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Le Grand Banquet
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MessageSujet: Le Grand Banquet   Lun 9 Nov - 22:13



Carnaval de l'Opulence


Le Carnaval de l'Opulence a pu se dérouler sans incident majeur, ce qui est forcément appréciable au vu du risque inhérent à tout bal masqué mêlant noblesse, bourgeoisie et roture, et plus encore en présence de dorniens. On parle de quelques incidents en ville, plus que de coutume, mais les hommes d'armes du Roi maintiennent la paix et tout semble s'organiser pour le Grand Banquet, sensé sceller pour de bon les accords entre le Bief et Dorne.

Le soir venu, en cette deuxième semaine du quatrième mois de l'année, des milliers de personnes se pressent sur la Grand-Place, dominée par le château et ses immenses jardins. Dans toutes les rues qui serpentent depuis la place, de grandes tablées sont dressées et le Roi paie à son peuple viandes et boissons, le tout servi par quantité de servants portant la livrée de la maison Gardener.

Sur la Grand-Place, la noblesse principalement s'y retrouve mais ce genre de fête étant immense, la foule s'y presse en nombre pour danser ou regarder les grands du royaume et les dorniens. Chacun est en théorie libre de s'installer où il le désire, mais par tradition les tables face au feu et dos au château sont réservées au Roi, sa famille et les plus hauts seigneurs présents avec leurs proches, et surtout leurs gardes. Les tables à proximité mêlent nobles, bourgeois et serviteurs, et plus loin la roture, qui se complait à danser.

Si tout se passe comme prévu, le Bief et Dorne finiront la soirée largement grandis par ces festivités...


Comment s'organise le rp
Il s'agit d'un énorme banquet avec différentes zones de jeu. D'un côté, les tablées. Il y a également un grand feu central autour duquel on danse sous le rythme des musiciens de la cour royale. Nous vous demanderons d'indiquer à la fin de chacun de vos posts à quel endroit vous vous trouvez:
Je me trouve à table/sur la piste de danse
Code:
[b]Je me trouve à table/sur la piste de danse[/b]


Veuillez privilégier les rps courts, voire très courts ; le but est de vous créer de nouveaux liens et de vous mêler à la population! Rien ne vous empêche, éventuellement, de poursuivre d'autres objectifs... Il peut y avoir des beuveries, de la danse, des bagarres...
Le rp ne durera qu'un mois à partir de maintenant.

Bien sûr, les personnages se rendant dans le bief à ce moment là pourront rp ensemble en dehors des animations, avant celles ci, pendant celles ci, et même encore après ! Le but est de vous faire jouer, au delà des rebondissements éventuels de ces animations... Nous vous invitons donc à commencer des rps entre vous à Hautjardin !

Liste des inscrits :

- Manfred Hightower
- Deria Martell
- Perle Sand
- Irélia Gargalen
- Yoren Pyke
- Arianne Martell
- Anders Martell
- Alyssa Rowan
- Ayana Torth
- Varn Forrest
- Tiago Icebreaker
- Arya
- Livia Torth
- Roward Martell
- Cassandra Storm

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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Jeu 12 Nov - 11:28

Cette nuit voyaient les festivités s'achever en beauté. Oh, bien sûr, les plus fêtards des invités étaient du genre à prolonger la fête pendant des jours et des jours sinon des semaines, comme à Goëville, mais il n'en restait pas moins que c'était la fin de quelque chose. Et d'après les nouvelles dont le palais était abreuvé de jours en jours, ce n'était pas quelque chose de mal que d'en finir. Des pirates étaient vus au sud de Dorne et ils n'allaient plus tarder à nuire au commerce, ce qui allait mettre tout le monde dans la panade. En particulier le commerce de ma propre cité, ma belle Villevieille, car nous étions peut-être riches, mais ce trésor que nous étions en train d'installer était appuyé presque exclusivement sur le commerce maritime. Les nouvelles ne s'arrêtaient pas là. L'Orage, vieil ami du Bief, venait de remporter une bataille contre les forces d'Harren Hoare, écrasant une division trop avancée sur la Néra, tandis que Sombreval était aux mains des Targaryen, ainsi que toute la presqu'île de Claquepince. Le Nord partait en guerre, et il y avait des chances que l'affaire tourne à la boucherie, voire au désastre pour les loups. Je savais qu'au vu de la menace qui pesait sur nous, les pirates n'aimaient jamais rester bien longtemps sur les mêmes côtes, je me devais maintenant de prendre un bâteau pour descendre le fleuve jusque chez moi, arracher dès ce soir le commandement de notre flotte. J'étais l'un des anciens commandants de marine les plus expérimentés du Bief, pour avoir déjà lutté contre les pirates et contre les Fer-Nés. Je n'avais jamais mené de véritables batailles, mais des escarmouches à quelques navires, oui. Et là, c'était un assez grave péril qui nous menaçait. Dès demain, je devais avoir le commandement et je devais filer droit sur Villevieille.


Je m'étais donc vêtu d'une tenue sobre, aux couleurs de ma maison pour ce grand banquet. En tant que beau-frère du Roi, j'avais ma place à sa table. Tout autour de nous, il y avait des gardes, il y avait des soldats et des musiciens, des danseurs et des fêtards. Je me rendais compte en voyant une autre personne dans la foule que j'avais peut-être également d'autres affaires en suspend.


Je fendais donc la foule en m'excusant pour venir me présenter à Lady Torth, saluant sa maisonnée d'un signe de tête.



| Puis-je m'asseoir à vos côtés un moment, noble dame? Nous avons encore quelques affaires en suspend, dont l'abandon serait bien grossier de ma part sachant que je pars dès demain. |

Je me trouve à table (enfin dans cette zone mais je ne suis pas attablée)
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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Jeu 12 Nov - 22:21

Je repose la missive de Lyvan Jordayne que je pourrais citer par cœur tant je l’ai lu. Et je confie mes réponses à Célène pour qu’elle les fasse partir au plus vite pendant qu’Ilyana finit de me coiffer. Je secoue la tête et Ilyana suspend ses mains, attendant quelques secondes avant de reprendre là où elle s’est arrêtée. C’est trop rapide, si peu de temps après les remous auxquels nous avons eu le droit. Les nobles risquent de ne pas apprécier, pas tous en tout cas. Mais il le faut, je crains que la reine Targaryen ne tienne guère seule avec son armée. Et si elle ne tient pas…
Ma mâchoire se contracte légèrement. Oui, je me dois de l’aider, même si le ton de sa lettre ne m’a guère plu. Il semblerait qu’elle ne sache comment s’adresser à un suzerain lorsqu’elle s’avère être mécontente. Je soupire. Je ne suis pourtant pas non plus la plus diplomate qui soit en général.

Ilyana s’éloigne, une fois fini. Je regarde dans le miroir, et relève la tête. Mes cheveux tombent en boucles lâches, maintenus ici et là par de fines barettes ornées d’émeraudes. Et comme lors de mon séjour au Val, je n’ai pu me résoudre à porter des tenues que la plupart des gens trouveraient décentes. Des couches de tissus légers et vaporeux en bas, dans des tons rouges orangés, la robe a un décolleté sur le devant que je qualifierais de léger, embelli de pierreries et de broderies. Elle est retenue par de fines bretelles, tout autant ouvragées et délicates. Et puis surtout, elle a un décolleté plongeant à l’arrière, arrivant jusqu’en bas du dos. Je redresse les épaules et souris. Ilyana m’attache un fin collier, incrusté d’émeraudes de diverses tailles.

Je m’empare de mon châle, et sors, escortée par plusieurs gardes qui m’entourent jusqu’à la Grand Place où se trouve le banquet, avec entre autre la table du roi et de la reine. Et même si l’ambiance est bien différente de celle du Carnaval, les rues regorgent déjà de monde. Et mes gardes n’en sont que plus nerveux. Je salue les nobles que je croise, d’un sourire et de quelques mots. Avant d’arriver devant ladite table.

« Majestés. » Je me fends d’une révérence en souriant.   « Ma Dame, vous êtes éblouissante. »

J’incline la tête à son encontre, avant de m’installer non loin d’eux.

« Encore une fois, je ne peux qu’être émerveillée devant tant de fastes et  de générosités. »

Je regarde tout autour de nous, un sourire toujours aux lèvres. Mon regard se pose à nouveau sur le roi. Je lève mon verre.

« Merci Messire de nous avoir invités. Cette paix, cette entente… Merci de nous donner cette possibilité malgré… le reste. Tout ceci compte énormément à mes yeux. »

Je lui souris à nouveau, inclinant la tête en levant mon verre.

« Profitons de cette magnifique soirée. »

Oui, pourvu qu’elle reste magnifique. Et si tout va bien, je pourrais même danser quelque peu.


Je me trouve à table



UNBOWED - UNBENT- UNBROKEN


Spoiler:
 


Dernière édition par Deria Martell le Ven 13 Nov - 18:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Jeu 12 Nov - 22:25

Je me hâte, mes gardes, pour une fois, derrière moi. Mère est partie alors que je n’étais pas prête, ayant trop tardé à observer diverses plantes que j’avais cueilli ici et là. Mais cela, je ne pouvais guère lui dire. Non pas qu’elle n’apprécia pas que je m’intéresse ainsi à certains sujets. Mais si elle savait que je me mettais en retard au banquet organisé par le roi du Bief à cause de cela, dire qu’elle serait mécontente serait un euphémisme. La robe qu’elle avait préparée pour la soirée était splendide. En soie et organza, dans les tons pêche, avec des roses rouges brodées sur le bustier et de façon plus éparses sur la jupe, elle me découvrait les épaules. Je me suis regardée dans le miroir, alors que mes cheveux étaient relevés, dégageant ma nuque, mise à part quelques mèches retombant ici et là. Je suis restée quelques instants à me fixer. Ce n’est pas grand-chose, et pourtant… pourtant, j’ai l’impression de ne plus être réellement la même. Je parais plus adulte… Je déglutis et souris. Et me hâte pour rejoindre la Grand Place, là où a lieu le banquet.

Je regarde autour de moi, un sourire enfantin naissant sur mon visage comme lors du carnaval. Sauf que contrairement au carnaval, je ne suis point masquée. J’inspire, tout en continuant d’avancer lentement, me concentrant pour ne pas tourner sur moi-même en voulant tout voir tout de suite telle une enfant. Je stoppe alors que je repère Mère. Visiblement en grande conversation avec Lord Hightower. Ils ne m’ont pas vu, je peux faire demi-tour sans paraître impolie. Je cligne des yeux en les observant, mon sourire ayant disparu. Et puis non ! Cela me concerne n’est-ce pas ? Je suis sans doute même la première intéressée. Avec lui évidemment. Bon, je sais. Je ne serais concernée que le jour où ils le décideront. Pour autant… je peux toujours…
Je relève le menton et reprends ma route vers eux. J’apparais aux côtés de Mère et dépose un baiser sur sa joue.

« Mère ! Je suis heureuse de vous retrouver, j’avais craint de ne le pouvoir avec tout ce monde. »

Je me tourne vers Manfred et fais ma plus belle révérence. Oui, j’en suis capable.

« Manfred. Messire Hightower pardonnez-moi. »

Oui, je l’ai un peu beaucoup fait exprès. Plus pour gêner Mère que lui, qui n’en prendra pas réelle offense… J’espère…
Je me redresse et lui offre mon plus beau sourire.

« Je suis ravie de vous revoir Messire. Et d’avoir ainsi le plaisir de pouvoir échanger à nouveau avec vous. »

Je penche la tête sur le côté. « Je me suis à nouveau perdue… en ville cette fois. »  Je fronce légèrement les sourcils, avant de sourire à nouveau en le regardant. « Mais encore une fois, une bonne âme a eu pitié de moi et m’a raccompagnée. »

Je regarde Mère, avant de revenir vers lui. Comme si je me rendais seulement compte de ma grossièreté. Ce qui aurait pu être le cas me connaissant.

« Mais je vous ai interrompu… J’en suis navrée. »

Je souris à Mère, plus amère « Peut-être parliez-vous de moi ? Messire Hightower vous narrait-il notre rencontre ? Ou était-ce autre chose ? »

Je me tourne vers Manfred, esquissant un sourire. Blessée moi ? Non… presque pas…

« Peut-être désirez-vous que je vous laisse seul avec Mère, Messire ? »


Je me trouve à table (dans la zone, mais pas attablée)



Elle est là cette petite voix qui ne chante que pour moi
Tout comme le vent chante et enchante l'océan
Toi qui sème la paix dans mon cœur, tu me rappelles
Ce que je sais, je reviendrai

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Ven 20 Nov - 9:37



Carnaval de l'Opulence


Le carnaval bat son plein et tout le monde s'amuse. La royauté se gargarise de son succès et de la bonne entente affichée avec les dorniens quand la noblesse en profite pour nouer relations et tractations. Le peuple, lui, s'amuse, mais a du mal à se projeter dans une fête si grandiose, à laquelle il n'est pas réellement accoutumé.

A la table du Roi, tout ce que Dorne compte de personnes dignes d'être présentées à Mern IX s'amuse, boit, rit et discute. La noblesse orageoise n'est pas en reste, et Torth cherche toujours à marier sa fille Ayana à un grand Lord, notamment Hihgtower. En retrait de la fête, roturiers et bâtards, comme Cassandra Storm, ne sont pas encore intégrés à la scène.

La musique tonne et la fête bat son plein. Personne ou presque ne remarque la mine soucieuse du Roi quand le capitaine de ses gardes vient lui murmurer quelques mots au creux de l'oreille.
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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Ven 20 Nov - 10:48

Je venais jauger une fois de plus la situation. Avoir conscience que partir allait bientôt être nécessaire, mais il fallait aussi préparer ce qu'il se passerait ensuite. J'avais bien conscience que je ne pouvais en aucun cas laisser gâcher le temps et profiter des opportunités qui se présentaient à nous. Je venais donc voir lady Torth, afin de pouvoir discuter avec elle des arguments qu'elle pouvait avoir, évaluer aussi son degré d'envie de cette union à venir maintenant que j'avais rencontré sa fille, rencontre dont elle devait bien avoir eu quelques échos, j'en étais persuadé. Quoiqu'il en soit, je venais ici à dessein, mais aussi par simple courtoisie. Au Bief, nous étions nés dans un tissu complexe de manières liées au savoir-vivre et je me comportais comme on me l'avait appris durant toute mon existence. Je souriais à la dame de maison noble de l'Orage, alors que sa satisfaction semblait sincère. Je me rendais compte tout de même, qu'il n'allait pas tant de soi que cela de la voir ici. Avec la guerre qui prenait un tournant plus direct dans la Néra, il y avait des chances pour que beaucoup d'orageois partent très vite, au même titre que les dorniens qui, selon la rumeur, se préparaient à soutenir les dragons de manière un peu plus directe. Je ne savais encore rien de ce qui se tramait vraiment, pour avoir l'oreille du Roi je n'avais pas toutes ses propres informations.


| Lady Torth, ravi de vous voir également, je ne peux que vous comprendre, même si j'ai toujours vécu au milieu de ces traditions quelque peu pittoresques de notre... | Je suis interrompu par l'arrivée de sa fille, Ayana, qui me fait la révérence et me salue. Je souris aux deux femmes.| L'Orage peut se flatter d'illuminer la soirée par votre beauté, mesdames. | Je les salue l'une après l'autre en inclinant la tête


Sa mère avait eu le temps de me remercier avant de se plaindre des largesses du Roi Mern IX pour son peuple, avant que la jeune femme n'arrive. La perspective de se retrouver au milieu des gueux ne semblait pas fort réujouissante pour la matriarche, qui devait avoir l'habitude d'un pays aux moeurs plus strictes. Il me semblait malgré tout étonnant qu'elle y prête autant attention. Avec son armée semi-professionnelle sur le modèle de celles des Cités Libres, l'Orage disposait après tout de gradés et d'intendants de renom issus du peuple, même si cela ne leur avait pas ouvert les voies de la noblesse. Que les Sept nous préservent d'une époque où la roture gouvernerait les rois. Je souriais largement aux deux dames de Torth.


| Oh, non, vous ne dérangez pas. Je suis ravi que cette grande cité ne vous ait pas engloutie, jeune demoiselle, mais vous devriez rester prudente. Quoiqu'il en soit, c'est bien de vous que je souhaitais parler à votre mère. Après tout, vous êtes la principale concernée, n'est-ce pas? De mon côté, je sais de source sûre que mon père aimerait me voir épouser la jeune noble plus loin, là-bas. Alyssa ROwan. Mon ex-belle-soeur, issue de la famille Tarly. Ou une princesse d'une autre contrée. Quant à moi, je suis indécis. Je ne doute pas que la douce Ayana pourrait m'apporter beaucoup personnellement, mais que dire de Torth, de nos royaumes? Votre fille veut-elle vraiment épouser un bieffois, déjà veuf? |


Je me trouve à table, dans la zone mais pas attablé
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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Dim 22 Nov - 21:09

Le Carnaval aurait pu se passer bien plus mal, surtout quand Yoren et Anders s’étaient croisés de bien près. De bien trop près pour ma sérénité. Fort heureusement, il touchait à sa fin, et nous avions été séparés bien rapidement. J’espérais qu’un tel incident ne survienne pas de nouveau, la Chance ne serait peut-être pas de mon côté de la même manière, cette fois. Si cela ne passerait pas pour une offense, je passerai mon tour. Mais l’entente n’est pas scellée, est même encore très fragile, entre le Bief et Dorne, et je ne peux manquer la moindre occasion de la raffermir. Surtout pour une raison aussi futile. Non, je n’ai plus qu’à croire que je n’aurai pas à affronter le fer-né, et que personne de ma famille ne le verra.

Faisant mander Perle, elle me vêtit d’une robe toute en soieries, orangée, parsemant mes cheveux d’ornements, les laissant libres. Fin prête, je me dirigeais vers la source d’agitation et d’effervescence, et prenais place aux côtés de ma sœur et de nos nobles les plus éminents, adressant un sourire et un mot à chacun, après avoir salué notre hôte et sa Cour.

« Je ne saurai mieux dire que ma sœur, Majestés. Il est honorable de votre part, que de nous accueillir ici, et d’entamer de tels pourparlers. »

Je lève le verre, à l’unisson avec ma sœur.

Je me trouve à table.



             
"The arms of House Martell display the sun and spear, the Dornishman's two favored weapons, but of the two, the sun is the more deadly."      

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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Lun 23 Nov - 21:39

L'on remarquait bien souvent Deria lorsqu'elle arrivait quelque part. Elle captait toutes les attentions, ou peut-être juste la mienne. Encore une fois, elle ne se laissait pas prendre dans les morosité vestimentaires de ces régions souvent plus terne que Dorne. On la remarquait, et la convenance suppliait à plus d'un homme de ne poser ses yeux que sur son visage, de ne pas laisser leurs imaginations se glisser sous son châle, de ne pas profiter de ce que sa robe était amené à dévoiler. La convenance nous susurrait de faire bien des choses. Ainsi donc, nous avions été convier à rejoindre un banquet, important, se trouvant sur la Grand-Place. Les festivités n'avaient pas cessé depuis un certain moment me semble-t-il, et il y avait de toute évidence bien des raisons à cela. Ainsi donc, bien avant de découvrir ma soeur arpenter les rues, j'avais du me préparer à mon tour. Sans doute avais-je mit moins de temps que Deria, c'était même une certitude. Me parant des couleurs de Dorne, je me couvris d'une veste longue aux couleurs bordeaux et brodé de fils d'or et orange sur le col. Moins impressionnant sans doute que Deria, mais à l'image de Dorne. J'avais suivit Deria, la laissant s'adresser à ceux qui auraient été offensé d'être ignorés. Elle arriva rapidement à la table du roi, les saluant dignement avant de les honorer de quelques compliments. C'est sur ces espoirs que j'arrivais, me présentant moi aussi à nos hôtes avant de m'incliner en signe de respect. Il aurait sans doute été plus simple de demeurer ici, d'attendre et de discuter, mais ce n'était guère dans mes habitudes.

« Majestés. », finis-je par souffler en me redressant pour regarder la femme qui trônait aux côtés du roi. « Ma Dame, si je peux me permettre, vous nous honorez par tant d'élégance. », baissant à nouveau la tête pour appuyer mes propos.

Convaincant, je savais l'être, mais il n'y avait nul besoin de mentir au sujet de l'épouse du roi. Elle était en toute honnêteté un femme portant ses charmes sous nos yeux. Mais elle n'avait pas l'intérêt de ma soeur, et c'est sans réellement attendre, ni même sans prendre la peine de les rejoindre à table que je me permis une requête.

« Loin de moi l'idée de vouloir vous interrompre, mais je souhaiterais vous emprunter ma soeur le temps d'une danse.  »

Soufflais-je en regardant Deria avant de détourner le regard vers Arianne et de m'excuser de ce vole dans un sourire.


Je me trouve à table


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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Mar 24 Nov - 19:47

    Les festivités touchaient à leur fin et ce n'était pas pour déplaire à Anders. Oh il aimait le faste, attention. Il aimait être bien paré et entouré de beautés. Mais il se trouvait dans le Bief et cela suffisait à gâcher son amusement. Il n'était pas totalement détendu. Pas sur le territoire de Mern, alors qu'il était soupçonné d'avoir empoisonné Meria et Nymor Martell. Franchement, il admirait Deria de pouvoir faire des ronds de jambe à cette petite ordure. Lui, il n'en était pas capable. Il se tenait à la plus stricte des politesses, passant sans doute pour ombrageux et taciturne, ce qui n'était pas vraiment son genre, lui d'ordinaire si volubile et à l'aise en société. Mais incapable de cette hypocrisie, il limitait les dégâts. De toutes façons, il n'était qu'un bâtard légitimé. Il avait mérité sa place à table, bien sûr, mais pourtant, il avait l'impression de sentir quelques regards désapprobateurs sur lui. Il était vêtu simplement. Plus que bien des nobles rassemblés ici qui souhaitaient en mettre plein les yeux. Ses couleurs étaient brunes, ocres, dorées, lumineuses et chaudes, comme son pays.

    Il salua poliment Mern et son épouse, une beauté d'ailleurs, mais sans se fendre de moults compliments à la différence de sa sœur et de son frère. Une révérence, quelques politesses d'usage, rien de plus. Il faisait déjà un effort énorme sur lui-même. Il avait déjà combattu des Bieffois après tout. Et souvent alors qu'il n'en avait pas le droit, faisant quelques incursions dans les terres sans autorisation, en compagnie de Roward... Il en était allé de même dans les terres de l'Orage d'ailleurs.

    Il devait reconnaître que Roward faisait admirablement bien semblant de souhaiter la paix avec le Bief. Il savait pourtant que son frère n'était pas plus enchanté que lui de se retrouver là à faire des politesses quand la vengeance lui consumait le cœur. Mais comme Anders, il se pliait à l'autorité de Deria.

    Se montrer unis, quoiqu'il arrive.

    Roward se décida alors à inviter Deria à danser... Juste pour danser ou bien pour parler ? Il l'ignorait. Il était tenté d'inviter Arianne, mais si les Martell se retrouvaient à danser entre eux, cela risquait de faire jaser, non ? Il pouvait inviter une Bieffoise également, c'était une bonne approche... Hésitant, son regard parcourut en premier lieu la délégation dornienne et il accrocha le regard d'une femme. Il ne connaissait pas tous les visages de la noblesse dornienne. Bien sûr, il connaissait toutes les maisons et leurs emblèmes, ainsi que les seigneurs dirigeants, mais pas forcément leurs familles. Elle était importante cependant et le blason des Gargalen ornait les plastrons des gardes qui l'accompagnaient. Mais même si elle n'avait été accompagnée ainsi, il n'aurait pas été difficile de deviner qu'elle était de Dorne...

    Décidé, Anders se dirigea vers la jeune Gargalen, lui tendant une main avec un sourire éclatant.

    « Ma Dame, me feriez-vous l'honneur d'une danse ? Vous êtes éblouissante. Je serais tenté de montrer aux Bieffois ce que danser signifie pour les Dorniens. »

    Sous entendu qu'il leur fallait voir des maîtres à l’œuvre. C'était arrogant, sans doute exagéré, mais difficile de ne pas se laisser emporter par le sourire malicieux et communicatif d'Anders.



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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Mer 25 Nov - 1:15

Sourire et flatter sont choses faciles. En général, je fais cela inconsciemment tant c’est ancré en moi. Amadouer, faire la conversation, négocier et même séduire, homme comme femme, rien n’est réellement compliqué. Depuis des années, je marchande jusqu’en Essos, depuis des années, je sais jouer de tout ceci. Pourtant, à l’instant présent, tenir mon rôle se révélait plus difficile que prévu. Quand bien même il me suffit justement de sourire et de complimenter. J’ai déjà connu pire. Tenir, la tête haute et les mains fermes, alors que ma famille venait d’être assassinée, face à mes nobles, face à ma famille, face à mon peuple, alors que je venais à peine d’arriver sur mon trône avait été certes bien plus difficile.

Malgré tout, je crains que le fait de prendre la décision d’envoyer des troupes à Peyredragon ne soit pas forcément la plus avisée, et ne fasse que raviver les révoltes à peine calmées sur mes terres. Ou peut-être que cela canaliserait mes Insoumis. Sans parler la crainte sourde que notre présence ici ne dérape et n’entraine d’indésirables conséquences.
Je ne sais toujours pas quoi penser du roi Gardener. Je ne sais pas s’il tente réellement de calmer les tensions, ou si c’est simplement un artifice pour gagner du temps.
Aussi faut-il plus que jamais faire bonne figure. Je chasse ces pensées désagréables et me concentre sur le banquet et mes nobles convives.

Mon sourire n’ayant pas quitté mes lèvres, je soupire intérieurement lorsqu’Arianne me rejoint. Je lui souris, et si je ne dis rien, mon soulagement doit être visible pour elle. Non pas que je me sentais seule, telle l’agneau au milieu des loups, mais peu s’en faut… et je me sens toujours mieux, plus sereine avec eux à mes côtés.
Je sais que mes frères sont également derrière moi pourtant. Mon sourire se fait plus sincère alors que j’entends Roward, même si je me fige une seconde lorsqu’il m’invite à danser avant même de prendre place. Et je finis par poser mon verre, avec un geste de tête à l’égard du couple royal, avant de me lever en souriant à mon frère.
J’esquisse un sourire pour Arianne et Anders, et saisis la main de Roward, le laissant me mener plus loin, quelque peu à l’écart toutefois des autres danseurs, petite pensée pour mes gardes.

« Merci, encore une fois. De tes efforts. » Je souris doucement. « Même si je sais que vous n’appréciez pas… ou ne comprenez pas... Ni l’invitation et notre présence ici, ni mon souhait de vouloir temporiser.
Mais c’est important. »


Je désigne tout le décor. « Et puis, entre ça et le carnaval, c’est un séjour plutôt agréable non ? » Mon sourire se fait taquin. « Et les bieffoises sont ma foi fort jolies. »


Je suis sur la piste de danse



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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Mer 25 Nov - 22:32

Je me force à garder le sourire, et joue autant sur la spontanéité que je peux avoir parfois que sur le côté distrait et tête en l’air que j’ai souvent. Et dès que j’ouvre la bouche, je sens Mère se raidir. J’avoue que cela ne m’amuse que davantage. Certes, je sais bien qu’elle ne laissera pas passer cela, plus tard. Mais toute la beauté de la jeunesse est là, on ne pense pas aux conséquences de nos actions la plupart du temps. Et pour l’heure, sa stupéfaction valait bien une colère tardive… ou pas soit. Mais cela restait amusant pour le moment.
Je m’incline à nouveau, tant pour pallier à l’immobilisme de Mère que pour réellement répondre à Manfred.

« Nous sommes honorées d’avoir été invitées à de telles festivités. C’est tout simplement magnifique. » Je lui souris. « Les beautés ne manquent pas par ici, mais je vous remercie Messire, vous nous voyez ravies de pouvoir illuminer la vôtre. »

Etait-ce de trop ? Non. Vous voyez Mère, je sais être civilisée et souriante. Quand bien même, je la sens toujours hébétée.
Et par acquis de conscience, peut-être parce que j’en ai déjà assez fait oui, je me propose de les laisser à nouveau seuls. Pour parler de mon avenir. Mon sourire s’agrandit, un peu plus franc, alors qu’il mentionne que je suis la principale intéressée. Mes yeux s’agrandissent légèrement quand il mentionne Dame Rowan. Je me tourne vers l’endroit désigné. Oh, ça alors. Que le monde est petit. C’est bel et bien la même que celle qui m’a aidé à retrouver mon chemin. Je reporte mon attention sur lui et ouvre la bouche, que je referme aussitôt en sentant la main de Mère se poser innocemment sur mon épaule... Je me crispe légèrement à mon tour, et prends sans doute moins soin qu’elle de le masquer.

Je me tourne légèrement vers elle, assez pour me rendre compte, moi qui la connait, qu’elle est plus qu’un peu en colère à mon encontre. Hum. Je suis peut-être allée un peu loin… Oui, mais d’un autre côté, c’est uniquement de sa faute. Si elle ne tentait pas de manigancer ainsi dans mon dos…

« Pardonnez-moi Mère. Nous n’avons fait que nous croiser, et je n’ai effectivement pas eu l’opportunité de vous en parler. Manfred, Lord Hightower m’a découverte perdue dans le labyrinthe du château et il a eu la bonté de me ramener à l’entrée. Nous avons un peu discutés. »

Et Mère reprend en répondant aux questions posées précédemment, ME concernant. J’esquisse un sourire, malgré ma mâchoire serrée, évitant son regard. J’inspire alors qu’elle appuie un peu plus sur mon épaule. Soit, je sais jouer un peu également. Je regarde Dame Rowan.

« Dame Rowan est donc la sœur de feue votre regrettée épouse ? » Je me tourne à nouveau vers Manfred et souris, amusée. « Le monde est petit. C’est elle qui m’a aidé lorsque je me suis à nouveau perdue, mais en ville cette fois-ci, il faut bien changer. Nous avons discuté un peu, je sais qu’elle a été mariée, à un Rowan donc... et elle ne m’a pas laissé entendre qu’elle avait des enfants... » Je baisse un peu la tête. « Mais le fait est qu’elle est magnifique. C’est une femme charmante. »  J’ai une hésitation. « Veuve, tout comme vous, et sans enfant également... Je comprends que votre père voit en elle une épouse plus qu’intéressante. »  

J’hésite et fronce légèrement les sourcils. Désobéir à l’ordre muet de Mère ? Ou la franchise ?

« Et pour répondre à vos questions… Comme je vous l’ai déjà dit, quel que soit mon époux, je devrais de toute manière quitter mon ile. Et de ce que j’ai pu en voir, le Bief est un royaume incroyable et splendide. Même s’il est situé bien loin de chez moi il est vrai. »

J’inspire profondément.

« Je connais parfaitement l’importance de votre famille et je suis consciente de l’honneur que cela serait pour ma famille et moi-même de voir votre attention se porter sur moi.
Mais… Si l’on met de côté la renommée certaine de votre famille et de votre nom, car ce n’est pas de cela dont vous parliez n’est-ce pas ? Si l’on met tout ceci de côté…
Vous êtes veuf. Bien plus âgé que moi. Sans enfant. Il est vrai que cela n’a rien de bien engageant pour moi. »
 

Je le fixe tout en me demandant, par les Sept, ce que je suis en train de faire.

« Toutefois… Vous êtes prévenant. Vous reconnaissez vos erreurs. Vous avez été franc. Et votre compagnie ainsi que votre conversation ont été ma foi fort agréables. Ce sont là des choses plus importantes à mes yeux que le reste.
... Et quoique vous en pensiez, cette union ne serait pas si repoussante pour moi... »


Je finis avec un léger sourire. Même si c’est certain maintenant. Mère va me tuer.



Je me trouve à table (enfin dans cette zone mais je ne suis pas attablée)



Elle est là cette petite voix qui ne chante que pour moi
Tout comme le vent chante et enchante l'océan
Toi qui sème la paix dans mon cœur, tu me rappelles
Ce que je sais, je reviendrai

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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Dim 29 Nov - 13:15



Banquet de l'Opulence


Elle ne ressemble plus à rien. Sa beauté s'est fanée en quelques heures. Elle avance. Comme elle le peut. Laissant des traces sanguinolentes sur les murs. Ses cheveux sombres sont poisseux de sang et il lui manque des mèches par poignées, laissant apparaître son crâne. Elle a un œil si poché qu'elle craint de le perdre. Elle serre contre elle, convulsivement, un petit corps qui fut un jour rempli de vie. Une nausée la plie en deux et un jet de vomi teinté de sang éclabousse les murs de chaux. Elle trébuche mais continue d'avancer. Un pas après l'autre. Un gémissement de douleur après l'autre. Elle mourra peut être cette nuit. Mais avant elle racontera.


Elle ne sait pas d'où ils sont venus. Ou alors, peut être qu'ils étaient déjà là. Elle riait avec sa mère et son père buvait une coupe de vin. L'humeur était à la fête et ils étaient assez riches pour en profiter pleinement. Elle ne verra jamais la fête en vérité. Ils ont commencé par les gardes, en silence, ils sont tombés les uns après les autres, prit en traître, égorgés. Puis les domestiques, peu à peu, ils ont fait le vide. Et puis, ils sont arrivés dans la grande salle. Ils riaient. Ils ont fermé les portes. Le chef s'est installé à table, s'est servit du vin. Elle se souvient des bras de sa mère soudainement autour d'elle. Du bébé qui dormait sans un bruit. Elle se souvient de son frère qui s'était jeté sur une dague. On l'a frappé tellement fort qu'il est tombé sans un cri, la bouche en sang. Ils ont trainé son père, l'ont forcé a se mettre a genoux alors que le grand mangeait sans rien dire. Il mangeait leur nourriture. Buvait leur vin. Ses bottes terreuses sur la table vernie. Elle se souvient de détails sans importance. Il souriait.

Ils ont violé sa mère. A tour de rôle, devant eux. Devant son père. Elle n'a rien pu faire. Mais elle savait déjà que son tour viendrait.  Quand le premier lui a écarté les cuisses, elle s'est débattue. Avec rage. Elle a pleuré aussi. Il l'a frappée. Fort. Elle s'est tue, elle a subit. Elle croyait encore vivre après, mais ce n'était que le début. L'autre...Il mangeait toujours. Elle se souvient de ses yeux. Bleus. Comme les mers. Il se contentait de regarder. Comme si de rien n'était. Elle, elle était ravagée, une fois, deux fois, trois fois, autant qu'il y avait d'hommes. Tous. Sauf lui.

Après ils ont obligé son père a choisir. Qui mourrait en premier. Il a voulu sauver son héritier. Sa mère a été éventrée sous ses yeux. Elle voit encore ses tripes glisser sur le sol. Il y eu un cri et elle mit du temps à comprendre que c'était elle qui le poussait. Ensuite...Ensuite ils ont étouffés le bébé. Elle ne sait plus très bien. Elle a tellement mal. Son ventre n'est plus qu'une masse de chair souillée et déchirée. Elle s'en fiche. Qui voudra d'elle dorénavant ? Elle n'a plus rien. Son frère... Ils lui ont lentement crevé les yeux avant, torturant son père par cette vision, frappé dans sa fierté. Elle en aurait rit si elle l'avait put mais ses lèvres déchirées ne le pouvaient plus. Elle a entendu les mots vengeurs, ils ont payé pour un frère, un père, une soeur... Qu'importe...

On la regarde avancer mais personne ne l'aide. Ils ont tous bu. Ils sont enivrés de fête. Qu'importe la petite silhouette qui se traine. Fébrile, elle tient entre ses doigts un bout de tissus. Elle vivra assez longtemps. Elle doit vivre assez longtemps.

Et au milieu de la ripaille et des rires, il est une fille pleine de sang qui s'avance. Un cadavre dans les bras, la trahison entre les doigts.



.....


Une fille en sang arrive dans la zone des festivités, dans la Vieille Ville. Elle n'est pas de suite repérée, mais s'effondre contre un garde. Des cris retentissent partout. On crie au meurtre.
Un dornien qui passe par là est bousculé, malmené et frappé au sol. On crie au meurtre et on accuse. Des gens se bousculent, c'est la panique. Personne ne sait ce qu'il se passe, mais très vite la rumeur se répand; un incendie s'est déclenché non loin du Banquet et les bâtiments sont la proie des flammes. D'autres on-dits se répandent, plus vite encore que les flammes. On dit que ce sont les dorniens qui se vengent, qui continuent leurs meurtres sur la frontière. D'autres parlent de l'Ouest, de ces salopards de lions. Tout le monde se bouscule et la situation en périphérie du banquet devient explosive, quand le guet rapporte qu')à plusieurs endroits de la ville, des massacres de familles viennent d'être découverts.

Une masse de citoyens mécontents déboule sur la Grand Place et menace les dorniens, appelle à la vengeance. Les soldats du Bief abandonnent leurs patrouilles et se rassemblent autour de leur Roi, alors que les dorniens sont pris à partie, insultés, bousculés. On aurait retrouvé des effets dorniens sur les corps, ou à proximité, dans les mains de leurs victimes qui se seraient débattues. La foule s'échauffe...
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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Dim 29 Nov - 19:09


Je souris et ris au bras de mon frère. Les danseurs évoluent sur la piste, profitant des largesses de leur roi, ou dans notre cas, de leur hôte. Les conversations et les rires fusent de toutes parts et les musiciens ne cessent de jouer, enchainant mélodies sur mélodies.

Puis, un cri retentit. Noyé dans l’ambiance et les réjouissances. Personne n’y prête réellement attention, pas plus moi que les autres, même si une horreur sourde s’empare de moi. Je ne me souviens que trop bien de la dernière fois où des cris ont retentis lors d’une fête. Pourtant je continue de danser, laissant Roward guider mes pas.
Mais un second cri survient, aussitôt suivi d’un troisième. Et cela ne semble plus s‘arrêter. Tout le monde stoppe et regarde autour de soi. Je n’ai pas le temps de me retourner que déjà forcément, je suis entourée de mes gardes. Par les Sept, qu’est-ce que…
Sans même réfléchir, j’attrape Roward par la manche et l’attire à moi, l’empêchant de s’éloigner, l’empêchant de me laisser seule, l’empêchant de se retrouver seul et de disparaître. Les mains toujours serrées sur le pourpoint de mon frère, je tourne sur moi-même alors que mes gardes me poussent pour partir. Je m’arrête et les ignore, me dirigeant vers Anders qui se trouvait non loin de là, avec une dornienne. Je lui jette un coup d’œil, avant de prendre la main de mon frère et de faire signe à mes hommes, les entrainant tous avec moi (Irélia compris oui). Hors de question que je les perde de vue. Surtout pas eux. Les connaissant, ils seraient les premiers à se retrouver au sein de la mêlée. Les premiers à se battre. Les premiers à périr.
Mon cœur bat trop vite, la peur s’empare de moi et mes mains se serrent à m’en faire blanchir les phalanges.

J’entends les murmures, les cris, les hurlements. Et le peu que je saisis me glace jusqu’à l’os, alors que je me dirige d’un pas vif vers la table où se trouve encore Arianne, où se trouve le roi Gardener et sa femme, tout autant entouré de gardes que moi. Dites-moi que c’est faux. Au-dessus des toits, plus loin, des flammes et de la fumée s’élèvent, comme les présages funestes qu’ils sont. Pitié, faites que ce ne soit pas ça. Ils sont impulsifs, mais pas stupides à ce point. Ils ne sont pas inconscients et monstrueux à ce point… Pas vrai ?

Mais déjà, ou évidemment, les choses s’enveniment. Les conséquences arrivent déjà jusqu’ici. Les coups et les combats commencent à pleuvoir.
« Il faut partir. Maintenant Princesse. » Je hoche la tête, mais je… Si ça tourne ainsi, les miens vont se faire tuer… tous… « Il faut faire sortir les dorniens. » Je me tourne vers Elios. « Les dorniens… Je veux… » Je ferme les yeux une seconde. Par les Sept, reprends-toi ! Tu es la princesse de Dorne, plus la une petite fille ! Mais je ne veux pas de sang. Je n’en veux plus. Je le vois acquiescer, alors même qu’il me pousse vers une issue. Le roi, je dois voir le roi. Il faut faire cesser… et je ne peux fuir ainsi, ce serait terrible, je le sais, même si j’ai bien du mal à rassembler mes idées et à y voir clair, tant je tente de comprendre comment tout cela à pu déraper autant et si rapidement.
Je me dirige vers lui, vers Mern Gardener, entouré de sa garde.

« Majesté. »

Faites simplement qu’il ne soit pas trop tard. Qu’il m’écoute. Qu'il fasse cesser tout ceci. Et que je ne signe pas l’arrêt de mort des miens.



Je me trouve à table à essayer de me barrer avec le roi Gardener (mes frères et ma soeur et Irelia



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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Dim 29 Nov - 21:30

Nous venions de nous éloigner pour danser lorsqu'elle me remercia de mes efforts. Inutile d'en reparler à mon sens, ou je risquais fort de lui exposer à nouveau combien je ne sentais pas cette situation. Mais voilà, c'était sa décision, pas la mienne et je devais la respecter car c'était réfléchit, du moins je l'espère. Elle reprit alors en parlant de ce qui avait été mit en place, comme pour me pousser à croire que j'avais toutes les raison de la croire, et j'aurais pu rester sérieux, voir fermé à tout cela si je n'avais pas eu à entendre ces derniers mots. Esquissant alors un léger sourire, je posais un regard doux, bien que provocateur sur elle.

« Hum… Bien moins que les Dorniennes. »

Soufflais-je avant de continuer cette danse. Mais la joie fut de courte durée, car bien rapidement des cris se firent entendre. Fronçant dans un premier temps les yeux, je finis par prendre conscience de l'ampleur de ce qui venait de se produire lorsque la garde de Deria se jeta littéralement sur elle. J'allais prendre les devants lorsque je la sentis se crisper contre moi. J'avais l'impression qu'elle paniquait et la suite ne m'étonna pas vraiment. Elle pressa le pas pour rejoindre Anders et sans grande surprise elle s'assura que ni lui, ni moi ne serions en mesure de faire un choix qui pourrait s'avérer fatale. Elle rassemblait son monde, mais visiblement pas ses idées. Resserrant ma main sur le bras qui m'emprisonnait, je lui intimais de se calmer, de reprendre son souffle et de ne pas se laisser prendre par l'agitation. Ou tout du moins, de me lacher dans se cas, pour m'assurer que je puisse le faire à ma façon… Mais bon, le calme de ma soeur passait avant le mien et je ne tardais pas à lui faire savoir. Elle se dirigea donc vers le Roi pour l'inviter à faire rentrer les choses en ordre. Pour ma part, je venais de braquer mon regard sur Anders, espérant, que tout comme moi, il soit animé par un désir de plus grande liberté.

« Laisses nous prendre les devants Deria… »

Soufflais-je à Deria en gardant le regard sur Anders. Que ce soit en nous assurant que la panique restait contrôlé comme dans la possibilité de pouvoir prendre les armes le plus rapidement possible. Quelque soit la suite des événements, je n'étais pas certain que former un noyaux soit la meilleure des solution, surtout si Le Bief venait officiellement de lever les armes contre nous.


Je me trouve à table, à essayer de ne pas me barrer avec mon frère.


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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Mer 2 Déc - 15:41

La jeune Torth avait commencé et moi j'avais rebondi sans le moindre scrupule. Pourtant du coin de l'oeil, je remarquais bien l'air qu'arborait sa mère, si stupéfaite qu'elle n'aurait probablement pas su le cacher. Je comprenais alors qu'elle devait sans doute ignorer le fait que sa très chère fille et moi-même nous connaissions en fait depuis un petit moment, et qu'il avait fallu pas mal de temps pour que nous en venions à discuter de choses les plus diversifiées. Ses attentes, les miennes, sa passion pour l'herboristerie... Je temporisais donc, autant pour éviter de passer pour le dernier des goujats auprès de la mère de famille, que pour pouvoir garder l'apparence la plus sobre et la plus digne qui soit en compagnie d'Ayana elle-même. Je souriais bien sûr, devant la précipitation de la Lady qui semblait dépassée par sa fille, qui avait avancé sa propre besogne à un rythme bien plus avancé. Je devais néanmoins concéder à La Vesprée qu'elle savait se contenir, et qu'elle se montrait se faisant assez talentueuse. Je ne voulais pas que notre petit jeu s'arrête en si bon chemin, et décidais dès lors de me montrer relativement bon prince à son endroit. Je lâchais, simplement amusé:


| Oh, ne vous mortifiez pas trop, noble Dame. Il faut dire que nous nous sommes rencontrés avec votre fille de manière totalement hasardeuse et nous avons simplement discouru à propos de l'avenir, ne lui en voulez-donc pas trop. Quand au reste, l'Orage est effectivement un grand et fier Royaume, il n'est permis à personne d'en douter après la victoire de votre armée à Trois-Collines. Encore qu'on se demande pourquoi votre souverain s'entête à suivre cette étrangère. |


Je continuais de semer le doute, gagnant du temps. Au pire, il me restait l'arme absolue de la décision paternelle, mais aucune des deux Torth, ni la vénale, ni la candide, ne seraient totalement dupes, vous pouvez me croire. Je me tais en écoutant la jeune femme, qui aime visiblement danser sur des charbons ardents. Je ne sais pas si elle le fait exprès ou non, ou si elle est véritablement aussi naïve qu'on est en droit de l'attendre. Quoiqu'il en soit, je me rends bien compte que tout ce qu'elle dit est à la fois une défense des intérêts de cette union comme une attaque. Je pourrais être offusqué de ces mots ou flatté, c'est selon. La seule chose dont je reste à peu près certain, c'est que sa chère et tendre mère doit être en train de se faire un sympathique petit ulcère, vous pouvez me croire. Je ne peux m'empêcher de rire de manière franche quand elle aboutit son petit laïus et applaudis des deux mains.


| Admirable. Vous venez de donner tous les arguments en faveur et ceux contre à une pareille union en si bonne économie de mots que je crois que votre tendre mère en est restée coite. Je vous remercie, damoiselle de Torth, vous épouser ne serait pas non plus une torture, croyez moi. |


Mais pour vous, si. Un mouvement de foule attire mon attention et je me retrouve bientôt bousculé de toutes parts alors qu'en direction du Roi et de la noblesse de Dorne, la roture s'avance, menaçante et visiblement prête à en découdre. Je ne comprends pas bien ce qu'ils disent, mais les gardes sont dépassés et la bousculade dégénère. Les flammes du grand feu central se reflètent sur l'acier nu des lames déjà tirées. La populace semble vouloir s'en prendre aux dorniens et à tous ceux qui les protègent, fussent-ils bieffois. Je vois plusieurs gardes se faire submerger et molester par la foule, tandis qu'il ne fait aucun doute de ce qu'il va arriver aux sudiens qui sont et seront encore attrapés par la foule. Je tire l'épée à mon côté. Ce n'est pas ma lame pour me battre, mais elle fera bien l'affaire. Je me place devant les deux orageoises, essayant d'apercevoir ma soeur au loin. Je ne la vois pas et serre les dents. S'il arrive quoi que ce soit à Tricia, Gardener, tu me le paieras. N'allant pas affronter seul la foule alors que la soldatesque recule sous la pression, je me tourne vers les deux donzelles.


| Suivez-moi, je connais cette ville comme ma poche et si rentrer au château apparaît plus facile, je ne prendrais pas le risque de traverser cette Fronde. Nous allons nous mettre à l'abri en ville et rentreront quand l'ordre sera rétabli. Allez, mesdames, pressons. |


Je les pousse vers la rue parallèle. Jamais je ne pourrais avouer publiquement comment je connais aussi bien ces ruelles, mais je me fais fort de les amener dans un endroit en sécurité pour la nuit dans les cinq minutes qui viennent... En espérant que ce qu'il se passe autour de nous n'est qu'une tempête fugace.




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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Sam 5 Déc - 9:21

    A quel moment la trivialité a-t-elle basculé pour devenir horreur ? Quand la bonhomie a-t-elle fait place aux visages haineux ? Il n'en avait aucune idée. Mais la foule s'embrasa, ausis facilement qu'un bûcher. Cela devait couver. Finalement, cette invitation, toutes ces simagrées, ne servaient à rien. Les Bieffois haïssaient les Dorniens et vice versa. Alors que la foule se retournait contre les invités du Sud, la rage s'empara du jeune bâtard. Tout ça pour ça ? Il avait fait un effort. Malgré son désaccord avec Deria, il avait limité les dégâts et avait prit sur lui. Énormément. Si Deria avait pu lire en lui, elle aurait été horrifiée de constater qu'il suffisait d'un rien pour que sa colère flambe et qu'il commette un impair. Mais pour elle, par loyauté pour sa souveraine, il s'était contrôlé.

    Et voilà comment les choses se terminaient finalement.

    Ils allaient se faire lyncher par une foule haineuse. Et Dorne n'aurait plus personne à sa tête. Quelque part, au moins, cela permettrait la vengeance et Dorne pourrait prendre les armes contre le Bief sans attendre de stupides preuves de la félonie et Mern. Il se désintéressa aussitôt de sa cavalière, prêt à en découdre, même à mains nues. Il aurait au moins la satisfaction de se défouler avant de succomber. Parce qu'il ne se faisait pas beaucoup d'illusions, même si beaucoup étaient des gueux, ils avaient l'avantage du nombre.

    Seulement, on ne lui laissa pas vraiment l'opportunité de montrer de quoi un Dornien était capable quand il sentit une main attraper la sienne. En colère, il se tourna, prêt à se dégager, mais reconnut Deria. Le regard qu'il lui lança n'avait rien d'amène. Il était même accusateur. Elle savait pertinemment qu'il n'était pas d'accord pour ce voyage chez l'ennemi, qu'il ne croyait pas à leur innocence, ni à leur bonne volonté. Et il avait eu raison. C'était l'occasion rêvée pour Mern de se débarrasser des Martell. Le regard de son bâtard de frère semblait dire : tu vois, tu as voulu la paix et voilà ce que tu as récolté...

    Il la suivit pourtant, de très mauvaise grâce, alors que les gardes les aidait à se replier vers la table de Mern et des siens. Deria le prit d'ailleurs à parti. Des dorniens allaient mourir ce soir. Et leurs dirigeants ne seraient même pas à leurs côtés à se battre avec eux, pour eux. Ils seraient sacrifiés à la vindicte populaire et les Martell sauveraient leur peau... Pour les venger plus tard. Il ne saurait en être autrement. Roward était tout autant animé que lui par l'envie d'en découdre, priant Deria de le lâcher.

    Ils avaient plusieurs solutions... S'arracher à l'étreinte de Deria et se jeter dans la mêlée. Fuir. Se retrancher derrière Mern et ses gardes et se retrouver en sécurité dans le palais... Ou prisonniers. Se jeter dans la mêlée, c'était avancer vers une mort certaine. La fuite était plus séduisante. Plus pragmatique aussi. Mais il était déjà trop tard, ils se trouvaient trop loin. Anders jura, avant de regarder Roward et de secouer négativement la tête.

    « On n'aurait jamais du TOUS venir ici. C'était une erreur. Nous allons être l'otage des Bieffois ! »

    Il s'arracha à la prise de sa sœur d'un mouvement brusque. Pourquoi est-ce qu'on ne les écoutait jamais Roward et lui ? Ils avaient sans doute le sang chaud et un tempérament belliqueux, mais ce n'était pas parce qu'ils étaient impulsifs qu'ils étaient totalement dépourvus de bon sens. La situation le prouvait. Il agrippa le poignet d'Arianne, par réflexe, par besoin aussi. Unis, même dans la bêtise et vers un sort totalement aléatoire. Se retrouver à la merci de Mern le rendait malade. Mais Deria s'était instinctivement emparée de ses deux frères. Et rejoint Arianne. Pas besoin de paroles pour comprendre qu'elle les voulait tous à ses côtés. Une erreur sans doute. Mais la ville allait être bloquée. Il ne pourrait pas en sortir, surtout qu'il avait le physique typique d'un dornien. A contrecœur, il se rapprocha du château avec sa fratrie, derrière le cordon de sécurité fait par les gardes du roi du Bief.

    « Espérons que nous n'échappons pas à une lapidation pour mieux nous faire massacrer à l'intérieur... »

    Pas très optimiste, hein ? Cela dit, si jamais Mern les aidait, quel en serait le prix ? Élevé sans aucun doute.


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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Sam 5 Déc - 18:54

Je jouais avec le feu. Je le savais. Tout comme je savais que je m’en mordrais les doigts. Pourtant la tentation est trop forte. Sa surprise et sa stupéfaction valaient presque les miennes lorsque j’avais rencontré et discuté avec Manfred.
L’appeler par son prénom, défier Mère, répondre ainsi à ses questions et aux sous-entendus de Mère, étaient hautement divertissant.
Je souris à Manfred alors qu’il essaie, peut-être plus sérieusement que moi de détendre l’atmosphère et de rassurer Mère concernant notre rencontre. Pourtant, je ne suis pas certaine que ces quelques phrases lui fassent grand bien. Et, continuant de jouer légèrement, je reprends en tentant de réellement répondre à sa question, malgré les paroles de Mère. Sentir Mère défaillir derrière, malgré la pression croissante qu’elle exerçait sur mon épaule, était agréable. J’aurais sans doute des bleus maintenant. Mais je le faisais toutefois honnêtement, j’essayais. Mère allait s’en doute me punir à vie, mais de ce que j’en savais, Manfred pouvait apprécier. D’un côté, je l’espérais, Mère m’en tiendrait peut-être moins rigueur.
Je sens Mère sursauter alors qu’il rit et applaudit. Je lui souris en retour, rougissant malgré moi à sa remarque.

Je ne sais ce que Mère aurait répondu. Elle aurait certainement tenté de rattraper la situation face à Manfred, attendant que nous nous retrouvions toutes les deux pour laisser exploser sa rage à mon encontre. Toujours est-il que des mouvements brusques et des bousculades eurent lieu juste derrière nous. Je me retourne. Partout autour de nous en réalité. Je fais un pas en arrière, cognant contre Mère qui me tenait toujours. Mon cœur se met à tambouriner si rapidement et si fort que je n’entends plus que lui. J’ai l’impression qu’il va me sortir de la poitrine. Je tourne la tête et vois Manfred, qui sort une épée à son tour et se place devant nous. Les yeux bien trop écarquillés, je le fixe alors qu’il parle, essayant de me focaliser sur lui, sur ce qu’il dit, plutôt que sur les cris et tout le reste. J’ouvre la bouche pour parler, mais aucun son ne sort et je me contente de hocher la tête. Partir, c’est un bon plan. Ça me va fort bien. Fuir et nous éloigner.
J’avance, poussée par Mère. J’entends sa phrase, mais bien trop tard. Et j’ai un haut le cœur en voyant cette pauvre fille, ses yeux grands ouverts tournés vers nous. Une main plaquée sur la bouche, je regarde devant moi, reprenant ma route de plus belle. Je m’arrête pourtant au bout de quelques pas, n’entendant plus Mère derrière moi. Je la vois en train d’essayer de se dépêtrer de sa robe. Avancer ? Sans elle ?
Je tourne la tête vers Manfred, non loin devant. Le perdre de vue serait… La panique me submerge et je tente tant bien que mal de maîtriser ma respiration pour ne pas me mettre à hurler ou à pleurer comme une enfant apeurée. Ce que je suis soit. Mais tout de même, cela ne mènerait à rien et n’aiderait nullement. Mère avance de nouveau, me rattrape, et je me hâte à mon tour, ma main se tendant inconsciemment devant moi pour m’emparer du pourpoint de Manfred. Je le lâche pourtant dès que je le sers, me contentant de le suivre. Ce serait déplacé non ? J’ai un petit rire nerveux à cette pensée totalement hors de contexte en cet instant, et je sers mes bras contre moi, accélérant le pas pour sortir de ce cauchemar.  



Elle est là cette petite voix qui ne chante que pour moi
Tout comme le vent chante et enchante l'océan
Toi qui sème la paix dans mon cœur, tu me rappelles
Ce que je sais, je reviendrai

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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Sam 5 Déc - 18:56


La peur m’enserre le cœur. Peur pour moi ? Oui, objectivement oui, je me mentirais en affirmant le contraire. Mais pourtant, la première chose à laquelle je pense, c’est de faire sortir ma famille d’ici. Arianne, Anders, Roward. Quoi que je dise, quoi je puisse faire, ce sera toujours eux qui prévaudront. Ils comptent encore bien davantage à mes yeux qu’ils ne peuvent l’imaginer. Et mon peuple. Mes nobles. Ceux qui ont été invités par le roi. Ceux qui m’ont suivi. Ceux qui comptaient suffisamment sur ces paroles, sur moi, pour venir en territoire bieffois.
Et combien mourront ce soir par ma faute ? Combien des miens se feront lyncher et battre à morts ? Non. Ce n’est pas de ta faute. Pas réellement. Ce n’est pas toi. Ce n’est même pas eux j’en suis persuadée. Aucun ne serait suffisamment stupide pour déclencher de telles hostilités avec la présence de la majorité de la noblesse de Dorne.

Alors pourquoi le regard lancé par Anders me blesse-t-il tellement ? Je sers la mâchoire, détournant la tête après l’avoir fixé une seconde, reprenant ma route. Soit. Sans doute a-t-il raison dans le fond. J’ai pris la décision. Ils m’ont suivi. J’en porte donc la responsabilité. De nombreux autres suivront, aussi accusateurs et venimeux. Pour autant… J’ai beau le connaître et savoir pertinemment ce qu’il pensait de tout cela, ça m’atteint bien davantage que je ne le voudrais.

Tout se passe si vite. Quelques secondes à peine, nous rejoignons tout juste Arianne et le roi Gardener, ce dernier essayant rapidement de contenir la foule. Non. Ils ne s’arrêteront pas. Si il y a vraiment eu autant de morts de leur côté… Les dorniens pourraient se promener avec des cibles peintes sur le dos, la situation ne serait pas pire. Par les Sept.
Je me tourne rapidement vers Roward et Anders alors qu’ils prennent tour à tour la parole. Prendre les devants ? Pensent-ils réellement pouvoir sauver ou aider qui que ce soit en allant affronter une foule haineuse et déchainée ? Et encore une fois, si Roward évites de se montrer accusateur, Anders lui le fait pour deux. Et dans le fond, il avait raison. Pourtant, aucun d’eux n’aurait voulu rester à Lancehélion alors que nous venions à Hautjardin.

Et il retire brutalement sa main de la mienne. Après un instant de panique, le voyant déjà prêt à se jeter contre les autres, mon cœur repart quand il saisit le poignet d’Arianne. Se montrer cruel n’est pas dans le caractère d’Anders. Je sais qu’il est en colère, qu’il est même à deux doigts d’exploser, qu’il me juge coupable de tout ceci. Et je sais que c’est totalement stupide et déplacé, surtout en ce moment, mais ce petit geste me meurtrit encore plus que ses regards et ses mots.
Mon visage se ferme, reprenant le masque de froideur que j’arbore rarement, celui que j’avais dû prendre pour la dernière fois lors du décès de Meria.

Et je ne m’appesantis pas, je ne ralentis pas. Si nous mourrons, c’est Dorne tout entier qui viendra s’écraser contre les Montagnes Rouges. Si la famille princière disparaissait, il n’y aurait ni attente, ni temporisation. Nos terres et celles du Bief se couvriront de cendres et de sang.
Ils n’attendent que cela. Et ce qui se passe là est bien plus que la petite étincelle nécessaire à l’explosion. Je ne peux laisser cela se produire. Je ne peux permettre que ceux que je dois protéger trouvent la mort si certainement.

« Le roi Gardener ne peut se permettre qu’il nous arrive quoi que ce soit. Il serait entouré d’ennemis... » Je l’espère de tout cœur en tour cas. Je reprends, me hâtant sur la route. « Ce ne sont pas les nôtres, ils ne sont pas aussi stupides. Et si tout ça est vrai, s'il y a des morts sur plusieurs lieux… Ce ne peut pas être sur un coup de colère ou un simple coup de sang. C’était… programmé. Organisé. Par les Sept. Il faut trouver… »

Trouver qui pourrait. Qui voudrait. Détruire Dorne. Nous détruire. Détruire la paix que nous mettions en place avec le roi Mern.
Et Anders avait raison dans un sens. Toute la famille princière se retrouve prise en otage. Au mieux. Si nous ne mourrons pas dans les heures ou les jours qui viennent. Et tous les bieffois vont pourchasser tous les dorniens encore présents en attendant. Jamais Dorne ne laissera passer cela.



Je m'éloigne avec ma famille de la Grande Place



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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Sam 5 Déc - 22:45

Mes mains tremblaient légèrement, mais je n'étais en aucun cas terrifié, en fait la seule chose que je redoutais vraiment c'était de perdre tout ce que j'avais ici, et entendait par là qu'il n'était question que de mes proches. Mon titre, mon statut, tous ça je m'en fichais pas mal.  La, ce qui me préoccupait le plus, c'était bien ce qui allait se passer pour nous et les mots d'Anders ne furent pas pour me rassurer. En fait, cela ne fit que se ressasser en moi, comme si il m'était parfaitement impossible d'ignorer que nous n'étions plus en position de force. L'avions nous jamais été ? Deria tenta alors de se rassurer plus qu'autre chose. Il ne pouvait pas se le permettre ? Sérieusement ? M'arrêter brutalement, je me détachais de son emprise pour lever les yeux vers elle. Sur mon visage l'on pouvait lire un savant mélange d'incrédulité et d'hystérie. Elle ne pouvait pas si facilement y croire… Elle ne pouvait réellement pas faire cela.

« Dans le meilleur des cas, une armée Dornienne marchera sur le Bief, animé par la rage et un désir de vengeance, dans le pire des cas, l'Orage ira directement se servir à Lancehélion et il en sera fini de Dorne. »

Sifflais-je le regard animé par des sentiments qui n'avaient rien d'encourageant.

« Qu'est-ce que la paix lorsque l'on parle de pouvoir ?! »

Targuais-je avec un peu plus de conviction. Dorne serait détruit sans que nous puissions faire quoi que ce soit. Cette idée de paix était une ineptie, l'erreur de trop sans doute, celle qui nous mènerait tout droit vers la mort. Il était plus qu'évident que tout cela avait été un minimum prémédité. Les choses n'auraient pas prit tant d'ampleur si il s'agissait d'un simple mal entendu ? Nous étions les ennemies à abattre ici, et il n'y avait que très peu de doute sur la suite des événements.

« Il est hors de question que j'aille me cacher dans un château pour attendre une exécution. Nous avons amené des hommes et des femmes avec nous. Dorne est ici, dans ces rues, et je refuse de repousser la moindre échéance en les laissant ici. Tu refuses que l'on s'éloigne de toi, ceux qui sont venu avec nous ici avaient confiance en tes espoirs, ils méritent la même attention ! »

Je ne comptais pas spécialement me laisser endormir sagement. Et si je m'étais approché de ma soeur pour lui faire part de mes intentions, pour ne pas briser le cercle de discrétion qui semblait s'être créer autour de nous. Mais je ne voulais plus avancer les yeux bander. Je préférais encore foncer tête baisser au coeur d'une foule en colère pour faire mon devoir, pour être la ou je devais être. Deria pouvait faire preuve de diplomatie, mais là… Je n'étais pas certain que le meilleur des orateurs soient en mesure de faire quoi que ce soit. Il fallait mettre tout le monde en sécurité, et je ne voulais pas me cacher derrière un titre de Prince… Reculant donc d'un pas, je comptais bien me détacher du cortège et si il fallait en venir aux armes pour se défaire de l'emprise de Mern, je ne chercherais pas à revenir sur ma décision. Je devais y aller, je ne pouvais pas rester en retrait, pas en sachant que rien ne serait de bonne augure pour nous.


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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Dim 6 Déc - 19:06



Banquet de l'Opulence



Tout le monde craint la guerre depuis des mois et une étincelle a suffi. La frontière a apporté son lot de nouvelles glaçantes, de représailles sanglantes, pendant des semaines. Très récemment, la nouvelle de mobilisations dorniennes n'a rien fait pour calmer les esprits et la foule, en panique, s'en prend à la noblesse de Dorne.

Le Roi tente de calmer le jeu, alors que la famille Martell tente de s'en rapprocher pour clarifier la situation et assurer sa protection. Les hommes de Lancehélion ont le sang chaud, et semblent se tenir prêts à se forcer un passage au besoin.

Manfred Hightower parvient à s'échapper en compagnie des Orageoises, Livia et Ayana Torth. Un homme essaiera de s'en prendre à Ayana au passage, mais le guet interviendra pile au bon moment. Ils peuvent quitter la mission. Hightower sera blessé d'un coup de couteau de cuisine (pas de chance...) et les Torth seront bousculées, contusionnées, mais pas blessées.

Tous ceux qui se trouvaient près du Roi, les Martell, Gardener, Rowan et autres Gargalen, sont caillassés; on leur jette tout ce qui tombe sous la main des émeutiers et plusieurs gardes sont salement contusionnés en s'interposant. On parle très vite de plusieurs dorniens massacrés sur place par la foule, mais on ne sait rien de la véracité de ces dires.

L'ordre du Roi est bien relayé, mais l'officier du guet qui apportera l'ordre aux portes mettra du temps à franchir les artères bouchées par la Fronde.

La bousculade dégénère en bagarre de rue avec les soldats dépassés, dont certains ont déjà rejoint la foule et s'en prennent aux dorniens isolés!

L'entourage du Roi est bousculé et un choix s'impose: le suivre et bénéficier de la protection (relative) de sa garde, ou tenter sa chance dans les rues?

Quoiqu'il en soit, le mouvement de foule sépare la Reine Tricia du Roi et les dorniens commencent à être encerclés et caillassés par les émeutiers, qui se font de plus en plus vindicatifs. Faire confiance au Roi et tenter sa chance avec lui, ou tenter de se sauver?


Vous indiquerez dans votre prochain post ce que vous faites. En dehors de contusions superficielles dûs à la bousculade et aux projectiles, nous n'imposerons aucune autre blessure mais vous pouvez être libre d'en infliger plus à vos personnages; certains veulent vous découper vifs! Si nous n'imposons pas de blessures, vous devrez arrêter votre post sur votre décision et en décrire les premières conséquences si vous le désirez, mais nous vous demanderons, surtout si vous vous sauvez, de rester vagues... Parce qu'entre la foule et le Roi qui impose aux portes de se fermer, il n'est pas dit que vous arriviez à quitter la ville sur le champ (cela peut prendre plus de temps, vous aurez peut être à vous cacher etc)! Nous vous tiendrons alors au courant à la fin de la mission, d'ici une semaine/dix jours. Vous pouvez poster plusieurs fois mais ce qui est important, c'est de nous dire si vous choisissez l'option château, ou l'option fuite/cache. Soyez imaginatifs, tout est possible et l'avenir de vos persos, maisons, royaumes, dépend de vous :p
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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Mar 8 Déc - 10:15

J’aurais dû m’en douter. Quand l’un commence, l’autre termine. C’est au tour de Roward de s’arrêter et de s’éloigner de moi. Je m’arrête à mon tour et le fixe, alors qu’il semble tout autant en colère et je ne sais quoi que son aîné. Ce n’est pas trop le moment de stopper, et pourtant, le voilà en train de commencer à son tour. Par les Sept, suis-je la seule à me rendre compte de ce que notre mort entraînerait ? Ou au contraire suis-je la seule à ne pas comprendre quelque chose ?
Je m’approche de lui et me force à parler lentement pour ne pas simplement exploser.

« Oui, et tous les nôtres seront morts, en ayant tués tout autant de Bieffois et d’Orageois, qui finiront par se retourner l’un contre l’autre pour se partager le butin. Pendant que le Noir s’en prendra à leurs côtes et au reste de leur royaume. Sans parler de l’Ouest qui entrera dans la partie.
Crois-tu réellement que Mern Gardener soit à ce point inconscient de ce que notre mort entraînerait ? »

Je secoue la tête, incrédule.
« Tu es sérieux ? Crois-tu que la guerre soit la seule solution ? Qu’être au pouvoir signifie simplement savoir combien de soldats envoyer à la mort et dans quel ordre le faire ? »

Etant donné que leur capacité à me blesser et à me foutre en rogne en si peu de temps est proportionnelle à l’amour que je leur porte, autant avouer que c’est démesuré.

« Je t’en prie Roward, vas-y ! » Je désigne le chemin derrière nous d’un large geste de la main rageur. « Va donc affronter la foule, tuer quelques boulangers ou paysans bieffois pour te sentir mieux, avant de te faire tuer à ton tour et de finir dans un égout ! »
Je hausse le ton, perdant mon calme encore un peu.
« Tu as raison. Je n’ai cherché qu’à vous sauver vous ! J’aurais dû vous laisser ! Ou j’aurais dû affronter la foule pour sauver tous les miens éparpillés en ville, ils m’auraient certainement laissé faire sans problème ! »  
Mais comment ose-t-il… Comment peut-il…  
« Tu crois que j’ai envoyé des soldats pour les rapatrier pourquoi ? Et tu sais quoi ?  Au final, je serais sans doute responsable de leurs morts à eux aussi ! Et vous aurez, toi, Anders, et tous les autres, quelque chose de plus à me reprocher ! »

Hurler ne sert à rien. Et ce genre de conversations, ici et maintenant, est vraiment ridicule. Et pas du tout suicidaire. Je refoule les larmes et la colère qui menacent de me submerger. Je redresse la tête et tache de reprendre ma respiration.

« Ces hommes et ces femmes m’ont fait confiance. C’est mon devoir de les protéger et je me retrouve à me sauver en les laissant se faire tuer. Grand-mère serait terriblement fière de moi n’est-ce pas ? Le pouvoir implique de prendre soin des siens, de les protéger… et je les ai emmené à la mort. Heureusement que vous êtes là pour me le rappeler. »

Je les fixe tour à tour, avant de m’éloigner en secouant la tête. Froide et insensible… Si facile à dire.  
Les cris et la folie se rapproche. Nous ne devons pas rester. Nous ne pouvons pas.

Mais je n’ai même le temps d’ouvrir la bouche qu’une première pierre ou que sais-je fuse non loin de moi, suivie par d’innombrables d’autres. Les gardes s’interposent encore davantage, se protégeant, nous protégeant de leur bouclier tant bien que mal.
Et mes yeux s’écarquillent alors que Mern s’adresse à ses gardes avant de disparaître seul dans la foule. Quoi ?? Il est sérieux ?! Par les Sept ! Perdent-ils tous la tête ?!
Les gardes nous font reculer, encore et toujours. Je tourne la tête et aperçois Lewyn. Lui au moins n’a pas une tête de dornien, peut peut-il… Je lui indique le roi, ou du moins la direction qu’il a prise, lui intimant d’aller protéger cet idiot inconscient. S’il meurt, nous n’aurons aucune chance quoi qu’il se passe.

Et là, au milieu des hurlements, des insultes et des coups, les flammes semblent tout dominer en une seconde. Le bucher flamboie de plus belle, immensément et incroyablement. Et une litanie semble s’échapper de l’embrasement. Les clameurs se sont tues, ou presque, et les bras de la foule semble suspendu pour la plupart. Je ne réfléchis pas.

« Courrez !»

Je murmure, mais ce sera suffisant. Adressant une prière au Guerrier et à la Mère, poussant Roward et Anders devant nous, je saisis le bras d’Arianne et me met à courir, suivie de nos gardes, et peut-être par ceux de Mern.



Je cours vers le château avec toute la smala (et Irelia sauf si elle se barre o/)



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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Mar 8 Déc - 12:44

Il était évident que je n’y avais pas été de main morte, mais j’avais l’impression d’être piéger, d’être condamné et de ne pouvoir rien faire pour mon propre peuple. J’avais l’impression d’être inutile et la rage me consumait suffisamment pour m’aveugler. Le soucis était que Deria n’était pas prête à passer sur mon comportement et bien rapidement le ton commença à monter. Elle sut me faire détourner les yeux une première fois, puis une seconde. Plus elle parlait, plus j’avais l’impression qu’en plus d’être impuissant, j’avais aussi été cruelle. Je venais de remettre en cause de sa façon de diriger alors que je n’étais clairement pas capable de le faire, que je n’avais clairement pas les épaules pour le faire. C’est juste que la situation ne m’aidait pas, que la situation me stressé et que j’avais l’impression que l’avenir de notre pays allait se jouer ici. Le Bief était un poison et… Je pouvais me trouver toutes les excuses du monde, Deria avait raison, l’on ne gagnerait rien à foncer et elle avait déjà fait tout ce qu’elle pouvait…

« Mais… »

Je culpabilisais, clairement, d’avoir jugé quoi que ce soit, mais je restais persuadé que les armes devraient être dresser une fois dans le château. J'étais complètement perdu, perdu car pour moi, rien ne devait se passer ainsi et car je restais persuadé que nous venions d'abandonner nos troupes, mais j'étais surtout en colère contre moi, car j'étais incapable de voir suffisamment loin pour ne blesser personne. Je restais persuadé que Le Bief nous trahirait une fois de plus. Continuant à fixer mes pieds, je ne pris la peine de relever les yeux que lorsque que Mern décida de partir, nous laissant seul avec ses gardes. C’était une blague ? On allait nous accuser de tout et … J’allais me retourner pour signifier ce que je pensais, malheureusement les mots de Deria raisonnés encore dans ma tête et il me fut impossible de faire quoi que ce soit, craignant qu’elle pense un peu plus que je la jugeais incompétente. Les choses empirèrent alors et dans un mouvement de foule, Deria poussa Anders et moi devant elle, nous intimant de courir. Ne discutant pas, je pris le pas, courant du mieux que l’on pouvait vers le château. Il n’y avait rien a faire si ce n’est chercher à protéger Arianne et Deria… Rien à faire… J’avais les mains qui tremblaient de ne pas pouvoir faire plus, de ne pas pouvoir agir.

Je cours vers le château pour éviter de me faire tuer par Deria elle-même.


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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Jeu 10 Déc - 10:23

La situation n'a absolument rien d'aisé. Les choses dégénèrent très vite. Si je peux me targuer d'arborer un blason connu, l'un des plus importants de tout le pays, je suis suffisamment pragmatique et cynique pour comprendre que le respect dû à mes couleurs ne tiendra pas au-delà des premiers instants. La foule est avide de sang et de vengeance. D'instinct, je me serais volontiers porté au secours de ma soeur, sachant que les souverains étaient eux aussi visés par les cris, la populace ne tolérant pas qu'on l'on puisse rompre le pain en compagnie des dorniens. Pour autant, j'ai deux orageoises à mes côtés et ainsi isolées, elles ne tarderont sans doute pas à subir quelques sévices intolérables. Je me devais de les protéger et surtout, de les extrader de ce véritable guet-apens. Nous fendons donc la foule et alors que je les encourage à plus de hâte, nous sommes à notre tour bousculés. Je sens qu'une main m'agrippe mais la prise n'est pas solide et on me lâche bien vite.


Un gueux se met sur mon passage et mon poing le cueille sur le côté de la mâchoire. Un autre me tire sur la manche et je me dégage, non sans déchirer mon pourpoint au niveau de l'épaule. Je cogne, je rue, je pousse, et nous ménage un passage. Nous nous apprêtons à nous enfuir par les rues au moment où je sens une lame m'entailler la cuisse. Je saigne, car le tissu bien qu'épais s'est vite fait trancher. Je grogne et repousse mon agresseur.



| Plus vite Ayana! Allez Livia, nous y sommes presque! |


Nous nous enfuyons en fendant la foule, bousculés et malmenés, mais nous avons dépassé le centre de l'attention des émeutiers, qui se concentrent sur la place. Nous continuons de courir. Je n'ai plus le choix, il faut que nous trouvions un abri. Au bout de quelques minutes qui paraissent éternité, je pousse la porte de l'Auberge de la Jouvencelle, y faisant entrer les deux orageoises.




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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Jeu 10 Déc - 13:02

Tout s’est dégradé si brutalement.
D’un coup, la discussion et mes paroles quelque peu déplacées, ainsi que la colère de Mère me manquent. J’aurais préféré au final pouvoir poursuivre. Et l’un dans l’autre, d’un coup, le mariage n’est plus la chose qui m’effraie le plus. Oui, étrange comme les perspectives changent rapidement à la vue de la violence et du sang…
Je cours et tente tant bien que mal de me frayer un chemin derrière Manfred, alors que les cris et les bousculades se multiplient. J’ai peur, j’ai du mal à respirer, et je ne sais absolument où on est. Ce qui ne change pas de d’habitude soit. Mais lui a l’air de savoir où il va, et c’est tout ce qui compte.

Et d’un coup, un bras se tend vers moi et me saisit, m’entraînant vers lui. Un cri m’échappe, avant que je ne tente de me débattre. L’autre main de l’homme s’avance vers moi, alors que ma robe se déchire sous la pression, découvrant ma gorge et mon épaule. Mais je m’en fiche, tout ce que je veux, c’est échapper à sa poigne et à son horrible sourire. Et je n’ai jamais été si heureuse de voir un garde de toute ma vie. Il repousse brutalement l’homme, le faisant me lâcher et tomber à terre. Je sens qu’on m’entraîne à nouveau derrière, mais j’entends la voix de Mère qui me rassure. Je reprends ma route en courant, et repère Manfred juste à temps pour le voir recevoir un coup de couteau. Mais il ne ralentit pas, ou presque, et nous presse au contraire. Je le suis, aussi rapidement que je le puis, jetant un coup d’œil à sa cuisse lorsque nous le rattrapons. Je grimace en constatant qu’elle semble saigner assez abondamment.
Je ne le quitte plus des yeux, ne prêtant aucune attention à l’endroit dans lequel il nous mène. Nous ne sommes plus dehors, c’est tout ce qui compte.



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MessageSujet: Re: Le Grand Banquet   Dim 13 Déc - 11:50



Banquet de l'Opulence



Fin de la mission
- Mern Gardener parvient à retrouver sa femme, qui a été malmenée mais rien de grave; un de ses gardes s'est fait tuer mais les autres ont su protéger la souveraine jusqu'à ce que Mern intervienne. Ensemble, les quelques épées ont taillé dans la masse.
- Arya parvient à semer la pagaille en jouant avec le feu au sens littéral. Il ne lui arrivera rien en dehors de quelques bousculades.
- Lewyn Ashford attaque comme une brute. S'il pourfend quelques marauds par surprise, il n'a aucune chance à un contre plusieurs individus. Il sera submergé et battu quasiment à mort. Abandonné par ses agresseurs lorsque la Garde Royale chargera, il sera récupéré et soigné mais sera convalescent plusieurs semaines, ayant plusieurs côtes et membres cassés/foulés.
- Varn Forrest parvient à s'en tirer avec moindre mal; il sera caché par les habitants d'une maison pendant toute la nuit avant de pouvoir regagner plus sereinement ses pénates.
- Deria Martell parvient au château. Elle se prendra cependant un projectile qui lui entaillera la pommette. Arianne s'enfuit aussi, dans le même genre d'état.
- Roward Martell et Anders Martell parviennent au château, non sans être pris à partie par une section de gardes de la maison Gardener qui pense que les dorniens sont les ennemis! Ils seront tous deux blessés (à leur choix, pas trop durement) avant que la méprise ne soit éventée et que d'autres gardes calment le jeu.
- Alyssa Rowan et Irélia Gargalen seront sévèrement malmenées. Elles parviendront à s'enfuir, mais choquées et à moitié en guenilles...
- Perle s'en tire sans une égratignure. Enfin, rien de grave. Il faut dire qu'elle est entraînée à la discrétion...


La mission est dès à présent terminée!

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Le Grand Banquet
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