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Un marché est un marché [Tour I - Terminé]
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MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   Jeu 30 Juil - 21:48

La violence de sa réaction prit Arianne de court. Elle l’avait déjà vu, laissant libre court à sa fureur. Un peu contre elle, pas tant que ça. Pas si… brusquement. Pas si, paradoxalement, calmement. Il était plus effrayant encore que s’il avait explosé. Il semblait pareil à un serpent, jaugeant, attendant le moment où sa proie relâcherait son attention. L’incrédulité dans la voix du fer-né était, elle, visible sur le visage de la dornienne. Leur laisser croire qu’elle avait été violée ? Jamais. Elle leur avait dit, plusieurs fois, qu’aucun mal ne lui avait été fait. Elle se savait convaincante, était persuadée que sa fratrie l’avait crue. Était-ce cela, qui leur venait à l’esprit, en la regardant ? Qu’elle avait subi des sévices si difficiles, qu’elle n’osait pas en parler, alors que la cause de son mutisme était tout autre ? Elle était très probablement incapable de cacher à Yoren le choc de ses paroles, la fébrilité dans laquelle elle se trouvait. Comment pouvait-il la penser malhonnête, au point d’avoir agi ainsi délibérément ?

Incapable de parler, elle maintenait le silence, ne dégageant pas ses prunelles de son corps, anxieuse de son prochain mouvement, et malgré tout désireuse de savoir quel il serait. Soupirant, se raidissant, elle ne se recula pas en le voyant s’approcher, presque trop doucereusement, malgré l’envie de fuir presque irrépressible qu’elle ressentait. Elle ne réalisait même pas être à demie-nue, encore ruisselante, bien trop concentrée pour essayer de retenir les frissons, les tremblements, qui menaçaient de l’agiter à entendre cette voix, à sentir cette main qui tenait fermement ses cheveux et ancrait leurs regards l’un dans l’autre, à observer contre son gré ce sourire à en donner froid dans le dos.

Elle ne put que se raidir encore davantage, en l’entendant déverser son fiel sur ses croyances, sur l’amour qui les liait elle et sa famille, sur ses actes inconscients. Elle ne pouvait croire, elle ne voulait croire, que sa famille avait pensé ça. Qu’elle les avait torturés ainsi. Chaque mot qu’il prononçait meurtrissait davantage son âme, son cœur, comme une dose de poison visant à pervertir la première, et à empêcher le second de fonctionner. Elle ne remarqua même pas sa main qui se dirigeait vers elle, avant de la sentir sur elle, presque douloureuse. Surement une illusion due à l’effroi qu’elle ressentait. Elle entendait chacune de ses paroles, mais était bien trop abasourdie pour y songer réellement. Sans doute y repenserait-elle après. Elle ne se recula même pas en sentant ses lèvres sur les siennes, incapable d’y accorder autre chose que de l’indifférence. Elle ne goûtait même pas à l’un de ces gestes dont elle s’était tant languie, dans l’état second qui l’animait. Seul un réflexe valut que sa main se lève, sans bien même qu’elle sache ce qu’elle allait faire, entre saisir son cou et l’embrasser à nouveau, ou la faire s’échouer sur sa joue. Elle n’eut pas le temps de se questionner, qu’il bloqua sa main dans un geste rapide et assuré.

Elle resta sonné quelques longues secondes, avant de se retourner pour voir la porte se fermer. Sans se vêtir, elle s’approcha de la fenêtre, indifférente à l’agitation dans la rue, regardant à travers elle, sans rien ne voir. Avait-elle vraiment agi ainsi auprès de sa famille ? S’imaginait-il réellement qu’elle avait été blessée ainsi ? Oh, de toute évidence, elle l’avait elle-même cru, sans quoi elle ne se serait pas donnée au fer-né, mais… Sa parole n’aurait-elle pas du suffire ? Craignait-elle tant, inconsciemment, que leur regard ne change ? Indifférente à tout, de sa tenue au lieu où elle se trouvait, comme de ce que l’on apercevrait, incapable même de s’en rendre compte, elle entrebâilla la porte, cherchant à voir Yoren, incapable de savoir quoi dire.

« Jamais je ne leur ferai croire sciemment cela, jamais je ne te dépeindrai de cette façon volontairement. »



             
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MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   Ven 31 Juil - 17:11

Yoren ruminait dans le couloir. Tout en se traitant de tous les noms pour se casser le cul avec elle. Il avait autre chose à faire que de s'occuper d'une femme pétrie d'une honte qu'il ne pouvait comprendre. Pour lui, il n'en existait aucune pour survivre. Le dégoût ? Ah parlons en ! Elle se prenait la tête pour pas grand chose mais ce qui l'horripilait par dessus tous, c'était de se voir dépeint comme le vilain méchant de l'histoire. Oh il n'était pas tout blanc attention. Il avait assez de sang sur les mains pour en repeindre les murs mais il n'aimait pas ce qu'elle avait fait de lui. Tout simplement. Chose qui l'énervait d'ailleurs. Il se passa une main sur la nuque, cherchant à se calmer et c'était pas facile du tout. Il se tendit lorsqu'il entendit la porte s'entrouvrir, jetant un regard peu amène sur le visage contrit de la jeune dornienne, il l'écouta sans l'interrompre.

Un soupir agacé le traversa. Bordel ! Comment vouliez vous qu'il reste en colère là ? Souplement, il se décolla du mur et s'approcha, la mine toujours contrarié, mais plus par le fait de voir sa colère s'éteindre plutôt que par elle. Arianne recula devant lui non par peur, enfin il l'espérait, mais plutôt pour lui laisser le passage. Planté devant elle, il la scruta quelque instant sans rien dire, comme si il n'était pas encore certain de la conduite à tenir et, quelque part, c'était sans doute le cas. Finalement, il attrapa son visage entre son pouce et son index, sans brutalité ni même avec l'envie de lui imposer sa volonté et leva son regard vers le sien.

« Parfois, je ne sais pas si ta naïveté est réelle ou totalement affectée et j'hésite entre te foutre une fessée ou t'embrasser jusqu'à ce que tu arrêtes de penser. »

Il opta pour l'entre deux d'une certaine façon, effleurant ses lèvres avant de s'éloigner et de s’asseoir sur le lit qui grinça sous son poids, posant ses coudes sur ses genoux et croisant les doigts.

« Franchement ma belle...Je suis un Fer-Né, notre réputation n'est plus à faire et il y a du vrai la dedans que crois tu qu'ils se soient imaginés ? »

Il se passa une main sur le front, frottant une tache imaginaire.

« Évidemment qu'ils ont du croire que j'avais abusé de toi pendant trois mois. Que crois tu qu'ils préféreraient ? Que tu te sois donnée à moi de ton plein grès ou que je t'ai forcée durant tout ce temps ? Que tu ai envie de moi, est ce vraiment les trahir ? Oui je t'ai enlevée, oui encore j'ai tué la moitié de ta garde et encore oui, je t'ai imposé ma volonté, de cela tu peux m'en vouloir, mais jamais je ne t'ai frappé et pourtant le Noyé sait que tu n'as pas un caractère facile. Tu peux penser ce que tu veux, mais j'ai assez d'affection pour toi pour ne pas m'imposer à toi par la force. Je déteste ce rôle que tu me fais jouer.»

Il le haïssait même, sans trop savoir pourquoi. Après tout, qu'est ce que ça pouvait lui faire hein ? De toute façon, il pouvait prendre ce péché en plus de ceux réels cette fois, dont il portait déjà les fautes.
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MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   Dim 2 Aoû - 0:56

Si Arianne avait pu disparaître, s'envoler loin d'ici pour échapper à Yoren, et à la prise de conscience forcée qu'il lui imposait, sans nul doute l'aurait-elle fait. Seulement, elle ne le pouvait pas. Elle n'avait que le choix de se taire et d'obéir, ou de lui faire comprendre qu'elle était incapable d'agir ainsi et de causer pareille pensée sciemment. Peu importait la façon dont il prendrait ses paroles, peu importait au fond qu'elle se sente mal. Elle n'était pas l'important, en l'instant. C'est en tremblant, et hésitante, qu'elle ouvrit la porte, se soumettant à nouveau au regard de Yoren. Sans doute n'obtiendrait-elle que de la froideur. Sans doute ne méritait-elle pas plus, si elle l'avait fait passer pour un monstre, comme  il l'entendait. Elle n'avait pas la moindre explication à fournir, si ce n'est que ça n'avait jamais été ce qu'elle avait voulu.

S'éloignant de la porte, elle se déroba pour le laisser passer, incertaine de l'humeur du fer-né, et de la façon de réagir. S'il ne semblait pas prêt à la poignarder sur place, elle n'était pas prête à affirmer qu'il avait perdu toute sa colère, ou même une partie d'elle, suffisamment pour ne pas l'effrayer encore. Elle n'osait faire le moindre geste, ou en dire plus, le laissant confronter leurs deux regards, avec suffisamment de douceur pour la réconforter quelque peu, tout en la laissant perplexe quant à son humeur. Elle était bien trop déboussolée pour savoir elle même où elle en était, c'était que trop lui demander de percevoir ce qui animait Yoren, et de savoir ce qu'il voulait, où il souhaitait en venir. Elle ne se déroba pas, pourtant, malgré le danger de rester aussi proche de lui, ne fit nul geste, ne prononça nulle parole. Attendant patiemment, qu'il se décide à lui faire connaître le fond de sa pensée. Soupirant de soulagement, légèrement, et de frustration à sentir le trop bref et trop léger contact de ses lèvres sur les siennes. Le suivant du regard, ne le quittant pas des yeux, elle s'adossa au baquet, en pleine réflexion. Doutait-il encore de son innocence, de cette certitude qu'elle avait eu, quant au fait que ses frères et sœur la croyaient ? Sans doute aurait-elle mieux fait de demander. Sans doute devait-elle le faire, mais pourquoi ? Que pouvait-elle dire de plus ? Elle ne se confondrait pas en excuse, pour un fait involontaire de sa part, bien qu'elle en culpabilise. Non, elle ne le ferait pas.

Elle soupira à nouveau, secouant légèrement la tête.

« Je n'ai jamais pensé qu'ils pourraient penser que je cherchais à les préserver... Que je mentais, uniquement parce que je n'osais pas leur dire les sévices que j'avais pu subir. Je n'ai pas changé, je n'étais pas en mauvaise santé, loin de là, comment aurais-je pu croire qu'ils pensaient autrement ? Je le leur dirai... ce que je peux. Je ne peux pas les laisser imaginer le pire.

Et malgré ton comportement envers les autres, je leur dirai. Que tu m'as toujours bien traitée. Même si je n'ai pas eu mon mot à dire pour beaucoup de choses. Que tu as veillé sur moi, m'a empêché bien des désagréments. Je tairai le reste, je ne peux tout dire. Mais je ne te laisserai pas être blâmé à tort... pas pour tout. Mais ça ne changera rien, pour eux.
»

S'éloignant du baquet, elle recula jusqu'à la petite table, vermoulue, se trouvant sur place, s'asseyant dessus.

|HJ| J'espère que ça t'ira, que c'est ni trop répétitif, ni trop décousu Désolée pour les fautes, c'est galère à vérifier sur tel



             
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MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   Dim 2 Aoû - 13:20

Yoren se frotta la joue où naissait un début de barbe. Ah en fait, elle était réellement naïve. C'était désespérant. Naïve et inconsciente de ce qu'elle infligeait aux autres. Tsss. Il se leva du lit en soupirant légèrement avant de s'approcher d'elle, assise sur une table à la solidité douteuse. Posant ses deux mains de chaque côté de ses hanches, il l'observa quelques instants, la tête légèrement penchée sur le côté. Il la dominait facilement étant donné sa taille et sa carrure. Elle faisait vraiment fragile à côté de lui et ça n'avait pas changé.

« Je ne cherche pas leur absolution ma belle. Je n'en aurais pas d'ailleurs, après tout, je n'aurais de cesse de retourner le monde pour trouver celui qui s'en prendrait à ma sœur.  Mais toi ? Comment me vois tu réellement ? Préfères tu me voir comme un violeur pour soulager ta conscience ? Tout en sachant pertinement que je ne t'ai jamais forcée ? »

Bah mais pourquoi se prenait il la tête avec cette connerie ?! Et ben fallait croire que trois mois avec elle avait été suffisant pour qu'elle le marque. D'une certaine façon, il ne savait juste pas encore comment. Mais Yoren n'était pas le genre de type a s'analyser longtemps, bien qu'il savait que l'avoir rendue était en quelque sorte, un moyen de fuir. Quelle connerie ! Fuir pour mieux refoutre les pieds dedans, si c'était pas magnifique ! Il leva une main, repoussant d'un index la mèche de cheveux qui lui barrait le visage, encore dégoulinante et la mit derrière son oreille avant de glisser les doigts sur sa nuque avec une douceur certaine, sa grande main englobant sa mâchoire et son pouce jouant avec la pulpe de sa lèvre inférieure. Ah bon sang qu'est ce qu'il pouvait avoir envie d'elle...Elle n'avait pourtant pas été une maitresse expérimentée mais elle avait compensé par une passion certaine et qu'elle ne pouvait absolument pas faire passer pour de la simulation d'ailleurs. Quoiqu'elle n'avait jamais tentée de le faire sachant sans doute qu'il la faucherait aussi sec.

« Pour le reste, tu peux m'accuser de tous les maux, je ne suis pas un innocent, loin de là. »

Un demi sourire en coin se peignit sur ses lèvres puis il se pencha la gardant captive de ses iris clairs. Il redessina alors les lignes de sa bouche avec la pointe de sa langue, en douceur mais aussi une indécence sulfureuse... Jusqu'a ce que la table ne craque subitement, s’effondrant sous elle, lui ravissant son appui. Surpris, Yoren eut tous juste le temps de l’attraper d'un bras autour de sa taille, perdant l'équilibre avec elle. Au moins, il eut le temps de se retourner atterrissant durement sur le dos au milieu des débris de la table, la dornienne étalée sur sa poitrine.

Le choc passé, il explosa de rire :

« Et bien même le destin se met en travers de ma route ! »

Cela étant, il sentait avec acuité un pied dur comme de la pierre sous son omoplate. Ca faisait un mal de chien borde !
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MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   Dim 2 Aoû - 20:26

Elle se recula encore un peu sur la table, alors qu’il posait ses mains de part et d’autre d’elle. Il pourrait lui faire ce qu’il souhaitait, ainsi. Elle était entièrement à sa merci et la sensation n’en était pas vraiment confortable. Elle n’avait pas spécialement peur, pas alors qu’il semblait bien moins énervé contre elle, mais elle n’était pas tranquille pour autant, bien qu’elle préférait ne pas y prêter attention. Il était trop proche, en tout cas, bien qu’il soit encore possible pour lui de s’approcher. Combien il lui aurait été facile, de la toucher, alors qu’elle était à demi vêtue, lui exposant ses formes sans même le vouloir. En prenant conscience, elle toussa légèrement, raclant sa gorge, perturbée. Alors même que ça n’était pas une option, ni en l’instant, ni, elle l’espérait, plus tard.

Elle acquiesça, en l’entendant. Il n’était pas stupide, il avait mieux à faire que de chercher leur absolution. Comment croire l’obtenir, alors qu’il avait refusé à plusieurs reprises de la laisser repartir auprès de sa famille, ou même de leur donner plus de nouvelles que trois lignes sur un papier ? Non, c’était une certitude, il ne pouvait pas envisager ça. Et pourtant…

« Vous devriez apprendre que, parfois, nous avons nous-même les armes pour nous défendre. Quelles qu’elles soient. Et quant à moi, je t’ai déjà dit ce que j’en pensais. Tu ne m’as pas forcée, et je ne considère pas que ce soit le cas. Tu ne peux pour autant pas contrôler tout mon ressenti, tu ne peux séparer le bon du reste. C’est teinté par les circonstances et les conséquences de mon enlèvement, c’est ainsi. Je ne peux en faire abstraction. Je n’en suis pas capable. »

Comprendrait-il la nuance qu’elle essayait d’établir ? Ça n’était, au final, que peu important, de s’être donnée à lui ainsi, mais elle aurait préféré que ça ait lieu d’en d’autres circonstances. Que ça n’ait pas autant de conséquences. Réaliserait-il, au moins, qu’elle ne le prenait pas pour son agresseur ? Soupirant, elle jeta un œil à Yoren, avant qu’il ne pose sa main sur elle, la faisant glisser, alors même qu’Arianne frémissait à son contact. Maudits soient les Sept ! Pourquoi ne pouvait-elle pas être impassible ? Bien malgré elle, sa bouche s’entrouvrait au contact de son doigt, réagissait à son contact, comme il le souhaitait très probablement. Elle fronça malgré tous les sourcils, en l’entendant, en voyant un sourire malin apparaître sur ses lèvres, un éclat danser dans ses yeux lumineux. Ou peut-être imaginait-elle cela, mais elle ne put réellement feindre la surprise, alors qu’il s’approchait davantage d’elle, jusqu’à non plus éveiller les sensations de ses lèvres grâce à son pouce, mais les attiser par un contact plus poussé, à sa manière, mais nettement plus frustrant. S’il voulait amener Arianne à demander ce qu’elle lui avait refusé dès l’instant où elle l’avait revu, il était assurément en bon chemin… mais elle souhaitait encore ne pas lui céder, et malgré la légère peur qui s’empara d’elle, et l’empêcha de retenir le cri de surprise qu’elle avait au bord des lèvres, elle accueillit avec un soulagement dissimulé le bris de la table. Une fois la stupeur et l’envie décuplée qu’elle avait de Yoren dépassées, Arianne se leva, libérant ainsi le fer-né – quand bien même il aurait aisément pu se débrouiller d’eux deux pour se libérer lui-même.

« Nous devrions regagner l’extérieur, avant que l’aubergiste furieux ne nous fasse payer pour son mobilier. »

Se rhabillant, gardant sous ses nouveaux vêtements celui de Yoren sans même réfléchir, elle se retourna vers lui, hésitant. Elle ne voulait pas le froisser, en le questionnant sur son état, mais…

« Tout va bien ? Tu ne t’es pas trop blessé ? »

Mais elle était inquiète, malgré tout. Il lui avait épargné de trop grandes douleurs, hormis celle due à la rudesse du choc, mais il n’en était peut-être pas de même pour lui.



             
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MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   Lun 3 Aoû - 20:31

Un lent sourire apparut sur le visage du Fer-né, mais difficile de savoir ce qu'il voulait dire. Même pour elle qui le connaissait bien quelque part.

« Tu m'en vois ravi. »

Enfin il l'aurait été bien plus si la table n'avait pas céder sous leur poids conjugués. Si il épargna à Arianne le plus gros de la chute, on ne pouvait pas dire qu'il s'en sortait indemne. Fort heureusement, il avait déjà subit pire que cela. Bien pire en vérité. Mais pour l'heure, il fut bien incapable de se redresser aussi vite que la donzelle le fit. Enfin lui, il ne la fuyait pas, c'était sans doute là la différence. Finalement, il se redressa d'un coup de rein, agitant les épaules pour faire passer la douleur qui lui vrillait l'omoplate tout en observant Arianne s'habiller rapidement. Comme si il était à deux doigts de lui sauter dessus....Ce qui n'était pas totalement faux, mais passons. Cependant il secoua légèrement la tête lorsqu'elle argua qu'il était temps de partir.

« Ne t'inquiètes pas, vu ce que j'ai payé, il aura largement de quoi remplacer cette pauvre table...ou tout autre mobilier qu'il te prendrait de détruire. »

Puis, il ôta son surcot, croisant les bras sur sa poitrine large et nue, un sourire innocent se peignit sur son visage.

« Déshabilles toi, ma douce, et ne hurle pas je te prie, tu seras tout de même obligée de le faire...A moins que...tu veuilles que je t'aide ? »

Joignant l'acte à la parole, il s'approchait déjà d'une démarche féline, une étincelle amusée dans les yeux. Il savait déjà ce qu'elle allait faire...Ou pas, elle pouvait toujours le surprendre c'était un fait. Et à vrai dire, il adorait qu'elle le fasse, mais il se gardait bien de le lui dire, elle avait la fâcheuse manie de faire le contraire de ce qu'il voulait généralement. Ce qui la rendrait un peu prévisible selon lui. Mais rien n'était gagné d'avance.

« Alors ? As tu besoin que je t'aide ? »

Répéta-t-il d'une voix doucereuse mais en même temps légèrement rauque à l'idée qu'elle le ferait sans doute d'elle même et qu'il était souhaitait qu'elle le fasse. Cela avait une petite connotation excitante qu'il ne pouvait pas nier.
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MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   Lun 3 Aoû - 22:33

Encore ce sourire qui l’exaspérait, d’autant qu’elle ne savait jamais réellement ce qu’il pouvait penser. Soupirant, elle ne chercha même pas à répliquer, pas certaine de tout ce qu’il entendait par cette simple remarque, ce sourire. Ses sourcils se froncèrent, malgré tout, en l’entendant. Avait-il tant payé que cela ? Cela ne lui plaisait pas vraiment, qu’il dépense pour elle, pour une telle chose. Mais il ne la laisserait, assurément, pas lui redonner de l’argent de quelque manière que ce soit. Pourrait-elle lui donner, à son insu, le lendemain ? Elle essaierait, au moins.

« Crois-tu donc que je vais te jeter quelque objet léger à la tête, pour préciser cela ? Je n’y puis rien, de la qualité de sa table. Mais je le saurais, s’il m’en prend envie. Trop de bonté, mon Seigneur. »

Elle se retourna, une fois rhabillée, pour le dévisager, surprise de le voir à demi-nu. À quoi jouait-il ? Ne comptait-il pas partir, comme elle le lui avait signalé ? Elle ne put s’empêcher de jeter un coup d’œil plus prolongé qu’elle ne l’aurait souhaité, avant de le regarder les yeux ronds. Se déshabiller ? Pourquoi donc ? Il lui fallut un peu de temps, avant de comprendre qu’il voulait sa chemise. Avant de réaliser, même, qu’elle l’avait gardée sur elle. Et qu’elle ne voulait surtout pas qu’il s’approche à demi-nu, alors qu’il avait déjà attisé son désir bien plus qu’elle ne l’aurait souhaité. Qu’elle ne l’avait jamais souhaité. Non, elle ne pouvait pas le laisser s’approcher ainsi, ou s’approcher encore plus, avec ce regard empli de concupiscence. Oh, elle ne s’y trompait pas. Elle avait beau être naïve, elle ne comprenait que trop bien ses intentions. Ou peut-être les imaginait-elle.

« Et si… je voulais garder ta chemise ? Comme un souvenir de ce merveilleux incident, que nous venons de vivre ? Comme un gage de notre inestimable amitié ? »

Oh, ça n’était pas réellement le cas, mais elle préférait éviter de les remettre dans une posture qui les mettrait mal à l’aise. Qui la mettrait mal à l’aise, plus que lui ne le serait. Il lui avait bien dit, pouvoir contourner sans briser ses engagements. Non, elle ne pouvait le risquer. Elle préférait admettre une chose qui lui semblait presque scandaleuse, plutôt que de se mettre dans une situation plus compromettante encore. Le regardant, son regard l’implorait presque de la laisser ainsi, de ne pas l’obliger à se dévêtir. Sauf qu’il lui redemanda, insistant. Soupirant, elle ôta sa robe et la lui tendit, enlevant ensuite la chemise qu’il lui avait achetée, hésitant quant au fait d’enlever celle de Yoren. Soupirant à nouveau, résignée, elle finit par le faire, remettant assez rapidement sa propre chemise, qui, bien à sa taille, ne cachait que trop peu son corps, alors qu’elle tendait la main pour récupérer sa robe.



             
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MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   Dim 9 Aoû - 17:51

Le Fer-Né haussa un sourcil amusé, comme si l'image avait de quoi le faire rire et sans doute était ce le cas. Arianne ne sortait pratiquement jamais de ses gonds sauf quand on savait où appuyer et ça, il le savait, mais il ne l'avait jamais vu s'adonner au lancement d'objet. Cela serait sans doute épique et foutrement hilarant, mais pour l'instant, ce n'était pas le propos. Non le sujet était son déshabillage. Consentit ou forcé, les deux lui allait de toute façon. Et la première échappatoire qu'elle lui servit le fit proprement pouffer de rire. Certes, il pourrait y croire d'une certaine façon mais quand même :

« Et me laisser rentrer à moitié dévêtu ? Je tiens à ma pudeur vois tu. »

Ce qui était un pieux mensonge, Yoren pouvait parfaitement se balader à poil sans en concevoir aucune espèce de honte. Arrogance ? Sans aucun doute combien même, la nudité ne le gênait pas de toute façon. Enfin bref, Arianne n'eut donc d'autre choix que de le faire elle même et Yoren se saisit du vêtement en patientant mais n'en perdant pas une miette, évidemment. C'était cruel d'un certain point de vue non ? Enfin tout ceci était plutôt bon enfant, même si il avait mit certaines choses au clair et à plat. Et en fait, il se demandait pourquoi tant d'effort ? De plus même si il trouvait cela amusant, il n'était pas sûr que ce soit là la seule excuse. Ah mais passons, il n'allait pas se mettre a analyser ses propres réactions, si il savait pourquoi il l'avait laissé partir, il ne savait pas encore pourquoi il cherchait à la récupérer...Enfin presque, il ne pouvait pas vraiment se permettre de la récupérer en fait. L'ombre de la guerre se profilait et il aurait sans aucun doute besoin de concentrer toutes ses pensées sur celle ci. Triste pensée en vérité. Il cligna légèrement des yeux lorsqu'elle tendit de nouveau la main dans l'attente de sa robe. Un sourire sournois ombra les lèvres du Fer-Né avant qu'il ne se saisisse de cette main et n'attire Arianne vers lui. Contre lui d'ailleurs.

« Tu sais, si tu veux un souvenir, j'en ai un bien plus marquant et moins encombrant pour toi. »

Si jusqu'à présent il avait pu l'embrasser par colère, ou juste titiller sa bouche, cette fois ci fût beaucoup plus sensuel. Tant qu'a lui laisser un souvenir, autant qu'il la brûle une fois la nuit venue non ? Mais qu'on se le dise, il n'irait pas plus loin.

Du moins pour cette fois.
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MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   Jeu 13 Aoû - 21:39

Un jour, elle lui ferait ravaler aussi bien son sourire que son rire. Un jour. Et pas d’une façon qu’il attendait, espérait, peut-être. Il aurait été aisé d’y mettre fin en l’embrassant, mais elle refusait de se soumettre à la plus petite raison qui pourrait la pousser à le faire, envie ou non. Au lieu de cela, elle s’esclaffa à son tour. Pudeur ? Elle ne le savait pas ainsi.

« C’est toi qui me prend pour une idiote, maintenant. Je sais pertinemment que si tu pouvais montrer à ton équipage ta supériorité, même dans la plus grande nudité, surtout dans la plus grande nudité, peut-être, tu n’allais pas te gêner pour le faire. Alors exhiber ton torse doré et musclé, porter atteinte à ta pudeur ? Je ne te savais pas si réservé. »

Elle ne s’attarda pas sur ce fait, cependant, commençant à ôter ses vêtements, pour lui rendre le sien. Que n’eut-elle pas été plus convaincante, à lui dire vouloir la garder comme gage de cette rencontre ! C’était humiliant, mais bien moins dérangeant, sous bien des points, que de se dénuder devant lui à nouveau. Même s’il n’avait pas éloigné son regard du spectacle qu’elle présentait avant, et n’allait certainement pas le faire maintenant. Soupirant fortement, elle s’apprêta assez rapidement. Inutile de mettre à mal la bonté des Sept et de se soumettre à la faute, à nouveau.

Il ne lui restait que sa robe à mettre, robe qu’il avait malheureusement en main. S’étant éloignée plus qu’elle ne le pensait, ou peut-être était-ce lui, cette dernière n’était plus à portée de main. Fermant les yeux, réprimant l’éclat léger de colère qui la prenait à l’idée de se mouvoir dans cette chemise qui ne cachait que peu lorsque l’on bougeait, elle soupira à nouveau, et tendit sa main ornée du bracelet qu’il lui avait de même offert. Elle ne vit pas le sourire qui ornait ses lèvres, ne put anticiper le tour qu’il allait lui jouer, mais ne put retenir le petit cri de surprise qui dépassa ses lèvres, alors qu’il l’attirait sans qu’elle ne s’y attende.

Pas plus qu’elle ne put retenir la gêne et la vague de désir qui l’habita, à se sentir si proche de lui. Elle ne pouvait pas l’être moins. Le regardant, perdue, elle fut de nouveau surprise alors qu’il saisissait ses lèvres. Non pas de manière impulsive et brutale, sans être violente, ou trop légère pour l’exaspérer, mais profondément, de manière à attiser encore plus son désir. Bien malgré elle, elle y répondit, y participa, l’approfondit même, allant jusqu’à mordiller sa lèvre. Avant de le repousser, perturbée par sa réaction.

« Il faut que je rentre. »

Oh, se soumettre encore davantage à la tentation ne serait qu’une erreur. Saisissant sa robe, elle la remit, cherchant à attacher tout ce qu’il convenait d’attacher correctement.



             
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MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   Sam 22 Aoû - 11:22

Autant la bouche d'Arianne pouvait mentir autant qu'elle le voulait, autant son corps lui, n'arrivait pas à nier l'attirance qu'elle avait toujours pour lui. Néanmoins, Yoren ne chercha pas à la retenir lorsqu'elle le repoussa. Un demi-sourire ombra un instant les traits du Fer-né. Il était plutôt satisfait mais aussi conscient qu'il ne fallait pas y aller trop fort d'un coup. Ah...Autant le dire voir Arianne comme un plan de bataille n'était peut être pas le truc le plus romantique du monde, mais autant l'avouer, romantisme et Yoren...C'était un peu comme l'eau et l'huile. Il était sanguin et prenait bien plus facilement, conquérant avec la force plutôt que la finesse. Mais là pour une fois, il la laissa lui échapper.

A son tour, il enfila sa chemise de coton avant de renfiler son blastron souple.

« Je te ramène. »

Après tout, il n'allait pas la laisser traverser tout le marché seule, surtout au vu des fréquentations du dit marché d'ailleurs. Il lui ouvrit la porte une fois qu'elle fut présentable et, ensemble, ils descendirent dans la rue. Yoren épingla au passage d'aubergiste d'un coup d'oeil froid et implacable, lui interdisant de ne faire courir qu'une seule petite rumeur au risque de se retrouver en bien mauvaise posture. Les Fer-nés avaient une réputation qui suffisait généralement à elle seule pour obtenir ce qu'ils voulaient et le bâtard ne se gênait pas pour s'en servir. Il lui faudrait tout de même revenir plus tard pour finir ses achats mais cela ne le gênait pas plus que cela.

Arrivés aux chevaux, il tint la bride de la jument dornienne, attendant qu'Arianne y monte.

« Laisse ta fenêtre ouverte cette nuit, sait on jamais. »

fit il avec une étincelle amusée dans les yeux. Si elle imaginait qu'il serait capable de s'y faufiler, cela serait hilarant. En l'occurrence ce n'était pas ce qu'il comptait faire, juste qu'un corbeau aurait bien du mal a délivrer son message sinon.

« Sois prudente sur le retour et ne rêve pas trop de moi surtout. »

Hilare, il fouetta la croupe de la jument avant de rabattre sur sa tête la capuche de sa cape et de tourner les talons. Ah il lui restait à préparer la journée de demain...Et après, il reprendrait la mer, seul problème, il ne savait pas si il serait alors amer ou seulement nostalgique.
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MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   

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Un marché est un marché [Tour I - Terminé]
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