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Tempétueuses retrouvailles PV Deziel (PNJ)
MessageSujet: Tempétueuses retrouvailles PV Deziel (PNJ)   Tempétueuses retrouvailles PV Deziel (PNJ) EmptyDim 27 Jan - 22:24

La Gracedieu m'avait paru littéralement transformée lors de mon retour de la campagne désastreuse au cours de laquelle j'avais servi sous le commandement du prince Roward. Il fallait dire que cette gigantesque forteresse au nord du confluent de la Sangvert m'ayant vu grandir et devenir un chevalier, un homme puis un époux était brutalement devenue mienne suite à la fin héroique de mon beau-père et mentor Noha Allyrion. Si, je me placais du point de vue de ma maison de naissance vassale des Gardiens de Sangvert cela constituait une ascension fulgurante cependant je n'y parvenais plus depuis longtemps. Me considérant comme un Allyrion à part entière depuis bien des années désormais tant en vertu du fait que Noha m'avait toujours traité comme un fils que par le fait que je n'avais guère passé beaucoup de temps avec les Brook depuis mon départ de Chateau-Vert. En réalité, j'étais celui qui avait été transformé par bien des choses. La mort de Noha, les sacrifices, l'humiliation de la Principauté, le démembrement de son territoire, la trahison de l'Orage, la guerre ainsi qu'une multitude d'autres choses tout cela avait influé sur ma personne. 


Et, je me surprenais à regarder les évènements et les gens avec un regard plus dur plus apre. L'amertume flottait près de la surface depuis la débandade de nos armées. Oh, bien sur la maison Allyrion de ma merveilleuse épouse Mahée en passant par ma digne mais féroce belle-mère Yael à mon beau-frère Ryon était un véritable bonheur après près de six mois de conflit, de batailles successives, de défaites comme de victoires et je ne manquais pas de passer le temps qu'il fallait avec les miens. Rattrapant le temps perdu en y puisant la paix intérieure que la guerre avait otée à mon esprit, je ne pouvais cesser de sourire en voyant Doran s'entrainer à l'épée tout en espérant que le jour ou mon héritier devrait aller chevaucher face aux ennemis séculaires de Dorne ne viendrait pas avant longtemps. Je ne pouvais néanmoins pas rester dans mon fief et y passer une retraite civile paisible car m'étant positionné comme soutien absolu de la princesse Deria je ne pouvais pas assurer ce soutien alors que notre dirigeante divisait plus que jamais sa noblesse. Or, un fait en particulier m'avait poussé à quitter les puissants remparts de la Gracedieu. Mon propre frère, mon ainé Deziel l'homme que je considérais comme mon plus proche ami en dépit de la distance qu'avait entrainé mon apprentissage puis mon union avait décidé de manquer au serment d'allégeance que notre maison devait à la couronne depuis la grande Nyméria. 


Cela m'avait mis en colère et profondément décu de Deziel et je me rendais bien compte qu'avant cette déroute j'aurais réagi avec plus de mesure au vu de mon respect pour ce dernier et de notre affection fraternelle exacerbée. En dépit, de ma colère face à sa décision de ne pas envoyer les taxes dues à la couronne en des temps ou Lancéhélion en avait plus que besoin je n'oublais néanmoins pas que la guerre nous avait couté notre père au Fort des Eperons l'une des rares décisions que je reprochais vertement à la maison Martell tant ce sacrifice avait été vain par la suite. J'avais donc galopé en compagnie d'une modeste suite martiale jusqu'à la forteresse m'ayant vu naitre après avoir envoyé une missive relativement salée à mon ainé. A dire vrai, cela faisait des mois que je n'avais pas vu le nouveau lord de Chateau-Vert et j'aspirais à ces retrouvailles tout en ne parvenant pas à oublier son hostilité envers la capitale. Les portes s'ouvrirent rapidement lorsque les gardes reconnurent l'étendart de leur suzerain. La bannière de la main d'or dansa au gré du vent alors que je me laissais glisser de cheval dans un mouvement mécanique au milieu de la cour dans laquelle j'avais fait mes premiers pas. 


Une certaine émotion me frappa au coeur alors que je croisais les regards des membres de ma famille de naissance. Deziel se tenait à la place qu'occupait traditionnelement pater, notre mère avait l'oeil rayonnant de fierté et teinté de la mème férocité que dans celui de Yael. A croire que le deuil dans la principauté ne passait que par la rancune et la soif de vengeance. L'esprit Dornien à n'en point douter. Notre soeur n'était pas présente car elle avait épousé un Dalt. Daemon Sand se tenait avec nonchalance et effronterie comme il l'avait toujours fait et il ne faisait aucun doute que la position belliqueuse de Deziel devait ètre à son gout. Melessa semblait la seule à ne pas transpirer la férocité générale. J'embrassais chacun d'entre eux chaleureusement tout en transmettant mes condoléances pour notre père. Après les retrouvailles Deziel bien conscient de par ma missive que je n'étais pas simplement venu par solidarité familiale face à la perte de Morgan me conduisit dans ce qui fut son cabinet de travail. La vaste pièce éclairée et solaire dénottait avec la vision que l'on se faisait d'un cabinet. Avant qu'il ne puisse me proposer de m'assoir je commencais d'une voix tendue. Mon frère. Deziel planta son regard dans le mien alors que je reprenais. Père est il donc mort pour rien ?! Ne nous a t'il pas enseigné le respect de nos voeux et de nos serments. Ceux-là mèmes envers les Martell que tu bafoues sans vergogne !
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MessageSujet: Re: Tempétueuses retrouvailles PV Deziel (PNJ)   Tempétueuses retrouvailles PV Deziel (PNJ) EmptyLun 28 Jan - 14:21



Lord Brook

Lord Brook a cessé de payer ses taxes à Lancehélion. D’abord mécontent contre le pouvoir dornien lorsqu’il s’est acoquiné à des prétentions qui n’avaient rien à voir avec celles de Dorne, mais il a suivi, espérant que cela mettrait le peuple de la Principauté sur la voie de la vengeance de la bien-aimée Princesse Meria. Il n’en fut rien, et Dorne s’est couvert de honte et de sang pendant des mois, jusqu’à ce que la Princesse de Lancehélion ne lance le royaume, déjà au bord de l’abîme, dans le giron d’une nouvelle puissance étrangère, pis encore que l’était la première. L’homme est irascible ; il n’obéira qu’à un pouvoir qui ne tiendra compte que des intérêts de Dorne, au diable ceux qui se mêlent des affaires de l’étranger et qui se laissent leurrer par leurs ambitions au détriment du bien du peuple.



Transfiguré par le deuil, brisé par les pertes et les désillusions. Lord Brooke était devenu seigneur que récemment, à la mort de son père. La maisonnée avait encaissé la nouvelle et cette perte, qui se cumulaient à tout ce qu’avait subi la lignée des Brooke depuis plus d’un an. L’envoi des conscrits et des cavaliers, les charges financières toujours plus lourdes. Pendant longtemps, Deziel Brook s’était montré sinon enthousiaste, au moins rassénéré par les décisions de la Princesse de Dorne, qui avait succédé à sa grand-mère. Méfiant depuis toujours comme chaque dornien vis à vis des étrangers d’au-delà des montagnes, il aimait le commerce et les fruits qu’il permettait de récolter et de partager. Mais Deziel n’avait jamais oublié les guerres contre l’Orage ou le Bief, les conflits de jadis qui avaient fait trembler les Montagnes d’Ocre jusqu’à leurs fondations. Il n’avait pas scandé le nom de Deria lorsque l’alliance avec Peyredragon, puis l’Orage, furent annoncées. On parlait d’une guerre contre le Bief, provoquée par la capture de la Princesse. Tout cela ne serait jamais arrivé sous Meria, Deziel en était resté convaincu. Jamais Dorne ne s’était laissé entraîner dans les guerres du Noir, du Loup, ou du Cerf. Elle avait su maintenir la paix, la vieillarde, durant l’essentiel de sa vie en tout cas. Les rapports s’étaient même améliorés avec les voisins de la Principauté... Jusqu’à son assassinat. De ces alliances et guerres nouvelles, Deziel anticipait la gangrène qui gagnerait Dorne depuis le coeur des combats. Mais il avait espéré, néanmoins, que le conflit soit bref et que Dorne soit victorieuse, qu’elle lave le nom de Meria et leur honneur à tous dans le sang des félons.


Les choses avaient empiré. L’alliance avec l’Orage avait dégénéré, pis encore celle avec Peyredragon et jamais le Nord n’avait été convaincu de la nécessité de s’allier pour de bon. Les défaites avaient succédé aux défaites et l’ennemi avait dispersé les armées dorniennes comme autant de fétus de paille lors d’une tempête d’automne. Les nouvelles avaient empiré, encore, si c’était possible. Et après avoir vendu des dizaines de milliers d’âmes dorniennes dans des conflits qui ne nous regardaient pas, la Princesse avait encore empiré la situation en se compromettant avec des seigneurs d’Essos, levant contre nous encore plus de haine religieuse et de défiance politique de tous les autres peuples de Westeros. Sans compter que nous étions maintenant presque réduits à l’état de Province de Valyria... Comment en un an nous avions pu passer d’un Royaume en paix, prospère, plein de forces, aux ruines d’aujourd’hui ? Dans son ambition et sa politique décousue, la Princesse n’avait jamais fait que proposer Dorne aux plus offrants, et ce soit-disant Tigre avait aujourd’hui rafflé la mise. Les Fer-nés étaient à Boycitre, Lancehélion sous blocus, toutes les villes du Nord et de l’Ouest étaient perdues, ravagées par les bieffois et les croisés, et l’armée du Tigre campait déjà sous le palais.


Quelle serait la prochaine folie ? L’arrivée de ce frère qui venait enfin porter ses condoléances pour Morgan, pour cette lumière disparue de Château-Brook. Et qui se montrait véhément, déjà. Lord Brooke se tourna vers l’impromptu, ne montrant rien de son embarras, de sa gêne, mêlant joie de le revoir et défiance envers cette attitude provocatrice.



| Frère, je suis ravi de te voir, enfin. Ta présence en ces lieux aurait fait plaisir à père avant sa fin. |


Mots laissés un temps en suspend, qu’il pèse un peu la situation.


| Tu veux parler serment ? Connais-tu donc les mots que prononcent les Martell quand ils se font couronner ? |


Inspiration profonde. Index et pouce qui pressent l’arrête du nez, yeux fermés.


| Dorne n’est plus qu’une putain à vendre. Nous avons été trompés depuis un an et demi sur nos dirigeants, qui n’ont suivi que leur intérêt. Annexer l’Orage par mariage ? quelle folie ! Et se tailler la part du lion sur Westeros dans une guerre stupide contre le Noir ? Regarde où nous en sommes ! Cela a-t-il fait avancer la cause dornienne, Meria est-elle vengée ? Un tiers du territoire est déjà sous domination ennemie, un autre tiers est assiégé, sous blocus ou en pleine émeute, et le dernier tiers est dévasté par des colonnes de réfugiés auxquelles les autorités qui les jettent sur les routes depuis un an et demi ne leur donnent même plus d’indications sur où se rendre, où attendre ; ces mendiants meurent de faim sur les routes ! Tout ça pour quoi ? Pour donner les clefs de Dorne à encore un autre seigneur étranger ? Dorne est réduit à un triste état de catin sur laquelle toutes les armées du monde passent dessus sans même plus lui jeter quelques pièces. |




~~~
Soothsayer, can you save them?
Can you see the streets in blood?
The remnants of your name?
Soothsayer, can you save them?
Soothsayer, let these words set you free
And now, give this leave and come away with me

~~~


Spoiler:
 
Torrhen Braenaryon

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi du Nord, Sire de Winterfell.
Âge du Personnage: 38 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Torrhen Braenaryon
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Maison : Braenaryon
Caractère : Pragmatique - Inflexible - Juste - Ripailleur - Courageux - Passionné.
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MessageSujet: Re: Tempétueuses retrouvailles PV Deziel (PNJ)   Tempétueuses retrouvailles PV Deziel (PNJ) EmptyMar 29 Jan - 19:29

Les premiers mots de mon ainé sont aussi ambivalents que les sentiments se melant dans mon coeur alors que je foule de nouveau pour la première fois depuis bien trop longtemps les pavés de notre jeunesse tempétueuse. Je peux sentir la sincérité de ce frère que j'avais toujours admiré et qui fut mon premier et meilleur ami en ce bas monde. Mais, je peux également ressentir le tranchant de son propos aussi franchement que la blessure d'une épée Bieffoise sur ma chair. Un seul regard me suffit pour voir que nous n'avions que trop changé depuis cette période lointaine ou inséparables nous planifions souvent une nouvelle folie de celles qui tiraient des sueurs froides à mater et des sourires amusés à pater. Ce bref instant à me remémorer ce passé envolé suffit pour que les paroles de Deziel me frappe durement à l'intérieur. 


Soufflant par la mème provisoirement la véhémence qui m'animait quelques secondes plus tot. Je n'avais pas revu notre père depuis plus d'un an avant sa chute aux Fort des Eperons et alors que jusque lors j'étais parvenu à oblitérer cette distance qui s'était installé entre ma personne et ma maison de naissance par la force des choses de par la situation désastreuse de la Principauté et les pertes qu'elle avait endurée ce constat que je n'avais qu'été peu impacté par la nouvelle de sa fin là-bas dans l'Orage me causa une nouvelle douleur. De la culpabilité ne tarda pas à poindre en mon sein et je ne fis rien pour la chasser. Fermant un instant les yeux, je tachais de revoir Morgan Brook assis sous l'orangeraie le regard vif mais paisible. En vain cependant car les souvenirs s'étaient estompés et le fait que je me souvienne parfaitement de mon existence auprès des Allyrion me coutait encore plus. Comme si j'avais trahi mon nom et alors que je rouvrais les yeux je sentis l'amertume et la colère revenir au triple galop. Et ainsi à l'issue d'un long moment de silence, je finissais par répondre d'une voix plus mesurée mais toujours chevrotante. 


"Je le suis également. Comme toujours tu sais frapper ou il faut. Je regrette profondément de ne pas avoir passé plus de temps avec lui avant sa fin."


Ces quelques mots auraient pu suffire à apaiser le débat et nous entrainer vers une discussion plus posée mais nous étions des Dorniens, des fils de la Sang Vert et le calme ne dominait pas nos veines. Ou plus dans mon cas depuis cette terrible année noire pour l'Histoire de la maison Martell et tous leurs bannerets. Cependant, certainement piqué par ma propre attitude mon frère ainé ne comptait visiblement pas chercher à apaiser la tension saturant cette vaste pièce. J'explosais à ses interrogations car elles me paraissaient stupides. Tous les Dorniens connaissaient les mots que prononcaient les princes et les princesses de la Principauté. Ces mots mèmes qui étaient ceux ayant guidés l'illustre Meria Martell ainsi que toute la lignée de Nyméria et Nimors depuis l'unification. 


"Deziel ! Te moques tu mon frère ? Bien sur que je les connais. Nous les connaissons tous."


Le nouveau lord de la maison Brook ferma les yeux et se pinca l'arrete du nez alors que j'avais du mal à tenir en place. Et ce dernier se lanca brusquement dans un état des lieux tristement lucide et impitoyable de la situation de Dorne et de toutes les erreurs qu'avait commise Deria Martell. Fulminant de fureur en entendant mon frère manquer de respect à la Principauté et par extension à la maison Martell en la qualifiant de putain pour soudards étrangers. Je n'hésitais pas un instant et me jettais brutalement sur Deziel. Parce que je savais qu'il avait malheuresement raison en tout point sur les échecs diplomatiques et mauvaises décisions stratégiques de notre dirigeante, que je me sentais extrèmement mal pour mon éloignement de ma maison de naissance comme la mort de Morgan, que je ne supportais pas d'entendre un Dornien insulter notre terre impétueuse de la sorte, que cette guerre désastreuse m'avait changé plus que n'avait pu en faire aucune autre et parce que j'aimais mon ainé comme je l'avais toujours fait et qu'à mes yeux le seul moyen de suturer la plaie était de purger tout le ressentiment de la sorte. 


Pour le reste un homme pétri de colère n'était guère un exemple de rationnalité. Je ne m'étais jamais battu contre Deziel en dix années fourré dans ses pieds. Alors que je frappais à la machoire j'eus juste le temps de me dire que Morgan serait bien triste et désapointé de voir ses fils s'entre déchirer de la sorte. Le combat fut brutal mais bref. Des coups violents mais désordonnés furent échangés et nos tenues respectives finirent en triste état. Mon ainé avait toujours été un excellent combattant probablement meilleur que moi mais la hargne et ma carrure avaient compensé dans ce duel. Calant mon dos contre un mur, j'avisais une cruche de vin qui avait chutée d'un meuble et avait miraculeusement survécue à notre échauffourée. La ramassant bien difficilement, je la portais à mes lèvres et en avalais une large rasade avant de la tendre à Deziel. 


"Regarde nous mon frère. Regarde nous. Que doit penser père là-bas auprès de nos dieux ? Je m'excuse de t'avoir agréssé. Je ne suis plus le mème depuis cette guerre. Voir Dorne s'effondrer m'est bien trop douloureux. Dis-moi. Comment est mort Morgan ?"


J'étais désormais apaisé non pas par sagesse ou acceptation mais par résignation. Ce combat de chiffonier m'avait vidé de mon énergie et des émotions véhémentes qui m'avaient dévoré. La discussion devrait s'avérer plus tranquille à présent que j'étais prèt à reconnaitre les tords de nos princes tout en ne renoncant nullement à tenter de le convaincre de payer ses impots à la couronne.
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MessageSujet: Re: Tempétueuses retrouvailles PV Deziel (PNJ)   Tempétueuses retrouvailles PV Deziel (PNJ) EmptyJeu 7 Fév - 20:37



Lord Brook

Lord Brook a cessé de payer ses taxes à Lancehélion. D’abord mécontent contre le pouvoir dornien lorsqu’il s’est acoquiné à des prétentions qui n’avaient rien à voir avec celles de Dorne, mais il a suivi, espérant que cela mettrait le peuple de la Principauté sur la voie de la vengeance de la bien-aimée Princesse Meria. Il n’en fut rien, et Dorne s’est couvert de honte et de sang pendant des mois, jusqu’à ce que la Princesse de Lancehélion ne lance le royaume, déjà au bord de l’abîme, dans le giron d’une nouvelle puissance étrangère, pis encore que l’était la première. L’homme est irascible ; il n’obéira qu’à un pouvoir qui ne tiendra compte que des intérêts de Dorne, au diable ceux qui se mêlent des affaires de l’étranger et qui se laissent leurrer par leurs ambitions au détriment du bien du peuple.



Les choses n’avaient jamais été faciles, pas une seule fois elles étaient allées de soi, comme s’il y avait toujours un grain de sable pour se mettre entre nous. Famille pas forcément malheureuse, du moins, pas du point de vue de Lord Brook dans tous les cas. Il savait que ni la famille ni sa fratrie avaient été parfaites au fil du temps, loin de là. Les années leur avaient opposés nombre de défis qu’ils n’avaient pas toujours su relever avec brio. Il dévisageait son frère, maintenant. Tant de choses les séparaient aujourd’hui, que ça en devenait compliqué d’entrevoir que les halls du castel pourraient à nouveau résonner de joie et de rire quand toute la famille serait réunie. C’était d’autant plus improbable qu’il y avait tout le poids de ce deuil, de cette perte, qui touchait quantité de gens même parmi ceux qui ne cotoyaient jamais le vieux seigneur des lieux. Il y avait ceux pour qui son argent était important, d’autres sa protection. D’amour il ne fallait sans doute pas toujours parler, mais il n’en restait pas moins qu’il y avait de l’enjeu à cette perte qui touchait tout le monde ; comment le nouveau seigneur incarnerait la stabilité de la bourgade ? Le début de l’entrevue l’avait rendu furieux, Deziel parce qu’il considérait que les Princes et Princesses abandonnaient à tour de bras leurs responsabilités et que le drame qui se jouait en Dorne ne pouvait pas lui être imputé à lui, humble seigneur, qui avait vu les caisses du domaine fondre en même temps que sa population, malade, mal alimentée, et saignée à blanc pour les hommes partis à la guerre, et qui jamais n’en reviendraient.


Surtout, ce qui déplaisait autant à Brook, c’était l’absence de lignée claire. Partie au nord, la Princesse s’était entichée de Targaryen et de leurs dragons, précipitant Dorne dans les abîmes d’une guerre qui tournait à l’épuration religieuse. Le frère se calme. Il n’est pas trop tôt. Pourtant le coeur de Lord Brook continue de battre rapidement. A toute vitesse, même, car il est évident que l’affaire fait ressortir en lui ses pensées les plus secrètes, ses démons les plus intimes. La situation le hérisse depuis longtemps, depuis le Fort des Eperons, et toutes les batailles qui ont suivi. Lord Brook n’est ni un monstre ni un traître, mais cette incertitude et ces dangers sont le genre à lui mettre la rate au court-bouillon… Ce qu’il sait également provoquer chez son frère, de toute évidence. Idriss a l’air moins raide et moins furieux, tout à coup, même s’il est évident qu’il n’est absolument pas d’accord avec les arguments de son aîné.



| Tu aurais été là pour la fin, si tu étais revenu en même temps que les blessés et les malades, la colonne de piques et d’arc qui est revenue. C’était peu avant que père ne meure. Il est parti en sachant que ses murs au moins, seraient garnis. |


La saillie était plus amère qu’escompté, c’était bien involontaire. Tout le monde était fatigué et affligé, et Lord Brook avait fait référence aussi bien au retour à temps d’une partie des soldats, que de sa propre expérience, acquise dans le sang plus au nord contre l’avancée sur la côte septentrionale de la communauté, sans parler du fait que lui était là au moment de la mort de père, et pas son frère, qui continuait à courir les chimères aux côtés des Martell. Après les Targaryen, la Princesse s’était rendue compte qu’elle n’était pas prête à s’impliquer totalement auprès de ses nouveaux amis, qui l’avaient mise au ban de ce futur qu’ils se forgeaient dans le sang. Puis, elle avait tenu tête seule aux bieffois qui avaient déjà forcé les passes, et le sang avait continué de couler en abondance. Puis, maintenant, le Tigre. Demain, elle rejoindrait encore une autre faction, et le sang coulerait toujours pour des combats qui depuis le début ne nous regardaient pas.


| Alors si tu les connais, ça devrait t’ouvrir les yeux. Je ne vois pas Dorne insoumise, invaincue ou intacte. Elle n’a jamais été aussi mal en point. Plus que la défaite sur le champ de bataille, c’est l’abandon total du peuple que les dieux ne pardonneront jamais. Des gens meurent partout, Idriss. Et pas à cause des combats, ou de raids. Ils meurent parce qu’on leur a demandé de se jeter sur les routes, que les ports sont fermés sans que la flotte ne se soit battue même quand ce foutu Empire était présent, et parce qu’on a demandé aux cités de rationner leurs vivres en vue de siège. Sans parler de cette maudite Peste Rouge qui a décimé les cités du Nord, de l’Orage, et de l’est du Bief, et qui rajoutent à la misère des petites gens comme des grands de la noblesse. |


Lord Brooke soupire ; il ne servait à rien de se laisser embarquer dans de grandes diatribes passionnées. C’était trop tard, et ça ne ferait que diviser un peu plus et la maison, et Dorne tout entier qui n’avait certes pas besoin de ça. Mais voilà que le cadet se jette sur l’aîné et lui assène un direct en pleine mâchoire, qui aurait pu la lui décrocher par la violence du coup porté. Aussitôt Lord Brook réplique et les poings volent et percutent les chairs, déchirent les habits par la virile et fougueuse empoignade à laquelle les deux pugilistes se livrent. Le combat dure un moment, jusqu’à ce qu’ils soient égratignés, contusionnés, et assoiffés. Le seigneur, haletant, accepte la coupe que lui tend son frère mais conserve un regard sombre. Il calme sa colère, mais ne peut pas s’empêcher de nourrir encore de la rancoeur pour le jeune Idriss.


| Sois heureux que je ne te fasse pas couper la main. En souvenir du bon vieux temps, quand tu aimais plus ta famille que des seigneurs étrangers au bourg. Il est mort de maladie, le père. Pas la Peste Rouge, les dieux nous en préservent. Il se plaignait de douleurs de plus en plus vives à l’abdomen depuis un an. Je crois que c’est le Crabe qui l’a dévoré de l’intérieur, Idriss. Il a souffert, mais il a affronté ça. |




~~~
Soothsayer, can you save them?
Can you see the streets in blood?
The remnants of your name?
Soothsayer, can you save them?
Soothsayer, let these words set you free
And now, give this leave and come away with me

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Torrhen Braenaryon

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MessageSujet: Re: Tempétueuses retrouvailles PV Deziel (PNJ)   Tempétueuses retrouvailles PV Deziel (PNJ) EmptyMer 13 Fév - 16:09

Si la violence de la confrontation physique avec mon ainé m'avait littéralement épuisé au point que lui tendre fraternellement la coupe de vin âpre et corsé de nos terres fut un fulgurant supplice, je n'étais en rien prêt à en démordre. Seulement, chaque saillie de Deziel au sujet de la politique chaotique des Martell avait causé plus de mal que l'impact de nos poings. Pour la simple et bonne raison que le seigneur de la maison Brook avait parfaitement raison sur chacun de ses points délicats soulevés. Ce que je ne digérais pas en mon for intérieur c'était cette rébellion de mon propre sang à l'encontre de nos souverains légitimes. Tous les Martell de l'histoire avaient ils été des administrateurs de renom, des stratèges sans précédent, des politiciens de génie ? Bien sur que non, il y eut des Meria comme des Mors, des Nyméria  comme des Deria. Je pouvais néanmoins pleinement concevoir que les erreurs de la princesse étaient difficilement pardonnables au vu du délabrement lamentable de la puissance de la Principauté. Cependant; mu par une dureté obtus je ne pouvais pas accepter que des seigneurs prônent et préfèrent la désunion à une époque aussi critique pour notre peuple. Ceux-là ne valaient guère mieux que les ennemis qui avaient saignés tant de valeureux braves. Tant de fils, de frères, de pères, de cousins pour des motivations fanatiques impures ou politiques opportunistes. Il m'apparaissait comme insupportable de ne serait-ce qu'imaginer des nobles Dorniens tentant de s'affranchir du serment d'honneur les liant au sang de la dernière reine de la Roynar. 



Cependant, j'espérais dans un élan presque inconséquent que cette lutte farouche pour évacuer les émotions trop violentes dans mon cœur avait pu crevé la distance et ses affres. Mais, c'était une idée stupide car au contraire le regard de mon ainé se fit plus sombre encore. Et tandis que je l'écoutais me narrer les circonstances de la mort de père je sentis ma culpabilité grandir. Bien qu'un sourire mauvais  vint se peindre sur mes lèvres lorsque Deziel me menaça d'une mutilation. Aussi étonnant au regard de notre fratrie que cela puisse paraitre j'étais le vassal direct de Lancéhélion dans cette pièce. Je ne tirais aucune fierté ou revanche ni le moindre sentiment de cela mais bien plutôt un froid constat indifférent. Je déconseillais donc à mon ainé de menacer de nouveau un Allyrion et ce d'autant plus au vu de sa position vis à vis de la maison princière. Je n'en dis pourtant rien estimant que si Deziel avait prononcé ses mots c'était que la rancœur et la colère étaient encore bien ancrées en lui. Certes, justice aurait pu ètre exigée mais jamais ma main n'eut pu ètre l'enjeu de celle-ci. "Je n'ai fait qu'accomplir le souhait de père de voir notre sang s'élever en suivant feu lord Allyrion. Aussi, je t'interdis de mettre en doute mon amour des miens. Je suis un Brook tout autant que toi Deziel ! Le crabe... Quelle tragédie pour un homme aussi pieu que lui. Bien sur qu'il a affronté cela. cela ne fait aucun doute avec la bravoure qui faisait son ètre. J'aurais du venir le voir. J'aurais du ètre là. J'aurais..." 



La fin de ma pensée se perdit dans un silence de tombe tandis que je me redressais durement et plaquais un dos fourbu contre un mur frais. "Au moins a t'il trouvé la paix à présent auprès des dieux de la Royne. Nous ne pouvons guère en dire autant." Portant mes yeux sur mon frère, je le jaugeais bien moins durement en dépit de nos positions politiques contraires. "Crois tu que j'ignore tout cela ? Je suis rentré avec des colonnes d'hommes d'armes et de cavaliers démoralisés. Les trois quart ont déserté avant que nous ayons atteint la Sangvert. J'ai vu des familles entières sur les routes. Des enfants affamés et des vieillards assomés de chaleur. J'ai vu notre peuple souffrir. J'ai vu notre peuple pleurer. J'ai vu notre peuple mourir Deziel. Et tu crois que cela m'a indifféré ? Qu'aveugle au sort de la Principauté je me suis enfermé dans une loyauté sans faille à la maison Martell ? Les décisions de Deria Martell ont coutées chères à Dorne il est vrai mais chacune d'entre elles furent motivées par l'amour porté à son peuple. Insoumis, invaincus, intacts nous le sommes et le resterons jusqu'à ce qu'il nous restera une once de souffle et du sang dans les veines. Il reste des hommes d'honneur prèts à mourir pour celui de la principauté. La princesse Deria est jeune et a commis beaucoup d'erreurs. T'imagines tu qu'elle n'en ait pas conscience et que cela ne la déchire pas de l'intérieur. Si je suis  venu c'est parce que je t'aime mon frère. Et que  je ne souhaite pas devoir t'affronter un jour. Dorne renaitra de ses cendres avec l'appui du Tigre et ces chiens paieront tous ! Bieffois, Orageois, Fer nés, impériaux ! La différence entre nous mon frère c'est que toutes ces horreurs n'ont fait que gonflés davantage mon coeur de haine et renforcer ma détermination à voir le nom de Dorne vengé."
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MessageSujet: Re: Tempétueuses retrouvailles PV Deziel (PNJ)   Tempétueuses retrouvailles PV Deziel (PNJ) EmptyMer 27 Fév - 18:15



Lord Brook

Lord Brook a cessé de payer ses taxes à Lancehélion. D’abord mécontent contre le pouvoir dornien lorsqu’il s’est acoquiné à des prétentions qui n’avaient rien à voir avec celles de Dorne, mais il a suivi, espérant que cela mettrait le peuple de la Principauté sur la voie de la vengeance de la bien-aimée Princesse Meria. Il n’en fut rien, et Dorne s’est couvert de honte et de sang pendant des mois, jusqu’à ce que la Princesse de Lancehélion ne lance le royaume, déjà au bord de l’abîme, dans le giron d’une nouvelle puissance étrangère, pis encore que l’était la première. L’homme est irascible ; il n’obéira qu’à un pouvoir qui ne tiendra compte que des intérêts de Dorne, au diable ceux qui se mêlent des affaires de l’étranger et qui se laissent leurrer par leurs ambitions au détriment du bien du peuple.




Les choses se tassent un rien, mais la relation reste incroyablement tendue entre le Brook et l’Allyrion, qui se toisent en reprenant leur souffle. Il est évident que le ressentiment empoisonne leurs liens, mais pas tant que le reste de Dorne qui se déchire devant les errements dans lesquels la Principauté se retrouve enfermée et piégée depuis des mois. Mener une guerre défensive pour un peuple aussi bouillant n’avait ravi personne, d’autant que la cuirasse avait été très mal taillée pour la Principauté. Là où Dorne attendait des alliés puissants, ceux-ci avaient rapidement fini par s’en détourner. Et de là, adieu la protection de la massive flotte impériale qui avait protégé des mois durant la côte de Dorne. A partir de ce départ, il n’y avait plus eu que des défaites, partout. La Peste Rouge s’en était mêlée, et fragilisait plus encore les Cités Frontalières. Des mariages tout azimut avec des royaumes jusqu’alors ennemis ou pas loin dans un appétit effréné de conquêtes, des attaques sans vergogne contre un allié puissant, et voilà la Principauté au bord du gouffre. Il se murmurait que la paix se négocier, à l’est, alors que la capitale était directement menacée par une flotte gigantesque. C’était un désastre, purement et simplement, et Lord Brook n’était pas le seul frondeur au Royaume. Lord Noirmont, Lord Gargalen, les Poulet et les Forrest, tous clamaient plus ou moins fort leur dégoût pour la politique actuelle qui emmenait tout le monde dans le mur, alors que des milliers de dorniens crevaient sur les routes, sans espoir et sans servir aucun but.


Deziel Brook dévisage son frère le plus sérieusement du monde, et sans trop de chaleur.



| Tu aurais dû rester concentré sur cette famille plutôt que de courir la gloire. Et ne me dis pas quoi dire, ni quoi faire. La responsabilité du Castel me revient, désormais. |


Ca changeait un homme, autant de poids et de responsabilités sur les épaules. Il n’en restait pas moins qu’il ressentait le besoin d’essayer d’aplanir un peu les choses. Feu Lord Brooke n’aurait pas aimé voir ses enfants se déchirer sitôt l’heure de son trépas arrivée ; il aurait fallut bien plus que ça, jadis, pour les faire s’opposer. Proches, plus que dans certaines familles, moins que dans d’autres. Mais l’heure était aux périls et il convenait désormais de se serrer les coudes, autant que possible. Et son frère convint du désastre qui guette la Principauté, en particulier quand il parle d’ailleurs des Dieux de leur père.


| C’est ce genre de prière qu’il faudra éviter à l’avenir, vu comment tournent les choses. |


Deziel inspira profondément, se massa les paupières closes avec le pouce et l’index, comprenait bien où son frère voulait en venir mais ce que ça impliquait également. Il comprenait la haine et la colère, tout Dorne les avaient ressenties au moment du trépas de la grand-mère de la Princesse, Feue Meria Martell. Tout le monde avait réclamé vengeance. Et voilà que la Principauté était mise au ban des nations, tournant le dos à quiconque avait un jour eu des liens avec elle, livrant en pâture ses cités à la frénésie religieuse d’illuminés.


| Quelle différence entre le Tigre et l’Empire ? Entre le Bief et les Fer-nés et cet étranger ? Nous avions cent cinquante navires du Nord, de l’Orage et de Peyredragon pour nous défendre, il y a quelques mois. Et le comportement de la Princesse a fait rentrer cette flotte chez elle. Nos armées n’ont pas su empêcher l’ennemi de franchir nos montagnes, et notre flotte est restée tranquillement à quai, même quand la Flotte Impériale était là pour nous défendre. La Princesse aime bien avoir des alliés, mais elle ne sait pas leur faire respecter leurs engagements, et la parole dornienne n’a plus de valeur non plus à l’étranger. Nous sommes seuls, Idriss. Et je n’enverrais personne du bourg mourir pour les appétits de conquête d’un tyran étranger. On s’est cru malin à Lancehélion pour tirer avantage de tout le monde, mais aujourd’hui, nous sommes juste seuls. Quand j’étais à Ferboys, on n’a eu aucune armée pour renforcer la cité alors que Stackhouse se dirigeait droit dessus. Et quand je suis rentré pour Père, à Lancehélion c’était des milliers d’hommes qui protégeaient la princesse, mais pas son peuple, et des milliers de valyriens qui attendaient l’arme au pied. Je n’irais pas mourir pour ces gens. |




~~~
Soothsayer, can you save them?
Can you see the streets in blood?
The remnants of your name?
Soothsayer, can you save them?
Soothsayer, let these words set you free
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Torrhen Braenaryon

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MessageSujet: Re: Tempétueuses retrouvailles PV Deziel (PNJ)   Tempétueuses retrouvailles PV Deziel (PNJ) EmptyLun 4 Mar - 22:55

Tandis que nos regards se croisent férocement, je ressens une pointe de culpabilité et de honte après ce pugilat pathétique qui aurait exaspéré sans doute aucun père. Déjà que j'avais manqué à mes devoirs de fils  en le laissant trépasser et rejoindre les dieux de la Sangvert sans me présenter une ultime fois à son chevet, prendre conscience du fait que je le décevrais probablement en cet instant me coupa le souffle suffisamment pour que le tourbillon de sentiments puissants et contradictoires plein d'agressivité désertent ma carcasse épuisée et haletante. L'espace d'un instant, je me me demandais ou était passée la belle amitié inestimable qui m'avait lié à l'homme face à moi depuis mes premiers pas. Mon frère ainé, protecteur et modèle que j'avais toujours adoré et admiré profondément et auquel je devais mème la vie. Car ce dernier m'avait sauvé de ma propre inconscience lorsque les flots paisibles de la Sang Vert avaient manqués de m'engloutir il y avait désormais une éternité de cela. Je me fis la réflexion que cette relation fusionelle avait certainement disparue, érodée par le temps et l'absence et ce de ma propre faute. Mais, tout cela ce drame personnel n'était rien eu égard à la situation désastreuse et critique dans laquelle se trouvait la Principauté. 


Morts par milliers y compris parmi la noblesse depuis le sacrifice du Fort des Eperons, humiliation d'avoir été surpassé par l'ennemi ancestral dans les Montagnes Rouges notre chasse gardée dans laquelle des milliers d'adversaires de Dorne avaient connu une fin atroce, peuple contraint à l'exode sur ses propres terres en plus d'ètre soumis aux affres de la famine, rebéllion ouverte de nombre de maisons nobles... Le tableau était complètement catastrophique tout le monde en convenait. La différence se trouvait sur un point bien précis. Les frondeurs accablaient la famille princière ce qui avait un certain sens en leur qualité de dirigeants. Les princes de Dorne avaient leur part de responsabilité comme l'avait toujours les chef lors des triomphes autant que les défaites. Mais contrairement aux rebelles à l'autorité de la capitale, les loyalistes dont je faisais partie pointaient du doigt les trahisons des alliés qu'il s'agisse de l'empire qui avait plié bagage par mer sans explications valables autre que le fait de ne pas supporter le tempérament fiévreux de notre princesse et son franc parler. Ou de l'Orage avec lequel un mariage avait permis de sauver ce royaume au bord du gouffre sur le point de tomber sous les coups de l'alliance coalisée du Bief et du Conflans Hoare. On n'attendait rien d'un ennemi. Cela était de la pure logique. Rien d'autre que du sang et de la haine. 


Mais, d'un allié ca. On eut été en droit attendre meilleur traitement qu'un vil abandon pour des motifs personnels ou d'égo. Ainsi que plus de respect de la part d'une reine qui devait de l'ètre encore parce que des ennemis héréditaires avaient pris sur eux de venir à son secours. Le regard froid de mon frère et ses propos ranimèrent ma colère. Et la férocité brilla de nouveau dans mes yeux, illustration fugace des divisions sapant la Principauté. "Courir la gloire dis tu. Je n'ai fait qu'accomplir la volonté de père de voir notre lignée s'élever. Je n'ai fait que servir l'homme m'ayant fait chevalier et accordé la main de sa fille en dépit de ma modestie. Sur ce point là au moins nous sommes d'accord. Tu es le nouveau seigneur de la maison Brook et tu seras un bon seigneur à n'en point douter. Mais, ne me déteste pas pour tenter de te ramener dans le giron de la couronne. Je n'estime que faire mon devoir." Désormais tous deux à la tète de maisons de la Principauté, il ne faisait aucun doute que la déchirure était autrement plus douloureuse car je savais  que si Deziel choisissait de défier Lancéhelion de manière plus macabre je ne placerais nul sentiment entre mon devoir et ma maison de naissance. Mais fort heureusement, le Brook semblait seulement décider à ne pas rendre hommage à Deria en raison de son alliance nécessaire mais couteuse avec le Tigre. 


M'évitant donc d'imaginer le pire. Tentant d'aplanir les choses et de convaincre mon frère en reconnaissant les tords princiers, j'évoquais mème les dieux de nos pères que je n'avais plus prié depuis ma conversion aux sept. Conversion datant et qu'il m'arrivait de regretter devant la barbarie des croisés lors de cette guerre et de la position du grand septon vis à vis de Dorne. "J'imagine que tu as raison mon frère." Le seigneur local inspira longuement avant de se masser le visage comme pour signifier qu'il comprenait mes arguments de revanche tout à fait légitime au coeur de tout dornien. Meria était une bonne dirigeante adulée de tous et son fils aurait fait un excellent prince de Dorne. Les assassins de la mère et du fils devaient payer pour leurs crimes d'autant que ce fut le point de départ des hostilités ayant conduit à la ruine actuelle. Aussi peu importait l'aberration de s'allier à un conquérant d'outre détroit, l'honneur dornien dictait que si le sang devait continuer à couler il le ferait cette fois pour de bonnes raisons. 


"Tu as raison il n'y aucune différence entre ces puissances. Mais le Tigre lui ne nous a pas trahi ni abandonné en dépit de beaux serments et de paroles mielleuses d'amitié. Il est ici pour faire la guerre et il s'avère que son attention se porte sur des ennemis de Dorne ou du moins devenus comme tels après nous avoir tourné le dos avec mépris simplement en raison du fait que la princesse a refusée de ployer le genoux en digne dornienne. Nos armées ont fait ce qu'elles ont pu et tu le sais aussi bien que moi puisque tu as combattu. La stratégie aurait probablement du différer je te l'accorde mais à quoi bon ressasser le passé. Nous avons vaillement combattu un ennemi supérieurement écrasant en nombre. Je suis néanmoins d'accord vis à vis de la Flotte. Le choix princier était plus que contestable. La princesse est jeune et fougueuse mais ne rejette pas toute faute sur elle. Si nos alliés avaient dès le départ prévu d'assortir son soutien à une quelconque soumission c'est qu'ils n'étaient pas dignes de l'ètre. Peu me chaut que notre parole soit méprisée à l'étranger car nous méprisons ceux-ci. Pourquoi l'avis de parjures et de traitres devraient nous offenser ? Nous ne sommes pas seuls Deziel. Les légions Valyriennes représentent une solution vengeresse implaccable. Si, nos voisins sont conquis par le Tigre cela leur donnera au moins une bonne raison de se repentir de leur attitude méprisante à notre égard. Je comprends néanmoins ton choix mon frère. Et, je le respecte. Je pense que père l'aurait partagé. Je ne te demande pas de m'imiter et d'ètre prèt à aller combattre au coté des Valyriens mais au moins de réitérer ton serment d'allégeance à la princesse et payer ce que tu dois à la couronne. Je t'aime Deziel. Je refuse que ton entètement te coute la vie. Un Brook de trépassé me suffit amplement.
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MessageSujet: Re: Tempétueuses retrouvailles PV Deziel (PNJ)   Tempétueuses retrouvailles PV Deziel (PNJ) EmptyMar 5 Mar - 12:51



Lord Brook

Lord Brook a cessé de payer ses taxes à Lancehélion. D’abord mécontent contre le pouvoir dornien lorsqu’il s’est acoquiné à des prétentions qui n’avaient rien à voir avec celles de Dorne, mais il a suivi, espérant que cela mettrait le peuple de la Principauté sur la voie de la vengeance de la bien-aimée Princesse Meria. Il n’en fut rien, et Dorne s’est couvert de honte et de sang pendant des mois, jusqu’à ce que la Princesse de Lancehélion ne lance le royaume, déjà au bord de l’abîme, dans le giron d’une nouvelle puissance étrangère, pis encore que l’était la première. L’homme est irascible ; il n’obéira qu’à un pouvoir qui ne tiendra compte que des intérêts de Dorne, au diable ceux qui se mêlent des affaires de l’étranger et qui se laissent leurrer par leurs ambitions au détriment du bien du peuple.



La situation n’avait jamais été aussi dangereux à Dorne, aussi pleine de complexité et de problèmes à régler. Mais je ne voyais tout simplement pas comment le pouvoir pouvait s’en sortir, avec une flotte fer-née, bieffoise et ouestrienne à un jet de pierre de la capitale, des armées bieffoises partout dans les montagnes rouges, jusque Ferboys et en route pour Touche-Au-Ciel. Ce n’est quand même pas de la faute des Brook si la Principauté en est là, avec des dirigeants qui ont changé d’avis, d’amis et de stratégie, à de nombreuses reprises. Cela laisse dans tous les cas un goût amer à tout le monde, personne n’a trouvé son compte dans la guerre où n’a été obtenue nulle vengeance, où nous avons été humiliés, sans aucune contrepartie pour la noblesse ou le peuple, pas même la sécurité et le bien être des réfugiés jetés sur les routes par décret princier. Lord Brook était las de la situation, et il ne voyait pas ce qu’il devait faire, lui, quand de nombreuses maisons étant dans ce cas. A quoi servait-il de régler des impots qui pourraient très prochainement rembourser une dette de guerre de la Principauté, ou renflouer les propres caisses d’un Royaume de l’étranger ?


Idriss avait changé, lui aussi. La guerre et leur vie respective avait tendance à faire diverger les individus, c’était certain. Il n’y avait pas que cela. Dorne était unie quand les dirigeants tenaient compte non seulement de leurs prérogatives, mais aussi et surtout de leur peuple. Les stratégies pour contenir l’ennemi aux frontières et harasser ses pointes par le recul des troupes et les attaques de flanc, c’était ce que tout le monde connaissait, et ça ne produisait que des engagements à peu de pertes tandis que le climat et le terrain handicapaient l’ennemi. Les ennemis de la Principauté se contentaient de nous considérer comme une voie navigable sans danger, alors qu’ils renversaient les obstacles dressés devant eux dans des combats frontaux, en infériorité numérique et face à toute la puissance de choc des cavaliers lourds du Bief. Sans parler de la stratégie navale, qui n’avait pas vu un bateau dornien quitter nos ports, tout en accusant le départ d’une flotte impériale qui, répondant aux mouvements diplomatiques, abandonnait notre protection au bout de plusieurs mois de protection mais aussi, de tensions. Le ton de son frère n’engage pas Deziel au dialogue, pas après tous ces mois de peur et de combats, pas après la mort de leur père.



| Soit, tu t’acquittes donc de ton devoir. Mais le mien est avant tout envers le peuple du fief. Il n’y a peut être aucune gloire dans le fait de diriger un endroit comme celui-ci, mais c’est la maison de notre famille, tout ce que je connais, et tout ce à quoi j’aspire. Quand la couronne arrêtera de se prostituer à tous les seigneurs étrangers en vogue, alors, peut être reviendrais-je avec les arriérés de taxe, qui ne servent aujourd’hui qu’à payer le train de vie du Palais au lieu de nourrir les réfugiés qui meurent partout, ou les troupes sans solde depuis trop longtemps. |


Lord Deziel Brook n’était pas un mauvais bougre, du moins, il ne se considérait pas comme tel. Peu ou pas d’ambition en dehors de celle d’accomplir son devoir, il ne faisait finalement qu’exprimer la rage contenue par beaucoup, libérée par d’autres comme certaines familles du sud ou de l’ouest. La voix forte de leur mouvement avait été Lord Noirmont, mort depuis dans le siège de sa cité. La Princesse allait bientôt retrouver la fidélité de toute la Principauté, si tous ceux qui n’étaient pas d’accord avec sa politique mourraient face à l’ennemi. La discussion n’est pas facilitée par la rancœur qu’ont en commun les deux frères, paradoxalement, car elle s’oriente vers des responsables différents et sans aucun doute, l’un pourrait taxer l’autre d’aveuglement et vice-versa. Deziel Brook lâche avec sarcasme aux arguments de son frère.


| Ah… Elle refuse de plier le genou. Elle a pourtant librement choisi son époux. Et l’épouse de son frère. On ne lui a pas mis le couteau sous la gorge pour rejoindre l'Empire, que je sache. D'autres Royaumes ne l'ont pas rejoint et ne sont pas en guerre contre eux. Et voilà où nous en sommes, aujourd'hui. Province de l’Empire Valyrien. Quelle gloire, dans la défaite ! Je ne me battrais pas pour les ambitions d’un tiers, peu importe ce que ça nous permet d’obtenir. Si Dorne se retrouve être insoumise et intacte, à défaut d’être invaincue, je serais le premier à aller me battre pour elle et à payer les taxes avec les intérêts. En attendant, cet argent va à ceux qui crèvent de faim dehors. |




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Torrhen Braenaryon

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MessageSujet: Re: Tempétueuses retrouvailles PV Deziel (PNJ)   Tempétueuses retrouvailles PV Deziel (PNJ) EmptyJeu 7 Mar - 17:12

Devant les propos à l'allure irrévocable de mon ainé, il apparraissait aisément que rien de ce que je ne pourrais faire ou dire ne serait en mesure de le convaincre de revenir dans le giron de la maison princière. Suzeraine de Dorne depuis tant de siècles désormais que l'époque ou la Principauté avait eu en son sein un roi pour chaque centimètre carré de désert, de montagne ou d'oasis semblait reléguée à des temps immémoriaux. Je secouais le chef de droite à gauche à la fois dépité et dépassé par le choix de Deziel ainsi que le degré offensant de ses mots vis à vis de la maison Martell. Je me fis la réflexion que si bien moins de seigneurs Dorniens n'avaient cédés au sirènes de la rebéllion ouverte dont le plus important et emblématique fut le terrible lord Noirmont mon propre frère se serait montré moins méprisant et catégorique à l'égard de sa condamnation envers nos dirigeants. Pourtant, je savais quelque part que cela ne suffisait point à expliquer le ressentiment puissant de ses paroles. La perte de père devait jouer mais seulement de manière minime. Non, la vérité était que Deziel était un homme droit et fier comme le fut feu lord Brook mais plus que son propre caractère lucide et belliqueux dès qu'il estimait se trouver dans le camp de la raison mon frère aimait son peuple. Il aimait les habitants de nos rivages de la Sangvert. Connaissait le moindre recoin des terres de notre famille. Le Brook placerait toujours l'intérèt de ses sujets devant celui de n'importe qui fusse celui de la princesse de Dorne. 


Il était évident que l'éducation recue de pater n'était qu'une facette de cela et que fort de son rang de premier fils il avait depuis toujours pris la peine et le temps de s'intéresser à ses sujets. Comprenant que je ne pourrais faire entendre mon point de vue au seigneur local en dépit de nos liens de sang ni du fait que j'avais accepté de reconnaitre que son argumentaire à charge envers les Martell était en large partie justifié je poussais un large soupir et laissais à présent Deziel incarner seul la voix de la rancoeur s'étant installé entre nous avec le temps par mes absences et ma préférence involontaire pour ma famille d'adoption. Famille dont j'étais à présent à la tète. Ainsi, en dépit de la vexation subie de plein fouet à m'entendre dire que je me moquais éperdumment tant des sujets de nos aieux m'ayant vu grandir et qui avaient toujours eu de la gentillesse et du respect pour le fils de leur seigneur m'offrant fruits juteux et autres patisseries lors de nos escapades à Deziel et moi en dehors de la forteresse modeste mais orgeuilleuse je gardais le silence. Mème le second coup porté avec plus de vigueur sous entendant que je méprisais le nom des miens et la modestie de ma maison de naissance alors que je tirais une fierté d'autant plus grande de me trouver maitre de la Gracedieu le verrou prestigieux de la défense de la capitale en dépit du sang Brook dans mes veines fut acceuilli avec un stoicisme presque glacial. 


Tranchant allégrement avec la fougue bouillonnante du pugilat précédent. En cela, le vieil équilibre fut parfaitement rétabli. Deziel plus prompt à l'emportement comme ce fut le cas autrefois tandis que mesuré certains se moquaient que je ne sois pas un véritable Dornien. Je savais simplement reconnaitre lorsque bataille perdue il fallait savoir retraiter en bon ordre. Suffisamment de batailles avaient jalonnées mon existence depuis que feu lord Noha m'avait fait chevalier dans les montagnes rouges. Pillard, mercenaire, chevalier et depuis peu commandant j'avais vu bien trop de mes compatriotes tomber pour agir avec le mème entètement qui nous avait possédé aux Météores comme aux Eperons. Ce que l'on qualifiait de bravoure inestimable et uniquement Dornienne mais relevait parfois de la folie furieuse. Je répondais donc d'une voix paisible dénuée de la moindre colère. "Oui, je ne fais que remplir mes devoirs de loyal vassal envers la maison princière. Je vois bien que tu as choisi de remplir le tien vis à vis de nos terres et je ne saurais te juger pour cela. Je me répète je suis persuadé que père serait fier de toi. Bien plus que de celui de ses fils qu'il a envoyé au loin pour augmenter le prestige de notre lignée. Cependant, il serait hypocrite de condamner ce fils là d'avoir embrassé pleinement le dit rève paternel." Je décidais de me relever doucement principalement en raison de la douleur encore vive dans mes membres après ce combat implaccable avec ma fratrie. Faisant craquer mes os, je dépoussierais ma tenue avec application tout en constatant avec dépit qu'il m'en faudrait changer au vu des déchirures dans la parure. 


Me tournant finalement de nouveau vers Deziel, je reprenais. "Tu sais si mon service de mercenaire en Essos m'a appris quelque chose mon frère. C'est bien que nous sommes tous les prostitués de quelqu'un. L'un vend sa force physique pour la bataille, l'autre pour mener les troupeaux paitre, celui pour pecher, celui-là pour cultiver. Seuls les rois et les princes peuvent se vanter de ne l'ètre de personne si ce n'est des dieux. Mais, oui il arrive parfois que les circonstances condamnent mème ces derniers à devoir s'aviliser et leur peuple avec eux par extension. Seulement, je ne parviendrais jamais à considérer Dorne notre mère comme une catin." M'approchant de mon ainé pour lui tendre une main afin de l'aider à se relever bien qu'il n'en n'ait nul besoin, bien plus dans un geste d'apaisement qu'autre chose je souriais durement à la perspective de le voir renouveller son serment d'allégeance aux Martell. "Tu paies tes soldats et je paie les miens. Mais toutes les maisons n'ont guère la chance de posséder les flots de la Sangvert pour irriguer leurs terres. Comme tu prends soin de tes gens comme j'estime le faire. Dis-toi bien que la perspective de te voir au palais avec les coffres dus me parait alléchante." 


Une fois Deziel debout, je m'éloignais de quelque pas pour aller ramasser la cruche de rouge et la portant à mes lippes détaillais le Brook d'un air ou percait une pointe de lassitude. Je savais à présent que mème si je n'aurais point débarqué telle une tempète de sable dans le chateau de mes ancètres cela n'aurait strictement rien changé à la situation. Savourant le liquide carmin s'écoulant dans ma gorge, je proposais une fois de plus le vin de nos terres au seigneur. "Une fois de plus tu dis vrai Deziel. Les choix matrimoniaux de la princesse sont siens et nul doute que les erreurs de jugement la tourmente bien plus que toi ou moi. Car, c'est son peuple qui meurt là dehors dusse-je te le rappeller. Nous aurions pu ètre aussi prospère et indépendant que le Val d'Arryn ou l'Ouest ce chien opportuniste je te l'accorde. Mais, tu sais comme moi que cela eut impliqué de ne pas tenter de venger Meria et Nymor. Et, des bandes de soldats ont franchi les montagnes contrairement aux ordres de la princesse au début de l'an dernier. 


Cependant si tu considères comme normal pour un allié d'assortir son soutien d'une cérémonie d'hommage et de vassalité alors tu fais honte à la mémoire de père. Si, elle n'a pas ployé le genoux c'est parce qu'elle a le sang des Martell dans les veines et l'amour de Dorne au cœur. La devise ne s'applique pas qu'aux ennemis mais bien à tous ceux estimant pouvoir nous voir autrement que debout, droit et orgueilleux. Nous ne sommes pas encore une conquète Valyrienne. Vous autres frondeurs semblez bien prompts à juger d'une alliance comme d'un serment de vassalité. Le Tigre est intéressé par tout Westeros d'une part et sa haine des Targaryen est largement connue de tous d'autre part. Et si Deria Martell venait à épouser le diadoque cela ferait d'elle une impératrice tant à Westeros qu'en Essos. Nous serions bien loin du statut de province ne trouve tu pas ? Et j'entends ta décision frère. Les Brook ne feront pas partie du contingent qui s'en prendra légitimement à l'Orage pour la trahison inique de sa reine. Je comprends mon frère. Je ne saurais parvenir à te faire changer d'avis aussi je te demande de m'emmener voir la tombe de père. J'aimerais la voir."
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MessageSujet: Re: Tempétueuses retrouvailles PV Deziel (PNJ)   Tempétueuses retrouvailles PV Deziel (PNJ) EmptyJeu 7 Mar - 23:36



Lord Brook

Lord Brook a cessé de payer ses taxes à Lancehélion. D’abord mécontent contre le pouvoir dornien lorsqu’il s’est acoquiné à des prétentions qui n’avaient rien à voir avec celles de Dorne, mais il a suivi, espérant que cela mettrait le peuple de la Principauté sur la voie de la vengeance de la bien-aimée Princesse Meria. Il n’en fut rien, et Dorne s’est couvert de honte et de sang pendant des mois, jusqu’à ce que la Princesse de Lancehélion ne lance le royaume, déjà au bord de l’abîme, dans le giron d’une nouvelle puissance étrangère, pis encore que l’était la première. L’homme est irascible ; il n’obéira qu’à un pouvoir qui ne tiendra compte que des intérêts de Dorne, au diable ceux qui se mêlent des affaires de l’étranger et qui se laissent leurrer par leurs ambitions au détriment du bien du peuple.



Finalement, à quoi cela servait-il d’épiloguer ? Les Brook parlaient avec leur coeur, comme d’habitude, mais il n’en restait pas moins qu’ils étaient plutôt désunis, maintenant. Depuis des mois. Avant sur l’inaction de la Princesse à gérer la mort de sa grand-mère et la transition du pouvoir, puis devant l’alliance avec toutes ces puissances du Nord, ensuite sur la conduite de la guerre, l’avénement de l’Empire, et enfin l’arrivée du Tigre, qui avait enfoncé très loin le clou de la discorde dans le coeur du peuple de la Principauté. Plus personne n’était d’accord sur rien, ici. L’avantage de Meria Martell, malgré son grand âge et la santé qui allait avec, était qu’elle s’était imposée sur le trône pendant plus de cinquante années, d’après ce que les mestres disaient. Cinquante ans. Si la Princesse Deria survivait cinquante mois à sa place, ce serait déjà beaucoup compte tenu de la situation de Dorne depuis plus d’un an maintenant, qui empirait à chaque semaine qui passait. Quoiqu’il en soit, Deziel Brook n’a plus tant de temps pour polémiquer, à présent ; il est seigneur, et un seigneur ne tergiverse pas quand tout le monde souffre alentours.


De toute manière, tous deux sont beaucoup trop fiers. Idriss venait chercher à convaincre Deziel car ils étaient frères, et ce genre de lien ne s’éteint pas avec la mort d’un père ou la distance entre deux parcours proches. Tous deux campaient sur leur position, et pas grand-chose ne pourrait bouger sans doute. L’un avait fait le choix d’être un indéfectible d’une jeune Princesse à qui il restait tout à prouver. Pour ses beaux yeux, par ambition, ou simplement par honneur ? Cela regardait Idriss. Deziel quant à lui faisait le choix de la sécurité, et de l’absence. Envers une maison qui manquait Dorne, une loyauté de principe mais non de fait. Il n’entrait pas en rebéllion, il ne se battait pas non plus contre les siens, contre son sang. Quoiqu’il en soit, il ne paierait pas de taxes à un pouvoir qui se gargarisait tantôt de mener la danse, tantôt de résister envers et contre tout, qui finissait par se coucher devant un Empire après en avoir refusé un autre… Tant que la politique dornienne ne serait pas claire, et son peuple à l’abri, Deziel ne soutiendrait pas activement le pouvoir en place comme pouvait le faire son frère.


Des chemins différents, qui se retrouveraient peut être plus tard… Ou se déchireraient tout à fait. Combien de maisons se déchiraient de la sorte dans le Bief, qui changeait de pouvoir ? Dans l’Ouest et l’Orage, grevés par les querelles de religion ? Ou dans le Nord et le Conflans, entre les reports sur l’Empire et ceux sur leurs traditions ? On parlait aussi du Val, avec les marchands qui arrivaient jusqu’ici. Et eux non plus n’étaient pas à la fête, c’était certain. Finalement, Westeros se repaissait plus des drames que des récits de bravoure. De cela seulement nous pouvions être certains. Deziel prend la main de son frère.



| Je suis un vassal. Je pense être loyal, puisque je ne me suis pas retourné contre le pouvoir de Lancehélion malgré tout le mal que nous avons tous subis depuis la passation de pouvoir, avec ces enfants devenus princes et princesses. Je ne suis pourtant pas un soutien. Ca reviendra, peut être. Je ne veux pas de guerre intérieure, je veux juste que chacun puisse retrouver son foyer et son honneur, avant d’aller donner des leçons aux autres. |


Parce que l’honneur devenait une denrée rare dans la Principauté. Accords rompus, alliés qui repartent au loin, seigneurs qui se rendent, et d’autres, comme moi, qui refusent de retourner se battre sous la bannière d’un autre que la Pique Ensoleillée. Deziel écoute son frère mais ne peut ni vraiment convenir, ni contredire tout à fait ses éléments. La vie de mercenaire, il n’iumaginait pas ce que c’était, car les seules fois où Lord Brook avait pris les armes c’était sous bannière dornienne, devant solder ses troupes mais comptant avant tout sur l’honneur et la loyauté des hommes. Qu’Idriss considère comme légitime qu’on le considère comme achetable choquait Deziel, sans que cela ne l’étonne tout à fait. Une vie aventureuse provoque sans doute plus de concessions de la part de ceux qui la vivent, que ceux qui lui préfèrent une vie bien rangée.


| N’essaie pas de me culpabiliser. Avant la guerre, tout Dorne était richissime. Et le vin ne pousse pas au bord du fleuve. Les Brook sont bien modestes en comparaison des autres. Si tu veux faire bouger les choses, tu devrais déjà convaincre les gros. Pas les gens de peu, qui seront bien forcés de suivre le mouvement, comme toujours. |


Deziel n’est pas amer, mais il sait comment les choses fonctionnent, à Dorne comme ailleurs. Il se sert à son tour un peu de vin, mais plus pour chasser la douleur naissante des impacts reçus par son frère que par soif ou désir d’ivresse, s’engourdir un rien les sens, cela pouvait l’aider. Il a un petit rire amer aux paroles de son frère.


| Ah oui, ces chiens de l’Ouest. De sacrés fils de putains. Mais n’avons-nous pas été nous-mêmes opportunistes en rompant le premier contrat de mariage avec Peyredragon pour nous jeter sur l’Orage, ce qui a élargi le conflit ? Quelle image donnions-nous de nous-mêmes, quand nous nous jetions sur la lignée moribonde des Durrandon pour essayer d’avaler l’ennemi séculaire ? De plus, Dorne n’a même jamais reçu officiellement de demande d’adhésion à l’Empire, et leur flotte n’est partie que bien après la fondation de ce nouveau potentat au nord. Personne n’a rien respecté dans cette alliance ; des navires sont venus nous aider et pas un navire dornien n’est sorti du port pour les soutenir, et l’Empire ne nous a pas non plus tendu la main quand il l’a tendue à d’autres. Nous avons multiplié les alliances, sans savoir en conserver aucune dans le temps. Et la conséquence de cela, ça n’a été que plus d’isolement, plus d’ennemis, jusqu’à la ruine. Il n’y a pas non plus eu satisfaction dans cette quête de vengeance, on n’a jamais retrouvé les coupables. Tout ça laisse le goût amer d’avoir été le dindon de la farce de cette querelle de rois de l’étranger, et qu’on nous gouverne au gré du vent. Mais puisque tu fais tant confiance à la Princesse pour ne pas plier le genoux, soit, nous verrons ce qu’elle fait devant l’ennemi et devant le Tigre, puisqu’on dit des pourparlers en cours. |


Brook secoue la tête, dépité par l’aveuglement de son frère.


| On ne passe pas un continent pour tuer une seule personne. Pas avec une armée. Cet homme est venu pour Westeros, et nous lui avons offert notre haine comme première marche. Tu es convaincu qu’il est le salut, et qu’il vaut mieux que tous les autres qui ont voulu s’associer à nous. Je dis qu’on n’arrêtera pas de saigner avec lui. Pas plus qu’on l’aurait fait avec un autre. Et ne te méprends pas ; je hais tous ceux qui ne sont pas venus pour Lancehélion quand ils ont volé pour Accalmie, pour Vivesaigues. Mais je hais tout autant ceux qui tiennent un poignard dans le dos, avant de nous entraîner à leur suite pour accomplir leur macabre besogne. Dorne n’a jamais été un outil, et je refuse de participer à ça. La grandeur de Dorne, oui. Mais Dorne n’a qu’une bannière, et elle ne comporte ni Tigre ni Dragon. |


Deziel soupire, finit sa coupe.


| Cassela va descendre avec toi. Je dois prendre l’air, et veiller à ce qu’on rentre bien les gens qui travaillent au dehors à l’intérieur des murs ; nous nous méfions de tout, désormais. Je verrais père tout à l’heure. |




~~~
Soothsayer, can you save them?
Can you see the streets in blood?
The remnants of your name?
Soothsayer, can you save them?
Soothsayer, let these words set you free
And now, give this leave and come away with me

~~~


Spoiler:
 
Torrhen Braenaryon

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MessageSujet: Re: Tempétueuses retrouvailles PV Deziel (PNJ)   Tempétueuses retrouvailles PV Deziel (PNJ) EmptyMar 12 Mar - 19:18

La stérilité de nos déserts couvait à présent dans cet échange fraternel que nul propos n'était succeptible de faire évoluer dans un sens ou dans l'autre. Cette divergence qui embrasait l'ensemble de la Principauté à présent plus désunie qu'elle ne l'avait jamais certainement été depuis l'instauration de la lignée des Martell à sa tète tenait peut ètre à bien des facteurs différents. Une différence d'éducation en premier lieu là ou l'ainé avait été tributaire du traditionnalisme paternel de feu lord Brook tandis que j'étais devenu l'écuyer, le protégé puis le beau-fils d'un seigneur pour lequel la loyauté à la couronne princière faisait figure d'obligation placée au mème plan que le fait de vénérer les dieux. L'age n'avait certainement aucune chose à voir dans cette opposition frontale et tragique. Car, dans le camp des frondeurs autant que celui des loyalistes acharnés de la princesse se trouvaient des nobles de toute période de leur existence du jeune fol insouciant au vieux seigneur dont la sagesse n'avait d'égale que l'expérience. Peut ètre que les différences de pensée entre bannerets prèts à suivre Deria Martell jusque dans les sept enfers et les mesurés refusant de continuer de se plier à une autorité ayant plus que démontrée ses limites autant que ses carences ne tenaient à rien d'autre qu'à une question de caractère ou de point de vue sur la valeur d'un serment. 


Les uns se figuraient éventuellement tout simplement que parole féale était négociable en fonction des circonstances comme des errances des représentants tandis que les autres considéraient que le poids d'un serment engageaient ceux l'ayant prononcés en dépit des erreurs ou des échecs des dits dirigeants les ayant recus. Toujours était il que rien ne ressortirait de cette discussion aussi franche que passionnée en respect de notre sang brulant de fils de la Principauté. Rien d'autre que de l'amertume, de l'incompréhension mutuelle et certainement de la déception. J'avais reconnu la pertinence de la majorité des arguments de Deziel prouvant par la mème que je prenais bien en compte les mauvais choix de nos suzerains et que si je ne les comprenais pas tous et les appréciais encore moins pour certain je souhaitais simplement offrir à la princesse la chance de nous prouver que le sang illustre des Martell était encore digne d'ètre admiré, vanté et loué à travers Dorne des montagnes rouges à la cote orientale. Alors, certes reconnaitre que les décisions princières étaient responsables du chaos autant que de la déchéance actuelle pouvait paraitre contradictoire avec mon attitude jusqu'au boutiste empreinte de dévotion cependant ce que j'avais accepté mon frère semblait le refuser. 


L'attitude des alliés de Dorne avait été indigne et inique, méprisante et détestable et si l'Orage avait eu l'honneur de nous rendre la pareille notre situation actuelle eut pu s'avérer bien différente. Mais, il semblerait que mon ainé considère la princesse comme responsable du manque de respect et du traitement contraire au terme mème d'alliance que nous avions enduré des nordiens au mème titre que tout le reste. Etait-ce de notre faute si la lignée Durrandon n'avait su produire plus qu'une reine parjure ? Des dorniens étaient allés mourir par centaines sur ces terres pour libérer sa contrée des envahisseurs. Je ne le savais que trop bien puisque j'avais fait partie du contingent. On eut pu espéré meilleur traitement de la part d'une femme dont du sang de la Principauté coulait dans les veines. Au lieu de quoi, Roward s'était vu jeté aux orties comme une dose de purin alors mème que le prince avait manqué de perdre la vie. Non, décidemment je ne pouvais comprendre mon frère. La lassitude se mit à peser tant sur mon coeur que mes traits. 


-"La vassalité impose de respecter les ordres de son seigneur mon frère. Mais, tu as raison tu ne t'es pas retourné contre la capitale en dépit de ce que tu considères comme le mal du à Deria Martell et de cela je te suis reconnaissant. Tu es loyal à tes gens et ta famille Deziel, je n'ai jamais remis cela en cause. Personne ne souhaite de guerre intérieure je peux te l'assurer. Le temps ou les dorniens s'entre déchiraient est bel et bien révolu et cela doit rester ainsi. Non, tu n'es pas un soutien mais tu es prèt à devoir assumer le fait de subir la méfiance et la rancoeur éventuelle du pouvoir si jamais tu le redevenais un jour. Quoi qu'il en soit, mon honneur me dicte quant à moi d'aller réparer les tords causés par ceux-là mèmes qui auraient du nous préserver de la ruine."


Selon Deziel l'honneur se faisait rare sur les terres Dorniennes. Mais, une fois de plus nos avis divergaient. Le Fort des Eperons cette boucherie inutile et couteuse n'en demeurait pas moins une lecon de vaillance autant que de sacrifice pour sa patrie. La bataille des Météores avait vu des milliers de nos compatriotes tomber y compris de grands chefs tel que mon beau-père ou lord Ferboys. L'honneur Dornien trouvait racine dans notre orgeuil et il me semblait plutot qu'en dépit de l'erreur stratégique complète de cette guerre défensive nous avions eu plus que des livres et des livres à revendre. Sans compter que nous avions respecté notre parole nous ! En envoyant un contingent sauver Accalmie puis repousser les Bieffois hors de l'Orage. Non, l'honneur Dornien était plus que sauf à mes yeux. 


-"Loin de moi cette idée Deziel. Oui, la Principauté était aussi prospère que le Val d'Arryn avant les hostilités. Certes, il ne pousse pas ici mais dénier que la présence de la Sang Vert nous avantage vis à vis des maisons dont les fiefs se trouvent au milieu de déserts est quelque peu gros. Je me moque que les Brook soient modestes. Vous ètes et resterez à jamais ma famille peu importe mon nouveau nom, rang ou demeure. Votre avis m'importe bien plus que celui des autres plus grands barons dorniens. Et puis c'est à la princesse de convaincre ses nobles de la suivre. Ce ne sera qu'ainsi qu'elle prouvera à tous sa valeur."


Mon ainé et seigneur local se servit à son tour un peu de rouge corsé de nos terres avant d'émettre un léger rire plein d'amertume. Je me fais la réflexion qu'il doit avoir aussi mal que moi suite à ce pugilat indigne des seigneurs que nous étions tous deux mais tellement logique eu égard à nos caractères respectifs ainsi qu'à la douleur de l'absence et la culpabilité de la séparation. 


-"Oui mon frère de sacrés fils de putains ! Venir participer à la curée parce que les pressions du vieux salopard affublé de sa pseudo sainteté devenaient trop fortes. Oui, je maintiens. Opportunistes dis-tu ? Visionnaires conviendrait bien mieux. Si Deria a rompu ce premier contrat de mariage après moult entrevues et rencontres ce doit bien ètre pour une bonne raison. Qu'en sais tu ? Cela n'a rien d'étonnant si la Targaryen s'est montré fidèle à la réputation que l'on lui prète. Quant à l'Orage, nous leur avons sauvé la vie par les dieux ! Sans nos renforts, Hoare aurait certainement pu prendre la capitale et l'armée coalisé des Gardener et insulo-riverains aurait roulé sur l'ost de ces arrogants voisins mais de cela tu sembles volontairement faire fi ! J'ai perdu des hommes de valeur dans l'Orage, des frères d'armes et de bons compagnons ! Ser Jordayne est tombé au champ d'honneur et tout cela pourquoi ? Pour que notre prince qui manqua d'y périr se fasse rejeter comme un étron sur le bord de la route pour avoir décidé de revenir défendre ses terres de naissance avec son armée ! 


Si, cela ne te fait ni chaud ni froid sache que de mon coté je bouillonne devant cette trahison et ferais partie des premiers volontaires si nous devions retourner en terres Orageoises pour les bruler cette fois ci. Oui, la princesse a fait des choix discutables nous n'allons pas revenir là dessus. Nos choix diplomatiques se sont avérés désastreux. Pour ma part, je fais la part des choses entre la part des erreurs princières et le parjure des soit disants alliés d'hier. Ce qui ne semble guère ètre ton cas mon frère. Sur ce point ci nous voilà au moins d'accord nous n'aurions jamais du nous méler des querelles de l'étranger. Hoare ou Targaryen cela ne regardait en rien notre peuple et Meria n'aurait jamais fait cette erreur là. A défaut de vengeance pour nos ainés, je compte bien l'obtenir pour les fils de Dorne tombés pour une reine ne le méritant nullement. L'amertume que tu évoques je la partage amplement mais oui nous verrons bien les résultats de ces pourparlers."


Deziel secoua la tète avec dépit devant mon acharnement quand pour ma part, je répondais pas à sa dernière remarque épargnant ainsi un nouveau duel verbal ainsi qu'un peu de salive. Puis, il soupira longuement et acheva de vider sa coupe et je l'imitais dans un silence de nouveau tendu à peine apaisé par ma demande de me guider jusqu'au tombeau de pater. 


"Bien mon frère. Je vais donc aller me receuillir devant sa tombe avec notre soeur. Fais donc ce que tu as à faire. Nous nous reverrons au diner j'imagine. J'escompte passer quelques jours en ta demeure si cela ne te dérange point."
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MessageSujet: Re: Tempétueuses retrouvailles PV Deziel (PNJ)   Tempétueuses retrouvailles PV Deziel (PNJ) EmptyMar 19 Mar - 15:20



Lord Brook

Lord Brook a cessé de payer ses taxes à Lancehélion. D’abord mécontent contre le pouvoir dornien lorsqu’il s’est acoquiné à des prétentions qui n’avaient rien à voir avec celles de Dorne, mais il a suivi, espérant que cela mettrait le peuple de la Principauté sur la voie de la vengeance de la bien-aimée Princesse Meria. Il n’en fut rien, et Dorne s’est couvert de honte et de sang pendant des mois, jusqu’à ce que la Princesse de Lancehélion ne lance le royaume, déjà au bord de l’abîme, dans le giron d’une nouvelle puissance étrangère, pis encore que l’était la première. L’homme est irascible ; il n’obéira qu’à un pouvoir qui ne tiendra compte que des intérêts de Dorne, au diable ceux qui se mêlent des affaires de l’étranger et qui se laissent leurrer par leurs ambitions au détriment du bien du peuple.



Dommage que nous n’avions plus Lord Noirmont, ou bien d’autres seigneurs, qui tombés aux mains de l’ennemi n’étaient plus là pour reprendre les rênes d’une Principauté en totale perdition. Deziel était venu pour jouer sa partition plus que pour pleurer père. Il n’était pas différent de la jeune génération de Dorne, qui se pavanait à Lancehélion alors que le pays souffrait et saignait sans arrêt. Il n’était pas venu pour sa famille, non. Pas pour leur prêter son aide, son assistance, par pour aider à sécuriser un domaine déjà razzié plusieurs fois par la mer en moins d’une seule année. Il n’était pas venu pour tout ceci. Idriss n’était déjà plus vraiment un Brook, il était devenu un soldat et un citadin, un membre de cette cour de plus en plus honnie dans la Principauté, ou pour leur collusion avec les puissances étrangères, ou pour leur conduite inconséquente de la guerre. Idriss était venu pour un motif bien spécifique ; défendre son camp. Ni plus, ni moins. C’était le camp de l’aveuglement politique, d’un patriotisme à géométrie variable, qui pouvait encenser l’étranger quand ça l’arrangeait, avant de le combler d’avanies.


Jeunesse inconstante comme le pouvoir en place, qui change d’orientation au gré du vent de la guerre. Combien de ces jeunes nobles avaient hurlé leur joie à l’idée de l’alliance avec Peyredragon et de la « conquête » de l’Orage ? Autant, au moins, qui se ulcéraient du « sacrifice » de ces hommes partis « défendre une cause ». C’était ce qu’avait toujours dit père ; ceux qui ont le pouvoir écrivent l’histoire. Nul doute qu’à Hautjardin, Pierremoutiers ou Fort-Darion, on racontait des événements sous un tout autre prisme. Il n’en restait pas moins qu’ici c’était Deziel Brook qui commandait, et personne d’autre. Sa position même était suspecte pour son frère. Tout le monde était suspect maintenant de toute manière, dans la Principauté. Entre les Seigneurs qui avaient sous évalué au départ leurs effectifs, ceux qui ne payaient plus d’impôts depuis longtemps, ceux qui se moquaient des frasques d’une fratrie de godelureaux et qui en tirait profit pour le commerce et le pouvoir.


Emeutes à Denfert, abandons par les alliés, défaites militaires. Dorne la malheureuse n’avait pas réussi grand-chose. La faute, d’après les anciens, à cette nouvelle génération qui n’avait pour seul mérite que d’avoir la haine facile, et pour principal défaut de porter un cœur impétueux en bandoulière. Rejeter la faute sur les gouvernants sans les remettre en question ne servait à rien. Maintenant tout le monde le sentait, la défaite était consommée. Quelle légitimité restait-il alors de toujours tout signer et se proclamer insoumis, invaincu, intact, quand la politique du royaume était maintenant d’avouer sa défaite, de se soumettre au gré des envies depuis un an, et de prendre des déculottées sanglantes ? Le peuple de Brook avait trop vécu de drames. Si la guerre servait d’autres buts que le bal des puissants, Deziel Brook foncerait droit dedans sans hésitation. Mais pas dans ces circonstances. Pas en accablant les autres des manquements de la Principauté elle-même, à quelque niveau que ce soit.



| Le Mal que je pense dû à la Princesse Deria… Et à l’ensemble de son conseil. De ses frères jusqu’aux secrétaires. Personne n’a de sens commun à Lancehélion, c’est un fait. Ca fait des mois que toute la noblesse relaie des informations sur l’état dramatique du peuple et des morts de faim en bord de route, ou dans le désert. Que crois-tu que nous ayons reçu comme réponse ? Rien. Pas la moindre nouvelle. Et ce n’est qu’un des éléments qui me fait étouffer ce serment pour le moment. Quand nos dirigeants auront repris conscience de leurs devoirs, peut-être me rappellerais-je des miens. Ni plus, ni moins. |


Deziel fait la moue quand son frère lui parle d’honneur. Terme tellement galvaudé dans les principautés, ce que son cadet prouve en oubliant la moitié du déroulé des événements, en puant le bellicisme et la revanche qui surtout, ne remettait rien en cause de ce que nous avions nous-même provoqué alors que la paix avec le Bief et l’Orage tenait enfin depuis longtemps. Nous étions d’accord sur l’attitude de nos ennemis déclarés, et même si le jugement sur le fond était totalement différent, nous nous raccordions aussi sur l’avis quant aux faux soutiens du Nord. Rire sardonique quand l’homme parle de la Targaryen.


| Et tu serais le premier à juger une putain d’étrangère avec ces sous-entendus, quand il est de notoriété publique que la Princesse a des amours avec plusieurs membres de la noblesse, qu’elle s’est offerte sans vergogne à un bâtard lui aussi étranger, et qu’on prête ce genre d’histoires à l’ensemble de sa fratrie sinon de sa cour toute entière ? Il n’y a pas fumée sans feu. Jusqu’à cette croisade qui n’a trouvé qu’un terreau propice chez ceux où nous nous pavanions comme chez nous ; ces bieffois qui n’ont eu besoin que d’une étincelle pour nous incendier tous autant que nous sommes. Et l’Orage… Te rappelles-tu seulement que cette armée était vouée à se battre dans la Néra contre Harren, et qu’elle fut détournée au dernier moment… Pour sauver les nouveaux domaines du Prince ? Tout le monde s’en fichait bien des orageois, seule comptait cette conquête si facile de ce royaume que nous détestons et envions depuis des siècles. Jordayne et tous les autres sont morts pour l’ambition de ceux qui les ont commandés. Et non par honneur. Car je te rappelle que toute la flotte de l’Orage nous protégeait avec le reste de la coalition, pendant que nos navires attendaient à Denfert… Par pure économie de nos forces quand nous demandions à nos alliés d’y rester en première ligne, avant de les combler d’avanies à notre tour quand ils se sont retirés sous la menace des émeutes aux ports du sud. Et ils y sont toujours, nos bateaux, alors que la Principauté se noie dans son propre sang. Si tu veux exercer une vengeance, soit, tues tous ces impériaux du nord, tous ces croisés de l’ouest, mais si tu te complais dans notre propre victimisation, tu n’as même plus la fierté de voir que tu te bats toi-même pour des parjures. Quand le Grand Septon devient le seul arbitre de la bonne foi des gens, on voit où on en est. Et ce n’est que par notre faute. Quand les royaumes étaient bien tenus, le Grand Septon se contentait de la compagnie des garçons plutôt que des rois.  Quand nous n’avions pas besoin de prostituer notre sécurité à un potentat d’Essos, nous avions encore somme toute une once d’honneur. Perdu, depuis. Il ne nous reste plus que la survie. Parce que nous n'avons toujours pas retrouvé les assassins de Meria, et n'avons accompli aucune vengeance. |


Deziel soupire encore. Tout ça ne restait qu’une question de point de vue, mais il était facile de rejeter la faute sur les autres plutôt que de constater nos propre manquements. Signe de tête, avant de prendre congé.


| Tant que tu ne profites pas de ton séjour ici pour essayer de rallier le peuple à ta cause… Tu es ici chez toi. A tout à l’heure, mon frère. |


Et Déziel de tourner les talons




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Soothsayer, can you save them?
Can you see the streets in blood?
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Torrhen Braenaryon

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MessageSujet: Re: Tempétueuses retrouvailles PV Deziel (PNJ)   Tempétueuses retrouvailles PV Deziel (PNJ) EmptyJeu 21 Mar - 17:16

Une chose semblait trouver un consensus certain aux yeux des deux frères rendus adversaires politiques par la force des choses et les aléas moqueurs du destin, la Principauté souffrait en silence. Dorne pleurait ses héros sacrifiés, ses fils, ses pères, ses cousins, ses oncles, ses soldats tombés pour sa défense s'étant avérée aussi vaine qu'inadaptée à nos tactiques ancestrales de défense autant que d'attaque. Oui Dorne la fière, Dorne la rieuse pleurait désormais à chaudes larmes la perte d'une part non négligeable de ses enfants tout autant que celles de territoires ayant depuis toujours fait part de sa personne de mémoire d'anciens et d'anciens. La Principauté souffrait de son peuple contraint à l'exode sur son propre territoire baladé au gré des menaces sans vraiment savoir ou il allait et s'il y aurait mème de nouveau un lendemain au cours duquel la mère patrie relèverait la tète et se planterait de nouveau droite et orgeuilleuse face à l'Histoire du continent. Des gens mourraient de faim sur les routes et les chemins, les soldats s'étaient débandés d'eux mèmes honte suprème faute de solde à leur octroyer, le commerce était à l'agonie alors qu'il avait représenté la perle de notre contrée. Mais, si le constat de la souffrance de Dorne semblait la seule chose sur laquelle s'accordait Brook et Allyrion tout le reste n'était que terreau de division aussi bien que défiance à l'image de toute la Principauté à couteaux tirés. 


Je ne m'étais point attendu à passer un moment agréable en revenant sur les terres de ma naissance cependant anticiper un tel affrontement eut été bien difficile eu égard à l'amour que je n'avais jamais cessé de porter à l'héritage de mes ancètres. Allyrion je l'étais pleinement devenu pour avoir passé bien plus de temps auprès de mon lige devenu beau-père que de mon propre sang. Je n'avais appris que tardivement à quel point le domaine de feu mon père et désormais mon frère avait souffert de cette guerre au vu de l'incapacité à retenir l'ennemi au loin de l'intérieur des terres. L'Orage m'avait vu chevauché au coté de Noha, les Météores au coté de ce mème homme m'ayant fait chevalier et la retraite lamentable qui en avait suivi me fondre dans l'entourage du prince Roward. A ce titre, ayant connu plus de mouvements et de bains de sang que mon frère en deux royaumes différents je n'avais que pu développé une vision plus globalisante d'ensemble à l'instar des autres officiers certes souvent jeunes qui avaient représentés mes compagnons d'armes. Mème la Gracedieu n'était revenu se loger dans mes pensées que tardivement sur le chemin du retour disgracieux et loin du triomphe auquel nous révions tous au moment de galoper vers les feux de la guerre. Il était bien aisé de jeter l'opprobe sur l'étranger comme je le faisais allègrement certes mais il l'était tout autant d'accuser une jeune cour d'aveuglement là ou celle-ci ne faisait que suivre les ordres de ses dirigeants comme l'avaient fait tout leurs pères avant eux. 


Que faisaient donc cette vieille cour ? Cette vieille garde que la force de l'age autant que l'expérience auraient du pousser à se mettre en avant pour conseiller avec opiniatreté la fratrie Martell ? Elle entretenait les affres de la division comme de la sédition au sein d'une contrée déjà agonistante. Au lieu de maintenir l'unité au moment le plus critique. Quel bel exemple pour les générations futures de la Principauté comme pour les ancètres devant se retourner dans leurs tombeaux. D'ailleurs à mes yeux, ces divisions n'avaient rien à voir avec l'age car nombre de maisons fermement ferventes et loyales à la couronne Martell en dépit de ce cataclysme tragique auquel nous étions confronté comptait des vétérans d'age mur à l'instar des Jordayne ou des Dayne. Non, elles tenaient lieu de la faiblesse qui semblait à présent coller à l'image de la maison Martell. Difficile de paraitre puissant, altier et menacant alors que tout allait à la ruine autant qu'à la catastrophe et que la défaite n'était plus qu'une question de temps désormais. Invaincus, insoumis, intacts semblaient les mots d'un autre temps celui ou le nom de Dorne imposait crainte et respect dans le coeur des voisins et ennemis séculaires. Si, la guerre n'avait pas été purement à sens unique. Si, la princesse avait pris des décisions différentes. Si, notre trésor n'était point aussi sec que nos déserts. Alors, bien peu de ces frondeurs se seraient permis de se dresser aussi vertement face à Lancéhelion. Et combien parmi ces mèmes insolents n'auraient pas manquer de condamner l'attitude princière si Deria s'était agenouillée devant les soits disants alliés nordiens ? Un nombre écrasant m'est avis. Peu importe les évènements, la fratrie serait toujours apparue condamnable aux yeux de ceux-là. Trop jeunes, trop inexpérimentés, trop insouciants, trop fougueux... Mais comment laisser la chance à des dirigeants de prouver leur valeur si les langues pendues étaient si apres dès les morts des ainés. Morts non vengés et ne semblant guère retournés les coeurs de ces seigneurs frondeurs. 


"Personne n'a de sens commun à Lancéhelion dis-tu ? Pourquoi donc te garder de ta pensée mon frère ? Je vois bien à ton regard que tu inclues ma personne dans le lot. Moi et donc par extension mon camp soit la maison Allyrion et toutes celles dont la loyauté pèse plus lourd que la fierté individuelle. Le peuple meurt de faim sur les routes. Je l'ai constaté de mes propres yeux et cela m'a déchiré le coeur autant que n'importe quel Dornien. Ne crois tu pas que cela tire des larmes aux Martell ! Non, Deria n'est qu'une inconstante et inconsciente jeune femme ne méritant pas sa couronne à tes yeux. Si, la couronne princière n'a pas donné de réponses c'est probablement qu'elle n'en a pas. Aurais-tu oublié que le blocus ennemi a saigné notre commerce à blanc et vidé nos caisses ? Que pouvait-elle faire pour ces malheureux ? Hein ? Dis le moi toi qui à l'instar de la vieille génération ne semble bonne qu'à médire. La stratégie ennemie avait pour but d'étouffer la Principauté et celle-ci a fonctionnée à la perfection. Je suis persuadé que mème si les Martell avaient acceuilli une partie de son peuple dans leur propre palais tu aurais trouvé à y redire ! Je prierais tous les dieux de la Rhoyne pour que tu finisses par te les remémorer."


La moue de mon frère lorsque j'utilisai le terme d'honneur me donna envie de lui coller de nouveau mon poing dans la face. Déjà que supporter des insultes à ma princesse m'était compliqué à encaisser. J'attendis impatiemment qu'il m'expliqua en quoi nous avions manqué d'honneur au cours de cette guerre. Le rire sardonnique de Deziel fut acceuilli par une moue impassible de ma part.


"Je ne me pronconcerais point sur des on dits et des racontards. De sa cour toute entière, je savais que nos moeurs étaient légèrement dépravés aux yeux des nordiens mais pas à ceux de nos compatriotes. M'incluerais tu donc dans ces libidineux mon frère ? Après tout, je suis un membre de cette cour que tu méprises tant. Et quand bien-mème cela s'avererait vrai. A tes yeux, cela serait source de légitimité pour perpétrer des massacres au nom de la Foi. Les Bieffois étaient ulcérés par nos raids à leurs frontières. Raids qui je le signale n'ont jamais été ordonnés par la princesse qui souhaitait quant à elle oeuvrer pour la paix et découvrir les responsables des assassinats de manière bien plus paisible. Chaque point t'est propice au dénigrement Deziel. Ce sont avant tout ces raids des seigneurs frontaliers et d'autres indisciplinés méprisants de l'autorité de la couronne qui ont mis le feu à la poudre nous ayant embrasé. Si nous avions été plus proches comme deux frères eurent du l'ètre au cours de l'an passé, tu aurais su mon point de vue sur les guerres du nord et l'alliance avec les Targaryen. 


Jamais Meria n'aurait accepté de lier la Principauté aux descendants de Valyria. Je n'ai fait que suivre tant les ordres de ma princesse, mon prince que ceux de mon beau-père et seigneur. Détournée au dernier moment ou pas ! Cela ne change rien au fait que sans nos hommes l'Orage serait probablement tombé face aux assauts de la coalition Bieffo-riveraine. Les domaines du prince... Pour que ces domaines aient pu n'ètre que dans la perspective les siens il eut fallu que la Durrandon respecte ses engagements, se montre plus reconnaissante et ne crache pas de manière à peine voilée sur ses origines Dorniennes. Oh, mais quand bien mème les intentions de la Principauté était de s'arroger l'Orage par alliance, en quoi cela eut été un drame. Le vieux rève de conquète des aieux eut enfin été atteint. Je me moque bien des raisons. Je leur préfère les faits et les faits sont là. Des morts pour une reine n'ayant que mépris pour le sang dans ses veines. Nos hommes engagés dans leur guerre alors que le Bief nous fondait dessus. 


Je ne considère pas anormal que leur flotte alors sans intérèt au nord se soit trouvé dans nos eaux. C'est le principe d'une alliance mon frère. Economie nécessaire au vu du raid de Lancéhelion de ces sauvages insulaires. Nos navires sont probablement la dernière chose intacts de toute notre armée. Excuse moi de ne pas trouver cela si dommageable. Une fois la coalition envolée qu'aurait pu notre flotte face à la marine du Bief et la Flotte de Fer ? Nous n'aurions jamais du nous méler des affaires du nord. L'Ouest est par trop puissant et aussi éloigné que cet empire détestable. Non, je me contenterais avec joie de bruler l'Orage Deziel. Eh bien maintenant que ce continent n'est qu'un agglomérat de parjures il faut bien faire un choix. Abandonner ou continuer ? La survie est un motif bien plus noble que la vengeance. Mais, je serais de ceux qui vengeront Dorne et pas toi ce me semble."


Je pissais sur le grand septon et ses ordures fanatisés. Oui, voilà ce qu'avait gagné le vieux salopard de Villevieille. Je revenais aux dieux de mon père et son père avant lui. La rumeur disait que l'arrivée de missionnaires de la Foi accompagneraient les concessions de défaite. Je leur souhaitais bien du courage à ces culs bénis pour tenter de s'attirer les bonnes graces d'un peuple qu'il venait de massacrer et d'humilier alors que la fierté était leur trait le plus notable. Personne n'avait besoin de le savoir. Mais, Mahée et les autres Allyrion remarqueraient bien vite que je déserterais le septuraire de la Gracedieu. Qu'importe les sept n'avaient été mes dieux que parce que père avait espéré voir son cadet s'élever en s'unissant à une maison puissante et ancienne dont le coeur était tourné vers les sept. Père je suis désolé d'avoir été un si piètre fils mais votre soiuhait a été exaucé. 

"Je ne relèverais guère l'offense mon frère. Je te remercie Deziel. J'irais faire un tour devant la Sang Vert ensuite. A plus tard."
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Tempétueuses retrouvailles PV Deziel (PNJ)
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