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Rhaenys Targaryen ∾ Fire & Blood
MessageSujet: Rhaenys Targaryen ∾ Fire & Blood   Lun 31 Aoû - 22:09






Les Marches de Sombreval


Le temps était passé très rapidement depuis mon départ à Goeville. Ou du moins était-ce l’impression que j’eus. Je n’avais pu passer que trois nuits dans ma chambre, avant de partir pour Essos. J’avais de nombreuses affaires à y conclure et le voyage m’avait pris de précieux jours. J’avais chevauché Meraxès tout du long, même si je n’avais pu la pousser à sa vitesse maximale. Je devais rester toujours à vu et à porter de mon escorte, qui elle, voyageait en bateau. Nous étions restés à peine deux jours sur le grand continent avant de reprendre la route pour Peyredragon. Je n’y étais pas allée pour m’y amuser ou en vacances. J’avais bien trop d’autre chose en tête. Une guerre m’attendait et je ne pouvais m’attarder pour prendre du bon temps. J’avais passé deux jours chez moi ensuite, deux jours à travailler sur mes affaires d’états et à planifier les derniers détails de ma guerre. Puis je m’étais envolée, seule, sur le dos de ma dragonne pour rejoindre Claquepince et les forces que j’y avais mobilisé.

Nous n’avions pas perdu de temps en présentation ni même en explication. J’avais tout de suite ordonné une marche vers la ville de Sombreval. Je laissais Meraxès s’envoler et s’éloigner le temps d’exposer mon plan aux nobles, tout en chevauchant à leurs côtés. Nous ne pouvions nous permettre de perdre du temps. Notre rapidité serait notre principal atout. Ne voulant pas non plus épuiser mes troupes, j’avais ordonné une cadence modérée, guidant l’armée moi-même, marchant à sa tête. Ma sœur volait tantôt au-dessus de moi, tantôt un peu plus en avant. Ses ailes balayaient la végétation et elle recouvrait certains de mes hommes de son ombre imposante. Ils n’étaient pas rassurés c’était indéniables. Ils n’avaient jamais vu avant pareille créature et si elle n’était pas aussi grande de Ballerion, ma compagne était une créature magnifique, majestueuse et terrifiante. Le soleil se reflétait sur ses écailles couleur diamant. Lorsqu’elle s’engouffrait dans un nuage, elle se confondait parfaitement avec eux. Seul son ombre trahissait sa présence. Et encore si on savait où regarder.

Nous avions monté des campements rapides et de fortunes durant les sept jours que nous passâmes à nous rapprocher de notre objectif. Si j’avais une tente qui m’étais propre, j’avais passé la majorité de mes nuits à dormir au côté de ma dragonne. Je m’éloignais avec elle chaque matin pour aller me laver dans la baie de la Néra, me délestant pendant ses courts instants de mon armure. Elle était adaptée aux femmes, mais elle restait lourde et j’étais peu habituée à la porter.

Lorsque Sombreval fut en vue, j’ordonnais l’arrêt de la marche et une pause pour mes hommes. J’avais passé la nuit précédente à terrifier les habitants du domaine en survolant la zone et en laissant Meraxès cracher son feu sans pour autant toucher des structures. Mes troupes à l’arrêt, je laissais mon cheval pour aller trouver ma dragonne et la chevaucher, à la recherche d’une ferme non loin de Sombreval. Je fis descendre ma créature en pique, jusqu’à atterrir dans un vacarme fracassant dans un champ. La famille de fermier s’enferma chez elle aussitôt, terrifier par mon animal. Je frappais plusieurs coups à leur porte, leur indiquant de livrer un message pour Sombreval de la part de la Reine Rhaenys Targaryen. J’avais scellé le parchemin avec mon sceau royal, parchemin que je déposais sur le pan de la porte.

En m’envolant, je vis le fermier s’en saisir et le remettre à son jeune fils. Il scella un cheval et galopa jusqu’à la citadelle pour venir apporter mes volontés écrites. Elles étaient assez simples et concises.



Au Lord Chevalier,

A la demande des vôtres, je suis venue libérer la baie de la Néra de l’oppression du Noir. Si je me présente aujourd’hui en qualité de Reine libératrice, je n’aurais aucune pitié pour mes ennemis.

Rejoignez-moi, déposez les armes ou brûlez. Vous pouvez donner votre vie pour un tyran ou la garder sauve et combattre, si vous le désirez pour une cause bien plus noble et grande. Jamais je ne prendrais en otage des héritiers dans ma folie des grandeurs.

Je suis là pour porter un message de paix et d’unification. Je vous laisse donc le choix : combattre l’Imposteur, ou me combattre. Sachez que vous vous ralliez au premier, nous vous tuerons tous, jusqu’au dernier, que ce soit par les épées, les flèches ou le feu de ma créature. Aucun prisonnier ne sera fait.

La décision vous revient à vous et à vos hommes. Vous avez jusqu’à l’aube pour vous déposer les armes et sortir de la citadelle désarmés. Passez ce délai, vos voisins de Claquepince et de Peyredragon déferleront sur vous avec une rage de sang sans pareille.  

Choisissez, mais choisissez bien en votre âme et conscience. Puisse les sept et les anciens dieux vous guider et avoir pitié de vous.

Puisse le souffle du dragon protéger les vôtre… ou vous faire périr.

Rhaenys Targaryen,


Reine légitime des sept royaumes de Westeros,


Héritière de la Maison Targaryen, et du sang de l'Ancienne Valyria,


Chevaucheuse et protectrice des Dragons.





Mes bateaux étaient en place et mes hommes prêts à combattre. J’ordonnais à Meraxès de pousser un rugissement lorsque le jeune fermier entra dans la citadelle, un rugissement à vous glacer le sang. Je m’attardais dans les airs quelques minutes de plus avant de rejoindre mes hommes et de faire passer le message. Pas de quartier, pas de pitié. Je mènerais en personne l’assaut, d’abord à cheval et ensuite sur le dos de Meraxès. Nous brûlerons tout, même le château s’il le fallait. Le message que je voulais envoyer se devait d’être fort et marquant.

Je n’étais pas là pour m’amuser. Je n’étais pas là pour me reposer et prendre des vacances. Je n’étais plus une enfant de cœur.

Je suis une Reine déterminée à faire ce qu’il faut pour gagner cette guerre. Je suis une Reine qui n’a pas peur de se salir les mains pour sa cause.

Ma vengeance est en marche et seule la mort y mettra un terme.





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MessageSujet: Re: Rhaenys Targaryen ∾ Fire & Blood   Lun 7 Sep - 18:35






Le siège de Sombreval


La nuit commençait à tomber et recouvrit le camp que mes hommes avaient monté. Nous étions à l’aube d’une bataille et la tension se faisait sentir. La réponse du Ser Moliver, Commandant des Forces de Sombreval n’avait pas tardé à m’être portée et comme je le craignais elle était de bien mauvaise augure. J’avais été parfaitement claire dans ma première missive : Se rendre ou mourir. Je serais intransigeante sur ce point là et n’accepterais aucune alternative. Pensait-il réellement que je pourrais laisser sa garnison et lui-même se rendre à Harrenhal et gonfler les effectifs de mon ennemi ? Cette guerre, je ne l’avais pas provoqué. Le Noir l’avait apporté à ma porte en tuant mes aînés. Je n’aurais aucune pitié pour tous ceux acceptant de le servir. Je comprenais les raison du Ser Moliver. Pour autant, je ne pouvais accepter à sa requête. Ses hommes et lui-même seront massacrés jusqu’au dernier et aucun d’eux ne survivra. Je devrais vivre avec le poids de cette décision toute ma vie. Pour le bien de mon royaume, j’étais prête à le faire. On m’avait déjà arraché une partie de mon âme de toute manière. Je m’étais rendue à l’évidence : qui que je sois au fond de moi, je ne serais jugés que par mes actes.

Je fis signe à mes suivantes de m’aider à me dévêtir de mon armure. Ce soir, je n’en avais nullement besoin. Je ne comptais pas passer ma nuit dans un lit de fortune. J’avais bien d’autres projets. Pour autant, cette protection métallique ne ferait que me ralentir inutilement. Cette nuit, je chevaucherais Meraxès. Ma dragonne laissera entendre toute sa rage et sa puissance. Elle crachera son feu divin sur des parcelles de plaines autour du château. Elle effrayera les chevaux et les hommes avec ses rugissements. Quelques uns de mes hommes devaient se rendre dans les habitations autour de la forteresse et porter à la population le même message que j’avais livré au Ser Moliver : se soumettre ou mourir. Ils avaient pour ordre de tuer et brûler tous ceux qui resteront au service de l’usurpateur. J’espérais que mes hommes de Claquepince sauraient se montrer convainquant.
♠♣♦♥

Les heures s’étaient écoulées bien vite cette nuit et je n’avais que très peu dormie. J’étais rentrée quelques heures avant l’Aube mais n’était pas arrivés à réellement trouver le sommeil. J’avais fini par me lever et m’occuper de ma dragonne. J’avais nettoyé ses écailles avant de lui avait passé quelques plaques d’acier sur les zones les plus sensibles de son corps : ses pattes et les articulations de ses ailes. Je ne pouvais protéger efficacement ces dernières. Le poids à porter serait trop lourd et l’empêcherait de voler. J’avais demandé à ce que l’on prépare ma monture équestre, pendant que je m’occupais de ma dragonne. Je comptais d’abord chevaucher à la tête de mon armée présente, avant de brûler Sombreval sur le dos de Meraxès. Ma créature fin prête, j’avais regagné ma tente pour, une nouvelle fois, porter ma lourde armure aux couleurs de ma maison et de mon royaume. C’était bien trop encombrant, et lourd, mais indispensable pour ma sécurité. Je ne pouvais faire sans, pas alors que je m’étais décidée à combattre avec mes hommes. J’avais d’ailleurs accroché à ma ceinture noire-sœur. Avant de quitter Peyredragon, Baâl avait combattu contre moi et si je n’étais pas arrivée à avoir totalement le dessus sur lui, je l’avais touché plusieurs fois (comme il en avait fait de même avec moi). J’avais bon espoir d’arriver à blesser ou tuer plus d’un homme aujourd’hui.

...


Nous y étions dorénavant. J’avais parcouru la rangée qu’avait formé mes hommes sur ma mouture équestre. Meraxès n’était pas avec nous. Elle s’était envolées plusieurs minutes avant, comme je lui avais ordonné pour ne pas semer le trouble dans notre cavalerie Les animaux n’avaient pas été dressés à côté de telles créatures après tout et la présence d’un tel montre ne pouvait pas les rassurer. Une semaine n’avait guère suffit pour qu’ils s’habituent à sa présence. Homme de Claquepince. Aujourd’hui, vous ne vous battez pas pour un seigneur ou une Reine. Non aujourd’hui, vous vous battez pour reprendre ce qui vous revient de droit : vos terres. L’usurpateur a essayé de vous voler vos fils. Je ne peux vous garantir qu’ils seront tous en vie après cette bataille. Mais s’ils doivent tomber, ce sera dans l’honneur, le courage, et dans la fierté ! Aucun prisonnier ne sera fait. Le choix leur a été donné et ils ont décidés de mourir ! Ils ont décidé de mourir pour un usurpateur, et un traitre sans honneur ni parole. Aujourd’hui nous allons prendre une première revanche sur Le Noir. Nous allons lui montrer qu’il n’aurait pas dû sous-estimer la force des hommes de la Baie de la Néra ni celle des dragons ! Aujourd’hui nous répondrons à l’injustice par la justice ! J’écriais mon discours enjouée,  Noire-Sœur dans ma main, levée vers le ciel, Mes hommes crièrent mon nom et mon titre, brandissant leur arme ou les frappant contre leur bouclier. Je me replaçais au galop à ma place initiale et lança l’assaut sur la forteresse de Sombreval, condamnant tous ceux la défendant à une morte certaine. Le plan de bataille était connu de tous. Nous allions attirer l’attention des archers ennemis, et les faire sortir de leur trou de souris. Meraxès arrivera dans leur dos, et brûlera tous les soldats présents sur les murailles, créant une panique chez eux. Nous en profiterons pour créer une brèche et nous y engouffrer, tuant tous ceux qui se présenteront devant nous, alors que ma dragonne en fera tout autant, tout en restant hors de portée des flèches et des arbalètes. Ils étaient nos cibles prioritaires et nos propres unités en avaient parfaitement conscience. Elles avaient pour ordre de leur tirer également dessus. Une fois que la panique sera suffisamment répandu et les tireurs abattus, je rejoindrais ma dragonne et mes hommes reculeront, afin que nous puissions incendier la forteresse en entier et tous les hommes s’y trouvant. Nous laisserons le feu tout ravager et nous irons ensuite tuer les derniers survivants. Aucune âme ne sera épargnée. Aucune.




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MessageSujet: Re: Rhaenys Targaryen ∾ Fire & Blood   Mar 8 Sep - 18:37






Les remords du Dragon


Qu’ais-je fais ? Murmurais-je pour moi-même en lavant une nouvelle fois mes mains déjà propres. Je me sentais mal… Et Sale… Je me sentais coupable et tellement amère… Sombreval avait été prise et tous ses défenseurs avaient été tués ou brûlés vifs. Comme je l’avais ordonné, nous n’avions épargné aucune âme. Pas même celles des civils qui avaient refusé de se plier à mon autorité. J’avais pris des vies et Noire-sœur s’était régalée de leur sang. Mon cœur lui, s’était déchiré. J’avais conscience d’avoir agi pour le bien de mon royaume. Je me devais d’envoyer un message fort à mes ennemis et qu’ils commencent enfin à me prendre au sérieux et a me craindre. J’avais eu raison d’agir comme je l’avais fait. Simplement… Simplement le poids que je devais dorénavant porter était bien plus lourd que je ne me l’étais imaginée. Je n’arrivais pas à penser à autre chose. Je n’arrivais pas à ne plus voir tous les visages de ses morts, alliés comme ennemis au sol. J’entendais encore résonner à mes oreilles leurs cris, et leurs supplications.  Je revoyais mes soldats me suppliant de les épargner alors même qu’ils m’avaient désobéi, violant des femmes et des jeunes filles. J’avais encore en tête les paroles de haine de certaines personnes du peuple qui avaient craché à mes pieds en clamant leur fidélité au Noir. Et je sentais encore mon épée s’enfoncer dans leur cœur ou s’abattre sur leur nuque. J’aurais pu laisser mes hommes s’en charger, seulement le message n’aurait pas été aussi fort.

Je n’arrivais à me sortir tout cela, tous ses sons et toutes ses images de mon esprit. La nuit, cela était bien pire. Je n’arrivais plus à dormir, et lorsque la fatigue me rattrapait je ne faisais que cauchemarder. Kora cachait parfaitement bien mon état. Personne ne devait savoir, personne. Je devais continuer à donner l’image de cette Reine courageuse, forte et conquérante. Je ne pouvais leur laisser comprendre combien cela était dur pour moi et terrible à vivre. Je devais avancer la tête haute, et présenter mes condoléances aux familles et proches de ceux tombés pour moi. J’avais gagné leur respect et rien ne devait entacher cela.

Je me laissais aller uniquement dans la maigre intimité que m’offrait cette chambre dans laquelle je m’étais installée. J’y passais la majorité de mon temps à me laver inutilement. Ma peau était propre elle, mais mon âme ne l’était pas, ne le serait jamais plus.

Ma servante m’écarta doucement de la bassine, un regard compatissant mais respectueux sur le visage. Elle m’indiqua doucement que les troupes de Peyredragon allaient bientôt arrivées. Je la laissais me conduire jusqu’à une chaise et m’y assis docilement. Elle dénoua mes cheveux, les démêla avant de les recoiffer correctement. Elle s’occupa ensuite de dénouer un par un les quelques bandages que j’avais sur les bras et les jambes pour en refaire des propres et saints. Je me déshabillais pour lui permette de renouveler l’onguent de mon flanc, puis frictionner je ne sais quelles herbes sur les traces bleutées et violacées qui marquaient ma peau. Je ne fis pas vraiment attention à la douleur. J’avais élevé une dragonne et cela n’avait pas été sans son lot de blessures. Meraxès était féroce et j’en avais fait plusieurs fois les frais. Je m’étais pour ainsi dire, habituée à avoir des coupures, des hématomes et des griffures.

Ma passivité inquiétait ma servante, je m’en rendais bien compte. Seulement, j’avais besoin de me laisser complètement aller. Je portais si souvent ce masque de Reine que j’en étais à me demander qui j’étais dorénavant, et quel genre de personne étais-je devenu. Je n’avais plus retouché d’ailleurs au moindre crayon depuis plusieurs jours. Je n’en avais plus l’envie. Je me sentais vidée de toute créativité, comme si cela appartenait à un passé lointain dont je n’avais plus vraiment le souvenir. Je n’avais même pas répondu aux missives personnelles qui m’avaient été adressés. La Reine avait fait ce qu’elle devait faire, mais Rhaenys n’avait plus répondu présente depuis la chute de Sombreval. Elle n’en avait tout simplement pas la force.

Kora m’aida à passer une robe plus couverte que les habituelles que je portais. Elle cachait sous les pans de tissus les traces de mon combat. Cela était important pour l’image de Reine invincible, forte et conquérante que je devais donner. Elle réajusta mon visage avec quelques artifices, cachant habilement mon manque de sommeil et la pâleur de ma peau. Personne ne devait savoir, personne. Je finis par nouer Noire-Sœur à ma ceinture, ainsi qu’un petit sac. Fin prête, je ne pris pas la direction de la rive et des bateaux s’avançant vers Sombreval. J’avais demandé à mes généraux d’accueillirent les troupes, et de leur explication la situation. Je ne pouvais faire face tout de suite à Baâl, et encore moins à Orys. Ils comprendraient. Ils s’en rendraient compte. J’avais besoin de gagner du temps et Meraxès était sur les nerfs. Elle avait été superficiellement blessée et cela l’avait rendu folle de rage. Elle avait manqué de manger tous nos chevaux la veille, et pas par faim.

J’avais quitté les murs de la forteresse sans escorte pour la rejoindre. Et Meraxès manqua de m’arracher un bras lorsque je me mis à lui appliquer un onguent sur ses blessures. Elle détestait cela, mais je ne lui laissais pas le choix. Ce médicament avait été préparé par mon Mestre de Peyredragon, passé maître dans la connaissance des dragons. Ce baume avait pour vertu de faciliter et accélérer la cicatrisation des plaies et c’était ce dont elle avait besoin. En découvrant les marques dont elle avait écopé… Mon cœur avait failli lâcher. Elle était sous ma responsabilité et je n’avais pas su la mettre en danger. Cela ne se renouvellerait pas.

Une fois ma tâche terminée, j’avais grimpé sur son dos et elle s’était aussitôt envolé. J’avais besoin de m’évader et de ne penser à rien d’autres que le vent sur mon visage, et les paysages à perte de vue. Et elle avait besoin de se défouler et de s’envoler. Je la laissais m’emmener où elle le désirait, sans essayer de l’orienter d’aucune manière.

Je n’avais regagné le camp qu’une fois la nuit tombée, ma créature majestueuse fatiguée par tout ce temps passait à voler. La pluie ne nous avait pas poussé à rentrer plus tôt, ni même l’orage qui avait grondé. J’étais trempée, gelée, et épuisée, et l’esprit toujours aussi sombre qu’à mon départ. Je m’assis sur le sol, appuyant mon dos contre le flanc de ma dragonne couchée sur le sol. Je ne comptais rester ainsi que quelques minutes, mais la fatigue finit par avoir raison de moi. Je m’endormis contre ma magnifique créature, bercée par sa respiration lente et régulière, et les battements effrénés de son cœur.

Et une nouvelle fois, cette nuit ne fut pas reposante. Je m’étais réveillée en sueur, le cœur meurtri et l’âme déchiré. Dès que je fermais les yeux, tous mes tourments revenaient à la charge. Cela ne servait à rien d’essayer de me rendormir. Je m’extrayais des membres de la dragonne, escaladant sa queue qu’elle avait enroulé autour de mon corps pour me tenir chaud. Je ressemblais à une véritable souillon. Mes vêtements et mes cheveux étaient tâchés de terre, et de poussière. Si je n’avais pas eu les yeux violets et les cheveux couleur argentée, les gardes ne m’auraient jamais laisser entrer dans la forteresse. Est-ce peut-être ça que je devais faire ? Tout laisser derrière moi et abandonner toutes ses horreurs que je voulais oublier ? Cela serait si simple de chevaucher Meraxès, de partir pour ne jamais revenir. Seulement… Seulement Rhaenys n’avait plus voix au chapitre. Rhaenys n’hésitait tout simplement plus. Seule les devoirs de la Reine devaient compter. Il était temps que je laisse cette faiblesse derrière moi. Rhaenys devait mourir pour ne laisser la place qu’à la monarque. Peu importe qui suis-je au fond au moi… Seuls mes actes comptent.




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MessageSujet: Re: Rhaenys Targaryen ∾ Fire & Blood   Mar 22 Sep - 19:01






Les nuits du dragon


Penchée sur mon bureau, je regardais attentivement la situation de Westeros. Nous ne pouvions rester trop longtemps à Sombreval. Notre guerre ne pouvait se terminer ici, bien au contraire. Elle venait tout juste de commencer et nous ne devions pas perdre de temps. Notre rapidité était notre meilleur atout et j’en avais conscience. Mes nuits ne me permettaient pas de dormir alors, je les passais à travailler sans relâche. J’avais de plus en plus besoin de temps pour entrevoir toutes les directions qui s’ouvraient à moi et décider laquelle je voulais suivre. J’étais fatiguée, bien trop pour arriver à travailler efficacement et rapidement. Heureusement, je pouvais compter sur Kora et son aide précieuse. Elle prenait soin de m’apporter des décoctions qui me tenaient éveillées, et de me faire couler des bains bien chauds lorsque la lassitude me gagnait trop. Elle était attentive à mes moindres désirs et besoins, et je lui en étais plus que reconnaissante. Elle m’épargnait bien des déboires et des tracas, se gardant bien de critiquer ce que je pouvais faire ou ne pas faire.

N’arrivant décidément à rien, je me décidais à changer d’activité. Je pris Noire-Sœur entre mes mains et indiqua à Kora que je sortais quelques heures. Baâl était arrivé quelques jours plus tôt à Sombreval. Même si nous étions en plein milieu de la nuit, il ne refuserait pas de m’entrainer. J’avais besoin de me défouler et je craignais trop épuiser ma dragonne en allant la rejoindre pour voler sur son dos. Ma garde rapprochée m’entoura dès que j’eus posé un pied à l’extérieur de ma chambre. Sans un mot, ils me suivirent, dans une discrétion dont j’aurais été incapable si j’avais porté leurs armures. Ils étaient l’élite de mes soldats, et cela n’était finalement pas si étonnant que cela. Mon maitre d’arme et Orys avait pris grand soin de les choisir pour leur performance et leur fiabilité. Avec eux, je ne craignais rien. Orys… Il l’était l’objet de l’un de mes plus gros tourments. J’avais pris soin de l’éviter en dehors des réunions stratégiques avec tous les autres généraux. Je ne voulais pas me retrouver face à lui, pas alors qu’une aussi grande colère à son encontre grondait en moi. Je n’avais même pas pris la peine de lui offrir le cadeau que je lui destinais. Pas maintenant. Plus tard, lorsque les choses seront plus calmes.

En frappant à la porte de Baâl, j’avais conscience que je le réveillerais, mais cela ne m’avait pas arrêté. Je savais que je pouvais aller le trouver à n’importe quelle heure, de jour, comme de nuit. Il ne lui fallut que quelques instant pour se présenter à la porte. Il s’inclina devant moi, avant de sourire malicieusement en voyant Noire-Sœur dans son fourreau, entre mes doigts Votre Altesse. Je prends mon épée et je suis à vous. Il fit ce qu’il venait de me dire et sans même revêtir un vêtement supplémentaire sur sa chemise de nuit et le pantalon qu’il avait enfilé, il prit la tête de la marche. S’il n’était pas là depuis guère longtemps, je n’étais pas pour autant étonnée de constater qu’il connaissait déjà les lieux parfaitement. Nous nous rendîmes dans la cour centrale où il fit signe à mon escorte de se positionner à toutes les entrées et les issues. Il fit glisser sa lame en dehors de sa protection et se mit en garde. J’en fis rapidement de même, et dès que je fus dans son axe, il m’attaqua, sans aucun salut, ni signe avant-coureur. Ce n’était pas son style de toute manière de me laisser le temps de me préparer. C’était, selon lui, ainsi que l’on reconnaissait un bon bretteur : il est toujours prêt à combattre et jamais surpris.

Je haletais et de la transpiration s’écoulait sur ma peau, ainsi qu’un peu de sang. Rien de bien dramatique, simplement des blessures superficielles, ou d’anciennes qui s’étaient légèrement réouvertes. Baâl ne m’avait pas ménagé, loin de là. Il m’avait attaqué comme si j’étais un ennemi à abattre me permettant de laisser exprimer toute ma rage et ma frustration. Il n’épargnait pas ses coups, me donnant ainsi l’occasion d’en faire de même. J’attaquais férocement l’homme, sans aucun ménagement, qui d’ailleurs, n’avait pas toujours su arrêter la fureur de ma lame. Il avait quelques écorchures comme moi sur les bras et les jambes. Aucune à des endroits stratégiques. Si je l’étais fort entrainer avec Visenya, l’Essossien restait un maître d’arme hors pair et un combattant qu’il valait mieux avoir dans son propre camp. Un sourire se dessina sur son visage et en poussant un cri de rage, je m’élançais vers lui, bien décidée à, cette fois, conquérir ou mourir. Mes assauts étaient brutaux mais pas assez réfléchis. Il les contrait, certes avec difficulté, mais il les contrait quand même.

Il bondit en arrière, s’éloignant de moi, avant de planter la pointe de sa lame dans le sol, les deux mains posées sur son pommeau. Il s’inclina devant moi, m’indiquant que le combat était terminé Votre Altesse. C’est toujours un plaisir de vous entrainer. Si vous me le permettez, j’aimerais prendre congés, et retourner dans mes quartiers. Je pris la même posture que lui, gardant cependant bien droit le dos, puis lui fis un signe affirmatif de la tête. J’étais vraiment épuisée et la blessure au flanc me lançait affreusement, même si je ne laissais rien paraitre. Baâl me laissa quelques instants, non pas pour retourner dans sa chambre, mais pour s’entretenir avec ma garde et la renvoyer dans mes quartiers, lui assurant qu’il pouvait me raccompagner lui-même. Je savais très bien pourquoi il agissait ainsi. Il voulait me parler seul à seul. Lorsque nous ne fûmes que deux, il posa son regard sur ma plaie la plus importante en soupirant Vous auriez dû m’indiquer que vous étiez blessée votre Majesté. Je vous aurais un peu plus épargné et j’espère que vous saurez me pardonner mon manque de… Je lui fis signe de se taire. Il n’avait aucune excuse à me présenter. J’étais venue le trouver moi-même après tout, il n’avait aucun reproche à se faire Ce n’est qu’une égratignure Baâl. Vous êtes certes une bonne comédienne ma Reine, mais vous ne sauriez me tromper. Je soupirais et rangeais mon épée dans son fourreau avant de me masser les tempes. Vous manquez de sommeil et vous être en colère… Contre la terre entière, mais plus particulièrement contre vous-même… Je vous proposerais bien de vous aider, mais je ne saurais y arriver. Je ne suis pas la bonne personne et vous le savez fort bien L’homme soupira et face à mon mutisme s’avança jusqu’à moi pour poser ses mains sur mes épaules Ce que vous avez accompli à Sombreval était un mal nécessaire. Vous avez envoyé un message fort au monde entier et dorénavant plus personne n’essayera de soumettre Le Dragon, ni même ne le verra comme une Créature faible, sans volonté et sans défense. Cette victoire sera contée plus tard aux enfants comme le début de l’ère du Dragon. Et il ne m’arrêtera que lorsque tous tremblerons devant Sa puissance.  Je me décalais et commençais à prendre le chemin vers ma chambre, sans ajouter le moindre mot. Nous gardâmes le silence jusqu’à arriver devant ma porte. Là alors mon maitre d’arme me glissa à l’oreille, afin que je sois la seule à l’entendre Ne gardez pas cela pour vous trop longtemps. Ces démons ne peuvent rien vous apporter de bon. Vous n’êtes pas seule Rhaenys. Partagez votre fardeau et il s’allègera. Je n’avais pas besoin qu’il me dise à qui il pensait en m’indiquant que je devais parler à quelqu’un. Je savais très bien à qui il faisait référence : Orys. Il avait sans doute raison simplement… Simplement je ne voulais pas d’une part que mon Valonqar soit au courant pour mes démons, et d’autre part aller une nouvelle fois vers lui. Pas cette fois. Il avait de nouveau bâti entre nous de nombreux murs, et je ne comptais pas les faire s’écrouler. J’étais lasse de son petit jeu. Je n’avais plus le temps, ni l’envie de jouer à ce petit jeu. Tu t'inquiète pour rien Baâl. Je vais parfaitement bien et je ne porte aucun fardeau. Nous nous verrons plus tard, merci pour cet entrainement. Je lui fis un léger signe de la tête avant d’entrer dans mes quartiers.  Personne ne pouvait m’aider, personnes. Il était impossible de revenir en arrière et quand bien même cela serait envisageable je ne rebrousserais pas chemin. J’accomplirais ce qui doit être accompli. Je saurais la Dragonne redoutable qu’était Visenya, et le Dragon impitoyable qu’était Aegon. Je saurais eux, et marcherais dans leurs pas, quoi qu’il puisse m’en couter.




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MessageSujet: Re: Rhaenys Targaryen ∾ Fire & Blood   Sam 17 Déc - 16:39






Ēbrion



Mon esprit était clair. La lune était encore maitresse dans le ciel, et pourtant, je m’éveillais aussi sereinement et reposée qu’après une bonne nuit de sommeil. Je t’attends Ses mots sonnèrent en écho dans mon esprit. Un sourire joyeux naquit sur mes lèvres. Je chassais les draps et couvertures qui me recouvraient sans un seul regret. J’ôtais ma tenue de nuit, pour me vêtir de la première robe trouvée. Je récupérais une sacoche caché au fond de ma malle, et la passait en bandoulière. Déterminée, je sortais de ma tente et ordonnais à l’un de mes gardes d’aller réveiller Ser Forel, et lui demander de me rejoindre sous la tente des blessés, puis à un second d’en faire de même avec le Roi du Nord. Je demandais aux autres d’aller réveiller nos hommes et leur faire ériger le plus grand et le plus haut bucher qu’ils étaient capables de faire. Leurs regards s’enflammèrent à cette demande. Nul besoin de leur indiquer mes desseins pour qu’ils comprennent ce qui allait se produire aux premières lueurs du jour.

Deux restèrent sur mes talons et me suivirent jusqu’au refuge de nos blessés. L’odeur de sang et de mort était forte, mais je me forçais à ne pas y prendre garde. Baâl m’y attendait déjà, déjà apprêté. J’avais toujours admiré chez lui la rapidité dont il faisait toujours preuve pour s’habiller quand je le faisais déranger en pleine nuit. A croire qu’il ne dormait jamais… Ou tout habillé. Un jour, je l’avais interrogé à ce sujet et il s’était contenté de sourire mystérieusement sans me répondre. Ma Reine. Je lui fis un signe respectueux de la tête, et lui dis doucement Jaehossi māzigon ūndegon kesy Bantis. Vȳs verdlios Kasta Zaldrïzes perzomy siglitaks. Perzys Ānogār.* Le regard de l’homme s’illumina, à l’instar de tous ceux capables de me m’entendre et me comprendre. La rumeur se répandit rapidement, dans un murmure solennel, et respectueux. J’attendais que Torrhen arrive, avant de monter sur l’une des chaises présentes, pour être visible par tous, puis annonça, en ancien valyrien Enfants de Peyredragon. Voilà quelques jours, vous n’avez nullement hésité à donner votre vie pour votre royaume, pour notre cause, pour notre justice. Je sortais délicatement de ma besace un œuf de dragon aussi bleu et sombre que pouvait l’être la nuit. Je le portais au-dessus de ma tête, tout en continuant de leur dire Ils sont venus me voir cette nuit. Ils m’ont soufflé que le Dragon Bleu était prêt à nous rejoindre, et qu’il m’attend, qu’il m’attend pour le faire renaître sur cette terre, dans le feu, mais dans le sang. La vie doit apporter la vie. Le feu apporte le feu. Le sang apporte le sang. Meraxès donnera son feu. Je donnerais mon sang. Le Dragon bleu doit naitre dans le sacrifice de vies humaines données pour la sienne. J’en appelle de nouveau à vous, à ceux qui ne pourront plus se battre à nos côtés désormais et que les dieux rappellent doucement à leur côté. Je vous demande de m’accorder votre dernier souffle de vie, un souffle de vie qui sera alors aussi éternel que le Dragon Bleu. Je regagnais terre, et commençais à m’avancer vers les blessés, mais Baâl m’en empêcha. Il me souffla qu’il se chargait à ma place de recueillir les volontaires, me permettant ainsi d’aller entamer ma purification. J’accédais à sa requête, puis me tournais vers Torrhen. Je savais que Baâl s’était chargé de lui traduire mes propos. Je lui fis un signe de tête et lui dis alors simplement. J’imagine sans mal que cela puisse te sembler étrange. Ta présence, ainsi que celle de tes hommes seront les bienvenus, mais je comprendrais si tu ne désires point répondre à cette invitation. Je lui laissais le choix d’assister ou non à la naissance du dragon.

Après un dernier signe de tête, je le laissais, sans attendre sa réponse. Soigneusement escortée, je me rendais jusqu’à la prairie. Mes gardes s’écartèrent à mon geste de la main et j’appelais aussitôt ma dragonne à moi, clamant son prénom en ancien valyrien et brisant le silence de cette nuit de pleine lune. Dès qu’elle fut posée, je vins lui parler en ma langue natale, lui expliquant qu’aux premières lueurs de la nuit, elle ne serait plus seule. Elle s’envola sur mon ordre et s’enfonça dans la profondeur de la nuit pour gagner une rivière et aller s’y baigner.

Je retrouvais ma sœur bien plus tard. J’avais revêtu une tenue à l’effigie de ma maison. J’avais purifié mon corps et mon esprit à travers les différents rites valyriens que j’avais effectué. Baâl m’y avait conduite, sans jamais me toucher, et prenant garde à ce que personne ne le fasse. Nos pas avaient été rythmés par un silence solennelle de la part des nôtres, qui nous accompagnèrent jusqu’au lieu où ils avaient préparé le buché de bois qui ne demandait qu’à être allumés. Plusieurs hommes se trouvaient contre lui. Ils étaient simplement vêtus de tuniques peyredragonniennes, et à leur côté se trouvait une épée. Je posais aux pieds de ma dragonne l’œuf du dragon, puis entama quelques chants et danses valyriennes. Je louais la sagesse et la bonté de nos dieux, mais également le courage et le sacrifice dont faisant preuve mon peuple. Je finissais par une hymne aux dragons. J’étais essoufflée, et mon corps courbaturé mais je restais droite, et solennelle. Je récupérais l’œuf pour le tendre à chacun homme ayant consentie à offrir leur dernier souffle de vie pour voir naître le dragon. Ils le caressèrent ou l’embrassèrent pour certains. Une fois qu’ils purent tous lui rendre hommage, je le récupérais et clamais fort Dracarys. Le feu de Meraxès s’éleva dans la nuit, et embrassa la structure de bois.

Le jour était levé alors que le vent balayait les dernières flammes du feu. Je me relevais, nue comme au premier jour. Meraxès poussa alors un chant alors qu’un dragonneau bleu nuit émergeait de mes cheveux ternie par la cendre. Je souriais et murmurais Ēbrion, avant de passer ma main sur les écailles du nouveau né.

*Les dieux sont venus me voir. Du feu, le dragon bleu doit renaitra pour refaire le monde. Feu et sang.




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MessageSujet: Re: Rhaenys Targaryen ∾ Fire & Blood   Jeu 3 Aoû - 22:08






Dream And it might come true


Trois coups portés à ma porte me réveillèrent. Le soleil était déjà levé, et j’allais être en retard. Je repoussais les draps, avant de m’arrêter un instant. Les images de mon rêve me revinrent aussitôt en mémoire, et je ne pus m’empêcher de sourire. Je savais parfaitement ce que tout cela signifiait. Je le savais au plus profond de mon être. Ils étaient venus me voir une fois de plus, partager avec moi ce qui allait arriver. Je n’avais aucun doute quant à la véracité de ses visions. Mes Dieux ne s’étaient jamais trompés, jamais. Cela n’allait pas commencer aujourd’hui…



Majesté, je sais que vous souffrez, mais vous y êtes presque. Encore un dernier effort. La voix de Kora était apaisante, mais rien n’y changeait. J’avais mal, j’étais fatiguée, et je n’en pouvais plus. Comment quelque chose d’aussi naturelle pouvait-il être aussi dur, faire aussi mal ? Je n’allais pas y arriver. Cela faisait maintenant des heures et j’avais l’impression que nous étions toujours au même stade. Rhaenys, vous en êtes capables. Une dernière fois, je le vois. C’est au tour de Yesaminda de me parler, d’essayer de me rassurer, de m’inciter à le faire. Je voulais ouvrir la bouche pour le répondre, mais les mots ne sortaient pas. j’étais en sueur, poisseuse. Mon lit était dans un état aussi sale que moi, si ce n’était plus. Rhaenys, vous pouvez le faire. Un dernier effort, un tout dernier effort et tout sera terminé.



Est-ce que tout se passe bien ? Assise contre un tronc d’arbre, je relève la tête vers Yesaminda qui venait de me rejoindre. J’admirais le courage tout elle faisait preuve. Meraxès dormait non loin de moi et Ebrion était lové entre ses pattes. Ils avaient tous deux relevés la tête en la voyant approché, mais n’avait pas bougé. Ils commençaient à avoir l’habitude de la voir dans mon sillage. Je lui un sourire sincère et lui répondis Il vient tout juste de s’endormir. Son regard se posa dans la même direction que le mien, sur l’enfant lové dans mes bras. Il me tenait un doigt, qu’il serrait fort entre ses mains. Vous voulez bien ? Aussitôt la jeune femme s’approcha pour venir récupérer l’enfant, prenant soin de ne pas le réveiller et de le garder bien au chaud entre les couvertures. Je me relevais ensuite et épousais mes vêtements. Récupérant sur le sol Noire-Sœur, je la nouais de nouveau à ma ceinture. Je n’en aurais que pour une heure au maximum. Meraxès a besoin de se dépenser, et Ebrion aussi. Merci Yesaminda… Et si besoin, Kora pourra vous remplacez. Torrhen… Laissez le dormir quelques heures de plus. Sa nuit a été aussi courte que la mienne. Je déposais un léger baiser sur le front de l’enfant, avant de m’éloigner et rejoindre mes dragons, non sans me retourner plusieurs fois vers la jeune femme qui portait avec prudence l’être que je lui avais confié.



Je soupirais en me rendant compte que Sa chambre était vide. J’aurais dû m’en douter, mais j’espérais pour autant qu’il m’aurait écouté. Je le connaissais pourtant. Il me ressemblait bien trop sur ce point, incapable de rester en place. Je comprenais mieux ce qu’avait dû ressentir ma propre mère. Cette pensée me fit sourire, alors que je rejoignais le jardin, mon escorte dans mon sillage. Je fouillais tous les arbres, mais en vain. Ou pouvait-il… Mais bien sûr ! Quelle sotte pouvais-je faire parfois ? Je sortais du château d’un pas toujours aussi vif, comme si mon ventre n’était pas aussi rond qu’il l’était. Je me fatiguais plus vite, c’était indéniable et si mon mestre m’aurait vu, il m’aurait rouspété de ne pas prendre mon temps. Pourtant, je n’étais pas malade, mais attendais simplement un autre enfant. Ce n’était pas la mer à boire et pas le premier en plus. Je savais très bien ce qui m’attendait. Mes pas finirent par me mener à la lisière du bois. J’indiquais à mes soldats d’attendre alors que je m’approchais désormais du terrain de jeu favoris de nos dragons. A peine y étais-je entrée qu’Ebrion et Meraxès s’y posèrent. Ils se disputèrent un court instant pour déterminer qui aurait le droit en premier à mes caresses, et, comme à son habitude le mâle l’emporta. Il était plus robuste que ma dragonne et plus jeune aussi. Je l’embrassais sur le museau, et caressais ses écailles, avant d’en faire de même avec mon diamant. Ils me suivirent alors que je m’enfonçais un peu plus loin sur leur territoire jusqu’à trouver leur petit frère Meleys, le dragon rouge en train de se chamailler avec Sunfyre, le dernier dragon que j’avais fait éclore, aussi jaune que pouvait l’être le soleil à son zénith. Allongé sur le ventre sur le sol, un crayon dans la main et un carnet sous la tête, mon aîné était en train de dessiner les deux majestueuses créatures qui jouaient sous ses yeux. Je ne pus m’empêcher de sourire en le regardant quelques instants, avant de lui signaler ma présence. Raqiarzy Aeden... Ton père te cherche, tu devais… Il sursaute en entendant ma voix avant de tourner son regarde vers moi, puis de se relever. On ne pouvait définitivement pas nier le lien familial qui l’unissait à Torrhen. Il est tout simplement son portrait craché… Si ce n’était ses yeux. Ses yeux étaient aussi violets que les miens, héritage des Targaryens qu'il portait en lui. Muña ! Vous en devriez pas vous éloigner aussi loin du château. Je soupirais alors que mon fils d’une dizaine d’année s’approchait de moi. Il posa une main sur mon ventre bien rond, avant de déposer un baiser sur mon front. Il me reste combien de temps avant…. Je levais les yeux en l’air avant de lui répondre. A peine le temps de nouer ton épée et de courir jusqu’au terrain d’entrainement si tu ne veux pas arriver en retard… Je m’occupe de tes affaires. File vite ! lui dis-je avant de le pousser légèrement. Il me fit un clin d’œil avant de partir à toute vitesse pour son apprentissage de l’épée avec son père. Je souriais en le regardant s’en aller avant de récupérer son carnet à dessin. Je pris le temps de le feuilleté, heureuse que mon amour pour cet art lui ai été transmis. Je tournais les pages, admirant le travail de mon fils, avant de prendre son crayon et me mettre à mon tour à dessiner sur un papier vierge…





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