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Finissons ensemble ce que j'ai commencé seul [Tour VII - Terminé]
MessageSujet: Finissons ensemble ce que j'ai commencé seul [Tour VII - Terminé]   Finissons ensemble ce que j'ai commencé seul [Tour VII - Terminé] EmptyLun 22 Juil - 14:29

C’était le grand jour, celui du départ. Il fallait bien que ça arrive… Je repensais à Alys. A tout ce que nous nous étions dit, à tout ce que nous avions échangé avant mon départ. Il était temps, désormais, de se mettre en route, et je ne pouvais pas me permettre de me montrer nostalgique ou d’avoir peur. Aujourd’hui je prenais la tête d’une troupe qui n’était pas la mienne, qui n’avait de loyauté à avoir qu’envers le Roi… Ou en tout cas, envers la maison Lannister. Cinq cent hommes. Cela faisait beaucoup quand on savait que la maison Potter ne pouvait sans doute fournir à nos suzerains Silverhill qu’une cinquantaine d’hommes au maximum. Nous n’étions après tout qu’un modeste bourg et seuls quelques éleveurs de moutons vivaient à proximité du Castel, nous n’avions plus depuis des siècles dans nos fiefs de villages d’importance en dehors de Godric’s Hall elle-même. Peut être un peu plus ? Qu’importe, avec le drame qui avait touché notre fief, ce nombre avait encore dû se réduire entre les morts de la modeste garnison et les exactions qui avaient dû suivre en ville.


Qu’importe, pour le moment…


Je m’étais apprêté avec soin. Je ne voulais certes pas incarner le dandy que beaucoup pouvaient craindre, mais je devais aussi éviter d’avoir l’air d’un pouilleux. Je n’avais pas d’armure personnelle. Alors j’avais fait comme avant le dernier tournoi ; je m’étais rendu compte que la caserne de Castral Roc était généreusement pourvue en équipements délaissé par des soldats qui ne s’occupaient que du meilleur, et j’avais pu trouver un haubert de mailles à peu près à ma taille par-dessus lequel j’enfilais la tunique rouge et jaune frappée de l’éclair des Potter. Epée au côté, c’était bien la mienne cette fois. Héritage familial, la seule chose que j’avais pu sauver du castel assailli par l’ennemi. Comme casque, je n’avais rien trouvé de meiux qu’un homme intégral, presque cylindrique et très lourd, cachant tout le visage en dehors des yeux et d’ouvertures tout de même pour pouvoir respirer. Et c’était tout. Rien de plus que les mailles sur les bras ; seuls des gants de cuir maillé venaient renforcer mes mains. Et rien sur les jambes. Il ne fallait pas que l’opposition soit trop rude… Et pour le cheval, c’était pareil. Pas de caparaçon, seulement sa sellerie.


Une fois apprêté, je me rendais dans le petit campement de l’armée. Cinq cent hommes environs, dont un fort contingent d’hommes d’armes de l’Ouest et d’archers. Pas les terribles archers longs du Roi, mais tout de même, une force capable de noircir le ciel de Godric’s Hall de flèches si on devait en arriver là. L’essentiel des soldats portait cuirs et mailles, armes individuelles de surcroît, et on nous avait attribué des guides montés, près d’une centaine, pour éclairer notre marche et protéger notre flanc. Avec pareil contingent, la reconquête d’un domaine occupé par quelques dizaines de soudards.


On m’informa à mon arrivée que les Lannister m’avaient apporté un surcroît d’aide, en la personne de Lord Marpheux, et qu’il m’accompagnerait pour la libération de mes terres. Je déglutis péniblement, masquant mon embarras au milieu de tous ces soldats qui n’attendaient que moi. Je ne leur fis que de brefs saluts avant d’aller voir Marpheux, que je ne connaissais pas encore, leur expliquant que je les ferais rassembler en début de soirée pour leur parler, et que le camp serait levé le lendemain matin. Je passais d’abord à ce qu’on me désigna comme ma tente, pour y laisser casque, cheval et sellerie, pour m’assurer que j’avais bien tout ce qu’il me fallait. En vérité, je ne savais pas comment aborder le seigneur de Cendremarc… On le disait réputé dans tout le royaume pour sa maîtrise de l’art de la guerre, alors que la mienne se cantonner à avoir défendu sans préparation l’invasion de nos couloirs par la horde fanatique, et d’avoir perdu….


Je mettais un moment à trouver le courage avant de me mettre en route. Lorsque j’arrivais dans la tente de commandement, un vieil homme se trouvait déjà là, penché sur une carte.



| Lord Marpheux ? J-je suis Lord P-Potter. Vous êtes ici pour commander l’armée? |


Je demandais par politesse, pour être fixé, mais j’espérais bien que non. D’un côté, la victoire serait sans doute assurée mais d’un autre, je perdrais en légitimité si je l’emportais.



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MessageSujet: Re: Finissons ensemble ce que j'ai commencé seul [Tour VII - Terminé]   Finissons ensemble ce que j'ai commencé seul [Tour VII - Terminé] EmptyLun 22 Juil - 18:52

Cela faisait bien des années que le Seigneur de Cendremarc n'avait pas été impliqué dans les affaires du royaume. Depuis la mort de son ami et Roi, Arwin Lannister. La vie, depuis lors, presque calme du vieux guerrier venait à changer. Il y a peu de temps une grave nouvelle avait atteint sa forteresse, le Roi avait subit une seconde tentative de meurtre. Toujours pas d'annonce de découverte, de répercussion ou de menaces. Les Lannister étaient menacés et le Royaume semblait peiner à réagir. Le vieil ignorait s'il pouvait faire, ou non, une différence. Mais il n'avait guère l'envie de rester à attendre, passivement, comme cela avait été le cas depuis la guerre contre le Bief. Peut-être que son aide, son expérience, ou sa force, pouvaient aider la couronne. C'est avec cette pensée en tête que le Marpheux avait quitté Cendremarc, avec une poignée de suivant. Aucune demande de troupes n'avait été émise par le Roc, alors aucun ne venait avec lui, sauf quelques hommes d'armes pour la protection, sinon juste un vieux général qui reprenait du service. Bien situé, la forteresse de la famille Marpheux n'était qu'à une brève route du Roc. A son arrivée il retrouva, presque nostalgique, les murs dans lesquels il avait passé tant de temps jadis.

Pourtant son séjour à Castral-Roc ne sera pas durable, il avait eu la chance de rencontrer le jeune Lyman Lannister rapidement. Edwin avait déjà eu l'impression de voir en ce Lionceau quelqu'un qui sera, plus tard, probablement meilleur Roi que le passif Loren Lannister. Il avait fallut très peu de temps pour qu'Edwin ait une mission. Lyman lui avait expliqué rapidement les enjeux. Lord Potter avait jadis perdu son fief et ils venaient le reprendre des mains de quelques pantouflards l'occupant aujourd'hui. Mais surtout le jeune Lion avait bien insisté, William Potter dirigeait l'expédition et le Cornelion n'était là que pour l'assister, le conseiller si besoin était. Edwin avait accepté, sans grande difficulté. Après tout, on ne pouvait refuser quelque chose à un Lannister dans l'Ouest, quand bien même ils étaient loin de la férocité d'Arwin. De son côté Edwin n'en savait pas beaucoup sur la situation. Lord Potter avait vu sa famille être massacrée, la religion avait quelque chose à voir là-dedans et la famille royale soutenait le jeune Seigneur dans son entreprise.

Rapidement on avait indiqué au Seigneur de Cendremarc le camp ou attendait la force que Lord Potter allait commander. Le Marpheux reprit ses vieilles habitudes comme si elles n'étaient jamais parties. Il se leva tôt le matin. Il s'équipa, une cotte de maille couvrait son torse, ses bras et ses jambes. De robustes bottes en cuir aux pieds, de grands gants en cuir aux mains et un tabard presque intégralement rouge, pour couvrir sa maille, portant simplement le symbole de la famille de Cendremarc à l'arrière. Une ceinture en cuir à laquelle pendait une épée et une dague. Il quitta rapidement ses quartiers, accompagné d'un homme d'arme sa maison, un autre vieux briscard qui avait vu presque autant de batailles que lui. Tandis que les hommes se levaient dans le camp, le pas pressé du vieux général intrigua les plus jeunes soldats. Dans la tente qui devait servir au commandement Lord Marpheux déplia une carte, montrant la région du Roc jusqu'à Godric's Hall. De mémoire le Seigneur de Cendremarc n'a jamais du se rendre dans le fief de la maison Potter. Il ne connait pas vraiment les lieux et n'a pas une idée complète des forces en présences. Après quelques minutes à discuter Edwin renvoi l'homme d'arme portant également son blason, lui demandant simplement de faire le tour du camp, pour jauger un peu les hommes sous le commandement du jeune Lord Potter. Peu de temps après un jeune homme rentre dans la tente.

Edwin l'observe de la tête au pied, puis le juge rapidement lorsqu'il prend la parole. Il hésite en parlant, semble bien peu sur de lui. Sur son torse, le blason de la famille Potter. Le jeune homme doit avoir une vingtaine d'années, un peu plus peut-être. Il semble en revanche cruellement manqué de confiance en soit. Aussi bien au niveau de son attitude, que des mots hésitants qu'il prononce. Il demande, avec une timidité, au vieux général s'il vient pour commander l'armée. Un silence plane quelques secondes, durant lesquelles Edwin finit d'observer le Potter. Il aimerait bien, cela serait rapidement terminé au moins. Mais le Prince a bien insisté, Lord Potter doit commander. D'une voix assurée il lui répond.

« Non Lord Potter. Et je suppose que vous le savez aussi bien que moi. »

Main sur la garde de son épée Edwin se penche légèrement en avant, saluant le commandant de l'armée, avant de lui indiquer l'autre côté de la table de la main, puis de reprendre.

« Commandant, si vous voulez bien prendre place. »

Sans le lâcher du regard Edwin attend patiemment que le jeune homme prenne place face à lui. Il maintient son attention quelques instants sur lui, réfléchissant. Il est jeune et hésitant, alors qu'il devrait être heureux de s'en aller récupérer son domaine. A-t-il déjà commandé des hommes ? Edwin en doutait fort, il semblait prit du trac que certains pouvaient avoir avant de prendre la tête d'un contingent armé. Après ce silence le vieux guerrier baisse son regard et pointe du doigt Godric's Hall.

« Vous connaissez mieux que moi la région et les forces en présence Lord Potter. Dites-moi tout. »


Puis il se tut, attendant, sans cacher une pointe de hâte, la réponse du Seigneur de Godric's Hall.
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MessageSujet: Re: Finissons ensemble ce que j'ai commencé seul [Tour VII - Terminé]   Finissons ensemble ce que j'ai commencé seul [Tour VII - Terminé] EmptyDim 4 Aoû - 21:10

Intimidé comme toujours je n’y peux simplement rien. Toujours la peur tenace de mal faire, de provoquer une catastrophe totalement involontaire ou de vexer des personnes que je rencontre et que je pourrais braquer de mots placés, mal pensés, et finalement totalement blinder d’impondérables des situations qui semblaient commencer sous de bons auspices mais que je me retrouvais à ne plus savoir comment gérer. Je déambule dans le camp comme en me demandant ce que j’y fichais, comme si j’étais incapable de découvrir quoi que ce soit, de comprendre quoi que ce soit. C’était étrange, et c’était malaisant, je n’aimais pas cette sensation de ne pas savoir. Je n’aimais pas cette sensation quand la logique aurait dû me porter à savoir quelque chose, n’importe quoi. Qu’il s’agisse d’instinct ou pas. Je finis par prendre mon courage à deux mains, par me dire qu’il est temps que j’aille reconnaître ce nouveau commandement qui est le miens et ce que je vais être amené à faire pour le mériter comme pour le faire fructifier. Je ne pouvais pas laisser passer cette occasion unique… Et cette confiance qui m’avait été accordée en pareille mesure.


Je me retrouve à me faire scruter de la tête aux pieds par un espèce de vieillard, et je me rends bien compte que je ne peux en aucune façon me dérober à ce regard inquisiteur et pénétrant. Je comprends aussitôt que l’homme est habitué à commander, et qu’il l’est d’autant plus qu’en comparaison je dois faire l’effet d’une espèce de pucelle de la chose militaire. Je ne sais quoi dire l’espace d’un instant, je me demande à qui j’ai concrètement à faire et quel sera son rôle dans tout cela.


L’homme me jauge, c’est certain, et je suis dans l’expectative de ce qu’il pense de moi.


Il finit par me dire qu’il ne commande pas l’armée. Et sous-entends, en me poussant à prendre mes responsabilités, que je ne peux pas me débiner face à cet honneur comme à cet ordre qui m’a été donné de prendre en charge ces troupes. Je pousse un soupir imperceptible.



| Le doute était permis, monseigneur. V-votre réputation vous p-précède. |


et voilà que le bégaiement revient. Je maudis la terre entière, et tente de me donner une contenance aussi fière et virile que celle qu’arbore le vieil homme. Je comprends que Marpheux cherche à me mettre à l’aise, et même si j’ai appris à rester méfiant au roc devant tous ces gens qui attendent toujours quelque chose de moi, je comprends qu’il ne semble pas être venu pour empiéter sur mes plates-bandes. Sa présence est toutefois un indice. Il est possible que je sois surveillé. Ou en tout cas, que les Lannister assurent la réussite de l’opération tout en me laissant officiellement les coudées franches.


| Merci, Lord Marpheux. |


Je passe de l’autre côté de la table en opinant lentement du chef mais sans pour autant oser m’asseoir ; je me sentais trop impatient et je préférais rester debout ; je garderais alors meilleure contenance. J’essaie de garder les idées claires, et déplies une carte dessinée à la main par des marchands de la région de Silverhill.


| Godric’s Hall n’a qu’un seul accès, par la pente de cet éperon rocheux. Trois ou quatre jours de marche selon la cadence, guère plus. Le castel domine toute la pente depuis le haut du précipice sur lequel il trône ; il domine ainsi le bourg. Toutefois, y progresser nous fera avancer sous la couverture des toits. L’endroit n’a pas de murs très haut, mais reste difficile d’accès à cause des rocailles qui servent d’obstacles sans pour autant servir de couverts efficaces. De ce que nous en savons, il ne reste sur place que quelques dizaines de soudards qui tyrannisent mes gens, des hommes sans foi ni loi en rupture de ban depuis la fin de la maison Malefoy, qui avait fait main basse sur les terres de ma famille... |


Après avoir massacré tout le monde, ou presque. Je redresse le regard vers le vieil homme.


| Vous allez nous accompagner dans notre quête? |



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MessageSujet: Re: Finissons ensemble ce que j'ai commencé seul [Tour VII - Terminé]   Finissons ensemble ce que j'ai commencé seul [Tour VII - Terminé] EmptyMer 7 Aoû - 0:44

Le jeune homme face à lui était hésitant, inexpérimenté et probablement loin d'être près à une vraie bataille.Il préféra clarifier, tant bien que mal, qu'il connaissait la réputation du vieux soldat. William Potter avait peut-être eu un bref doute, peut-être avait-il pensé que les Lannister envoyaient le vieux général pour s'assurer qu'il fasse convenablement son travail, pour le surveiller même peut-être. Cela aurait peut-être été le cas sous le règne d'Arwin, mais aujourd'hui son nom n'était qu'un vieil écho et ne trouvait plus autant grâce auprès de la famille régnante de l'Ouest. Non, si le Prince avait octroyé à Edwin cette tâche, c'était pour seconder le jeune Potter et s'assurer que l'opération soit une succès. Lui faire part de son expérience et de son habilité à mener des batailles, peut-être aussi préparer le jeune homme au poids du commandement, avec les temps actuels avoir de nombreux nobles capables de prendre la tête d'une armée était quelque chose d'important. Plus il y a de généraux potentiels, moins les risques de ne plus avoir de leader son faibles. Mais hélas de ce que voyait Edwin, le jeune homme face à lui avait encore bien du chemin à parcourir avant de pouvoir être un commandant de talent. Le Marpheux n'était pas le plus patient des hommes, mais il ferait de son mieux pour que le Seigneur de Godric's Hall sorte grandit de cette expérience.

Le jeune Potter passe de l'autre côté de la table, avec une assurance étrangement présente il explique ce qu'il sait de la situation. Il présente les lieux, la forteresse n'a pas d'immenses murs mais son positionnement la rend tout de même bien protégée. Le bourg offre un couvert acceptable pour leur progression jusqu'aux murs, mais l'assaut sera plus compliqué en raison de roches bouchant l'accès jusqu'aux remparts. Ceux-ci compliquaient l'accès jusqu'aux murs et jusqu'à l'intérieur du château, privant également des couverts précédents d'éventuels assaillants. Une petite forteresse en soit, mais  intelligemment bâtie pour résister autant que faire se peut. Lord Potter évoque quelques dizaines d'hommes occupant la zone, d'anciens hommes à la solde de la maison Malefoy ressemblant aujourd'hui plus à des bandits qu'à des soldats. Une honte pour leur profession. Le nombre était clairement en faveur des troupes loyales aux Lannisters, mais une forteresse n'était pas chose aisée à prendre, Edwin le savait. Quand bien même ce n'était pas là une immense forteresse elle ne manquait pas de défenses, ce qui n'allait pas leur faciliter la tâche. Le mieux serait que les hommes d'armes accepte de se rendre face au drapeau des Lannister, mais la cupidité de certains et l'orgueil pouvaient les pousser à agir stupidement. Restait à savoir si le jeune homme allait avoir le cran d'envoyer à la mort les soldats sous ses ordres et de ne pas faire de quartier, car les traitres n'en méritaient aucun. Le jeune homme porte son regard sur le Seigneur de Cendremarc, qui le fixe en retour. Lord Potter s'interroge si Edwin sera avec eux pour ce voyage, ou cette quête comme il la nomme.

« Tout à fait, le Prince Lyman m'a demandé de vous seconder dans cette opération. Je crois savoir que vous n'avez pas une grande expérience en commandement. »


Le regard du vieux Seigneur se pose sur la carte. Drôle de première expérience, reprendre son fief des mains de bandits armés par un seigneur rival aujourd'hui vaincu. D'autant plus que l'expérience d'un combat dans un château est loin d'être la plus simple. Il faut bien se dire que la protection des murs, quand bien même ceux-ci ne sont pas immenses, accorde un indéniable avantage aux défenseurs. Dans ces situations le prix du sang et le meilleur moyen de saisir la victoire.

« Vous vous habituerez. Je crois aussi savoir que vous avez déjà gagné quelques combats arme en main ? Notamment un certain duel ? »


Edwin n'avait eu vent que de quelques mots là-dessus depuis son arrivée au Roc, ce n'était pas une affaire qu'il avait suivit depuis sa forteresse, loin d'être intéressé dans les intrigues de la cour aux lions. Le bref sourire qu'il avait sur le visage disparut bien vite, tandis qu'il fixait à nouveau la carte, regardant avec insistance l'endroit ou ils se rendaient.

« Comment pensez-vous que cela va se dérouler ? Vont-ils se rendre ? Voulez-vous qu'ils se rendent ? »


La question du vieil homme évoquait le sentiment de vengeance qui pouvait, probablement, habité le jeune Seigneur. Si ces hommes avaient maltraités ses gens et fait quelques ignominies en plus, peut-être était-il mieux de les mettre à mort dans tout les cas.


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Edwin Marpheux

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MessageSujet: Re: Finissons ensemble ce que j'ai commencé seul [Tour VII - Terminé]   Finissons ensemble ce que j'ai commencé seul [Tour VII - Terminé] EmptyVen 9 Aoû - 22:21

Je ne savais plus exactement dans tout ce à quoi avait été mêlé le Marpheux, mais je me rappelais de son implication dans tant et tant d’histoires de mon père. Cette pensée me ramena une fois encore au souvenir de mes disparus, de ces gens de ma famille et de ma maison qui avaient été massacrés dans la prise de mon castel. Qui étais-je en comparaison d’un tel héros ? Bon, j’étais quand même assez terre-à-terre pour savoir que l’homme était bien plus expérimenté que moi, et bien plus que je ne voudrais jamais l’être. Je savais que l’expérience s’acquérait dans le sang, et du sang j’en avais déjà bien assez vu. Ces sergents que je connaissais depuis toujours et qui m’avaient vu grandir, étripés aux portes. Mes frères, tués par ces individus en tenues blanches, frappées de l’étoile rouge à sept branches. Ces frères que j’avais tant aimé, et ce père qui avait disparu dans la multitude grouillante qui prenait d’assaut le hall de la maison qui m’avait vu naître. Les femmes de ma famille qui hurlaient, ou que j’avais retrouvées la gorge tranchée. Le devoir de sauver ce qu’il restait de ma raison m’était incombé pendant que mon aîné Robert se sacrifiait dans l’escalier principal avec nos derniers hommes. Je les avais entendus mourir, en ne sachant mettre la main que sur une seule de mes cousines, par qui tout était en partie arrivé.


Je me retrouvais un peu perdu, comme toujours quand je me remémorais ce combat, le seul véritable de mon existence, où j’avais vu tant d’horreur et de bravoure, où j’avais tué des hommes et où j’avais pleuré sans m’en rendre compte tout du long. J’avais sauvé ce que je pouvais, et même si ce n’était pas grand-chose, j’avais réussi au fil des mois à accomplir la justice que méritaient tous les miens, passés au fil de l’épée pour une hérésie fallacieuse, trompeuse, orchestrée par nos voisins. J’en voudrais toujours à ma cousine d’avoir donné du grain à moudre à ces salopards de Malefoy, mais elle était aujourd’hui la seule famille qu’il me restait. Pour elle comme pour notre nom, je me devais de briller. D’être meilleur que je ne l’avais jamais été. Obtenir punition des Malefoy et battre Lord Reyne en duel judiciaire ne servirait à rien si la reconquête de Godric’s Hall était une pantalonnade.


Le vieux héros commence par me rappeler que je n’ai pas d’expérience de commandement. Je ne sais comment est sensé réagir un général. Alors comme à mon habitude, je rougis jusqu’aux oreilles, je fuis son regard… Mais je me reprends, et redresse mes yeux vers les siens sans relever la tête.



| Je n’en ai aucune, en réalité. Les seuls gens que j’ai jamais commandés étaient trois sergents, morts dans les escaliers de mon propre château, monseigneur. |


J’espérais vraiment que ces gens ne se battraient pas jusqu’au bout, sinon à quel prix mon fief serait-il finalement reconquis ? L’homme essaie sans doute de me mettre un peu plus en confiance quand il me parle de combat. Je hoche la tête, bien décidé à essayer de me montrer un peu plus en verve que jusque là. J’essayais d’ailleurs de me saisir de la perche qui m’était tendue.


| J’ai en effet quelque expérience dans ce domaine ; je suis chevalier. J’ai combattu lors de tournois. J’ai participé au dernier de Port-Lannis, jusqu’à la demie-finale. Et j’ai effectivement remporté le duel judiciaire qui a permis à la Couronne de trancher en ma faveur dans l’affaire qui m’opposait aux Malefoy. Surtout, Lord Marpheux, j’ai combattu dans la défense de mon château lorsqu’il fut attaqué. C’est ma principale expérience aujourd’hui. |


Un combat à mort. Dos au mur. Je n’avais pu en réchapper avec ma cousine que par miracle par une poterne, alors que tout était perdu. Je me remémorais tout ça, encore et encore, je vivais avec cette fameuse nuit en permanence. L’homme me demande si je veux que l’ennemi se rende. J’hésite longuement. Les yeux dans les siens. Je sais que nous devons nous mettre en route. J’avais rêvé et fantasmé mon retour à Godric’s Hall pendant bien longtemps… A tel point que je ne savais pas vraiment ce que je voulais. Je voyais défiler devant mes yeux le visage de tous ces gens que j’avais connu au bourg et au château.


| Je pense, j’espère qu’ils vont se rendre. Ils ne doivent pas être beaucoup ; nous sommes juste de petits fiefs, vassaux de Lord Silverhill. Les levées Malefoy ont dû rentrer chez elle depuis longtemps et les croisés ne sont pas restés ; ils sont allés affronter leur destin devant Vivesaigues. Je pense qu’il ne reste que des mercenaires et des hommes Malefoy en rupture de ban. Avec cinq cent hommes… Nous avons des arguments pour les faire se rendre. Je préférerais récupérer mon fief sans violence, monseigneur. |



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MessageSujet: Re: Finissons ensemble ce que j'ai commencé seul [Tour VII - Terminé]   Finissons ensemble ce que j'ai commencé seul [Tour VII - Terminé] EmptyDim 18 Aoû - 19:32

A la remarque sur son expérience le jeune homme rougit. Edwin leva un sourcil. Etait-ce tant une source de honte que d'être jeune ? Très peu des jeunes seigneurs n'avaient une véritable expérience au combat, grâce à la grande paix protégée à tout prix par le Roi Loren. Le Lord de la maison Potter se reprit bientôt, expliquant que non, il n'avait aucune expérience militaire. Il expliqua que sa seule expérience militaire se résumer à commander quelques sergents d'armes morts dans un couloir lors du sac de Godric's Hall. Le visage fermé Edwin acquiesça. Pauvre jeune homme qu'il était, il avait déjà vu la mort de prêt.


« Lorsque quiconque commande, le plus important est de toujours être prêt à donner le plus radical des ordres. Les soldats le craignent, les commandants aussi. Mais il est peut-être le plus important d'entre tous. »


Bien souvent on dit que c'est difficile, de commander à ses hommes de mourir, qu'importe quelle est la raison. Tous ont leur façon de faire, Edwin a toujours considéré qu'un soldat n'a finit de remplir son devoir qu'une fois tombé au champ d'honneur. Pour autant il respecte ses hommes, ils sont la monnaie du guerrier. Malgré les relations qu'il peut avoir avec certains hommes d'armes de son domaine depuis des années il n'hésiterait pas.


« On dit qu'il ne faut pas commander à autrui ce que tu ne peux appliquer. Alors la première chose à te demander lorsque tu te mets en marche est simple. Es-tu prêt à mourir pour ta victoire ? Si oui, alors tes hommes doivent l'être. »


Il existe bien des façons de voir la guerre. Certains pensent qu'il faut combattre honorablement, d'autres que seule la victoire compte. Le vieux guerrier n'a jamais eu un avis aussi tranché sur la question. Son honneur et celui de ceux mourant au combat est très important. Pourtant il n'est pas comme le défunt Roi Arwin, à penser qu'il ne faut jamais reculé sous peine de perdre la face. La défaite fait partie de la guerre, ce qui est important c'est de savoir se relever pour mieux contre-attaquer. Lorsqu'une bataille est perdue, il doit y avoir une raison à cette défaite. La prune remplace la pêche dans l'impasse. Il faut mieux sacrifier ce qui n'est pas important afin d'offrir l'opportunité de vaincre demain. Dans cette escarmouche en devenir le général n'avait qu'une faible expérience du combat et doutait de lui. Voilà peut-être la première chose à corriger.


« Un petit conseil Lord Potter. Vous avez le droit de douter de vos décisions, mais pas vos hommes. En commandant une armée, il faut distribuer des ordres, pas des doutes. Lorsque vous donnez un ordre, faites le avec force et certitude, ou il ne vaudra pas plus que de simples mots. »


Lorsqu'Edwin évoque le combat, le jeune homme semble prendre de l'assurance tandis qu'il fait état de son expérience au vieux général. Edwin acquiesce. Au moins peut-il combattre. Dans les faits le Cornelion espère que le jeune homme face à lui est meilleur guerrier que général. Mais peu impore, car il ne lui fait pas combattre. Le commandant commande et le combattant combat. C'est ainsi qu'une armée doit être constituée. Ces fous qui mènent leurs hommes au milieu de la mélée ne sont que des inconscients risquant de compromettre l'organisation de leurs troupes. Il faut avoir confiance en ceux sur le champ de bataille, leur laisser faire leur rôle et remplir le sien. Par le passé le vieux Marpheux avait reproché au Roi sa tendance à la violence plutôt qu'au commandement, chose qui n'avait jamais vraiment plu au vieux Lion. Certes, il est bon de savoir motiver ses hommes en se tenant à leur côté. Mais il n'est pas nécessaire de guider chaque bataille. Car même avec 1000 combats de gagnés, il ne suffit que d'un coup d'épée.

A la question de savoir s'il souhaiter que les brigands se rendent il répondit positivement. Montrant que l'écrasant rapport de force en la faveur des forces royales devrait, l'espérait-il, faire pencher en leur faveur ce combat. Visiblement il souhaitait éviter les effusions de sang. Sage décision, quand bien même l'envie de vengeance était tout à fait compréhensible pour celui qui a tout perdu. Edwin acquiesça.


« Alors prions pour qu'ils se rendent sans combattre. Votre choix est sage Lord Potter. L'art de la guerre c'est soumettre l'ennemi sans combat. »


Le vieil homme se redressa, fit quelques pas et fixa l'extérieur de la tente de commandement. 500 hommes se préparaient. Pour ceux qui avaient déjà combattu, ils profitaient du calme avant le probable combat. Les jeunes étaient partagés. Certains contés leurs exploits à l’entraînement, leur envie de faire leur preuve ou leur appréhension d'un véritable affrontement. Une armée est l'assemblage hétéroclites d'hommes à qui on offre une arme. Edwin se tourna à nouveau vers le jeune Potter.

« Que pensez-vous donc de cette armée Lord Potter ? »


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Edwin Marpheux

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MessageSujet: Re: Finissons ensemble ce que j'ai commencé seul [Tour VII - Terminé]   Finissons ensemble ce que j'ai commencé seul [Tour VII - Terminé] EmptyLun 19 Aoû - 23:10

Les choses se passaient plus ou moins bien. Je ne savais pas encore si je pouvais être fier de moi à l’idée de savoir construire des phrases et émettre mes idées à cet homme qui était connu pour sa valeur, ou au contraire si je devais avoir honte de ne pas savoir montrer plus d’aplomb, de fierté et de conviction dans tout ce que je sortais. Quoiqu’il en soit, j’étais déjà un peu fier de ne pas m’être enfui en courant. C’était déjà une petite victoire. J’espérais juste que mon récit de mes courtes expériences ne me ferait pas mal voir du vieux seigneur, parce que je ne voulais surtout pas donner l’impression de me vanter. Le soldat au cheveux déjà bien gris se contenta d’acquiescer à mes histoires sans montrer d’émotions. Je restais un instant interdit, totalement coi, quand je me retrouvais dans l’incompréhension la plus totale. L’ordre le plus radical, mais le plus important de tous ? Je n’avais pas la moindre idée de ce qu’il voulait dire. Se sacrifier ? Genre eux mais pas moi, ou bien tout le monde ? Ou autre chose encore ? En réalité, tellement d’ordres possibles m’effrayaient que je serais bien en peine d’en choisir un spécifiquement, somme toute.


| Je ne me suis senti prêt à rien en toute transparence, Messire. J’ai fait comme j’ai pu après avoir vu mon père et mon aîné mourir. |


Ce que j’avais pu n’était objectivement pas grand-chose ; je n’avais rien empêché cette nuit-là. Mais j’avais fait front, et j’avais quand même pu sauvegarder l’avenir de ma maison en en réchappant, et en sauvant ma dernière cousine encore en vie, alors que ses propres sœurs se faisaient outrager l’étage du dessous. Avant de se faire trancher la gorge, comme tous ceux qui avaient du sang Potter ou qui s’étaient battus avec un peu trop de loyauté. Le vieil homme se mettait à me tutoyer ou c’était pour la leçon ? Je n’étais toujours pas certain. Mon éducation martiale était celle d’un chevalier de maison, pas d’un seigneur ; j’étais entraîné à la lance comme à l’épée, à la monte comme à la démonte. Commander, j’avais déjà dû le faire ; mais pas à une véritable troupe, encore moins à une armée.


| Je suis prêt à mourir, Lord Marpheux. Ma vie sans Godric’s Hall, en tant que dernier Potter, n’aurait pas le moindre sens. Je me battrais jusqu’au bout. |


J’espérais quand même ne pas en avoir à arriver jusqu’à ce funeste sort compte tenu du fait que je verrais d’un bien mauvais œil de mourir contre quelques soudards en rupture de ban, ce serait vraiment d’une deveine misérable. Ah non tiens, il repassait au vouvoiement. C’était donc pour la leçon. Par les dieux, William, concentre toi ! J’entendais ce qu’il me disait, et c’était forcément la conséquence de ces fards que je piquais malgré moi depuis tout à l’heure. Je déglutis mais je résiste, je ne rougis pas cette fois. Je sais toutefois que je vais trop en dire, si j’ouvre la bouche. Alors je laisse passer une seconde, puis deux. Là seulement, après une courte expiration des narines je reprenais.


| Je le ferais, Messire. Vous avez ma parole. |


La parole c’était bien beau, encore fallait-il qu’elle soit accompagnée d’actes. Comme toujours. Mais nous n’en étions pas là et si je pêchais peut être par maîtrise de moi-même, au moins avais je pour avantage d’être mû par la meilleure des convictions, celle d’avoir des torts à réparer, et d’être dans mon bon droit. Je ne voulais pas passer pour lâche en tout cas, quand nous abordions la stratégie de reconquête du domaine. Je ne voulais pas que l’on puisse me taxer d’une trop grande mansuétude. Que l’on dise que le dernier des Potter était trop bon, ou trop con. Ca allait souvent de pair, avec l’idée de la lâcheté sous jacente. Je le remercie d’un signe de tête pour son compliment. Marpheux semblait juste dans sa manière de gérer les choses, et lorsqu’il sortit de la tente, je lui emboitais le pas. Main sur le pommeau de mon épée comme j’avais vu père le faire tant de fois, je conservais un port que j’espérais fier et altier, et pas impressionné. C’était pourtant ce que je ressentais, car devant nous des centaines d’hommes s’équipaient malgré le froid et les maigres flocons qui continuaient de voleter.


| Une force de belle taille. Levées féodales qui ont beaucoup marché ces derniers mois pour calmer la Fronde. Certains se sont battus. Les plus vieux ont fait d’autres guerres. L’ensemble paraît solide, mais nous ne disposons que d’hommes d’armes à pied ou montés, pas de cavalerie de choc ou d’arcs longs. C’est quand même une force largement convenable pour reprendre un castel comme Godric’s Hall. Si nos estimations au Prince et moi sont bonnes, nous serons dix fois plus nombreux. |


J’hésitais, avant de reprendre.


| Je pensais faire étalage de nos forces en une colonne la plus longue possible pour arriver, et les cavaliers allumer quantité de feux de camp à l’orée des bois en déça du mont sur lequel est jugé le castel et le bourg qu’il domine. Ainsi, les soudards penseront que nous sommes plus nombreux encore, et pour souligner cette assurance, deux propositions ; l’assaut, ou la reddition. Je les laisserais rentrer chez eux. Je ne sais pas s’il reste parmi eux des gens qui ont participé à la prise du domaine et à la mort des miens, la plupart des hommes Malefoy ont déserté lorsque cette famille fut détruite par décret royal. Je préfère sacrifier la vengeance à la survie de ma maison, et de tous mes gens. Ils ont déjà beaucoup souffert pendant la mise à sac, Messire ; je les ai entendus tuer et piller toute la nuit. |



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MessageSujet: Re: Finissons ensemble ce que j'ai commencé seul [Tour VII - Terminé]   Finissons ensemble ce que j'ai commencé seul [Tour VII - Terminé] EmptyMar 20 Aoû - 0:27

Il n'était pas vraiment prêt. Pas à ordonner à des hommes de mourir sur le champ d'honneur. Ou tout du moins était-ce là ce qu'Edwin comprenait de sa réponse. Lors de sa brève expérience du commandement il avait simplement agit par défaut, son père, puis son aîné. Il avait perdu beaucoup, pour un jeune c'était sans-doute une chose compliquée, si bien qu'il avait juste fait ce qu'il avait put. Le vieux général leva un instant les yeux au plafond. Puis il fixa le jeune seigneur.

« Un soldat fait ce qu'il peut. Un commandant doit lui dire ce qu'il doit faire. Même si cela implique de mourir. »

La mort, le dernier ordre qu'on puisse donner à un soldat. Il n'est pas facile à donner et tous ne réagissent pas pareil. Mais il est toujours bon que, dans cet objectif, le commandant soit connu de ses hommes. Qu'ils le suivent sans question, par loyauté, respect, amitié ou peur. Peu importe. Mais demander à un homme de mourir signifie que sa mission est plus qu'importante, alors ce soldat doit le suivre. Une partie du commandement revient aussi à savoir à qui donner tel ou tel ordre. Ordonner à un paysan de mourir et il fuira. Ordonner à un arrogant chevalier de fuir et il mourra. Seul un vrai soldat suivra ses ordres. Voilà pourquoi il est important de connaître ses hommes. Le jeune seigneur de Godric's Hall continua, avouant qu'il était prêt à mourir pour sa demeure. Bonne chose, s'il montrait autant de détermination devant ses hommes cela ne pouvait qu'être positif. Le Cornelion resta impassible toutefois. Être prêt à mourir ne devait pas signifier vouloir mourir lors du combat.

« Ne vous pressez quand même pas trop pour cela Lord Potter. Il vaut mieux éviter de mourir tant qu'on le peut. Il est difficile de combattre pour sa cause une fois enterré. »

Un guerrier n'a pas de meilleur mort que celle sur le champ de bataille. Et elle n'arrive jamais mieux que tard. Le Potter semblait décider à paraître plus certain de lui, il en donnait sa parole au vieux général. Il n'avait plus trop de problèmes d'élocution non plus. Soit il gagnait un peu en confiance en soit, soit il avait simplement eu un peu de trac à l'idée de rencontré le vieux guerrier. Possible, après tout Edwin était plus un fantôme du passé qu’autre-chose. Cela faisait une vingtaine d'années que les nobles n'entendait plus parler de lui qu'à travers des histoires d'un temps aujourd'hui lointain. La rançon de l'âge peut-être. Pourtant la relique d'antan qu'était Edwin Marpheux avait encore quelques tours dans son sac à apprendre à la jeune génération. Lord Potter finit par dire ce qu'il savait du groupe armé qu'il commandait. Des levées féodales comptant quelques vétérans, mais majoritairement de la piétaille avec simplement quelques sergents montés. Pas de véritable cavalerie de choc, ou d'archers. Qu'importe les cavaliers de choc, dans un combat sur des murs ils ne serviront pas à grand chose. En revanche quelques archers longs auraient formés une très bonne unité centrale. Mais il faut faire avec ce dont on dispose. Lord Potter exposa sa stratégie au vieux long. Former une grande colonne puis allumer de nombreux feux de camps à l'orée du bois pour faire croire aux brigands qu'ils sont encore plus nombreux. Puis il proposerait aux brigands deux possibilités. Se rendre, ou mourir dans un assaut.

« Sage plan Lord Potter. S'ils imaginent avoir à leur porte une immense armée, ils ne seront que plus simple à persuader. Si vous leur laisser une porte de sortie peut-être la prendront-ils. Plus vous vous montrez impressionnant, plus ils craindront le combat. Mais si vient le combat, il faut être certain des ennemis en face. S'ils s'imaginent affronter une troupe encore plus grande à seulement 50 soldats, savoir ce qu'ils feront. »

Edwin marqua une pause, puis fit quelques pas.

« Si 50 hommes pensent en affronter un millier, ils sont probablement un peu fou. Mais peut-être savent-ils comment se positionner. Vous voulez éviter les dommages sur votre domaine, ou d'avoir un combat trop long. Voilà pourquoi l'assaut et la reddition sont les seules options. Défendre les murs contre un adversaire si nombreux est dangereux. Si un point cède, alors ils ont perdus. Si j'étais commandant de la forteresse j'installerai des pièges aux pieds des murailles. Je préparerai munitions et huile brûlante, ou tout ce qui peut-être utilisé à distance pour ralentir l'ennemi et lui infliger des pertes. Puis, sachant que le combat frontal est trop dangereux, lorsque l'ennemi parviendrait à prendre pied, ce que le nombre fera, je replierai mes troupes dans un endroit clos, dans lequel ni les chevaux, ni le nombre, n'aura d'influence. Comme l'entrée d'un donjon. Dans ce cas, vous connaissez le donjon probablement mieux qu'eux. S'ils se retranchent, savez comment nous pourrions les surprendre ? »


Edwin se retourna brutalement en termina sa phrase, fixant à nouveau le jeune seigneur. Si ces soldats n'étaient que des brigands, sans-doute auraient-ils simplement peur d'une telle armée. Mais si le combat venait à s'engager, il fallait bien craindre ce qui arriverait. Mais peut-être aussi n'avaient-ils pas de vrai capitaine ni tactique, peut-être se battraient-ils sans réel idée de comment tourner l'escarmouche. Cela serait bien plus simple.


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MessageSujet: Re: Finissons ensemble ce que j'ai commencé seul [Tour VII - Terminé]   Finissons ensemble ce que j'ai commencé seul [Tour VII - Terminé] EmptyMar 20 Aoû - 19:33

Bon, le vieil homme avait précisé sa pensée et ce n’était pas plus mal, parce que même si j’avais pensé de prime abord se vérifiait plutôt bien. Il parlait bien de donner des ordres potentiellement mortels à des hommes. Pas tant mortels pour l’ennemi que pour eux-mêmes, du moins c’est cela que je comprenais. L’histoire que mon père avait jadis voulu me faire étudier était pleine de ces batailles glorieuses, de ces derniers carrés héroïques qui permettaient rarement de remporter la bataille mais parfois de gagner des guerres. On nous berçait, nous autres chevaliers, de ce genre d’histoires depuis tous jeunes. C’était toujours comme ça ; on provoquait de nouvelles vocations par des récits qui faisaient la part belle aux héros et aux jolis coeurs, à ceux qui respectaient les codes les plus stricts de la chevalerie avec ce que ça impliquait de don de soi. J’avais survécu à une bataille, ou plutôt, à un massacre, car l’affrontement n’était voulu que par un des deux camps qui avait tout fait pour écraser l’autre sans lui laisser la moindre chance. Sans doute très militaire dans l’idée, mais pas forcément le comble du respect des principes autant de la Foi que de la guerre.


Bref, j’acquiesçais et je ne voulais pas non plus m’appesantir sur le sujet.


Je ne voulais pas de fait me rentrer ce genre d’opportunité dans la tête car c’était typiquement le genre d’extrêmité à laquelle je ne voulais pas penser dans le feu de l’action. Cela pouvait bien sûr se présenter mais je me savais impulsif et sans expérience, je pouvais me raccrocher un peu vite aux branches que l’on pourrait me tendre. Je continuais de rougir un rien, quand Marpheux me dit que je ne devais pas mourir si je voulais accomplir ma mission.



| Bien sûr que non, j’ai envie de v-vivre. |


Malédiction ! J’aurais aimé cracher à la face du monde ma volonté et ma résolution, mais j’étais tout simplement trop timide, trop réservé. C’était insupportable d’être comme ça, alors même si je prenais sur moi, j’essayais de faire en sorte à tout le moins de lisser ce caractère trop timoré et je me fustigeais mentalement sans cesse et sans réserve. J’exposais alors ce que je savais de l’armée et du plan que je voulais mener pour reprendre Godri’s Hall et le bourg attendant, suspendu à la réaction du vieux sage. Lord Marpheux écouta avec attention ce que je lui disais, et cela me flattait. D’un autre côté, je me doutais bien que si c’était stupide, il ne manquerait pas de me le faire savoir. Il commença par rebondir sur le fait que l’idée d’impressionner l’adversaire par le nombre. Il avait toutefois raison sur les limites du plan, s’il fallait intimider 50 hommes ou 500 ce n’était clairement pas pareil, mais je doutais très sincèrement qu’il y ai plus de quelques dizaines d’hommes. A quel espoir se raccrocheraient-ils autrement?


Je pesais le pour et le contre de ce que Marpheux avançait. Il avait raison sur la position, et Godric’s Hall, modeste par sa taille, était sise sur un mont escarpé très difficile d’accès. Il était facile d’y défendre, même s’il était loin d’être impossible de la prendre d’assaut par la modestie de ses murs il fallait quand même passer le bourg tout en pentes, sous le feu de tireurs qui n’auraient pas de vue bien dégagée, mais qui auraient tout de même une bonne portée de terrain clair avant d’arriver au pied des murs. J’hésitais… Parce que j’avais conscience des implications de ce que j’allais dire.




| S’ils nous abandonnent les murs, alors ils sont perdus. Parce que le manoir est renforcé de boiseries pour en étayer les balafres du dernier siège que nous avons subi, lors des assauts du Bief. Il sera facile de les menacer d’y ficher le feu. Ca ferait disparaître ma maison, mais ils seraient tous rapidement tués, ou forcés de se jeter sur nous. Il y a bien deux poternes, une qui donne sur un tunnel à flanc de mont dans les roches, mais on ne saura jamais y passer en nombre. C’est par là que je me suis enfui avec ma cousine, mais la porte ne se ferme que de l’intérieur ; ils sont forcément tombés dessus après mon départ. Il y a aussi une porte par-dessus le soupirail à bois de chauffage, cachée derrière une arche de pierre. Mais elle doit être surveillée. |



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MessageSujet: Re: Finissons ensemble ce que j'ai commencé seul [Tour VII - Terminé]   Finissons ensemble ce que j'ai commencé seul [Tour VII - Terminé] EmptyMar 20 Aoû - 23:27

Edwin grimaça, le jeune Seigneur bégayait encore. Difficile de lutter contre sa propre nature n'est-il pas ? Pourtant le Potter semblait avoir de la bonne volonté. Le seigneur de Cendremarc peinait à cacher son agacement devant un jeune homme aussi peu sur de lui. Il n'était probablement pas fait pour commander, mieux valait espérer qu'il réussisse malgré tout à diriger ses hommes sans trop d'accroc. De ce qu'il avait compris c'était plus une formalité qu'un vrai combat. Mais si le Seigneur de Godric's Hall n'apprenait pas à être plus... Fort, strict, ferme ou tant d'autres termes, il y avait fort à parier qu'il finisse par se montrer inutile au royaume. Triste constat pour un si jeune homme. Enfin, il était peut-être un peu tôt pour en décider. Toujours est-il qu'il ne souhaitait pas mourir. Tant mieux. Le Seigneur de Cendremarc se garda de faire des remarques encore sur le manque de confiance en soit du Potter. Au lieu de cela il porta à nouveau son regard sur la petite troupe qui allait les accompagner. Un vent de nostalgie manquait presque de le prendre. Cela faisait des années qu'il n'avait pas eu tel rassemblement de soldats devant lui. Depuis la guerre en fait. Il fallait bien admettre... Par les sept cela lui avait manqué. Edwin n'avait jamais vraiment été fait pour la vie de château, il préférait mille fois le camp militaire à sa chambre. C'était un homme de guerre et aucun environnement ne pouvait lui convenir plus que celui dans lequel on est entouré d'hommes d'armes. Il ne manquait qu'un vieux Lion hurlant ses ordres avec fureur pour qu'il revoie le paysage d'antan. Sauf qu'aujourd'hui le Lion couronné n'était pas vraiment capable de donner des ordres. Et il ne l'avait jamais été. Étrangement malgré les victoires de Loren durant la guerre contre le Bief Edwin ne lui avait jamais donné crédit pour cela. Il avait toujours en tête les multiples reproches du défunt Roi à son fils. Impossible de s'en séparer, surtout pour un vieil homme comme Edwin, adulant l'ancien Souverain de l'Ouest.

Tandis que les hommes à la bannière du lion avançait, rangeaient, se préparaient, entretenaient, les généraux discutaient stratégie, tactique, intérêt... Le bruit lointain des armes en train d'êtres affûtées, des armures en train d'être préparées et des hommes se préparant offrit un maigre lot de consolation au Lion. Le Potter commandait, il espérait juste que le jeune homme se découvre une certaine assurance avant que ne débute les échanges à Godric's Hall. Le prince avait bien insisté. Edwin ne devait pas commander l'armée. Mais si un gamin peureux venait à demander la reddition des brigands, cela n'aurait pas vraiment de crédibilité. Le jeune Potter continua à décrire un peu sa demeure. De ce que pouvait en comprendre Edwin la place n'était pas la plus solide. Les murs du manoir étaient renforcé par du bois qui pouvait aisément prendre feu. Le Potter évoqua également quelques autres passages, mais qui devaient être connus et surveillés. Vu les dommages causés par le Bief il y a 20 ans, la chute des murs signifiait la chute du château. Ainsi soit-il, il était peu probable d'une cinquantaine d'homme ne tienne les murs d'enceinte contre un ennemi dix fois plus nombreux. En espérant simplement que les pertes ne soient pas trop élevées avant d'arriver aux murs.

« Si bataille il y a lieu Lord Potter. Où pensez-vous vous mettre ? »


La question du vieux général était simple, pour lui la réponse aussi. Certains commandants préfèrent mener leurs soldats depuis l'avant, à leurs risques et périls. Même si le jeune Potter avait une expérience, aussi mineure soit-elle, au combat le Cornelion ne lui accordait pas vraiment sa confiance sur ce point. Il serait bien embêtant que le jeune Seigneur soit tué durant la reprise de son domaine. Ceci dit, si les hommes en face n'étaient que des brigands, il pourrait probablement gagner un combat et les hommes apprécient toujours d'avoir à leurs côté le général. Le vieux général fit quelques pas.

« Cela étant, nous avons de la route à faire. Pour quand prévoyez-vous le départ ? »

Edwin n'avait jamais été quelqu'un de patient, plus vite ils partiront plus vite cet incident sera reglé.


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MessageSujet: Re: Finissons ensemble ce que j'ai commencé seul [Tour VII - Terminé]   Finissons ensemble ce que j'ai commencé seul [Tour VII - Terminé] EmptyJeu 22 Aoû - 19:37

Je commençais à constater que le vieux héros de guerre avait quelques gestes d’impatience. Je ne savais pas si c’était mon attitude ou mes mots qui semblaient l’agacer quelque peu, mais je me doutais bien que pareille réaction ne devait pas être totalement anodine. Il y avait forcément quelque chose chez moi qui provoquait ça. Il ne fallait sans doute pas chercher bien loin… J’avais bien conscience que rougir pouvait provoquer l’hilarité de mes comparses, qu’ils soient jeunes ou vieux beaucoup avaient sauté sur l’occasion pour se payer une tranche de bon temps à mes dépends quand je rougissais devant une jeune femme avenante, par exemple, comme celles qui servaient dans les tavernes de Port-Lannis. Forcément, Lord Marpheux ne semblait pas être le genre d’homme à rire de ce type de mésaventure, il semblait plutôt être le genre à ne pas mâcher ses mots si l’impudence dépassait le sérieux attendu dans ce genre de situation. Forcément, en venir à ces conclusions me fit déglutir. Et rougir un peu plus, mais je me reprenais assez vite. Je fronçais les sourcils, j’essayais de me redonner par la même occasion une certaine contenance. Je devais être meilleur.


Lord Marpheux ne s’était pas appesanti sur mes réactions, et je lui en étais reconnaissant. Je sentais toutefois que je me trouvais en quelque sorte sur la corde raide, et que je risquais bien de me prendre un petit soufflon dans les bronches si je continuais sur cette voie. Nous passions donc les troupes en revue, même s’il s’agissait plus de les jauger de loin que de les regarder défiler. C’était assez source d’enseignements, finalement. Pour moi qui n’avait pas l’habitude de la guerre, la troupe semblait fort aguerrie pour la bataille. Je savais qu’il n’en était rien, la plupart étaient des bleus, comme moi, car le pays avait vécu en paix un sacré paquet d’années, et les gueux de la génération de Lord Marpheux étaient déjà rompus par leur labeur de paysan ou d’artisan, voire déjà morts. Quel âge avait-il au juste ? Je n’aurais jamais cru devoir faire la guerre avec un ancêtre pour mentor, mais d’un autre côté, je m’en sentais profondément honoré. L’homme était de grande renommée. Bien plus grande que celle à laquelle j’aspirais.


Je savais combien c’était précieux d’avoir cet espèce de vieux tigre avec moi.


J’avais cessé de rougir quand le vieil homme me demanda ma place en cas de bataille. Je pris le temps de réfléchir, et de lui répondre, regard balayant le cirque de tentes étalé sous nos yeux.



| Il n’y a rien à diriger depuis l’arrière, en dehors des poternes dont je me suis ouvert du secret -relatif – devant vous, il n’y a pas d’échappatoire. Je suis le seigneur en droit de ces lieux. Pour la mémoire de mon père, de mes frères, de tous les gens qui sont morts, je me devrais d’être à l’avant. |


Je coulais un regard gêné dans sa direction, ne sachant pas trop comment aborder le sujet, mais j’étais fier de me rendre compte que cette fois je ne rougissais pas ; l’inquiétude était sincère, et c’était à moi de prendre les commandes.


| Et vous, Messire ? Non pas que je doute de vos compétences, mais Godric’s Hall est très escarpé… Et euh, je... |


Je m’éclaircissais la gorge. Pour le reste, c’était vraiment plus facile.


| Dès que nous en aurons fini, nous pourrons ordonner le départ. Il n’y a pas de chevaliers qui nous accompagnent, la troupe n’a que peu d’effets et les vivres sont déjà préparés. Si mon plan vous agréé, monseigneur, alors nous pouvons nous mettre en marche. Avec cette troupe et les cavaliers en avant, nous pourrons vite progresser, mais la neige risque de nous ralentir. Peut être cinq jours... |



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MessageSujet: Re: Finissons ensemble ce que j'ai commencé seul [Tour VII - Terminé]   Finissons ensemble ce que j'ai commencé seul [Tour VII - Terminé] EmptyJeu 22 Aoû - 21:55

Si Lord Marpheux semblait avoir perdu un peu patience, il se demandait toujours comment finirait cette escarmouche. Pour le moment il se trouvait un peu agacé de voir le jeune homme peiner à s'exprimer et à s'imposer. Pour le vieux général il fallait espérer qu'il change. Sinon le résultat de cet escarmouche était incertain, tout comme l'impression du Cornelion. Edwin n'appréciait pas vraiment de voir un commandant peiner à s'imposer, si en plus il finissait par ne pas changer sa façon d'être il est fort probable que le Seigneur de Cendremarc finirait par devenir plus directe. Il éviterait devant les hommes et préférait éviter simplement. Mais le tempérament peu patient du vieux général était difficilement possible à contenir. En y repensant Edwin ne connaissait pas vraiment la nouvelle génération, il se perdit à espérer que les autres jeunes chevaliers ne partagent pas ce trait de timidité. Pour autant il n'était pas mieux d'avoir des jeunes chevaliers plein de panache et d'audace mal placée. Il manquait plus qu'ils tombent de le moindre piège d'un vieux loup rusé. Au moins ce gamin ne serait pas trop difficile à manœuvrer, faute de réel talent au commandement. Le Vieux Général chassa ces pensées de sa tête, il jugerait définitivement sur le retour de Godric's Hall. Pour le moment le Potter lui annonçait préférer diriger depuis l'avant ligne. Question de devoir et d'honneur. Décisions peu sage. Mais compréhensible. Espérons juste qu'il soit vraiment meilleur avec l'épée qu'avec le verbe. Edwin hocha la tête. La prochaine remarque du jeune garnement manqua de l’irriter. Il souhaitait savoir ou allait se placer le vieillard, sous-entendant qu'il n'était pas sur que celui-ci tienne le rythme sur les chemins escarpés. Finalement, la première irritation passée, Edwin gratifia le jeune homme d'un rire difficilement contenu. Etrangement cette réputation qu'on pouvait lui prêter de vieillard presque sénile était quelque peu amusante. Il s'imaginait déjà faire retomber de hauts ces jeunes seigneurs s'imaginant capable de faire tomber le Cornelion.

« Ne vous en faites pas pour moi Lord Potter. Je sais toujours manier mon épée, probablement mieux que ces freluquets tenant votre demeure. »


Le vieil homme n'alla pas plus loin, il tenait une relativement haute estime son talent épée en main. Cependant il était vrai que l'âge ne l'arrangeait pas. Il avait perdu en force, en rapidité et en endurance. Il compensait autant que possible par la ruse et la technicité. Il était jadis un guerrier réputé dans les mêlées, bien que moins bon cavalier. Aujourd'hui il n'était plus le même, pourtant il était sur de lui en cas de duel, peu de chevalier arrogants pourraient le vaincre en duel. Probablement Ser Crakehall, après tout il l'a entraîné lui-même, mais il se voyait difficilement perdre contre beaucoup d'autres personnes. Il était plutôt fier de son état physique pour son âge, les séances d'entraînement avec le maître d'arme aidaient probablement à le garder en bonne santé.

« Dans tous les cas, vous êtes commandant Lord Potter. Je serais ou vous préférez que je sois, vous donnez les ordres. »

Cela fait, le jeune seigneur expliqua que l'essentiel des préparatifs était fait. Si le Marpheux n'avait rien de plus à ajouter, alors peut-être pouvaient-ils prendre la route. Le Seigneur de Godric's Hall estimait à environ 5 jours de marches la route jusqu'à Godric's Hall, en comptant les désagréments causés par la neige. Edwin laissa quelques secondes planées, réfléchissant. Il n'avait guère plus à préparer que cela, après tout il ne devait que seconder le seigneur de Godric's Hall. Il finit par acquiescer.

« Très bien alors, mettons nous en route. »


Inutile d'accompagner le départ de quelque prière, Edwin n'était pas le plus pieux des hommes et encore moins un grand pratiquant. Il avait plus fois en ses bras qu'en ses dieux. Après tout, jamais encore n'avait-il vu un dieu venir trancher un ennemi en deux. Une fois le cheval prêt le Seigneur de la maison Marpheux grimpa sur son destrier. Certes ils ne sont pas son domaine préféré au combat, mais pour les longues routes rien ne vaut un bon canasson. Il jeta un coup d’œil vers le seigneur de Godric's Hall, puis vers la troupe derrière eux. Peu de véritables guerriers derrière, hormis quelques vétéran. Il esquissa un bref sourire, une troupe à l'image des commandants.

« Dès que vous le souhaitez Lord Potter. »


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MessageSujet: Re: Finissons ensemble ce que j'ai commencé seul [Tour VII - Terminé]   Finissons ensemble ce que j'ai commencé seul [Tour VII - Terminé] EmptyDim 25 Aoû - 15:59

Cinq jours à attendre. Alors, nous saurons. Nous saurons beaucoup de choses. Qui avait souffert et qui avait pactisé avec l’occupant. Qui avait tenu la maison et qui au contraire, avait fait une espèce de résistance passive. Dans tous les cas, j’en apprendrais sans doute autant sur moi-même que sur la situation. J’avais hâte, mais d’un autre côté, je n’étais pas non plus très curieux de savoir ce que je valais vraiment. Peur sans doute de devoir être déçu, de ne pas être à la hauteur de ce qu’on attendait de moi ou de l’aide que l’on m’avait apportée. Dans tous les cas je n’avais plus le choix. J’étais au pied du mur, et je me devais bien d’être à la hauteur. Je n’avais plus le choix. Pour moi comme pour le trône, car si l’aide que les Lannister m’avait apportée n’était pas récompensée d’un succès, les conséquences pouvaient être gravissimes. Je n’avais donc pas le droit d’échouer. Le doute n’était pas permis quand les forces étaient aussi nombreuses que celles dont je disposais, et je ne parlais pas seulement du nombre d’hommes, mais aussi de Lord Marpheux. Certes, la promenade de santé à laquelle je m’attendais était peut être déjà galvaudée par l’esprit de résistance de mercenaires et de ce genre d’engeance, mais je ne me voyais pas échouer pour beaucoup de raisons.


L’homme me dit de ne pas m’inquiéter, et qu’il savait sans doute encore mieux utiliser son épée que les soldats qui tenaient toujours Godric’s Hall.



| Je n’en doute pas. |


Mais sans doute paraissais-je un rien en manque de conviction, car même si j’essayais de me montrer confiant et poli il me semblait assez clair qu’il n’y avait que peu de chance qu’un homme de son âge puisse physiquement rivaliser avec des types qui en auraient deux à trois fois moins ; le maiutre d’armes du Roi ne disait-il pas que les meilleures années d’un guerrier étaient avant ses trente ans, car articulations, souffle et muscles n’étaient plus les mêmes en vieillissant ? Je ne m’y connaissais sans doute pas encore assez. Quoiqu’il en soit, je me sentais relativement responsable du sort du vieux chevalier, compte tenu du fait qu’il n’avait pas pris le commandement mais se retrouvait malgré tout dans l’armée que j’allais mener. Je hochais simplement la tête en guise d’acquiescement.


| Allons y, alors. |



Nous nous séparâmes un moment pour que je puisse relayer aux capitaines les ordres de départ, ainsi qu’aux quelques sergents présents. Arborant pour l’essentiel le tabard Lannister, j’entendais tout de même dans la masse quelques accents, notamment Fléaufort. Il était assez clair que nous ne pouvions pas compter, ici, si loin de nos foyers, sur quelques épées de commerçants Potter éloignés de leur foyer. Qu’importe. Je finis par rejoindre le vieux Marpheux en tête de colonne, une fois troupes rassemblées, tentes et matériels rangés, et vivres emportés. Je levais le point, avant de l’abaisser.


| En marche | opinais-je à l’invitation du vieux soldat, les capitaines se mettant alors à relayer mon ordre.


En route pour mon destin.



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Finissons ensemble ce que j'ai commencé seul [Tour VII - Terminé]
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