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La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé]
MessageSujet: La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé]   La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé] EmptyJeu 7 Mar - 22:21

La belle et la bête.ft. Alys Kenning

Je parai sur la gauche. Tybolt était fort, ce n'était pas pour rien si c'était lui mon compagnon d'entraînement depuis mon retour. Bien qu'un peu âgé, il avait une certaine expérience de combat et s'adonnait à certains coups vicelards qui me gardaient en alerte. Néanmoins, je n'allais pas me laisser faire, aussi vénérable et âgé soit-il. J'attaquai à mon tour sur la gauche, avant de feinter à droite, me permettant de le charger avec mon épaule droite au niveau de son torse. Le garde de ma famille tomba et demanda clémence quand il vit la pointe de mon épée au niveau de son cou. Bizarrement, lors des entraînements, on prenait plus de risque qu'en combat réel, faute à un manque de danger, c'était pour cela que je m'entraînais toujours à armes réelles, les redditions se faisaient alors plus rapides. J'aidai Tybolt à se relever après qu'il ait profité un peu du confort de la terre boueuse sur laquelle il était, cette même boue qui nous avait totalement sali. « Vous vous battez comme le lion de votre emblème, Ser. Quelque chose ne va pas ? » Cela m'avait étonné de voir autant de gentillesse chez un homme d'arme. À Essos, le plus souvent, mes camarades de combats étaient, même ceux étant des gens biens, des alcooliques notoires dont la solution à tous les problèmes était de voir une catin. N'ayant jamais connu de femme, il était évident que cette solution ne me convenait pas vraiment. « Mon père. » L'homme en face de moi ne put s'empêcher de rire à gorge déployée alors que je lui tournais le dos. « Ça pour être étonnant... Et plus précisément ? »

Je soupirai... N'était-ce pas évident ? La Cour toute entière n'était-elle pas déjà au courant vu la tendance de mon père à trop parler ? Après tout, je pouvais le comprendre, il n'était que ministre des Finances. Lui qui avait les yeux plus gros que le ventre, il devait mal vivre le fait de ne pas être le bras droit du roi ou même le fait de ne pas être à la tête d'une armée, heureusement que les finances étaient un pôle central pour l'administration de l'Ouest qui basait une grosse partie de sa puissance sur son or. « Mon père veut à tout prix me marier. Et veut faire de moi général ou Maréchal s'il le peut. Sans me demander mon avis. » Le rire de mon nouvel ami se tut. Il me connaissait depuis quelque jours, mais je ne doutais pas de sa sympathie et de ses réserves vis-à-vis de mon père. Non pas qu'il en était mécontent, mais il savait qu'il pouvait être un homme dur et calculateur. « Écoutez Ser... » Je lui lançai un regard en me retournant, il savait pourtant bien qu'il pouvait me tutoyer, je n'étais pas à cheval sur le protocole. « Damon, ce n'est pas forcément une mauvaise chose. Tu es encore jeune certes, mais ne pas être marié à ton âge... C'est exceptionnel... » Certes, il n'avait pas tort. J'avais joui d'une grande liberté. Néanmoins, il ne fallait pas se tromper d'interprétation, car mon père n'avait pas laissé faire par bonté d'âme, mais par indifférence pour ma personne, ne voulant consacrer du temps à mon avenir et je ne parlais même pas de bien-être. « Et pour cette histoire de place à la Cour voire au conseil, tu sais bien que ce serait un grand honneur. Je veux dire... Commander des troupes est quelque chose de naturel chez toi. Tu en as commandé en Essos, qui peut se vanter de dix années d'expérience militaire dans des conflits sans interruption ? » Là encore, l'interprétation n'était pas la bonne, il ne faisait ça que pour son prestige à lui. S'il pouvait m'exhiber et se dire fier d'être mon père il le ferait alors que dans un même temps il me cracherait à la figure me rappelant au bon souvenir la mort de mon frère dont j'étais devenu le responsable. « Tu aurais sans doute raison Tybolt... Si cet homme s'était déjà comporté comme un père avec moi. »

Il ne dit mot quand je pris congé, ne se formalisant pas du manque de salutation. Il savait comment j'étais, un peu dur quand cela concernait les affaires de la famille. J'avais besoin de me détendre. L'entraînement me faisait grand bien, mais j'allais avoir besoin de courir cette après-midi afin de détendre mes muscles. Ce qui me rappelait que j'allais devoir manger et que je n'étais toujours pas présentable, traîner dans la boue avait la fâcheuse tendance à rendre les personnes moins désirables. Quelle importance ? Mon père n'avait pas encore fait de moi son animal de compagnie, peu de monde connaissait ma maison, peu de monde savait même que j'étais un Reyne. On savait juste que le fils de Lord Reyne était rentré d'Essos après dix ans de combats quand on ne disait pas que c'était d'exil et que ce même Lord Reyne voulait m'introduire à la Cour. J'enlevai mon armure aux armoiries de la maison des Lannister, mon armure de quand j'étais écuyer, près de la bassine d'eau. Je m'aspergeai le visage et le reste du corps pour enlever la crasse qui recouvrait ma peau, si blanche à son habitude. Une fois ma toilette faite, je mis quelque chose pour le bas avant de remarquer que le linge qui m'avait servi pour m'essuyer était couvert de sang. Je regardai mon reflet sur l'eau, un coup de Tylbolt avait fait mouche au niveau de l'avant bras. Une nouvelle marque... Une de plus ou une de moins, j'en avais presque fait collection. Une cicatrice ornait la diagonale de mon torse, alors que mes bras et le bas de mes jambes étaient recouverts de petites traces blanches, symboles des entailles gagnées durant les nombreuses batailles auxquelles j'avais pris part. Cependant, je ne pus examiner d'avantage la plaie, la porte venait de s'ouvrir.



Dernière édition par Damon Reyne le Ven 24 Mai - 21:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé]   La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé] EmptyVen 8 Mar - 15:54

La belle et la bêteDamon & Alys
Damon
Reyne
Alys
Kenning
Alys avait été terriblement inquiète pour la princesse Jeyne. L’accouchement avait été interminable et même si elle avait tenté de rassurer Lyman, elle-même n’était pas parvenue à camoufler son angoisse. Il n’était pas rare de perdre la mère d’un enfant lors d’un accouchement, même si cela arrivait plus souvent au sein du peuple que d’une Cour. Mais soit. Vingt-quatre longues heures étaient passées avant qu’ils ne puissent enfin souffler. Et depuis ce jour, Alys ne cessait de rendre des petites visites à la princesse, qui avait fini par devenir son amie, pour voir si elle ne manquait de rien. Elle ne s’éternisait jamais trop longtemps pour ne pas la vider d’énergie. Elle avait besoin de se reposer et de montrer le plus rapidement possible à son partisan qu’elle allait bien. Même si elle était fatiguée, elle devait poursuivre son devoir et quelque part la jeune Kenning l’admirait pour ça.

— Je vais vous laisser vous reposer. Prenez soin de vous et n’hésitez vraiment pas à envoyer quelqu’un me chercher si vous avez besoin de ma compagnie.

Elle lui adressa un doux sourire et quitta ses appartements en direction du salon de thé. Avec les temps de dehors, elle avait besoin de sentir une liqueur chaude couler le long de sa trachée, ne serait-ce que pour la réchauffer. L’envie naissante dans son esprit devint de plus en plus imposante. La voilà désormais en train de saliver à l’idée de ce qui allait lui remplir l’estomac. Mais une rencontre vint rompre ses plans.

Sir Stanler venait de faire irruption au bout du couloir. La jeune femme vira soudainement au blanc. Ce noble était exécrable et elle pesait réellement ses mots. Il allait toujours séduire les femmes seules de Castral Roc depuis que sa femme était décédée l’an passé. L’une de ses amies était à l’affût du moindre bavardage et ne cessait de lui raconter la vie de chaque personne qu’elles pouvaient rencontrer. Alors elle en connaissait un rayon sur ce petit noble de la trentaine qui faisait peur et peine à voir à la fois.

Si son amie lui avait raconté son histoire, c’était uniquement parce qu’elle l’avait sauvé d’une après-midi entière en sa compagnie. Elle avait plaidé l’excuse de la princesse qui avait besoin de les voir. La meilleure invention possible pour deux dames de compagnie de Jeyne Lannister. Et Alys gardait encore un souvenir amer de cette rencontre bien trop tactile à son goût. Elle n’était pas douée pour envoyer promener les personnes qui l’importunaient. Elle n’oublierait aussi jamais les sujets de conversation qu’il abordait. Il lui avait parlé pendant deux heures de son exploitation de vignobles, de comment chaque étape se déroulait, une à une, dans les moindres détails. Sir Stanler était un homme vicieux et ennuyant. Et les deux ne faisaient pas bon ménage.

Alors, lorsqu’elle l’aperçut dans le même couloir qu’elle, elle s’imaginait déjà devoir rester en sa compagnie jusqu’au dîner. Et à vrai dire… Très peu pour elle ! Elle constata également qu’elle était la seule femme non-mariée de ce couloir et la panique la gagna. S’il la croisait, son après-midi allait faire long feu, pour aller à contre-sens de l’expression.

Ce fut donc sans réfléchir qu’elle pénétra dans la première pièce qui se trouva à sa portée. Refermant la porte en bois derrière elle, elle s’adossa dessus et ferma les yeux. La tête en appui contre celle-ci, elle laissa un soupir de soulagement quitter ses lèvres. Néanmoins, celui-ci disparut totalement quand Alys ouvrit de nouveau les paupières. Son regard croisa celui d’un homme. Puis il descendit vers son torse nu. Et elle fit ainsi le balancier entre ces deux points au moins trois fois avant que le rouge ne lui monte totalement aux joues. Alors, elle se tourna vivement, à présent dos à cet inconnu. Elle avait terriblement chaud et terriblement honte de s’être ainsi introduite dans l’intimité d’un inconnu. Et la jeune Kenning se mit donc à bafouiller, chose qui ne lui arrivait pratiquement jamais.

— J’ai… Je… Je suis vraiment navré, Sir. Perdue dans mes pensées, mes pas m’ont conduites dans la mauvaise pièce.


Ce n’était pas totalement la vérité. Mais elle avait bien trop honte de lui avouer la véritable raison de son intrusion. Alys était totalement prise au dépourvu et elle détestait cela.




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Alys Kenning

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MessageSujet: Re: La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé]   La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé] EmptyVen 8 Mar - 22:41

La belle et la bête.ft. Alys Kenning

Je regardai la jeune intruse fraîchement arrivée dans la pièce. Que faisait-elle là ? Une simple erreur ? Quelle importance finalement ? Ce n'était pas la première fois que je faisais ma toilette devant une dame, malgré mon inexpérience dans le domaine, de nombreuses servantes ou femmes de petites vertus accompagnaient mes anciens frères d'arme dans leur toilette. Néanmoins, cette femme ne semblait pas être une servante. Elle était jeune et belle, à-priori elle était propre et soignée, elle était gênée, donc elle n'avait pas l'habitude de voir un homme à moitié nu ou du moins gardait une certaine pudeur. Visiblement, c'était une noble, je savais les reconnaître à des kilomètres tant ils étaient différents des gens du peuple, d'ailleurs moi aussi j'avais pendant longtemps porté les marques de la noblesse au point que mon intégration chez les mercenaires avait été complexe. Je reportai mon attention sur ma blessure, posant un linge blanc humide dessus. Le linge prit une teinte rougeâtre, il était toujours pénible de nettoyer les plaies, mais c'était un mal nécessaire. « Ne vous en faites pas. Au moins vous avez attendu que je mette un pantalon avant de rentrer. » J'eus un demi-sourire. Oui il fallait dédramatiser la situation, car c'était plus elle qui était gênée que moi visiblement. Je faisais ma vie de mon côté, elle faisait la sienne, puis elle repartirait encore rouge de cette rencontre avant de l'oublier dans le confort et le luxe qu'avaient les nobles. C'était la vie.

« Lady... ? » Oui c'était une invitation à se présenter. Après tout, paralysée par la gêne comme elle était, elle ne risquait pas de prendre ses jambes à son cou, du coup autant rendre la chose moins gênante pour elle. Non, je n'avais visiblement aucune manière de Sire ou de Lord. J'avais des mots crus, je parlais sèchement, sans le miel de la plupart des nobles. C'était sans doute étonnant, venant d'un homme qui semblait avoir trois ans de moins que son âge, une anomalie de notre temps. Seules les cicatrices montraient mon expérience au combat, mais même là vu les années de paix de l'Ouest cela était étrange. Bref, peu probable que cette jeune femme fasse une analyse aussi poussée. Souvent les jeunes nobles étaient des cruches juste bonnes à marier ou au contraire des harpies voulant garder leur célibat à tout prix, très peu pour moi. C'était peut-être pour ça que je ne m'étais jamais marié. Parce que j'étais trop... Intransigeant ? Ou humainement bête, c'était sujet à caution.

« Je vous prie de m'excuser pour mes manières, mais je n'ai plus l'habitude de converser avec des nobles en Westeros. » Avant qu'elle ne puisse répondre, on frappa à la porte. Cela ne m'aurait pas dérangé, si on n'avait pas appelé la Lady par son nom. Lady Kennings ? Cela ne me disait absolument rien comme famille, j'avais presque oublié toute mon éducation de noble en dix ans.« Vous attendez de la visite ? » Cela n'était pas bon ça. Selon la personne que c'était, cela pouvait être une chose anodine, comme ça pouvait être grave. Car une noble seule dans une pièce avec un homme à moitié nu, ce n'était pas la chose la mieux vue sur ce continent. Au contraire. Si c'était le père qui nous trouvait, cela allait être délicat et je sentais déjà mon père venir me faire la morale. Lui qui semblait si pressait de me marier, je le voyais mal rater une occasion pour me passer la corde au cou. Oui, le mariage était une corde ou un cercueil dont les enfants étaient les clous, comme avait dit un barde que j'avais connu en Essos. Bref, si c'était un amant, je n'avais qu'à me retirer. Une dernière possibilité était que c'étaient d'autres femmes nobles, mais vu la voix, si c'étaient des femmes elles devaient venir du Royaume du Nord ou alors des Îles de Fer car on aurait vraiment dit un homme à l'autre bout de la porte.  

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MessageSujet: Re: La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé]   La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé] EmptySam 9 Mar - 15:22

La belle et la bêteDamon & Alys
Damon
Reyne
Alys
Kenning
Alys n’arrivait pas à voir si l’homme en face d’elle était un noble ou un domestique. Non pas que cela ait une quelconque importance… Enfin, il y avait moins de chance qu’elle soit embarrassée face à un employé du Roi, plutôt qu’un noble. Les commérages entre les domestiques, on en entendait jamais parlé. Ceux des mieux placés… Un peu plus. Et elle n’avait aucune envie de reproduire le même schème qu’avec Lyman en rougissant à chaque fois qu’elle devait le croiser, parce qu’elle se remémorerait cet instant de gêne intense.

Même si l’inconnu essayait de lui faire comprendre qu’il n’y avait pas de mal, la rougeur de ses joues doubla en intensité en s’imaginant le portrait qu’elle venait d’éviter. Décidément, ce genre de situation embarrassante n’arrivait qu’à elle. Maintenant elle avait une vision immorale en tête et n’arrivait plus à placer un mot sans bafouiller.

— Lady K… Kenning. Et vous êtes ?

Elle tenta de tourner son visage dans sa direction, mais en constatant qu’il n’avait toujours rien sur le dos, Alys retourna à sa nouvelle occupation : fixer la porte.

— Quoi qu’il en soit, il est temps pour moi de vous fausser compagnie.

Oui, la jeune femme tentait clairement d’échapper à la situation maladroite dans laquelle elle s’était mise. Tout ça uniquement pour échapper à la compagnie d’un homme beaucoup trop barbant et angoissant pour elle. Et si on lui avait posé les options en lui disant très clairement ce qui se trouvait derrière cette porte, elle serait tout de même entrée. À choisir entre des heures d’ennui et quelques minutes de honte, elle avait très rapidement décidé.

Néanmoins, le destin se railla d’elle lorsqu’elle posa sa main sur la poignet de la porte. Une fois résonna derrière celle-ci et elle reconnut immédiatement celle de Sir Stanler. Elle se demanda alors ce qu’elle avait bien pu faire aux Sept pour qu’ils se raillent ainsi d’elle. Mais si une chose ne changeait pas, c’était certainement l’immaturité d’Alys. Son buste se tourna vivement vers l’inconnu qui était son unique chance de lui sauver la mise. Peu importe s’il était encore non-présentable.

— Bon, je vous ai un peu menti. Je ne me suis pas vraiment trompée de pièce. Je voulais simplement échapper à la compagnie de ce noble, dit-elle d’une voix vive et rapide. Je vous en serais réellement reconnaissante si vous vouliez bien m’aider à le faire partir.

L’immaturité n’était pas pour rien l’un des principaux défauts de la benjamine des Kenning. En vérité, peut-être était-ce le seul moyen qu’elle avait à ce jour pour ne pas laisser tomber à tout jamais le peu de naïveté auquel elle avait le droit à son âge ? Si Alys avait la possibilité de rester éternellement une enfant, elle le ferait. À cette époque, elle n’avait pas à se soucier des mariages, des enfants, des affaires politiques, des guerres… Elle vivait. Elle vivait pour elle, pour ce qu’elle était et ce qu’elle voulait faire. Mais à présent elle était contrainte de grandir, et cela de manière beaucoup trop brutale. Alys ne le voulait pas et au fond elle n’était peut-être pas encore prête à quitter sa carapace de protection pour s’ouvrir à un nouveau monde, totalement inconnu.

Mais la réponse de Damon n’eut pas encore le temps d’arriver que Sir Stanler, déterminé à trouver la compagnie d’une femme, abaissa lentement la poignet de la porte. Et voilà où conduisaient les enfantillages !




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MessageSujet: Re: La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé]   La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé] EmptySam 9 Mar - 16:17

La belle et la bête.ft. Alys Kenning

Je soupirai. Visiblement, ce n'était pas la meilleure des options qui venait de se présenter. On venait à peine de se rencontrer et elle me demandait déjà de l'aider. Voilà une des raisons pour lesquelles je ne m'étais pas marié, ça et parce que j'avais autre chose à faire, évidemment. Quelque chose me travaillait. Pourquoi devrais-je l'aider ? Certes, l'amour courtois et toutes ces bêtises étaient des raisons pour n'importe quel chevalier de venir en aide à une dame, mais cela faisait longtemps que j'avais abandonné le code de la chevalerie. L'aider ne m'apporterais rien et la compassion n'était pas vraiment mon fort. D'ailleurs un homme avait l'avantage de pouvoir faire ce qu'il voulait. Une femme en revanche. Rah... Je savais déjà ce que j'allais faire, mais cela ne me plaisait guère. Pourquoi toujours vouloir aller dans les ennuis ? Les bagarres dans les rues de Pentos à trois contre un auraient dû me servir de leçon. Toutes ces nuits où j'avais passé la nuit à terre dans la rue après avoir été roué de coup... Tout ça aurait dû m'apprendre à me mêler de mes affaires. Je pris mon épée avec moi et sans m'habiller j'allais vers la porte. Je m'arrêtai doucement au niveau de Lady Kennings et avec un signe de tête je lui dis « Laissez-moi m'en charger. »

La porte était sur le point de s'ouvrir. Je plaçai mon pied afin de bloquer la porte et mis mon corps en opposition pour l'intrus ne puisse voir que moi. Alors certes, j'aurai sans doute dû mettre un haut, mais je n'en avais pas vraiment eu le temps. Si je l'avais fait, il aurait ouvert la porte et aurait vu la Lady. L'homme en face de moi était visiblement plus vieux et n'avait rien d'un combattant. Parfait pour moi ça. Toutefois, de toute évidence c'était un noble. « Que puis-je faire pour vous Ser ? » L'homme était plus âgé que moi visiblement et il semblait aussi fortement déçu, voire choqué, de me trouver là. Il prit le temps de me regarder de haut en bas par la petite ouverture de la porte. « Je cherche Lady Kennings, veuillez m'indiquer où elle est. » Visiblement, il avait un doute quant à mon origine sociale et mes cicatrices le forçaient à un minimum de distance pour éviter de se prendre mon poing dans la figure. Heureusement qu'il ne voyait pas que j'avais dans la main gauche mon épée encore dans son fourreau. « Je ne vois pas de qui vous voulez parler. Bonne journée. » Alors que j'essayais de fermer la porte, cet homme fit opposition. Bien sûr, cela ne pouvait pas être simple. Cet homme qui visiblement faisait la chasse à la noble ne voulait pas lâcher sa proie. « Comment oses-tu, paysan, me parler ainsi ? J'irai où je veux, ce n'est pas quelqu'un de ton espèce qui m'empêchera de conversation avec une noble. »

Nous y voilà. Il avait tranché quant à mon rang social. Après tout, seul un paysan pouvait manquer de manières... Oui, c'était du sarcasme, car face aux manières des nobles aux banquets, un paysan dans la boue à longueur de journée pouvait se montrer bien plus distingué. Je n'avais plus le choix, j'allais devoir passer à la manière forte bien que cela ne m'enchantait guère. « Ser, reparlez-moi sur ce ton et vous m'en répondrez, l'arme à la main. » Je dis cela calmement en affichant un grand sourire, confiant. C'était une menace que je n'avais même pas pris la peine de voiler. Certains auraient réglé cela avec diplomatie, avec tact ou en faux fuyant. Je n'avais pas eu cette éducation. Le noble rougit de colère. « Cela n'en restera pas là ! Je me plaindrai au roi ! » Je le regardai droit dans les yeux, ouvrant un peu plus la porte, m'assurant que la lady ne soit toujours pas visible. Le noble en face de moi remarqua mon épée à la main, ce qui le fit déglutir. « Non. Cela en restera là. Sans quoi je me sentirai obligé de vous défier, demain après-midi dans un combat à mort. » Le chevalier en face de moi me regarda, l'air incrédule. Le teint rougeâtre pris d'un coup une couleur blanchâtre. Je souris de nouveau et dis d'une douce voix « Des hommes comme vous, j'en tuais des dizaines à Essos. Je suppose que vous ne voulez pas que l'on en arrive là. » Cela n'avait rien de noble ce que je disais. Au contraire, je rompais avec toute forme d'étiquette d'un dialogue entre noble, mais la peur que j'arrivais à lire sur son visage montrait bien que cela n'irait pas plus loin. Défier quelqu'un dans un duel à mort n'était techniquement pas bien vu. Non ce n'était même pas légal, on ne pouvait pas tuer un autre noble sans l'accord du roi, mais j'étais assez convaincant pour que ce détail ne soit pas souligné par l'homme en face de moi. L'évocation d'Essos et le pommeau de ma lame aux couleurs des Reyne lui indiqua mon identité. Et défier l'héritier d'une des familles les plus riches de l'Ouest, à défaut d'une des plus puissantes militairement, n'était pas une bonne idée.  « Non... Non bien sûr que non. Veuillez m'excuser du dérangement. » Il se retira et je fermai la porte. Je lançai un regard vers Lady Kennings. J'étais presque désolé pour elle, devoir voir un homme menacer de mort un autre juste pour une erreur, ce n'était jamais facile. Je savais ce que j'étais et cela me déprimait un peu de savoir que l'innocence et l'insouciance de cette jeune femme étaient deux choses que je ne connaissais plus depuis longtemps. « Veuillez m'excuser pour mes manières, ma Lady. » Je jetai mon épée près de la bassine d'eau, j'étais assez adroit dans ce genre de lancés. Toutefois, je dus me rattraper le bras, à cause de la douleur à mon bras droit. La plaie saignait désormais avec abondance à cause du manque de soin que j'avais apporté à mon bras. J'allais devoir passer à l'infirmerie, je détestais l'infirmerie. Surtout que j'étais un peu coincé ici, je n'avais pas intérêt de bouger d'ici, au cas où le noble revienne à la charge. J'espérais aussi que la jeune femme en avait conscience, on était coincés ensemble encore une bonne demi-heure afin d'être certains que personne n'espionne la sortie de la pièce.   

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MessageSujet: Re: La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé]   La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé] EmptyLun 11 Mar - 8:53

La belle et la bêteDamon & Alys
Damon
Reyne
Alys
Kenning
Alys s’approcha de la porte et l’ouvrit, faisant évidemment attention à cacher la présence de Damon. Elle ne voulait pas que des commérages circulent à son propos à la Cour. Et puis, elle devait parfois affronter les obstacles qui se dressaient en face d’elle. Tant pis si cela allait lui faire perdre une après-midi complète. Tirant la porte en bois, son regard noisette croisa celui de Sir Stanler. Un rictus mauvais se dessina sur son visage, comme s’il avait réussi à accomplir ce pour quoi il était venu.

— Ravi de vous revoir, Lady Kenning. Que faisiez-vous ici ?
— J’ai quelques affaires à régler.
— Eh bien, peut-être puis-je me rendre utile en vous prêtant main fort.
— Ceci est bien aimable à vous, mais je vais y parvenir seule.
— J’insiste.

Et il déposa une main dérangeant sur son épaule, l’accompagnant pour le reste de la journée de sa présence non-désirée.

*

Ceci était le scénario qui aurait pu se produire si l’inconnu avait refusé de l’aider. Mais il accepta, au grand bonheur d’Alys. Son comportement était totalement immature et elle le savait. Mais au moins, elle venait de gagner une journée de plus sans la compagnie de ce noble. Il n’était que de passage et devait quitter la Cour le lendemain pour retourner à ses affaires, au grand bonheur de la Kenning. Si elle savait tout ça, c’était uniquement parce que l’homme ne jurait que par lui et son histoire. Il ne voyait pas plus loin que le bout de son nez et ça en était désolant. Hormis les quelques femmes qui attiraient son attention, évidemment. Et de ce fait, elle se demandait comment une femme avait pu accepter d’épouser un borné comme lui.

Malheureusement, la tâche confiée à l’inconnu ne fut pas aussi facile. Il fit ce qu’il savait le mieux faire : prendre Damon de haut. Et le ton commença à monter entre eux, rendant le teint livide à la jeune femme. Elle ne pensait pas que le faire partir serait aussi compliqué et quelque part, elle s’en voulait de devoir faire subir une telle chose à un inconnu qui n’avait rien demandé.  

Quelques uns de ses questionnements s’envolèrent, quand elle le fit contracter la mâchoire quand Sir Stanler le traita de paysan. En l’occurrence, il n’avait rien d’un homme du peuple. Rares étaient ceux qui avaient l’honneur de se balader une épée à la main. Il s’agissait donc soit d’un homme de la garde, soit d’un noble. Mais Lady Kenning n’eut pas le plaisir d’avoir la réponse immédiatement. En revanche, elle fut assez satisfaite en voyant que les provocations avaient fonctionné et que l’homme rebroussa chemin, totalement déboussolé. Quelque part, la jeune femme ne put s’empêcher de sourire. Non pas que la confrontation entre eux avait été amusante. Elle l’avait plutôt mise dans un profond malaise. Néanmoins, voir Sir Stanler perdre ses moyens était d’une telle satisfaction qu’elle ne put en faire autrement.

— Je ne sais vraiment pas comment vous remercier…
souffla-t-elle entre ses lèvres.

Son regard s’abaissa alors en direction de l’épée qui avait tant effrayé le noble. Ses sourcils se froncèrent alors. Elle connaissait ces couleurs et dut remonter dans ses souvenirs, à l’époque où son père lui avait donné des cours sur les grandes maisons de l’Ouest. Et soudainement, tout s’illumina et sa gêne doubla. Ses joues virèrent au rouge vif, si bien qu’elle ne put que les sentir chauffer. Presque instantanément, elle fit une révérence quelque peu maladroite, dû au trouble qui grandissant en elle.

—Sir Reyne. Je vous prie également de me pardonner de vous avoir mis dans un tel embarras. Ce n’était pas dans mes intentions.

Décidément, le destin se raillait d’elle. D’une situation embarrassante achevée, elle plongea la tête la première dans une seconde. Elle ne voulait causer du tort à quiconque, tout particulièrement des familles aussi puissantes que celle des Reyne. Et elle imaginait déjà son frère, Gareth, entendre des bruits de couloir concernant son expédition dans un appartement qui n’était pas le sien, pour finalement venir la sermonner sur son attitude immature et enfantine. Ces deux-là s’entendaient à merveille, mais il était également la seule figure masculine à encore pouvoir veiller sur sa sœur et ses agissements. Alys se dépêcha donc de réparer ses erreurs avant qu’il ne soit trop tard.

— Je suis dame de compagnie de la princesse Jeyne Lannister. Si Sir Stanler vous cause encore du tort, faite-le moi savoir et je leur glisserai un mot sur ce qu’il s’est produit en ce jour.

Elle espérait réellement que cette histoire s’arrêterait là. De toute manière, la vision de l’épée semblait avoir fait un sacré effet au noble qui s’était presque enfui les jambes à son goût. Cette image fit de nouveau sourire la jeune femme dont le regard glissa lentement vers un drap blanc imprégné de sang sur le torse de Damon Reyne. Plissant doucement les yeux, elle l’observa et reprit une dernière fois la parole.

— Avez-vous besoin que j’aille vous chercher un médecin pour inspecter la plaie ?





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Alys Kenning

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MessageSujet: Re: La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé]   La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé] EmptyLun 11 Mar - 11:49

La belle et la bête.ft. Alys Kenning

La maison Reyne était l'une des plus puissantes de l'Ouest. Elle n'était pas la plus puissante militairement, non ça les Crakenhall nous battaient allègrement, mais en revanche en ce qui concernait les richesses nous étions les deuxièmes. Juste derrière les Lannister nous avions des mines d'or et d'argent si bien qu'il était facile pour nous de participer à la fortune du royaume. Sans nous, une bonne partie des entrées d'argent arrêterait de venir et une bonne partie des soldats ne pourrait plus être équipée. Il n'était donc pas étonnant que Lady Kenning se mette dans tous ses états. Il suffisait que je me plaigne d'elle à mon père pour attirer la honte sur sa famille. Chose que bien évidemment je ne ferai pas. Après tout, elle n'avait rien fait de mal. J'avais fait ce qui me semblait juste ou du moins ce que j'avais envie de faire. Malgré tout mon cynisme, je m'étais pris d'affection pour la jeune femme qui semblait visiblement être maladroite. Cela avait le mérite de toujours donner lieu à des situations cocasses. Cela m'ennuyait presque qu'elle connaisse ma maison, le coup de l'épée n'avait pas été très discret, mais il avait été nécessaire contre l'autre goujat. Je n'aimais pas qu'on me juge sur ma famille, je n'avais rien d'un Reyne et encore moins d'un noble. De ce fait, être immédiatement mis dans cette catégorie par la jeune femme me laissait perplexe. Dommage, cela aurait pu être amusant.

Elle me proposa d'aller appeler un médecin. Oui bien sûr, qu'elle aille chercher un médecin, disant qu'elle était seule dans une pièce avec un homme à moitié nu. Je me demandais vraiment ce qui pouvait mal se passer. Je la regardai avec un sourire amusé. Même moi j'avais plus l'habitude des coups tordus des nobles qu'elle, a priori, alors que ce n'était pas ma spécialité. Après, même à Pentos il y avait ce genre de choses, alors je n'étais pas si surpris d'avoir un peu plus l'habitude. Je secouai la tête. « Je vous remercie, mais ne vous en faites, ce n'est qu'une égratignure pour le moment. Si cela s'aggrave, ce ne sera pas la première fois que je recoudrai moi-même mes blessures. ». Cela était inconcevable pour un noble, surtout homme, mais j'avais dû apprendre par moi-même à me soigner quand je le pouvais. Dans les compagnies de mercenaires nous n'avions pas un grand nombre de médecin. Lors du siège de la place forte que l'on avait dû défendre pendant trois longs mois, j'avais retiré une flèche qui s'était plantée dans mon épaule. Les médecins étaient un peu débordés à ce moment-là avec les autres blessés. Certes, dans un premier temps, je fus surpris de voir que l'on prenait si peu soin des soldats, en tant que noble, tout était fait pour mon confort et bien-être. Il y avait quelqu'un pour me donner mon armure, mon épée, mon cheval. À Essos, si j'avais quelqu'un pour me donner ma bière, c'était déjà pas mal. Cependant, la jeune femme devait être à mille lieux de ce genre de préoccupations ou de se douter toute ma carrière militaire, fort heureusement pour moi.

Enfin bref, j'appréciais sa compagnie, malgré sa gêne. « Écoutez si vous voulez me remercier, appelez-moi tout simplement Damon. » Certes, techniquement, elle devrait m'appeler Ser, c'était en rupture avec le protocole etc. mais le protocole je l'emmerdais copieusement. Pas un pas dans le château sans que j'eusse à faire de courbette à un Lord ou à un membre de la famille Lannister. Ce n'était pas moi ça, alors si j'avais le choix, je préférais que les gens ne fassent pas de même avec moi. Dire qu'un jour je serai sans doute Lord Reyne... Rien que l'idée me fit frissonner, cela voulait dire mariage, enfants, Cour, tout ce que je détestais le plus dans la vie d'un noble. Après il y aurait la chasse, ce qui pouvait être légèrement divertissant. « Ne vous en faites pas pour le protocole. Je me doute qu'il soit très important pour une dame de compagnie, mais je n'ai de noble que le titre. Ce n'est pas par envie de le redevenir que je suis revenu à Westeros. » À la fin de la phrase je soupirai. Cela me mettait toujours de mauvaise humeur d'imaginer ce que mon père allait faire de moi. Après, si vraiment ce dernier commençait à m'ennuyer, partir en croisade serait une idée. Après tout... Je ne renierai pas la famille Reyne, je ne pourrai pas me marier le temps de la croisade, je servirai une foi en laquelle je ne croyais pas, mais au moins il y aurait du combat. Non, ce n'était pas une si mauvaise idée pour éviter les obligations de la famille Reyne. C'était même une bonne idée, j'allais devoir en parler un jour à mon roi ou à mon prince pour que l'un deux me donne la permission.   



Dernière édition par Damon Reyne le Sam 16 Mar - 13:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé]   La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé] EmptyMar 12 Mar - 14:59

La belle et la bêteDamon & Alys
Damon
Reyne
Alys
Kenning
Contrairement à la maison Reyne, la famille Kenning n’était qu’une famille de nobles beaucoup moins connue dans le milieu. Ils étaient surtout connus pour avoir été les enfants d’une tragédie. Presque un an auparavant, la fièvre avait emporté ses parents, sa belle-sœur et ses neveux et nièces. Rien de bien glorieux et un très sombre dénouement. Il aurait été mensonge de dire qu’Alys avait fini par s’habituer à la situation, parce que ce n’était pas le cas. Sa famille avait toujours été son bien le plus précieux, mais une partie d’elle s’en voulait d’être partie du domaine pour retrouver son frère Gareth à Castral Roc. Elle n’était pas égoïste, mais pourtant cette décision avait entièrement contrastée avec sa personnalité. Cela était devenu de plus en plus pesant pour elle de rester là où ils avaient toujours vécu, de supporter le désarroi de son frère aîné et l’irritabilité des autres membres de la fratrie en voyant qu’il ne se ressaisissait pas. Elle avait retrouvé Gareth, de qui elle était le plus proche, mais de l’autre côté, elle avait laissé derrière le reste de la fratrie uniquement pour son bien. Une part d’elle s’en voulait terriblement, tandis que l’autre tentait de la rassurer en se disant qu’elle avait fait ça pour sa santé mentale.

Nul doute que dans leur domaine, Lady Kenning n’aurait jamais connu pareille affaire. Jamais, ô grand jamais, elle ne serait rentrée dans l’intimité d’un homme pour échapper à autre qui se voulait plutôt encombrant. Et si son père était encore de ce monde et avait appris ça, il l’aurait sans aucun doute sermonné. Il la connaissait si bien, tout particulièrement son immaturité qu’il avait tant de fois essayé de corriger, sans le moindre succès. Alys était encore jeune, et comme toutes les personnes de son âge, elle ne demandait qu’à s’amuser et profiter de la vie avant qu’il ne soit trop tard. Elle n’était pas dupe, elle allait finir par être mariée. Parce qu’elle avait l’âge de le faire et que très peu de nobles familles voulait d’une trentenaire pour leur enfant. Mais avant de se retrouver liée à ce genre de destin, elle voulait garder l’infime insouciance qu’il lui restait, se focalisant sur ce qui lui procurait du plaisir à elle et non pas à son mari ou à ses enfants. Après tout, ce genre d’enfantillage, elle ne pourrait bientôt plus se le permettre et en quel cas, mariée, elle aurait été contrainte à supporter la compagnie de Sir Stanler. Non pas sans le moindre plaisir.

— Qu’est-ce qui vous amuse tant, Sir Reyne ?

Elle n’était pas sans avoir constaté un sourire amusé naître au coin de ses lèvres. Quoiqu’elle soit rassurée qu’il prenne aussi bien la situation, une partie d’elle se questionna sur ce qui provoquait un tel sourire. Elle lui avait simplement proposé d’aller chercher une infirmière. A quoi bon rire d’une telle chose ?

— Bien, si vous refusez d’aller chercher une infirmière, je vais devoir vous aider moi-même. Après tout, Sir Stanler doit sûrement patienter dans le coin, ce qui signifie que je suis coincée avec vous un petit moment
, expliqua-t-elle en s’approchant du bassin d’eau. Alors il serait préférable pour vous que vous puissiez enfilé un habit pour vous couvrir.

Ou plutôt préférable pour elle. Mais ceci, il n’était pas obligé de le savoir. Après tout, si elle voulait pouvoir lui parler dans les yeux, il devait porter un chemisier. Cela ne provoquait que de l’embarras pour elle de l’avoir ainsi présenté devant elle. Alys était consciente qu’elle s’était introduite dans la pièce qu’il occupait jusque là. Mais s’il refusait, alors elle serait obligée de parler aux murs pour respecter les protocoles. S’avançant vers lui, elle lui tendit un drap blanc humidifié qu’elle déposa dans le creux de sa main. Elle n’allait pas non plus nettoyer sa plaie !

— Pour nettoyer votre blessure, Sir Re… Damon.

Si cela était sa demande, elle n’allait pas la lui refuser. Mais en public, elle serait bien obligée de respecter les normes de la Cour. Elle ne voulait pas être traitée d’irrespectueuse ou quelconque autres termes. En attendant, elle fit quelques pas en direction de la fenêtre qui donnait sur les jardins, tournant le dos à Sir Reyne qui devait panser sa blessure avant qu’elle ne s’infecte.




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MessageSujet: Re: La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé]   La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé] EmptySam 16 Mar - 15:09

La belle et la bête.ft. Alys Kenning

Elle avait noté mon amusement, c'était bon à savoir, elle était observatrice la petite, même si je n'avais pas cherché à cacher outre mesure mon amusement de la scène que j'avais imaginée. Elle accepta ma demande de m'appeler Damon, je la sentais assez mal à l'aise à l'idée. Elle me tendit drap blanc humide, qu'elle déposa au creux de ma main, mes doigts effleurèrent les siens, ce qui me fit la sensation d'avoir de petits éclairs parcourant ma main qui tangua un peu. Je la remerciai d'un signe de tête. Je déchirai un petit bout du drap afin de l'enrouler autour de la plaie. Je serrai bien fort, me faisant grimacer de douleur. Puis, réalisant que j'étais toujours torse nu, je pris la décision de mettre un haut afin de pouvoir être un peu plus convenable. Je pris mon habit rouge, rouge comme le lion de ma main. J'avais l'impression d'être toujours aussi nu sans armure. Cela était devenu comme une seconde peau, ma meilleure amie. Elle m'avait protégé de bien des tourments. Une fois, j'avais reçu une dizaine de flèche, que l'armure arrêta. Heureusement, aucune flèche n'avait touché les points faibles, sinon je ne serai pas dans cette pièce avec cette lady intimidée. Même si en réalité, loin de mon armure et mon épée, j'étais moi aussi intimidé. Sans ses griffes et sa crinière, le lion, qu'il soit d'or ou de pourpre, n'était rien de plus qu'un grand chat.

J'hésitais à remettre mon armure, tant il était visible que son absence rendait la situation pour le moins inconfortable. Bizarre, quand je n'avais rien j'étais plus à l'aise, je ne devais pas aimer le juste milieu, sans doute. « Pour répondre à votre question quant à mon amusement... » Oui, trois ans après, mais en même temps, je ne pouvais pas trop répondre tout en m'occupant de ma blessure et m'habiller. « Ce qui m'amusait c'était votre proposition d'aller chercher quelqu'un. J'imaginais un peu ce que vous auriez pu dire : Je suis entrée dans une pièce au hasard, où un homme était à moitié nu et blessé. Pourriez vous l'aider ? Et même si cette version est la vérité... La réaction des gens à qui vous auriez dit ça m'amusait d'avance. » Je souris de nouveau. « Cela ne reste drôle que si ça reste une image bien sûr. Je n'ai aucune envie de vous mettre dans une position délicate, Lady Kenning. Néanmoins, étant très maladroit à la Cour, je ne peux avoir que de l'affection pour certaines de vos maladresses. ». J'espérais ne pas trop m'enfoncer, même si je n'étais pas doué pour parler à d'autres individus, surtout pas à des femmes. Généralement c'était Tybolt qui parlait pour moi, malheureusement il n'était pas là pour me sauver la mise. J'étais décidément trop franc...

Quel enfer pour elle... Je n'étais rien de ce qu'elle devait désirer. J'étais un peu brutal, plus vieux qu'elle, j'étais un guerrier et pas un artiste ou un poète. Je n'étais qu'un soldat que rien ne différenciait de la basse. Pourtant, elle restait et m'avait presque vu comme un sauveur. J'avais du mal à comprendre la démarche. « Puis-je connaître votre prénom, lady ? » Je demandais ça d'une voix douce. Cela ne servait à rien, jamais je ne le reverrai sans doute. J'espérais bien repartir prochainement sur le champ de bataille, mais disons que l'appeler par son prénom serait plus simple que dire Lady Kenning à longueur de temps. D'ailleurs, je demandais si la femme que me choisirait mon père serait à cheval sur le protocole. Car passer sa vie avec une femme que l'on devait appeler Lady, c'était assez barbant. Malheureusement, je n'aurai pas le choix. Oui j'y pensais tout le temps, mais j'allais sur mes 28 ans et je n'étais toujours pas marié. Cela signifiait que mon père se hâterait pour trouver quelqu'un. Une Lannister peut-être... Non... Cela limiterait sa marge de manœuvre contre la famille suzeraine si jamais il devait prendre position contre eux sur la politique extérieure. Une fille d'une grande famille alors, peut-être pas énorme pour rester le dominant. Une famille comme le Kenning ou la Tarbeck sans doute. Cela n'avait rien de très réjouissant. « Êtes-vous mariée ? » La question fusa sans même que j'eus le temps d'y penser à deux fois. Cela n'était pas une demande, juste une curiosité. Je ne savais pas vraiment ce qu'était le mariage.... D'ailleurs si elle était mariée j'avais intérêt à vite filer d'ici. « Excusez-moi. La question est sortie toute seule. »   

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MessageSujet: Re: La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé]   La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé] EmptyLun 18 Mar - 17:14

La belle et la bêteDamon & Alys
Damon
Reyne
Alys
Kenning
Il ne manquerait plus que Gareth rentre dans la même pièce qu’eux et ils auraient affaire au comble de l’ironie. Elle imaginait déjà quelle tête il pourrait bien lui offrir et elle ne savait pas si cette idée lui donnait envie de s’esclaffer ou de se cacher. Elle se demandait comment la situation avait pu autant échapper à son contrôle. Et si ce noble connaissait Gareth et allait lui rapporter les événements ? Par les Sept, elle ne saurait pas où se mettre. Elle espérait réellement que cela ne prendrait pas un tel tournant. De toute manière, elle ne s’éterniserait pas dans le coin. Dès que la voie sera libre, elle se précipitera dans le couloir et demandera gentiment à Sir Reyne s’il veut bien attendre quelques minutes avant de prendre sa suite. Quelle drôle d’aventure ! Elle se sentait redevable et elle n’appréciait pas spécialement cela, parce qu’elle ne voyait pas quel service lui rendre pour ne pas rester avec une dette sur la conscience. Peut-être que cela ne ferait rien à Damon, mais cela l’embarrasserait drôlement et elle n’arriverait jamais à se sentir sur un pied d’égalité avec lui. Alys n’avait pas envie qu’une relation s’installe entre eux et qu’elle se sente constamment inférieure à lui. Même s’il ne cherchait pas à montrer une certaine dominance envers elle, comme pourrait le faire d’autres hommes de Westeros, elle n’avait pas envie de sentir ce poids invisible sur elle.

Écoutant ses quelques paroles, elle tourna légèrement sa tête dans sa direction. Assez pour entrevoir, dans sa vision périphérique, l’homme se revêtir. Et, amusée par ces quelques mots, elle se contenta de cacher un petit sourire qui se dessinait aux coins de ses lèvres en reportant son attention à travers la fenêtre.

— Vous avez entièrement raison, Damon. Je n’avais pas envisagé les choses sous cet angle.

Ne s’imaginant qu’un peu plus la scène à laquelle ils auraient pu faire face, elle laissa échapper un petit rire qui résonna dans la pièce. Si son père était encore de ce monde, nul doute qu’il l’aurait sermonnée comme jamais elle ne l’avait été. Et, inconsciemment, elle se demanda quelle situation aurait été la moins embarrassante entre celle qu’ils ont vécue et celle qu’ils se contentaient de spéculer.

— Alys, se contenta-t-elle de répondre en tournant son buste dans sa direction.

La jeune femme s’assit sur un des fauteuils présents dans la pièce, du côté de la fenêtre. Elle appréciait réellement contempler l’extérieur. Selon elle, elle avait une vision globale de la Cour. Elle pouvait voir la réelle personnalité des gens, voire même découvrir des secrets qu’ils tentaient de cacher, en vain. Les nobles y semblaient si naturelles à une heure pareille. Ils semblaient avoir quittés leur rôle, leur masque pour s’adonner à des activités qui leur correspondaient. Les oiseaux sifflotant au-dessus de leur tête, tendit que le soleil commençait petit à petit à descendre vers l’ouest. Il quitterait le territoire d’ici quelques heures, mais se préparait déjà à leur fausser compagnie.

Le pouce et l’index en contact contre ses lèvres, elle quitta ses pensées pour consacrer entièrement son attention à l’homme qui venait de lui sauver la mise. Ses yeux se déposèrent un instant sur son torse couvert, sans traces visibles de sang. Heureusement d’ailleurs. Mais ses sourcils firent un léger bond à sa question qui l’étonna et qui eut le don de laisser échapper un nouveau rire.

— Je vous en prie. Je pense que je vous dois au moins cela, pour mettre introduit d’une telle manière dans votre intimité. Pour répondre à votre question, non je ne suis pas mariée. Et si cela ne vous dérange pas, j’apprécierai réellement que votre femme ne soit pas au courant de ma maladresse. Je n’ai pas envie d’affronter son mécontentement au détour d’un couloir.


Elle plissa légèrement son nez, l’air de lui demander cette faveur. Même si elle n’avait aucune idée qu’il n’était pas uni à quelqu’un par un mariage. Elle supposa que c’était le cas, compte tenu de la position de sa famille au sein du royaume de l’Ouest.




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MessageSujet: Re: La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé]   La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé] EmptyLun 18 Mar - 18:48

La belle et la bête.ft. Alys Kenning

Alys rit à plusieurs reprises. Elle semblait un peu plus détendue désormais. Peut-être était-ce parce que je m'étais rhabillé. Étais-je si vilain à regarder que cela pour qu'elle ne puisse me regarder dans les yeux ? Je ne savais pas vraiment, j'aimais penser qu'elle était juste très timide avec moi, chose qui semblait de moins en moins vraie. Elle réussi même à porter son regard sur moi après quelques secondes à regarder par la fenêtre. C'est là que j'appris qu'elle n'était pas mariée. Cela me surprit assez dans le sens où la plupart des nobles, surtout les femmes, étaient mariés très jeune. D'accord, j'étais une exception à la règle vu que j'avais vingt-sept ans et je n'étais toujours pas marié et puisse les dieux, peu m'importait lesquels, s'assurer que ce soit encore longtemps comme ça. Une minute... Qu'avait-elle dit ? De ne pas en parler à ma femme ? Rien que l'idée me fit déglutir. Je m'imaginais déjà avec une épouse qui était, dans ma tête, une mégère snobinarde qui se servirait de moi comme d'un pion dans ses crêpages de chignons avec les autres femmes nobles. Bien qu'à la guerre il y avait bien des morts, je préférai encore une campagne militaire à risquer ma vie que de la partager avec une femme comme celle que j'avais en tête.

Certes, cela devait sembler incongru pour bien des hommes à Westeros, mais je n'aimais guère l'idée de mariage ou l'idée d'être avec une femme juste pour être avec une femme. Non, je n'aimais pas plus les hommes, bien au contraire, mais je ne voyais pas l'utilité d'être avec une femme, même intimement, si ce n'était pas celle avec qui j'étais destiné à partager ma vie. Certes, l'amour courtois n'était pas une chose en laquelle je croyais, mais je croyais au destin et à notre capacité de le forger nous-même. Je ne voulais pas que ce soit mon père qui choisisse la femme avec qui j'allais finir mes jours. Néanmoins, je n'avais pas vraiment le temps de me pencher sur la question, même si Castral Roc était un champ de chasse idéal pour trouver une femme... Enfin, pour mon père ce n'était pas vraiment une femme qu'il me cherchait, mais plus un mélange d'une pondeuse d'enfant avec une alliance politique utile. Je soupirai à l'idée et même la bonne humeur d'Alys ne pouvait me consoler à l'idée du destin qui m'attendait. « Je... Vous savez, l'avantage d'être parti de Westeros depuis ses dix-sept ans et être devenu mercenaire à Essos pendant plus de dix ans, c'est d'éviter de se marier justement. Donc ne vous en faîtes pas, il n'y aura aucune furie, ni femme ni maîtresse, qui viendra pour trouver pour vous reprocher quoique ce soit. » Enfin... Il allait bien falloir qu'un jour je fasse un héritier pour mon nom.

D'ailleurs, le fait que je sois toujours inexpérimenté en la matière n'était pas seulement une anomalie en tant que noble, mais aussi en tant que mercenaire. Les mercenaires utilisaient leur solde de deux manières : En alcool et en catin, souvent les deux en même temps d'ailleurs. Cela ne m'avait jamais attiré, ce qui avait fait de moi une femmelette pour certains. La virilité était souvent corrélée avec ce qu'on faisait de son engin. Heureusement, j'avais toujours eu un groupe de frère d'arme très soudé et pour beaucoup, mon manque de virilité avec les femmes était amplement comblé sur le champ de bataille. Une fois, j'avais sauvé un homme qui avait pissé à mes pieds la veille disant qu'il allait falloir que j'apprenne à vider mon gourdin sans quoi il le ferait sur moi. Bizarrement, quand il m'avait vu tuer le mercenaire adverse en enfonçant à plusieurs reprises mon casque dans son crâne alors qu'il était à terre, il ne me railla plus jamais. J'avais encore la scène en tête. La bataille était presque perdue, en raison du chef mercenaire qui ralliait ses troupes, nous empêchant de briser le centre adverse. J'avais alors dû le défier, après qu'il ait mis hors combat celui qui s'était moqué de ma virilité la veille. Le combat fut rude et intense. Presque tous les mercenaires du Poing Valyrien regardèrent ce combat ainsi que les adversaires. Je me ruai sur lui après qu'il m'ait désarmé. Sans épée, j'avais enlevé mon casque pour l'enfoncer dans sa tête. Mon visage couvert de sang fut la raison pour laquelle on m'avait appelé Damon le Lion Rouge chez les mercenaires alliés ou le Démon Rouge chez les autres. Maintenant je faisais la conversation avec une femme comme si de rien n'était, comme si je pouvais être autre chose que le Démon Rouge. « Et... Je n'irai pas le crier sur les toits non plus. Je ne ferai rien qui pourrait entacher votre réputation Alys. À dire vrai vous êtes le premier contact plus ou moins normal que j'ai depuis mon retour d'Essos. Sinon tout n'est que politique et hypocrisie. » Ceci étant dit, les deux étaient plus ou moins similaires, non ? Bref, je savais que ce que je disais était dur et faux. Tout n'était pas politique et hypocrite à Castral Roc. Mon amitié avec Tybolt en était la preuve d'ailleurs. Néanmoins, mon père ne me faisait voir que cette facette dans mon introduction comme héritier de la maison Reyne... « Au risque de paraître...Enfin... Cavalier... Est-ce que cela vous gênerait que nous soyons... Amis ? » Oui, dire les choses autrement que comme elles me venaient n'était pas chose facile pour moi. Ce qui faisait de moi un piètre politicien, du moins avec les gens que j'appréciais.   

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MessageSujet: Re: La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé]   La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé] EmptyMar 19 Mar - 15:12

La belle et la bêteDamon & Alys
Damon
Reyne
Alys
Kenning
Alys ne se sentait pas encore prête à se marier. Pour elle, elle avait envie de vivre une magnifique histoire avec un homme qui l’amènerait à considérer l’idée même d’une union. Elle n’avait aucune envie d’envisager les choses différemment. Elle ne voulait pas épouser un homme et se dire que seul le destin décidera de son sort. Évidemment, elle comprenait parfaitement que Gareth ait envie d’une union politique, de quelque chose de bon pour leur famille. Mais de son côté, elle craignait énormément de possibilités. Et si son mari ne l’appréciait pas ? S’il allait voir ailleurs ? Après tout, elle n’avait aucun pouvoir là-dessus. Et si elle se trouvait avec une personne violente ? Toutes ces appréhensions lui donnaient mal à l’estomac rien que d’y penser. Elle ne savait pas sur qui elle pourrait tomber et elle n’était pas sûre que des sentiments sincères puissent se développer lors d’une alliance politique. S’il n’y avait pas ce petit quelque chose, cette étincelle, elle serait contrainte de vivre avec quelqu’un qui ne lui correspond pas et tout ce qui s’ensuit : fonder une famille, consommer le mariage par la même occasion, répondre à ses besoins… Elle n’avait pas envie de se retrouver prisonnière, voire esclave d’une relation.

Pourtant, un élément était certain : Alys pouvait avoir entièrement confiance en son frère, Gareth, pour trouver quelqu’un qui lui correspond. Après tout, tous les deux avaient une relation fusionnelle, bien plus qu’avec les autres membres de sa fratrie. Si une personne la connaissait assez bien pour prendre une pareille décision, c’était bien lui. Elle avait confiance en son jugement, mais malgré tout les craintes qu’elle avait ne pouvaient s’effacer ainsi.

— L’avantage ? Cela signifie donc que vous n’avez aucune intention de vous marier ?

Elle ne connaissait pas assez Damon pour savoir ce qu’il se passait dans son esprit. Mais elle se doutait qu’un homme partant sur les champs de bataille ne devaient pas être marié. En quel cas, sa femme aurait eu énormément de crainte à l’idée qu’elle ne puisse pas revoir son promis. Enfin, c’était l’idée qu’elle s’était faite. Peut-être que s’il avait été marié avec une dame qu’il n’aimait pas (et inversement), les choses auraient été mieux ainsi. Chacun aurait vécu sa vie de son côté.

La discussion était assez ironique tout de même. Elle se retrouvait avec un autre homme désireux de ne pas être marié. Mais pour des raisons totalement différentes. Alys redoutait l’absence de sentiments ; lui redoutait la perte de liberté. Ou alors, elle se trompait totalement à son sujet. Il n’était peut-être pas de ceux qui payaient des vendeuses de rêve pour partager momentanément sa couche. Peut-être était-il réellement en quête d’amour ? Après tout, à la Cour, elle avait appris plus d’une fois à ne pas se fier aux apparences. Il suffisait de voir sa rencontre avec William. Elle l’avait toujours imaginé parlant d’une voix rauque et sûr de lui. Et finalement, il semblait être le portait opposé.

La preuve, il venait même de lui avouer qu’il ne ferait rien qui pourrait entacher sa réputation. Ces quelques mots lui provoquèrent un doux sourire. Elle appréciait sa sincérité et le respect qu’il lui témoignait. Il aurait pu lui causer tant de problèmes dès son arrivée dans la pièce, mais il n’en était rien. Il semblait être un homme droit et bon.

— Premier contact plus ou moins normal ? Cela vous arrive-t-il donc souvent d’avoir des femmes qui pénètrent impétueusement dans votre intimité ? Moi qui me pensais unique, je vais être quelque peu vexée.

Elle fit une légère moue qui ne tarda pas à se transformer en un rictus d’amusement, laissant un léger rire franchir le seuil de ses lèvres. Comme pour jouer théâtralement la situation, elle porta la main à son cœur.

Finalement, elle se releva du fauteuil et fit quelques pas dans la pièce, non sans cacher sa curiosité pour ce qu’il s’y trouvait. Or, ce fut sa dernière question qui la surprit le plus. Alys n’aurait jamais imaginé une seule seconde que Damon était prêt à la revoir, après tout ça. Plaçant son pied droit à côté du pied gauche, elle se laissa tourner élégamment dans sa direction, de façon à pouvoir croiser son regard. Ses sourcils se arquèrent, alors qu’un doux sourire ornait le coin de ses lèvres.

— Après mes maladresses vous désiraient encore me revoir ? Je ne vous cache pas ma surprise, mais c'est avec un grand plaisir que j’accepte votre proposition.




family is power.




Alys Kenning

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MessageSujet: Re: La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé]   La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé] EmptyMar 19 Mar - 19:56

La belle et la bête.ft. Alys Kenning

Ne pas avoir l'intention de me marier ? Disons que connaissant les goûts de mon père, je préférai encore finir à la Garde de Nuit plutôt que de me marier avec une femme de son choix. Après tout, au moins au mur j'aurai tout ce que je voudrais. Du combat, pas de mariage, pas d'obligation de noble. Malheureusement, ce n'était pas un combat très reconnu et malgré ma défiance envers les morts de la guerre, j'aimais bien trop la gloire pour marcher loin d'elle et bien que mon père et moi avions des relations plus que tumultueuses, je restais un Reyne et ma loyauté allait envers ma famille, dusse t-elle me faire perdre tout ce en quoi je croyais. Oui, je ne savais pas vraiment où aller. J'étais à une sorte de croisée des chemins. Je pouvais soit m'engouffrer un peu plus dans mon cynisme et mon insensibilité pour faire ce dont la maison Reyne avait besoin ou alors changer le mercenaire que j'étais pour devenir le chevalier que j'aurai pu être. Dans tous les cas, le mariage restait obligatoire. « Disons que j'aimerais pouvoir choisir la femme avec qui je me marierai. » Je détournai le regard d'elle, pour la première fois. J'étais assez gêné. « Vous savez, je n'ai jamais vraiment connu de femmes... Alors... je ne sais pas... J'espère sans doute que... La femme avec qui je me marierai serai la première femme que j'aimerai réellement et aussi la dernière. Je sais que c'est idiot pour un futur Lord de Castamere... » Une certaine amertume pouvait s'entendre dans le son de ma voix. Je n'étais pas hésitant car intimidé, j'étais surtout en colère contre l'enchaînement des événements. « Si mon frère, Lysandre, n'était pas mort lors de la grande révolte qui a secoué l'Ouest, alors ce rêve n'aurait pas été si incohérent. »

Puis elle fit semblant d'être vexée quand j'affirmais qu'elle était le premier contact normal. Je ne pus m'empêcher de rire à gorge déployée quand elle dit les choses ainsi. Alys était un peu moqueuse à ce que je voyais, mais j'étais mal placé vu que je m'étais un peu moqué aussi avec cette histoire de médecin. Pourtant, elle était loin d'être l'unique femme à m'avoir vu aussi peu vêtu. Avoir des compagnons d'arme mercenaire voulait dire partager ma vie avec eux. De ce fait, avant de nombreuses batailles, les catins ou leurs femmes mettaient leur armure à leur place. Et comme on se préparait ensemble aux affrontements, certaines d'entre elles m'avaient déjà vu nu. Cela m'avait fortement perturbé alors que je n'étais âgé que de dix-sept ans, mais après dix années de bon et loyaux services, je commençais à avoir l'habitude. « Ce n'est pas parce que je n'ai connu aucune femme intimement, qu'aucune femme ne m'a vu aussi peu vêtu. Au contraire vous êtes une qui m'a vu le plus vêtu je pense. Partager sa vie avec des mercenaires dont la moitié de leur paye allait tout droit dans la poche des catins donne forcément lieu à des situations semblables... » Oui, bon sur les manières on pouvait repasser, mais il était dur de parler tel un noble et je préférai être sincère, même sur ça. « La mienne allait plutôt dans les équipements militaires et pour les veuves de mes camarades tombés au combat. » Je souris, malgré la gravité de ce que je disais. C'était devenu une habitude, pour certains je n'étais qu'un jeune qui ne connaissait rien de la guerre et de ses horreurs. Pourtant, en Essos, ce n'était pas pour rien si les mercenaires étaient aussi nombreux. Nous étions une main d'œuvre bon marché et nous pouvions tomber par millier sans que les magistrat ne s'en soucient. « Toutefois, vous êtes la seule noble... Non la seule femme de tout Westeros à me voir dans cet état. » Je lui fis un petit clin d'œil oubliant un temps ces histoires de mariage.

Quand elle me fit part de son étonnement quant à ma volonté de la revoir, je ne compris pas vraiment sa raison. Je ne pensais pas avoir montré une quelconque hostilité à son égard, si ? Au contraire, je l'avais aidé à se débarrasser d'un noble, je l'avais rassuré. Elle m'avait presque fait oublier les problèmes avec mon père ou du moins m'avait écouté les confier. J'espérais d'ailleurs ne pas faire une erreur à cet égard. Alys me semblait digne de confiance. « Bien sûr que je voudrai vous revoir. » Je fis mine de réfléchir. « Si on y réfléchit bien, il était très improbable que l'on se rencontre. Vous, une dame de compagnie de la reine et moi un héritier d'une grande maison, destiné à aller à la guerre. » Je fis quelques pas autour de la bassine d'eau pour passer du côté d'Alys. « De plus il était peu probable que l'on arrive à s'entendre, car visiblement nous avons peu en commun, hormis notre maladresse et pourtant... De ce fait, on pourrait presque croire que cette rencontre était un coup du destin. » Je ne pus m'empêcher de glousser afin de montrer que je rigolais. « Plus sérieusement, vous êtes quelqu'un que j'apprécie. Nous sommes tous les deux maladroits. Donc ce serait un plaisir de vous compter parmi mes proches, peu importe la manière. »
  

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MessageSujet: Re: La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé]   La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé] EmptyJeu 21 Mar - 13:54

La belle et la bêteDamon & Alys
Damon
Reyne
Alys
Kenning
Alys appréciait la littérature. Et ce qui la comblait le plus était de lire des récits à propos d’histoires d’amour. Elle n’était pas fleur bleue, à espérer des gestes extraordinaires et originales lorsqu’un homme la courtisait. Jamais elle n’espérerait une pareille chose. Toutefois, les livres lui permettaient de garder espoir en l’amour. Certes, pour des haut-placés, les mariages étaient plus fait d’alliance, de politique et d’un soupçon d’argent parfois. Cela était presque devenu habituel. Mais elle savait que quelque part à Westeros, des duos se formaient, liés d’un amour sincère et profond. Et apprécier cette vision, ces scènes chez les autres lui donnaient constamment le sourire aux lèvres. Si elle ne pouvait pas vivre une telle histoire, ce serait dommage pour elle. Mais elle était heureuse de voir que des mariages se faisaient, sentimentalement parlant.

Jusqu’à ce jour, Alys n’avait jamais parlé de cette vision des choses à personne. Parce qu’elle avait peur qu’on lui rit au nez. Particulièrement son géniteur. Elle l’aimait, mais elle était constamment effrayée de sa réaction si elle lui avait dit, de son vivant, qu’elle voulait épouser un homme qu’elle aimerait. Il lui aurait sans doute répondu qu’il l’aimait, mais qu’elle n’était pas en position de négocier, qu’elle épouserait l’homme qu’on lui aurait trouvé. Toutefois, elle connaissait son père et elle savait qu’il ne lui aurait jamais choisi quelqu’un de mauvais. Et depuis son décès, elle devait avouer que l’idée de se marier avait totalement disparu de son esprit, comme s’il s’agissait d’une lointaine tourmente. Jusqu’à ce que William lui avoue que ce sujet de conversation était venu avec son frère, Gareth. Elle qui ne s’attendait pas à ce qu’il prenne la suite de son père sur ce terrain là était tombée de haut. Alys n’avait d’ailleurs pas eu l’occasion d’en discuter avec lui depuis et elle redoutait un peu ce moment, elle devait bien l’avouer.

Alors, quand Damon lui avoua qu’il espérait épouser une femme qu’il aimerait jusqu’à la fin de ses jours, elle ne put s’empêcher de sourire. Non pas parce que l’idée était bête, mais parce qu’elle le comprenait tellement bien. Debout, de l’autre côté du bassin d’eau qui la séparait de son interlocuteur, elle finit par mettre des mots sur sa réaction.

— Je ne trouve pas cette idée stupide. Loin de là. Toutefois, ne vous méprenez pas sur ce que je vais vous dire… commença-t-elle en marquant une pause. Je pense qu’un homme de votre envergure peut épouser la femme qu’il veut. Mais les petites maisons comme la mienne… Les mariages se font plus par alliance que par plaisir.

Elle ne savait pas comment il allait réceptionné ses propos. Alors, juste après ces quelques mots, elle lui tourna le dos pour faire quelques pas dans la pièce, laissant glisser ses doigts le long d’un meuble en bois. Elle se maudit presque intérieurement d’avoir osé lui lancer ces quelques mots. Mais elle devait aussi avouer qu’elle n’avait pas tort, et il le savait lui aussi, peu importe la réaction qu’il pourrait avoir. La famille Reyne était haut-placé. Les demandes d’union devaient être nombreuses pour Damon et elle se l’imaginait, sans le moindre mal, avoir de nombreuses femmes à ses pieds. Pour une femme, elle devait se contenter de trouver un bon parti et de le présenter à sa famille ou bien de laisser le paternel prendre cette décision primordiale pour son futur.

Finalement, la discussion tourna rapidement à la rigolade, déviant sur un sujet qui lui plaisait un peu plus. Même si elle devait avouer qu’elle était surprise de le voir avouer, sans le moindre trouble, ne jamais avoir partagé la couche d’une femme. En l’entendant narrer ses aventures avec quelques vendeuses de rêve, elle ne put s’empêcher de laisser échapper un rire, suivi de quelques mots fuyant sa pensée.

— Vous êtes un homme surprenant, Damon.

Il n’y avait pas besoin d’en rajouter plus. Il avait dû très bien comprendre le sous-entendu qu’elle faisait, en lui faisant comprendre qu’elle était étonnée de voir qu’il n’avait jamais fréquenté intimement une femme, alors que tous ses camarades le faisaient visiblement.

Le fil de la conversation se poursuivit, jusqu’à ce qu’il lui fasse une demande des plus surprenantes. Elle devait avouer qu’elle était surprise, mais pas en mal. Elle avait l’impression d’avoir enchaîné les faux pas lors de cette entrevue et ne comprenait pas réellement qu’il puisse apprécier sa maladresse.

— Navrée, mais je ne crois pas au destin, finit-elle par avouer en plissant légèrement le nez, un doux sourire amusé aux coins des lèvres. Toutefois, ce serait plaisant de se revoir. Un peu plus vêtu et sans intervention désobligeante d’une tierce personne.




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MessageSujet: Re: La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé]   La belle et la bête ft. Alys Kenning [Tour VI - Terminé] EmptyJeu 23 Mai - 23:11

La belle et la bête.ft. Alys Kenning

J'eus un sourire empli de tendresse quand elle me dit le fond de sa pensée sur la différence entre les petites maisons et les grandes maisons. Cela était peut-être le cas pour les femmes de petites maisons, mais pour les hommes de grandes maisons... Une petite maison cherchait toujours à épouser un ou une noble. Toutefois, il n'était pas si rare de voir un héritier d'une petite maison se marier à une fille de marchand ou autre. Et il était plus facile de choisir une femme qui nous plaisait parmi les filles de marchands qui étaient aussi nombreuses que la crasse sur le visage d'un paysan. Par contre les grandes familles... Impossible d'avoir une aussi grande quantité de choix. Pour peu que l'on nous laisse le choix. Ce n'était d'ailleurs pas mon cas, je savais que le jour où je devrai prendre une femme pour épouse, je l'apprendrai de la bouche de mon père une fois qu'un contrat serait signé. Certaines femmes, des hystériques pour certaines, disaient que le sort des femmes de notre époque était semblable à celui du bétail que l'on vendait. Toutefois, la situation des personnes avec quelque chose qui pendouillait entre les jambes n'était guère mieux. Nous étions aussi vendus pour des alliances, des terres, des accords commerciaux, des soutiens politiques... Pourtant, c'était les filles de seigneurs que l'on plaignait et dont on saluait les vertus. Je n'avais jamais vraiment compris pourquoi on faisait une si grande distinction... J'étais sans doute devenu un peu trop essossien pour comprendre.

« Je vois ce que vous voulez dire ma Lady. » Je pris une pause, cherchant à peser mes mots pour ne pas la brusquer. « Toutefois, je me dois de vous faire savoir mon désaccord sur la question. Un grand Lord aura certes toujours plus de choix, en cela vous avez raison. » Première leçon de la diplomatie, avant de lancer la flèche de la vérité, il faut la tremper dans du miel. En d'autres termes, toujours insister d'abord sur les points d'accord, avant de mentionner le sujet de désaccord. « Mais, je ne suis pas Lord de ma maison. Je ne suis qu'un héritier. En ce sens, mon sort ne vaut guère mieux que celui d'une fille noble. Je serai vendu par mon père pour des terres, des accords commerciaux ou je ne sais pas vraiment pourquoi il me vendra. Il regardera la meilleure offre, pour lui et notre famille et comme n'importe quel noble je devrai accepter que ce soit mon devoir. Et contrairement aux autres fils de nobles, étant héritier, il cherchera forcément à me protéger, m'empêchant de faire ce qu'il me plaît. » Je soupirai, la vie avant ce statut d'héritier était tellement plus simple. J'avais accepté l'exil en quelque sorte, en accord avec mon père, ce qui m'avait laissé une liberté totale. Malheureusement, les choses changeaient, même si ce n'était pas totalement. En effet, comme à chaque fois, je savais par quoi passerait ma liberté. « C'est pour cette raison que vous me voyez toujours armé, pas seulement parce que j'ai pris l'habitude de vivre comme un soldat. Mais parce que pour nous, les fils de nobles, la seule liberté se trouve à la guerre. » Et dans la mort de milliers d'innocents.

Puis, elle insista sur le fait que j'étais un homme étonnant, je rougis, comprenant de ce dont elle parlait. J'avais exprimé le fond de ma pensée sans filtre et exposé ma vie en toute honnêteté. Sans doute trop, je demanderai à ma sœur ou à ma mère de m'enseigner les bonnes manières. Après, l'honnêteté ne faisait jamais de mal en dehors de la guerre. Si mon père avait entendu cette pensée il se serait sans aucun doute étouffé, mais cela était guère important. Je fus surpris quand elle me parla de son absence de croyance au destin. C'était étrange, elle devait croire aux Sept, de ce fait, croire dans les Dieux, signifiait croire au destin. Je n'avais pas eu le luxe quant à moi de croire aux Sept et pourtant je croyais en une forme de destin. Y croire m'avait empêché de sombrer avec les différents massacres auxquels j'avais assisté. J'eus un petit sourire. Il n'était cette fois-ci ni amusé, ni moqueur. Il était sincère, comme quand on savait que l'on n'était pas d'accord, mais que ce n'était pas grave. « Vous savez, je plaisantais sur le coup du destin. Toutefois, je dois vous avouer que moi j'y crois. Je ne sais pas pour tout ce qui est mystique ou autre chose, mais je crois qu'il y a un destin pour chaque personne qui justifie les meilleurs comme les pires actes. » Je fis une pause, je venais d'avouer à mi-mot que l'héritier de Lord Reyne n'était pas aussi croyant que lui. Heureusement que personne n'écoutait et que je parlais presque à voix basse. « Heureusement, l'existence d'un destin ne signifie pas que nous n'en sommes pas maîtres. » C'était ce dernier point que les gens avaient du mal à comprendre. Il n'y avait pas un destin unique qui était impossible à maîtriser, mais plusieurs destins que l'on choisissait de part nos actes. Malheureusement, ce que les gens ne comprennent pas, pour eux ça n'existait pas. Voyant le temps passer, j'adressai une dernière parole à cette Lady dont la compagnie allait me manquer. « Je suppose que le champ est libre pour vous, je resterai encore une dizaine de minutes ici afin de ne pas éveiller les soupçons. »
  

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