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Une nouvelle manière de faire connaissance
MessageSujet: Une nouvelle manière de faire connaissance   Une nouvelle manière de faire connaissance EmptyVen 28 Juin - 22:00

Je me laissais tomber dans un fauteuil et essuyais le sang qui me coulais du nez avant de me lever à nouveau en grondant. J’ôtais maladroitement ma chemise en gardant autant que possible mon bras droit replié contre moi. Je jetais un paquet de lettre sur la table en gémissant de douleur. Sur tout mon bras droit j’avais des coupures de poignards. Fais chier… Le sang goûtait sur le sol et j’avais une sale plaie sur le torse… Les marchands de Dorne n’aimaient pas la concurrence, clairement pas. Je soufflais entre mes doigts et la douleur lancinante de mon crâne ne m’aidait pas… J’avais mal partout, se faire rouer de coups… J’avais réussi à rentrer discrètement, pas question de faire échouer des négociations avec Mereth et Dorne. Personne ne devait savoir ça. J’avais juré à lord Belmord… Je ne ferais rien… Les lettres étaient tachées de sang, j’en connaissais le contenu et j’y avais déjà répondu, je les saisis pour les mettre dans un brasero sans attendre.

Je déchirais avec les dents ma chemise en tissu fin pour improviser un bandage comme je le pouvais. Valkiaz n’était pas là tout comme Mereth, tant mieux. J’ignorais même où était mon épouse, et je m’en fichais même, elle faisait ce qu’elle voulait de sa vie, elle était libre. Du moment qu’elle ne partait pas tout de suite je ne sais où… Enfin… Pour l’instant mes blessures. Je sentis mon mal de tête s’intensifier. La salle tangua autour de moi et mes jambes se dérobèrent sous moi, je tombais à genoux et fermais les yeux. La… Je me redressais en prenant appuie sur le bureau en attrapant le reste des bandages pour tenter de les enrouler autour de mon bras. Merde. J’entendis des pas venir et la poignée de la porte tourner. Je me glissais à pas vif derrière le paravent avant de jurer en voyant le sang laissé sur le bureau. Merde… Qui était là ? Je sentis à nouveau le sol tanguer sous moi et je perdis l’équilibre, le vasque d’eau tomba au sol et rependit son contenu par terre. Je portais mes mains à mon crâne tant la douleur était intense.
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MessageSujet: Re: Une nouvelle manière de faire connaissance   Une nouvelle manière de faire connaissance EmptySam 29 Juin - 14:40

Elle se pavanait entre les étals d’une allée étroite de Lancehélion, à la quête de quelque affaire qui pût lui être utile par la suite. Les marchands – curieux personnages à l’air peu fiables – vendaient de tout et, s’ils juraient que leurs produits leur revenaient de droit, il était clair qu’ils mentaient. Néanmoins, Azhana trouvait avec intérêt des choses qu’elle eût voulu acheter : des vêtements plus aisés pour la marche (dont certains avaient sans doute dû être destinés à l’origine à des garçons adolescents), des objets pratiques tels des bourses ou autres, et… des armes. Des armes, oui, c’était de cela dont Azhana avait le plus besoin.
Hélas, vulgairement parlant, les trois sous dont elle disposait ne lui permettaient pas de s’offrir grand-chose.
Valarr devait posséder beaucoup, cela se voyait à l’opulence de sa maison, de ses vins – apparemment exquis – que son négociant de mari buvait si souvent ; il était probable que si la jeune femme demandait à son époux de partager un peu de ses ressources, celui-là serait d’accord. Néanmoins, à défaut de ne rien vouloir lui offrir en retour, et sachant qu’elle allait le quitter, Azhana ne voulait à aucun égard établir d’engagements, de liens qui l’auraient rendu redevable, dépendante. Dépendante, elle se le sentait déjà suffisamment par rapport au voyage qu’elle souhaitait entreprendre au plus vite, et dont le départ relevait de la seule volonté de Lord Mereth Baelish, cet homme que Valarr désignait comme un « ami » même si toute la manière dont il s’exprimait à son égard démontrait quelqu’un d’autre qu’un ami.
À ce propos, l’attente du départ lui était insupportable, à Azhana. Cette dernière avait beau prévoir pour ses journées des séances d’entraînements, et ce genre de balades au marché en vue de préparer son escapade, elle s’ennuyait quand même beaucoup. Dans ces moments qu’elle passait seule, elle était saisie de caprices. Elle s’énervait et pestait contre tout le monde, et il était fortuit que personne ne l’entendît. Elle maudissait parfois son mari, qui avait un train de vie aux antipodes du sien, même si, au fond d’elle, Azhana devait l’apprécier (et c’était d’ailleurs la raison pour laquelle elle se permettait de s’énerver autant contre lui).
À propos de sa vie conjugale, rien n’avait beaucoup changé dans sa relation avec Valarr depuis le mariage. Azhana était tout aussi distante et capricieuse à l’égard de son mari qui, quant à lui, était toujours aussi pacifique. Il semblait qu’une sorte de routine s’était installée. Loin d’être une relation dont on aurait rêvé, celle-là avait le mérite d’assurer une certaine coexistence entre le marchand et la jeune fille fougueuse.

Revenant du marché, Azhana rentra à la maison. Elle s’était sentie d’abord triste de n’avoir rien pu acheter, bien qu’elle l’eût voulu ; cette tristesse, elle l’avait transformée en courroux ; elle savait mieux gérer sa colère, qu’elle pouvait user par son agressivité, plutôt que la tristesse, qui la rendait dépourvue de tout. Poussant la porte de la maison, elle n’avait aucune intention de voir du monde, et elle s’apprêtait à s’isoler dans un coin aussitôt.
Elle n’eut à faire qu’un pas à l’intérieur de la maison pour que sa sandale glissât sur le sol et manqua de la faire tomber. Azhana soupira, maudissant le désordre dans la maison et cette flaque d’eau qui l’avait fait glisser, car il avait s’agit clairement d’une flaque. Néanmoins, retirant son pied d’une chose qui était plus visqueuse que l’eau et collante d’une façon purement reconnaissable, Azhana comprit que ce qui était répandu par terre était ni plus ni moins que du sang, et non de l’eau. Ses yeux s’habituant à l’obscurité de l’intérieur, contrastant avec la lumière aveuglante du jour de dehors, elle remarqua que c’étaient des traînées entières qui s’étalaient dans la salle, et menaient derrière le paravent.
Ni une ni deux, Azhana s’empara de son couteau caché au niveau de sa cuisse, à l’instant même où un bruit de fracas surgit du fond de la salle, du paravent. Fallût-il fuir ou découvrir qui était l’auteur de ce crime, Azhana ne s’en posât pas même la question. Elle s’avança furtivement le long des marques rouges au sol, sans se laisser impressionner par leur quantité et sans se laisser envahir par la crainte que connaissait pourtant son cœur qui tambourinait contre sa poitrine. Parvenue au niveau du paravent, alors que plus rien n’avait bougé jusque-là, la femme saisit l’objet en question, et le rejeta aussi loin qu’elle le put, tout en ne prêtant attention plus qu’au trouble-paix qui devait se trouver derrière ; elle salua l’individu en pointant son couteau en sa direction.
Elle fut d’abord surprise par ce qu’elle découvrit car il ne s’agissait pas de la personne à laquelle elle s’était attendue. Azhana fut envahie d’une incompréhension, puis, seulement après, elle perçut l’horreur de la situation.
Valarr se trouvait à terre, dans un état de conscience allégée. Il gisait, plein de sang étalé sur son torse nu tailladé, au milieu d’une flaque d’eau rosie, qui provenait de la vasque d’eau à laquelle l’homme avait dû se rattraper avant de la faire se renverser.
Un sentiment bizarre saisit la jeune femme. Elle se sentait, d’une part, rassurée qu’il n’y avait pas de danger apparent pour elle, et qu’il ne s’agissait pas d’un criminel dans l’appartement, mais, d’autre part, elle voyait son époux comme s’il était mort ou allait mourir. Il dut y avoir un long instant où elle était restée devant le blessé sans bouger.
Ce fut seulement quand elle vit l’homme gesticuler, qu’elle revint à ses esprits. Il n’était pas mort, pas encore.
Elle se souvint du fait que le danger pouvait être présent, et que le ravisseur pouvait peut-être se trouver encore dans la maison. Azhana passa la paume de sa main sur le visage finement rasé de l’homme, et ce fut la première fois qu’elle le toucha réellement, et, dirigeant la tête de son mari pour que celui-ci la reconnût, elle lui dit d’une voix basse :
« Votre agresseur est-il dans la maison ? »
Elle souhaitait s’assurer d’abord qu’elle ne courrait aucun danger avant d’entreprendre toute autre mesure.
Azhana zo Taraq
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MessageSujet: Re: Une nouvelle manière de faire connaissance   Une nouvelle manière de faire connaissance EmptySam 29 Juin - 22:49

Je sentais ma conscience vaciller au rythme des pulsations de douleur dans mon crâne. J’avais l’impression que tous les os de mon crâne étaient lentement broyés par une épaisse cage en fer. Je n’en pouvais plus. Je sentis une main me retourner et je mis une longue seconde à reconnaître la jeune femme penchée sur moi. Azhana. C’était mon épouse. Merde… Il ne fallait pas qu’elle me vît. Je sentis sa main sur ma joue et j’eus du mal à soutenir son regard, j’avais trop mal à la tête et un peu partout pour arriver à me concentrer quelques secondes. La maison ? Mon agresseur ? Je tendis la main pour tenter vaguement de lui cacher les yeux. Pitoyable.

« Non… il n’y a personne…Ne regardez pas… Il ne fait pas qu’on sache que je suis blessé… pas de trace… »

C’était difficile pour moi, la pièce tournait autour de moi, mais je luttais pour sortir des bras d’Azhana pour tenter de lui épargner ce spectacle… Mais si elle voulait absolument aider… Il y avait bien une tâche qu’elle pouvait faire pour m’aider un peu. Je m’appuyais dans la flaque d’eau en tenant ma tête avec mes deux mains.

« Les traces de sang… Dehors… avant la chambre… Pouvez-vous les effacer… Personne ne doit connaître ce qu’il s’est passé… »

Même pas elle… Je grondais de douleur en rampant presque pour m’éloigner d’elle presque de peur de la salir. Cette douleur dans mon crâne ! Chaque mouvement était une torture. Encore plus que les douleurs des blessures physiques… Mes migraines étaient trop violentes pour que je puisse les supporter longtemps et mon équilibre en pâtissait… Mais il fallait que je panse les blessures. Mes mains tremblaient alors que je réajustais les bandages improvisés avec toute la difficulté du monde. Il fallait juste que cette douleur cesse… Et ensuite tout irait mieux… J’en étais sûr.
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MessageSujet: Re: Une nouvelle manière de faire connaissance   Une nouvelle manière de faire connaissance EmptyMer 3 Juil - 18:55

Pour une fois, son mari, d’accoutumée élégant parmi les plus élégants de la ville, était pitoyable. Il souffrait, cela se voyait. Lui, qui, d’habitude, pesait ses mots si habilement, disait des paroles insensées.
Il avait tendu sa main plein de sang vers le visage d’Azhana, sans doute pour lui ôter la vue de ce triste spectacle. La jeune femme s’était reculée, et avait rabattu la main de l’homme vers son buste, même si cela lui valut de récupérer, sur sa paume, un peu de sang du blessé.
Valarr priait Azhana de ne rien regarder de tout cela, seulement de nettoyer toute trace dans la maison pour que personne ne sût ce qui s’était passé.
Azhana resta muette, dans un premier temps. Elle observa Valarr, faisant abstraction de son comportement maladif, et prêtant une attention particulière aux blessures, en cherchant celles qui étaient les plus graves. Sur son torse se trouvait une entaille qui devait être profonde, car tout en son long s’accumulait du sang en grande quantité.
« Je n’aurais pas le temps de nettoyer le sang, au rythme où vous le perdez… », commenta-t-elle tragiquement d’une voix basse.
Elle ne savait comment réagir face à son époux qui, lui semblait-il, était en train de mourir devant elle.
« … et je ne saurais pas cacher à tout le monde votre mort », ajouta-t-elle.
Valarr s’éloignait en rampant comme s’il voulait préserver la jeune femme ; il n’y pouvait plus rien – Azhana assistait déjà à son massacre.
De ses mains tremblantes, l’homme essayait de réajuster ses bandages primitifs qu’il s’était mis au bras. Après l’avoir vu faire un instant, Azhana comprit que les bandages, imbibés de sang, n’allaient être que moins utiles, compte tenu de la façon dont il était en train de les ajuster.
Tout-à-coup, de ses deux mains, la jeune femme alla chercher dans ses cheveux – puis le détacher – son bandeau, celui-là même que lui avait offert Valarr. Elle l’avait beaucoup porté ses derniers temps. Il s’agissait d’un objet de couture bien élaborée, qui avait des propriétés élastiques dont la jeune femme avait l’intention de se servir.
Elle se mit à genoux devant le blessé, puis retira la main tremblante de son mari qui essayait d’ajuster les bandages, puis elle sacrifia son bandeau, le laissant tremper dans le sang, afin de le serrer en haut de son bras. Elle le serra fort, le plus fort qu’elle le put, sans se soucier de la douceur que l’on devait témoigner à un blessé ; elle voulait couper l’irrigation du sang, et cela s’avéra marcher quelques instants plus tard.
Ensuite, Azhana se redressa. Elle observa encore son mari, et remarqua cette plaie qui lui sembla gigantesque, mortelle, au niveau du ventre. Assis contre le mur comme Valarr se trouvait, il était probable que cela n’aidât pas à arrêter l’écoulement du sang.
« Votre blessure, au ventre… Elle va vous tuer », dit-elle d’un ton tout aussi tragique et froid que précédemment.
Oh, elle se doutât bien de ce qu’elle devait faire, Zhalia lui avait déjà indiqué comment agir dans le cas d’une telle blessure profonde. Toutefois, jamais Azhana ne l’avait pratiqué. Elle le craignait. Elle le craignait pour son mari, mais également pour elle-même, car grandes étaient les chances qu’elle ne parvînt pas à le sauver, et elle pensa alors que c’est elle qui allait être accusée en premier lieu du meurtre du marchand. Il y eut un moment où l’idée de s’enfuir lui traversa l’esprit, instant où le sang sur le torse du blessé ne fit que s’écouler davantage. Voyant tout le sang qu’il y avait sur Valarr, par terre et sur elle, désormais, elle fut prise d’une panique soudaine. Azhana se sentait tiraillée par le devoir de venir en secours à l’homme et sa propre peur d’intervenir sur la blessure grave.
« Je ne peux pas vous aider ! s’exclama-t-elle, et l’on aurait dit qu’elle le faisait sur un ton de reproche à l’égard de Valarr, tandis qu’elle était en train de reculer vers la porte de sortie. Si personne ne ferme votre blessure, vous allez mourir ! Appelez quelqu’un pour vous aider si vous le voulez, mais, Moi, je ne veux pas voir ça ! »
C’était absurde car il n’y avait personne à la maison, et, à part le voisinage inconnu, auquel Valarr ne voulait vraisemblablement pas se montrer dans cet état, personne dans les environs non plus.
Azhana quant à elle, en colère contre toute cette situation et elle-même, voulait s’en aller, s’enfuir ; fermer les yeux et ne pas être mêlée à cette histoire, sans même vouloir connaître les circonstances de l’attaque qui allait valoir la mort de son mari. Elle sortit dehors, sous le soleil de Dorne, dans ses élégants vêtements qui étaient désormais souillés par le sang. Elle s’apprêtait à partir mais, faisant un pas dehors, son autre pied la retint. Elle n’arrivait pas à partir, pas de la sorte.

Tu ne peux plus rien pour lui, laisse le mourir et va-t’en, se dit-elle, mais aussi : Tu lui dois bien des choses ; rachète-toi…  essaye au moins…

En colère, dépassée, elle frappa du pied contre le sol, serra fort ses poings, crispa son visage, soupira. Azhana fit demi-tour. À l’intérieur, tout était resté identique, mis à part peut-être le sang sur le torse de Valarr, qui devait s’y trouver en quantité plus importante.
La jeune femme alla s’emparer d’une aiguille à coudre, qui appartenait à l’un des serviteurs de son époux, puis elle revint s’agenouiller près de l’homme qui mourait. De ses mains, qui tremblaient peut-être tout autant que celles du blessé, elle approcha l’aiguille de la blessure. Grande était l’ouverture, et le liquide rouge qui en jaillissait rendait les choses confuses, si bien qu’Azhana ne sût par où commencer. Enfin, la femme se décida de passer l’aiguille à travers la peau de son mari.
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MessageSujet: Re: Une nouvelle manière de faire connaissance   Une nouvelle manière de faire connaissance EmptyJeu 4 Juil - 12:53

Je sentais le sang couler sur mon torse, je savais à quoi je ressemblais et savais aussi que la blessure était moins grave qu’elle n’y paraissait. Je n’allais pas mourir pour si peu, je savais où elle était située et qu’elle avait surtout tranché dans du muscle. Pas d’organes internes, c’était déjà ça. J’eus un sourire, un rictus difficile. Le plus dur c’était les blessures de mon bras. Mais mon torse, c’était impressionnant, mais pas si grave que ça. Je ne compris pas pourquoi elle se détachait les cheveux avant qu’elle ne m’entoure le bras avec. Pourquoi ? Il n’y avait pas besoin. Je répondis doucement.

« Je ne vais pas mourir pour… si peu, c’est impressionnant mais pas si grave… »

Je l’observais toujours en luttant contre mon mal de crâne. C’était ça le plus douloureux. Je continuais de respirer en serrant les dents. Je l’observais partir sans bouger. Très bien… Pas grave, je pourrais me débrouiller seul, je trouverais bien un moyen de vivre, je ne laisserais pas Mereth seul. Je plaquais ma main contre mon flanc en continuant de respirer. J’entendis du bruit et elle revient… avant de prendre du fil et une aiguille. Je grondais en sentant l’aiguille traverser ma peau. J’avais compris ce qu’elle faisait.

« Douée aussi dans l’art de guérir… Vous… vous êtes surprenante. »

Je continuais de serrer les dents en l’observant avec attention pendant qu’elle me soignait. J’écoutais avec attention les bruits autour de nous. Personne, encore, tant mieux. J’avais encore besoin d’un peu de temps, il ne fallait pas que ça se sache. Où était Valkiaz… Lui aurait put nous aider et je le savais assez fidèle pour ne rien dire à personne. Même sous la torture. Où était-il donc ? J’avais besoin de lui rapidement ! Il saurait me guérir et garder sa langue… Est-ce qu’elle se tairait ? Est-ce qu’Azhana saurait fermer sa bouche ? Je l’observais avant de demander :

« Est-ce que… vous saurez vous taire ? »

Autant le savoir rapidement. Je ne bougeais pas la laissant me recoudre. La douleur de mon crâne m’interdisait de bouger.
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MessageSujet: Re: Une nouvelle manière de faire connaissance   Une nouvelle manière de faire connaissance EmptyMer 17 Juil - 20:48

Valarr plaisanta sur la réaction exagérée d’Azhana, ce qui déplut à cette dernière. Néanmoins, l’homme plaisanta moins lorsque l’aiguille, menée maladroitement par les doigts de la jeune femme peu agiles en la matière, transperça sa peau. Il fallut faire plus d’une dizaine d’aller-retours avant de recoudre la plaie tant bien que mal.
Au moment où Azhana recousait, qu’elle ne se focalisait que sur la plaie et non sur ses mains rosies du sang de son époux, ce dernier lui demanda si elle allait se taire.
La jeune femme ne lui répondit que lorsqu’elle eut fini ; elle se recula et lui dit :
« À qui donc voulez-vous que je parle ?... »
Elle observa un instant les yeux de son époux. Blessé comme il était, démuni, à la merci d’Azhana, l’homme avait quelque chose d’attirant que la femme n’avait pas remarqué jusque-là.
Ce sentiment s’envola prestement, lorsqu’un bruit d’agitation survint de l’extérieur de la maison, et s’intensifia.  
Soudain, un bruit les surprit, celui d’une porte qui venait d’être fracassée brusquement, la porte d’entrée. Azhana jeta un bref coup d’œil à son époux, avant de se redresser rapidement, et de saisir le couteau qu’elle gardait sous sa robe ; elle ne l’avait jamais sorti devant Valarr.
Des voix masculines, rauques, se firent entendre. On entendit des injures, et de l’agressivité dans leur ton.
Trois hommes se montrèrent, armes à la main. Il devait s’agir des agresseurs de Valarr, car ils ne s’étonnèrent guère de voir l’homme ensanglanté à terre. Néanmoins, ils furent surpris – agréablement, au vu de leurs sourires – de voir Azhana qui se tenait entre eux et son époux, son  couteau à la main pointé dans leur direction.
Ces trois hommes avaient des coutelas bien plus grands que la maigre arme d’Azhana. Toutefois, cela n’empêcha guère la jeune femme de se tenir, les jambes fléchies, le dos droit, immobile, tel un félin sur sa garde.
Un des agresseurs dit aux autres :
« C’est bon, c’est elle, j’la r’connais. »
Azhana observa alors cet homme avec plus d’attention. Elle reconnut le marin qui l’avait agressée quelques jours plus tôt, celui qui avait défendu le capitaine qu’Azhana avait cogné.
L’homme adressa un signe de tête aux autres, en semblant montrer le fond de la pièce, où se tenaient Valarr et Azhana, puis ils s’avancèrent tous trois vers ces derniers. Azhana posa fermement le pied pour s’interposer entre eux et Valarr, et les considéra d’un air courroucé. Pas une once de peur ne fut lisible dans ses yeux.
Un des hommes s’arrêta, rangea son épée, et s’approcha d’elle doucement :
« Viens avec nous, ma mignonne, et il ne t’arriv’a rien.
Allez-vous-en, laissez-nous tranquilles, répondit Azhana, la mâchoire serrée.
— Le cap’taine m’envoie te faire dire que le navire est prêt et qu’il n’manque que toi pour partir. »
Il suffisait de voir l’air du marin pour comprendre que tout cela n’était qu’ironie et qu’il était inutile de répondre.
L’homme s’avança d’un air confiant et, au moment où il fut près de la femme et qu’il avança son bras pour la saisir, s’étant attendu à un coup de couteau de la part d’Azhana, il attrapa fermement la main de cette dernière.
Azhana avait beau se démener, essayer de donner des coups de pieds ou de mordre le marin, elle ne sut se défaire de l’emprise. Mais elle était suffisamment tenace pour que l’on n’arrivât pas à la déplacer.
L’homme auquel Azhana avait déjà eu affaire, s’approcha d’elle, et lui accola le même coup au ventre que celui qu’il lui avait déjà porté la première fois. Azhana expira tout l’air de ses poumons et des larmes lui parvinrent aussitôt à ses yeux. Le choc avait été énorme et extrêmement douloureux. Il l’avait même été encore plus car, à ce moment, Azhana avait senti en elle un craquement qu’elle comprit comme étant une ou plusieurs de ses côtes. Elle posa un genou à terre et leva ses yeux un instant vers Valarr, mais le gaillard qui la tenait par les bras la releva, fébrile. Ils lui enfilèrent un sac de toile sur la tête, lui ligotèrent les mains, et la conduisirent dehors. Le dernier des marins à sortir s’arrêta sur le pas de la porte et, se tournant vers Valarr, il lui dit :
« Le cap’taine me fait dire que, pour s’excuser de l’aut’ fois, il propose un voyage en mer à votre femme, lady Irrohrin. »
Il ricana puis il s’en alla.
Tout avait été préparé pour l’enlèvement d’Azhana depuis des jours. À peine les trois marins revinrent avec la jeune femme sur le navire, que l’on mit les voiles.
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MessageSujet: Re: Une nouvelle manière de faire connaissance   Une nouvelle manière de faire connaissance EmptyJeu 18 Juil - 9:28

Je serrais les dents face au traitement d’Azhana, peu agréable même si c’était pour mon bien, je le savais. J’eus une grimace de sourire et soutiens de regard quand elle me demanda à qui elle pouvait bien en parler.

« Mereth… ou Valkiaz… Je ne sais… »

De l’agitation reprit et je fronçais les sourcils en voyant de l’agitation revenir. Je luttais pour me redresser sans détruire le travail de mon épouse. La porte… Impossible de cacher ça à Mereth ou Valkaiz, j’allais devoir donner des explications… Mais elle était armée… Je notais cela sans rien dire, ne jamais la toucher sans son autorisation. Je restais à lutter pour me redresser, peu concluant et les trois hommes vinrent et je les reconnus tout de suite. Le capitaine du navire. C’était Azhana qu’il voulait ? Oui… Ils la voulaient elle et j’étais incapable de lui apporter le moindre soutien. Je tentais de retenir l’homme, mais d’un coup de pied en pleins visage il me repoussa. Je tendis la main pour tenter vaguement de retenir Azhana… Et on me l’arracha sous mes yeux. Je rampais vers la sortie, mais beaucoup trop lentement pour réussir à faire quelque chose… Je sentis les larmes me monter aux yeux. Putain !

Valkiaz entra en courant et m’aida en m’écoutant raconter des propos légèrement décousus. Il me hissa sur son épaule et me coucha avec toute la délicatesse du monde avant de finir de me soigner en prenant note de tout ce que je disais. Il finit de me soigner et de nettoyer la pièce puisqu’il ne pouvait prévenir Mereth maintenant : il n’était pas là et j’ignorais où il était. Mon bras droit me fit boire longuement avant de me donner un doigt de lait de pavot pour m’endormir avant de veiller en attendant que Mereth revienne pour lui rapporter toute la situation. Reverrais-je Azhana ?
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MessageSujet: Re: Une nouvelle manière de faire connaissance   Une nouvelle manière de faire connaissance Empty

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