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Le Grand Banquet
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MessageSujet: Le Grand Banquet   Lun 9 Nov - 22:13



Carnaval de l'Opulence


Le Carnaval de l'Opulence a pu se dérouler sans incident majeur, ce qui est forcément appréciable au vu du risque inhérent à tout bal masqué mêlant noblesse, bourgeoisie et roture, et plus encore en présence de dorniens. On parle de quelques incidents en ville, plus que de coutume, mais les hommes d'armes du Roi maintiennent la paix et tout semble s'organiser pour le Grand Banquet, sensé sceller pour de bon les accords entre le Bief et Dorne.

Le soir venu, en cette deuxième semaine du quatrième mois de l'année, des milliers de personnes se pressent sur la Grand-Place, dominée par le château et ses immenses jardins. Dans toutes les rues qui serpentent depuis la place, de grandes tablées sont dressées et le Roi paie à son peuple viandes et boissons, le tout servi par quantité de servants portant la livrée de la maison Gardener.

Sur la Grand-Place, la noblesse principalement s'y retrouve mais ce genre de fête étant immense, la foule s'y presse en nombre pour danser ou regarder les grands du royaume et les dorniens. Chacun est en théorie libre de s'installer où il le désire, mais par tradition les tables face au feu et dos au château sont réservées au Roi, sa famille et les plus hauts seigneurs présents avec leurs proches, et surtout leurs gardes. Les tables à proximité mêlent nobles, bourgeois et serviteurs, et plus loin la roture, qui se complait à danser.

Si tout se passe comme prévu, le Bief et Dorne finiront la soirée largement grandis par ces festivités...


Comment s'organise le rp
Il s'agit d'un énorme banquet avec différentes zones de jeu. D'un côté, les tablées. Il y a également un grand feu central autour duquel on danse sous le rythme des musiciens de la cour royale. Nous vous demanderons d'indiquer à la fin de chacun de vos posts à quel endroit vous vous trouvez:
Je me trouve à table/sur la piste de danse
Code:
[b]Je me trouve à table/sur la piste de danse[/b]


Veuillez privilégier les rps courts, voire très courts ; le but est de vous créer de nouveaux liens et de vous mêler à la population! Rien ne vous empêche, éventuellement, de poursuivre d'autres objectifs... Il peut y avoir des beuveries, de la danse, des bagarres...
Le rp ne durera qu'un mois à partir de maintenant.

Bien sûr, les personnages se rendant dans le bief à ce moment là pourront rp ensemble en dehors des animations, avant celles ci, pendant celles ci, et même encore après ! Le but est de vous faire jouer, au delà des rebondissements éventuels de ces animations... Nous vous invitons donc à commencer des rps entre vous à Hautjardin !

Liste des inscrits :

- Manfred Hightower
- Deria Martell
- Perle Sand
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- Tiago Icebreaker
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- Livia Torth
- Roward Martell
- Cassandra Storm

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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Mer 11 Nov - 19:55



 

 
Le grand banquet
Livia Torth & Mission





Appuyée contre le mur d'un coin de rue, la lady de Torth observait les différentes tables dressées devant elle, un verre de vin à la main. La mine renfrognée qu'elle affichait ne pouvait échapper à personne. En effet l'orageoise avait rapidement réalisé qu'aucune table n'était exclusivement réservée à la noblesse de deuxième rang et la simple idée de se retrouver à manger en face d'une personne de basse naissance lui avait tout bonnement coupé l'appétit.

Vêtue d'une robe rouge qui ne manquait pas de mettre ses formes généreuses en valeur et dont le décolleté était recouvert par de la dentelle noire légèrement transparente, la jeune femme laissa son regard balayer la grande place. Sans surprise, elle réussit à distinguer les dorniens des autres convives, ce qui lui tira une légere moue dédaigneuse. Elle chercha ensuite sa fille des yeux, mais celle-ci semblait avoir, une fois de plus, fait fit de ses prescriptions et s'était volatilisée dans la foule. Ses dames de compagnie, quant à elles l'avaient lâchement abandonné pour rejoindre les danseurs qui s'agitaient déjà autour du feu central.

Livia avala une nouvelle gorgée du breuvage bieffois puis rehaussa machinalement le demi-chignon dont elle était coiffée. La soirée risquait d'être longue, très longue. Cela dit, étant donné que le seigneur Gardener ne semblait pas avoir pris la peine d'accorder un tant soit peu d'importance à la noblesse des autres royaumes, elle pourrait probablement quitter les festivités sans que son absence ne soit remarquée.

Si la récente victoire de l'Orage contre les troupes d'Harren le noir et les dernières nouvelles qu'elle avait reçues de son fils lui avaient quelque peu remonté le moral, la lady de Torth n'en partageait pas plus l'humeur festive de la ville. Les manifestations populaires n'étaient réellement pas faites pour elle.


Je me trouve à table (enfin dans cette zone mais je ne suis pas attablée)

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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Jeu 12 Nov - 11:28

Cette nuit voyaient les festivités s'achever en beauté. Oh, bien sûr, les plus fêtards des invités étaient du genre à prolonger la fête pendant des jours et des jours sinon des semaines, comme à Goëville, mais il n'en restait pas moins que c'était la fin de quelque chose. Et d'après les nouvelles dont le palais était abreuvé de jours en jours, ce n'était pas quelque chose de mal que d'en finir. Des pirates étaient vus au sud de Dorne et ils n'allaient plus tarder à nuire au commerce, ce qui allait mettre tout le monde dans la panade. En particulier le commerce de ma propre cité, ma belle Villevieille, car nous étions peut-être riches, mais ce trésor que nous étions en train d'installer était appuyé presque exclusivement sur le commerce maritime. Les nouvelles ne s'arrêtaient pas là. L'Orage, vieil ami du Bief, venait de remporter une bataille contre les forces d'Harren Hoare, écrasant une division trop avancée sur la Néra, tandis que Sombreval était aux mains des Targaryen, ainsi que toute la presqu'île de Claquepince. Le Nord partait en guerre, et il y avait des chances que l'affaire tourne à la boucherie, voire au désastre pour les loups. Je savais qu'au vu de la menace qui pesait sur nous, les pirates n'aimaient jamais rester bien longtemps sur les mêmes côtes, je me devais maintenant de prendre un bâteau pour descendre le fleuve jusque chez moi, arracher dès ce soir le commandement de notre flotte. J'étais l'un des anciens commandants de marine les plus expérimentés du Bief, pour avoir déjà lutté contre les pirates et contre les Fer-Nés. Je n'avais jamais mené de véritables batailles, mais des escarmouches à quelques navires, oui. Et là, c'était un assez grave péril qui nous menaçait. Dès demain, je devais avoir le commandement et je devais filer droit sur Villevieille.


Je m'étais donc vêtu d'une tenue sobre, aux couleurs de ma maison pour ce grand banquet. En tant que beau-frère du Roi, j'avais ma place à sa table. Tout autour de nous, il y avait des gardes, il y avait des soldats et des musiciens, des danseurs et des fêtards. Je me rendais compte en voyant une autre personne dans la foule que j'avais peut-être également d'autres affaires en suspend.


Je fendais donc la foule en m'excusant pour venir me présenter à Lady Torth, saluant sa maisonnée d'un signe de tête.



| Puis-je m'asseoir à vos côtés un moment, noble dame? Nous avons encore quelques affaires en suspend, dont l'abandon serait bien grossier de ma part sachant que je pars dès demain. |

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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Jeu 12 Nov - 18:10





Alors qu'elle continuait à scruter dédaigneusement la foule, Livia sentit ses deux gardes se décaler légèrement à ses côtés. La jeune femme tourna alors la tête et reconnut immédiatement l'homme qui s'avançait dans sa direction. Un large sourire étira ses lèvres tandis que l'héritier de Villevieille arrivait à sa hauteur.

« Messire Hightower qu'elle agréable surprise ! Je commençais à désespérer de vous croiser un jour ! », déclara-t-elle mielleusement.

Bien que l'idée de demander audience auprès de lui ne l'avait pas quitté depuis son arrivé ici, la lady de Torth n'en avait pas eu l'occasion. En effet, la fatigue du voyage et l'inquiétude quant à son fils l'avaient quelque peu contraint à passer la majeure partie de son temps enfermée dans sa chambre à se ronger les sangs. D'autant plus que depuis l'agression qu'elle avait subie à Stoneport ses nuits se faisaient particulièrement agitées.

« C'est très aimable de votre part. Je ne doute pas que d'autres n'auraient eu aucun scrupule à profiter pleinement de leur dernière soirée plutôt que de se lancer dans une discussion plus... Sérieuse. », répondit-elle avant de porter son verre à ses lèvres.

« Peut-être pourrions nous rester debout pour le moment. Loin de moi l'idée de remettre en cause l'hospitalité de votre beau-frère, mais je ne peux m'empêcher de penser que des tables exclusivement réservées à la noblesse auraient sans aucun doute été plus appréciables ! Un poissonnier aussi riche soit-il sent toujours la poiscaille ! », dit-elle alors que son regard se posait sur un groupe d'une dizaine de personne attablées devant elle.

Bien entendu, ces gens n'étaient pas de la vermine : commerçants, soldats, domestiques, leurs tenues témoignaient de leur aisance financière, mais intérieurement Livia ne pouvait s'empêcher de les mépriser. De plus personne dans son entourage,du moins le pensait-elle, n'avait eu connaissance de ses intentions vis-à-vis de son interlocuteur et en parler à une table pourrait certainement attirer quelques oreilles indiscrètes.


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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Jeu 12 Nov - 22:21

Je repose la missive de Lyvan Jordayne que je pourrais citer par cœur tant je l’ai lu. Et je confie mes réponses à Célène pour qu’elle les fasse partir au plus vite pendant qu’Ilyana finit de me coiffer. Je secoue la tête et Ilyana suspend ses mains, attendant quelques secondes avant de reprendre là où elle s’est arrêtée. C’est trop rapide, si peu de temps après les remous auxquels nous avons eu le droit. Les nobles risquent de ne pas apprécier, pas tous en tout cas. Mais il le faut, je crains que la reine Targaryen ne tienne guère seule avec son armée. Et si elle ne tient pas…
Ma mâchoire se contracte légèrement. Oui, je me dois de l’aider, même si le ton de sa lettre ne m’a guère plu. Il semblerait qu’elle ne sache comment s’adresser à un suzerain lorsqu’elle s’avère être mécontente. Je soupire. Je ne suis pourtant pas non plus la plus diplomate qui soit en général.

Ilyana s’éloigne, une fois fini. Je regarde dans le miroir, et relève la tête. Mes cheveux tombent en boucles lâches, maintenus ici et là par de fines barettes ornées d’émeraudes. Et comme lors de mon séjour au Val, je n’ai pu me résoudre à porter des tenues que la plupart des gens trouveraient décentes. Des couches de tissus légers et vaporeux en bas, dans des tons rouges orangés, la robe a un décolleté sur le devant que je qualifierais de léger, embelli de pierreries et de broderies. Elle est retenue par de fines bretelles, tout autant ouvragées et délicates. Et puis surtout, elle a un décolleté plongeant à l’arrière, arrivant jusqu’en bas du dos. Je redresse les épaules et souris. Ilyana m’attache un fin collier, incrusté d’émeraudes de diverses tailles.

Je m’empare de mon châle, et sors, escortée par plusieurs gardes qui m’entourent jusqu’à la Grand Place où se trouve le banquet, avec entre autre la table du roi et de la reine. Et même si l’ambiance est bien différente de celle du Carnaval, les rues regorgent déjà de monde. Et mes gardes n’en sont que plus nerveux. Je salue les nobles que je croise, d’un sourire et de quelques mots. Avant d’arriver devant ladite table.

« Majestés. » Je me fends d’une révérence en souriant.   « Ma Dame, vous êtes éblouissante. »

J’incline la tête à son encontre, avant de m’installer non loin d’eux.

« Encore une fois, je ne peux qu’être émerveillée devant tant de fastes et  de générosités. »

Je regarde tout autour de nous, un sourire toujours aux lèvres. Mon regard se pose à nouveau sur le roi. Je lève mon verre.

« Merci Messire de nous avoir invités. Cette paix, cette entente… Merci de nous donner cette possibilité malgré… le reste. Tout ceci compte énormément à mes yeux. »

Je lui souris à nouveau, inclinant la tête en levant mon verre.

« Profitons de cette magnifique soirée. »

Oui, pourvu qu’elle reste magnifique. Et si tout va bien, je pourrais même danser quelque peu.


Je me trouve à table



UNBOWED - UNBENT- UNBROKEN


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Dernière édition par Deria Martell le Ven 13 Nov - 18:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Jeu 12 Nov - 22:25

Je me hâte, mes gardes, pour une fois, derrière moi. Mère est partie alors que je n’étais pas prête, ayant trop tardé à observer diverses plantes que j’avais cueilli ici et là. Mais cela, je ne pouvais guère lui dire. Non pas qu’elle n’apprécia pas que je m’intéresse ainsi à certains sujets. Mais si elle savait que je me mettais en retard au banquet organisé par le roi du Bief à cause de cela, dire qu’elle serait mécontente serait un euphémisme. La robe qu’elle avait préparée pour la soirée était splendide. En soie et organza, dans les tons pêche, avec des roses rouges brodées sur le bustier et de façon plus éparses sur la jupe, elle me découvrait les épaules. Je me suis regardée dans le miroir, alors que mes cheveux étaient relevés, dégageant ma nuque, mise à part quelques mèches retombant ici et là. Je suis restée quelques instants à me fixer. Ce n’est pas grand-chose, et pourtant… pourtant, j’ai l’impression de ne plus être réellement la même. Je parais plus adulte… Je déglutis et souris. Et me hâte pour rejoindre la Grand Place, là où a lieu le banquet.

Je regarde autour de moi, un sourire enfantin naissant sur mon visage comme lors du carnaval. Sauf que contrairement au carnaval, je ne suis point masquée. J’inspire, tout en continuant d’avancer lentement, me concentrant pour ne pas tourner sur moi-même en voulant tout voir tout de suite telle une enfant. Je stoppe alors que je repère Mère. Visiblement en grande conversation avec Lord Hightower. Ils ne m’ont pas vu, je peux faire demi-tour sans paraître impolie. Je cligne des yeux en les observant, mon sourire ayant disparu. Et puis non ! Cela me concerne n’est-ce pas ? Je suis sans doute même la première intéressée. Avec lui évidemment. Bon, je sais. Je ne serais concernée que le jour où ils le décideront. Pour autant… je peux toujours…
Je relève le menton et reprends ma route vers eux. J’apparais aux côtés de Mère et dépose un baiser sur sa joue.

« Mère ! Je suis heureuse de vous retrouver, j’avais craint de ne le pouvoir avec tout ce monde. »

Je me tourne vers Manfred et fais ma plus belle révérence. Oui, j’en suis capable.

« Manfred. Messire Hightower pardonnez-moi. »

Oui, je l’ai un peu beaucoup fait exprès. Plus pour gêner Mère que lui, qui n’en prendra pas réelle offense… J’espère…
Je me redresse et lui offre mon plus beau sourire.

« Je suis ravie de vous revoir Messire. Et d’avoir ainsi le plaisir de pouvoir échanger à nouveau avec vous. »

Je penche la tête sur le côté. « Je me suis à nouveau perdue… en ville cette fois. »  Je fronce légèrement les sourcils, avant de sourire à nouveau en le regardant. « Mais encore une fois, une bonne âme a eu pitié de moi et m’a raccompagnée. »

Je regarde Mère, avant de revenir vers lui. Comme si je me rendais seulement compte de ma grossièreté. Ce qui aurait pu être le cas me connaissant.

« Mais je vous ai interrompu… J’en suis navrée. »

Je souris à Mère, plus amère « Peut-être parliez-vous de moi ? Messire Hightower vous narrait-il notre rencontre ? Ou était-ce autre chose ? »

Je me tourne vers Manfred, esquissant un sourire. Blessée moi ? Non… presque pas…

« Peut-être désirez-vous que je vous laisse seul avec Mère, Messire ? »


Je me trouve à table (dans la zone, mais pas attablée)



Elle est là cette petite voix qui ne chante que pour moi
Tout comme le vent chante et enchante l'océan
Toi qui sème la paix dans mon cœur, tu me rappelles
Ce que je sais, je reviendrai

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Ven 13 Nov - 18:37

Ces nouvelles festivités touchaient déjà à leur fin. Tout était passé vite, très vite. Et je ne sais si je devais être heureuse ou non que cela se finisse... J'avais coulé de doux jours ici, certes. J'avais revu mes sœurs... Et par conséquent, Père, bien entendu. Depuis, je passais mon temps entre ma famille et ma belle famille, ne sachant si je préférais la sorte de gène bien palpable présente avec les Rowan, ou le regard glacial de mon père pesant sur moi, malgré le sourire de mes deux sœurs. Deux. Je ressentais l'absence de la troisième plus que jamais... Elle était ce fantôme qui planait en permanence à nos côtés. Comme mon époux, comme les enfants auxquels je n'avais pu donné vie, morts-nés. Je voulais tenter d'oublier, et passer à autre chose. A certains moments, je me disais que j'y arrivais à merveille, mais il suffisait d'un rien pour me rappeler à la réalité : il n'en n'était rien. Tout cela me poursuivra sûrement tout le restant de ma pauvre vie... Et toujours, les deux yeux de mon Père, pesants, inhumains. J'angoissais à chaque instant qu'il veuille que je retourne vivre avec eux, pour pouvoir bien m'avoir sous sa coupe avant d'organiser un nouveau mariage, avec je ne sais quel noble qu'il pourra me dégoter.

Ce soir était une parenthèse qui se refermait. Dans quelques jours, je reprendrai la route. J'étais pensive. Oh, j'affichais mon air enjoué habituel, une des plus belles toilettes que j'avais pu trouver dans ma garde robe, mais je n'arrivais à fixer mon attention sur l'instant présent, à me concentrer sur tout le faste que l'on déployait sous nos yeux pour ce banquet. Il était conséquent, mais j'avais l'étrange impression qu'il ne m'atteignait pas. Ou moins que d'habitude. Je repère une chevelure blonde, et bientôt, le visage de ma sœur se tourne vers moi. Elle s'approche de moi, et m'entraine avec un sourire vers le reste des Tarly, apparemment déjà attablés. Je ne puis lui refuser ma compagnie en ce dernier soir... Je lui adresse un sourire, moins sincère que ce que je l'aurais voulu, mais tant pis. Elle doit bien se douter de ce qui se joue en moi. Ou pas. Les choses ont tellement changées, depuis le temps. Moi même, je ne sais où me placer, parfois, entre Milha, son époux, et leurs enfants, qui découvrent réellement leur tante seulement depuis peu.

Je salue ces derniers, en arrivant, avant qu'ils ne partent clopin-clopant se mêler à la foule, incapables de rester en place. Mon beau frère, Yaniss, mon Père, et toute la compagnie. Nous commençons à échanger quelques banalités, mais je reste ailleurs. Indéfiniment ailleurs. Et je sens toujours ce regard inquisiteur, posé sur moi. Finalement, rien n'a changé ; il m'effraie toujours autant.

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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Jeu 19 Nov - 1:03

J'adore les festivités, mais pas forcément lorsque tous les nobles du coin y sont. Cela me fait presque songer aux divers bals auquel je tente toujours d'éviter. Aujourd'hui, j'ai décidé de ne pas changer mes habitudes et ça me laisse paraître moins... noble. J'arbore une tenue de cavalière, bottes longues en cuir, pantalons, chemise brodée, ceinture avec étui à épée à la taille et une cape qui me couvre une partie des épaules. La totalité est d'une teinte noire, outre le blason de Torth qui repose sur l'endos de ma cape. J'ai un petit faible pour passer inaperçue vêtue de la sorte. J'accompagnais subtilement ma demi-soeur Ayana, jusqu'à ce qu'on arrive sur place. Dès que j'ai vue Livia, je me suis dirigée vers un mur pour m'y adosser et observer ce qui se passait autour. Ma belle-mère discute avec un des nobles et ma demi-soeur me semble bien parti afin de rejoindre leur conversation, ce qui me fait grimacer intérieurement. Je tourne finalement mon regard sur les personnes qui sont attablés, détaillant celles-ci un petit moment. Je croise finalement les bras, sous ma poitrine et je lève mon regard verdoyant sur le ciel. Une question reste dans mes pensées et s'échappe à voix basse d'entre mes lèvres...

- Mais qu'est-ce que je fais là ?


Je suis au banquet, en retrait contre un des bâtiments.
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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Ven 20 Nov - 9:37



Carnaval de l'Opulence


Le carnaval bat son plein et tout le monde s'amuse. La royauté se gargarise de son succès et de la bonne entente affichée avec les dorniens quand la noblesse en profite pour nouer relations et tractations. Le peuple, lui, s'amuse, mais a du mal à se projeter dans une fête si grandiose, à laquelle il n'est pas réellement accoutumé.

A la table du Roi, tout ce que Dorne compte de personnes dignes d'être présentées à Mern IX s'amuse, boit, rit et discute. La noblesse orageoise n'est pas en reste, et Torth cherche toujours à marier sa fille Ayana à un grand Lord, notamment Hihgtower. En retrait de la fête, roturiers et bâtards, comme Cassandra Storm, ne sont pas encore intégrés à la scène.

La musique tonne et la fête bat son plein. Personne ou presque ne remarque la mine soucieuse du Roi quand le capitaine de ses gardes vient lui murmurer quelques mots au creux de l'oreille.
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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Ven 20 Nov - 10:48

Je venais jauger une fois de plus la situation. Avoir conscience que partir allait bientôt être nécessaire, mais il fallait aussi préparer ce qu'il se passerait ensuite. J'avais bien conscience que je ne pouvais en aucun cas laisser gâcher le temps et profiter des opportunités qui se présentaient à nous. Je venais donc voir lady Torth, afin de pouvoir discuter avec elle des arguments qu'elle pouvait avoir, évaluer aussi son degré d'envie de cette union à venir maintenant que j'avais rencontré sa fille, rencontre dont elle devait bien avoir eu quelques échos, j'en étais persuadé. Quoiqu'il en soit, je venais ici à dessein, mais aussi par simple courtoisie. Au Bief, nous étions nés dans un tissu complexe de manières liées au savoir-vivre et je me comportais comme on me l'avait appris durant toute mon existence. Je souriais à la dame de maison noble de l'Orage, alors que sa satisfaction semblait sincère. Je me rendais compte tout de même, qu'il n'allait pas tant de soi que cela de la voir ici. Avec la guerre qui prenait un tournant plus direct dans la Néra, il y avait des chances pour que beaucoup d'orageois partent très vite, au même titre que les dorniens qui, selon la rumeur, se préparaient à soutenir les dragons de manière un peu plus directe. Je ne savais encore rien de ce qui se tramait vraiment, pour avoir l'oreille du Roi je n'avais pas toutes ses propres informations.


| Lady Torth, ravi de vous voir également, je ne peux que vous comprendre, même si j'ai toujours vécu au milieu de ces traditions quelque peu pittoresques de notre... | Je suis interrompu par l'arrivée de sa fille, Ayana, qui me fait la révérence et me salue. Je souris aux deux femmes.| L'Orage peut se flatter d'illuminer la soirée par votre beauté, mesdames. | Je les salue l'une après l'autre en inclinant la tête


Sa mère avait eu le temps de me remercier avant de se plaindre des largesses du Roi Mern IX pour son peuple, avant que la jeune femme n'arrive. La perspective de se retrouver au milieu des gueux ne semblait pas fort réujouissante pour la matriarche, qui devait avoir l'habitude d'un pays aux moeurs plus strictes. Il me semblait malgré tout étonnant qu'elle y prête autant attention. Avec son armée semi-professionnelle sur le modèle de celles des Cités Libres, l'Orage disposait après tout de gradés et d'intendants de renom issus du peuple, même si cela ne leur avait pas ouvert les voies de la noblesse. Que les Sept nous préservent d'une époque où la roture gouvernerait les rois. Je souriais largement aux deux dames de Torth.


| Oh, non, vous ne dérangez pas. Je suis ravi que cette grande cité ne vous ait pas engloutie, jeune demoiselle, mais vous devriez rester prudente. Quoiqu'il en soit, c'est bien de vous que je souhaitais parler à votre mère. Après tout, vous êtes la principale concernée, n'est-ce pas? De mon côté, je sais de source sûre que mon père aimerait me voir épouser la jeune noble plus loin, là-bas. Alyssa ROwan. Mon ex-belle-soeur, issue de la famille Tarly. Ou une princesse d'une autre contrée. Quant à moi, je suis indécis. Je ne doute pas que la douce Ayana pourrait m'apporter beaucoup personnellement, mais que dire de Torth, de nos royaumes? Votre fille veut-elle vraiment épouser un bieffois, déjà veuf? |


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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Ven 20 Nov - 21:25



" Everyone have an idea of the Devil, but, anyone know that I'm his eyes and his weapon..."



La nuit tombait lentement sur le royaume bieffois. On pouvait entendre tout de même la ville s'animer, les chefs-serveurs courant à droite et à gauche en criant des ordres aux autres, les domestiques se pressant à chercher de l'eau avec leurs pas grossier sur le bois vieillit de la maison... tant de bruits vulgaires et incessants qui me donnaient un mal de tête insupportable. Je m'assoupis sur le lit, une main sur la tempe, l'autre pendante... Ma tenue légère blanche en dentelle laissait entrevoir mes cuisses éclatantes et me libérait la poitrine.
Et j'avais mal... ma tête tournait sans ne jamais vouloir s'arrêter, des images de souvenirs m'emplissaient l'esprit, et j'étais lasse de me battre avec ses ombres. Je les laissaient me consumer, je laissais le Diable, me dévorer.

On me réveilla quelques heures plus tard, mon cher petit sbire s'approcha de moi, me passant une main dans ma chevelure brune et me susurra à l'oreille :

- Il est l'heure ma chère dame...


J'ouvris les yeux difficilement, en me redressant doucement, m'appuyant contre la tête-de-lit. Un soupir fatigué me prit :

- Oui, il est temps. Dîtes a Marianne de venir serrer mon corset et à Sarah de me coiffer, je veux être impeccable ce soir.

Il se retira en hochant la tête. Je sortis du lit, jetais un oeil dans le miroir, et me souris à mon reflet :

- Il est temps de faire quelques ravages...

Mes lèvres s'entrouvrirent, et un rire aussi cristallin que sadique emplis la pièce et le couloir...
La robe était délicatement posé sur une chaise, je l'enfilais rapidement, elle était d'un noir profond, dentelé finement avec des voilures en fin. Moulante comme j'aime, sexy sans être trop provocante, et assez chaude pour ce soir. Marianne resserrais les lacets du corset, tandis que ma jeune et délicieuse petite nouvelle s'occupait de ma coiffure, elle était sobre, volumineuse et j'arborais une pince d'argent et de perle blanche représentant quelques fleurs s'enlaçant avec leurs tiges. Je souris devant le miroir, j'étais prête. Et ma tête s'était calmée.

La place était illuminée d'un magnifique feu, mhh un bûcher ? j'ai toujours aimer les sacrifices humains, dans certains livres ont pouvait voir des tribus reculés le pratiquer, mais ce spectacle m'avais été donner à voir que rarement. J'avançais au milieu de la place, saluant les rares personnes que je connaissaient, et me faisant baiser la main par des inconnus tout à fait charmant, pour une question d'étiquette, je les laisse faire, mais si ça ne tenait qu'à moi, je les aurais tous fais arracher les lèvres entières pour oser me souiller le dos de la main de leur impurs salive ! Mais je souriais poliment, échangeant quelques mots avec eux. L'un des 2 gardes qui m'accompagnaient était un des chiens de mon père, un faux pas, et il me réprimendrait comme tout bon cabot obéissant son Alpha.


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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Dim 22 Nov - 21:09

Le Carnaval aurait pu se passer bien plus mal, surtout quand Yoren et Anders s’étaient croisés de bien près. De bien trop près pour ma sérénité. Fort heureusement, il touchait à sa fin, et nous avions été séparés bien rapidement. J’espérais qu’un tel incident ne survienne pas de nouveau, la Chance ne serait peut-être pas de mon côté de la même manière, cette fois. Si cela ne passerait pas pour une offense, je passerai mon tour. Mais l’entente n’est pas scellée, est même encore très fragile, entre le Bief et Dorne, et je ne peux manquer la moindre occasion de la raffermir. Surtout pour une raison aussi futile. Non, je n’ai plus qu’à croire que je n’aurai pas à affronter le fer-né, et que personne de ma famille ne le verra.

Faisant mander Perle, elle me vêtit d’une robe toute en soieries, orangée, parsemant mes cheveux d’ornements, les laissant libres. Fin prête, je me dirigeais vers la source d’agitation et d’effervescence, et prenais place aux côtés de ma sœur et de nos nobles les plus éminents, adressant un sourire et un mot à chacun, après avoir salué notre hôte et sa Cour.

« Je ne saurai mieux dire que ma sœur, Majestés. Il est honorable de votre part, que de nous accueillir ici, et d’entamer de tels pourparlers. »

Je lève le verre, à l’unisson avec ma sœur.

Je me trouve à table.



             
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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Lun 23 Nov - 20:01

Après avoir aidé Arianne à choisir et revêtir sa tenue, Perle se prépara à son tour. Elle avait revêtu une robe élégante tout en restant très sobre comparée à celles d’Arianne et de Deria. Les couleurs étaient assez sobre, plus que d’habitude. Ce soir Perle souhaitait faire profil bas. L’organisation du banquet séparait bien sûr les nobles des autres, et Perle ne comptait pas tenter de déroger à cette règle. Bien que son statut de dame de compagnie de la soeur de la Princesse de Dorne le lui aurait permis, elle avait préféré rester en retrait et écouter les dires de la basse population. C’était un moyen parfois bien plus fiable pour savoir ce qui se tramait. Les grandes familles complotaient dans le secret, mais laissaient souvent filtrer des choses en parlant devant leurs serviteurs. Bien sûr elle avait rappelé à Arianne d’être prudente. Il semblait peu probable qu’une action contre Dorne soit entreprise lors de ce banquet, mais personne n’était à l’abri. Jamais. Perle observerait le tout de loin, dans la discrétion, et elle n’interviendrait que si elle flairait quelque chose qui réveillait son alarme interne.

A l’angle de la rue par laquelle elle venait d’arriver, elle jeta un oeil aux tables nobles pour y repérer rapidement les Martell. Elle s’apprêtait à rejoindre une table  à quelques pas de là d’où elle pourrait garder un oeil sur eux, lorsqu’une voix attira son attention. Une jeune femme aux vêtements sombres [Cassandra]. Elle a le regard tourné vers les tables des nobles. Cette tenue volontairement sobre et passe-partout, alors que beaucoup ont opté pour leurs plus beaux atours attire l’attention de Perle, qui décide de répondre à cette exclamation plus rhétorique qu’adressée à quiconque.

« Je me demande la même chose. Mais même si nos tables sont un peu moins décorées que celles du Roi, la nourriture a l’air d’y être tout aussi bonne. J’allais prendre place à cette table, juste-là. Souhaitez-vous vous joindre à moi ? »  

Je me trouve non loin des tables non-nobles
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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Lun 23 Nov - 21:04

Je redescend mon regard sur terre lorsque j'entends la voix d'une femme qui semble diriger son attention sur moi. J'observe celle-ci des pieds à la tête, dont la robe sobre qu'elle arbore sur son corps. Je ramène mon regard sur son teint basané et son visage digne d'une fille du sud. Une première interrogation vint à moi... Qu'est-ce qu'une fille de Dorne fait par ici ? La réponse est pourtant bien simple, puisque d'autres de la royauté de Dorne est présente aujourd'hui. J'esquisse un sourire à la proposition qu'elle m'offre et je prends quelques secondes à peine pour observer la tablée avant de ramener mon regard verdoyant sur celle-ci.

- La belle-mère me tuerait à m'asseoir avec eux.

Dis-je alors avec un demi-sourire, mais avec une certaine pesanteur d'émotion derrière les mots. Je me détache finalement du mur et je m'approche de celle-ci, venant lui saisir délicatement la main pour y glisser un baiser. Il faut bien jouer la cavalière quand on porte si bien l'accoutrement, non ? J'en profite alors pour me présenter...

- Cassandra Storm, mais seulement Cassy pour vous.

Je relâche la main que je venais de lui voler durant quelque secondes avant d'approcher de la fameuse table où elle m'avait invité. Je détailla quelques personnes autour et je tire une chaise, l'invitant à y prendre place...

- Après vous.


Je me trouve près d'une des tables.


Dernière édition par Cassandra Storm le Lun 23 Nov - 23:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Lun 23 Nov - 21:39

L'on remarquait bien souvent Deria lorsqu'elle arrivait quelque part. Elle captait toutes les attentions, ou peut-être juste la mienne. Encore une fois, elle ne se laissait pas prendre dans les morosité vestimentaires de ces régions souvent plus terne que Dorne. On la remarquait, et la convenance suppliait à plus d'un homme de ne poser ses yeux que sur son visage, de ne pas laisser leurs imaginations se glisser sous son châle, de ne pas profiter de ce que sa robe était amené à dévoiler. La convenance nous susurrait de faire bien des choses. Ainsi donc, nous avions été convier à rejoindre un banquet, important, se trouvant sur la Grand-Place. Les festivités n'avaient pas cessé depuis un certain moment me semble-t-il, et il y avait de toute évidence bien des raisons à cela. Ainsi donc, bien avant de découvrir ma soeur arpenter les rues, j'avais du me préparer à mon tour. Sans doute avais-je mit moins de temps que Deria, c'était même une certitude. Me parant des couleurs de Dorne, je me couvris d'une veste longue aux couleurs bordeaux et brodé de fils d'or et orange sur le col. Moins impressionnant sans doute que Deria, mais à l'image de Dorne. J'avais suivit Deria, la laissant s'adresser à ceux qui auraient été offensé d'être ignorés. Elle arriva rapidement à la table du roi, les saluant dignement avant de les honorer de quelques compliments. C'est sur ces espoirs que j'arrivais, me présentant moi aussi à nos hôtes avant de m'incliner en signe de respect. Il aurait sans doute été plus simple de demeurer ici, d'attendre et de discuter, mais ce n'était guère dans mes habitudes.

« Majestés. », finis-je par souffler en me redressant pour regarder la femme qui trônait aux côtés du roi. « Ma Dame, si je peux me permettre, vous nous honorez par tant d'élégance. », baissant à nouveau la tête pour appuyer mes propos.

Convaincant, je savais l'être, mais il n'y avait nul besoin de mentir au sujet de l'épouse du roi. Elle était en toute honnêteté un femme portant ses charmes sous nos yeux. Mais elle n'avait pas l'intérêt de ma soeur, et c'est sans réellement attendre, ni même sans prendre la peine de les rejoindre à table que je me permis une requête.

« Loin de moi l'idée de vouloir vous interrompre, mais je souhaiterais vous emprunter ma soeur le temps d'une danse.  »

Soufflais-je en regardant Deria avant de détourner le regard vers Arianne et de m'excuser de ce vole dans un sourire.


Je me trouve à table


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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Mar 24 Nov - 19:47

    Les festivités touchaient à leur fin et ce n'était pas pour déplaire à Anders. Oh il aimait le faste, attention. Il aimait être bien paré et entouré de beautés. Mais il se trouvait dans le Bief et cela suffisait à gâcher son amusement. Il n'était pas totalement détendu. Pas sur le territoire de Mern, alors qu'il était soupçonné d'avoir empoisonné Meria et Nymor Martell. Franchement, il admirait Deria de pouvoir faire des ronds de jambe à cette petite ordure. Lui, il n'en était pas capable. Il se tenait à la plus stricte des politesses, passant sans doute pour ombrageux et taciturne, ce qui n'était pas vraiment son genre, lui d'ordinaire si volubile et à l'aise en société. Mais incapable de cette hypocrisie, il limitait les dégâts. De toutes façons, il n'était qu'un bâtard légitimé. Il avait mérité sa place à table, bien sûr, mais pourtant, il avait l'impression de sentir quelques regards désapprobateurs sur lui. Il était vêtu simplement. Plus que bien des nobles rassemblés ici qui souhaitaient en mettre plein les yeux. Ses couleurs étaient brunes, ocres, dorées, lumineuses et chaudes, comme son pays.

    Il salua poliment Mern et son épouse, une beauté d'ailleurs, mais sans se fendre de moults compliments à la différence de sa sœur et de son frère. Une révérence, quelques politesses d'usage, rien de plus. Il faisait déjà un effort énorme sur lui-même. Il avait déjà combattu des Bieffois après tout. Et souvent alors qu'il n'en avait pas le droit, faisant quelques incursions dans les terres sans autorisation, en compagnie de Roward... Il en était allé de même dans les terres de l'Orage d'ailleurs.

    Il devait reconnaître que Roward faisait admirablement bien semblant de souhaiter la paix avec le Bief. Il savait pourtant que son frère n'était pas plus enchanté que lui de se retrouver là à faire des politesses quand la vengeance lui consumait le cœur. Mais comme Anders, il se pliait à l'autorité de Deria.

    Se montrer unis, quoiqu'il arrive.

    Roward se décida alors à inviter Deria à danser... Juste pour danser ou bien pour parler ? Il l'ignorait. Il était tenté d'inviter Arianne, mais si les Martell se retrouvaient à danser entre eux, cela risquait de faire jaser, non ? Il pouvait inviter une Bieffoise également, c'était une bonne approche... Hésitant, son regard parcourut en premier lieu la délégation dornienne et il accrocha le regard d'une femme. Il ne connaissait pas tous les visages de la noblesse dornienne. Bien sûr, il connaissait toutes les maisons et leurs emblèmes, ainsi que les seigneurs dirigeants, mais pas forcément leurs familles. Elle était importante cependant et le blason des Gargalen ornait les plastrons des gardes qui l'accompagnaient. Mais même si elle n'avait été accompagnée ainsi, il n'aurait pas été difficile de deviner qu'elle était de Dorne...

    Décidé, Anders se dirigea vers la jeune Gargalen, lui tendant une main avec un sourire éclatant.

    « Ma Dame, me feriez-vous l'honneur d'une danse ? Vous êtes éblouissante. Je serais tenté de montrer aux Bieffois ce que danser signifie pour les Dorniens. »

    Sous entendu qu'il leur fallait voir des maîtres à l’œuvre. C'était arrogant, sans doute exagéré, mais difficile de ne pas se laisser emporter par le sourire malicieux et communicatif d'Anders.



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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Mer 25 Nov - 1:15

Sourire et flatter sont choses faciles. En général, je fais cela inconsciemment tant c’est ancré en moi. Amadouer, faire la conversation, négocier et même séduire, homme comme femme, rien n’est réellement compliqué. Depuis des années, je marchande jusqu’en Essos, depuis des années, je sais jouer de tout ceci. Pourtant, à l’instant présent, tenir mon rôle se révélait plus difficile que prévu. Quand bien même il me suffit justement de sourire et de complimenter. J’ai déjà connu pire. Tenir, la tête haute et les mains fermes, alors que ma famille venait d’être assassinée, face à mes nobles, face à ma famille, face à mon peuple, alors que je venais à peine d’arriver sur mon trône avait été certes bien plus difficile.

Malgré tout, je crains que le fait de prendre la décision d’envoyer des troupes à Peyredragon ne soit pas forcément la plus avisée, et ne fasse que raviver les révoltes à peine calmées sur mes terres. Ou peut-être que cela canaliserait mes Insoumis. Sans parler la crainte sourde que notre présence ici ne dérape et n’entraine d’indésirables conséquences.
Je ne sais toujours pas quoi penser du roi Gardener. Je ne sais pas s’il tente réellement de calmer les tensions, ou si c’est simplement un artifice pour gagner du temps.
Aussi faut-il plus que jamais faire bonne figure. Je chasse ces pensées désagréables et me concentre sur le banquet et mes nobles convives.

Mon sourire n’ayant pas quitté mes lèvres, je soupire intérieurement lorsqu’Arianne me rejoint. Je lui souris, et si je ne dis rien, mon soulagement doit être visible pour elle. Non pas que je me sentais seule, telle l’agneau au milieu des loups, mais peu s’en faut… et je me sens toujours mieux, plus sereine avec eux à mes côtés.
Je sais que mes frères sont également derrière moi pourtant. Mon sourire se fait plus sincère alors que j’entends Roward, même si je me fige une seconde lorsqu’il m’invite à danser avant même de prendre place. Et je finis par poser mon verre, avec un geste de tête à l’égard du couple royal, avant de me lever en souriant à mon frère.
J’esquisse un sourire pour Arianne et Anders, et saisis la main de Roward, le laissant me mener plus loin, quelque peu à l’écart toutefois des autres danseurs, petite pensée pour mes gardes.

« Merci, encore une fois. De tes efforts. » Je souris doucement. « Même si je sais que vous n’appréciez pas… ou ne comprenez pas... Ni l’invitation et notre présence ici, ni mon souhait de vouloir temporiser.
Mais c’est important. »


Je désigne tout le décor. « Et puis, entre ça et le carnaval, c’est un séjour plutôt agréable non ? » Mon sourire se fait taquin. « Et les bieffoises sont ma foi fort jolies. »


Je suis sur la piste de danse



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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Mer 25 Nov - 20:42





Un large sourire sur le visage, la lady de Torth écoutait la réponse que lui offrait l'héritier de Villevieille sans prêter attention à la foule qui s'agitait joyeusement autour d'eux. Soudain, la jeune femme sursauta surprise par l'arrivée de sa fille qui dans un élan de fraîcheur habituel lui déposa un rapide baiser sur la joue. Prise au dépourvue, Livia laissa un instant son regard passer du noble bieffois à sa progéniture. Si cette apparition inattendue pouvait finalement se révéler utile, l'oragoise appréhendait toute même la réaction d'Ayana quant à l'évocation d'un possible mariage. Malgré cela, Livia s'efforça de garder son sourire et ouvrit la bouche prête à faire les présentations.

Cependant, Ayana la devança et le premier mot qui sortit de la bouche de cette dernière la fit instantanément blêmir. Manfred ? Comment pouvait-elle se permettre une telle familiarité ? Et puis d'ailleurs comment le connaissait-elle ? Les questions se bousculaient dans son esprit tandis que la jeune Torth semblait se lancer dans une diarrhée verbale dans laquelle Livia réussit à déceler une légère pointe d'amertume. Atterrée par l'intervention de sa fille et par ces révélations auxquelles elle ne s'était ni attendue ni préparée, Livia ne prit même pas la peine de répondre au compliment de leur interlocuteur. Elle était comme figée d'horreur et intérieurement, elle pouvait sentir la colère monter.

La réponse du chevalier la fit finalement revenir à la réalité et le plus naturellement possible, elle posa une main sur l'épaule d'Ayana, y exerçant une légère pression alors que la dernière question de l'homme s'adressait indirectement à elle.

« Veuillez tout d'abord excuser mon étonnement Messire, avec toutes ces festivités Ayana n'a sans aucun doute pas trouvez le temps de me faire part de votre rencontre. », s'empressa-t-elle de déclarer avant que sa fille n'ai le temps de répondre.

Malgré sa mâchoire crispée, la lady de Torth s'efforça de faire bonne figure et d'afficher cet éternel sourire de façade. D'une part savoir que sa fille lui avait caché sa rencontre avec Manfred Hightower et qu'elle était visiblement au courant des pourparlers qu'ils avaient engagé la rendait folle de rage et d'autre part, les dernières paroles du futur Lord n'étaient clairement pas encourageantes. Évidemment que les filles Tarly étaient de meilleurs partis qu'une fille de la maison Torth. Il aurait été vain de le nier.

« Je suis certaine qu'Ayana serait plus qu' honorée si un homme tel que vous acceptait de la prendre pour épouse ! Ma fille sait parfaitement à quel point votre maison est estimable et respectée.», répondit-elle en accentuant un peu plus la pression sur l'épaule de la jeune fille afin de la dissuader de tout affront.

« En outre, je vous ai déjà fait part des avantages dont peut se targuer notre maison, et la récente victoire de l'Orage sur Harren le noir prouve qu'il n'est pas inutile de nous compter parmi ses amis proches... », termina-t-elle doucereuse.

Je me trouve à table (enfin dans cette zone mais je ne suis pas attablée)

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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Mer 25 Nov - 22:32

Je me force à garder le sourire, et joue autant sur la spontanéité que je peux avoir parfois que sur le côté distrait et tête en l’air que j’ai souvent. Et dès que j’ouvre la bouche, je sens Mère se raidir. J’avoue que cela ne m’amuse que davantage. Certes, je sais bien qu’elle ne laissera pas passer cela, plus tard. Mais toute la beauté de la jeunesse est là, on ne pense pas aux conséquences de nos actions la plupart du temps. Et pour l’heure, sa stupéfaction valait bien une colère tardive… ou pas soit. Mais cela restait amusant pour le moment.
Je m’incline à nouveau, tant pour pallier à l’immobilisme de Mère que pour réellement répondre à Manfred.

« Nous sommes honorées d’avoir été invitées à de telles festivités. C’est tout simplement magnifique. » Je lui souris. « Les beautés ne manquent pas par ici, mais je vous remercie Messire, vous nous voyez ravies de pouvoir illuminer la vôtre. »

Etait-ce de trop ? Non. Vous voyez Mère, je sais être civilisée et souriante. Quand bien même, je la sens toujours hébétée.
Et par acquis de conscience, peut-être parce que j’en ai déjà assez fait oui, je me propose de les laisser à nouveau seuls. Pour parler de mon avenir. Mon sourire s’agrandit, un peu plus franc, alors qu’il mentionne que je suis la principale intéressée. Mes yeux s’agrandissent légèrement quand il mentionne Dame Rowan. Je me tourne vers l’endroit désigné. Oh, ça alors. Que le monde est petit. C’est bel et bien la même que celle qui m’a aidé à retrouver mon chemin. Je reporte mon attention sur lui et ouvre la bouche, que je referme aussitôt en sentant la main de Mère se poser innocemment sur mon épaule... Je me crispe légèrement à mon tour, et prends sans doute moins soin qu’elle de le masquer.

Je me tourne légèrement vers elle, assez pour me rendre compte, moi qui la connait, qu’elle est plus qu’un peu en colère à mon encontre. Hum. Je suis peut-être allée un peu loin… Oui, mais d’un autre côté, c’est uniquement de sa faute. Si elle ne tentait pas de manigancer ainsi dans mon dos…

« Pardonnez-moi Mère. Nous n’avons fait que nous croiser, et je n’ai effectivement pas eu l’opportunité de vous en parler. Manfred, Lord Hightower m’a découverte perdue dans le labyrinthe du château et il a eu la bonté de me ramener à l’entrée. Nous avons un peu discutés. »

Et Mère reprend en répondant aux questions posées précédemment, ME concernant. J’esquisse un sourire, malgré ma mâchoire serrée, évitant son regard. J’inspire alors qu’elle appuie un peu plus sur mon épaule. Soit, je sais jouer un peu également. Je regarde Dame Rowan.

« Dame Rowan est donc la sœur de feue votre regrettée épouse ? » Je me tourne à nouveau vers Manfred et souris, amusée. « Le monde est petit. C’est elle qui m’a aidé lorsque je me suis à nouveau perdue, mais en ville cette fois-ci, il faut bien changer. Nous avons discuté un peu, je sais qu’elle a été mariée, à un Rowan donc... et elle ne m’a pas laissé entendre qu’elle avait des enfants... » Je baisse un peu la tête. « Mais le fait est qu’elle est magnifique. C’est une femme charmante. »  J’ai une hésitation. « Veuve, tout comme vous, et sans enfant également... Je comprends que votre père voit en elle une épouse plus qu’intéressante. »  

J’hésite et fronce légèrement les sourcils. Désobéir à l’ordre muet de Mère ? Ou la franchise ?

« Et pour répondre à vos questions… Comme je vous l’ai déjà dit, quel que soit mon époux, je devrais de toute manière quitter mon ile. Et de ce que j’ai pu en voir, le Bief est un royaume incroyable et splendide. Même s’il est situé bien loin de chez moi il est vrai. »

J’inspire profondément.

« Je connais parfaitement l’importance de votre famille et je suis consciente de l’honneur que cela serait pour ma famille et moi-même de voir votre attention se porter sur moi.
Mais… Si l’on met de côté la renommée certaine de votre famille et de votre nom, car ce n’est pas de cela dont vous parliez n’est-ce pas ? Si l’on met tout ceci de côté…
Vous êtes veuf. Bien plus âgé que moi. Sans enfant. Il est vrai que cela n’a rien de bien engageant pour moi. »
 

Je le fixe tout en me demandant, par les Sept, ce que je suis en train de faire.

« Toutefois… Vous êtes prévenant. Vous reconnaissez vos erreurs. Vous avez été franc. Et votre compagnie ainsi que votre conversation ont été ma foi fort agréables. Ce sont là des choses plus importantes à mes yeux que le reste.
... Et quoique vous en pensiez, cette union ne serait pas si repoussante pour moi... »


Je finis avec un léger sourire. Même si c’est certain maintenant. Mère va me tuer.



Je me trouve à table (enfin dans cette zone mais je ne suis pas attablée)



Elle est là cette petite voix qui ne chante que pour moi
Tout comme le vent chante et enchante l'océan
Toi qui sème la paix dans mon cœur, tu me rappelles
Ce que je sais, je reviendrai

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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Dim 29 Nov - 13:15



Banquet de l'Opulence


Elle ne ressemble plus à rien. Sa beauté s'est fanée en quelques heures. Elle avance. Comme elle le peut. Laissant des traces sanguinolentes sur les murs. Ses cheveux sombres sont poisseux de sang et il lui manque des mèches par poignées, laissant apparaître son crâne. Elle a un œil si poché qu'elle craint de le perdre. Elle serre contre elle, convulsivement, un petit corps qui fut un jour rempli de vie. Une nausée la plie en deux et un jet de vomi teinté de sang éclabousse les murs de chaux. Elle trébuche mais continue d'avancer. Un pas après l'autre. Un gémissement de douleur après l'autre. Elle mourra peut être cette nuit. Mais avant elle racontera.


Elle ne sait pas d'où ils sont venus. Ou alors, peut être qu'ils étaient déjà là. Elle riait avec sa mère et son père buvait une coupe de vin. L'humeur était à la fête et ils étaient assez riches pour en profiter pleinement. Elle ne verra jamais la fête en vérité. Ils ont commencé par les gardes, en silence, ils sont tombés les uns après les autres, prit en traître, égorgés. Puis les domestiques, peu à peu, ils ont fait le vide. Et puis, ils sont arrivés dans la grande salle. Ils riaient. Ils ont fermé les portes. Le chef s'est installé à table, s'est servit du vin. Elle se souvient des bras de sa mère soudainement autour d'elle. Du bébé qui dormait sans un bruit. Elle se souvient de son frère qui s'était jeté sur une dague. On l'a frappé tellement fort qu'il est tombé sans un cri, la bouche en sang. Ils ont trainé son père, l'ont forcé a se mettre a genoux alors que le grand mangeait sans rien dire. Il mangeait leur nourriture. Buvait leur vin. Ses bottes terreuses sur la table vernie. Elle se souvient de détails sans importance. Il souriait.

Ils ont violé sa mère. A tour de rôle, devant eux. Devant son père. Elle n'a rien pu faire. Mais elle savait déjà que son tour viendrait.  Quand le premier lui a écarté les cuisses, elle s'est débattue. Avec rage. Elle a pleuré aussi. Il l'a frappée. Fort. Elle s'est tue, elle a subit. Elle croyait encore vivre après, mais ce n'était que le début. L'autre...Il mangeait toujours. Elle se souvient de ses yeux. Bleus. Comme les mers. Il se contentait de regarder. Comme si de rien n'était. Elle, elle était ravagée, une fois, deux fois, trois fois, autant qu'il y avait d'hommes. Tous. Sauf lui.

Après ils ont obligé son père a choisir. Qui mourrait en premier. Il a voulu sauver son héritier. Sa mère a été éventrée sous ses yeux. Elle voit encore ses tripes glisser sur le sol. Il y eu un cri et elle mit du temps à comprendre que c'était elle qui le poussait. Ensuite...Ensuite ils ont étouffés le bébé. Elle ne sait plus très bien. Elle a tellement mal. Son ventre n'est plus qu'une masse de chair souillée et déchirée. Elle s'en fiche. Qui voudra d'elle dorénavant ? Elle n'a plus rien. Son frère... Ils lui ont lentement crevé les yeux avant, torturant son père par cette vision, frappé dans sa fierté. Elle en aurait rit si elle l'avait put mais ses lèvres déchirées ne le pouvaient plus. Elle a entendu les mots vengeurs, ils ont payé pour un frère, un père, une soeur... Qu'importe...

On la regarde avancer mais personne ne l'aide. Ils ont tous bu. Ils sont enivrés de fête. Qu'importe la petite silhouette qui se traine. Fébrile, elle tient entre ses doigts un bout de tissus. Elle vivra assez longtemps. Elle doit vivre assez longtemps.

Et au milieu de la ripaille et des rires, il est une fille pleine de sang qui s'avance. Un cadavre dans les bras, la trahison entre les doigts.



.....


Une fille en sang arrive dans la zone des festivités, dans la Vieille Ville. Elle n'est pas de suite repérée, mais s'effondre contre un garde. Des cris retentissent partout. On crie au meurtre.
Un dornien qui passe par là est bousculé, malmené et frappé au sol. On crie au meurtre et on accuse. Des gens se bousculent, c'est la panique. Personne ne sait ce qu'il se passe, mais très vite la rumeur se répand; un incendie s'est déclenché non loin du Banquet et les bâtiments sont la proie des flammes. D'autres on-dits se répandent, plus vite encore que les flammes. On dit que ce sont les dorniens qui se vengent, qui continuent leurs meurtres sur la frontière. D'autres parlent de l'Ouest, de ces salopards de lions. Tout le monde se bouscule et la situation en périphérie du banquet devient explosive, quand le guet rapporte qu')à plusieurs endroits de la ville, des massacres de familles viennent d'être découverts.

Une masse de citoyens mécontents déboule sur la Grand Place et menace les dorniens, appelle à la vengeance. Les soldats du Bief abandonnent leurs patrouilles et se rassemblent autour de leur Roi, alors que les dorniens sont pris à partie, insultés, bousculés. On aurait retrouvé des effets dorniens sur les corps, ou à proximité, dans les mains de leurs victimes qui se seraient débattues. La foule s'échauffe...
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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Dim 29 Nov - 19:09


Je souris et ris au bras de mon frère. Les danseurs évoluent sur la piste, profitant des largesses de leur roi, ou dans notre cas, de leur hôte. Les conversations et les rires fusent de toutes parts et les musiciens ne cessent de jouer, enchainant mélodies sur mélodies.

Puis, un cri retentit. Noyé dans l’ambiance et les réjouissances. Personne n’y prête réellement attention, pas plus moi que les autres, même si une horreur sourde s’empare de moi. Je ne me souviens que trop bien de la dernière fois où des cris ont retentis lors d’une fête. Pourtant je continue de danser, laissant Roward guider mes pas.
Mais un second cri survient, aussitôt suivi d’un troisième. Et cela ne semble plus s‘arrêter. Tout le monde stoppe et regarde autour de soi. Je n’ai pas le temps de me retourner que déjà forcément, je suis entourée de mes gardes. Par les Sept, qu’est-ce que…
Sans même réfléchir, j’attrape Roward par la manche et l’attire à moi, l’empêchant de s’éloigner, l’empêchant de me laisser seule, l’empêchant de se retrouver seul et de disparaître. Les mains toujours serrées sur le pourpoint de mon frère, je tourne sur moi-même alors que mes gardes me poussent pour partir. Je m’arrête et les ignore, me dirigeant vers Anders qui se trouvait non loin de là, avec une dornienne. Je lui jette un coup d’œil, avant de prendre la main de mon frère et de faire signe à mes hommes, les entrainant tous avec moi (Irélia compris oui). Hors de question que je les perde de vue. Surtout pas eux. Les connaissant, ils seraient les premiers à se retrouver au sein de la mêlée. Les premiers à se battre. Les premiers à périr.
Mon cœur bat trop vite, la peur s’empare de moi et mes mains se serrent à m’en faire blanchir les phalanges.

J’entends les murmures, les cris, les hurlements. Et le peu que je saisis me glace jusqu’à l’os, alors que je me dirige d’un pas vif vers la table où se trouve encore Arianne, où se trouve le roi Gardener et sa femme, tout autant entouré de gardes que moi. Dites-moi que c’est faux. Au-dessus des toits, plus loin, des flammes et de la fumée s’élèvent, comme les présages funestes qu’ils sont. Pitié, faites que ce ne soit pas ça. Ils sont impulsifs, mais pas stupides à ce point. Ils ne sont pas inconscients et monstrueux à ce point… Pas vrai ?

Mais déjà, ou évidemment, les choses s’enveniment. Les conséquences arrivent déjà jusqu’ici. Les coups et les combats commencent à pleuvoir.
« Il faut partir. Maintenant Princesse. » Je hoche la tête, mais je… Si ça tourne ainsi, les miens vont se faire tuer… tous… « Il faut faire sortir les dorniens. » Je me tourne vers Elios. « Les dorniens… Je veux… » Je ferme les yeux une seconde. Par les Sept, reprends-toi ! Tu es la princesse de Dorne, plus la une petite fille ! Mais je ne veux pas de sang. Je n’en veux plus. Je le vois acquiescer, alors même qu’il me pousse vers une issue. Le roi, je dois voir le roi. Il faut faire cesser… et je ne peux fuir ainsi, ce serait terrible, je le sais, même si j’ai bien du mal à rassembler mes idées et à y voir clair, tant je tente de comprendre comment tout cela à pu déraper autant et si rapidement.
Je me dirige vers lui, vers Mern Gardener, entouré de sa garde.

« Majesté. »

Faites simplement qu’il ne soit pas trop tard. Qu’il m’écoute. Qu'il fasse cesser tout ceci. Et que je ne signe pas l’arrêt de mort des miens.



Je me trouve à table à essayer de me barrer avec le roi Gardener (mes frères et ma soeur et Irelia



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Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Dim 29 Nov - 21:30

Nous venions de nous éloigner pour danser lorsqu'elle me remercia de mes efforts. Inutile d'en reparler à mon sens, ou je risquais fort de lui exposer à nouveau combien je ne sentais pas cette situation. Mais voilà, c'était sa décision, pas la mienne et je devais la respecter car c'était réfléchit, du moins je l'espère. Elle reprit alors en parlant de ce qui avait été mit en place, comme pour me pousser à croire que j'avais toutes les raison de la croire, et j'aurais pu rester sérieux, voir fermé à tout cela si je n'avais pas eu à entendre ces derniers mots. Esquissant alors un léger sourire, je posais un regard doux, bien que provocateur sur elle.

« Hum… Bien moins que les Dorniennes. »

Soufflais-je avant de continuer cette danse. Mais la joie fut de courte durée, car bien rapidement des cris se firent entendre. Fronçant dans un premier temps les yeux, je finis par prendre conscience de l'ampleur de ce qui venait de se produire lorsque la garde de Deria se jeta littéralement sur elle. J'allais prendre les devants lorsque je la sentis se crisper contre moi. J'avais l'impression qu'elle paniquait et la suite ne m'étonna pas vraiment. Elle pressa le pas pour rejoindre Anders et sans grande surprise elle s'assura que ni lui, ni moi ne serions en mesure de faire un choix qui pourrait s'avérer fatale. Elle rassemblait son monde, mais visiblement pas ses idées. Resserrant ma main sur le bras qui m'emprisonnait, je lui intimais de se calmer, de reprendre son souffle et de ne pas se laisser prendre par l'agitation. Ou tout du moins, de me lacher dans se cas, pour m'assurer que je puisse le faire à ma façon… Mais bon, le calme de ma soeur passait avant le mien et je ne tardais pas à lui faire savoir. Elle se dirigea donc vers le Roi pour l'inviter à faire rentrer les choses en ordre. Pour ma part, je venais de braquer mon regard sur Anders, espérant, que tout comme moi, il soit animé par un désir de plus grande liberté.

« Laisses nous prendre les devants Deria… »

Soufflais-je à Deria en gardant le regard sur Anders. Que ce soit en nous assurant que la panique restait contrôlé comme dans la possibilité de pouvoir prendre les armes le plus rapidement possible. Quelque soit la suite des événements, je n'étais pas certain que former un noyaux soit la meilleure des solution, surtout si Le Bief venait officiellement de lever les armes contre nous.


Je me trouve à table, à essayer de ne pas me barrer avec mon frère.


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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Dim 29 Nov - 23:34

Le Grand Banquet

Et tire la ribaude ♫

Tout avait fort bien commencé, il n’y avait pas eu d’incidents, enfin pas d’incidents notables et c’était fort bien ainsi et Mern avait l’impression que ce banquet allait porter ses fruits. Il était donc heureux et la fête battait son plein. Trônant à sa table, le feu crépitant et les troubadours jouant de nombreux morceaux, le roi du Bief regarda sa femme et lui offrit un large sourire avant de prendre sa main pour l’embrasser. Peut-être que c’était ça au final ? Rongé par les soucis, il n’offrait pas le meilleur de lui ? C’était certes une réflexion ridicule, il devait l’avouer, mais il essayait de se rassurer intérieurement. Mais pour l’instant, place à la fête ! Regardant autour de lui, il vit que les convives arrivaient à se mêler entre eux et le roi du Bief fut satisfait. Il n’y avait donc pas à s’en faire et il pouvait profiter lui-même des festivités. Mais alors qu’il s'apprêtait à aller sur la piste de danse, le capitaine de sa garde arriva, le visage contrarié et il se pencha à son oreille et aussitôt, l’envie de danser de Mern s’envola.
Il se passait quelque chose, un mouvement de panique dans la rue et visiblement, le guet semblait sur les dents. Qu’est-ce qui pouvait bien se passer ? Des ivrognes ? Pire ? Le capitaine n’avait pas plus d’informations pour le moment et il était bien difficile d’en avoir à cause du monde grouillant dans les rues, empêchant la bonne circulation des hommes en arme. Il devait agir vite, il regarda toute l’assemblée avant de se pencher vers son capitaine et il lui ordonna de choisir le plus rapide de ses hommes et d’appeler plus de gardes du château afin de contenir un éventuel mouvement de foule et surtout, il le pressa de faire diligence pour éviter trop de problèmes et l’homme s'exécuta, laissant Mern soucieux et Tricia le remarqua qui lui prit la main, le détournant de ses songes. Tout à coup, il eut peur, peur pour elle, mais il devait se reprendre, ce n’était peut rien.

Mais ce rien se transforma en cris, en panique. Ce fut comme un souffle furieux, venant des rues, des gens se mirent à paniquer. Il y avait un grondement sourd qui parvenait aux oreilles de Mern qui se leva alors de sa table. Il n’y avait plus de fête , juste une haine assourdissante qui remontait la rue pour venir à la grande place et la garde de Mern fut prompt à réagir, les hommes hurlèrent et les armes furent dégainées pour protéger la vie du roi et de sa reine mais ce n’était pas suffisant, il y avait trop peu d’hommes et alors que la vague vociférant se déversa sur la place, cherchant visiblement à casser du Dornien. C’est à ce moment-là qu’il vit Deria Martell s’approcher, entourée de sa maisonnée et malheureusement, cela crispa sa garde, mais le bieffois prit les devants, écartant deux de ses hommes alors même que la Martell arrivait, son regard comme suppliant et il eut alors une drôle de réaction, il lui sourit et posa une main rapide sur son épaule et flanqué de sa garde, il avança vers la foule furieuse qui faisait refluer les dorniens vers lui. Il aurait alors l’occasion de lever les armes sur les Dorniens, les châtier pour ce qui semblait être des meurtres d’après la foule, mais au lieu de ça, il fit former un mur de bouclier entre les invités et la foule qui s’écrasa sur les hommes. Mern était dégoûté de la situation mais il n’avait pas le choix, il regarda les convives totalement dépassés par les évènements avant de hurler Dirigez vous vers le château et ne traînez pas ! Et comme pour appuyer ses propos, la garde recula sous une nouvelle pression du peuple qui ne semblait pas vouloir laisser s’échapper les dorniens. Mern chercha du regard sa femme qui était sous bonne garde et il fut soulagé alors même que le capitaine de sa garde arrivait à la rescousse. Mon roi ! La situation est totalement chaotique ! La ville est en proie à la panique générale ! Des hommes du guet amènent sans arrêt des rapports, il y a des meurtres partout en ville ! Mern devint blême, la situation échappait à tout contrôle. Allez informer le guet, qu’ils condamnent les portes, que personne ne quitte la ville, s’il y a vraiment des meurtres il y a plusieurs bandes de tueurs, ils ne doivent pas s’échapper et s’il faut au guet des troupes pour calmer les émeutiers, faites sortir ce qu’il faut d’hommes du château ! Je veux un couvre-feu dans l’heure capitaine… Je serais désolé de voir Hautjardin devenir un vaste méchoui d’idiots vociférant… Le capitaine hocha de la tête avant de repartir pendant que le mur de bouclier essayait de reculer tant bien que mal vers le château, essayant de protéger le plus de gens possibles.


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Je me trouve sur la Grande Place à reculer avec un mur de garde vers le château, protégeant les convives qui ont eu le temps de passer derrière nous.
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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Lun 30 Nov - 18:05

Je discutais tranquillement avec les personnes qui m'entouraient, calmement. On me complimentait sur ma tenue, ma coiffure. Une jeune fille qui me semblait familière me parlait en fin de soirée, je papotait avec elle sur cette soirée, lui faisant part de mes inquiétudes. L'ambiance semblait froide. Comme si un mal était à l’œuvre, je repérais du coin de l'oeil des individus peu attrayant, avec un regard noir dans la direction des dorniens. C'était étrange... Mais je décidais de me concentrer sur la soirée plutôt que de quelques petites gentes jaloux de nos attirails.
La soirée me semblait longue. Tout les visages tournés vers moi me semblait lointain et peu commode. la petite bourgeoisie m'agaçait au plus haut point. Tous des futiles marchands aspirant à des rêves économiques ! Il faisait la cour au plus grand dans l'espoir de sympathiser. Cela m'était insupportable ! Des vulgaires chevaux de traits, lourd et de mauvais sang, désirant atteindre une classe d'étalons d'élite et de sang pur ! Voilà comment je les voyaient tous. De vulgaires animaux, d'impurs bâtards.
La nuit semblait se languir dans sa noirceur et le vent me semblait répétitif me donnant une impression de lenteur à ce banquet. Je m'ennuyais. Mais un événement troublant, mis fin bien vite à mon ennui...

Des émeutes s'étaient mises en place, des gens hurlaient, on entendait des organes se percés, le bruit des os retentirent, le sang giclé. Tout le monde s'était levé de table, mon petit sbire m'amenais vers la princesse Deria, ma souveraine. Quelque chose était à l'oeuvre et avançait dans l'ombre comme un démon grandissant dans la pénombre. Les gens hurlaient, celà m'était indifférent. Qu'il souffre ce petit peuple qu'il souffre. Nous Dorniens étions en danger, et c'était palpable. La revanche allait être salée pour ces vauriens, agitateurs et assassin bas de gamme ! Dorne prendra sa vengeance et demandera justice à ses petits insultants ! Je souris en voyant les hommes s'entre découpés... Quel charmant tableau de violence et d'impureté ! Et quel honte pour cette cité. Le sang en souillait sa splendeur. Le roi Mern nous fit courir au château, parmi une foule criant à l'aide et à la pitié. Les gardes du Bief nous protégeais, formant un mur d'acier et de piques entre nous et les assaillants. Nous courions au château, tous avec le regard sombre et je vis dans les yeux de la princesse quelques lueurs d'effroi et de peur. hein, moi j'étais bien sereine. Sans doute parce que je suis devenue trop ténébreuse pour me rendre compte de l'horeur qui se produisait sous nos yeux. Moi, mes orbes bruns était assombri par la folie et je ne voyais que dans la place un spectacle quelque peu macabre, sans plus. mais j'allais pouvoir tiré profit des sentiments de peurs des autres Dorniens pour peut être réussir à les faire s'entre-déchirés entre royaumes...

Je me trouves avec les Dorniens dans une allée conduisant au château.
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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Lun 30 Nov - 19:18

Le regard de la jeune femme se pose sur Perle et un sourire se dessine rapidement. Perle se demande pourquoi une femme si jolie et apparemment aimable se retrouve seule. Peut-être est-ce sa tenue si particulière ? Le fait qu’elle ne se soit pas pliée comme toutes ces femmes autour à la convention qui veut qu’elles arborent robes et bijoux lors d’occasions comme celle-ci ? Elle mentionne une belle-mère. Perle n’identifie pas clairement de qui elle parle, mais le regard que la jeune fille a lancé semblait dirigé vers les tables des nobles. Il y a comme une amertume dans ses paroles. Comme si elle vivait mal le fait d’être seule. Perle ne regrette pas de lui avoir offert sa compagnie. Elle rit lorsqu’un baise-main lui est donné. Cette fille est jeune, mais elle plaît à Perle. Sa tenue tout d’abord, mais aussi son comportement. Et elle est désormais capable de mettre un nom sur ce joli visage. Cassandra Storm. Une bâtarde, comme elle. Voilà qui explique probablement les paroles prononcées peu avant.

« Je suis Perle. Perle Sand. Je vous appellerai donc Cassy, mais dans ce cas je pense que l’on peut se tutoyer. »

Les deux femmes s’approchent des tables, et Perle s’y installe, invitée par cette Cassandra aux manières si intrigantes. Elle se laisse porter par l’ambiance, prend quelques coupes de vin. Pas trop, Perle est toujours raisonnable. Mais elle se laisse tout de même griser légèrement par l’ambiance et la conversation. Mais ce n’est que de courte durée. A quelques mètres de là des bruits de chahut retentissent. Perle les ignore tout d’abord, tout à sa discussion, puis elle se rend compte qu’il ne s’agit pas d’une simple bagarre due à l’alcool. De l’autre côté de la place, des cris se font entendre. Des menaces, et des coups. Perle tente de comprendre, mais ses voisins n’en savent pas plus qu’elle. Son regard se porte vers la table royale, où se trouve la famille Martell. Loin d’elle. Bien trop loin. Autour d’elle la rumeur se rapproche, et quelques mots lui parviennent. Des insultes. Des meurtres. Des Dorniens en seraient responsable. Perle espère que tout cela est faux. Mais que ce soit vrai ou faux, tout le monde est en danger. Une émeute de gens éméchés n’a plus de limites. Vengeance. Dans la cohue elle parvient enfin à apercevoir Arianne et Deria. Non loin du Roi Gardener. Son coeur s’arrêta quelques secondes lorsqu’elle vit quelques gardes lever leurs épées, mais un geste du Roi suffit à les arrêter, et il fut rapidement évident qu’il avait entreprit de protéger les nobles Dorniens. Pour le moment. Perle ne pouvait qu’espérer qu’il ne s’agissait pas d’une maoeuvre de Mern pour isoler la noblesse de Dorne et les assassiner. Elle ne savait pas ce qu’il se passait, et toutes sortes d’idées lui traversaient l’esprit. Il fallait qu’elle parvienne à les rejoindre.

Une main lui agrippa le bras soudainement. L’un de ses voisins de table l’avait saisie et la désignait en beuglant aux autres, autour.

« Là! Une Dornienne! Il faut qu’elle paie. Qu’elle paie pour les autres.»

Il fallait agir. Vite. Elle se dégagea de la prise de l’Homme sans grande difficulté, et jeta un regard rapide aux alentours. Se frayer un chemin à travers la foule pour rejoindre la table des nobles serait impossible, et dangereux. Sa seule chance était de prendre la fuite par les ruelles. Avant de partir dans cette direction elle adressa quelques mots à sa compagne d’un soir.

« Cassy, si je veux rester en vie, je dois fuir. Maintenant. Je vais essayer de rejoindre le château.»

Sans plus attendre elle prit ses jambes à son cou. Intérieurement elle espérait que Cassy l’aiderait. Qu’elle la suivrait ou qu’elle tenterait de ralentir les Bieffois qui continuaient à vociférer des insultes dans sa direction. Ou au moins qu’elle ne se retournerait pas contre elle à son tour. Elle avait l’air si gentille. Elle comprendrait que tout ça était de la folie. Un pan de tissu s’arracha à sa robe, restant entre les mains d’un homme qui venait de tenter d’arrêter sa course. Perle serra les dents, prête à esquiver et à frapper en retour quiconque tenterait de l’arrêter.

Je me trouve non loin des tables non-nobles, je tente de fuir par les ruelles et de rejoindre le chateau.
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Le Grand Banquet
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