des bataillons en formation permise par mon point de vue altier. Un filet de vent vient chatouiller mes mèches qui se mettent à danser en virevoltant aussi indisciplinées qu'à l'accoutumée. Je frissonne. Incompréhension et questionnement se forment dans la foulée. Né sur Pyk et élevé sur un navire, la fraicheur ne m'est en rien délétère. Je comprends que ce léger tremblement n'est pas vraiment du aux vents doucereux. La neige a fondue. L'hiver est vaincu. La mort reprendra très vite ses droits. Et rien n'a changé pour les miens malgré mes efforts furieux.


L'espace d'un moment je me revois douter auprès de Myria m'ouvrant sans crainte à celle qui fut pourtant une rivale détestée. Mon amante avait su me rassurer et me convaincre que cette couronne était taillée pour mon front. Mais, alors que je contemple ce royaume à l'agonie qui me parait pourtant bien vivant je sens de nouveau les doutes m'assaillir. Non pas que je prête la moindre foi aux discours des renégats ayant souillé leur nom en me trahissant. Seulement, l'immensité de la tache qui m'incombe se fait montagne en cette belle matinée de printemps. Soudain animé d'une peur sourde ainsi qu'un besoin impérieux de jugement lucide, je fais volte face et me prépare lestement en observant Helena parfaite sur la couche royale. Paisible, rayonnante et reposée tandis que sa poitrine se soulève au rythme de sa respiration. Plaquant un lourd brocard sur mes épaules je m'en veux horriblement de ce destin auquel je l'ai condamné.


(...)


Le vieux mestre Janos me fixe comme s'il n'en revenait guère de faire face à son souverain à une heure si matinale. Il faut dire que j'avais tendance à éviter le vieillard comme la peste depuis ma période de convalescence. Nous n'avions pas de mestre dans les iles et je craignais qu'il ne s'inquiétasse stupidement de ma carcasse meurtrie. Il avait été hors de question que je ne remplisse point mes fonctions peu importe mon état de fatigue. Ce jour là, le vieux sage est coi devant ma présence se voulant pourtant moins intimidante. Humblement, je m'abaisse à la hauteur du maitre du savoir et lui prodigue remerciement pour ma survie. Chose dont je m'étais gardé jusque là. Déballant finalement la question me taraudant l'esprit depuis des heures désormais j'ai la surprise de lire de l'estime dans l'œil du Valois d'origine.


Oui, j'aspire à savoir ce que j'ai accompli depuis que le poids de ce cercle de métal noirci s'est posé sur mon chef. L'homme ouvre un ouvrage avec solennité et je peux y lire. Histoire des Fleuves et du Crépuscule en lettres d'or finement ciselées. Sur les pages noircies à l'encre je découvre chacune de mes décisions, de mes édits, de mes réformes à jamais immortalisées sur cette toile morte et immobile. De la politique à la chose martiale en passant par l'économie je me rends pleinement compte des changements imprimés en profondeur dans ce qui fut durant un siècle un régime monolithique et tyrannique. Je me rends compte que ce fut paradoxalement mon éducation de pillard fer né qui m'avait poussé le plus férocement à cette rupture. La première leçon apprise sur ce qui deviendrait la Garce Mortelle avait été que chaque marin a un rôle à jouer et que sans l'un des maillons la chaine se brise.


Cette solidarité connue des seuls équipages insulaires était ancrée en moi car pirate j'avais été et pirate je resterais jusqu'à mon dernier souffle. Joren avait amorcé quelque chose de la mauvaise manière la pire possible à la réflexion. Myria m'avait orienté dans la bonne direction. Beron se réclamait l'unique dépositaire de l'héritage de feu son père piégé dans la vanité de la jeunesse. Helena me soufflait des idées. Devais-je ordonner à Janos d'inscrire le nom de ces quatre personnes en guise d'honneur ? L'image de feu mon demi-frère était à jamais souillée et devrait le rester afin de servir d'exemple de ce que l'ambition folle pouvait entrainer. Myria était honnie de tous malgré mes efforts pour la réhabiliter auprès de son peuple. Beron s'était condamné seul en trahissant son mentor. Le nom d'Helena resterait quant à lui évidemment.


Il était déjà présent dans ce livre. L'inspiration et l'aide avaient t'elles leur place dans la version de l'histoire devant servir de base à mon rêve. Notre rêve. Celui d'un royaume uni, respecté, craint de ses ennemis mais apprécié de ses sujets pour sa justice et la sagesse de sa gouvernance. L'orgueil de ce constat me fit esquisser un sourire. J'avais profité de l'hiver pour poser les bases saines d'un nouveau régime n'ayant rien à envier au Conflans renégat moi le batard sanguinaire, le chien de guerre, le préféré du Noir tueur de dragons.


(...)


La cour ne put que tenter de masquer sa surprise en contemplant mon visage débarrassé de mon abondante chevelure dorée héritage de feu Helya de Pyk catin ayant séduite un souverain parmi les plus légendaires de l'histoire récente du continent. Le crane ras sembla occulter le port de mon armure de jais ainsi que mon escorte composée tant de Chevaucheurs du Crépuscule que de gardes royaux ainsi que le pas empreint de détermination dévorante et de volonté sauvage qui était de nouveau le mien. Preuve était que cette institution nobiliaire était engoncée dans la futilité. Quelques sourires devant mon altière entrée pleine de superbe. Ser Royle se tenant derrière la reine assise sur son trône dans le fond de la grand salle.


Victarion Valleuse se tenant à sa droite. Erwann Rivers à sa gauche. Le coup d'état était un remarquable échec car en sus de n'avoir su me détrôner. Il ne m'avait guère atteint. Tandis que le héraut annonçait ma présence avec un temps de retard, j'esquissai un large sourire carnassier. Le Requin Noir avait réformé devenant ainsi le Reformateur au plus grand étonnement général. Il était temps de faire se lever de nouveau le soleil sur le ciel tumultueux et noir du royaume. Une princesse m'avait dit une nuit que je devais devenir le soleil qui éclairerait le Sel et le Roc. Le règne du Soleil Noir pouvait commencer. Une fois devant le trône je laisse planer un long moment dans une attitude exagérément théâtrale avant de m'installer de cette posture un brin nonchalante me caractérisant. Puis me tournant vers Helena, je saisis ses doigts et les embrasse. A l'interrogation dans son regard, je réponds d'un sourire joueur. Bruler de tous les élever telle est la volonté. Or, rien ne brille plus que le soleil.

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MessageSujet: Re: Chroniques des Fleuves et du Crépuscule    Chroniques des Fleuves et du Crépuscule  EmptyVen 13 Sep - 0:58

Discours aux troupes du roi Yoren Hoare


Braves ! Mes loyaux compagnons ! Je suis terriblement conscient de la précarité de votre détermination après les tragiques évènements que nous connaissons tous. Qui aurait pu croire qu'une telle chose se reproduirait ? Qui ? Certainement pas moi. Il semblerait que les leçons douloureuses du passé n'aient servi à rien. Car d'ignobles renégats n'ont pas hésité à se dresser contre notre cause bafouant le caractère sacré de notre lutte à mort. Mon propre sang ! Mon cher neveu que j'avais pourtant pris sous mon aile et désigné comme successeur n'a pas reculé et a démontré aux yeux du monde qu'il portait en lui les germes de la trahison à l'instar de son triste père. Ma propre seconde ! Une femme avec laquelle j'ai quasiment été élevé. Une femme que j'ai aimé de tout mon ètre et en laquelle j'avais une confiance aveugle. Ces deux individus ont tentés d'anéantir la stabilité que j'ai bâti ici devant vos yeux dans le Sud Conflans. Mon cœur saigne de désespoir et de déception face au constat que la maison Hoare n'a pas de pire ennemie qu'elle même. Oui, ces deux traitres et leurs fidèles nous ont causés le plus grand tord qu'il soit en faisant le jeu de l'empire. Mais, ils ne vous ont pas volés seulement des frères d'armes et des camarades très chers.


Non, ils nous ont arrachés bien plus que cela. Car, ils ont manqués de détruire notre avenir. Nos chances de survie face à la détestable machine impériale. Ce rève qui m'anime pour notre illustre nation. Cet avenir radieux que je vous ai promis une fois que tous les ennemis du royaume seront morts et enterrés. Voilà le bien le plus précieux qu'ils vous ont dérobés. Car à présent je puis aisément lire dans vos yeux les affres du doute. Oui, je peux lire dans vos cœurs à quel point vous doutez désormais de moi. Si ma reine a su gagnée votre confiance aussi bien que votre estime au cours de cette épreuve sans nom ce qui me comble de fierté, vous n'êtes plus certain de ma propre propension à vous mener vers une victoire paraissant plus que jamais improbable. De nombreux mensonges ont été proférés à mon encontre. L'on m'a calomnié en affirmant que je n'avais pas l'étoffe d'un roi, que cette charge m'écrasait, que je me moquais de votre sort, que je comptais nous faire tous périr en vain ici même. Laissez moi donc répondre à ces accusations infondées. Harwyn la Poigne mon aïeul a conquis le Conflans l'arrachant des mains ambitieuses des Orageois ces mèmes Orageois que le boucher de l'Orage a fait plié alors qu'il était réputé invincible. Jusqu'au règne de son petit fils feu mon père le roi des rois Harren le Noir, le Conflans a connu une période de gloire dont il avait toujours été privé par le passé.


Depuis la conquête du Conflans les Iles de Fer sont devenus une puissance inégalée crainte de tous du nord au sud comme ce fut le cas lors de la grande époque de ma maison au cours de laquelle la loi fer née régissait toutes les cotes du continent. Ne voyez donc pas que l'alliage de nos deux peuples antagonistes a apporté à ces derniers ce qui lui faisait cruellement défaut ? Soldats ! Mes compagnons ! Je pourrais vous mentir comme n'importe quel foutu souverain souhaitant obtenir la dévotion aveugle de ses hommes mais je vous respecte bien trop pour cela ! N'en déplaise aux innombrables ennemis du royaume. N'en déplaise aux apparences c'est l'élite de ce royaume à l'agonie qui se tient fièrement devant moi en ce jour. Oui, je mesure pleinement le sens et le poids de ce mot avant de le hurler à la face du monde. Vous êtes les derniers survivants de boucheries innommables, les vestiges d'une puissance inégalée, les preuves tangibles qu'ils restent des hommes d'honneur en ce monde ! Fer nés souvenez vous de la gloire de nos ancêtres lorsque l'antique voie marquait de son empreinte implacable l'ensemble de ce continent de la cote la plus septentrionale aux rivages sudiens ! Riverains souvenez vous de votre histoire !


L'instabilité, les invasions, le Conflans cette région magnifique n'a eu de cesse de saigner tel le cœur de Westeros soumis aux désirs expansionnistes de vos voisins bien plus puissants ! Ils se sont tous disputés cette contrée telle une meute de chiens sauvages. Qu'a offert ma maison au Conflans ? Je vais vous le dire bien que vous le sachiez aussi bien que moi. Le Sautoir a chassé les Durrandon de vos terres, vous a offert la paix intérieure, la prospérité mais bien mieux que cela, bien plus que cela. Les Hoare vous ont offert la sanglante revanche pour des siècles d'humiliation. Ces nordiens qui vous terrifiaient, ces cerfs qui vous méprisaient, ces faucons qui vous prenaient de haut et ces voisins de l'est qui vous sous estimaient ! Tous ont tremblé en entendant le bruit de vos bottes, le chant de vos hymnes guerriers et le fracas de vos sabots ! Ce que ma maison vous a rendu bien plus que tout le reste ce fut la grandeur ! Une grandeur que l'on vous avait arraché il y a de cela bien longtemps. Ce sentiment de fierté bien plus doucereux que n'importe quel autre. Celui de la puissance ! Quant à vous fer nés mes frères ! Vous avez prouvé que vous ètes plus que des loups ou des lions de mers ! Vous êtes les fils du Noyé ses instruments les plus terrifiants !


Nul ennemi du Sel et du Roc ne saurait prétendre ne pas avoir connu la terreur en vous voyant assaillir leurs cotes. Mais, bien que nés du sel vous avez prouvé que votre vaillance confinait à la folie également sur cette satanée terre ! Vous avez fait honneur à nos mères que sont les Iles de Fer avec plus de talent que vos ancêtres ! N'oubliez pas qui vous êtes et ce que vous avez été ! L'empire cet hydre détestable voudrait se faire passer pour le sauveur de cet histoire. Alors que tout ce que j'ai sous les yeux est une foule d'hommes prêts à se sacrifier pour l'honneur, la gloire et l'indépendance de leur pays. Si de faibles félons préfèrent le statut de chiens de l'empire et se satisfaire du joug des ennemis séculaires de leur propre royaume. Grand bien leur en fasse ! Ils ne valent pas le centième de ce que vous représentez. N'oubliez pas les dizaines de milliers de vos fils, de vos pères, de vos oncles, de vos cousins et de vos frères morts pour leur roi et leur terre. Non, ne les oubliez pas car vous commettriez là un crime odieux et les tueriez une seconde fois. Ne les oubliez pas car ce sont sur leurs restes et leurs dépouilles abandonnées aux charognards que l'empire a festoyé !


Ils font à présent partie de cette terre couverte de neige et de cendre à l'instar de vos ancêtres. Rendant par la même notre vengeance plus que naturelle, sacrée. Souvenez vous de mon père l'illustre Harren qu'il qualifiait de tyran avant d'accoucher d'une tyrannie pire encore. Rappelez vous du tueur de dragons ! Ces monstruosités, ces fléaux qui sans son acte n'auraient pas manqués d'embraser vos foyers et vos familles comme le dernier l'a fait de nos frères. Westeros a bien pu se draper dans l'hypocrisie. Nous savons nous que son geste était bon plus que cela héroïque. Aussi vieillissant qu'il était, il nous a tous montré l'exemple en chargeant la bête à Eysines seulement entouré de sa garde royale abattant avec panache chaque tueur de fer nés et de riverains se dressant sur sa route de royale manière. Il s'en est fallu de peu pour que notre roi mon père ne nous débarrasse de la menace d'outre détroit. Quant à mon frère en dépit de sa fin pitoyable et indigne il a su se montrer digne de son rang de prince noir lorsqu'il abattit le cerf couronné réputé invincible, ravagea l'Orage notre plus redoutable ennemi et assiégea la capitale Durrandon.


Ma soeur quant à elle a porté la terreur sur toutes les mers du continent à la tète de notre mirifique armada, elle a su transcendée sa condition de femme tout comme nombre de braves insulaires n'ayant rien à envier à leurs homologues masculins. Eren a su faire preuve de sacrifice pour le bien du royaume en épousant un Bieffois. Non pas le prince qui devant la férocité du sang noir a fui la queue entre les jambes mais le vainqueur de Dorne et beau-frère de l'ancienne reine. Rien d'étonnant à ce que le dit Gardener ait rejoint les rangs de l'empire tout comme notre ancien général révéré et respecté Salfalaise. Pour ma part, je suis né batard aussi bien plus qu'aucun autre je vous considère à votre juste valeur. J'ai mangé ce que vous mangez, saigné à vos cotés, reçu des cicatrices tout comme vous, pillé en votre compagnie, ripaillé suite à nos victoires, tué pour et avec vous, protégé certains d'entre vous et sauvé quelques uns et enfin connu l'opprobre de la retraite en votre compagnie. Qui parmi vous osera me contester cela alors que mon corps est couvert de nouvelles cicatrices récoltées pour le royaume ? Qui ?!


En tant que capitaine je vous ai offert les eaux Dorniennes ainsi que leurs cotes soit disant imprenables. Nous avons fait flambé Lancéhelion afin qu'ils n'oublient jamais qu'il y a bien plus sauvage que le peuple de Dorne et que l'on ne défie point le Sautoir impunément. J'ai eu l'honneur de mener certains d'entre vous à Buron et Eysines et tous pouvez témoignez du fait que je n'ai quitté le champ de bataille qu'à contrecœur en dépit de mes nombreuses blessures car toute perdue que fut cette hécatombe ma soif d'abattre des ennemis du royaume était plus forte que l'amour de ma propre vie. Car, la vision de tant de cadavres à livrée du Sautoir m'était insupportable. Ce jour d'Hui c'est avec notre or que l'ennemi se renforce, le fruit de notre labeur, le sang de nos valeureux ! Ce sont nos récoltes qu'ils exploitent pour nourrir leur envahissante nuée ! Ce sont nos terres qu'ils souillent de leur arrogance sanglante fiers d'avoir massacré tant des nôtres se croyant tout puissants ! Ce sont nos fleuves, nos collines, nos prairies et nos plaines qu'ils prônent leurs ! Mes questions sont les suivantes aussi limpide que l'eau que nous buvons. Les laisserons nous faire ? Les laisserez vous faire ? Souhaitez vous redevenir une province comme une autre ?


Souhaitez vous voir le Conflans dominé par ceux-là mèmes ayant abattu tant des nôtres comme du bétail ? Fer nés souhaitez vous savoir nos cotes vulnérables eu égard à notre absence de cote continentale ? Ma réponse à toutes ces questions est unanime ! Non ! Je ne les laisserais jamais faire tant qu'il me restera un souffle de vie ! Et vous mes braves ? Je vous ai promis l'arrivée de puissances extérieures ainsi que leur soutien lors de notre arrivée à Pierremoutiers mais faites abstraction de cela ! Car, je me suis rendu compte que nous serons les sauveurs du Conflans car c'est notre devoir. Que le Bief ou l'Ouest viennent à notre rescousse nous sommes les seuls artisans de notre destin. Alors, prenez le temps de pleurer vos morts, de chanter leurs louanges, d'embrasser vos femmes et vos enfants, de baiser vos catins favorites. Prenez le temps de savourer le calme de l'hiver. Car lorsque viendra le Printemps nous irons réclamer vengeance et les dieux puissent préparer nos ennemis à la vague de jais qui s'abattra sur eux car nous nous serons prêts. Cette guerre ne fait que commencer et déterminera le futur de vos enfants et leurs enfants après eux ! Pour les Fleuves et le Crépuscule. Pour le Sel et le Roc. Pour le Conflans et les Iles de Fer. Nous deviendrons leur cauchemar. Et tous regretteront d'avoir un jour pensé que la maison Hoare était au bord de l'anéantissement. Pour votre futur prince à naitre ! Pour son héritage !



       



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