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Lux æterna luceat eis [Tour VII - Terminé]
MessageSujet: Lux æterna luceat eis [Tour VII - Terminé]   Lux æterna luceat eis [Tour VII - Terminé] EmptyVen 2 Aoû - 12:24



Fort-Darion, An 1, mois 8, semaine 3




La nuit commençait peu à peu à faire place au jour, l’hiver au printemps. Les étendues n’étaient plus d’un blanc immaculé, mais redevenait boueux par moment, verdoyant par d’autre. Les paysages avaient changé en si peu de temps autour de la capitale. Même si la lumière du soleil n’avait pas encore englouti les ténèbres, cela se voyait. Le temps aussi s’était réchauffé même s’il restait plus mordant que sur mes terres natales que j’avais quitté quelques heures plus tôt. Je n’avais pas dormi cette nuit. Je n’en avais pas eu le temps. La missive de Torrhen avait été trop alarmante pour que je puisse me permettre de m’attarder sur ses terres qui m’avaient vu grandi. J’avais eu beaucoup de choses à y faire et si peu de temps. Oui si peu de temps. Le château de Peyredragon avait été un vrai « champ de bataille » et n’avait jamais veillé aussi tard. A mon image, son intendant était resté alerte et m’avait épaulé dans ce que je devais entreprendre. Il avait mis dès mon arrivée une garde à ma disposition et s’il avait dû s’absenter pour tenir audience parfois, il avait tenu à m’accompagner. Nous avions prié nos dieux ensembles, rendu hommage au mien, puis nous nous étions attelés à ma succession prise par Orys, le temps qu’Athynea soit en âge de gouverner. Son fils s’était joint à nous, attentif et silencieux la plupart du temps, et d’autres rares fois, exposant son point de vue, prouvant que cette lueur d’étincelle qui brillait dans ses yeux n’étaient pas un reflet de la lumière mais la preuve même d’une intelligence certaine.

Ebryon volait à nos côtés, ombre dans la nuit que j’avais parfois été incapable de déceler. Ses écailles étaient aussi foncé que la plus profonde des nuits et ses battements d’ailes de plus en plus discrets. Nul doute que le dragonneau, une fois adulte, serait un prédateur bien plus dangereux que Meraxès ne pouvait l’être. Avec ses écailles diamants, elle était bien plus visible que lui, et née femelle, plus petite aussi. Ebryon serait robuste, grand, fort. Cela ne faisait aucun doute même si son père Balerion restera bien plus massif que lui. Il était et restera à jamais la terreur noir, bien que son héritier pourra prétendre plus tard à être la terreur bleu. Il poussa un cri alors que nous approchions du castel, cri reprit par Meraxès et mettant en garde tous ceux qui auraient l’impertinence de s’en prendre à nous. Des chevaux s’agitèrent à cette menace, des chiens aboyèrent un instant avant de se taire et de laisser le silence s’installer… Ou du moins le temps que ma garde ne se mette en route pour venir à notre rencontre. Je fis descendre ma sœur bien avant d’atteindre le château, bien plus loin qu’à notre habitude. Flanquée de son frère, je détachais les lourds fardeaux que j’avais emporté avec moi à mon départ pour venir les poser à terre. Je pris ensuite le temps de remercier ma sœur pour ce voyage, pour son aide, et pour cette envolée qu’elle et moi avions apprécier. Nous étions faites pour cela, voler. Je lavais ses écailles salies, m’arrêtant en entendant des chevaux arriver. Ils se stoppèrent à bonne distance et en sécurité.

Je laissais derrière moi ma sœur qui s’envolait de nouveau dans des bourrasques de vent, portant trois lourdes charges sur mon dos. J’en avais confié deux autres à Ebryon, qui les tenait fermement dans sa gueule assez puissante pour supporter leur poid Nous avancions à deux, lui légèrement en avant jusqu’à la garde montée, menée non pas par mon capitaine comme je m’y attendais, mais par Torrhen lui même. Un sourire naquit aussitôt sur mon visage alors que j’allais jusqu’à Tempête, la jument blanche qu’il m’avait offert et amené avec lui et mon escorte. Je refusais d’un geste l’aide des soldats pour attacher solidement mes fardeaux sur mon cheval. Et pour ne pas la faire trop peiner, je pris l’un des sacs à Ebryon pour venir le tendre à mon époux. Allégé, le prédateur en devenir fit battre ses ailes pour s’envoler juste au dessus de moi. Merci. Soufflais-je à mon époux avant de lui demander Comment vont-ils ?










Hēnkirī

Rhaenys Braenaryon

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Reine des sept royaumes de Westeros
Âge du Personnage: 26 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Rhaenys Braenaryon
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Maison : Représentée par un dragon à trois têtes et un loup, aux couleurs rouge, noir et blanc... La maison impériale Braenaryon
Caractère : Ambitieuse ● Combattante ● Sans compromis ● Intègre ● Libertine ● Déterminée ● Non conventionnelle ● Charismatique ● Vengeresse ● Passionnée ● Violente avec ses ennemis
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MessageSujet: Re: Lux æterna luceat eis [Tour VII - Terminé]   Lux æterna luceat eis [Tour VII - Terminé] EmptySam 3 Aoû - 12:09

L’impératrice est là. Dans tout le castel la même rumeur, les mêmes cris pour prévenir les gens alentours. Je ne tarde pas. Je suis déjà prêt depuis le coeur de la nuit, incapable de trouver le sommeil. Je n’ai rien bu. Je suis resté équipé de pied en cap, tabard de cuir noir frappé des emblèmes impériaux par-dessus les mailles, et quelques plaques d’armures aux épaules, aux genous. Morsure au côté. Ou posée à plat sur mes jambes repliées pour m’asseoir. A méditer, juste devant la porte de mes enfants. Aeden était plus robuste chaque jour, et posait un regard curieux sur le monde quand il ne râlait pas pour avoir à manger. Athynéa me fixait, à chaque fois que je la regardais. Ces enfants, je les défendrais envers et contre tout, dans ce monde froid et violent, dont la cruauté ne me surprenait plus mais abolissait sans cesse tout espoir en mon coeur. Je me sentais dépassé. Devenu trop vieux pour ce genre de choses. J’avais survécu à trop de choses qui auraient dû me tuer ; maintenant que l’Empire était né, je me sentais dépassé par l’enjeu. J’étais l’homme d’un ancien monde, quand le nouveau se déroulait devant mes yeux.


J’avais vécu cette nuit comme une halte de campagne, mais mes os ne sentaient plus qu’une chose ; la guerre venait, maintenant que l’hiver se terminait. L’impératrice arrivait, elle aussi. La tempête de ma vie, celle qui avait tout changé… Mais me revoilà comme toujours malgré tout, en train de me préparer pour partir me battre.


Rhaenys m’a manqué mais elle a obtenu une victoire de symbole indispensable pour nous. Cette tempête humaine, qui avait changé ma vie et mon destin, et qui avait par là même achevé celui de beaucoup d’autre dans le Feu et dans le Sang.


J’assemblais une compagnie de Demalion, prenant la monte dans la cour du castel pour la rejoindre. Nous chevauchons vers la plaine, sur la rive sud, passant par le camp de l’armée. Pour des raisons pratiques, Meraxès ne pouvait pas se poser dans le bourg sans défoncer toits et murailles si petites pour elle. J’ai hâte de retrouver mon épouse. Une hâte sauvage ; la bête, le Loup que j’étais depuis toujours, qui ne pouvait s’exprimer qu’avec elle ou sur un champ de bataille. Impatience de chaque seconde, douloureuse et lancinante. Et pourtant, ce creuset si vide et douloureux sur le flanc de mon âme. Je pique des deux. Salue l’armée de la main, sous les cris, les vivats, els saluts.


Rhaenys est seule, laisse repartir ses dragonnes. Son cheval lui est avancé, une monture à la robe d’un blanc immaculé, offert pour notre union. Elle semblait si petite et si fragile en comparaison, mais épée au côté et cuirs de guerre, mon égale était bien plus redoutable qu’il n’y paraissait. Belle, mais pour la connaître, elle était plus terrible encore. Son sourire est communicatif, mais ne me fait pas relever les coins des lèvres. Le coeur serré par mes propres démons et la perspective de bientôt devoir m’éloigner d’elle pour lui préférer les tempêtes de sang, et d’autres choses encore. Je suis intrigué par ses paquets, et démonte pour lui apporter un rien d’aide quand elle refuse celle des Gardes. Je me fige devant elle, avant de me saisir de son paquet. Me tourne vers la trentaine de Demalion. Tous mettent pied à terre, et s’agenouillent. D’ordinaire dispensés, pour assurer la Garde, de ce genre de révérences. Mais il y a événement à célébrer.



| Pour ta victoire, et pour la gloire de notre maison. |


Je tire l’épée, et crie la devise de notre maison, bientôt reprise par tous nos hommes. Feu, sang et hiver ! Tous sont sélectionnés parmi les vétérans de toutes les batailles, les plus vieux soldats de nos royaumes respectifs.


Devant témoins, je me fiche malgré tout du protocole. Les hommes sont habitués aux raccourcis pris en campagne avec la bienséance. Je prends sa main gantée dans la mienne. Et l’embrasse doucement, ma barbe contre sa peau si douce.



| Ils vont bien. J’ai passé mon temps à les veiller. Tu leur manques, comme tu m’as manqué... |


Il y a toujours ce poids, qui ne s’allège pas malgré sa présence. Le poids de la mort du Gardener. Je n’ai pas de regrets ; je fais ce que je dois faire en toutes circonstances. Mais quand même. Entre ça et la guerre.


| Qu’as-tu donc ramené? | m’étonnais-je en ficelant ses paquets sur nos selles, comme le ferait un écuyer.




~~~
Soothsayer, can you save them?
Can you see the streets in blood?
The remnants of your name?
Soothsayer, can you save them?
Soothsayer, let these words set you free
And now, give this leave and come away with me

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Torrhen Braenaryon

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Torrhen Braenaryon
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MessageSujet: Re: Lux æterna luceat eis [Tour VII - Terminé]   Lux æterna luceat eis [Tour VII - Terminé] EmptyLun 5 Aoû - 16:51



Fort-Darion, An 1, mois 8, semaine 3




Un léger vent souffla, balayant les mèches qui s’étaient échappés de cette tresses pourtant serrés que je m’étais fais avant de partir pour que mes cheveux me gênent le moins pendant mon excursion. Ma tenue n’était pas décente pour une impératrice. Elle était trop composée de cuir et laissait trop peu de place à l’imagination pour l’être. Et Noire Soeur nouée à ma ceinture je devais donner l’impression d’une sauvageonne… D’une sauvageonne venant d’une contrée lointaine, où les peuples avaient des cheveux argentés et des yeux violacés, montant des créatures crachant du feu. Oui, j’étais bien loin de cette figure que je devais incarner mais ne commençais-je pas à être connue pour cette excentricité ? Je n’étais pas femmes comme toutes les autres de si noble naissance. Cela convenait à mon peuple, et c’était là le plus important. Je n’étais pas faites de mensonges et entre nous, je me sentais bien plus à l’aise habillée ainsi, à chevaucher ma sœur qu’entremêlée dans une tonne de tissus, et les pieds sur terre.

Torrhen pose pied à terre devant moi pour récupérer l’un de mes fardeaux. Je le vois se tourner vers notre garde et cela les fait tous descendre de cheval. Je les regarde non sans cacher ma surprise d’autant plus lorsqu’ils ploient genoux. Je n’étais pas très à l’aise avec cela, et je ne l’exigeais jamais, encore moins à ceux dont la mission était de protéger ma vie. Je me montrais toujours reconnaissante avec eux, distante oui, mais reconnaissante malgré tout. Ils sortent comme un seul homme leur épée, et répète les gestes et mots de mon époux. Il me faut un peu de temps pour comprendre cette accueil, pour comprendre qu’ils me rendent là hommage, et à la poursuite en mer que j’avais effectué avec Meraxès. Je leur adresse un signe de remerciement de la tête avant de me tourner de nouveau vers le nordien qui, faisant fi des convenances comme je le faisais souvent, prit ma main avant de m’embrasser. Je retrouvais avec plaisir son étreinte, fermant quelques secondes les yeux. J’étais fatiguée, inquiète, lasse aussi. Mais j’étais enfin chez moi. Enfin, je le serais lorsque j’aurais pu prendre dans mes bras mes enfants. Je n’en doute pas un seul instant. Tu es le meilleur protecteur qu’ils puissent avoir et je le pensais. Torrhen se battrait même contre la mort pour les protéger, tout comme je le ferais également. Si nos soldats pourraient mourir pour eux, aucun ne contournerait la mort pour rester un rempart entre eux et nos ennemis. Seuls des parents le pouvaient. Seuls Torrhen et Moi en étions capables. Je vois dans le regard de l’homme une ombre qui n’était pas là lorsque nous nous étions quittés mais je n’ai pas le temps de l’interroger avant qu’il ne le fasse à mon encontre, concernant ce que j’avais pu ramener et qu’il attachait solidement sur nos scelles. Un précieux butin lui répondis-je simplement, lui faisant comprendre que je ne préférais pas m’étendre sur le sujet. Pas ici, pas lors qu’on pouvait m’entendre. J’avais emmené la majorité de mon butin sans que personne ne s’en doute à Peyredragon et je comptais bien que cela soit également le cas ici. Ce sont des présents, pour Aeden et Athynea. Ainsi quelques souvenirs chers. Je n’ai pas voulu prendre le risque qu’une tempête les engloutissent. Je n’avais pas rapporté, mais même s’il me faudrait de nombreux aller-retour, je m’en occuperai personnellement. Dans l’un des paquets se trouvaient quelques bijoux que je destinais à mes enfants, ainsi que mes précieux carnets de croquis. Mais son plus grand trésor ne se situait pas là, un trésor que je préférais taire. Une fois les paquets bien accrochés, je pris les rennes de Tempête, sans pour autant monter sur sa scelle. Marchons un peu veux-tu ? Je venais de chevaucher plusieurs heures et l’idée de monter sur un cheval ne me réjouissait pas tant que cela. Il le faudrait bien puisque nous étions loin du château, mais au moins pourrais-je me dégourdir les jambes avant de le faire. J’ajoutais doucement, inquiète Racontes moi tout ce qui s’est passé pendant mon absence que je ne sais pas déjà et ce qui a provoqué ses nouvelles ténèbres en toi.










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Rhaenys Braenaryon

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MessageSujet: Re: Lux æterna luceat eis [Tour VII - Terminé]   Lux æterna luceat eis [Tour VII - Terminé] EmptyLun 5 Aoû - 22:18

Je suis bien contre Rhaenys. Mais je la sens un peu retenue. Pas distante, je ne crois pas, mais fatiguée. Ereintée. Sans aucun doute. Déjà épuisée par les épreuves passées et celles qui déjà, s’élèvent devant nous. Je la comprenais. Je partageais sa peine et son fardeau. En réalité, je me retrouvais de plus en plus dans Rhaenys. Je me sentais plus proche d’elle, je la comprenais mieux. J’avais le sentiment, et de plus en plus, qu’elle était cette moitié que j’avais attendu toute mon existence. Plus qu’une partenaire et qu’une égale, une véritable alliée, le reflet d’une même pièce. Contours et marques différentes, mais la même. Je savais aussi qu’elle ne m’aimerait jamais de cette façon, elle avait été claire depuis le début et je savais la force de ce qui l’unissait avec Orys. Mais je le respectais. Ils ne m’avaient jamais fait honte, ni ne m’avait infligé de déshonneur.


Ma place n’était de toute façon pas dans une salle de bal ou dans une couche nuptiale, mais sur un champ de bataille. Je hochais la tête à ses paroles sur mon rôle auprès de nos enfants. Je n’avais rien à dire de plus, j’avais déjà crucifié des gens qui ne s’en étaient pas pris à moi, alors à ma famille… Je commettrais les pires horreurs sans remords. Je comprenais aussi ses paroles, et le secret qu’elle souhaitait garder à propos de ses bagages. Je ne savais pas de quoi il en retournait, mais je lui faisais confiance.


Je souris à ses dernières paroles. Nouvelles ? Quand cela avait-il vraiment commencé?



| Oh, mais rien a changé, Rhaenys. Je suis le même. Mais c’est bien là le souci. |


Je regarde derrière moi et arrête la troupe d’un regard appuyé pour ses éléments de tête, nous laissons un court instant d’avance pour constituer un bien éphémère mais bien réel conciliabule. Je regarde loin devant nous, vers Fort-Darion et par-delà ses murs. A longue distance maintenant, couvert du pas de nos montures, je lâche.


| C’est moi qui ai tué Kevan Gardener. Je pourrais trouver des dizaines d’explication à mon geste, mais je ne t’en couvrirais pas. Le fait est que je devais le faire. J’ai beau savoir que c’était nécessaire, je me sens sali. |


Pourquoi ? J’avais tué des tas de gens, et provoqué la mort d’encore plus. Je me tourne vers mon épouse, fige ma nouvelle monture, remplaçant Brennus.


| Je me sens vieux, Rhaenys. Je le suis plus que l’était mon père à sa mort. Je le suis plus qu’aucun de mes frères ne l’aura jamais été. Je te l’ai déjà dit, je crois. Mais je le sens plus que jamais dans mes os. |


Sourire sans joie, sourire de glace, qui ne monte pas jusqu’à ces yeux qui se perdent dans le lointain.


| Je n’ai pas pour habitude de me plaindre. Je fais ce pourquoi je suis fait, et je ferais toujours mon devoir. Cet hiver a été trop court. Nous avons été séparés trop longtemps, et je ne veux pas laisser les petits, je n’ai plus confiance en l’arrière depuis Kevan. Et malgré tout cela, je n’ai qu’une hâte. Partir vers le sud avec mes bannières. Crois-tu que je suis fou, Impératrice? |


Ironie, mais pourtant… J’étais sincère, au fond. Je me le demandais de plus en plus. Incapable de tenir en place, quitte à me mettre en danger, quitte à tout risquer. Toujours. Sans jamais m’arrêter, sans jamais me retourner. J’avais besoin d’elle. Mais j’étais un Loup, et j’avais besoin de bouger pour défendre ma Meute.




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MessageSujet: Re: Lux æterna luceat eis [Tour VII - Terminé]   Lux æterna luceat eis [Tour VII - Terminé] EmptyDim 25 Aoû - 11:05



Fort-Darion, An 1, mois 8, semaine 3




Marcher me ferait du bien, et me permettrait de ne pas somnoler sur mon cheval. La nuit avait été longue et, les pieds sur terre, je regrettais déjà de ne plus être avec ma Sœur et mon Frère dans les cieux. J’étais vraiment faite pour cela, voler. C’était dans ma nature comme il était dans celle de mon époux de faire reposer tous ses maux sur ses simples épaules. Je fronçais les sourcils quand il me répondais, et lui dis en le regardant Nouvelles oui. Je te connais jorrāelagon. Il avait changé. Nous avions changé l’un et l’autre même. Nous n’étions plus seuls, plus comme nous l’étions avant. Lui d’autant plus car j’avais toujours eu Orys avec moi là où mon époux avait perdu toute sa fratrie pourtant si nombreuse. Il était en cela bien plus fort et déterminé que moi. Je le savais, je ne me leurrais pas. Perdre mon Valonqar… Je ne le supporterais pas. Hier comme aujourd’hui, comme demain. Si désormais j’avais Torrhen Aeden et Athynea, il n’en restait pas moi que si Orys disparaissait sa perte serait trop douloureuse. Je ne me consolerai jamais de la mort prématurée d’Aegon et Visenya. Mais celle d’Orys… Je ne préférais pas y penser. Je continuerai pour mes enfants, mon époux. Mais mon coeur n’y serait plus, je le savais parfaitement.

Je laissais le temps qu’il fallait à Torrhen pour me parler. Je savais qu’il le ferait car nous étions ainsi. Il arrête son cheval et j’en fais de même avec Tempête. Ebryon met quelques secondes pour le faire également et venir planer juste au dessus de nous. J’écoute tout ce qu’il a à me dire avant de lâcher les reines de Tempête. Elle ne s’en ira pas, elle était trop bien dressée pour cela à l’image de l’étalon du nordien. Je fis quelques pas jusqu’à lui et faisais fi des convenances – ce ne serait de toute façon pas la première fois – je le pris dans mes bras, reposant ma tête contre son torse, les bras noués dans son dos. Je restais un long moment ainsi, avant de relever le visage vers lui et venir l’embrasser. D’accord doucement, puis de plus passionnément, plus langoureusement, mes doigts entremêlés dans ses cheveux jusqu’à être à bout de souffle l’un et l’autre. Et là, te sens-tu encore comme un vieillard? lui dis-je en souriant malicieusement avant de poser mon front contre le sien et fermer mes yeux. Si quelqu’un a tué Kevan c’est en premier lieu moi, puis lui même. Je reculais légèrement pour ensuite lui dire férocement J’aurais dû attendre avant de le couronner… Et lui n’a pas supporté le poids de sa couronne, ne pensant qu’à ce qu’il avait entre les jambes. Il ne nous méritait pas. Il aurait finit par mourir et si cela n’avait pas été de ton ressort, cela aurait été du mien… Rappelles toi, lorsque je l’ai rattrapé, il a un instant hésité à m’attaquer avec son épée mais la présence de Meraxès l’en a dissuadé. Il n’était qu’un lâche qui ne méritait pas l’Empire. Je pensais chacun de mes mots. Je ne mentais pas et je n’allais pas commencer aujourd’hui. Ne porte pas seul le poids de ce fardeau mais laisses moi le faire avec toi car nous sommes tous deux fautifs. A deux nous sommes plus forts mon aimé, ne l’oublies pas. Jamais. Même si nous ne sommes pas physiquement l’un avec l’autre. Je passais doucement ma main sur sa joue, la caressant tendrement avant de reprendre les reines de Tempête et notre marche, entourés de notre escorte qui se calait sur notre rythme, tout en nous offrant une intimité relative.












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Rhaenys Braenaryon

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MessageSujet: Re: Lux æterna luceat eis [Tour VII - Terminé]   Lux æterna luceat eis [Tour VII - Terminé] EmptyDim 25 Aoû - 14:01

La jeune femme semblait sincèrement heureuse de me revoir. Moi aussi. J’avais simplement eu envie de la serrer contre moi, de la débarrasser de ces cuirs noirs, et d’aller dormir trois jours de suite avec nos enfants, contre eux, avec eux. Elle m’appelait son amour en valyrien, et j’eus un mince sourire. Cela me faisait du bien, et cela me faisait me sentir un rien plus en paix. Mais ce n’était qu’en surface. Dans les tréfonds de mon âme, il y avait grande agitation. Je ne souhaitais plus que la guerre, m’y perdre, comme on se perdait dans une passion, ou dans ce que l’on faisait de mieux. Ils avaient tous raison et tous tort en même temps, me concernant. J’aimais la guerre, mais je la détestais. Pas pour ce qu’elle me faisait faire, mais parce ce qu’elle révélait de moi. Je savais bien qu’elle était sincère, Rhaenys avait cette qualité, tout comme moi. Cela simplifiait nos échanges, mais complexifiait parfois notre relation.


Je lui raconte tout. En tout cas, dans les grandes lignes. Je ne me cache de rien. J’ai honte, pas de ce que j’ai fait, mais de comment je l’ai fait. J’étais fatigué aussi. Je l’étais de plus en plus au fil du temps qui passait. Je me sentais vieux et dépassé. Ce nouveau monde que nous construisions n’était pas le mien, pas plus qu’il n’avait été celui de mes pairs, comme Argilac Durrandon ou Harren Hoare. Cette nouvelle ère qui s’ouvrait était celle des Rhaenys Braenaryon, des Argella Durrandon.


La belle me serre et je réponds à son intention, rigide, raide, dans un premier temps. Je n’avais pas franchement conscience de mériter cet amour et cette tendresse de la part d’une femme complexe dont le coeur était déjà pris, peu importe combien je l’aimais moi-même désormais. Devant toute la garde, elle repose sa tête contre mon propre plastron de cuir noir, frappé de notre emblème. Elle m’embrasse. Doucement d’abord. Puis plus passionnément. Je réponds simplement d’abord, puis je possède sa bouche, ses lèvres, cherche sa langue, fièvreux. Je me fiche du spectacle que nous donnons, ses mains dans ses cheveux achèvent de m’avoir, et c’est d’un regard déjà ivre d’elle que je la regardais. Je ne répondais pas. Pas tout de suite. Je me perdais dans les nuances d’améthystes de ses prunelles. Un océan sans fin de puissance, d’amour, et de brutalité. Cette âme si singulière, que j’aimais aujourd’hui plus que tout.


J’avais envie de plus. D’exorciser mes propres démons. De l’avoir. De la posséder. Là, tout de suite. J’avais une envie d’elle pulsionnelle, totale, irrémédiable. J’avais besoin de laisser s’exprimer le loup, la bête, de donner tout ce que je pouvais donner qui ne soit pas la mort, mais qui faisait malgré tout trembler mon âme face à toute cette violence et cette rage depuis toujours contenues. Je continuais de lire dans ses yeux les propres tourments de son âme. J’étais sien, désormais. A tout jamais. C’était impossible pour moi de le nier.



| Tu n’y es pour rien. Tu te bats pour les droits de chacun. Il avait les siens, même s’il était faible et inutile jusque pour sa propre cause. Il aurait pu vivre, Jentys-Perzys. Mais j’ai retiré son pansement. Et du pouce, j’ai rompu l’artère à peine recousue ; elle était à peine entamée. Je l’ai saigné comme un cochon. |


Sourcils froncés, attitude fermée. Je prends ses mains dans les miennes, les relèvent face à nous. L’empêche de me caresser le visage, de flatter les joues de ce vieux loup au visage couturé.


| Ce sont ces mains qui tuent tous ces gens, depuis bientôt vingt-cinq ans. |


Dures, calleuses, deux fois plus larges quasiment que celles si douces de Rhaenys.


| Ce sont elles qui ont fait de moi un meurtrier. |






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MessageSujet: Re: Lux æterna luceat eis [Tour VII - Terminé]   Lux æterna luceat eis [Tour VII - Terminé] EmptyDim 1 Sep - 11:34



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Je n’aimais pas voir mon époux dans un tel état. Quelque part, je m’en voulais pour cela. La guerre m’avait éloigné de lui, et il avait dû assumer les actes de Kevan seul. J’avais été absente à un moment crucial et il en avait payé le prix fort. Je maudissais cet homme et j’espérais qu’il ne trouverait jamais la paix. Cette paix, il ne la méritait pas, pas après tous les actes qu’il avait accompli dans sa première vie. J’avais assez foi en mes Dieux pour être certaine qu’il n’avait pas pris place à leur côté. A cause de la stupidité de cet homme, Torrhen était rongé. Il avait fait ce qui devait être fait. Et alors que j’abattais notre colère avec ma Sœur, lui abattait notre courroux sur un homme qui n’avait jamais mérité être Roi. Cette culpabilité, il ne devait pas la porter seul. Je refusais qu’il le fasse, pas alors que, comme je venais de lui dire, elle m’incombait en partie, et bien plus à ce lâche désormais mort. Je secouais la tête à ses mots Il est mort dans un lit dans l’intimité. Si j’avais été là, il aurait brûlé en place publique après que j’eus dénoncé tous ses crimes. Si monstre il y a, qui deux l’est? lui demandais-je, le ton tranchant et colérique. Torrhen l’avait peut-être saigné mais il avait offert une mort loin de tous les regards. Je n’aurais pas eu cette compassion à son égard, loin de là. Je lui aurais offert une humiliation avant la mort. Peut-être même l’aurais-je fait torturer avant. J’étais Dragon et lorsqu’on s’attaquait aux miens, et/ou qu’on bafouait les promesses faites, j’étais aussi violente et sans pitié qu’eux. Le nordien n’avait pas épousé l’une de ses donzelles si facilement écœurées par la brutalité. Non. S’il était un Monstre, je l’étais tout autant que lui. Je serrais mes mains dans les siennes, nouant nos doigts Les miennes ne sont immaculées depuis bien longtemps, et cela bien avant que la guerre ne vienne frapper à ma porte. Indirectement j’avais causé la mort de plus d’un homme alors que je n’étais encore une enfant. Aegon avait tué pour me protéger. Mon Père et Baâl avaient orné les remparts de notre château de nombreuses têtes pour moi, par ma faute. Je savais que j’ignorais de nombreuses choses concernant cet épisode, et il n’avait pas dû être le seul. Combien de gardes avaient perdu leur place, leur dignité après que je ne sois échappée à leur surveillance ? Combien d’hommes Aegon avait-il écarté alors que mon corps devenait peu à peu femme ? Sans m’en rendre compte, j’avais déjà commencé à me salir les mains. Et lorsque les combats étaient arrivés, je l’avais fais, cette fois ci directement, ne me cachant plus derrière les miens. Je ne méritais plus depuis longtemps cet empire que nous étions en train de forger. J’étais la main armé de mes Dieux, pour l’avenir de toutes les générations futures. Nous… qui font de nous des meurtriers. Nous sommes deux Torrhen, et je te le répéterai encore et encore, et encore jusqu’à ce que tu le comprennes lui dis-je doucement en souriant. J’étais désormais en paix avec cette aspect de ma personne. Un jour, oui un jour, il le serait aussi. C’était une promesse que je me faisais.










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Hēnkirī

Rhaenys Braenaryon

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MessageSujet: Re: Lux æterna luceat eis [Tour VII - Terminé]   Lux æterna luceat eis [Tour VII - Terminé] EmptyDim 1 Sep - 16:30

J’avais du mal à ressentir de la satisfaction compte tenu de ce qu’il s’était passé. J’avais du mal aussi à me dire que je n’avais pas eu d’autre choix. Etait-ce la violence qui me parcourait les veines depuis des années qui parlait et qui ne demandait qu’à s’exprimer ? Ca avait été tellement facile de tuer le Gardener. Il n’avait jamais manifesté le moindre courage, ni la moindre habileté en dehors de manier l’épée. C’était trop peu pour en faire un Roi, et son comportement vis à vis des femmes ou de ses pairs était à abhorrer, ce qui n’avait tardé à faire naître en moi la facilité d’une décision sanglante et définitive. Quand la somme des inconvénients dépasse celle des avantages, il faut trancher dans le vif. Jamais encore je n’avais été aussi catégorique dans l’application de cette maxime vis à vis des autres personnes. Je regarde Rhaenys avec neutralité, car je n’étais pas franchement enthousiaste à l’idée qu’elle se montre elle aussi cruelle et sans pitié.


| Il aurait peut être mieux fallu que les choses se passent ainsi, ma douce. Je ne sais pas vraiment. Je pense que ce que j’ai fait était le plus infamant, pour lui comme pour moi. Parce que j’ai traité la mort d’un Roi avec la désinvolture qui aurait mieux convenu à un vulgaire coupe-jarret. Et je ne le regrette même pas vraiment. |


Difficile de savoir ce qui aurait été le mieux, et je jugeais de la situation avec un certain détachement, me sachant très bien coupable dans l’affaire. Je l’assumais. Mais ça ne me plaisait pas. Je me révélais plus dur que je ne le pensais. J’avais longtemps dû prendre des décisions difficiles, mais jamais sans la moindre adversité. Là, j’avais choisi tout seul. Et j’avais choisi de tuer, à bout de l’éducation à refaire d’un Roi qui avait tout à prouver. Je prends sa main quand elle parle de sa propre situation.


| Ce n’est pas un concours, mon aimée. Tes mains, couvertes de sang ou non, me sont si douces. |


Je pose un baiser râpeux de la barbe sur le revers de sa paume. Je passais le sujet. Il n’y avait pas à épiloguer, ce que j’avais fait était derrière nous désormais. Personne ne saurait, parce que ça n’avait plus regardé que Gardener et moi ; il avait abusé de ma confiance une fois de trop, et ma honte ne concernerait que moi maintenant. J’avais échoué, et c’était plus cela finalement que l’acte en lui-même qui me travaillait. Je n’avais pas l’habitude de l’échec, et ça me rappelait bien trop Buron. Les défaites pouvaient toutefois avoir leur utilité. Pour grandir, pour s’améliorer. Ne pas les refaire.


Nous marchions à nouveau sur notre capitale, dont nous n’étions plus éloignés. Avant d’en repasser les portes, il nous faudra remonter en selle sinon nous ne saurions sans doute plus vraiment avancer. Ma femme me confie ses intentions et je hoche la tête. Confiant. Heureux. Rassuré. Je me sentais un peu moins vide, un peu moins creux et moins monstrueux aussi. Elle revient au nous. Je souris, même si le geste ne remonte pas jusqu’à nos yeux.



| Ca reste une possibilité, mon aimée. On n’est jamais à l’abri de la défaite. Nos troupes l’ont déjà été à de nombreuses reprises, que nous ayons ou non été là. La guerre se joue partout. Mais au moins serons-nous ensembles pour en affronter les conséquences. |


Je réfléchis, continue de me remémorer ce que je vivais depuis des mois maintenant, et qui s’était peut être encore exprimé par mon geste d’impatience et de cruauté envers le Gardener. J’écoute sa diatribe. Je hoche la tête. Et elle finit par conclure que je suis à elle. Nous sommes l’un en face de l’autre. Je peux voir chacune des nuances de ses yeux, comme autant d’arcs orageux dans une âme tumultueuse et passionnée, dans un abîme orageux qui protège et qui met en danger en égale mesure. Ma main passe sur sa joue. La caresse doucement, au travers du gant.


| Tu sais, quand je me mourrais à Buron, je ne pensais qu’à toi, et à nos enfants. Quand j’étais dans la neige, dans le froid et dans le sang, je ne voyais que ton visage. J’aurais tout donné pour te dire une dernière fois à quel point je t’aimais. |


Je l’embrasse. Doucement, mais mes mains l’attirent contre moi, dans un geste passionné et possessif.


| Quand j’ai eu la corde passée autour du cou, je ne pensais plus qu’à toi baignant Harrenhal ans les flammes. |


Je pose mon front contre le sien.


| Je t’aime, comme je n’ai jamais aimé, Rhaenys. |


Je baisse les yeux sur le côté, vers ses fontes.


| Qu’as-tu ramené ? Vas-tu enfin me le dire? |




~~~
Soothsayer, can you save them?
Can you see the streets in blood?
The remnants of your name?
Soothsayer, can you save them?
Soothsayer, let these words set you free
And now, give this leave and come away with me

~~~


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Torrhen Braenaryon

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MessageSujet: Re: Lux æterna luceat eis [Tour VII - Terminé]   Lux æterna luceat eis [Tour VII - Terminé] EmptySam 14 Sep - 19:11



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Je secoue doucement la tête de droite à gauche. Mais je ne dis rien. Quelque soit les mots que j’utiliserai, Torrhen ne changerait pas d’avis. Le temps devait faire son office. Je n’estimais pas qu’il était un monstre. Je lui avais dis et il l’avait entendu. Je ne pensais pas une seule fois qu’il avait mal agi. Il n’avait pas besoin de ma compassion. Il le savait que je le soutenais. c’était le plus important même s’il avait décidé que je n’avais pas raison. Il était libre de penser et de ressentir ce qu’il voulait. Je n’étais pas là pour lui dire quoi faire et ce n’était pas un rôle que je voulais. Tout comme je ne serais jamais celle qui le jugerait. Je ne ressemblais en rien à sa première épouse et c’était là ce qui faisait toute la force du lien qui nous unissait.

Nous nous remîmes à marcher vers la petite ville qui un jour, je n’avais aucun doute, serait grandiose et la place tournante de tout le pays. Pour l’instant, elle ne payait pas de mine, mais c’était désormais notre foyer, même si une partie de mon âme resterait à Peyredragon comme Torrhen resterait à jamais un homme du Nord. Nous avions changé au contact de l’autre. Nous étions devenus plus fort, plus brutaux sans doute. Ou du moins, nous n’hésitions plus à le montrer. Hoare avait fait de nous ce dont avait besoin Westeros, et s’il m’avait volé ma famille, et les miens, il m’en avait « offert » une autre. Quant Aegon et Visenya avaient été tués, j’étais faible et sans défense. J’avais laissé ma tristesse me consumer, et sans Orys, j’aurais sombré avec les miens. Mais désormais, ce n’était plus le cas. Et si ce monde décidait de nouveau de m’enlever les miens, je le réduirai à l’état de « rien ». Ce n’était pas des paroles en air, mais plutôt une promesse. Je mourrais avec les miens. Ou je détruirai tout avant de les rejoindre. Une possibilité oui, mais les probabilités sont bien plus de notre côté si nous sommes ensembles que si nous sommes séparés. De cela j’étais certaine. Torrhen pouvait abandonner sa propre vie, mais ni celles de nos enfants ni la mienne. Et je n’abandonnerai ni Aeden, ni Athy, ni Argella, ni Orys, et encore moins lui. Nous avions tant de raisons pour ne pas baisser les bras, tant de personne à aider, à défendre, à ne pas laisser mourir. Non. Tant que nous serions ensembles, nous continuerons encore et encore. Et si les dieux décidaient de prendre nos vies, ils les prendraient toutes… Ou aucune. Nous étions une unité. Sa main caresse doucement ma joue, et je me laisse aller à cette tendre attention. Je l’écoute me dire ce que je savais déjà, et réponds à son baiser, faisant fi de nos gardes qui nous entouraient. Je ne m’étais jamais préoccupée de l’image que je pouvais donné, et la guerre ne m’avait pas changé sur ce point là, encore moins ce statut d’impératrice qui était désormais mien. j’étais ainsi. Je passe mes dos dans son dos, ferme les yeux alors que son front se pose sur le mien. Je l’écoute, je ne dis rien. Il n’y a rien à dire. Tout cela je le sais déjà, mais cela me touche toujours de l’entendre me dire combien je compte pour lui, moi si différente de lui, si différente de Sigyn pour qui il avait sacrifié tant de chose, à commencer par lui même, en passant par ses propres enfants. Si je ne détestais pas cette femme, je n’avais pour elle qu’une bien maigre opinion positive. Elle était faible, oui si faible.

Il me tire de mes pensées en me demandant une fois de plus ce que j’ai ramené et je ne peux m’empêcher de rire. Je dépose un léger baiser sur ses lèvres avant de m’écarter de lui, le regard scintillant de malice. Je ne vous savais pas si curieux ni si impatient votre grandissime et grandiose empereur. Je récupérais les brides de Tempête pour la ramener vers moi, avant de faire un signe de tête à mon époux pour qu’il vienne voir de lui même ce que j’avais ramené avec moi. J’ouvrais une première besace et en tirais un carnet usé, et taché, qui, malgré son apparence, avait énormément de valeur à mes yeux. Je l’ouvrais là où un ruban usé marquait une page et lui montrer. Ce sont des compositions. lui dis-je alors qu’il pouvait voir des notes de musiques s’étaler sur les feuilles. Je caressais doucement la page puis ajoutais Je les ai écrite avec Visenya, Aegon, et mon père parfois venait apporter sa touche. Je refermais le carnet et en ressortais un autre. Celui ci contient des dessins.. Je le posais précieusement sur la scelle de ma mouture au dessus du premier, avant de sortir un coffret en bois. A l’intérieur, il y a des bijoux pour nos enfants. Certains datent de l’ancienne Valyria et seront plus tard la propriété d’Athynea. Je remis toutes les affaires en place avant d’ouvrir l’un des autres sacoches et lui indiquer d’approcher. Je pris la main de mon époux pour qu’il la glisse sous l’étole. Pas besoin de lui montrer pour qu’il comprenne, juste en touchant, le contenu de ce baluchon. Quelques secondes à peine, avant que je remette l’étole bien en place, et ne referme le tout. J’ai aussi des carnets de croquis et quelques objets me sont chers. Je ne pouvais pas prendre le risque de les perdre dans un nauffrage ou les confier à quiconque. Tout ce que contient ses sacs sont trop précieux. J’ai un peu de tout cela dans ses différents baluchons. Je n’ai pas pu tout prendre car cela aurait été trop lourd pour Meraxès. Mais lorsque la guerre ne sera plus à nos portes, je ferai d’autres aller retour à Peyredragon.







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MessageSujet: Re: Lux æterna luceat eis [Tour VII - Terminé]   Lux æterna luceat eis [Tour VII - Terminé] EmptyDim 15 Sep - 10:22

C’est un drôle de sentiment que le mien. J’assume ce que j’ai fait, mais j’ai du mal à l’accepter quand même. Je sais que j’ai fait ce qui était juste, je sais aussi que je n’avais plus vraiment le choix. Mais j’aurais aimé l’avoir. J’aurais aimé trouver autre chose à faire. Maintenant c’était trop tard et j’allais devoir vivre avec une nouvelle atrocité commise par manque de solutions différentes, par absence de compassion et de trouvailles pacifiques pour gérer les problèmes sur ma route. Rhaenys ne comprenait pas vraiment ce que je ressentais. En partie seulement. Mais pour une femme de son âge et de son éducation, on pouvait facilement se laisser attendrir ou séduire par sa témérité et par sa passion, en oubliant qu’elle était le sang du dragon, et qu’elle avait elle aussi son lot de carnages. L’important était ce qui nous reliait, même si c’était la détermination et le recours au sang qui coule pour faire avancer nos pions.


Je serre sa main, si petite et encore si douce malgré son maniement de l’épée, dans ma grosse paluche dure et calleuse.



| Je t’avais promis qu’ensemble nous renverserions tous les obstacles. J’y crois toujours, mon amour. |


Elle était ma partenaire et mon égale. Certains pensaient qu’elle me manipulait avec mon vit ou que je la manipulais avec ses ambitions. Ils étaient loin du compte. Plus de dix ans nous séparaient. Dix ans, et un gouffre culturel, d’éducation et d’histoire. Mais nous étions semblables. Dans les nuances foncées de mon regard de loup répondaient les nuances de jaune et de violet de ses yeux de dragon. La même farouche détermination nous habitait. Plutôt ensevelir ce continent tout entier dans son propre sang que de faillir à ces idéaux que nous partagions.


Rhaenys oublie Kevan, oublie les mains pleines de sang de son mari, pour m’embrasser à nouveau et me regarder de son air encore si juvénile et innocent, qui tranchait toujours avec son attitude pleine de détermination brute. Mince sourire, qui ne monte pas jusqu’à mes yeux, quand elle me dit qu’elle ne me savait pas si curieux ni impatient. Je la laisse me présenter ses compositions, ses dessins, et sourit un peu plus franchement quand elle parle de bijoux.



| Des bijoux ? Ne les ramollit pas trop, femme. Aeden n’a que de l’acier à porter, et si elle a le tempérament de sa mère, Athynéa préférera sans doute les mailles à quelque torque. Je note au passage que tu ne portes plus celui que je t’ai offert en cadeau de fiançailles… |


Je la taquinais doucement. Avant de reprendre, plus sérieux et d’éviter son regard.


| Je me félicite d’avoir une femme aussi cultivée, et aussi intelligente. Je ne sais rien de mon côté qui ne soit pas utile à la guerre, de près ou de loin, qu’il s’agisse de commerce ou de culture. Je ne sais rien de tout ça. De tout cet art dont tu es la dépositaire. Et je n’ai même pas envie de savoir tout cela. Je suis curieux de ton monde. Mais tout cela ne revêt pas d’intérêt pour le mien quand les seuls dessins que je regarde sont des cartes de campagne et les seules musiques, des marches militaires. |


Je me tourne vers elle, soudain sérieux.


| Je serais curieux toutefois, que tu me dessines comme je le suis aujourd’hui. Quand tu seras vieille et moi mort depuis longtemps, tu n’oublieras pas mon visage. Je serais plus amusé aussi de voir comment tu me dessinerais quand j’étais jeune, comment tu m’imaginerais… Avant que je ne ressemble à un champ de bataille vivant. |


Je savais que je n’avais jamais été aussi beau qu’elle. Ni aussi beau que les jeunes amants qu’elle m’avait raconté aimer prendre, avant notre mariage. Elle m’avait d’ailleurs dit de nombreuses fois qu’elle ne se priverait pas d’en avoir en dehors de périodes où nous souhaiterions avoir d’autres héritiers, et que je ne devais pas me gêner non plus. Même, que nous pourrions ensemble pratiquer les mêmes compagnes de chambre. Mais nous n’avions jamais fait tout ça. En tout cas, pas moi. Même aujourd’hui, même loin du front, la guerre était toute proche, et restait ma seule préoccupation. La guerre, amante déloyale et difficile, aussi chaude que ce qu’elle me fait toucher emballé dans cette étoffe. Mince sourire.


| Quand le loisir nous en sera laissé, je viendrais dans ta maison, que je ne connais toujours pas. En attendant, nous devons partir. Et si tu souhaites venir avec moi, nous devrons partir demain, ou le jour d’après. La guerre est déjà sur l’Orage et sur le Conflans, et nous allons devoir nous salir les mains, et plonger dans le sang jusqu’au cou. Avec moi, Impératrice? |


Regard solennel. J’avais besoin de la savoir à mes côtés en toutes choses, car malgré toutes ces différences qui s’imposaient sans arrêt à moi, je ne savais pas le nier, ce besoin.




~~~
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MessageSujet: Re: Lux æterna luceat eis [Tour VII - Terminé]   Lux æterna luceat eis [Tour VII - Terminé] EmptyLun 4 Nov - 17:49



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Si mes enfants m’avaient manqué, tout comme mon frère, il en était de même pour Torrhen. J’appréciais sa compagnie, nos conversations et même nos dissensions. Nous étions aussi différents que semblables, un beau mélange souvent explosif, autant qu’il est stable. Il était devenu ma famille lui aussi et j’aimais l’idée de le savoir à mes côtés. J’apprenais encore à le connaître sur bien des aspects et je savais qu’il en était de même pour lui. Mais notre affection ne faisait cependant aucun doute, un affection réciproque et de plus en plus forte. Nous avions été soudés par la fondation de l’Empire, mais notre relation se développait par notre volonté à l’un et à l’autre. Je n’étais plus la Rhaenys qu’avait connu Peyredragon. Et il n’était plus le Torrhen du Nord. Ils faisaient partis de nous oui, mais nous avions changé, évolué, l’un avec l’autre, l’un pour l’autre aussi. Nous avions encore du chemin à parcourir, c’était indéniable, mais j’avais le sentiment que nous allions dans la bonne direction, même si parfois nous nous égarions en route. Alors quand il me demanda de nouveau ce que j’avais ramené de mes terres natales que j’avais pu retrouver avec plaisir, je lui répondais. Je secouais légèrement la tête de droite à gauche à sa réponse, avant de le contredire. Détrompes toi, j’aime les belles choses. Et les bijoux en font partis, même si je n’en porte jamais aucun lorsque je chevauche Meraxès. Je ne crains pas le feu, mais les métaux si et je préfère me montrer prudente… Pour ce qui est de nos enfants, nous verrons bien. Si je peux éviter qu’ils portent les armes, soit certain que je m’y opposerai. Ne nous battons pas pour cela? je ne voulais pas que mon fils et ma fille partent en guerre. Jamais je n’accepterai l’idée qu’ils soient sans défense c’est certain, pour autant il y avait une différence entre apprendre à se défendre, et apprendre à combattre. Je ne souhaitais pas le second pour eux, ni pour plus aucun autre être d’ailleurs, qu’il soit enfant, adulte, homme ou femme. J’ai toujours aimé lire et j’ai baigné dedans. Il ne fait aucun doute qu’il existe femme plus cultivée que moi… Mais si un jour, tu dessines de t’y essayer, je t’apprendrais tout cela avec joie. j’étais sincère. J’aimais apprendre tout autant que transmettre ce que j’avais eu le loisir de pouvoir connaître. J’avais eu une enfance plutôt atypique et j’avais conscience de la chance qui avait été la mienne… Jusqu’à ce qu’Hoare ne vienne me ramener à la dure réalité de ce monde et ne m’oblige à ne plus être aussi égoïste que je l’avais toujours été. … Il me suffira alors de regarder nos enfants. Et nul ne peut prédire l’avenir, pas même moi… J’ai plutôt dessins de toi. Peut-être un jour te les montrerais-je ? J’ai tendance à ne pas montrer aux personnes directement concernées les croquis qui les concernent. Il n’y avait qu’Orys qui pouvait feuilleter à loisir mes dessins. Je n’étais pas femme à étaler mon art. Et je redoutais aussi que l’on puisse s’offusquer des interprétations que je pouvais parfois faire. Certains portraits étaient fidèles, mais ils étaient assez rares. Je laissais toujours mon crayon m’amener là où il le décidait, sans brider mon imagination.

Je pressais doucement la main de Torrhen lorsqu’il me parla de son envie de découvrir Peyredragon. Cela me touchait, énormément, qu’il puisse s’y intéresser. Ses terres faisaient partis de moi, et j’éprouverai toujours un mal être d’en être si loin. Mon foyer était là où était ma famille. Mais je ne me sentais pleinement en sécurité que dans ces lieux que je connaissais si bien. Va moriot hēnkirī. . dis-je à mon époux, lui promettant non seulement de rester à ses côtés, qu’importe notre destination. Et en attendant que la guerre nous appelle, nous avions d’autres combats à mener, ici à Fort-Darion, avant notre départ.






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