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Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die
MessageSujet: Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die   Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die EmptyDim 26 Avr - 22:56


Arryn
Sharra

Maison : Arryn, née Corbray
Titre de noblesse : Reine Régente de la Montagne et du Val
Lignée : Rorgard & Oshana Corbray, parents, tous deux décédés, ainsi qu'un petit frère, toujours en vie. Jehan Arryn, époux, également décédé. Deux fils, Ronnel et Jonos Arryn.

Date et lieu de naissance : Née en -34 à Cordial
Caractère : Protectrice – Désabusée – Pragmatique – Meurtrie – Séductrice - Manipulatrice

Célébrité : Kate Beckinsale
Crédit Avatar : Trolinou What a Face


Sharra & la situation de Westeros




Que pensez-vous de la situation tendue entre les différents royaumes de Westeros? Vous sentez-vous concerné?
Si je me sens concernée ? Je suis à la tête d'un royaume dont le Roi n'a que quatorze ans. Mon voisin possède le plus puissant territoire de Westeros, et je sais qu'il convoite le mien. Nul besoin d'avoir une grande intelligence pour s'en douter, de toute manière. Comment ne pas me sentir concernée ? Menacée ? Le trois quart des bannerets veulent ma main pour le trône qu'elle signifie, et mes frontières sont menacés par un roi belliqueux qui s'est déjà proclamé seigneur de tout le continent. Oui, je me sens concernée, et je ne laisserai pas le Val être une victime dans la guerre qui couve.  

Êtes-vous loyal à votre Royaume, à la famille régnante, ou seriez-vous plus... Electron libre? Mon Royaume est ma vie. Mes fils aussi. Les deux vont de pair, le premier revenant aux seconds. Mon époux et mon Roi est mort pour protéger le pays, pour repousser l'Orage qui voulait nous envahir, porter le sang et la guerre en nos terres. Je ne me bats peut être pas sur le champ de bataille, mais mon dévouement envers mon royaume, mon peuple et mes héritiers n'en n'est pas moins grande. Et je ferai tout ce qui est nécessaire pour eux.

Si jamais la guerre venait à toucher votre région, quelle serait votre réaction? Que voudriez vous donc que je fasse ? Que je laisse la guerre détruire mon Royaume jusqu'au bout, mes terres en feu, mon peuple en sang ? Je ferai tout pour éviter cette guerre, premièrement, bien que je sache qu'il s'agit d'un combat des plus ardus. Mais l'armée du Val n'est pas prête à un conflit ouvert. Encore saignés à blanc par nos dernières batailles contre l'Orage, qui ont couté la vie à mon mari. Si la guerre vient à me toucher, alors je ferai tout pour minimiser les dégâts, mais je ne resterai pas les bras croisés en attendant ma mort et la décadence de mon royaume.

Vous avez sûrement entendu parler de l'embuscade tendue par Harren le Noir à Aegon Targaryen, que pensez-vous d'un tel acte? Le Targaryen pouvait s'y attendre. Il vient demander au plus puissant seigneur de Westeros de lui donner sa couronne ; et surtout avec la réputation qu'a Harren Le Noir... Personnellement, une telle nouvelle ne peut que me mettre sur mes gardes. J'avais proposé ma main et les épées du Val au Dragon. Trois bêtes monstrueuses et dévastatrices, et il était prêt du but. Le meilleur parti pour sauvegarder mes terres et mon sang. Je n'ai pas eu de réponse officielle, et l'homme est mort. Deux de ses dragons sont morts. Tués par mon voisin. Une puissance capable de détruire deux dragons en une seule bataille est une puissance à surveiller de près. De très près. Surtout quand elle est à vos portes et convoite vos terres.



(c)GentleHeart (c)Bedshaped (c)MoneyHoney


Sharra & les autres





(c)torben Ronnel et Jonos sont mes deux uniques fils. Quatre ans d'écart, ils se sont toujours bien entendus entre eux, alors que moi même, à leur naissance, tout se passait encore bien avec mon mari. Tout s'est retrouvé bousculé, chamboulé du tout au tout, lorsqu'il y a deux, on ramena ce cadavre à peine mort, étendu sur ce bouclier jusqu'aux portes de la Lune, où j'étais descendue immédiatement en recevant le message. Plus de Roi. Ronnel, héritier du trône, douze ans. J'ai imposé sa discipline de fer à mon fils ainé, alors que malgré moi, je délaissais quelque peu le cadet. J'aurai voulu être une mère parfaite pour eux. J'aurai voulu leur apprendre la vie tout en leur donnant tout l'amour du monde pour qu'ils puissent l'affronter. J'essaye d'allier cette proximité maternelle avec les exigences qui échouent à nos fonctions. Mais surtout, je veille bien que personne ne leur nuise jamais. Le Roi est jeune, le trône est instable, et les vautours rodent.
Ronnel & Jonos Arryn - Fils



(c)axelle Les Lannister furent de visite aux Eyrié pour parker de paix et d'alliance. Jordane et moi avons eu tout le loisir de discuter pendant que nos maris parlementaient. Mon homologue de l'ouest m'a fait bonne impression, et nous sommes tombées d'accord sur différents points. Aujourd'hui, nous nous échangeons des corbeaux régulièrement. Nous nous sommes ouvertes à l'autre. Peut être un peu trop. La Lannister est comme moi ; à choisir entre ses liens extérieurs, ses enfants et son royaume... La décision est vite prise. Je me serai également attendue à ce qu'elle et sa maison montrent plus ouvertement leur soutien aux Arryn lors de la mort de Jehan. Notre alliance serait elle en train de virer de bord, face aux Hoare toujours plus inquiétants et belliqueux ?
Jordane Lannister - Alliée...



(c)?? Argilac est un ennemi ancien. C'est lui et ses armées qui causèrent tant de maux au Val, il y a deux ans, lorsqu'il tenta de nous envahir. Jehan paya notre victoire au prix de sa vie. Anéantie, je veillais à signer rapidement la paix, alors que l'ennemi se retirait. Le Val n'a plus de Roi. Le Val est saigné à blanc. Si je pouvais tuer de mes mains cet homme qui a peut être tout détruit, qui a peut être voué mon Royaume à la ruine, je suus certaine d'en retirer un très grand plaisir. Mais la vengence est un luxe que peu peuvent s'accorder. La survie passe avant le reste. Si le sire de l'orage s'avérait le meilleur atout contre Harren le Noir et ses envies de conquêtes, alors je n'aurai guère de difficultés à choisir entre ma haine et ma survie.
Argilac Durrandon - Viel ennemi



(c)torbenOn me surnomme "La Belle", mais fort heureusement je ne me résume pas à cela. Je ne suis pas dupe. Harren Hoare n'a aucun scrupule. Il veut conquérir. Ce qu'il voulait, il l'a pris lui même. Et il veut le Val. Ses forces sont extrêmement puissantes, et nous avons désormais frontière commune... On m'a déjà rapporté quelques escarmouches entre les patrouilleurs de nos deux royaumes. La guerre n'est as déclarée noir sur blanc, mais elle couve. Elle gronde. Je ne laisserai pas le sang souiller mes terres. Je ne vendrai pas plus mon pays à cet agresseur. Eviter la guerre, à tout prix. J'utiliserai tout ce que je pourrai pour arriver à mes fins.
Harren Hoare - Menace.



Ash & Bloody Crown



Salut moi c'est Valentine, ou tous les surnoms que vous voudrez ! J'ai découvert BC en toujours la faute au même... *pan*. J'aime beaucoup écrire, lire, écouter de la musique, regarder films/séries, le jdr, les jeux tout court... Sur Bc, j'aime bien les modotes ! *sors et va mourir loin* mais j'aime pas trop par contre arrêtez, je vais pas commencer à pester dès les premiers jours... Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die 3870582857 J'ai bien pris connaissance du règlement intérieur. La devise du forum est


Dernière édition par Sharra Arryn le Lun 27 Avr - 21:39, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die   Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die EmptyDim 26 Avr - 22:57

"And we'll fly, and we'll fall, and we'll burn"



-21

Je tremble. J'ai froid. Même blottie sous les couvertures comme je le suis, le froid bat dans chaque parcelle de mon corps. Je pourrai appeler une servante, demander quelque chose. Je ne le fais pas. Je reste désespérément immobile dans mon lit, recroquevillée en position fœtale. Je sais que ce froid là, celui qui m'habite, aucun feu ne pourra le vaincre. Rien. Je me suis résolue à l'accepter, à accepter la peur au creux de mon ventre, plutôt que de vraiment la craindre, je la subis. Je n'arrive pas à faire autrement. Autrement ? Que pourrais-je faire d'autre, de toute manière ? Je ne sais pas. Rien. Je n'ai pas la patience ni la force nécessaire pour chercher une autre solution. Pour trouver le feu qui pourra surpasser le froid.

Tout allait si bien avant, pourtant.

Je ne suis pas vielle. Je viens juste d'avoir treize ans. Alors cet avant, il est assez maigre, en fin de compte. Mais je m'en rappelle, je m'en rappelle trop bien. J'aime m'en rappeler. Il me fait un peu souffrir, certes, mais au moins... J'ai quelque chose d'heureux dans l'esprit. Un peu. J'ai toujours aimé la vie, et tout ce qu'elle pouvait m'offrir. Elle m'avait toujours offert beaucoup, jusqu'à maintenant. Je n'ai jamais manqué de rien... Mes parents m'ont donné beaucoup d'amour, même si j'avais un peu peur de mon père, quand j'étais toute petite. Il était tellement impressionnant et semblant tellement dur ! J'avais entendu de nombreuses fois ses hommes et ses bannerets parler de lui comme un guerrier sans cœur, un homme droit mais surtout brutal... Puis je me rendais compte qu'il était toujours doux, avec moi. Ma mère, elle, était souvent malade. Souvent, j'allais dans sa chambre, le soir, et nous parlions un peu toutes les deux, avant qu'on me raccompagne dans la mienne. Ca fait bientôt un an qu'elle est alitée en permanence, maintenant. Le mestre dit que... Non, ne pas penser au mestre. Ne pas penser à Mère et son état, non plus. Non, ça ça fait mal. Il y a aussi mon petit frère, quatre ans de moins que moi. Quand il n'était encore qu'un nourrisson, il me faisait tellement rire ! Maintenant, je le regarde se battre avec sa petite épée en bois maintenant, parfois, avec les autres enfants de Cordial. Moi, j'essaye d'être gentille avec lui, mais j'arrive pas à obtenir grand chose. Ca m'énerve. Il me fait plus tellement rire. Le reste... Les bannerets de mon père, les septas.... Tout le monde a toujours été adorable avec moi. Je leur demandai un peu ce que je voulais. On disait que j'étais belle, un peu partout, que les dieux m'avaient fait un très grand cadeau en me dotant de traits si doux, d'yeux si purs.

Je les ai crus.

Maintenant, je ne sais plus s'il s'agit d'un don ou d'une malédiction.

Je tremble. Je serre les dents. Le Mestre est parti. Il y a une heure. Une minute. Comme toujours, me laissant seule dans le noir, avec mon froid, ma peur. Avant, je rêvais de toutes ces belles légendes, de ces preux chevaliers, d'épouser moi aussi un jour un beau prince qui me rendrait heureuse jusqu'à ma mort... Aujourd'hui, je rêve de tuer cette peur. Je ne sais pas si c'est pire quand il est là où après qu'il soit parti. Je ne sais pas non plus comment ça a vraiment commencé. Il me parlait de ma beauté, lui aussi, mais il m'en parlait... différemment. Je ne sais plus. Je ne veux plus savoir. Je me souviens juste de la première fois. Il m'a acculé contre le mur, il m'a dit de le laisser faire. J'étais... Je ne comprenais pas. Je ne pensais plus. Je ne respirais plus non plus, je crois. J'avais peur, pour la première fois, je faisais connaissance avec cette petite chose qui se niche en vous comme ça, si soudainement, si perfidement, et qui ne vous quitte plus. Je n'ai jamais protesté. Je n'ai jamais montré un consentement quelconque. Je voulais juste arrêter de vivre, dans ces instants. Je sais pas si ça s'est vu, que je souriais moins, que je riais d'un rire forcé, que je... Que je ne vivais plus. Ca doit faire six mois, peut être un peu plus, peut être moins. Je compte plus. Pourtant je sais compter, il paraît que je suis bonne en arithmétique. J'apprends vite. J'ai appris plus vite que prévu ce qu'était la peur, en tous cas.

-19

Les chiens grognent, en bas. Ils aboient. S'agitent. Un peu. Puis, de plus en plus, alors qu'ils comprennent que quelque chose les attend. Avec un peu plus de force, ils briseraient eux même leurs liens... Ils tirent, grognent, aboient, leur lourd pelage noir s'agitant sous le soleil d'été. IL fait chaud. Ils ont faim. Et puis, leur repas arrive. Je ferme les yeux, instinctivement. Les ouvre. Je dois regarder. Je veux regarder. Même des quelques mètres de haut dont je suis perchée, j'arrive à détailler précisément le met qu'on leur apporte. Je me cramponne, les yeux grand ouverts, la respiration rauque. Je fixe les morceaux du cadavre. On l'a découpé grossièrement. La tête manque à l'appel, bien sûr. Tout le reste y est. Décharnées, sanglantes, je peux reconnaître à peu près toutes les parties du corps. La chair a l'air tendre. On la dépose au milieu, ainsi rougeâtre, veines, muscles, organes, peau, tout le bel attirail luit sous l'éclat de l'astre solaire, et déjà, quelques insectes pointent leur nez. Ils n'ont pas le temps de s'approcher trop près du festin. Les chiens sont plus excités que jamais, ils bondissent, jappent dans tous les sens, tentent en vain d'approcher assez près pour prendre leur part de nourriture. Les gardes ont le plus grand mal à les lâcher, tant les approcher semble un combat mortel face à ces gueules pleines qui s'ouvrent, se ferment, claquent, ces corps massifs tirant sur leurs liens. Mais finalement, les six bêtes sont libérées à peu près en même temps. Et là, l'explosion. Chacun saute sur les morceaux de chair, de sang, exposées au milieu. Cinq formidables chiens de chasse, puissants, pelage d'ébène, sauvages et affamés. Le choc est violent. Ils se bousculent. Chacun veut sa part. Chacun veut la plus grosse part. Les vautours veulent toujours la plus grosse part. J'entends le bruit des dents déchiquetant la viande humaine, tirant, arrachant, lacérant. Ca claque, ca gicle de partout, le sang, les bouts qui échappent. Bientôt, la cour se retrouve maculée de sang. Ils continuent à se bousculer. Un des chiens parvient à arracher un bout de viande charnue, sanglante que son semblable était en train de mastiquer.

Je regarde. Je ne tremble pas. Je ne scille pas. Je ne respire plus.

Il y a une heure, encore, cette viande formait un homme. Il n'est plus rien. Cette vulgaire chair sanglante pourrait appartenir à n'importe qui, n'importe quoi. IL y a une heure encore, j'étais avec lui. Comme des centaines de jours avant celui là. Je ne sais pas ce que je ressens. Je n'arrive pas à me dire que c'est fini. Tout s'est passé si soudainement, si... Je n'ai pas tout compris. Pas de suite. Je ne réalise toujours pas. Tout ce que je vois, ce sont ces bêtes se disputer pour un festin sanglant et sauvage.

La porte s'était ouverte ; aucun de nous deux ne s'en était rendu compte tout de suite. Moi, je pensais à mourir, je me laissais faire, à force, par le vieux mestre. C'est lui qui a fini par voir le petit garçon sur le seuil, les yeux écarquillés. Je l'ai senti se retirer de moi, si soudainement que j'en ai eu un mal de chien. Je n'ai rien fait. Je n'ai pas bougé. Je n'ai pas pu. Nue, pétrifiée par le froid, la peur, l'incompréhension. Le mestre a enfilé quelque chose rapidement, puis il est sorti lui aussi. Je me souviens l'avoir regardé sortir, comme ça, en courant derrière mon frère qui avait pris ses jambes à son cou dès qu'il avait vu qu'on le regardait. Et moi, j'étais là. J'attendais mon sort. Qu'allait il bien pouvoir se passer, alors ? J'étais trop apeurée pour faire quoi que ce soit. Si. J'ai attrapé une couverture, me suis enroulée dedans, accrochée à elle comme à ma raison, comme à ma vie. La porte s'était refermée dans un claquement sourd, et je la fixais. Attendant de voir sur qui elle allait s'ouvrir. Quelle expression cette personne allait avoir.

J'ai cru finalement distinguer le battant bouger. S'entrouvrir. S'ouvrir. Père était derrière. Je tremblais comme une vulgaire feuille. Il s'est approché de moi. IL n'avait pas l'air menaçant. Pas non plus chaleureux. Mon père n'a jamais l'air chaleureux. Il m'a prise dans ses bras, cependant. Puissants et froids. Je n'ai pas demandé mon reste. Je m'y suis réfugiée, comme on se réfugie au coin du feu durant un hiver glacial. Je tremblais toujours. Je sentais les larmes, chaudes, amères, commencer à glisser sur mes joues, comme un avoeu, une honte, qui éclate soudain au grand jour après avoir été si longtemps muselée. Je ne voulais pas qu'il voit ça. Je ne voulais pas lui montrer cette image de moi, si sotte, si faible, si honteuse. Je n'avais pas le choix. Faible, c'est ce que j'étais, ce que j'étais devenue en tout cas, en si peu de temps, si jeune... Avais-je encore un avenir ? Je n'osais même pas me poser la question. Je me laissais aller entre les bras de mon père, alors que ma propre attitude me dégoutait depuis le départ. Lui ne fit rien. Il se contenta de m'entourer de ses bras, comme ça, et de me laisser pleurer quelques instants. Espoir absurde, je pensais qu'il ne les verrait pas, ces larmes. Puis il m'a relevé la tête, et là, je n'avais plus rien pour dissimuler ces amères preuves de tout ce que j'avais subi, de la frêle petite feuille d'arbre que j'étais. Je l'ai regardé, quand même. J'ai essayé de ne pas ciller. J'ai toujours été impressionnée, face à lui, même si j'ai toujours tenté de le lui dissimuler, cela aussi. Il a essuyé mes larmes, mais d'autres coulaient par dessus. Ca ne servait à rien. Ca m'a tout de même rassurée. Il... Il avait l'air de comprendre. De ne pas m'en vouloir.

Il m'a dit, de sa lourde voix grave et profonde, que tout allait bien. Que tout allait s'arranger. Je savais qu'il n'était pas très doué au niveau affectif, pour consoler les autres par exemple, mais il faisait des efforts. J'avais appris que derrière le bloc de glace, il y avait un homme, avec un cœur. Qu'il m'aimait. Au moins un peu. Assez pour essuyer mes pleurs, ce soir. IL m'apprit que ses hommes avaient attrapé le mestre, dès que mon petit frère était venu le trouver. Le vieux avait tenté de fuir, en voyant que le gamin courrait trop vite. Il avait tenté de sortir de l'enceinte du château, sûrement pour partir seul, à cheval. Je n'en n'avais cure. On l'avait arrêté, et on l'avait amené à Père. Je mettais toute ma force à retenir mes larmes et à l'écouter. Je ne savais pas ce qu'il allait se passer. Je n'étais pas non plus sûre de vouloir savoir. Mais je n'avais pas le choix... Le tuer. Oui, je m'en doutais. Il m'ordonnait de rester là, de reprendre mes esprits. Que tout était fini. Qu'on parlerait plus tard. J'ai refusé de rester dans cette pièce où j'avais vécu tant de nuits avec ma peur, ma terreur, ma douleur. Si c'était fini, alors je voulais la voir, la fin. Il n'a pas été très convaincu, mais je ne lui ai pas plus laissé le choix de me contredire qu'il ne le voulait au départ, en m'ordonnant de rester là.

Voilà comment je me suis retrouvée à regarder des chiens de chasse défouler leurs crocs sur de la viande humaine.

-17

Je me perds dans la pénombre de la grande chambre. Je regarde les murs, les fins rideaux qui couvrent les fenêtres en face de moi. Les draps du lit qui recouvrent mon corps nu et encore brûlant. Sur l'homme, à mes côtés. Je sais qu'il ne dort pas encore, lui non plus, même si nous venons de nous dire que nous ferions mieux de nous reposer un peu... Je n'en n'ai pas envie. Je me sens si... Heureuse. Presque euphorique. J'essaye de me calmer ; je sais qu'en effet, dormir ne serait pas une très mauvaise idée... 17 ans. Je suis mariée. Depuis deux ou trois heures. Bons dieux. Je n'y crois toujours pas vraiment, au fond. Pourtant, cela fait au moins un mois que l'affaire est conclue. Le prince du val en personne, dont le père est en fin de vie. A peine plus agé que moi, tout juste la vingtaine. Quand Père m'a annoncé cela, j'ai mis du temps à réalisé tout ce que cela pouvait signifier. Princesse. Puis Reine.

Je l'avais rencontré une première fois me semble t'il, il y a bien longtemps, alors que nous étions en visite aux Eyrié. Je ne me souviens plus s'il y avait un évènement particulier, j'étais petite. Il me semble que le vieux mestre n'avait pas encore commencé à abuser de moi, d'ailleurs. J'ai continué à croire que je n'avais pas d'avenir, ainsi souillée, déshonorée. Et me voilà dans le lit d'un prince, mariée à lui, un jour Reine... Père ne lui avait pas caché ce qu'il m'était arrivé. Il était désormais la troisième personne au courant de la chose, ma mère ayant succombé à la maladie peu après le trépas de l'érudit. Restait Lord Rorgard mon père, et Jerren mon frère. Et moi... J'ai eu une peur terrible, oh, bien loin de ce que j'avais pu connaitre, mais j'ai tout de même eu peur que Jehan Arryn et son père revoient leurs plans après cet avoeu. Il n'en fut rien, et le soulagement fut conséquent. J'avais tourné la page. Mon frère s'était rapproché de moi, m'y avait aidé, ainsi que mon père. J'avais avancé. Les plaies étaient toujours bien présentes, mais elles avaient cicatrisées. Que quelqu'un les rouvre en refusant ma main pour cela m'aurait fait le plus grand mal. Je m'y serai pliée, mais j'aurai peut être dû à nouveau affronter mes démons. Maintenant, j'y suis. Je viens de passer une nuit inoubliable. J'aimerai que rien ne change... Je me sens si bien. Je ne suis pas dupe non plus... Les rêves ne sont pas éternels. Je ne saurai que bien trop vite ce que demain me réserve.

-14

La petite chose toute rose tord ses maigres bras vers moi en gasouillant comme un petit oiseau. Ses petits doigts potelés se perdent dans ma longue chvelure retombant de part et d'autre de mes épaules. On m'a enfin laissé seule. Prendre le bébé dans mes bras fut mon premier réflexe, lorsque mes servantes eurent refermé la porte derrière elles. J'avais eu droit à tout un défilé des nobles des Eyrié ou pouvant s'y rendre rapidement, même si la plupart étaient partis à la guerre. Comme mon frère. Ou mon mari. J'aurai aimé qu'il soit là pour la naissance de son fils. Son premier fils. Son héritier. Notre héritier. Notre chair et notre sang. Je voulais lui offrir cela pour notre premier enfant. Un enfant puis un homme dans lequel nous pourrions placer toute notre fierté, et celle de sa famille. Dès que le petit a sorti sa tête, j'ai su que je l'aimerai. Que je donnerai ma vie pour lui, le fruit de les entrailles. Et de celles de mon Seigneur.

On dit que les mariages sont aussi idylliques que les légendes les premiers jours, mais que le temps se gâte souvent bien vite. Alors, je veux presque croire que les dieux ont voulu me faire tous les cadaux du monde. Une beauté sans égale. Un père, un frère, un entourage aimant. Et un mariage heureux. Cela doit faire trois ans, maintenant. Oui, je sais, c'est encore peu. Mais rien n'est venu gâter notre ciel si bleu. Je l'aime. Je l'ai aimé dès le début. Lui aussi. Je n'ose qu'à peine croire que ma vie puisse ressembler à toutes ces belles histoires, où la princesse tombe immédiatement amoureuse de son beau prince, et elle se retrouve aimèe en retour. Chacun à la cour sait notre bonheur, et si certains l'envient certainement, ils ont la grande amabilité de garder ces sentiments pour eux mêmes.  Tout ce que je veux, c'est être avec lui. Le voir heureux. Il est si droit, si valeureux. Il est juste, aussi. Je l'ai remarqué tout de suite. Il combat bien également, très doué avec son épée, bien qu'il m'eût avoué que toute cette violence le répugnait. Il se devait d'être un guerrier, car le Val avait besoin d'être défendu. Lorsque, comme aujourd'hui, il était absent, je passais du temps avec la jolie ribambelle de nobliaux des Eyrié, car il faut bien qu'une future Reine connaisse ceux qu'elle gouverne, ou encore avec mon beau père. Je préférais nettement la compagnie de ce dernier, même si je n'en montrais rien. Trop vieux et ankylosé pour partir à la guerre, le Roi déléguait le commandement à son héritier. Il avait pour autant encore toute sa tête, et si son corps ne suivait plus, son esprit galopait. En temps normaux, il nous faisait déjà participier plus ou moins activement à l'exercice du pouvoir. Lorsque mon époux, Jehan, n'était pas là, il tentait de m'enseigner à moi aussi ce qu'il avait inculpé à son fils tout au long de sa vie. Jehan s'y employait, lui aussi. J'avais toutes les capacités pour régner, ne manquait plus qu'à connaitre les arcanes du pouvoir.

-11

Autour de moi règne un vacarme poli et assourdissant. Chacun converse avec son voisin, le voisin de ce dernier, l'autre courtisant qui se trouve à l'autre côté de la salle.... Je suis fatiguée. Je montre un visage ouvert et frais. J'ai envie de trouver un peu de calme et de repos. On m'a habitué dès mon enfance à tout cela. Fêtes, banquets, courtoisie, semblants... Je joue mon jeu comme je l'ai toujours joué. J'apprécie ces réjouissances, mais parfois la fatigue est bien trop lourde pour que je puisse réellement en profiter. Il nous faudra pourtant rester là, à sourire et converser, jusqu'à tard dans la nuit. La main de Jehan recouvre discrètement la mienne. Tout le beau monde du Val est là, réuni sous nos yeux. Chevaliers, nobles seigneurs et belles demoiselles... Chacun se devait d'être présent, le jour du couronnement du nouveau roi et de la nouvelle reine. Je ne sais plus bien comment j'ai pris exactement la nouvelle de la mort de mon beau père. J'étais préparée à l'idée de régner depuis mon mariage. Mais entre se préparer à une idée, y réfléchir, et se trouver devant la réalité du fait et devoir en assumer les conséquences sans plus attendre... Nous avons géré de notre mieux. A deux, nous sommes forts. Nous nous aimons, nous avons confiance en l'autre. Mon époux surmontait tant bien que mal la mort de son géniteur. Mon père lui même, était fort malade, et n'a réussi que de justesse à se déplacer pour voir sa fille monter sur le trône pour de bon. J'ai revu mon frère également. Mais après plusieurs heures de festivités, les préparatifs intenses qui les ont précédés... Je ne peux ignorer la fatigue. Je laisse mon regard dériver encore parmi l'assemblée, jusqu'aux petits qui jouent dans un coin. Ronnel est là. Mon fils. A sa vue encore une fois, je me souviens de sa naissance. De ses premiers pas. De ses premiers mots. De ces choses qu'une mère ne peut oublier si aisément. Il a grandit si vite. Trois ans... Déjà trois ans. Il est prince, alors que ses parents sont rois, désormais. Je sais que certaines choses vont changer. Mais je sais aussi que mon Roi est quelqu'un de bien, et que mon fils saura illuminer toutes les heures obscures de mon existence. Même si l'exercice du pouvoir n'est pas aussi juste et beau que la façade qu'il montre à tous, je sais que je suis contente d'être où je suis. Je sais que je ne suis pas seule.
J'apprécierai simplement un peu de calme.

-2

« Votre Majesté. »

Je tourne la tête vers le garde. Il semble froid. Inexpressif. Il ne dit rien de plus que ces deux mots. D'une voix à la fois forte et faible. Je le fixe. Il est tard. Une nuit des plus noires recouvre déjà le val et la Montagne, et comme beaucoup de soirs, je veillais auprès de la fenêtre, un livre ou une quelconque autre activité reposante entre les mains. Mon Seigneur est parti à la guerre... Je ne compte même plus. Je ne préfère plus. Je sais juste que j'attends toujours son retour avec autant de fébrilité. Je fais tout mon possible, en attendant. Ceux qui ne partent pas à la guerre à ses côtés, ceux qui restent tranquillement aux Eyrié, la plupart d'entre eux ne sont ni plus ni moins que des vautours. Certains penseraient que je ne suis paranoïaque... Non. Je suis simplement prévenante et prudente. Je tiens à mon trône, et surtout à celui de mon époux. IL ne peux y avoir d'autre roi que lui, mais cela, beaucoup semblent l'oublier, dès qu'on le sait sur un champ de bataille. Car tous les hommes meurent. J'ai peur, moi aussi. Je sais qu'il est un homme. Et moi, je sais que je dois faire mon devoir envers lui et envers mon royaume, toujours. Je me fiche bien des moyens que j'emploie, du moment qu'ils ne créent pas scandale que je n'aurai voulu. Un homme est mortel, et un homme est également un être faible. J'ai appris, à mes dépends, comment utiliser mes atouts. Ou tout simplement, comment survivre, et faire survivre avec moi ce que je possède. Mes fils. Deux, maintenant. Jonos est né environ un an après notre couronnement. Ces terres, et mon trône ainsi que celui de mon mari.

Alors je dévisage l'homme. Me lève, me rendant compte que je le met quelque peu mal à l'aise. Quelque chose ne va pas. Je lui emboite le pas, et les deux gardes postés devant mes appartements en font de même à ma sortie. Nous descendons jusqu'aux appartements qu'occupe le mestre qui fait l'éducation de Ronnel. L'homme s'incline, ne dit mot no plus. Me tend un message, sûrement arrivé par corbeau. Ecrit d'une écriture imprécise et bancale. Les mots se collent, se chevauchent se bousculent, sur le papier et dans mon esprit. Je relis. Une fois. Deux fois. Je suis aussi immobile que du marbre, même si en moi tout tremble. Le mot m'a était écrit immédiatement. Les forces de l'Orage, qui ont tenté d'envahir le Val, se sont finalement retirés. Et parmi les cadavres, il y avait celui de Jehan. On l'a évacué immédiatement après qu'il fut tombé, écrit ce mot, et une dizaine d'hommes sont en route pour le ramener aux portes de la Lune. Je n'y réfléchis pas bien longtemps.

« Je vais aux portes de la Lune. Ser Cirley, vous m'escorterez.  »

Oui. Seuls, à deux, descendre des Eyrié jusqu'aux portes de la Lune, de nuit. Peu m'importe. Je me dois d'y être, lorsque le cadavre de mon époux arrivera. Je ne lui laisse pas le temps de discuter ; je sais qu'il me conseillera de prendre une plus grande escorte. Je me tourne vers le mestre :

« Que l'on réveille mes fils à l'aube, et qu'ils descendent aussi si j'y suis encore. »

Je réfléchirai à Ronnel plus tard. Le roi mort... Le roi mort, c'est lui qui doit monter sur le trône. 12 ans. Mon fils a douze ans. J'ai toujours l'impression qu'il est né hier. Nous commençons notre descente par les montes-charges. Je n'ai cure de voyager avec les fruit, les légumes et compagnie. Personne ne me verra, et je dois faire vite tout en restant prudente. Aucun mot, rien n'est échangé jusqu'à la forteresse gardant les Eyrié. J'essaye de ne pas penser. A ce que je vais voir, à ce qui va s'en suivre. Lorsque nous arrivons, je n'adresse aucun regard à personne. J'arrive auprès de Ser Patrick Royce, petit neveu éloigné du Lord actuel de la maison, qui a la garde de la forteresse depuis le début de la guerre. Il s'incline, mais ce soir, je n'ai que faire de toutes ces étiquettes. Je le fixe. Il me désigne la grande salle, à quelque pas de là. Je m'y dirige à grand pas, sans plus rien attendre de lui. Mon frère et un autre chevalier de grande maison m'attendent. Ils l'ont ramené. Je n'ose pas le reconnaître. J'aurai aimé rester sur le seuil. Mes pas ne m'écoutaient pas. Ils avançaient rapidement vers le cadavre, beaucoup trop vite que ce que je ne pouvais supporter. Il était là. Etendu sur son bouclier. Encore blafard, presque chaud. A peine mort. Ils l'avaient amené à bride abattue. Je m'agenouillais, lentement, doucement, auprès de lui. Un seul signe de tête aux autres leur fit comprendre rapidement qu'ils devaient me laisser seule. Je ne demandais pas grand chose. Un instant. Quelques secondes. Je n'allais pas pleurer. Je ne le pouvais pas. Je n'allais rien montrer. J'allais rester ce bloc de marbre, cette marionette au service des intérêts du royaume. Des miens, désormais... Ma solitude me frappait de plein fouet. Avant, j'attendais son retour. Je pouvais espérer. Mais aujourd'hui, cette flamme n'avait plus lieu d'être. Mort. Sous mes yeux. Je touchais le cadavre de celui que j'avais aimé, que j'aimais toujours. Lui... Il avait douté de moi. Je ne le savais. J'aurai tant aimé lui prouvé une dernière fois mon amour et ma loyauté. Tout ce que je faisais, chaque chose, c'était pour lui, pour notre royaume. Uniquement pour lui. Il n'y avait jamais eu rien d'autre...  Et il n'y aurait jamais rien d'autre.

0

Les chevaux avancent d'un rythme régulier. Le soleil filtre à travers les fins rideaux de l'espèce de carrosse dans lequel nous voyageons. Jonos à côté de moi ne bronche pas. Il regarde le paysage. C'est la première fois qu'il s'aventure si loin des Eyrié... Et il était temps, finalement. Ronnel, lui, a préféré monter à cheval, avec les hommes du cortège. Je ne le lui ai pas refusé. Même petit, inexpérimenté, il reste le roi. Un jour il sera seul à la tête de ce royaume. Je ne peux lui refuser de voyager avec ceux qui le serviront bientôt. La route vers Goeville nous a déjà pris plusieurs jours, et nous en prendra d'autres. Je passe la plupart de mon temps avec mes fils, pour une fois que je peux leur accorder un peu de mon être, ou à réfléchir tout simplement. Tellement de choses. Westeros s'agite ; je le sens déjà depuis la mort de Jehan. De plus en plus. Aegon Targaryen n'a pas répondu à la demande de mariage que je lui avais faite ; l'a t-il ignoré ? Voulait il prendre son temps pour y réfléchir ? Je ne le saurai jamais. Mon voisin est plus inquiétant que jamais. Les Lannister s'effacent d'une manière qui me plait peu par rapport à l'alliance que nous avons conclu il y a bien longtemps. Ces festivités me semblaient nécessaire. Je voulais frapper fort. Je ne laisserai pas le Val être pris de cours. Je suis veuve, la main de mon fils est à prendre. Il faut également clarifier la situation. Et marquer les esprits par ces festivités. Je pars en avance, mais je veux être sur les lieux pour assister à tous les préparatifs. Il est temps que les choses bougent. Il est temps qu'elles ne bougent pas sans moi. Mon époux a donné sa vie pour notre royaume. Je ne laisserai pas les vautours me le voler. Je ne laisserai pas le sang souiller mes terres. J'ai encore à donner. Je donnerai jusqu'au bout.


Dernière édition par Sharra Arryn le Mer 29 Avr - 8:49, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die   Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die EmptyDim 26 Avr - 23:48

Bienvenue officiellement, chère voisine sudienne Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die 1698932253




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Can you see the streets in blood?
The remnants of your name?
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Soothsayer, let these words set you free
And now, give this leave and come away with me

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MessageSujet: Re: Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die   Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die EmptyLun 27 Avr - 8:44

Merci, cher voisin du nord Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die 3870582857
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MessageSujet: Re: Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die   Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die EmptyLun 27 Avr - 22:35

Bienvenue officiellement co-constructeuse de forum future voleuse de frère fait gaffe, je t'ai à l'oeil Very Happy


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MessageSujet: Re: Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die   Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die EmptyMar 28 Avr - 7:53

Mais moi je suis sage, je suis un ange voyons Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die 3518595352
Surveilles ton dragon toi, qui s'approche pas trop près Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die 1698932253
Merci Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die 3847665254
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MessageSujet: Re: Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die   Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die EmptyMar 28 Avr - 10:53

POaaaarfait! tu m'excuseras, le formulaire de validation est pas encore prêt mais tu connais la maison!


Validée officiellement Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die 1698932253




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MessageSujet: Re: Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die   Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die EmptyMar 28 Avr - 10:55

Je vais me perdre, sans formulaire...

Merciii Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die 1698932253
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MessageSujet: Re: Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die   Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die EmptyLun 4 Mai - 21:21

je déplace
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MessageSujet: Re: Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die   Sharra || And we'll love, and we'll hope, and we'll die Empty

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