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Deux coeurs en hiver [Tour VII - Terminé]
MessageSujet: Deux coeurs en hiver [Tour VII - Terminé]   Deux coeurs en hiver [Tour VII - Terminé] EmptyMer 31 Juil - 21:03

Deux cœurs en hiver
Mina x Lyderik





Mon cheval était aussi fourbu que moi lorsque je passai la poterne d'une porte mineure de Fort Darion. La prudence m'avait dicté ce choix de ne pas entrer par la porte principale réservée aux notables, Seigneurs, trains royaux et autres figures ayant sauf conduits et lettres de recommandations. Je n'avais pour ma part qu'un cheval ayant fait son temps et mon équipement rafistolé par les armuriers de Pierremoutier et complété par mes modestes achats de soldat. Mes seules possessions qui valaient reconnaissance était mon épée si particulière et le sceau que Mestre Jonos avait fait fabriquer pour moi avec pour emblème l’Ouroboros des Mortensen, le même que figurai mon pendentif. Il s'était inspiré d'un vieux manuscrit valyrien qui prenait la poussière sur ses étagères pour le commander à un artisan de la citadelle. J'avais aussi mes armes que j'avais empaquetées dans ma fonte de selle :arc long, carquois, et une dague dont je maîtrisais fort mal l'usage. Dans mes bottes les deux couteaux. J'avais un bouclier également, qui se voulait une copie approximative de celui que j'avais sur Lorath L'original, je l'avais perdu dans le naufrage, et plus tard, mon périple au long du cours de la Nera avait endommagé ma cuirasse, mon plastron et mon armure à tel point qu'ils n'avaient pus être restaurés.

Mon équipement était à l'avenant de mon moral. De bric et de broc, rapiécé, dépareillé, complété des apports d'artisans locaux. J'étais un homme, un guerrier en reconstruction. J'étais un exilé qui n'avait pour lui que ses souvenirs récemment retrouvés et une volonté propre à tout transfuge qui veut regagner sa terre et son rang. J'étais donc entré par la porte moins gardée, qui vomissait chaque jour son lot de marchands, saltimbanques et aventuriers de tout bord. Si j'avais franchi la garde après quelques atermoiements, j'étais bien conscient que mon entrée dans la Cité n'était pas passée forcément inaperçue. Les gardes avaient dû faire leur rapport à leur supérieur car je n'avais en rien l'apparence d'un marchand ou d'un ménestrel. Je n'avais cure de me faire intercepter par la garde impériale. C'était même précisément ce que je cherchais. Peut-être alors, aurais-je l'occasion de pouvoir me présenter et m'expliquer.

Fort Darion symbolisait pour moi la seule possibilité d'en apprendre plus sur mon ennemi et de l'atteindre à terme. C'était une ambition un peu folle, mais la seule qui tenait encore debout le Roi, l'homme que j'avais été. Ma monture, aussi affamée que moi, donnait des signes de faiblesse et il me fallait trouver une auberge et une échoppe où rassasier nos estomacs vides. De rues en ruelles, j'avais fini par trouver une taverne qui accueillait les négociants de passage moyennant une pension onéreuse mais avait l'avantage de se situer non loin d'officines et de commerces florissants. Après avoir veillé au logis de mon cheval, et pris une bonne collation, je partis en quête de vivres pour m'assurer le nécessaire si je devais poursuivre ma route dans les alentours. J'avais toujours en tête de retrouver des survivants du naufrage qui nous avaient poussés mon peuple et moi-même sur les rivages de Westeros.

Si les miens avaient survécu, il était logique qu'ils aient cherché refuge auprès de l'ennemi du Tigre. L'Empire était l'ennemi du Tigre, c'est du moins ce que j'avais entendu dans les villages et dans le tavernes où je m'étais arrêté. J’errais d’échoppe en chaland lorsque mon regard fut attiré par un vendeur de rubans soyeux et de dentelles délicates. Je contemplais les précieuses étoffes, humait les parfums délicats tout d’abord. Puis m’enhardissant, mes doigts saisirent un ruban couleur myosotis qui me rappelait les yeux de mon aimée. Je fixai ce stupide colifichet comme si elle allait surgir dans la foule et me dire de sa voix chantante qu'elle le trouvait à son goût. C'était stupide et frivole, mais après ces semaines de solitude en chemin, j'avais besoin de me raccrocher à mes précieux souvenirs tout juste reconquis

Juste quelques instants, avant de reprendre le chemin de la guerre. Le commerçant, avisé, avait eu tôt fait de sonder mon état précaire et de repérer la seule valeur marchande que je détenais.

- Je vous le cède avec un joli lot de tissu et de dentelle, en échange de l'ambre qui orne votre épée, messire !

Ma main se retira promptement du ruban comme si mes doigts eussent été brûlés à son contact.

- Cet homme n'a rien à vendre ou à troquer que son labeur ! Répondis-je sans réfléchir.

Le commerçant parût surpris comme en proie à la perplexité devant une proposition inattendue et formulée dans un dialecte aussi étrange. Mais je me détournai bien vite de ce faciès calculateur. Dans mon dos je sentais la brûlure d'un regard qui me fixait. Je me tournai lentement, prêt à dégainer mon épée pour faire face ... à une jeune femme qui me sondait avec une acuité déroutante.  

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Dernière édition par Lyderik Mortensen le Mar 27 Aoû - 21:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Deux coeurs en hiver [Tour VII - Terminé]   Deux coeurs en hiver [Tour VII - Terminé] EmptyMar 27 Aoû - 20:07

Les derniers événements avaient largement perturbé la vie à la forteresse impériale de Fort-Darion. La disparition de Kevan Gardener l'avait touché plus que de raisons, alors qu'elle se souvenait du jeune homme agréable qu'il avait été bien loin de l'homme inconscient et presque détestable qu'il était devenu pendant toutes les années de séparation. Rien ne les liaient directement à part une certaine amitié qu'elle croyait sincère à l'époque et pendant une longue période encore après, loin de Hautjardin. Quelle déception avait été la sienne quand elle avait recroisé son chemin lors du collège impériale, elle avait bien tenté le soir-même de le faire revenir sur terre et qu'il prenne conscience de qui il était et dans quoi il s'était engagé en signant avec l'Empire. Ou peut-être au contraire, qu'il avait bien trop conscience de ce qu'il aurait pu être pour le royaume du Bief et il avait la prétention de croire quand un claquement de doigt, juste parce qu'il était censé être le dernier prétendant légitime au trône de ce royaume au main des Hightower, bien décidé à ne pas lâcher si facilement le morceau. Mina était pleinement question de la bêtise qui avait été la sienne de croire qu'elle pouvait lui faire entendre raison, mais sa mort était un échec assez cuisant. Mina avait senti sa santé faiblir à nouveau après l'annonce de son décès et on avait craint pendant un instant qu'elle ne fasse une nouvelle rechute, elle qui reprenait tout juste le contrôle de sa vie après des mois et des mois dans l'incertitude le plus grand. Le départ de son frère pour le combat n'avait sans doute rien arrangé, mais elle avait la rage de vivre et de vaincre et elle avait décidé qu'en aucune façon, la vie viendrait à s'imposer à elle, sans qu'elle ne puisse rien y changer. Lenora et Harlan étaient bien trop jeunes pour qu'ils ne viennent à perdre leur mère dans une pareille situation. Ils étaient toutes sa force de vie.

Elle tenait doucement Harlan qui était en train de babiller joyeusement dans ses bras, quand elle vit Lenora arriver avec son visage des mauvais jours. Sa fille lui faisait bien trop penser à elle pour son propre bien. Elle caressa doucement les joues de la jeune enfant pour pouvoir effacer les quelques larmes qui venaient à courir sur sa peau pour pouvoir pousser la mère de l'enfant à se décider à réagir d'une façon ou d'une autre. Elle lui montra alors le ruban délicat qu'elle n'avait pas manqué de piquer dans les affaires appartenant à sa mère, celui-ci semblait avoir vécu la guerre car il n'en restait que peu de chose. Mina leva doucement les yeux au ciel, il ne servait à rien de réprimander l'enfant qu'elle avait devant elle, Lenora était déjà parfaitement consciente que ce qu'elle avait fait n'était pas ce que Lady Swann pouvait bien attendre. Cependant, elle était encore une très jeune fillette. Mina vint à tendre le poupon à sa dame de compagnie et elle vint à serrer doucement Lenora dans ses bras, embrassant le front de l'enfant avec tendresse. « Quand tu seras réveillée de ta sieste, maman t'aura acheté un joli ruban et nous te ferons une magnifique coiffure avec celle-ci. Ainsi, tu arrêteras peut-être de piquer ce qui m'appartient. » Elle lui fit un petit clin d'oeil, avant d'accompagner l'enfant jusqu'à son lit pour pouvoir la coucher. Après un dernier tendre baiser à sa fille, elle signala son départ à son amie, désirant tenir sa promesse pour sa fille et surtout profiter un peu de l'air frais qu'elle pourrait trouver en dehors de la forteresse de Fort-Darion.

Mina déambula un long moment dans les rues, avant que ses pas ne la mènent vers le marchand de tissu chez qui elle avait ses habitudes. Elle observa le spectacle qui se déroulait juste devant l'étale avec une légère sidération et une désagréable sensation. L'homme qui se trouvait juste devant elle, ne semblait pas connaître les us et coutumes en place à la capitale et surtout il semblait avoir fait un long voyage. Un assez long voyage pour que le premier marchant croisant son chemin jusqu'ici. Elle lui sourit légèrement et passa à côté de lui avant de s'avancer jusqu'au vendeur d'étoffes. « Je ne savais pas que vous aviez autant augmenter vos prix … C'est dommage, je vais devoir trouver quelqu'un d'autre alors ... » Son visage changea du tout au tout et il inclina la tête et le haut du buste. « Que puis-je faire pour vous Lady Swann ? » Elle s'approcha et prit quelques rubans qu'elle lui paya au tarif habituel, puis elle prit celui que l'homme tenait entre ses mains quelques instants auparavant. « Je vous remercie de m'offrir celui-ci. Nous nous reverrons bientôt. » Elle lui lança un regard noir, lui interdisant de prononcer le moindre mot qui pourrait aller à l'encontre de son idée. Elle se tourna alors et s'approcha de l'inconnu, glissant le ruban bleu au creux de sa main. « Je suis certaine qu'elle sera ravie de votre choix. » Mina inclina doucement la tête à son attention avant de se détourner de lui et de faire quelques pas pour reprendre sa promenade.


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MessageSujet: Re: Deux coeurs en hiver [Tour VII - Terminé]   Deux coeurs en hiver [Tour VII - Terminé] EmptyMar 27 Aoû - 22:29

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Son sourire, doux et chaleureux, désarma ma méfiance et ma main s'éloigna du pommeau de mon épée, tandis que je me sentais un peu honteux de ce geste motivé par de longues semaines de voyage durant lesquelles j'avais été plus exposé à l'agression d'autrui qu'à sa bienveillance. Je répondis à ce sourire par un léger hochement de tête et m'inclinai alors qu'elle passait à côté de moi pour s'adresser au marchand. Ma main se porta à ma bourse qui ne comptait que quelques piécettes, dont j'ignorais si elles seraient suffisantes pour le prix de ce ruban que je venais de lâcher. C'était une pulsion, une mélancolie qui m'avaient poussé à le caresser, la recherche fugace d'un souvenir douloureux qui me tuait lentement mais inexorablement.

Alors que je détaillai l'étale pour, peut-être, y trouver un article moins coûteux, mais que pouvais-je trouver de moins coûteux qu'un simple ruban, dans une échoppe qui proposait, à l'évidence, son article à l'attention de personnes bien pourvues en deniers?  Même si je ne voulais pas écouter la conversation, l'échange entre cette belle jeune femme qui m'avait souri et le commerçant se tenait à haute et perceptible voix. Un petit sourire se dessina sur mes lèvres quand je compris qu'elle mettait en évidence une tentative d'escroquerie dont j'aurais pu faire les frais si j'avais été prêt à céder l'ambre qui ornait le pommeau de mon épée. Aussi délicate que parût cette jeune femme, il y avait dans le ton de sa voix une détermination et une autorité qui me plurent. Elle avait simplement la dignité qui était en train de m'abandonner après trop d'épreuves. Visiblement aussi, assez d'ascendant et de notoriété pour courber l'homme et sa nature mercantile. Elle négocia au juste prix quelques achats et exigea qu'il lui offre le ruban sur lequel s'était porté mon choix.

Savoir qu'il irait à une si noble dame ne m'offusqua pas. Elle le porterait bien. Il lui irait bien. Comme il aurait rehaussé la beauté d'Iselda. A mes yeux, ayant remis à sa place cet opportuniste, elle s'en montrait digne. Une tristesse voila pourtant mon regard lorsque je songeai à quel point j'en étais rendu. Ma mémoire encore morcelée, je redoutais plus que tout que l'image du doux visage de mon aimée ne s'estompe pour disparaître finalement dans les abysses de l'oubli. Tout était bon pour me rappeler de la douceur et de la passion mêlée qui tissaient notre amour. Une fleur précoce du printemps, le cri d'un oiseau de mer survolant la contrée, tout m'avait été bon pour me rappeler les souvenirs d'un bonheur révolu. Je les cultivais comme un champ de douleur, les abreuvant de mots, de pensées, de larmes.

Malgré la collation que je m'étais accordé à la taverne, la fatigue faisait son oeuvre et n'arrangeait rien à mon moral. J'avais peu et mal dormi depuis des semaines, à de rares exceptions et si j'avais pu faire des rencontres qui s'étaient révélées heureuses, la plupart avait été une succession de dangers et d'adversités. J'avais une vision mitigée de ma situation présente, mais toujours le même objectif chevillé au corps et qui m'aidait à me tenir debout. Le soulagement d'être arrivé à la première destination que je m'étais fixé, à Fort Darion, avait fait retombé la tension et me plongeait dans une sorte d'hébétude dont je devais me garder si je ne voulais finir dépouillé de mes maigres possessions. Tout à ces réflexions, je ne la vis pas se rapprocher et je fus surpris de sentir ses doigts délicats frôler la paume de ma main. A peine le temps de réaliser qu'elle y avait déposé le ruban que je convoitais, d'un léger signe de tête gracieux, qu'elle se détournait après m'avoir glissé d'une voix douce des mots qui me serrèrent le cœur. La belle dame, déjà, s'éloignait, reprenant son chemin. Comment cet homme âpre au gain l'avait-il nommée, déjà ?

- Lady Swann ! Lyderik Mortensen vous remercie pour votre bonté. Mais cet homme ne peut accepter. Souffrez qu'il vous rende service, d'une façon ou d'une autre ... En signe de gratitude. Cet homme n'a pas vu beaucoup de mains se tendre vers les siennes ...


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MessageSujet: Re: Deux coeurs en hiver [Tour VII - Terminé]   Deux coeurs en hiver [Tour VII - Terminé] EmptyJeu 19 Sep - 19:26

Mina n'avait jamais été une femme qui se laissait faire. Par le passé, bien évidement, elle avait été bien plus discrète, bien plus délicate, bien plus sur la réserve, et bien moins sûr d'elle et du pouvoir qu'elle pouvait avoir sur des menues choses. Le contexte était alors totalement différent. Mina était à la cour de Hautjardin où les femmes semblaient aussi belles que les fleurs qui venaient à peupler tous les jardins de la cité et également du château. Elle était alors une jeune fille parmi tant d'autres, qu'on remarquait certes mais qui était de trop basse naissance pour pouvoir réellement marquer les esprits. Certes, elle avait eu l'occasion de faire de belles rencontres alors qu'elle était aux services de la jeune Aleyna Tyrell. La damoiselle avait été la partenaire d'une belle amitié, et puis d'un bel agacement alors qu'elle prenait en âge. Elle avait eu la conscience de son statue au cœur de la noblesse du Bief, et du fait qu'elle était donc une belle jeune fille, qui pouvait représenter un beau parti. Elle voulait qu'on la courtise et elle estimait que les autres filles de bonne famille qui l'accompagnaient devaient l'être tout autant. Mina avait connu Kevan Gardener quand il était encore ce jeune prince remarquable, elle avait fait la rencontre de Manfred Hightower, qui avait été à l'époque charmant à son égard, bien qu'elle avait appris depuis à se méfier de l'homme, apprenant quelques détails après qu'elle ait quitté Hautjardin et le Bief. Malgré son petit statut, elle avait eu l'occasion de partir pour pouvoir épouser un noble de l'Orage, et pas n'importe quel noble, puisqu'il s'agissait de Lord Béric Swann, une des familles les plus anciennes et les plus riches du royaume. A ses côtés, elle avait su réaffirmer son caractère, qu'elle avait mis au profit de la gestion du domaine familiale, Pierhaume.

Mina avait quitté Pierhaume pour rejoindre Accalmie, elle avait alors rejoins la Reine Argella Durrandon, avant de sombrer dans un long sommeil à cause de la maladie qui avait bien failli lui coûter la vie. Cependant, alors qu'elle était encore en train de se remettre on lui avait confié une lourde tâche, non pas pour Pierhaume mais au sein même du Collège Impérial pour représenter l'Orage. Cela faisait plusieurs semaines qu'elle se trouvait à présent à Fort-Darion, elle avait eu le temps de parcourir les ruelles de la ville de rencontrer les différents marchands, elle avait promis à sa fille de lui ramener des rubans, qu'elle pourrait mettre dans ses cheveux, et elle savait parfaitement où elle pourrait trouver ceux qui plairaient à son enfant. Même si le marchand en question n'était sans doute pas l'homme le plus agréable et le plus commerçant qui puisse y avoir à Fort-Darion. Il aimait profiter des gens et de leur argent, mais de ce fait, à moins d'être crédule et de tout accepter, il était assez simple de se faire entendre de sa part, quand on lui montrait que s'il voulait être un peu remarqué par les personnes de la Cour, il fallait qu'il calme ses désirs d'argent.

L'homme qui s'était placé devant elle, semblait avoir fixé toute son attention sur un ruban à la belle couleur myosotis. Le vendeur avait sauté immédiatement sur l'occasion de faire une affaire et voyant l'état de l'homme, il était allé demander de l'ambre pour un ruban qui n'en valait même pas le quart de cette petite pièce. Alors que l'homme en question était réellement outrée de la proposition qu'on lui avait faite et commençait à crier au scandale. Mina se permit alors d'intervenir dans toute cette histoire et après avoir acheté ce qu'elle était venue chercher, elle avait pris le ruban sans en demander la permission et elle l'avait alors offert à l'homme qui voulait l'acheter. Elle s'éloigna alors doucement avant de se faire interpeller par ce Lyderik Mortensen. Elle se tourna lentement vers lui, faisant alors quelques pas dans sa direction. « Cet homme ? » Elle se mit alors à rire doucement. « Vous parlez donc de vous à la troisième personne ? » Elle fixa un instant le ruban puis revint à son visage en avançant un peu plus encore dans sa direction. « Me rendre service pour un ruban ? Vous ne me devez rien, j'ai eu l'impression que cela vous tenez à cœur et je n'ai aucunement apprécié son attitude à votre égard. Les mains se tendent rarement, mais il y en a encore quelques personnes qui le font. Vous semblez épuiser … Vous avez un endroit pour dormir ? Il me reste quelques pièces pour vous offrir une nuit et un bon repas chaud quelque part si vous avez besoin ? »


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MessageSujet: Re: Deux coeurs en hiver [Tour VII - Terminé]   Deux coeurs en hiver [Tour VII - Terminé] EmptyVen 20 Sep - 23:09

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La jeune femme se retourna et revint dans ma direction, un sourire illuminant toujours son beau visage. J'étais décontenancé par la bonté qu'elle irradiait envers un inconnu, étranger qui plus est. Elle ignorait qui j'étais, et mon allure n'avait rien d'engageant après le périple que j'avais parcouru des semaines auparavant, malgré une halte à Fengué où la Reine Argella m'avait offert une hospitalité plus que contrastée, entre égards digne de mon rang et affrontement plus que houleux. Même si la Biche eut sans doute accepté de me "prêter" une cuirasse ou armure en meilleur état pour reprendre ma route, je n'aurais jamais quémandé ni accepté ce dont je ne me sentais pas encore digne. J'étais donc reparti revêtu et harnaché de mon vieil équipement dont le piteux état contrastait au plus haut point avec mes armes de la plus noble facture et mon bouclier

L'avide marchand ne s'y était point trompé en essayant de me soutirer dans un marchandage de dupe une partie de la seule richesse que je possédais: l'ambre qui ornait le pommeau de mon épée. Il ignorait autant que moi que la lame en elle-même était infiniment plus précieuse que l'ornement que mon ancêtre, Erik Mortensen, premier du nom, avait fait monter sur cette langue d'acier légendaire. Je souris à mon tour, timidement, lorsqu'elle manifesta son étonnement concernant ma façon de parler.

- Milles excuses noble Dame, c'est ainsi qu'on parle dans mon Royaume. L'individu s'efface et n'est qu'une pierre de l'édifice, homme, femme, enfant, aucun ne pense en son nom mais toujours inscrit sa vie dans un dessein plus vaste. Chacun n'est qu'un enfant, une femme ou un homme dans la multitude d'un peuple et tout homme doit mourir. Valar morghulis, ainsi c'est connu. Celui qui vous parle est une arme qui doit servir un projet le dépassant, ainsi il est dit. Dénaturer la lame du guerrier, cet homme, pardon, "je" n'aurais pu y consentir car elle va aider la main qui la tient à servir et tout homme doit servir. Ainsi il est dit Valar dohaerys.

Je m'inclinai, à ses mots, jetant un bref coup d’œil à l'homme qui avait tenté de me duper. Je lui tournai le dos comme on dédaigne un obstacle futile.

- Ce gredin était sur mon chemin par la raison qui nous dépasse. S'il n'avait tenté de m'abuser, auriez vous remarqué votre obligé dans la foule ? Toute épreuve a un but caché qu'on ne comprend qu'après. L'ombre se dissipe au soleil. Lady Swann, le ruban a la valeur d'un souvenir à mes yeux, et désormais, elle sera double, car attachée au souvenir de votre rencontre. Elle l'aurait beaucoup aimé, en effet. Poursuivis-je d'une voix chargée d'émotion.

Je fus envahi par l'embarras lorsque me détaillant sans animosité, elle s'enquit du lieu ou je logeais et fit allusion à ma lassitude. Las ? Je l'étais à un point qu'il était difficile de décrire, mais ma volonté faisait taire depuis des mois ce que mon corps et mon cœur hurlaient. La seule raison qui me tenait encore debout était la volonté de me venger et de donner à mon peuple un avenir, et pour cela, l'idée de trouver alliance avec un royaume qui me voudrait à ses côtés pour anéantir le Tigre. S'il le fallait, j'étais prêt à faire mienne la cause de cet allié. Une seule personne sur cette Terre de Westeros en avait reçu confidence pour l'heure et elle se nommait Argella Durrandon. Celle-là même qui m'avait affranchi sur la difficulté de gagner la confiance de cet allié. Cependant, lorsque Lady Swann me proposa de pourvoir à mon hébergement de ses deniers propres, la fierté reprit le dessus.

- Votre serviteur, ... je réside pour l'heure à l'auberge du Vieux Pont, où j'ai trouvé une bonne écurie pour mon cheval ... Je ... je dois séjourner dans un lieu discret. Je ne peux accepter votre soutien sans apporter le mien en contrepartie. Mais en quoi pourrais-je vous servir, Lady Swann?  Je ne suis qu'un exilé ... Je recherche les miens qui ont naufragé après un exil en pleine tempête, noble Dame. Je dois quérir audience auprès de l'Empereur ou de l'Impératrice, me mettre au service de leur Amiral, si je le puis. Je suis un marin, capitaine d'un fier navire qui avait nom Sjø Slange. Je cherche mes deux autres navires dont j'ai été séparé durant une tempête. La Maison Mortensen a pour devise le feu et les tempêtes, le ciel est notre toit, nos navires sont nos maisons, je dois les retrouver.

Puis avisant les achats qu'elle avait fait, j'osai murmurer:

- Ces rubans rehausseront votre beauté bien qu'elle se suffise à elle-même, Vok gevives*


* Pure beauté

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Dernière édition par Lyderik Mortensen le Mer 30 Oct - 19:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Deux coeurs en hiver [Tour VII - Terminé]   Deux coeurs en hiver [Tour VII - Terminé] EmptyJeu 24 Oct - 10:02

Mina avait toujours eu beaucoup de cœur, elle n'était pas une fille issue d'une famille très riche, et surtout une famille qui avait eu en tout cinq enfants, et la deuxième des filles ne comptait que pour pouvoir apporter un peu plus de prestige à son père par un bon mariage, mais elle était et resterait éternellement un second choix. Alors elle avait toujours cherché à faire le bien autour d'elle, car elle savait qu'il y avait toujours plus malheureux qu'elle. De plus, cet étranger semblait totalement perdu dans cette cité. Il découvrait les ruelles comme il venait à découvrir les commerçants et les artisans qui peuplaient les différentes étales. Ces habits montraient tout comme lui qu'ils avaient parcouru un certain chemin, d'où il venait, elle n'en savait rien, où il allait elle n'en savait pas plus non plus. Il ne semblait pas être un simple palefrenier ou un paysan travaillant tout au long de l'année dans les champs, ça se voyait déjà à l'épée qu'il portait au fourreau et qui n'était clairement pas une épée en décoration. Elle avait sans doute dû être utilisée plus d'une fois et elle portait une pièce d'ambre ce qui prouvait qu'elle avait de la valeur, d'ailleurs le marchand ne s'était pas trompé, dès qu'il l'avait vu, il n'avait pas hésité à proposer ça contre un simple bout de ruban. Elle avait juste eu le désir de l'aider, même s'il semblait réussir à se débrouiller sans elle et décider de ne pas acheter la marchandise qu'on lui proposait, elle avait bien vu que tout même, le ruban bleu lui tenait à cœur, ce n'était pas grand chose à lui offrir.

L'homme se mit alors à lui parler, d'une bien étrange façon, une façon dont les hommes d'ici n'avait pas pour habitude d'utiliser pour pouvoir s'exprimer. Fidèle à son tempérament, elle s'était permise de lui poser la question, quelque peu curieuse d'en apprendre plus sur l'homme qui se trouvait devant elle. « C'est ainsi que vous parlez dans votre royaume ? Et d'où venez-vous précisément ? J'aimerai sincèrement croire en vos paroles, mais il devient rare voir même impossible, qu'une personne oublie définitivement ses désirs personnels pour ne penser qu'au bien commun. C'est ainsi que je vois le monde avec mon regard, avec mon propre point de vue … Mais j'espère sans doute que je me trompe. » Elle joua nerveusement avec quelques unes de ses mèches de cheveux alors qu'elle avait l'impression que cette conversation était totalement hors norme. Et il fallait bien avouer qu'il l'avait un peu perdu au fil des mots qu'il avait prononcé. Cependant, elle était à présent sûre d'une chose, il ne venait pas de Westeros, car personne n'employait de telles expressions ici. En tout cas, il semblait être un homme d'honneur, qui avait le devoir et le désir de la guerre en lui.

Elle se mordit quelques instants sa lèvre inférieure avant de répondre à la question que venait de lui poser l'inconnu. Mina secoua légèrement la tête de façon négative. « Non sans doute que je ne vous aurai pas remarqué, ou plutôt que je n'aurai pas cherché à vous aborder. Vous avez une carrure assez imposante … Et j'ai assez d'esprit pour me protéger quand je le vois ainsi … Mais vous avez baissé la garde quelques instants et avait laissé entrevoir l'homme derrière le guerrier … Bien plus simple alors de vous aborder. » Elle pencha doucement le visage sur le côté, continuant de l'observer. « Elle l'aurait ? … Oh je suis désolée, cela ne me regarde pas ... » Elle finit alors par détourner le regarder, elle savait ce que cela voulait dire et elle n'osait l'observer alors qu'elle s'était permise de le questionner sur un sujet aussi intime que celui-ci. Puis alors qu'elle se perdait doucement dans ces pensées, il prononça à nouveau le nom de sa maison, des naufragés ? La maison Mortensen ? Il était un marin … Elle sursauta presque alors que quelque chose était en train de revenir à son esprit. Elle se rapprocha un peu plus de l'homme, alors qu'un sourire éclatant venait à s'étendre sur ses lèvres. « Je crois … Il s'appelle Ulrik, c'est un pêcheur … Je peux toujours vous emmener le voir ! » Elle glissa sa main dans la sienne et elle l'emporta avec elle pour se diriger vers l'endroit où elle avait l'habitude de le rencontrer depuis qu'il l'avait sauvé quelques semaines auparavant.


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MessageSujet: Re: Deux coeurs en hiver [Tour VII - Terminé]   Deux coeurs en hiver [Tour VII - Terminé] EmptyMer 30 Oct - 20:53

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J'acquiesçai aux questions de Lady Swann. Après tout, elles étaient bien légitimes et j'en avais bien d'autres qui pouvaient paraître bien insolites. Je secouai doucement la tête tout en murmurant:

- C'est bien ainsi qu'on parle en Lorath. J'ai appris les rudiments de votre langue, mais je les manie encore avec imperfection surtout quand je suis ému, comme à présent. J'ai du mal à cerner ce qui est au delà des mots chez certains d'entre vous. Je ne sais pas si vous pouvez comprendre ce que je veux dire. Chez nous, chaque mot a une valeur trop forte pour le prendre à la légère. Ainsi doit être la parole d'un homme ou d'une femme, et encore plus d'un guerrier.

Je baissai les yeux, rassemblant mon courage pour énoncer une vérité qui pouvait être mal interprétée.

- Oui, je viens de Lorath. C'est une des Cités Libres d'Essos. J'en suis le Roi. Un Roi en exil, qui a perdu la trace des siens lors du naufrage sur les côtes de Westeros. J'ose espérer qu'il y aura toujours une poignée d'irréductibles qui pensent au tout, avant de penser à la simple partie de ce tout, qu'ils représentent. Mais je suis presque certain que vous êtes de ces personnes.

Je lui décochai un sourire. Mon allure de guerrier ? Peu engageante ? Oui je comprenais, même si je ne pouvais changer ce que j'étais. Fort Darion était une énigme à ce sujet. Sa population semblait se défier des guerriers avec un tel équipement que le mien, ce qui était normal pour une population civile, mais ses instances militaires et dirigeantes étaient tout aussi méfiantes à mon égard tout en me laissant circuler librement comme si j'étais insignifiant, quantité négligeable à leurs yeux. Cela m'interrogeait au sujet de la surveillance et de la sécurité de cette cité, si un étranger armé jusqu'aux dents pouvait en arpenter les rues sans être appréhendé par sa garde. Pourquoi, pas dix, disséminés, pourquoi pas cinquante, cent, répartis dans cette grande ville bruissante d'activité ? Que disait mon vieux maître d'armes, déjà, au sujet des Empires, au sujet de Valyria et du Fléau? "La faiblesse d'une grande force, c'est qu'elle se repose sur elle-même et peut être mise à mal par un simple grain de sable. Ne sous estime aucun grain de sable." Je commençais à me demander, au fil des jours, si je ne courrais pas après une illusion en venant à Fort Darion. Mais vers quel royaume me tourner en Westeros ? J'étais venu ici pour deux raisons, chercher les miens et m'offrir au service de l'Empire pour traquer le Tigre. Peut-être que mon insuccès devrait me pousser à reprendre ma route, mais l'espoir de croiser l'un des miens me rivait encore à cette Cité.

- Derrière chaque guerrier se cache un père, un frère, un fils ou un époux. Oui ma Reine, mon épouse aimée, Iselda, aurait aimé ce ruban. Ses yeux avaient cette incroyable couleur qui me subjuguait. Notre fille aussi avait ce regard.

Des images douloureuses me revinrent tandis que la foule allait et venait autour de nous. J'étais une coquille vide hantée par des souvenirs tragiques en cet instant, mais la main de Lady Swann se glissa dans la mienne pour m'entraîner à travers les badauds. Ses paroles étaient confuses à mon oreille. Je la suivis, me faufilant à travers la cohue jusqu'à une ruelle qui menait au port. Nous arrivâmes à une intersection avec un axe plus fréquenté par des chargements et chariots divers. L'affluence était grande. Fort Darion et son effervescence. Mon coeur battait dans ma poitrine. Était-il possible que l'un des miens, un Mortensen soit ici parmi cette fourmilière grouillante ? Je serrai la main de ma guide providentielle quand, soudain, un cri, un choc. Un lourd chariot transportant du matériel militaire venait de se renverser en voulant éviter un cavalier. Déjà le conducteur était descendu pour calmer son attelage. A travers les cris, les exclamations, une plainte me glaça le cœur.

Je lâchai la main de ma bienfaitrice pour en chercher l'origine. Le chariot était couché sur le flanc, une partie de son chargement, des boucliers, et des armures, des arbalètes, et des fagots de carreaux, étaient répandu sur la chaussée. Entre les deux essieux, coincée sous l'une des ridelles, une petite silhouette, dans une robe vert tilleul gémissait doucement. Je me précipitai et m'agenouillai à côté de la gamine.

- Ne bouge pas. Nous allons te sortir de là.

Je pris sa main.
- J'ai mal Messire... Mes jambes...
Je caressai son front. Elle avait tout juste dix ans.

- NE BOUGE PAS. Comment t'appelles-tu ?

- Sarah, messire ...

- Bien, Sarah, je vais dégager tes jambes, d'accord ? Tiens, tu peux me garder ce petit ruban.

Je glissai le ruban dans les mains de la fillette, puis je me relevai pour évaluer la situation.

- Vous, hé , tous, il faut alléger le chariot. Dis-je en direction des badauds qui commençaient à s’attrouper. Bon nombre de ces gens opinèrent de la tête et commencèrent à s'activer, tandis qu'une minorité poursuivit son chemin. Je me tournai vers Lady Swann.

- Prenez sa main, ça lui donnera du courage.

Puis, faisant le tour du chariot, j'évaluai la chance de réussite de l'entreprise.

- Il faut des hommes pour soulever le chariot de ce côté. Agrippez-vous à la ridelle. Pendant que vous tirerez pour le faire basculer, je soulèverai de l'autre côté. Deux hommes pour tirer la petite pendant que je vais soulever. Les essieux vont rompre car le chariot est trop lourd pour qu'ils supportent une telle torsion. Vous aurez quelques secondes pendant que je soulève en même temps que les autres font basculer le chariot, pour tirer la petite.


Une bonne dizaine de braves hommes réagit et tous retroussèrent leurs manches de chemises pour se pendre à la ridelle en attendant mon signal. Repassant du côté où se trouvait la petite, coincée sous le flanc de ce chariot énorme, je m’accroupis à côté d'elle et lui fis un clin d’œil.

- Mes jambes sont toutes cassées ... pleura-t-elle. J'ai mal

- Une fois mon cheval m'est tombé dessus quand j'étais petit et j'ai eu une jambe cassée. C'était un énorme cheval. Et tu vois on a réparé ma jambe. Dis-je pour la rassurer. Et c'est bon signe si tu as mal à tes jambes, ça veut dire qu'elle peuvent encore marcher.

Je donnai le signal et les dix volontaires commencèrent à faire basculer le chariot. Je glissai mes mains dessous et m'arc-boutai pour soulager les essieux du poids du véhicule tandis que le conducteur parlait aux chevaux pour les calmer. Tous ensemble nous travaillions au même but. Deux hommes se tenaient au côté de la petite et de Lady Swann, prêts à la sortir de ce piège mortel. Je poussai de toutes mes forces en maintenant le chariot de mes épaules, mon dos et mes bras, poussant sur mes jambes en hurlant.


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MessageSujet: Re: Deux coeurs en hiver [Tour VII - Terminé]   Deux coeurs en hiver [Tour VII - Terminé] EmptyDim 3 Nov - 10:41

Lady Swann était une femme qui avait une certaine culture mais qui avait bien compris que depuis qu'elle vivait à Fort-Darion, elle avait eu l'occasion de croiser de nombreuses personnes qui venaient de toutes les régions de Westeros et même d'au-delà, et elle avait parfaitement conscience qu'elle n'avait pas la connaissance de tous. Il fallait dire qu'elle avait certes voyagé mais elle était restée longtemps au même endroit. De La Treille, à Hautjardin, puis de Hautjardin jusqu'à Pierheaume, où elle était devenue femme puis mère à deux reprises. Si la guerre n'avait pas menacé sa belle cité, et si elle n'avait eu la volonté d'utiliser ce que la maison Swann venait à extraire des mines, elle n'aurait jamais pris le bateau à Accalmie pour rejoindre Fort-Darion. C'était une femme de tête, mais c'était une femme qui n'avait pas toujours eu les moyens de réaliser ses pensées, sans ne jamais avoir non plus des ambitions démesurées. Mina savait mêler cette intention d'aller vers l'avant et en même temps, elle savait qu'elle était sa place, et son plus beau rôle était et resterait toujours celui d'être une mère pour Lenora et pour Harlan. Tant qu'elle pourrait passer du temps avec eux et qu'ils étaient en bonne santé, alors le monde autour d'elle pouvait bien s'écrouler, tout ce qui comptait c'était eux. Mais elle était heureuse de pouvoir à présent s'ouvrir au monde et découvrir des cultures lointaines qui n'avaient clairement pas la même habitude, la même façon de vivre et c'était toujours intéressant. Elle se mit à sourire doucement. « Ce n'est pas chose aisée, surtout ici à Fort-Darion, où beaucoup d'hommes et de femmes se croisent … Nous n'avons pas la même façon de penser que chez vous à Lorath. Les mots sont une arme … Ici vous pouvez dire une chose et l'utiliser pour dire quelque chose de totalement différent … Je dirais que ce que nous prononçons à plus de force en fonction de la personne avec qui nous parlons, plutôt que des termes que nous employons. Je vais donc faire attention aux mots que je prononce avec vous, je ne voudrais pas qu'il y ait méprise. » Elle s'inclina doucement face à lui, un délicat sourire aux lèvres. « Je ne connais pas Lorath, je n'ai d'ailleurs jamais les pieds sur l'île d'Essos. Je suis sincèrement désolée que vous ayez subis tant de mésaventures, j'espère du plus profond de mon cœur que tu n'es pas perdu pour vous, et que vous pourrez peut-être retrouver des personnes qui vous accompagnaient et que vous pourrez regagner votre cité. Un nouveau combat qui s'annonce pour vous, un long combat sans doute. »

Oui, Mina pensait réellement que tout n'était pas perdu pour lui, maintenant qu'elle y réfléchissait, elle repensait à Ulrik, ce petit pêcheur de la côte qui l'avait sauvé une fois dans le port alors qu'elle s'était effrondrée, manquant de peu de se noyer. S'il ne l'avait pas aidé, elle ne savait pas où elle serait aujourd'hui, et d'une certaine façon, Lyderik lui rappelait un peu cet homme. C'était peut-être une coïncidence, mais si cela pouvait représenter une chance pour lui, de retrouver un peu de ce qui avait été engloutis par la mer, alors elle serait heureuse de l'avoir aidé à sa mesure. Elle ne pourrait lui rendre son royaume, elle ne pourrait lui ramener sa défunte épouse et encore moins sa petite fille. Son cœur se serra et elle dut baisser le regard pour ne pas montrer ses yeux qui s'étaient mis soudainement à briller de larmes. On ne pouvait se remettre d'une double perte comme celle-ci, c'était un terrible fardeau à porter, un deuil éternel jusqu'au jour même où c'était à son tour de fermer les yeux sur ce monde. Elle souffla doucement, pour pouvoir essayer de contrôler sa respiration. « Je suis sincèrement désolée ... » Elle ne pouvait rien faire de plus, elle ne pouvait rien dire de plus … Il n'y avait pas grand chose à dire ou à faire. Le passé était le passé, on ne pouvait revenir en arrière et tenter de sauver la vie de ceux qu'on aimait et qu'on avait vu disparaître. Alors, elle avait le désir de l'emporter avec lui et de lui présenter ce pêcheur peut-être que cela allait être une bonne nouvelle. Pour autant, alors qu'elle avançait d'un pas décidé malgré sa santé fragile, elle sentit alors l'homme relâcher sa main et se détourner d'elle pour pouvoir aller s'occuper d'un chariot qui était tombé un peu plus loin. Mina ne comprenait pas tout ce qu'il s'était passé, pour autant elle ne pouvait faire grand chose, elle n'avait pas la force physique pour pouvoir régler les choses. Elle regarda plusieurs hommes venir aider le roi exilé. Tout ce qu'elle pouvait faire, c'était d'appeler le mestre de la citadelle impériale pour venir examiner la petite fille. Elle s'approcha de quelques pas, à côté de Lyderik. « Je vais rentrer au château, je vais aller chercher le mestre pour pouvoir soigner l'enfant. Nous nous reverrons peut-être ... » Elle partit d'un pas rapide vers le château.

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