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Le Grand Banquet
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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Mer 2 Déc - 15:41

La jeune Torth avait commencé et moi j'avais rebondi sans le moindre scrupule. Pourtant du coin de l'oeil, je remarquais bien l'air qu'arborait sa mère, si stupéfaite qu'elle n'aurait probablement pas su le cacher. Je comprenais alors qu'elle devait sans doute ignorer le fait que sa très chère fille et moi-même nous connaissions en fait depuis un petit moment, et qu'il avait fallu pas mal de temps pour que nous en venions à discuter de choses les plus diversifiées. Ses attentes, les miennes, sa passion pour l'herboristerie... Je temporisais donc, autant pour éviter de passer pour le dernier des goujats auprès de la mère de famille, que pour pouvoir garder l'apparence la plus sobre et la plus digne qui soit en compagnie d'Ayana elle-même. Je souriais bien sûr, devant la précipitation de la Lady qui semblait dépassée par sa fille, qui avait avancé sa propre besogne à un rythme bien plus avancé. Je devais néanmoins concéder à La Vesprée qu'elle savait se contenir, et qu'elle se montrait se faisant assez talentueuse. Je ne voulais pas que notre petit jeu s'arrête en si bon chemin, et décidais dès lors de me montrer relativement bon prince à son endroit. Je lâchais, simplement amusé:


| Oh, ne vous mortifiez pas trop, noble Dame. Il faut dire que nous nous sommes rencontrés avec votre fille de manière totalement hasardeuse et nous avons simplement discouru à propos de l'avenir, ne lui en voulez-donc pas trop. Quand au reste, l'Orage est effectivement un grand et fier Royaume, il n'est permis à personne d'en douter après la victoire de votre armée à Trois-Collines. Encore qu'on se demande pourquoi votre souverain s'entête à suivre cette étrangère. |


Je continuais de semer le doute, gagnant du temps. Au pire, il me restait l'arme absolue de la décision paternelle, mais aucune des deux Torth, ni la vénale, ni la candide, ne seraient totalement dupes, vous pouvez me croire. Je me tais en écoutant la jeune femme, qui aime visiblement danser sur des charbons ardents. Je ne sais pas si elle le fait exprès ou non, ou si elle est véritablement aussi naïve qu'on est en droit de l'attendre. Quoiqu'il en soit, je me rends bien compte que tout ce qu'elle dit est à la fois une défense des intérêts de cette union comme une attaque. Je pourrais être offusqué de ces mots ou flatté, c'est selon. La seule chose dont je reste à peu près certain, c'est que sa chère et tendre mère doit être en train de se faire un sympathique petit ulcère, vous pouvez me croire. Je ne peux m'empêcher de rire de manière franche quand elle aboutit son petit laïus et applaudis des deux mains.


| Admirable. Vous venez de donner tous les arguments en faveur et ceux contre à une pareille union en si bonne économie de mots que je crois que votre tendre mère en est restée coite. Je vous remercie, damoiselle de Torth, vous épouser ne serait pas non plus une torture, croyez moi. |


Mais pour vous, si. Un mouvement de foule attire mon attention et je me retrouve bientôt bousculé de toutes parts alors qu'en direction du Roi et de la noblesse de Dorne, la roture s'avance, menaçante et visiblement prête à en découdre. Je ne comprends pas bien ce qu'ils disent, mais les gardes sont dépassés et la bousculade dégénère. Les flammes du grand feu central se reflètent sur l'acier nu des lames déjà tirées. La populace semble vouloir s'en prendre aux dorniens et à tous ceux qui les protègent, fussent-ils bieffois. Je vois plusieurs gardes se faire submerger et molester par la foule, tandis qu'il ne fait aucun doute de ce qu'il va arriver aux sudiens qui sont et seront encore attrapés par la foule. Je tire l'épée à mon côté. Ce n'est pas ma lame pour me battre, mais elle fera bien l'affaire. Je me place devant les deux orageoises, essayant d'apercevoir ma soeur au loin. Je ne la vois pas et serre les dents. S'il arrive quoi que ce soit à Tricia, Gardener, tu me le paieras. N'allant pas affronter seul la foule alors que la soldatesque recule sous la pression, je me tourne vers les deux donzelles.


| Suivez-moi, je connais cette ville comme ma poche et si rentrer au château apparaît plus facile, je ne prendrais pas le risque de traverser cette Fronde. Nous allons nous mettre à l'abri en ville et rentreront quand l'ordre sera rétabli. Allez, mesdames, pressons. |


Je les pousse vers la rue parallèle. Jamais je ne pourrais avouer publiquement comment je connais aussi bien ces ruelles, mais je me fais fort de les amener dans un endroit en sécurité pour la nuit dans les cinq minutes qui viennent... En espérant que ce qu'il se passe autour de nous n'est qu'une tempête fugace.




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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Mer 2 Déc - 17:30

Mon père n'a jamais spécialement été un bon vivant, et n'a jamais rien fait non plus pour le cacher. Bon mangeur, par contre, personne n'a dit le contraire. Il ne parle quasiment pas, pour autant je n'arrive pas à oublier sa présence. Ni à me détendre. C'est à croire que j'ai encore 14 ans, et que rien n'a changé depuis ce jour là. Pourtant, je devrais avoir plus d'assurance, même avec lui. Bref. Passons. Je souris, je plaisante, un peu. Mais ma sœur qui me connait doit bien sentir que je ne suis guère présente mentalement, et que je ne fais l'effort que par respect pour eux et par bienséance. Parce que ces retrouvailles furent bien trop courtes... On ne peut pas tout avoir. Echapper à la gouverne directe de son père en vivant avec sa belle famille et avoir ses sœurs auprès de soi. Mon père me rattrapera bien assez vite, pour une raison ou pour une autre. Un mariage, plus probablement. Inutile de m'en embarrasser maintenant, il y pensera pour nous deux, et je ne pourrai m'y soustraire à ce moment-ci...

Je suis cependant tirée de ma participation timide aux discussions familiales et surtout de mes réflexions par des cris, un mouvement de foule. Coupés nets, les regards se tournent, fouillent. Des coups, déjà, des cris, des gardes qui s'affolent. Mon père se lève, nous intime d'un regard et d'un signe de la main de nous lever et de le suivre. Je ne prends qu'à peine le temps de saisir ce qui se passe et ce qui m'attend, je m'exécute, collant Milha et Auxane, tandis que Yaniss tente de canaliser les enfants qui sont déjà terrorisés. La panique me gagne vite, moi aussi. Meurtre. On crie au meurtre. Le mot me parvient distinctement. Et sans grande surprise, ce sont les dorniens qui semblent accusés. Fuir. C'est tout ce qui m'importe... Mon père semble savoir où il va, alors que je n'en suis pas du tout convaincue. Tant pis. Suivons ; ai-je d'autres choix ? Pour une fois qu'il semble prendre le sort de sa progéniture à cœur... Je ne le quitte pas des yeux, mais il avance vite et moi plus lentement. La foule nous entrecoupe, me bouscule, je cherche, lance des coups d'oeil partout. Je le repère, tente de me frayer un chemin, avec qu'il ne m'échappe à nouveau... Les autres doivent suivre. C'est l'essentiel...
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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Jeu 3 Déc - 21:41





Malgré sa stupéfaction et la colère qui commençait à grandir en son for intérieur, Livia luttait de toutes ses forces pour garder un minimum de contenance. L'envie de confronter sa fille et de la sermonner était intense, mais face à l'héritier de Villevieille, elle se devait absolument de patienter. Il était totalement hors de question de lui imposer une dispute de famille qui n'aurait à n'en pas douté eu un effet plus que néfaste sur leurs négociations.

Une nouvelle fois Livia dû se mordre la langue pour ne pas laisser éclater sa colère lorsque sa si charmante fille se permit une fois de plus d'employer le prénom du bieffois. À croire qu'elle le faisait exprès.

La réponse du chevalier, quant à elle, l'a fit légèrement grincer des dents. La position de l'Orage vis-à-vis de l'envahisseur Targaryen était un sujet particulièrement sensible et elle se devait impérativement de rester prudente. Et puis, à dire vrai, son époux ne lui avait que très peu parlé des véritables intentions de leur seigneur quant à la fille aux dragons. Elle entrouvrit les lèvres, prête à lui offrir une réponse aux mots soigneusement choisis, mais une nouvelle fois, elle en fût empêchée par l’intervention de sa fille.

Au fur et à mesure que les mots coulaient littéralement de la bouche D'Ayana, Livia avait l'impression de perdre totalement le contrôle de la situation et c'était certainement un des sentiments qu'elle détestait le plus au monde. La pression qu'elle exerçait sur l'épaule de la jeune fille ne cessait d'augmenter sans jamais réussir à la faire taire. Chaque phrase un tant soit peu acceptable et courtoise semblait être irrésistiblement suivie par une seconde beaucoup moins flatteuse. « Il est vrai que cela n’a rien de bien engageant pour moi. » Cette phrase lui fit l'effet d'un coup de poignard au creux de son estomac. Par les sept comment sa propre fille osait-elle se montrer si impudente, si effrontée ?

Pour autant les derniers mots de la jeune fille se firent plus tempérés même s'ils n'étaient clairement pas ceux que l'orageoise aurait attendu d'elle.

Mortifiée, Livia sursauta légèrement lorsque le chevalier laissa échapper un rire franc et se mit à applaudir. À cet instant, la jeune femme ne savait pas du tout ce qu'il pouvait penser et pour être honnête, elle s'imaginait le pire. La remarque à son encontre lui tira tout de même un léger sourire amer. Il n'avait pas tort bien au contraire.

Alors qu'elle cherchait une réponse adéquate, Livia entendit un brouhaha assourdissant monter dans la foule. Elle tourna légèrement la tête et constata que les danses s'étaient transformées en de véritables empoignades particulièrement sanglantes. La main menaçante qu'elle avait posée sur l'épaule de sa fille se transforma immédiatement en un geste de protection, l'invitant silencieusement à se reculer au maximum tandis que les deux gardes de La Vesprée tentaient de leur éviter les mauvais coups.

Livia pouvait sentir son cœur se mettre à tambouriner de plus en plus fort dans sa poitrine. Elle ne comprenait pas réellement ce qui était en train de se passer, mais il fallait fuir. Maintenant ! Paniquée, elle laissa son regard balayer frénétiquement la place à la recherche d'un échappatoire, mais chaque rue semblait être envahie.

La voix du chevalier la fit sortir de sa torpeur. Livia acquiesça vigoureusement et laissa tomber sa coupe au sol avant d'inviter sa fille à passer devant elle dans la direction indiquée par l'homme. Des cris glaçants raisonnaient tout autour d'eux ainsi que des bruits d'acier qui s'entrechoquait. Soudain des gémissements s'élevèrent non loin d'elle et ce qu'elle vit alors lui souleva violemment le cœur. Une jeune fille gisait sur le sol, éventrée, son sang et ses entrailles se rependant sur la terre battue.

« Regarde droit devant toi et surtout ne t'arrête pas ! », ordonna-t-elle à sa fille en détournant les yeux de cette vision atroce.

Livia s'efforçait d'avancer le plus rapidement possible, mais sa robe était bien trop serrée et le tissu bien trop peu extensible pour de grandes enjambées. Elle s'arrêta un instant et fit de son mieux pour la remonter, mais ses genoux restaient désespérément entravés. Elle releva les yeux un instant et constata que sa fille s'était également arrêtée pour l'attendre.

« Ayana continu d'avancer ! Dépêche-toi ! », lui cria-t-elle en reprenant elle-même la marche.

Contrairement à cette soirée à Stoneport ce n'était pas l’appréhension de sa propre mort qui la terrorisait à cet instant, mais bel et bien, l'idée qu'il puisse arriver quoi que ce soit à la chair de sa chair.

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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Sam 5 Déc - 9:21

    A quel moment la trivialité a-t-elle basculé pour devenir horreur ? Quand la bonhomie a-t-elle fait place aux visages haineux ? Il n'en avait aucune idée. Mais la foule s'embrasa, ausis facilement qu'un bûcher. Cela devait couver. Finalement, cette invitation, toutes ces simagrées, ne servaient à rien. Les Bieffois haïssaient les Dorniens et vice versa. Alors que la foule se retournait contre les invités du Sud, la rage s'empara du jeune bâtard. Tout ça pour ça ? Il avait fait un effort. Malgré son désaccord avec Deria, il avait limité les dégâts et avait prit sur lui. Énormément. Si Deria avait pu lire en lui, elle aurait été horrifiée de constater qu'il suffisait d'un rien pour que sa colère flambe et qu'il commette un impair. Mais pour elle, par loyauté pour sa souveraine, il s'était contrôlé.

    Et voilà comment les choses se terminaient finalement.

    Ils allaient se faire lyncher par une foule haineuse. Et Dorne n'aurait plus personne à sa tête. Quelque part, au moins, cela permettrait la vengeance et Dorne pourrait prendre les armes contre le Bief sans attendre de stupides preuves de la félonie et Mern. Il se désintéressa aussitôt de sa cavalière, prêt à en découdre, même à mains nues. Il aurait au moins la satisfaction de se défouler avant de succomber. Parce qu'il ne se faisait pas beaucoup d'illusions, même si beaucoup étaient des gueux, ils avaient l'avantage du nombre.

    Seulement, on ne lui laissa pas vraiment l'opportunité de montrer de quoi un Dornien était capable quand il sentit une main attraper la sienne. En colère, il se tourna, prêt à se dégager, mais reconnut Deria. Le regard qu'il lui lança n'avait rien d'amène. Il était même accusateur. Elle savait pertinemment qu'il n'était pas d'accord pour ce voyage chez l'ennemi, qu'il ne croyait pas à leur innocence, ni à leur bonne volonté. Et il avait eu raison. C'était l'occasion rêvée pour Mern de se débarrasser des Martell. Le regard de son bâtard de frère semblait dire : tu vois, tu as voulu la paix et voilà ce que tu as récolté...

    Il la suivit pourtant, de très mauvaise grâce, alors que les gardes les aidait à se replier vers la table de Mern et des siens. Deria le prit d'ailleurs à parti. Des dorniens allaient mourir ce soir. Et leurs dirigeants ne seraient même pas à leurs côtés à se battre avec eux, pour eux. Ils seraient sacrifiés à la vindicte populaire et les Martell sauveraient leur peau... Pour les venger plus tard. Il ne saurait en être autrement. Roward était tout autant animé que lui par l'envie d'en découdre, priant Deria de le lâcher.

    Ils avaient plusieurs solutions... S'arracher à l'étreinte de Deria et se jeter dans la mêlée. Fuir. Se retrancher derrière Mern et ses gardes et se retrouver en sécurité dans le palais... Ou prisonniers. Se jeter dans la mêlée, c'était avancer vers une mort certaine. La fuite était plus séduisante. Plus pragmatique aussi. Mais il était déjà trop tard, ils se trouvaient trop loin. Anders jura, avant de regarder Roward et de secouer négativement la tête.

    « On n'aurait jamais du TOUS venir ici. C'était une erreur. Nous allons être l'otage des Bieffois ! »

    Il s'arracha à la prise de sa sœur d'un mouvement brusque. Pourquoi est-ce qu'on ne les écoutait jamais Roward et lui ? Ils avaient sans doute le sang chaud et un tempérament belliqueux, mais ce n'était pas parce qu'ils étaient impulsifs qu'ils étaient totalement dépourvus de bon sens. La situation le prouvait. Il agrippa le poignet d'Arianne, par réflexe, par besoin aussi. Unis, même dans la bêtise et vers un sort totalement aléatoire. Se retrouver à la merci de Mern le rendait malade. Mais Deria s'était instinctivement emparée de ses deux frères. Et rejoint Arianne. Pas besoin de paroles pour comprendre qu'elle les voulait tous à ses côtés. Une erreur sans doute. Mais la ville allait être bloquée. Il ne pourrait pas en sortir, surtout qu'il avait le physique typique d'un dornien. A contrecœur, il se rapprocha du château avec sa fratrie, derrière le cordon de sécurité fait par les gardes du roi du Bief.

    « Espérons que nous n'échappons pas à une lapidation pour mieux nous faire massacrer à l'intérieur... »

    Pas très optimiste, hein ? Cela dit, si jamais Mern les aidait, quel en serait le prix ? Élevé sans aucun doute.


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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Sam 5 Déc - 18:54

Je jouais avec le feu. Je le savais. Tout comme je savais que je m’en mordrais les doigts. Pourtant la tentation est trop forte. Sa surprise et sa stupéfaction valaient presque les miennes lorsque j’avais rencontré et discuté avec Manfred.
L’appeler par son prénom, défier Mère, répondre ainsi à ses questions et aux sous-entendus de Mère, étaient hautement divertissant.
Je souris à Manfred alors qu’il essaie, peut-être plus sérieusement que moi de détendre l’atmosphère et de rassurer Mère concernant notre rencontre. Pourtant, je ne suis pas certaine que ces quelques phrases lui fassent grand bien. Et, continuant de jouer légèrement, je reprends en tentant de réellement répondre à sa question, malgré les paroles de Mère. Sentir Mère défaillir derrière, malgré la pression croissante qu’elle exerçait sur mon épaule, était agréable. J’aurais sans doute des bleus maintenant. Mais je le faisais toutefois honnêtement, j’essayais. Mère allait s’en doute me punir à vie, mais de ce que j’en savais, Manfred pouvait apprécier. D’un côté, je l’espérais, Mère m’en tiendrait peut-être moins rigueur.
Je sens Mère sursauter alors qu’il rit et applaudit. Je lui souris en retour, rougissant malgré moi à sa remarque.

Je ne sais ce que Mère aurait répondu. Elle aurait certainement tenté de rattraper la situation face à Manfred, attendant que nous nous retrouvions toutes les deux pour laisser exploser sa rage à mon encontre. Toujours est-il que des mouvements brusques et des bousculades eurent lieu juste derrière nous. Je me retourne. Partout autour de nous en réalité. Je fais un pas en arrière, cognant contre Mère qui me tenait toujours. Mon cœur se met à tambouriner si rapidement et si fort que je n’entends plus que lui. J’ai l’impression qu’il va me sortir de la poitrine. Je tourne la tête et vois Manfred, qui sort une épée à son tour et se place devant nous. Les yeux bien trop écarquillés, je le fixe alors qu’il parle, essayant de me focaliser sur lui, sur ce qu’il dit, plutôt que sur les cris et tout le reste. J’ouvre la bouche pour parler, mais aucun son ne sort et je me contente de hocher la tête. Partir, c’est un bon plan. Ça me va fort bien. Fuir et nous éloigner.
J’avance, poussée par Mère. J’entends sa phrase, mais bien trop tard. Et j’ai un haut le cœur en voyant cette pauvre fille, ses yeux grands ouverts tournés vers nous. Une main plaquée sur la bouche, je regarde devant moi, reprenant ma route de plus belle. Je m’arrête pourtant au bout de quelques pas, n’entendant plus Mère derrière moi. Je la vois en train d’essayer de se dépêtrer de sa robe. Avancer ? Sans elle ?
Je tourne la tête vers Manfred, non loin devant. Le perdre de vue serait… La panique me submerge et je tente tant bien que mal de maîtriser ma respiration pour ne pas me mettre à hurler ou à pleurer comme une enfant apeurée. Ce que je suis soit. Mais tout de même, cela ne mènerait à rien et n’aiderait nullement. Mère avance de nouveau, me rattrape, et je me hâte à mon tour, ma main se tendant inconsciemment devant moi pour m’emparer du pourpoint de Manfred. Je le lâche pourtant dès que je le sers, me contentant de le suivre. Ce serait déplacé non ? J’ai un petit rire nerveux à cette pensée totalement hors de contexte en cet instant, et je sers mes bras contre moi, accélérant le pas pour sortir de ce cauchemar.  



Elle est là cette petite voix qui ne chante que pour moi
Tout comme le vent chante et enchante l'océan
Toi qui sème la paix dans mon cœur, tu me rappelles
Ce que je sais, je reviendrai

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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Sam 5 Déc - 18:56


La peur m’enserre le cœur. Peur pour moi ? Oui, objectivement oui, je me mentirais en affirmant le contraire. Mais pourtant, la première chose à laquelle je pense, c’est de faire sortir ma famille d’ici. Arianne, Anders, Roward. Quoi que je dise, quoi je puisse faire, ce sera toujours eux qui prévaudront. Ils comptent encore bien davantage à mes yeux qu’ils ne peuvent l’imaginer. Et mon peuple. Mes nobles. Ceux qui ont été invités par le roi. Ceux qui m’ont suivi. Ceux qui comptaient suffisamment sur ces paroles, sur moi, pour venir en territoire bieffois.
Et combien mourront ce soir par ma faute ? Combien des miens se feront lyncher et battre à morts ? Non. Ce n’est pas de ta faute. Pas réellement. Ce n’est pas toi. Ce n’est même pas eux j’en suis persuadée. Aucun ne serait suffisamment stupide pour déclencher de telles hostilités avec la présence de la majorité de la noblesse de Dorne.

Alors pourquoi le regard lancé par Anders me blesse-t-il tellement ? Je sers la mâchoire, détournant la tête après l’avoir fixé une seconde, reprenant ma route. Soit. Sans doute a-t-il raison dans le fond. J’ai pris la décision. Ils m’ont suivi. J’en porte donc la responsabilité. De nombreux autres suivront, aussi accusateurs et venimeux. Pour autant… J’ai beau le connaître et savoir pertinemment ce qu’il pensait de tout cela, ça m’atteint bien davantage que je ne le voudrais.

Tout se passe si vite. Quelques secondes à peine, nous rejoignons tout juste Arianne et le roi Gardener, ce dernier essayant rapidement de contenir la foule. Non. Ils ne s’arrêteront pas. Si il y a vraiment eu autant de morts de leur côté… Les dorniens pourraient se promener avec des cibles peintes sur le dos, la situation ne serait pas pire. Par les Sept.
Je me tourne rapidement vers Roward et Anders alors qu’ils prennent tour à tour la parole. Prendre les devants ? Pensent-ils réellement pouvoir sauver ou aider qui que ce soit en allant affronter une foule haineuse et déchainée ? Et encore une fois, si Roward évites de se montrer accusateur, Anders lui le fait pour deux. Et dans le fond, il avait raison. Pourtant, aucun d’eux n’aurait voulu rester à Lancehélion alors que nous venions à Hautjardin.

Et il retire brutalement sa main de la mienne. Après un instant de panique, le voyant déjà prêt à se jeter contre les autres, mon cœur repart quand il saisit le poignet d’Arianne. Se montrer cruel n’est pas dans le caractère d’Anders. Je sais qu’il est en colère, qu’il est même à deux doigts d’exploser, qu’il me juge coupable de tout ceci. Et je sais que c’est totalement stupide et déplacé, surtout en ce moment, mais ce petit geste me meurtrit encore plus que ses regards et ses mots.
Mon visage se ferme, reprenant le masque de froideur que j’arbore rarement, celui que j’avais dû prendre pour la dernière fois lors du décès de Meria.

Et je ne m’appesantis pas, je ne ralentis pas. Si nous mourrons, c’est Dorne tout entier qui viendra s’écraser contre les Montagnes Rouges. Si la famille princière disparaissait, il n’y aurait ni attente, ni temporisation. Nos terres et celles du Bief se couvriront de cendres et de sang.
Ils n’attendent que cela. Et ce qui se passe là est bien plus que la petite étincelle nécessaire à l’explosion. Je ne peux laisser cela se produire. Je ne peux permettre que ceux que je dois protéger trouvent la mort si certainement.

« Le roi Gardener ne peut se permettre qu’il nous arrive quoi que ce soit. Il serait entouré d’ennemis... » Je l’espère de tout cœur en tour cas. Je reprends, me hâtant sur la route. « Ce ne sont pas les nôtres, ils ne sont pas aussi stupides. Et si tout ça est vrai, s'il y a des morts sur plusieurs lieux… Ce ne peut pas être sur un coup de colère ou un simple coup de sang. C’était… programmé. Organisé. Par les Sept. Il faut trouver… »

Trouver qui pourrait. Qui voudrait. Détruire Dorne. Nous détruire. Détruire la paix que nous mettions en place avec le roi Mern.
Et Anders avait raison dans un sens. Toute la famille princière se retrouve prise en otage. Au mieux. Si nous ne mourrons pas dans les heures ou les jours qui viennent. Et tous les bieffois vont pourchasser tous les dorniens encore présents en attendant. Jamais Dorne ne laissera passer cela.



Je m'éloigne avec ma famille de la Grande Place



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Dernière édition par Deria Martell le Dim 6 Déc - 0:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Sam 5 Déc - 22:45

Mes mains tremblaient légèrement, mais je n'étais en aucun cas terrifié, en fait la seule chose que je redoutais vraiment c'était de perdre tout ce que j'avais ici, et entendait par là qu'il n'était question que de mes proches. Mon titre, mon statut, tous ça je m'en fichais pas mal.  La, ce qui me préoccupait le plus, c'était bien ce qui allait se passer pour nous et les mots d'Anders ne furent pas pour me rassurer. En fait, cela ne fit que se ressasser en moi, comme si il m'était parfaitement impossible d'ignorer que nous n'étions plus en position de force. L'avions nous jamais été ? Deria tenta alors de se rassurer plus qu'autre chose. Il ne pouvait pas se le permettre ? Sérieusement ? M'arrêter brutalement, je me détachais de son emprise pour lever les yeux vers elle. Sur mon visage l'on pouvait lire un savant mélange d'incrédulité et d'hystérie. Elle ne pouvait pas si facilement y croire… Elle ne pouvait réellement pas faire cela.

« Dans le meilleur des cas, une armée Dornienne marchera sur le Bief, animé par la rage et un désir de vengeance, dans le pire des cas, l'Orage ira directement se servir à Lancehélion et il en sera fini de Dorne. »

Sifflais-je le regard animé par des sentiments qui n'avaient rien d'encourageant.

« Qu'est-ce que la paix lorsque l'on parle de pouvoir ?! »

Targuais-je avec un peu plus de conviction. Dorne serait détruit sans que nous puissions faire quoi que ce soit. Cette idée de paix était une ineptie, l'erreur de trop sans doute, celle qui nous mènerait tout droit vers la mort. Il était plus qu'évident que tout cela avait été un minimum prémédité. Les choses n'auraient pas prit tant d'ampleur si il s'agissait d'un simple mal entendu ? Nous étions les ennemies à abattre ici, et il n'y avait que très peu de doute sur la suite des événements.

« Il est hors de question que j'aille me cacher dans un château pour attendre une exécution. Nous avons amené des hommes et des femmes avec nous. Dorne est ici, dans ces rues, et je refuse de repousser la moindre échéance en les laissant ici. Tu refuses que l'on s'éloigne de toi, ceux qui sont venu avec nous ici avaient confiance en tes espoirs, ils méritent la même attention ! »

Je ne comptais pas spécialement me laisser endormir sagement. Et si je m'étais approché de ma soeur pour lui faire part de mes intentions, pour ne pas briser le cercle de discrétion qui semblait s'être créer autour de nous. Mais je ne voulais plus avancer les yeux bander. Je préférais encore foncer tête baisser au coeur d'une foule en colère pour faire mon devoir, pour être la ou je devais être. Deria pouvait faire preuve de diplomatie, mais là… Je n'étais pas certain que le meilleur des orateurs soient en mesure de faire quoi que ce soit. Il fallait mettre tout le monde en sécurité, et je ne voulais pas me cacher derrière un titre de Prince… Reculant donc d'un pas, je comptais bien me détacher du cortège et si il fallait en venir aux armes pour se défaire de l'emprise de Mern, je ne chercherais pas à revenir sur ma décision. Je devais y aller, je ne pouvais pas rester en retrait, pas en sachant que rien ne serait de bonne augure pour nous.


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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Dim 6 Déc - 19:06



Banquet de l'Opulence



Tout le monde craint la guerre depuis des mois et une étincelle a suffi. La frontière a apporté son lot de nouvelles glaçantes, de représailles sanglantes, pendant des semaines. Très récemment, la nouvelle de mobilisations dorniennes n'a rien fait pour calmer les esprits et la foule, en panique, s'en prend à la noblesse de Dorne.

Le Roi tente de calmer le jeu, alors que la famille Martell tente de s'en rapprocher pour clarifier la situation et assurer sa protection. Les hommes de Lancehélion ont le sang chaud, et semblent se tenir prêts à se forcer un passage au besoin.

Manfred Hightower parvient à s'échapper en compagnie des Orageoises, Livia et Ayana Torth. Un homme essaiera de s'en prendre à Ayana au passage, mais le guet interviendra pile au bon moment. Ils peuvent quitter la mission. Hightower sera blessé d'un coup de couteau de cuisine (pas de chance...) et les Torth seront bousculées, contusionnées, mais pas blessées.

Tous ceux qui se trouvaient près du Roi, les Martell, Gardener, Rowan et autres Gargalen, sont caillassés; on leur jette tout ce qui tombe sous la main des émeutiers et plusieurs gardes sont salement contusionnés en s'interposant. On parle très vite de plusieurs dorniens massacrés sur place par la foule, mais on ne sait rien de la véracité de ces dires.

L'ordre du Roi est bien relayé, mais l'officier du guet qui apportera l'ordre aux portes mettra du temps à franchir les artères bouchées par la Fronde.

La bousculade dégénère en bagarre de rue avec les soldats dépassés, dont certains ont déjà rejoint la foule et s'en prennent aux dorniens isolés!

L'entourage du Roi est bousculé et un choix s'impose: le suivre et bénéficier de la protection (relative) de sa garde, ou tenter sa chance dans les rues?

Quoiqu'il en soit, le mouvement de foule sépare la Reine Tricia du Roi et les dorniens commencent à être encerclés et caillassés par les émeutiers, qui se font de plus en plus vindicatifs. Faire confiance au Roi et tenter sa chance avec lui, ou tenter de se sauver?


Vous indiquerez dans votre prochain post ce que vous faites. En dehors de contusions superficielles dûs à la bousculade et aux projectiles, nous n'imposerons aucune autre blessure mais vous pouvez être libre d'en infliger plus à vos personnages; certains veulent vous découper vifs! Si nous n'imposons pas de blessures, vous devrez arrêter votre post sur votre décision et en décrire les premières conséquences si vous le désirez, mais nous vous demanderons, surtout si vous vous sauvez, de rester vagues... Parce qu'entre la foule et le Roi qui impose aux portes de se fermer, il n'est pas dit que vous arriviez à quitter la ville sur le champ (cela peut prendre plus de temps, vous aurez peut être à vous cacher etc)! Nous vous tiendrons alors au courant à la fin de la mission, d'ici une semaine/dix jours. Vous pouvez poster plusieurs fois mais ce qui est important, c'est de nous dire si vous choisissez l'option château, ou l'option fuite/cache. Soyez imaginatifs, tout est possible et l'avenir de vos persos, maisons, royaumes, dépend de vous :p
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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Dim 6 Déc - 23:46

Le Grand Banquet

Et tire la ribaude ♫

C’était le chaos, Mern, derrière la ligne de soldats entendait les divers projectiles frapper les boucliers et il pouvait surtout entendre les cris, la haine qu’il y avait dans le cœur de ses gens. Il avait échoué, idiot qu’il était. Il s’était bercé de l’illusion que son peuple pouvait ravaler sa rancœur, qu’il pouvait changer les choses, mais ce n’était pas possible, une simple étincelle, une rumeur, du sang et voilà que la foule criait à mort aux dorniens, tabassant même ceux qui osaient en défendre. Même lui n’était pas à l’abri de cette foule, il n’y avait qu’entre lui et elle ses hommes et il répugnait à leur demander d’utiliser leurs armes sur un voisin, un frère. Non, il fallait juste se replier au château et avec de la chance, la garde qu’il avait appelé arriverait bientôt, mais en attendant, le seul espoir de survie tenait aux hommes avec lui.
Il chercha du regard les convives, mais il ne vit que l’horreur, le voilà devant le fait accomplit, en cette macabre soirée, le Bief et Dorne ne pouvaient espérer se mettre d’accord. Au mieux, il pouvait sauver les Martell s’ils ne montraient pas d’hostilité et essayer avec Deria de trouver des coupables, même si pour cela, ils devaient inventer des preuves. Alors peut être, tout cela pouvait s’apaiser, mais au pire… Si le pire devait arriver, c’était la poudrière, il savait qu’une armée dornienne était en place, elle se mettrait alors en marche et rien ne pourra alors l’arrêter sauf une armée du Bief, une bataille qui deviendrait une guerre, un massacre en règle.

Mais alors qu’il voyait toutes les éventualités, il se tourna pour voir si les Martell suivaient le rythme et puis le choc, un cri, une voix qui perça le brouhaha général et le roi se redressa pour voir ce qu’il redoutait. Perdue dans la foule, des soldats du Bief tentaient de repousser la foule et au milieu d’eux, la silhouette et les cheveux d’un blond comme les blés du Bief se détachant, Tricia… Non ! C’était impossible, il l’avait poussé à partir plus vite, que c’était il donc passé pour que son groupe soit si éloigné du château ? Une cohue se déclencha, le repoussant lui et ses hommes, l’éloignant un petit peu plus. Cette foule était comme une mer déchaînée et il avait beau lutter, il avait l’impression de s'éloigner de plus en plus. Il chercha de l’aide mais les gardes étaient trop occupés à contenir une foule bien trop supérieur en nombre et alors le temps s’arrêta pour Mern Gardener.
Il pouvait espérer que sa femme, sa reine ne soit pas prise pour cible, elle qui était si délicate et humble face au peuple, il pouvait partir avec Deria Martell et les autres… Mais cette idée lui broya les entrailles, comment vivre avec la honte de laisser Tricia face à la foule vociférant ? Il sentit distinctement son cœur battre dans sa poitrine, comme un tambour de guerre, les hurlements s’estompèrent, devenant un lointain écho alors que son regard était rivé sur sa femme, si loin. Non, il ne pouvait pas, il chercha du regard et trouva un homme, bieffois ? Dornien ? Orageux ? Peut-lui importait, il le saisit par les épaules avant de lui tirer son épée d’apparat, une épée qui ne servait pas dans les combats avec des armures, mais qui, en frappant d’estoc pouvait percer la chair. L’homme regarda Mern sans rien dire, il avait trop peur et il le comprenait et puis il le laissa avant de se tourner vers ses gardes qui reculaient toujours. Escortez-les dorniens jusqu’au château ! Par les Sept si vous rompez la formation, vous vivrez avec la honte d’avoir failli envers votre roi ! Et puis il passa entre eux, peut être qu’ils n’avaient pas compris ce que Mern disait, mais ce n’était pas son problème, car déjà, la mer grouillante était sur lui.

Il nagea, chercha à trouver de l’espace, mais il y avait des coups qui partaient, cette foule ne savait très certainement sur qui elle se déchaînait, mais peut importait, le roi frappa, maudits ! Qu’ils soient tous maudits ! Leur haine allait provoquer des réactions que même lui ne pouvait plus prévoir. Sa lame frappa une cuisse, il donna un coup de coude dans une mâchoire et pourtant, la foule continuait de pousser et lui se débattait à nager à contre-courant, il pouvait voir sa femme entourée d’acier scintillant sous les torches. TRICIA ! Elle se retourna vers sa voix et il vit la peur dans ses yeux et il se détesta. Il se détesta de douter d’elle, il se détesta de penser à des choses si terribles pour leur couple, ce mur qui faisait obstacle à leur couple, il allait l’abattre, il y avait une volonté farouche dans ses yeux, il bataillait chaque mètre, mais à chaque fois, il avait l’impression de perdre pied, tel un marin cherchant la bouée dans une mer déchaînée, il luttait, mais n’y arrivait pas. Il donna un nouveau coup de son épée, arrachant un cri. Tout n’était que chaos, mais au milieu de ce dernier, il y avait sa raison d’être ce qu’il était aujourd’hui, il n’abandonnerait pas, par les Sept, il ne laisserait pas sa reine, son amour seule. TRICIA ! Et puis son cri fut engloutit...


made by roller coaster


Je quitte la "sécurité" de ma garde qui reste à protéger les Martell et plonge dans la foule afin de rejoindre Tricia Gardener et sa garde, armé d'une épée pour gamin...
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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Lun 7 Déc - 19:29

La clameur des cris où se mêle rage et haine. La douleur en filigrane d'une tragédie qui se joue. Une étincelle devenant un brasier sans nom. Mes iris reflètent la colère déployée en ailes sanglantes, un aigle cruel qui fond sans distinction sur qui se dresse sous le soleil. Ma bouche se pince un peu, mais nul cri n'en sortira. Habillée d'ombre au milieu de l'orage qui se déchaîne, bousculée, entraînée.  Juste une étincelle malmenée mais qui ne dévie pas de son but. Légers, mes doigts voltent autour de moi, comme un ballet sans rythme alors même que se joue sous eux une partition bien étrange.

Il ne me faut que cette flamme ardente. Cet instant précis. Un corps s'écroule dans un râle. Le sang se peint sur les murs, son parfum devient maître incontesté et me répugne doucement. Qu'importe, je ne quitte du regard mon but car il est difficile à atteindre. Une lame m'entaille et la douleur se répand un instant. Je souris. Il n'est rien que je ne peux guérir et le Père ne me laissera pas atteindre. Ne suis je pas sa Fille ?

La chaleur se fait plus forte. Le temps s'arrête un instant, un souffle, un geste qui se perds dans la cohue. Et celle qui a résisté se laisse entraînée au loin. Dans son dos, cela ne tarde pas...Le ronflement se fait écho caverneux de la colère alors que les flammes s'échappent de leur carcan de fer. Nimbée d'un éclat sans pareil, elles sifflent de concert une mélodie sans nom. Une âme noire qui entonne une mélopée sinistre qui domine le brouhaha et attire les regards. Que la chance soit avec les condamnés si ils ne la saisissent pas maintenant il ne restera plus rien.

Je suis le courant, ma robe tachée d'un sang ardent sera le linceul de ma fuite. Mais rien n'est encore joué.

----


Je m'esquive en profitant du mouvement de foule.
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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Lun 7 Déc - 23:58

Je n'ai jamais trop porté les fêtes dans son cœur. Du moins celles de l'aristocratie. Trop de gens, trop de fausseté, d'hypocrisie. Je ne suis venu que pour Deria. Et encore, je ne suis pas sûr de servir à quoi que ce soit ce soir. En revanche, les roturiers sont de très bons compagnons lors de festivités. Je n'ai jamais eu l'occasion de tester les habitantes du Bief. Il ne me faut pas très longtemps pour trouver une jeune fille qui me regarde de loin. Je m'approche d'elle avec assurance, sanglé dans mon armure que j'ai endue brillante pour l'occasion. La donzelle n'étant pas farouche, nous en profitons pour nous éloigner du reste de la fête. C'est en entendant les cris que je comprends que quelque chose ne va pas. Je me désenchevêtre de la Bieffoise. Tout en rajustant rapidement mon armure, je lui ordonne de rentrer chez elle. Ces cris là ne sont pas des cris de joie et ne laissent présager rien de bon. Je me met à courir vers l'épicentre des festivités. Quelques instants plus tard, je croise Deria Martell, sa famille et des soldats. Ils ont l'air inquiet, paniqué. Quoiqu'il ait pu se passer, c'est grave. La princesse me conforte dans ma certitude.

"Il faut que tu sauves Mern... Si il meurt, nous sommes tous en danger."

Elle a l'air secouée, mais indemne. Je sais qu'elle tiendra le choc. Elle en a vu d'autres, la princesse. D'autant plus qu'elle est déjà escortée. J'accélère en direction de la Grande Place. Le spectacle qui s'y déroule me laisse sans voix. La fête et la danse ont laissé place au chaos. Une foule de gens en colère à envahi les lieux. Je tire mon épée en cherchant le roi du regard. Je ne l'ai qu'apercu tout à l'heure, et son visage ne m'est pas familier. Par chance, j'aperçois un homme qui pourrait être lui en train de se débattre au milieu d'un groupes de gens en colère. Je n'ai pas le temps de savoir si c'est vraiment lui. Je dégaine mon épée et je fonce dans le tas.

Sans me vanter, je suis un très bon combattant. Peu de gens auraient leurs chances lors d'un duel contre moi. Je peux me battre avec cinq hommes entraînés et gagner sans trop de blessures. Face à des hommes comme ceux à qui j'ai à faire, peut être dix. Leur équipement est inexistant ou improvisé et ils ne semblent pas savoir se battre. Seulement, j'estime leur nombre à une vingtaine autour du roi, sanz compter ceux qui sont occupés a jeter des cailloux sur les nobles en fuite et qui pourraient être tentés de venir en renfort. Ma seule petite chance serait d'exploiter au mieux l'effet de surprise.

Ils ne semblent pas m'avoir remarqué, trop occupés qu'ils sont à empêcher le roi de bouger. La cohue qui règne joue également en ma faveur. Je m'approche et j'inspire un grand coup. Puis je fais pleuvoir mes coups. Contrairement à la plupart des nobles qui étaient présents, je n'ai pas de sabre d'apparat. Mon épée est une véritable arme, que j'ai forgée moi même, affûtée à la perfection et que je connais par coeur. J'enchaîne les attaques, me débarrassant de cinq d'entre eux avant qu'ils ne comprennent ce qui se passe. Un sixième homme se retourne et crie. Je lui tranche la gorge mais le mal est fait. La quinzaine d'individus restant se tournent vers moi. Je me mets en garde et je recule lentement pour éviter d'être encerclé. J'ai réussi à faire diversion. Je peux apercevoir le roi, désarmé et au sol, mais vivant. J'espère qu'il comprendra ce qui se passe et qu'il agira en conséquence. Derrière moi, un mouvement de foule se rue vers toutes les issues possibles. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne prends pas le risque de me retourner. Je focalise toute mon attention sur les hommes qui le font face. Deviner lequel va attaquer en premier est un art difficile. Mais celui qui fera cette erreur ne vivra pas bien vieux.

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Je reste sur la Grande Place pour me battre (premier rp, champagne!)
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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Mar 8 Déc - 1:35

Les représentants des maisons nobles du Bief et de Dorne réunis autour d’un grand banquet, parlant de paix, d’alliances et de commerce, tout cela était trop beau pour durer… Parfois les choses ne se passent pas comme on l’avait prévu, parfois un incident bouscule les plans… mais qui aurait imaginé pareil incident dans une cité comme Hautjardin ?

Tout avait pourtant bien commencé pour moi. J’avais été l’un des premiers à arriver au banquet ne perdant pas de temps pour aller saluer la princesse de Dorne tout d’abord, puis le roi du Bief avant de me joindre aux différentes discussions des nobles des deux pays.
J’étais sur le point de boire une gorgée de vin lorsque tout dérapa. Un attroupement se forma à une vingtaine de mètres derrière moi. Les gens se pressaient pour aller voir, je fus bousculé par un grand chauve et perdis le contrôle de ma coupe dont le liquide rougeâtre vint tâcher mon habit. En tant qu’héritier de la maison Forrest, l’une des plus grandes maisons de Dorne, j’avais opté pour une tenue aux couleurs de mon pays, le orange était prédominant mais désormais une grande tâche rouge était nettement visible.

Je dois avouer que j’étais réputé pour avoir le sang chaud et ma réaction ne se fit pas attendre, j’entamai une série de jurons, fulminant sur le chauve maladroit. Mais ma voix se perdit très vite dans les cris de la foule, je compris rapidement la raison d’un tel mouvement de foule lorsque j’aperçus le cadavre gisant à quelques mètres de moi…

Il ne fallut que quelques instants pour que les Bieffois ne s’en prennent aux nombreux Dorniens présents, je fus moi-même rapidement acculé contre le mur d’une résidence quelconque en compagnie d’une poignée de mes compatriotes que la foule rabattait plus ou moins volontairement dans ma direction. On était fait comme des rats, pris au piège comme des débutants et pour la première fois depuis mon départ j’étais heureux de savoir mon père malade… au moins il n’était pas venu pour ce massacre.

La foule se rapprochait de plus en plus, la confrontation semblait inévitable alors même que nous nous étions tous réuni pour faire la « paix ». A mes côtés une jeune domestique Dornienne tenta vainement de faire entendre raison à cette foule enragée, les invitant à se calmer… j’appuyais ses dires en leur lançant un : « Ok les gars, on se calme… je ne veux pas tuer des Bieffois aujourd’hui… »  c’était peine perdue. Déjà le premier assaillant se jetait sur notre petit groupe et je n’eus d’autre choix que de riposter, l’envoyant au tapis d’un crochet du droit.

La scène fit hésiter tous ses compagnons qui restèrent figés durant quelques secondes, hésitant à attaquer l’homme qui venait d’allonger leur camarade. Cette poignée de secondes, c’est plus qu’il n’en fallu au groupe pour prendre la fuite. La famille princière était déjà loin, tenter de les rejoindre relevait du suicide, notre seule option était la fuite par les ruelles.

Des Dorniens se faisaient attaquer de partout, certains gisaient déjà au sol, sans vie, pour d’autres ce n’étais plus qu’une question de temps. Dans ma course pour sauver ma vie, je tombai sur deux Bieffois tabassant un jeune Dornien qui avait juste l’âge d’avoir du poil au menton. Mon sang ne fit qu’un tour, j’avais dit que je ne voulais tuer aucun Bieffois ce soir mais c’était faux, ces chiens nous avaient piégés, ils avaient déjà assassiné deux membres de la famille princière et s’en prenaient maintenant à la noblesse. Ces chiens ne méritaient pas de vivre.

Quittant les quelques personnes avec qui je fuyais je me ruais en direction des deux Bieffois avec la ferme intention de mettre fin à leur pitoyable existence. Je profitais de l’élément de surprise pour plaquer le premier au sol avant de maitriser facilement le second, lui subtilisant au passage le poignard qui lui servait d’arme. Egorger les deux hommes fut une simple formalité.

Malheureusement il était déjà trop tard pour le jeune garçon Dornien, mort en ce jour sanglant.

La suite ? Je dû m’enfuir face à une foule toujours aussi nombreuse, toujours aussi incontrôlable. J’avais perdu de vue mon groupe, j’étais livré à moi-même désormais.

Profitant d’un virage dans une ruelle étroite où personne ne semblait être en vue, j’en profitais pour me cacher dans la première maison. M’adossant un instant derrière la porte, je retins ma respiration jusqu’à entendre le bruit des pas de mes poursuivants s’éloigner vers le bout de la rue.

Reprenant alors mon souffle j’en profitai pour inspecter les lieux, serrant de plus belle le poignard dans ma mains je me risquai à un : « Il y a quelqu’un ? » bien décidé à faire le nécessaire si la situation m’y obligeait.

--

J'ai pris la fuite et je me cache dans une maison
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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Mar 8 Déc - 10:15

J’aurais dû m’en douter. Quand l’un commence, l’autre termine. C’est au tour de Roward de s’arrêter et de s’éloigner de moi. Je m’arrête à mon tour et le fixe, alors qu’il semble tout autant en colère et je ne sais quoi que son aîné. Ce n’est pas trop le moment de stopper, et pourtant, le voilà en train de commencer à son tour. Par les Sept, suis-je la seule à me rendre compte de ce que notre mort entraînerait ? Ou au contraire suis-je la seule à ne pas comprendre quelque chose ?
Je m’approche de lui et me force à parler lentement pour ne pas simplement exploser.

« Oui, et tous les nôtres seront morts, en ayant tués tout autant de Bieffois et d’Orageois, qui finiront par se retourner l’un contre l’autre pour se partager le butin. Pendant que le Noir s’en prendra à leurs côtes et au reste de leur royaume. Sans parler de l’Ouest qui entrera dans la partie.
Crois-tu réellement que Mern Gardener soit à ce point inconscient de ce que notre mort entraînerait ? »

Je secoue la tête, incrédule.
« Tu es sérieux ? Crois-tu que la guerre soit la seule solution ? Qu’être au pouvoir signifie simplement savoir combien de soldats envoyer à la mort et dans quel ordre le faire ? »

Etant donné que leur capacité à me blesser et à me foutre en rogne en si peu de temps est proportionnelle à l’amour que je leur porte, autant avouer que c’est démesuré.

« Je t’en prie Roward, vas-y ! » Je désigne le chemin derrière nous d’un large geste de la main rageur. « Va donc affronter la foule, tuer quelques boulangers ou paysans bieffois pour te sentir mieux, avant de te faire tuer à ton tour et de finir dans un égout ! »
Je hausse le ton, perdant mon calme encore un peu.
« Tu as raison. Je n’ai cherché qu’à vous sauver vous ! J’aurais dû vous laisser ! Ou j’aurais dû affronter la foule pour sauver tous les miens éparpillés en ville, ils m’auraient certainement laissé faire sans problème ! »  
Mais comment ose-t-il… Comment peut-il…  
« Tu crois que j’ai envoyé des soldats pour les rapatrier pourquoi ? Et tu sais quoi ?  Au final, je serais sans doute responsable de leurs morts à eux aussi ! Et vous aurez, toi, Anders, et tous les autres, quelque chose de plus à me reprocher ! »

Hurler ne sert à rien. Et ce genre de conversations, ici et maintenant, est vraiment ridicule. Et pas du tout suicidaire. Je refoule les larmes et la colère qui menacent de me submerger. Je redresse la tête et tache de reprendre ma respiration.

« Ces hommes et ces femmes m’ont fait confiance. C’est mon devoir de les protéger et je me retrouve à me sauver en les laissant se faire tuer. Grand-mère serait terriblement fière de moi n’est-ce pas ? Le pouvoir implique de prendre soin des siens, de les protéger… et je les ai emmené à la mort. Heureusement que vous êtes là pour me le rappeler. »

Je les fixe tour à tour, avant de m’éloigner en secouant la tête. Froide et insensible… Si facile à dire.  
Les cris et la folie se rapproche. Nous ne devons pas rester. Nous ne pouvons pas.

Mais je n’ai même le temps d’ouvrir la bouche qu’une première pierre ou que sais-je fuse non loin de moi, suivie par d’innombrables d’autres. Les gardes s’interposent encore davantage, se protégeant, nous protégeant de leur bouclier tant bien que mal.
Et mes yeux s’écarquillent alors que Mern s’adresse à ses gardes avant de disparaître seul dans la foule. Quoi ?? Il est sérieux ?! Par les Sept ! Perdent-ils tous la tête ?!
Les gardes nous font reculer, encore et toujours. Je tourne la tête et aperçois Lewyn. Lui au moins n’a pas une tête de dornien, peut peut-il… Je lui indique le roi, ou du moins la direction qu’il a prise, lui intimant d’aller protéger cet idiot inconscient. S’il meurt, nous n’aurons aucune chance quoi qu’il se passe.

Et là, au milieu des hurlements, des insultes et des coups, les flammes semblent tout dominer en une seconde. Le bucher flamboie de plus belle, immensément et incroyablement. Et une litanie semble s’échapper de l’embrasement. Les clameurs se sont tues, ou presque, et les bras de la foule semble suspendu pour la plupart. Je ne réfléchis pas.

« Courrez !»

Je murmure, mais ce sera suffisant. Adressant une prière au Guerrier et à la Mère, poussant Roward et Anders devant nous, je saisis le bras d’Arianne et me met à courir, suivie de nos gardes, et peut-être par ceux de Mern.



Je cours vers le château avec toute la smala (et Irelia sauf si elle se barre o/)



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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Mar 8 Déc - 12:44

Il était évident que je n’y avais pas été de main morte, mais j’avais l’impression d’être piéger, d’être condamné et de ne pouvoir rien faire pour mon propre peuple. J’avais l’impression d’être inutile et la rage me consumait suffisamment pour m’aveugler. Le soucis était que Deria n’était pas prête à passer sur mon comportement et bien rapidement le ton commença à monter. Elle sut me faire détourner les yeux une première fois, puis une seconde. Plus elle parlait, plus j’avais l’impression qu’en plus d’être impuissant, j’avais aussi été cruelle. Je venais de remettre en cause de sa façon de diriger alors que je n’étais clairement pas capable de le faire, que je n’avais clairement pas les épaules pour le faire. C’est juste que la situation ne m’aidait pas, que la situation me stressé et que j’avais l’impression que l’avenir de notre pays allait se jouer ici. Le Bief était un poison et… Je pouvais me trouver toutes les excuses du monde, Deria avait raison, l’on ne gagnerait rien à foncer et elle avait déjà fait tout ce qu’elle pouvait…

« Mais… »

Je culpabilisais, clairement, d’avoir jugé quoi que ce soit, mais je restais persuadé que les armes devraient être dresser une fois dans le château. J'étais complètement perdu, perdu car pour moi, rien ne devait se passer ainsi et car je restais persuadé que nous venions d'abandonner nos troupes, mais j'étais surtout en colère contre moi, car j'étais incapable de voir suffisamment loin pour ne blesser personne. Je restais persuadé que Le Bief nous trahirait une fois de plus. Continuant à fixer mes pieds, je ne pris la peine de relever les yeux que lorsque que Mern décida de partir, nous laissant seul avec ses gardes. C’était une blague ? On allait nous accuser de tout et … J’allais me retourner pour signifier ce que je pensais, malheureusement les mots de Deria raisonnés encore dans ma tête et il me fut impossible de faire quoi que ce soit, craignant qu’elle pense un peu plus que je la jugeais incompétente. Les choses empirèrent alors et dans un mouvement de foule, Deria poussa Anders et moi devant elle, nous intimant de courir. Ne discutant pas, je pris le pas, courant du mieux que l’on pouvait vers le château. Il n’y avait rien a faire si ce n’est chercher à protéger Arianne et Deria… Rien à faire… J’avais les mains qui tremblaient de ne pas pouvoir faire plus, de ne pas pouvoir agir.

Je cours vers le château pour éviter de me faire tuer par Deria elle-même.


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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Jeu 10 Déc - 10:23

La situation n'a absolument rien d'aisé. Les choses dégénèrent très vite. Si je peux me targuer d'arborer un blason connu, l'un des plus importants de tout le pays, je suis suffisamment pragmatique et cynique pour comprendre que le respect dû à mes couleurs ne tiendra pas au-delà des premiers instants. La foule est avide de sang et de vengeance. D'instinct, je me serais volontiers porté au secours de ma soeur, sachant que les souverains étaient eux aussi visés par les cris, la populace ne tolérant pas qu'on l'on puisse rompre le pain en compagnie des dorniens. Pour autant, j'ai deux orageoises à mes côtés et ainsi isolées, elles ne tarderont sans doute pas à subir quelques sévices intolérables. Je me devais de les protéger et surtout, de les extrader de ce véritable guet-apens. Nous fendons donc la foule et alors que je les encourage à plus de hâte, nous sommes à notre tour bousculés. Je sens qu'une main m'agrippe mais la prise n'est pas solide et on me lâche bien vite.


Un gueux se met sur mon passage et mon poing le cueille sur le côté de la mâchoire. Un autre me tire sur la manche et je me dégage, non sans déchirer mon pourpoint au niveau de l'épaule. Je cogne, je rue, je pousse, et nous ménage un passage. Nous nous apprêtons à nous enfuir par les rues au moment où je sens une lame m'entailler la cuisse. Je saigne, car le tissu bien qu'épais s'est vite fait trancher. Je grogne et repousse mon agresseur.



| Plus vite Ayana! Allez Livia, nous y sommes presque! |


Nous nous enfuyons en fendant la foule, bousculés et malmenés, mais nous avons dépassé le centre de l'attention des émeutiers, qui se concentrent sur la place. Nous continuons de courir. Je n'ai plus le choix, il faut que nous trouvions un abri. Au bout de quelques minutes qui paraissent éternité, je pousse la porte de l'Auberge de la Jouvencelle, y faisant entrer les deux orageoises.




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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Jeu 10 Déc - 13:02

Tout s’est dégradé si brutalement.
D’un coup, la discussion et mes paroles quelque peu déplacées, ainsi que la colère de Mère me manquent. J’aurais préféré au final pouvoir poursuivre. Et l’un dans l’autre, d’un coup, le mariage n’est plus la chose qui m’effraie le plus. Oui, étrange comme les perspectives changent rapidement à la vue de la violence et du sang…
Je cours et tente tant bien que mal de me frayer un chemin derrière Manfred, alors que les cris et les bousculades se multiplient. J’ai peur, j’ai du mal à respirer, et je ne sais absolument où on est. Ce qui ne change pas de d’habitude soit. Mais lui a l’air de savoir où il va, et c’est tout ce qui compte.

Et d’un coup, un bras se tend vers moi et me saisit, m’entraînant vers lui. Un cri m’échappe, avant que je ne tente de me débattre. L’autre main de l’homme s’avance vers moi, alors que ma robe se déchire sous la pression, découvrant ma gorge et mon épaule. Mais je m’en fiche, tout ce que je veux, c’est échapper à sa poigne et à son horrible sourire. Et je n’ai jamais été si heureuse de voir un garde de toute ma vie. Il repousse brutalement l’homme, le faisant me lâcher et tomber à terre. Je sens qu’on m’entraîne à nouveau derrière, mais j’entends la voix de Mère qui me rassure. Je reprends ma route en courant, et repère Manfred juste à temps pour le voir recevoir un coup de couteau. Mais il ne ralentit pas, ou presque, et nous presse au contraire. Je le suis, aussi rapidement que je le puis, jetant un coup d’œil à sa cuisse lorsque nous le rattrapons. Je grimace en constatant qu’elle semble saigner assez abondamment.
Je ne le quitte plus des yeux, ne prêtant aucune attention à l’endroit dans lequel il nous mène. Nous ne sommes plus dehors, c’est tout ce qui compte.



Elle est là cette petite voix qui ne chante que pour moi
Tout comme le vent chante et enchante l'océan
Toi qui sème la paix dans mon cœur, tu me rappelles
Ce que je sais, je reviendrai

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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Ven 11 Déc - 18:55

Tout dégénère, autour de moi. D'un seul coup. Sans que je ne vois rien venir, sans que je ne puisse comprendre quoi que ce soit. Les cris, les coups, on s'agite, on court, partout. C'est l'incompréhension, d'abord. Quelques instants d'immobilité devant ce revirement de situation, entrainant rapidement la montée de la peur. Elle me prend, me bouscule. Ne m'empêche pas de bouger, mais m'empêche plutôt d'y voir clair. J'ai envie de courir. Courir. Peu importe où, peu importe pourquoi. Peu importe les raisons de ce carnage. Les dorniens ? J'entends qu'on crie contre eux. Ca ne serait pas étonnant, entre nous... Mais quelle importance ? Dans le chaos qui submerge le banquet, je serais toute aussi touchée avec mon allure clairement bieffoise. Et je n'ai pas le temps de réfléchir. Ou bien, je n'en n'ai plus la capacité. Cela revient au même ; je fais ce que mon instinct me dicte. Tenter de suivre mon père, qui essaye de nous dégager un passage vers je ne sais où. Le château, sûrement... Mais il me semble qu'il ne prend même pas la bonne direction. Et quoi qu'il en soit, je suis bien vite bousculée, renversée, éloignée de lui et des miens qui arrivent encore à se tenir derrière lui. Mes yeux jettent des regards affolés tout autour de moi, partout, coups d'oeil désordonnés, essayant de trouver, de trouver quoi faire, vers où me diriger... Courir. Cours, Alyssa. C'est la seule issue. C'est la seule chose que je suis capable de faire. Comme je suis faible... Incapable de garder mon sang froid, m'emportant de plus belle à chaque seconde. On me bosucule. On me frappe, plus ou moins volontairement. Je trébuche, ai la nette impression de déchirer un bout de ma robe sans pour autant prendre le temps de vérifier. Si je m'en sors en un seul morceau, ce me semblera déjà un grand exploit. Je cours. M'essouffle. Je n'ai pas l'habitude. Mal. Mais je ne m'arrête pas. Je continue de regarder partout à la ronde, sans répit. Je crois voir quelques têtes familières. Loin. Trop loin pour que je les rejoigne. Parmi ces têtes familières, je crois voir quelqu'un tomber. Je ne sais pas. Je dois perdre la tête. Un instant d'arrêt. Et je continue. Courir. je regarde devant moi. Vers le château. Aller vers le château. Si seulement j'étais sûre de la route...
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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Dim 13 Déc - 11:50



Banquet de l'Opulence



Fin de la mission
- Mern Gardener parvient à retrouver sa femme, qui a été malmenée mais rien de grave; un de ses gardes s'est fait tuer mais les autres ont su protéger la souveraine jusqu'à ce que Mern intervienne. Ensemble, les quelques épées ont taillé dans la masse.
- Arya parvient à semer la pagaille en jouant avec le feu au sens littéral. Il ne lui arrivera rien en dehors de quelques bousculades.
- Lewyn Ashford attaque comme une brute. S'il pourfend quelques marauds par surprise, il n'a aucune chance à un contre plusieurs individus. Il sera submergé et battu quasiment à mort. Abandonné par ses agresseurs lorsque la Garde Royale chargera, il sera récupéré et soigné mais sera convalescent plusieurs semaines, ayant plusieurs côtes et membres cassés/foulés.
- Varn Forrest parvient à s'en tirer avec moindre mal; il sera caché par les habitants d'une maison pendant toute la nuit avant de pouvoir regagner plus sereinement ses pénates.
- Deria Martell parvient au château. Elle se prendra cependant un projectile qui lui entaillera la pommette. Arianne s'enfuit aussi, dans le même genre d'état.
- Roward Martell et Anders Martell parviennent au château, non sans être pris à partie par une section de gardes de la maison Gardener qui pense que les dorniens sont les ennemis! Ils seront tous deux blessés (à leur choix, pas trop durement) avant que la méprise ne soit éventée et que d'autres gardes calment le jeu.
- Alyssa Rowan et Irélia Gargalen seront sévèrement malmenées. Elles parviendront à s'enfuir, mais choquées et à moitié en guenilles...
- Perle s'en tire sans une égratignure. Enfin, rien de grave. Il faut dire qu'elle est entraînée à la discrétion...


La mission est dès à présent terminée!

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